mardi 30 juin 2026

Sur mes pas à la découverte de "Hautes fréquences" qui se propagent dans un parc de Montréal-Nord !

L'agenda montrait une éclaircie et mère Nature collaborait. Voilà donc pourquoi mes pas se sont mis en route jusqu'au parc Le Carignan dans Montréal-Nord pour découvrir "Hautes fréquences" ! Au programme, du popping avec Dany (Daniel Bertrand Faye) Popping, du waacking avec Athena Lucie Assamba et du break avec Sovann Rochon-Prom Tep qui sera aussi à la console et l'animation.

Affiche de la proposition

Dans ce coin de la ville que je connais moins, mes pas ont été guidés par la musique. Et une fois rendu à destination, je suis accueilli chaleureusement par Sovann. Après un rapide tour d'horizon de l'endroit, je trouve ma place. Autour de moi, les agentes culturelles sont en plein action pour inviter les gens à venir découvrir ce qui sera présenté dans un endroit peu conventionnel ! Seront présent.es lors de la  présentation de "Hautes Fréquences", un public de tout âge avec un bon nombre de tout jeunes. Présentés comme des figures importantes du milieu du street dance de Montréal, la représentation débute avec la présentation des artistes. Avec des informations fort intéressantes de Sovann, individuellement et ensemble les trois nous présentent des performances "de tout proche" qui me captivent et aussi et surtout sont impressionnantes.

Le public, trop peu nombreux de ma perspective, apprécie ! Les tous jeunes s'approchent et sont entrainés dans la "vibe" ! Pour ma part, impossible de ne pas encore être impressionné par ce que je découvre ! Mon moment préféré est celui durant lequel les mouvements de l'un entraînait celui de l'autre. Une belle démonstration de la communion des gestes et des esprits. Vers la fin, dans un bel esprit d'ouverture, deux jeunes sont invités à entrer dans la danse et ils le font avec éclat !

Et moi, la présentation formelle terminée, mes pas me ramènent fort heureux d'avoir, de tout proche, pu apprécier des performances de street dance par des interprètes de haut niveau, d'avoir aussi de voir la contamination chez des tout jeune et aussi des efforts des gens de la culture de ce coin de la ville de favoriser ce type de rencontre !

lundi 29 juin 2026

Sur mes pas au CCOV pour découvrir "Rythme dans le corps" ("Music in the body") !

 Lorsque mes pas se sont mis en marche en cette fin de samedi après-midi, ils étaient fort fébriles. Il y a longtemps qu'ils ne s'étaient diriger vers une rencontre chorégraphique. Et elle promettait d'être fort riche et sans rien vouloir divulgacher, elle a rempli ses promesses.

                                           Affiche de la proposition tirée du site du CCOV

Comme l'indiquait le site du CCOV, "Samantha Hinds alias Sam I Am Montolla rassemble des artistes dont les pratiques se croisent et se nourrissent: danse contemporaine, musique électronique, improvisation et création sonore." Pour ce faire, plein d'artistes que je connais, en danse, Claire Pearl, Clara Biernacki, Jimmy Trieu Phong Chung, Nasim Lootij, Stacey Désilier et Tiera Joly Pavelich. Et à l'accompagnement musical, Tommy Crane et Zach Frampton.

À mon arrive quelque hâtive dans ce studio tout blanc, c'est assez calme, Je peux me trouver ma place devant l'espace de performance dans lequel se retrouve à l'intérieur d'un triangle lumineux, les instruments de musique. Le moment avec plein dans la place débute la soirée avec les mots de la commissaire de la soirée, Samantha Hinds qui complète son cycle de trois ans de commissariat. Et puis débute avec les deux musiciens bien en place la première des performances improvisées, celle de Stacey Désilier.

Je ne reviendrai pas en détails sur chacune des prestations, mais je ne peux m'empêcher de vous proposer quelques mots pour chacune d'elles. Donc pour Stacey, nous avons droit à des mouvements tout en ampleur avec une finale tout en doigté. Il s'en suit la prestation de Jimmy Trieu Phong Chung qui débute par des mouvements d'envol, suivi de ceux de libération et qui se conclue par un envol vers de l'affirmation.

Et puis Clara Biernacki me montre une sortie d'un cocon dont elle se libère par des mouvements de bras suivis des ondulations du corps jusqu'à une affirmation effrénée ! Nasim Lootji débute sa prestation, immobile, les mains devant son visage. Et peu à peu ce visage libéré devient symbole d'affirmation, de détermination et d'action vers une destination à laquelle je perçois de la satisfaction. Compte tenu de ses origines iraniennes, impossible de ne pas ressentir de façon particulière ce qu'elle vient de nous présenter. 

Au tour de Claire Pearl qui débute sa prestation immobile sur un des murs latéraux, comme en immersion en elle même, comme dans un cocon. En phase avec des sons de percussion et de cymbales . le "papillon" déploie ses ailes pour effectuer une "plongée en soi" et se révéler en toute sérénité. Le tout se termine avec la prestation de Tiera Joly Pavelich qui débute, immobile, à quatre pattes dans le silence. Il s'en suit de lents mouvements, tout en subtilité. Elle se lève et prend son envol avec ses bras, ouf ! qui se déplient vers les musiciens comme en communication avec eux. Le tout se termine avec elle avec sa tête relevée. Conclusion fort représentative de tout ce que je venais de découvrir.

Je m'en voudrais de ne pas mentionner le magnifique travail d'écoute et d'accompagnement des deux musiciens. Tout au long, mon regard s'est régulièrement porté sur eux et j'ai pu apprécier leurs attitudes d'écoute lors des différentes improvisations qui permettaient d'enrober finement et délicatement chacune des performances improvisées.

Une fois les applaudissements fort bien mérités complétés, un repas caribéen nous a été offert permettant des rencontres intéressantes et de féliciter personnellement les différents artistes. Voilà une belle opportunité de découvrir des artistes qui, de ma perspective nous ont présenté des performances teintés de leur cheminement personnel.

Mes pas me faisant revenir à la maison, je réalise encore une autre fois que les gestes peuvent porter un propos fort riches et permettre de mieux connaître ceux et celles qui nous les présentent. Bravo et merci Samantha ! En espérant que la gang du CCOV nous invite à d'autres rencontres de ce type !

vendredi 26 juin 2026

Sur mes autres pas dans l'univers musical de Jay Cutler !

 Depuis près d'une semaine, mes pas restent sagement à la maison. Pendant ce temps apparait sur mon radar culturel, la plus récente création de Jay Cutler, "Jump On Through, Dandelion" qui suivait une autre trois semaines avant, "Inside One Another". Voilà donc pourquoi, dans ma caverne, je me met à découvrir en boucles ses deux plus récentes créations. Et d'une écoute à l'autre, elles me font un grand bien. "Jump On Through, Dandelion" dans laquelle cet orgue porte cette voix et qui m'entraîne dans un monde de réconfort. Je suis amené dans un monde parallèle !


Dans
"Inside One Another", c'est le son de la guitare de Kim Ho qui me rejoint particulièrement. Elle accompagne avec efficacité les paroles de la chanson dont le refrain:

Fire Meditation Let it happen, here Fire Meditation He’s a dead man, he’s a living man

Voilà deux occasions de découvrir l'univers de Jay Cutler pour ceux et celles qui ne le connaitraient pas déjà !

Intrigué.e ou intéressé.e, voici le lien de sa plus récente création:

https://www.youtube.com/watch?v=7mw_85eD01w&list=PLsCMJJxnQ9C-wwxojNVedUkHzDolL73ef&index=1

lundi 22 juin 2026

Sur mes pas à la découverte d'une performance "SACRED DISASTER", "tout en hauteur" !

 Lorsqu'est apparue sur mon radar cette proposition, elle m'a d'abord intrigué. J'étais invité à me rendre dans un endroit inconnu pour découvrir la performance chorégraphique, "SACRED DISASTER". Aventurier, je suis comme spectateur, et aussi comme cette invitation provenait de Nicholas Bellefleur. Sans hésitation, j'ai dit oui !

Affiche de la proposition

 Voilà donc pourquoi mes pas m'ont amené jusqu'à une porte dans le Mile-End devant laquelle je suis passé une fois sans la remarquer. Mais une fois trouvée, je me mets devant en attente, rejoint par quelques autres presqu'aussi tôt. Je suis donc au bon endroit, yeah !!! Et puis cette porte s'ouvre et nous sommes invité.es à entrer et à attendre le moment de nous diriger dans le lieu de présentation. Pour ce faire, nous prendrons un monte-charge pour ensuite être guidé.es jusqu'à un immense local vide et tout blanc. Par petits groupes, nous serons invités à prendre place autour de l'espace. Peu à peu, le contour se garnit de spectateurices.

Le moment venu, Nicholas Bellefleur fait le tour du lieu qui devient calme. Et les autres interprètes (Cyndie Forget Gravel, DaMond LeMonte Garner, Étienne Léonard Benoît, Jake Poloz, Jules Talavera, Nazli Durak, Shô Araki) le rejoignent.

Pause

Dans toute cette gang, peu de visages connus ! Il y a bien Shô Araki que j'avais suivi lors d'une journée ADESAQ, il y a près de trois ans et Cyndie Forget Gravel, de la cohorte finissante de l'EDCM, il y neuf ans, et c'est tout !

Fin de la pause

Durant les premiers moments, j'y découvre un monde au ralenti qui se demande, où va-t-on ? Et quelle place prenons nous, dans une valse hésitation en aller-retour ! Et je vois devant moi, l'harmonie se créer avec des déplacements qui "éclaboussent" parmi nous. Il y aura une distribution de légumes (carottes et maïs), moi je choisis une carotte, ainsi que des fleurs parmi nous. Tout au long, différents tableaux fort en symboles, dont celui dans lequel l'esprit s'empare du corps, qui me captivent dans ce lieu avec la ville en arrière scène, parce que nous dans le haut d'un building.

Je ne connais pas le temps qu'a pris ce groupe pour préparer cette proposition, mais il fût suffisant pour créer la complicité entre les différents interprètes qui était évidente. En ce vendredi soir, la magie a opéré !

Mes pas de retour sur la terre ferme après la descente des dix étages par l'ascenseur, reviennent fort heureux de cette rencontre singulière qui me montre encore une fois que le milieu de la danse est fort actif ! 

vendredi 19 juin 2026

Sur certains de mes pas au Festival Fringe édition 2026 !

 Bien que l'agenda me montrait peu de marge de manœuvre, il en reste qu'en ce mercredi après-midi, une éclaircie s'est montrée le bout du nez. Par conséquent, mes pas se sont mis en route pour aller découvrir trois propositions du Fringe, dont les deux premières au La Chapelle et la troisième au Conservatoire de musique et d'art dramatique de Montréal, pas trop loin.

Me voilà donc en file en attente à la porte du La Chapelle, juste après une averse pour découvrir la première proposition, "THE NINTH WAVE" dont le descriptif était fort intrigant. En effet, la proposition s'appuierait sur sept chansons de Kate Bush présentées à la suite. Ainsi donc, Maya Lewis, Béa Nusink, Lauryn Andersson, Patrick Dale, Nicole Legault, Naomi Levy (création et interprétation) nous entraînent dans une version "cauchemardesque" d'une femme perdue en mer ! Si l'aspect narratif m'a quelque peu perdu (mais pas en mer, je vous rassure !), c'est plutôt, le rendu scénique qui m'a particulièrement plu ! Avec une captation en direct, projetée sur l'écran en arrière scène, cette histoire abracadabrante est portée par du lip sync fort bien réussi et aussi captivant. Voilà un bel exemple d'utilisation de la technologie en direct pour créer du pur divertissement.

  Affiche tirée du site du Fringe

Après une pause, retour en salle pour assister à "Influence" de et avec Sofia El Iraki, Sacha Ashwini, Noha Abdelmoaty. Pendant que la salle se remplit, les interprètes utilisent un fil en tissus pour ceinturer l'espace scénique, comme pour créer une frontière pour délimiter le territoire entre elles et nous. Et une fois les paroles officielles d'accueil du Festival énoncées, il s'en suit une série de courts tableaux. J'y découvre, en autres, une communication percussive à deux avec regards et sourires, tout cela en douceur. Le moment fort pour moi, est celui durant lequel le trio est relié par une toile tout en exécutant, avec maîtrise, une danse fort belle. Impossible de ne pas apprécier cette poésie chorégraphique sur les liens qui les unissent et qui nous unissent à elles aussi. Comme l'indiquait le programme, "Entre héritage et transformation, le corps devient un espace vivant où se croisent mémoire, transmission et évolution." et cela se ressent bien. Et pour conclure "en beauté", cette "frontière" est enlevée, laissant un message d'ouverture à nous et sur le monde aussi! Et le tout terminé, mais pas tout à fait, les trois créatrices viennent à nous pour recueillir nous impressions, nos perceptions et nos suggestions pour leur permettre d'aller plus à l'avant avec cette création. C'est ce que je leur souhaite et, moi, bien curieux d'en découvrir la suite.

                                                        

Affiche tirée du site du Fringe

Après cette belle rencontre, mes pas se mettent en marche pour se rendre au Conservatoire pour découvrir "MINUIT PORTANT" de et avec Johanna Simon et Sarah Roy. À notre entrée en salle, nous sommes entraînés dans un univers singulier avec les deux interprètes tout en beige et avec leurs visages recouverts d'un tissu tout aussi beige. Avec leurs gestes robotiques, elles complètent l'installation du lieu avec un canapé d'une autre époque. Dans ce qui suivra, les beautés anonymes des grands salons nous entraînent dans une suite de mouvements fort physiques, flirtant avec l'acrobatie. Tout anonyme, soient-elles, je sens un lien personnel entre elles et moi. Et puis, subitement, nous passons d'une époque à une autre, toute disco, avec des moments éclatants. Et le tout se termine avec un tableau durant elles se libèrent de tout et se montrent un peu plus aussi. Tout au long, je suis captivé par ce qu'elles nous proposent avec des gestes "légers", mais un propos engagé !

                                                Crédit Hannah Covey, Tirée du site du Fringe
 

Une fois le tout terminé, mes pas me ramènent fort satisfait de cette journée durant laquelle j'ai "fringé" avec plaisir avec la rencontre de trois propositions toutes aussi différentes que réussies !

jeudi 18 juin 2026

Sur mes derniers pas au FTA édition 2026 !

 Comme le dit si bien le bon vieux dicton, "mieux vaut tard que jamais" ! Voilà donc pourquoi, je me mets au clavier pour mettre en mots, ce que j'ai vu et ressenti lors de mes deux dernières sorties à l'édition 2026 du FTA.

Ainsi donc pour cette avant dernière sortie, mes pas m'ont amené jusqu'à la porte du Théâtre rouge du Conservatoire pour assister à "Remember that time we met in the future?" de Lara Kramer et interprétée par Sage Fabre-Dimsdale, Jeanette Kotowich, Kyana Lyne et Marcus Merasty. Ainsi donc, après croisé tout en haut des marches, un "interprète" recroquevillé dans le coi, je me rends à "mon" siège en première rangée. Le moment venu, nous est lu un texte qui pourra alimenter notre réflexion sur ce qui nous sera présenté. Et puis apparaissant "de nulle part", un interprète tout sourire qui m'offre une fraise. Ce que j'accepte avec grand plaisir. Ce qui annonce aussi le début formel de la proposition.

                                                  Crédit Robin P. Gould tirée du site du FTA

Et dans ce qui suivra, je dois l'avouer, je suis quelque peu désorienté, au début à tout le moins ! Moi quelque peu familier avec l'univers créatif de Lara Kramer, ce qui m'est présenté m'intrigue, sans que je puisse y trouver un sens. Il en reste que je persiste à conserver mon attention en alerte et ce qu'elle annonçait dans le programme, soit,  "Alors qu’elles transforment des objets du quotidien en figures poétiques, les accumulant puis s’en délestant sur scène au profit d’images fugaces, elles nous invitent à être témoins de leur puissante et vulnérable transformation.", je l'ai vu. 

Ainsi donc, leurs métamorphoses vestimentaires sur cette scène pleine d'accessoires hétéroclites en modifiaient leurs sens, pendant que moi, je me laisse porter par mes sensations de ces transformations. Et lorsque, le ménage se fait pour laisser un espace scénique tout vide, l'avenir se présente dans une magnifique image. Celle à contre-jour sur fond bleu d'un être qui semble hors de ce monde.

Revenant à la maison, je revois des moments de ce que je viens de découvrir qui peu à peu font éclore d'autres sensations. Ainsi donc, j'aurai élargi mes territoires culturels autochtones de ma guide préférée, merci Lara !

Pour la dernière soirée du festival, mes pas m'amènent par temps pluvieux, encore une fois, jusqu'à l'Espace Go pour assister à "2par2" d'Alexandra "Spicey" Landé. Dans l'espace à notre entrée en salle, Frank ‘21’ Amisi, Nindy Banks, Kalliane ‘Yofi’ Brémault, Jaleesa ‘Tealeaf’ Coligny, Rweg ‘Halfido’ Dantiste, Delande ‘Djüngle’ Dorsaint, Brandonson ‘Bee’ Nesifort, Anthony ‘Palomecc’ Palomeque, Christina ‘Hurricane Tina’ Paquette et Élie-Anne ‘Rawss’ Ross.

                                            Crédit Melika Dez, tirée du site du FTA

Le moment venu, la présentation débute avec une introduction intrigante et captivante avec des relations 2X2 sur fond musical percutant ! Et puis, tout à coup les corps s'agglutinent et ça commence. Dans ce qui suivra, je découvre différentes déclinaisons de ce que par deux et aussi ensemble, il est possible de faire dans le plaisir. Plaisir que les interprètes parsèment parmi nous en se déplaçant dans les estrades ! Un moment fort pour moi est celui durant lequel je découvre le témoignage d'une des interprètes sur des éléments de sa vie personnelle incluant son enfant. Moments qui me surprend et m'intéresse. Ainsi donc, comme le décrit fort bien Léa Villalba dans son texte du Devoir, impossible de ne pas apprécier ce que je découvre tout au long. Et je partage son coup de coeur !

C'est donc avec cette rencontre fort riche qui clôture cette édition du FTA que mes pas me ramènent, fort satisfait, à la maison.

dimanche 14 juin 2026

Sur mes pas "tout en haut" de la ville pour découvrir "Le retour du temps" de Lucie Grégoire Danse

 Lorsque cette proposition est arrivée sur mon "radar" de spectateur, j'ai été quelque peu triste, parce que voyez-vous, il n'y avait pas de place dans mon agenda. Un samedi et un dimanche occupés, voilà ce qu'il me présentait. Mais, mère nature était de mon côté, et comme le samedi était pluvieux, la représentation a été reportée au samedi suivant et là, moi, je pouvais ! Voilà donc pourquoi, mes pas m'ont porté jusqu'au chalet du Mont-Royal, tout en haut de la ville pour assister à la présentation in-situ de "Le retour du temps" de la compagnie Lucie Grégoire Danse.

Pause

Je n'étais pas à une première fois à une proposition in-situ de cette chorégraphe. Je me rappelle encore fort bien de la première fois. C'était au Jardin Botanique de Montréal en 2014 dans le cadre de l’événement estival, Les arts s’invitent au Jardin. Il y a eu aussi, plus récemment, "Vers l'autre" en 2022 en collaboration avec Corpuscule Danse dans le Parc Laurier.

Fin de la pause

Cette oeuvre crée pour souligner le quarantième anniversaire de la compagnie, réunie une belle gang de finissant.es récents en danse, soient Clara Biernacki, Julianna Bryson, Iban Bourgoin, Maeva Cochin, Clémence Dinard, Oly Dion, Ezra Guerrier, Alice Larrière, Michelle Lucero, Kate Manns, Charlotte Mégardon, Jane Millette, Hortense Sierka, Flora Spang et Clara Truong. Ce qui me fait toujours un grand plaisir !

Rendu sur la terrasse en face du Chalet du Mont-Royal, je me mets en position attente, comme bien d'autres. Il y a aussi en cette belle journée, plein de touristes qui de la terrasse portent leurs regards sur le centre ville et aussi plus loin. Le moment venu, les interprètes, habillé.es en différents tons de beige,  sortent du chalet. Et c'est de cet endroit que le parcours débute, après un premier tableau qui se terminera tout à côté du Lac des Castors. Dans cet environnent accidenté, mon défi, moi qui ne veut rien rater peut s'avérer important et il le sera. La chorégraphe nous présente une oeuvre qui sortira des sentiers battus, allant sur les flancs de montagne ou dans les ravins. Rien de périlleux pour les interprètes, je vous rassure, mais pour des spectateurs qui comme moi, il faut bien regarder où on met les pieds. Soyez rassuré.es, tout c'est bien passé. 

                                               Tirée du site de la compagnie Lucie Grégoire

Ainsi donc, tout au long de ce parcours, moi ce que je découvre est ce que la vie peut réserver à un groupe d'ami.es. Parfois tout ensemble, parfois séparé.es avec des pauses, malgré tout la vie va de l'avant. La complicité, sans se regarder, ni se parler est palpable. Lors des différents déplacements, amusant aussi d'observer la réaction des gens venus prendre du bon temps sur la montagne et surpris de l'arrivée du groupe. La plupart observent attentivement, prennent des photos. Certains même, laissant tout leur espace pour permettre aux interprètes de poursuivre leur chemin.

Ainsi donc de façon fort inspirée et habile, ce groupe nous a permis de découvrir qu'il est possible d'aller de l'avant ensemble et atteindre la destination. Il s'en suit, de notre part, les applaudissements fort bien mérités pour le travail de Lucie Grégoire et Sophie Michaud. Une fois mes salutations et mes félicitations transmises, mes pas un peu désorientés, réussissent à retrouver le chemin du retour avec encore en tête ce parcours fort inspirant dans un lieu fort beau. En remerciant aussi, tout en moi, mère Nature de sa collaboration, en ayant déplacé la présentation un samedi plus tard !  

mardi 9 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA pour entrer dans l'univers particulier de "Mystic-Métallic" !

 Pour aller à la découverte de cette proposition du FTA 2026, mes pas se sont dirigés jusqu'au La Chapelle Scènes Contemporaines avec à l'affiche "Mystic-Métallic" du trio, Zoe-Gauld, Juteau et Lavoie-Marcus. Fort curieux, parce que annoncée depuis un bon bout de temps sur les murs du La Chapelle, un projet plus important (lire ici la naissance d'un enfant) a reporté l'aboutissement devant public de cette proposition fort intrigante. À preuve un extrait du descriptif, "Face aux ravages de l’industrie minière en Abitibi-Témiscamingue, Mystic-Métallic syntonise les corps, la terre et les machines sur une même fréquence."

                                              Crédit: Guillaume Vallee tirée du site du FTA

Une fois rendu à "ma" place en première rangée, j'ai tout le loisir de découvrir les objets dans l'espace scénique dont des tubes en cuivre et aussi en haut à l'arrière scène, un immense minerai suspendu. Lorsque le moment est venu de débuter devant une salle bien pleine, nous sommes "envahi.es" par une atmosphère musicale électrique et des mouvements des trois interprètes tout aussi électriques, comme si les corps étaient branchés sur le "220" !

Dans ce qui suivra, dans différents tableaux, sur une note plus poétique, les pouvoirs de ce trio d'elfes, aux multiples déclinaisons vestimentaires, se déploient ! Dans un tableau qui suscite des réactions du public autour de moi, dans leurs langages "décodés" pour nous sur le mur du fond, nous comprenons vers quoi le trio aspire. Et puis, leur mission accomplie, le repos les attend avec nos applaudissements qui s'en suivent.

Voilà une proposition hautement poétique sur un enjeu actuel, soit les activités minières, aux multiples couches que je souhaite revoir pour mieux en comprendre et en apprécier les nuances.

lundi 8 juin 2026

Mon retour sur un programme double fort éclatant au FTA !

 Quand les horaires le permettent, j'ai répondu oui à la question de Sylvain Lelièvre qui chantait "un programme double qu'est-ce que t'en dit ?" dans sa chanson "Programme double" !

Voilà donc pourquoi, mes pas se sont dirigés d'abord jusqu'au Théâtre Jean Duceppe de la Place des Arts pour assister à "The Romeo" de Trajal Harrell. Arrivé tôt, ce n'est qu'à l'heure pile, indiquée sur mon billet, que les portes de la salle se sont ouvertes. Pendant que les gens entrent, déjà sur la scène les interprètes avec la pièce de Pink Floyd "The Wall" qui emplit le lieu. C'est après un certain temps d'attente qu'arrive devant ma rangée, une personne qui distribue une feuille "Foire aux questions" pour nous "guider" à décoder ce que nous découvrirons dans les prochaines minutes, dont la première question est "D'où vient le Roméo ?" À la réponse à cette question et aux autres qui suivent, nous sommes amenés dans une quête intrigante dont les derniers mots sont pour moi les plus importants, "Plus important encore, c'est une danse qui, en réalité, n'existe qu'avec nous, ce soir, dans l'ici et le maintenant." Pour peu, que l'on ait pu lire ces mots, ce qui suivra prendra tout son sens.

                                            Crédit:  Dajana Lothert tirée du site du FTA

Question de briser la glace, entre eux et nous, sont faits la présentation de chacun.e des interprètes (Stephanie Amurao, Vânia Doutel Vaz, Maria Ferreira Silva, Challenge Gumbodete, Trajal Harrell, Thibault Lac, New Kyd, Christopher Matthews, Jeremy Nedd, Nasheeka Nedsreal, Perle Palombe, Stephen Thompson, Songhay Toldon, Ondrej Vidlar) avec une confidence de chacun.e en prime. Ce qui d'abord me frappe, est la diversité des corps. Impression qui disparaitra de mon esprit dans ce qui suivra produira. Parce que tout au long, ce qui me captivera le plus est leurs présences et leurs interactions et leurs métamorphoses vestimentaires. D'un tableau à l'autre, je reste captivé par ces rituels tout en évolution dont cette ronde qui apaise ! Si le "Roméo" n'existait pas avant, maintenant, sa place dans l'histoire est maintenant faite et surtout elle sait rassembler !

À peine les derniers applaudissements faits, mes pas se dirigeaient vers le Monument-National pour la deuxième partie de ma soirée. À mon arrivée, déjà plein de monde à la porte du Studio Hydro-Québec. Dans ce studio, il y a un bon bout de temps, de fort belles rencontres. Cette fois, ça sera pour découvrir "Braids & Heritage" de et avec Stacey Désilier et Jossua Satinée. Une fois la porte ouverte, je me dirige tout en bas de l'espace vers un des sièges de la deuxième rangée, de deux ! Les deux interprètes, fort bien habillés sont déjà dans l'espace de présentation et se déplacent tout en nous gratifiant d'un sourire au passage. Le moment venu, le tout débute avec des pas de danse en ligne et produit un effet fort festif.

                                                  Crédit Vladim Vilain tirée du site du FTA

Il s'en suit un autre tableau après une métamorphose vestimentaire pimenté par des levers de jambe, ouf !!! Et après un passage dans l'ombre, il s'en suit une suite "dark", néanmoins tout aussi captivante. Le tout se terminera avec un retour à la lumière. J'ai comme l'impression d'avoir assisté à leurs cheminements de vie, réels ou imaginaires !

Lorsque je ressorts du lieu, j'ai encore une question qui me turlupine. Celle de de la présence de ces deux paniers de basketball qui tout au long pouvaient arborer différentes couleurs par les éclairages. Présence permanente dans ces lieux ou éléments de décor pour cette proposition ? Le mystère pour moi, persistera tout en revenant fort heureux de ces deux rencontres en cette soirée.

dimanche 7 juin 2026

Sur mes pas au MAI pour découvrir l'émouvant "Entre-Deux" de Meihan Carrier-Brisson et Claudia Chan Tak !

 Les différentes propositions du FTA ont beau occuper de nombreuses cases dans mon agenda, pas question que je rate cette proposition présentée au MAI. Voilà donc pourquoi mes pas se sont déplacés du QG du FTA, lieu du lancement du plus récent numéro de la revue MOVEO (Censure + Sérénité) jusqu'au MAI pour assister à "Entre-Deux" de Meihan Carrier-Brisson et Claudia Chan Tak. 

                                              Affiche de la proposition tirée du site du MAI

De Meihan, je découvre ses pas depuis ceux faits à l'EDCM. En ce qui concerne Claudia, je ne calcule plus le nombre de fois que son nom apparait dans un des textes de mon blogue. Voilà pourquoi, pas question de rater cette occasion, parce qu'en plus, ce que je découvrirai portera sur un thème universel fort intéressant et qui m'intéresse, soit celui de l'adoption international. En attente d'entrer dans la salle, je peux découvrir un panneau sur lequel il est possible de lire différents courts textes sur le sujet. Un de ceux-là attire particulièrement mon attention, celui avec les mots percutants de Phara Thibault tirée de sa pièce autobiographique "Chokola". Je me rappelle encore de cette rencontre, recommandée par Claudia,  avec celle qui a été "déracinée" de son Haïti natal à l'âge de trois ans pour être adoptée par une famille du Québec. Pour les intéressé.es, voici le lien de mon retour:

https://surlespasduspectateur.blogspot.com/2023/04/mon-retour-sur-toute-une-rencontre.html

Une fois la porte de la salle ouverte, je me dirige jusqu'à "mon" siège en première rangée. Le temps que la salle se fasse bien pleine avec, entre autre, des proches des différentes interprètes (bouquets de fleurs à la main pour en témoigner), je découvre devant moi un plancher et un mur arrière blancs et ceux latéraux noirs. Le moment venu arrivent tout discrètement par le côté "jardin", les différentes interprètes, Meihan Carrier-Brisson, Mary-Lee Brunet, Chanel Cheiban, Noguaye Dubois, EmmÖtional Damage, Coralie Plante, Jeanne Théroux-Laplante. Dès les premiers moments, de leurs doigts, nous découvrons les différents points de départ dans leur naissance jusqu'à leur arrivée ici. Les moments qui suivront, sans artifices scéniques, présenteront principalement des duo dans lequel je découvre des aspects de la dualité de leur personnalité, celle de l'origine et de leur culture de là-bas et celles aussi de leur vie d'ici. Un moment me frappe particulièrement, celui d'un solo en contre jour qui me fait dire ouf, intérieurement. Impossible de rester impassible devant ces cheminements présentés.

Tout au long, j'ai ressenti ce qu'annonçait la dernière phrase du descriptif de la proposition, "Animé par une quête d’authenticité et par la complicité sororale, ce récit d’adoption devient un espace de réappropriation, de connexion et de dialogue." Le tout se termine de façon fort festive. Dans la période d'échange qui suit, animée par Marie Gong Li Blouin, des informations fort intéressantes, mais une me touche particulièrement. De cette jeune femme qui est née à l'époque de "l'enfant unique" en Chine et qui a dû partir sans connaître ses parents. Son acte de naissance ne mentionne que sa région d'origine. Comme ne pas ressentir son déchirement avec ses mots. 

Voilà une proposition qui mériterait d'aller à la rencontre d'un grand nombre de personnes dont dans les Maisons de la culture de Montréal. 

Tout en sortant de la salle, Claudia me rappelait qu'une première mouture j'avais vu, il y a quelques temps. Et recherche faite, c'était, il y plus de deux ans (mosus de mémoire !). La proposition avait pour titre "Danser l'entre-deux". J'avais complété mon retour de l'époque par les mots suivants, "Une fois le tout terminé et les applaudissements fort mérités terminés, je ne peux m'empêcher de féliciter les artisanes de ces moments qui, malheureusement, ne seront présentés qu'une seule fois ! À moins que ..... et je l'espère !" Et mon espoir s'est concrétisé et qui sait .... !

jeudi 4 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA pour y découvrir un univers "Bottommost" !

 Si cette proposition a capté mon attention, c'est d'abord par la présence à l'affiche d'Émile Pineault. De mes présences précédentes à une de ses propositions, je pourrais dire qu'elles ne me laissaient pas indifférent. J'étais amené dans un univers particulier, loin du mien. Voilà ce que j'écrivais à propos de sa création "Rock bottom", présentée au MAI en janvier 2023. "Encore une fois, Émile Pineault, avec Gabriel Cholette, m'ont entraîné à leur suite dans une proposition sensorielle et audacieuse, autant par le sujet que par la façon de l'aborder. J'ai pu explorer un univers que je ne connais pas avec lui qui me guidait. Il l'a fait avec toute son honnêteté et sincérité, ça je l'ai ressenti fortement, comme si le personnage sur scène n'était pas un personnage."

Qu'en serait-il cette fois avec "Bottommost" ? Et bien, avec son nouveau complice Baco Lepage-Acosta, ce fût encore le cas. Mais commençons par le début avec mon arrivée devant la porte d'un des pavillons de l'UQAM, rue Sherbrooke. Rendu à l'intérieur, pour accéder au lieu de présentation, nous devrons d'abord attendre au pied d'un escalier, écouter les consignes (fort simples) et attendre devant une porte. Le moment venu, je pourrai trouver ma place devant une installation qui a toutes les allures d'un fond de ruelle avec une petite cabane, côté jardin ! Et pas trop loin, sont déjà là les deux interprètes, immobiles sur le bord d'une grande fenêtre. 

                                                   Crédit: B. Brookbank tirée du site du FTA

Et dans ce qui suit, comme l'annonçait la description de la proposition, la nature "animale de ces deux êtres se révèlent dans une suite de moments qui pour moi, se sont avérés tout aussi intrigants que troublants ! 

La description donc annonçait "Deux personnes à quatre pattes se reniflent. Pourquoi se flairent-elles ? Connivence ? Quête de domination ? Attraction ? Si leurs intentions restent mystérieuses, l’intimité se fraie pourtant un chemin dans ce duo indocile. Les tentatives de rapprochements se transforment en jeu, le jeu en amitié. Une amitié rugueuse où l’amour se cache sous les crocs et la complicité dans la soumission. Dans cette chorégraphie des bas-fonds, les corps finiront bien par se reconnaître… À coup de jappements, de sueur ou de tendresse."

Et cela les deux complices l'ont bien rendu ! Et même si ce n'était pas ma première rencontre avec son "univers" Émile Pineault m'a fait encore une démonstration que la nature humaine pouvait se décliner différemment. Et au final, j'ai apprécié cette rencontre de fond de ruelle !

mardi 2 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA pour découvrir: "from rock to rock… aka how magnolia was taken for granite" de Jeremy Nedd !

 Lorsque mes pas m'apportaient jusqu'à l'Usine C, flottait en moi un certain regret. Et oui, invité au 5 à 7 du Festival Fringe, rapidement j'ai compris que ce 5 à 7 était le préambule du "Fringe for all" (Fringe pour tout.es). Et comme cette partie de la soirée entrait en conflit avec ma sortie au FTA, c'est avec regret que j'ai constaté une autre fois que je n'ai pas le don ubiquité ! C'est néanmoins avec le programme papier du Festival en main que je me suis dirigé jusqu'à l'Usine C pour assister à la présentation de "from rock to rock… aka how magnolia was taken for granite" de Jeremy Nedd, accompagné sur scène par Brandy Butler, Nasheeka Nedsreal, Zen Jefferson et Jeremy Guyton.

                                              Crédit Manuel Vason tirée du site de FTA

Je m'y rendais sans connaître ce chorégraphe, ni non plus le type de danse au programme, ce qui constitue un de mes plaisirs de spectateur. C'est de "mon" siège en troisième rangée que j'attends le début de la représentation devant une scène tout de blanc recouverte et quelques éléments de décor, dont une grosse pierre suspendue. Il y a aussi, détail !!!!, les interprètes déjà sur scène agglomérés et immobiles. 

Le moment venu, sans les mots habituels d'accueil, ce "magma" humain commence à bouger, au son de tocs et le silence s'installe dans toute la salle. Et, s'en suit des moments de lenteur, comme si ce qui est important est de prendre le temps ensemble avec des jeux de bras fort captivants. Dans ce qui suit, j'y vois des moments d'amitié exprimée, des dialogues gestuels. Et tout au long, les interprètes disparaissent derrière pour revenir revêtus différemment. Je suis leurs différentes évolutions, surprenantes, intrigantes, mais aussi intéressantes. Leur complicité est évidente et transcendante et le tout se conclura avec l'arrivée d'un clavier qui complète leurs parcours, comme un magnolia qui émergera d'une brèche du roc. Quelle belle fin qui procure un baume d'espoir.

Il en reste que en sortant de la salle, je me fais la réflexion suivante, je me surprends encore à être encore surpris. Et c'est la découverte d'un mouvement en danse, le Milly Rock, utilisé par le chorégraphe qui en est responsable. Merci aux gens du FTA ! 

lundi 1 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA: "Autothérapie" pour entrer dans un univers particulier et faire une rencontre singulière !

 Je dois l'avouer ! Lorsque mes pas m'ont amené de la maison en ce vendredi soir, ils l'ont fait sans un parapluie ! Voilà donc pourquoi, complètement trempé, je suis arrivé au Théâtre Prospero, venant de la station de métro. Faudra être plus prudent dans l'avenir, mon cher Robert !!! Une fois rendu, le sourire du personnel a apporté un baume à mon désespoir trempé ! Mais, là n'est pas là mon propos. Mes pas s'étaient mis en route pour aller découvrir "Autothérapie" de Mackenzy Bergile que je ne connaissais pas. Un plaisir que le FTA me gratifie régulièrement.

                                            Crédit Fabian Hammerl tirée du site du FTA

Une fois le hall bien rempli, dont, comme pour ma première sortie, d'étudiant.es, la porte s'ouvre et je peux me rendre à "mon" siège en première rangée. En attente du début, devant moi une phrase est projeté sur le mur arrière, "What I am is never just me". À quel type de rencontre ou de rencontres aurais-je le droit, que je me dis ! Et cette réponse, je l'obtiendrai dans ce qui suivra, une fois la chanson "Ave Maria", fort belle et riche terminée.

Ainsi donc tout au long des différents tableaux, je découvrirai un être en apparence fort stoïque, mais dont les modulations corporelles et les déplacements sont fort expressifs. Ces moments plus particulièrement durant lesquels, les mouvements de son dos me font penser à des plaques tectoniques intérieures psychologiques et physiques, les siennes, mais aussi les nôtres. Nous avons droit, et même pour ceux qui les connaissaient, à des rappels toujours pertinents de différents évènements historiques de discrimination raciale. Ses transformations vestimentaires et différents accessoires rehaussent les aspects symboliques du propos.  Le chant "Ave Maria" qui conclut fort majestueusement ce parcours historique nous permet de revenir ici et maintenant.

Voilà une proposition fort bien incarnée combinant différents types d'art avec un propos fort affirmé qui encore aujourd'hui, juste à suivre l'actualité pour le savoir, est fort important et pertinent. Voilà le type de rencontre, oups de rencontres, qui me surprend et que j'apprécie !

Voilà donc, toujours sous la pluie, mais je m'en fout de la pluie, mes pas me ramènent fort heureux de cette rencontre !