vendredi 3 juillet 2026

Sur mes pas à la rencontre chorégraphique qui est tombée à l'eau !

 Bon Ok, le ciel n'augurait rien de beau. Les nuages d'un noir menaçant surplombaient la partie est de la ville. Il en reste que de découvrir une proposition de la compagnie Marie Chouinard était plus fort que tout en ce jeudi soir. Voilà donc pourquoi mes pas se sont mis en route jusqu'au lieu de présentation dans un parc d'Anjou que j'ai réussi à atteindre après quelques détours. À mon arrivée, c'est déjà en mouvement que sont les interprètes sur cette toile blanche étendue par terre. Plus d'une cinquantaine de personnes sont déjà là, mais je trouve ma "bonne" place. Le ciel est menaçant, mais pas de pluie. De cette proposition en cinq actes, le premier, "Oiseaux/Oiselles" se passe bien ! 

                                    Affiche de la proposition tirée du site de la Ville de Montréal

Et puis tout à coup mère Nature décide de déverser son lot de pluie accompagné de tonnerre et d'éclairs. Évidemment, le tout s'arrête, les gens quittent et moi avec d'autres trouvons refuge sous l'abri de la régie. Je peux échanger avec les gens autour dont un des interprètes de la compagnie, finissant de l'EDCM.  Espérant une fin rapide de ce déversement pluvial, je reste, mais arrive l'annonce de l'interruption définitive. Je me dois donc de revenir presque bredouille, me promettant de me rendre à l'une des autres représentations annoncées dans les prochaines semaines. 

Décidément, "la puck roule pas pour le spectateur que je suis", parce que depuis le début de la saison estivale, c'est ma deuxième fois où la pluie rend mes pas inutiles. En espérant que le dicton, "jamais deux sans trois" ne s'avère pas vrai !

mardi 30 juin 2026

Sur mes pas à la découverte de "Hautes fréquences" qui se propagent dans un parc de Montréal-Nord !

L'agenda montrait une éclaircie et mère Nature collaborait. Voilà donc pourquoi mes pas se sont mis en route jusqu'au parc Le Carignan dans Montréal-Nord pour découvrir "Hautes fréquences" ! Au programme, du popping avec Dany (Daniel Bertrand Faye) Popping, du waacking avec Athena Lucie Assamba et du break avec Sovann Rochon-Prom Tep qui sera aussi à la console et l'animation.

Affiche de la proposition

Dans ce coin de la ville que je connais moins, mes pas ont été guidés par la musique. Et une fois rendu à destination, je suis accueilli chaleureusement par Sovann. Après un rapide tour d'horizon de l'endroit, je trouve ma place. Autour de moi, les agentes culturelles sont en plein action pour inviter les gens à venir découvrir ce qui sera présenté dans un endroit peu conventionnel ! Seront présent.es lors de la  présentation de "Hautes Fréquences", un public de tout âge avec un bon nombre de tout jeunes. Présentés comme des figures importantes du milieu du street dance de Montréal, la représentation débute avec la présentation des artistes. Avec des informations fort intéressantes de Sovann, individuellement et ensemble les trois nous présentent des performances "de tout proche" qui me captivent et aussi et surtout sont impressionnantes.

Le public, trop peu nombreux de ma perspective, apprécie ! Les tous jeunes s'approchent et sont entrainés dans la "vibe" ! Pour ma part, impossible de ne pas encore être impressionné par ce que je découvre ! Mon moment préféré est celui durant lequel les mouvements de l'un entraînait celui de l'autre. Une belle démonstration de la communion des gestes et des esprits. Vers la fin, dans un bel esprit d'ouverture, deux jeunes sont invités à entrer dans la danse et ils le font avec éclat !

Et moi, la présentation formelle terminée, mes pas me ramènent fort heureux d'avoir, de tout proche, pu apprécier des performances de street dance par des interprètes de haut niveau, d'avoir aussi de voir la contamination chez des tout jeune et aussi des efforts des gens de la culture de ce coin de la ville de favoriser ce type de rencontre !

lundi 29 juin 2026

Sur mes pas au CCOV pour découvrir "Rythme dans le corps" ("Music in the body") !

 Lorsque mes pas se sont mis en marche en cette fin de samedi après-midi, ils étaient fort fébriles. Il y a longtemps qu'ils ne s'étaient diriger vers une rencontre chorégraphique. Et elle promettait d'être fort riche et sans rien vouloir divulgacher, elle a rempli ses promesses.

                                           Affiche de la proposition tirée du site du CCOV

Comme l'indiquait le site du CCOV, "Samantha Hinds alias Sam I Am Montolla rassemble des artistes dont les pratiques se croisent et se nourrissent: danse contemporaine, musique électronique, improvisation et création sonore." Pour ce faire, plein d'artistes que je connais, en danse, Claire Pearl, Clara Biernacki, Jimmy Trieu Phong Chung, Nasim Lootij, Stacey Désilier et Tiera Joly Pavelich. Et à l'accompagnement musical, Tommy Crane et Zach Frampton.

À mon arrive quelque hâtive dans ce studio tout blanc, c'est assez calme, Je peux me trouver ma place devant l'espace de performance dans lequel se retrouve à l'intérieur d'un triangle lumineux, les instruments de musique. Le moment avec plein dans la place débute la soirée avec les mots de la commissaire de la soirée, Samantha Hinds qui complète son cycle de trois ans de commissariat. Et puis débute avec les deux musiciens bien en place la première des performances improvisées, celle de Stacey Désilier.

Je ne reviendrai pas en détails sur chacune des prestations, mais je ne peux m'empêcher de vous proposer quelques mots pour chacune d'elles. Donc pour Stacey, nous avons droit à des mouvements tout en ampleur avec une finale tout en doigté. Il s'en suit la prestation de Jimmy Trieu Phong Chung qui débute par des mouvements d'envol, suivi de ceux de libération et qui se conclue par un envol vers de l'affirmation.

Et puis Clara Biernacki me montre une sortie d'un cocon dont elle se libère par des mouvements de bras suivis des ondulations du corps jusqu'à une affirmation effrénée ! Nasim Lootji débute sa prestation, immobile, les mains devant son visage. Et peu à peu ce visage libéré devient symbole d'affirmation, de détermination et d'action vers une destination à laquelle je perçois de la satisfaction. Compte tenu de ses origines iraniennes, impossible de ne pas ressentir de façon particulière ce qu'elle vient de nous présenter. 

Au tour de Claire Pearl qui débute sa prestation immobile sur un des murs latéraux, comme en immersion en elle même, comme dans un cocon. En phase avec des sons de percussion et de cymbales . le "papillon" déploie ses ailes pour effectuer une "plongée en soi" et se révéler en toute sérénité. Le tout se termine avec la prestation de Tiera Joly Pavelich qui débute, immobile, à quatre pattes dans le silence. Il s'en suit de lents mouvements, tout en subtilité. Elle se lève et prend son envol avec ses bras, ouf ! qui se déplient vers les musiciens comme en communication avec eux. Le tout se termine avec elle avec sa tête relevée. Conclusion fort représentative de tout ce que je venais de découvrir.

Je m'en voudrais de ne pas mentionner le magnifique travail d'écoute et d'accompagnement des deux musiciens. Tout au long, mon regard s'est régulièrement porté sur eux et j'ai pu apprécier leurs attitudes d'écoute lors des différentes improvisations qui permettaient d'enrober finement et délicatement chacune des performances improvisées.

Une fois les applaudissements fort bien mérités complétés, un repas caribéen nous a été offert permettant des rencontres intéressantes et de féliciter personnellement les différents artistes. Voilà une belle opportunité de découvrir des artistes qui, de ma perspective nous ont présenté des performances teintés de leur cheminement personnel.

Mes pas me faisant revenir à la maison, je réalise encore une autre fois que les gestes peuvent porter un propos fort riches et permettre de mieux connaître ceux et celles qui nous les présentent. Bravo et merci Samantha ! En espérant que la gang du CCOV nous invite à d'autres rencontres de ce type !

vendredi 26 juin 2026

Sur mes autres pas dans l'univers musical de Jay Cutler !

 Depuis près d'une semaine, mes pas restent sagement à la maison. Pendant ce temps apparait sur mon radar culturel, la plus récente création de Jay Cutler, "Jump On Through, Dandelion" qui suivait une autre trois semaines avant, "Inside One Another". Voilà donc pourquoi, dans ma caverne, je me met à découvrir en boucles ses deux plus récentes créations. Et d'une écoute à l'autre, elles me font un grand bien. "Jump On Through, Dandelion" dans laquelle cet orgue porte cette voix et qui m'entraîne dans un monde de réconfort. Je suis amené dans un monde parallèle !


Dans
"Inside One Another", c'est le son de la guitare de Kim Ho qui me rejoint particulièrement. Elle accompagne avec efficacité les paroles de la chanson dont le refrain:

Fire Meditation Let it happen, here Fire Meditation He’s a dead man, he’s a living man

Voilà deux occasions de découvrir l'univers de Jay Cutler pour ceux et celles qui ne le connaitraient pas déjà !

Intrigué.e ou intéressé.e, voici le lien de sa plus récente création:

https://www.youtube.com/watch?v=7mw_85eD01w&list=PLsCMJJxnQ9C-wwxojNVedUkHzDolL73ef&index=1

lundi 22 juin 2026

Sur mes pas à la découverte d'une performance "SACRED DISASTER", "tout en hauteur" !

 Lorsqu'est apparue sur mon radar cette proposition, elle m'a d'abord intrigué. J'étais invité à me rendre dans un endroit inconnu pour découvrir la performance chorégraphique, "SACRED DISASTER". Aventurier, je suis comme spectateur, et aussi comme cette invitation provenait de Nicholas Bellefleur. Sans hésitation, j'ai dit oui !

Affiche de la proposition

 Voilà donc pourquoi mes pas m'ont amené jusqu'à une porte dans le Mile-End devant laquelle je suis passé une fois sans la remarquer. Mais une fois trouvée, je me mets devant en attente, rejoint par quelques autres presqu'aussi tôt. Je suis donc au bon endroit, yeah !!! Et puis cette porte s'ouvre et nous sommes invité.es à entrer et à attendre le moment de nous diriger dans le lieu de présentation. Pour ce faire, nous prendrons un monte-charge pour ensuite être guidé.es jusqu'à un immense local vide et tout blanc. Par petits groupes, nous serons invités à prendre place autour de l'espace. Peu à peu, le contour se garnit de spectateurices.

Le moment venu, Nicholas Bellefleur fait le tour du lieu qui devient calme. Et les autres interprètes (Cyndie Forget Gravel, DaMond LeMonte Garner, Étienne Léonard Benoît, Jake Poloz, Jules Talavera, Nazli Durak, Shô Araki) le rejoignent.

Pause

Dans toute cette gang, peu de visages connus ! Il y a bien Shô Araki que j'avais suivi lors d'une journée ADESAQ, il y a près de trois ans et Cyndie Forget Gravel, de la cohorte finissante de l'EDCM, il y neuf ans, et c'est tout !

Fin de la pause

Durant les premiers moments, j'y découvre un monde au ralenti qui se demande, où va-t-on ? Et quelle place prenons nous, dans une valse hésitation en aller-retour ! Et je vois devant moi, l'harmonie se créer avec des déplacements qui "éclaboussent" parmi nous. Il y aura une distribution de légumes (carottes et maïs), moi je choisis une carotte, ainsi que des fleurs parmi nous. Tout au long, différents tableaux fort en symboles, dont celui dans lequel l'esprit s'empare du corps, qui me captivent dans ce lieu avec la ville en arrière scène, parce que nous dans le haut d'un building.

Je ne connais pas le temps qu'a pris ce groupe pour préparer cette proposition, mais il fût suffisant pour créer la complicité entre les différents interprètes qui était évidente. En ce vendredi soir, la magie a opéré !

Mes pas de retour sur la terre ferme après la descente des dix étages par l'ascenseur, reviennent fort heureux de cette rencontre singulière qui me montre encore une fois que le milieu de la danse est fort actif ! 

vendredi 19 juin 2026

Sur certains de mes pas au Festival Fringe édition 2026 !

 Bien que l'agenda me montrait peu de marge de manœuvre, il en reste qu'en ce mercredi après-midi, une éclaircie s'est montrée le bout du nez. Par conséquent, mes pas se sont mis en route pour aller découvrir trois propositions du Fringe, dont les deux premières au La Chapelle et la troisième au Conservatoire de musique et d'art dramatique de Montréal, pas trop loin.

Me voilà donc en file en attente à la porte du La Chapelle, juste après une averse pour découvrir la première proposition, "THE NINTH WAVE" dont le descriptif était fort intrigant. En effet, la proposition s'appuierait sur sept chansons de Kate Bush présentées à la suite. Ainsi donc, Maya Lewis, Béa Nusink, Lauryn Andersson, Patrick Dale, Nicole Legault, Naomi Levy (création et interprétation) nous entraînent dans une version "cauchemardesque" d'une femme perdue en mer ! Si l'aspect narratif m'a quelque peu perdu (mais pas en mer, je vous rassure !), c'est plutôt, le rendu scénique qui m'a particulièrement plu ! Avec une captation en direct, projetée sur l'écran en arrière scène, cette histoire abracadabrante est portée par du lip sync fort bien réussi et aussi captivant. Voilà un bel exemple d'utilisation de la technologie en direct pour créer du pur divertissement.

  Affiche tirée du site du Fringe

Après une pause, retour en salle pour assister à "Influence" de et avec Sofia El Iraki, Sacha Ashwini, Noha Abdelmoaty. Pendant que la salle se remplit, les interprètes utilisent un fil en tissus pour ceinturer l'espace scénique, comme pour créer une frontière pour délimiter le territoire entre elles et nous. Et une fois les paroles officielles d'accueil du Festival énoncées, il s'en suit une série de courts tableaux. J'y découvre, en autres, une communication percussive à deux avec regards et sourires, tout cela en douceur. Le moment fort pour moi, est celui durant lequel le trio est relié par une toile tout en exécutant, avec maîtrise, une danse fort belle. Impossible de ne pas apprécier cette poésie chorégraphique sur les liens qui les unissent et qui nous unissent à elles aussi. Comme l'indiquait le programme, "Entre héritage et transformation, le corps devient un espace vivant où se croisent mémoire, transmission et évolution." et cela se ressent bien. Et pour conclure "en beauté", cette "frontière" est enlevée, laissant un message d'ouverture à nous et sur le monde aussi! Et le tout terminé, mais pas tout à fait, les trois créatrices viennent à nous pour recueillir nous impressions, nos perceptions et nos suggestions pour leur permettre d'aller plus à l'avant avec cette création. C'est ce que je leur souhaite et, moi, bien curieux d'en découvrir la suite.

                                                        

Affiche tirée du site du Fringe

Après cette belle rencontre, mes pas se mettent en marche pour se rendre au Conservatoire pour découvrir "MINUIT PORTANT" de et avec Johanna Simon et Sarah Roy. À notre entrée en salle, nous sommes entraînés dans un univers singulier avec les deux interprètes tout en beige et avec leurs visages recouverts d'un tissu tout aussi beige. Avec leurs gestes robotiques, elles complètent l'installation du lieu avec un canapé d'une autre époque. Dans ce qui suivra, les beautés anonymes des grands salons nous entraînent dans une suite de mouvements fort physiques, flirtant avec l'acrobatie. Tout anonyme, soient-elles, je sens un lien personnel entre elles et moi. Et puis, subitement, nous passons d'une époque à une autre, toute disco, avec des moments éclatants. Et le tout se termine avec un tableau durant elles se libèrent de tout et se montrent un peu plus aussi. Tout au long, je suis captivé par ce qu'elles nous proposent avec des gestes "légers", mais un propos engagé !

                                                Crédit Hannah Covey, Tirée du site du Fringe
 

Une fois le tout terminé, mes pas me ramènent fort satisfait de cette journée durant laquelle j'ai "fringé" avec plaisir avec la rencontre de trois propositions toutes aussi différentes que réussies !

jeudi 18 juin 2026

Sur mes derniers pas au FTA édition 2026 !

 Comme le dit si bien le bon vieux dicton, "mieux vaut tard que jamais" ! Voilà donc pourquoi, je me mets au clavier pour mettre en mots, ce que j'ai vu et ressenti lors de mes deux dernières sorties à l'édition 2026 du FTA.

Ainsi donc pour cette avant dernière sortie, mes pas m'ont amené jusqu'à la porte du Théâtre rouge du Conservatoire pour assister à "Remember that time we met in the future?" de Lara Kramer et interprétée par Sage Fabre-Dimsdale, Jeanette Kotowich, Kyana Lyne et Marcus Merasty. Ainsi donc, après croisé tout en haut des marches, un "interprète" recroquevillé dans le coi, je me rends à "mon" siège en première rangée. Le moment venu, nous est lu un texte qui pourra alimenter notre réflexion sur ce qui nous sera présenté. Et puis apparaissant "de nulle part", un interprète tout sourire qui m'offre une fraise. Ce que j'accepte avec grand plaisir. Ce qui annonce aussi le début formel de la proposition.

                                                  Crédit Robin P. Gould tirée du site du FTA

Et dans ce qui suivra, je dois l'avouer, je suis quelque peu désorienté, au début à tout le moins ! Moi quelque peu familier avec l'univers créatif de Lara Kramer, ce qui m'est présenté m'intrigue, sans que je puisse y trouver un sens. Il en reste que je persiste à conserver mon attention en alerte et ce qu'elle annonçait dans le programme, soit,  "Alors qu’elles transforment des objets du quotidien en figures poétiques, les accumulant puis s’en délestant sur scène au profit d’images fugaces, elles nous invitent à être témoins de leur puissante et vulnérable transformation.", je l'ai vu. 

Ainsi donc, leurs métamorphoses vestimentaires sur cette scène pleine d'accessoires hétéroclites en modifiaient leurs sens, pendant que moi, je me laisse porter par mes sensations de ces transformations. Et lorsque, le ménage se fait pour laisser un espace scénique tout vide, l'avenir se présente dans une magnifique image. Celle à contre-jour sur fond bleu d'un être qui semble hors de ce monde.

Revenant à la maison, je revois des moments de ce que je viens de découvrir qui peu à peu font éclore d'autres sensations. Ainsi donc, j'aurai élargi mes territoires culturels autochtones de ma guide préférée, merci Lara !

Pour la dernière soirée du festival, mes pas m'amènent par temps pluvieux, encore une fois, jusqu'à l'Espace Go pour assister à "2par2" d'Alexandra "Spicey" Landé. Dans l'espace à notre entrée en salle, Frank ‘21’ Amisi, Nindy Banks, Kalliane ‘Yofi’ Brémault, Jaleesa ‘Tealeaf’ Coligny, Rweg ‘Halfido’ Dantiste, Delande ‘Djüngle’ Dorsaint, Brandonson ‘Bee’ Nesifort, Anthony ‘Palomecc’ Palomeque, Christina ‘Hurricane Tina’ Paquette et Élie-Anne ‘Rawss’ Ross.

                                            Crédit Melika Dez, tirée du site du FTA

Le moment venu, la présentation débute avec une introduction intrigante et captivante avec des relations 2X2 sur fond musical percutant ! Et puis, tout à coup les corps s'agglutinent et ça commence. Dans ce qui suivra, je découvre différentes déclinaisons de ce que par deux et aussi ensemble, il est possible de faire dans le plaisir. Plaisir que les interprètes parsèment parmi nous en se déplaçant dans les estrades ! Un moment fort pour moi est celui durant lequel je découvre le témoignage d'une des interprètes sur des éléments de sa vie personnelle incluant son enfant. Moments qui me surprend et m'intéresse. Ainsi donc, comme le décrit fort bien Léa Villalba dans son texte du Devoir, impossible de ne pas apprécier ce que je découvre tout au long. Et je partage son coup de coeur !

C'est donc avec cette rencontre fort riche qui clôture cette édition du FTA que mes pas me ramènent, fort satisfait, à la maison.

dimanche 14 juin 2026

Sur mes pas "tout en haut" de la ville pour découvrir "Le retour du temps" de Lucie Grégoire Danse

 Lorsque cette proposition est arrivée sur mon "radar" de spectateur, j'ai été quelque peu triste, parce que voyez-vous, il n'y avait pas de place dans mon agenda. Un samedi et un dimanche occupés, voilà ce qu'il me présentait. Mais, mère nature était de mon côté, et comme le samedi était pluvieux, la représentation a été reportée au samedi suivant et là, moi, je pouvais ! Voilà donc pourquoi, mes pas m'ont porté jusqu'au chalet du Mont-Royal, tout en haut de la ville pour assister à la présentation in-situ de "Le retour du temps" de la compagnie Lucie Grégoire Danse.

Pause

Je n'étais pas à une première fois à une proposition in-situ de cette chorégraphe. Je me rappelle encore fort bien de la première fois. C'était au Jardin Botanique de Montréal en 2014 dans le cadre de l’événement estival, Les arts s’invitent au Jardin. Il y a eu aussi, plus récemment, "Vers l'autre" en 2022 en collaboration avec Corpuscule Danse dans le Parc Laurier.

Fin de la pause

Cette oeuvre crée pour souligner le quarantième anniversaire de la compagnie, réunie une belle gang de finissant.es récents en danse, soient Clara Biernacki, Julianna Bryson, Iban Bourgoin, Maeva Cochin, Clémence Dinard, Oly Dion, Ezra Guerrier, Alice Larrière, Michelle Lucero, Kate Manns, Charlotte Mégardon, Jane Millette, Hortense Sierka, Flora Spang et Clara Truong. Ce qui me fait toujours un grand plaisir !

Rendu sur la terrasse en face du Chalet du Mont-Royal, je me mets en position attente, comme bien d'autres. Il y a aussi en cette belle journée, plein de touristes qui de la terrasse portent leurs regards sur le centre ville et aussi plus loin. Le moment venu, les interprètes, habillé.es en différents tons de beige,  sortent du chalet. Et c'est de cet endroit que le parcours débute, après un premier tableau qui se terminera tout à côté du Lac des Castors. Dans cet environnent accidenté, mon défi, moi qui ne veut rien rater peut s'avérer important et il le sera. La chorégraphe nous présente une oeuvre qui sortira des sentiers battus, allant sur les flancs de montagne ou dans les ravins. Rien de périlleux pour les interprètes, je vous rassure, mais pour des spectateurs qui comme moi, il faut bien regarder où on met les pieds. Soyez rassuré.es, tout c'est bien passé. 

                                               Tirée du site de la compagnie Lucie Grégoire

Ainsi donc, tout au long de ce parcours, moi ce que je découvre est ce que la vie peut réserver à un groupe d'ami.es. Parfois tout ensemble, parfois séparé.es avec des pauses, malgré tout la vie va de l'avant. La complicité, sans se regarder, ni se parler est palpable. Lors des différents déplacements, amusant aussi d'observer la réaction des gens venus prendre du bon temps sur la montagne et surpris de l'arrivée du groupe. La plupart observent attentivement, prennent des photos. Certains même, laissant tout leur espace pour permettre aux interprètes de poursuivre leur chemin.

Ainsi donc de façon fort inspirée et habile, ce groupe nous a permis de découvrir qu'il est possible d'aller de l'avant ensemble et atteindre la destination. Il s'en suit, de notre part, les applaudissements fort bien mérités pour le travail de Lucie Grégoire et Sophie Michaud. Une fois mes salutations et mes félicitations transmises, mes pas un peu désorientés, réussissent à retrouver le chemin du retour avec encore en tête ce parcours fort inspirant dans un lieu fort beau. En remerciant aussi, tout en moi, mère Nature de sa collaboration, en ayant déplacé la présentation un samedi plus tard !  

mardi 9 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA pour entrer dans l'univers particulier de "Mystic-Métallic" !

 Pour aller à la découverte de cette proposition du FTA 2026, mes pas se sont dirigés jusqu'au La Chapelle Scènes Contemporaines avec à l'affiche "Mystic-Métallic" du trio, Zoe-Gauld, Juteau et Lavoie-Marcus. Fort curieux, parce que annoncée depuis un bon bout de temps sur les murs du La Chapelle, un projet plus important (lire ici la naissance d'un enfant) a reporté l'aboutissement devant public de cette proposition fort intrigante. À preuve un extrait du descriptif, "Face aux ravages de l’industrie minière en Abitibi-Témiscamingue, Mystic-Métallic syntonise les corps, la terre et les machines sur une même fréquence."

                                              Crédit: Guillaume Vallee tirée du site du FTA

Une fois rendu à "ma" place en première rangée, j'ai tout le loisir de découvrir les objets dans l'espace scénique dont des tubes en cuivre et aussi en haut à l'arrière scène, un immense minerai suspendu. Lorsque le moment est venu de débuter devant une salle bien pleine, nous sommes "envahi.es" par une atmosphère musicale électrique et des mouvements des trois interprètes tout aussi électriques, comme si les corps étaient branchés sur le "220" !

Dans ce qui suivra, dans différents tableaux, sur une note plus poétique, les pouvoirs de ce trio d'elfes, aux multiples déclinaisons vestimentaires, se déploient ! Dans un tableau qui suscite des réactions du public autour de moi, dans leurs langages "décodés" pour nous sur le mur du fond, nous comprenons vers quoi le trio aspire. Et puis, leur mission accomplie, le repos les attend avec nos applaudissements qui s'en suivent.

Voilà une proposition hautement poétique sur un enjeu actuel, soit les activités minières, aux multiples couches que je souhaite revoir pour mieux en comprendre et en apprécier les nuances.

lundi 8 juin 2026

Mon retour sur un programme double fort éclatant au FTA !

 Quand les horaires le permettent, j'ai répondu oui à la question de Sylvain Lelièvre qui chantait "un programme double qu'est-ce que t'en dit ?" dans sa chanson "Programme double" !

Voilà donc pourquoi, mes pas se sont dirigés d'abord jusqu'au Théâtre Jean Duceppe de la Place des Arts pour assister à "The Romeo" de Trajal Harrell. Arrivé tôt, ce n'est qu'à l'heure pile, indiquée sur mon billet, que les portes de la salle se sont ouvertes. Pendant que les gens entrent, déjà sur la scène les interprètes avec la pièce de Pink Floyd "The Wall" qui emplit le lieu. C'est après un certain temps d'attente qu'arrive devant ma rangée, une personne qui distribue une feuille "Foire aux questions" pour nous "guider" à décoder ce que nous découvrirons dans les prochaines minutes, dont la première question est "D'où vient le Roméo ?" À la réponse à cette question et aux autres qui suivent, nous sommes amenés dans une quête intrigante dont les derniers mots sont pour moi les plus importants, "Plus important encore, c'est une danse qui, en réalité, n'existe qu'avec nous, ce soir, dans l'ici et le maintenant." Pour peu, que l'on ait pu lire ces mots, ce qui suivra prendra tout son sens.

                                            Crédit:  Dajana Lothert tirée du site du FTA

Question de briser la glace, entre eux et nous, sont faits la présentation de chacun.e des interprètes (Stephanie Amurao, Vânia Doutel Vaz, Maria Ferreira Silva, Challenge Gumbodete, Trajal Harrell, Thibault Lac, New Kyd, Christopher Matthews, Jeremy Nedd, Nasheeka Nedsreal, Perle Palombe, Stephen Thompson, Songhay Toldon, Ondrej Vidlar) avec une confidence de chacun.e en prime. Ce qui d'abord me frappe, est la diversité des corps. Impression qui disparaitra de mon esprit dans ce qui suivra produira. Parce que tout au long, ce qui me captivera le plus est leurs présences et leurs interactions et leurs métamorphoses vestimentaires. D'un tableau à l'autre, je reste captivé par ces rituels tout en évolution dont cette ronde qui apaise ! Si le "Roméo" n'existait pas avant, maintenant, sa place dans l'histoire est maintenant faite et surtout elle sait rassembler !

À peine les derniers applaudissements faits, mes pas se dirigeaient vers le Monument-National pour la deuxième partie de ma soirée. À mon arrivée, déjà plein de monde à la porte du Studio Hydro-Québec. Dans ce studio, il y a un bon bout de temps, de fort belles rencontres. Cette fois, ça sera pour découvrir "Braids & Heritage" de et avec Stacey Désilier et Jossua Satinée. Une fois la porte ouverte, je me dirige tout en bas de l'espace vers un des sièges de la deuxième rangée, de deux ! Les deux interprètes, fort bien habillés sont déjà dans l'espace de présentation et se déplacent tout en nous gratifiant d'un sourire au passage. Le moment venu, le tout débute avec des pas de danse en ligne et produit un effet fort festif.

                                                  Crédit Vladim Vilain tirée du site du FTA

Il s'en suit un autre tableau après une métamorphose vestimentaire pimenté par des levers de jambe, ouf !!! Et après un passage dans l'ombre, il s'en suit une suite "dark", néanmoins tout aussi captivante. Le tout se terminera avec un retour à la lumière. J'ai comme l'impression d'avoir assisté à leurs cheminements de vie, réels ou imaginaires !

Lorsque je ressorts du lieu, j'ai encore une question qui me turlupine. Celle de de la présence de ces deux paniers de basketball qui tout au long pouvaient arborer différentes couleurs par les éclairages. Présence permanente dans ces lieux ou éléments de décor pour cette proposition ? Le mystère pour moi, persistera tout en revenant fort heureux de ces deux rencontres en cette soirée.

dimanche 7 juin 2026

Sur mes pas au MAI pour découvrir l'émouvant "Entre-Deux" de Meihan Carrier-Brisson et Claudia Chan Tak !

 Les différentes propositions du FTA ont beau occuper de nombreuses cases dans mon agenda, pas question que je rate cette proposition présentée au MAI. Voilà donc pourquoi mes pas se sont déplacés du QG du FTA, lieu du lancement du plus récent numéro de la revue MOVEO (Censure + Sérénité) jusqu'au MAI pour assister à "Entre-Deux" de Meihan Carrier-Brisson et Claudia Chan Tak. 

                                              Affiche de la proposition tirée du site du MAI

De Meihan, je découvre ses pas depuis ceux faits à l'EDCM. En ce qui concerne Claudia, je ne calcule plus le nombre de fois que son nom apparait dans un des textes de mon blogue. Voilà pourquoi, pas question de rater cette occasion, parce qu'en plus, ce que je découvrirai portera sur un thème universel fort intéressant et qui m'intéresse, soit celui de l'adoption international. En attente d'entrer dans la salle, je peux découvrir un panneau sur lequel il est possible de lire différents courts textes sur le sujet. Un de ceux-là attire particulièrement mon attention, celui avec les mots percutants de Phara Thibault tirée de sa pièce autobiographique "Chokola". Je me rappelle encore de cette rencontre, recommandée par Claudia,  avec celle qui a été "déracinée" de son Haïti natal à l'âge de trois ans pour être adoptée par une famille du Québec. Pour les intéressé.es, voici le lien de mon retour:

https://surlespasduspectateur.blogspot.com/2023/04/mon-retour-sur-toute-une-rencontre.html

Une fois la porte de la salle ouverte, je me dirige jusqu'à "mon" siège en première rangée. Le temps que la salle se fasse bien pleine avec, entre autre, des proches des différentes interprètes (bouquets de fleurs à la main pour en témoigner), je découvre devant moi un plancher et un mur arrière blancs et ceux latéraux noirs. Le moment venu arrivent tout discrètement par le côté "jardin", les différentes interprètes, Meihan Carrier-Brisson, Mary-Lee Brunet, Chanel Cheiban, Noguaye Dubois, EmmÖtional Damage, Coralie Plante, Jeanne Théroux-Laplante. Dès les premiers moments, de leurs doigts, nous découvrons les différents points de départ dans leur naissance jusqu'à leur arrivée ici. Les moments qui suivront, sans artifices scéniques, présenteront principalement des duo dans lequel je découvre des aspects de la dualité de leur personnalité, celle de l'origine et de leur culture de là-bas et celles aussi de leur vie d'ici. Un moment me frappe particulièrement, celui d'un solo en contre jour qui me fait dire ouf, intérieurement. Impossible de rester impassible devant ces cheminements présentés.

Tout au long, j'ai ressenti ce qu'annonçait la dernière phrase du descriptif de la proposition, "Animé par une quête d’authenticité et par la complicité sororale, ce récit d’adoption devient un espace de réappropriation, de connexion et de dialogue." Le tout se termine de façon fort festive. Dans la période d'échange qui suit, animée par Marie Gong Li Blouin, des informations fort intéressantes, mais une me touche particulièrement. De cette jeune femme qui est née à l'époque de "l'enfant unique" en Chine et qui a dû partir sans connaître ses parents. Son acte de naissance ne mentionne que sa région d'origine. Comme ne pas ressentir son déchirement avec ses mots. 

Voilà une proposition qui mériterait d'aller à la rencontre d'un grand nombre de personnes dont dans les Maisons de la culture de Montréal. 

Tout en sortant de la salle, Claudia me rappelait qu'une première mouture j'avais vu, il y a quelques temps. Et recherche faite, c'était, il y plus de deux ans (mosus de mémoire !). La proposition avait pour titre "Danser l'entre-deux". J'avais complété mon retour de l'époque par les mots suivants, "Une fois le tout terminé et les applaudissements fort mérités terminés, je ne peux m'empêcher de féliciter les artisanes de ces moments qui, malheureusement, ne seront présentés qu'une seule fois ! À moins que ..... et je l'espère !" Et mon espoir s'est concrétisé et qui sait .... !

jeudi 4 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA pour y découvrir un univers "Bottommost" !

 Si cette proposition a capté mon attention, c'est d'abord par la présence à l'affiche d'Émile Pineault. De mes présences précédentes à une de ses propositions, je pourrais dire qu'elles ne me laissaient pas indifférent. J'étais amené dans un univers particulier, loin du mien. Voilà ce que j'écrivais à propos de sa création "Rock bottom", présentée au MAI en janvier 2023. "Encore une fois, Émile Pineault, avec Gabriel Cholette, m'ont entraîné à leur suite dans une proposition sensorielle et audacieuse, autant par le sujet que par la façon de l'aborder. J'ai pu explorer un univers que je ne connais pas avec lui qui me guidait. Il l'a fait avec toute son honnêteté et sincérité, ça je l'ai ressenti fortement, comme si le personnage sur scène n'était pas un personnage."

Qu'en serait-il cette fois avec "Bottommost" ? Et bien, avec son nouveau complice Baco Lepage-Acosta, ce fût encore le cas. Mais commençons par le début avec mon arrivée devant la porte d'un des pavillons de l'UQAM, rue Sherbrooke. Rendu à l'intérieur, pour accéder au lieu de présentation, nous devrons d'abord attendre au pied d'un escalier, écouter les consignes (fort simples) et attendre devant une porte. Le moment venu, je pourrai trouver ma place devant une installation qui a toutes les allures d'un fond de ruelle avec une petite cabane, côté jardin ! Et pas trop loin, sont déjà là les deux interprètes, immobiles sur le bord d'une grande fenêtre. 

                                                   Crédit: B. Brookbank tirée du site du FTA

Et dans ce qui suit, comme l'annonçait la description de la proposition, la nature "animale de ces deux êtres se révèlent dans une suite de moments qui pour moi, se sont avérés tout aussi intrigants que troublants ! 

La description donc annonçait "Deux personnes à quatre pattes se reniflent. Pourquoi se flairent-elles ? Connivence ? Quête de domination ? Attraction ? Si leurs intentions restent mystérieuses, l’intimité se fraie pourtant un chemin dans ce duo indocile. Les tentatives de rapprochements se transforment en jeu, le jeu en amitié. Une amitié rugueuse où l’amour se cache sous les crocs et la complicité dans la soumission. Dans cette chorégraphie des bas-fonds, les corps finiront bien par se reconnaître… À coup de jappements, de sueur ou de tendresse."

Et cela les deux complices l'ont bien rendu ! Et même si ce n'était pas ma première rencontre avec son "univers" Émile Pineault m'a fait encore une démonstration que la nature humaine pouvait se décliner différemment. Et au final, j'ai apprécié cette rencontre de fond de ruelle !

mardi 2 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA pour découvrir: "from rock to rock… aka how magnolia was taken for granite" de Jeremy Nedd !

 Lorsque mes pas m'apportaient jusqu'à l'Usine C, flottait en moi un certain regret. Et oui, invité au 5 à 7 du Festival Fringe, rapidement j'ai compris que ce 5 à 7 était le préambule du "Fringe for all" (Fringe pour tout.es). Et comme cette partie de la soirée entrait en conflit avec ma sortie au FTA, c'est avec regret que j'ai constaté une autre fois que je n'ai pas le don ubiquité ! C'est néanmoins avec le programme papier du Festival en main que je me suis dirigé jusqu'à l'Usine C pour assister à la présentation de "from rock to rock… aka how magnolia was taken for granite" de Jeremy Nedd, accompagné sur scène par Brandy Butler, Nasheeka Nedsreal, Zen Jefferson et Jeremy Guyton.

                                              Crédit Manuel Vason tirée du site de FTA

Je m'y rendais sans connaître ce chorégraphe, ni non plus le type de danse au programme, ce qui constitue un de mes plaisirs de spectateur. C'est de "mon" siège en troisième rangée que j'attends le début de la représentation devant une scène tout de blanc recouverte et quelques éléments de décor, dont une grosse pierre suspendue. Il y a aussi, détail !!!!, les interprètes déjà sur scène agglomérés et immobiles. 

Le moment venu, sans les mots habituels d'accueil, ce "magma" humain commence à bouger, au son de tocs et le silence s'installe dans toute la salle. Et, s'en suit des moments de lenteur, comme si ce qui est important est de prendre le temps ensemble avec des jeux de bras fort captivants. Dans ce qui suit, j'y vois des moments d'amitié exprimée, des dialogues gestuels. Et tout au long, les interprètes disparaissent derrière pour revenir revêtus différemment. Je suis leurs différentes évolutions, surprenantes, intrigantes, mais aussi intéressantes. Leur complicité est évidente et transcendante et le tout se conclura avec l'arrivée d'un clavier qui complète leurs parcours, comme un magnolia qui émergera d'une brèche du roc. Quelle belle fin qui procure un baume d'espoir.

Il en reste que en sortant de la salle, je me fais la réflexion suivante, je me surprends encore à être encore surpris. Et c'est la découverte d'un mouvement en danse, le Milly Rock, utilisé par le chorégraphe qui en est responsable. Merci aux gens du FTA ! 

lundi 1 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA: "Autothérapie" pour entrer dans un univers particulier et faire une rencontre singulière !

 Je dois l'avouer ! Lorsque mes pas m'ont amené de la maison en ce vendredi soir, ils l'ont fait sans un parapluie ! Voilà donc pourquoi, complètement trempé, je suis arrivé au Théâtre Prospero, venant de la station de métro. Faudra être plus prudent dans l'avenir, mon cher Robert !!! Une fois rendu, le sourire du personnel a apporté un baume à mon désespoir trempé ! Mais, là n'est pas là mon propos. Mes pas s'étaient mis en route pour aller découvrir "Autothérapie" de Mackenzy Bergile que je ne connaissais pas. Un plaisir que le FTA me gratifie régulièrement.

                                            Crédit Fabian Hammerl tirée du site du FTA

Une fois le hall bien rempli, dont, comme pour ma première sortie, d'étudiant.es, la porte s'ouvre et je peux me rendre à "mon" siège en première rangée. En attente du début, devant moi une phrase est projeté sur le mur arrière, "What I am is never just me". À quel type de rencontre ou de rencontres aurais-je le droit, que je me dis ! Et cette réponse, je l'obtiendrai dans ce qui suivra, une fois la chanson "Ave Maria", fort belle et riche terminée.

Ainsi donc tout au long des différents tableaux, je découvrirai un être en apparence fort stoïque, mais dont les modulations corporelles et les déplacements sont fort expressifs. Ces moments plus particulièrement durant lesquels, les mouvements de son dos me font penser à des plaques tectoniques intérieures psychologiques et physiques, les siennes, mais aussi les nôtres. Nous avons droit, et même pour ceux qui les connaissaient, à des rappels toujours pertinents de différents évènements historiques de discrimination raciale. Ses transformations vestimentaires et différents accessoires rehaussent les aspects symboliques du propos.  Le chant "Ave Maria" qui conclut fort majestueusement ce parcours historique nous permet de revenir ici et maintenant.

Voilà une proposition fort bien incarnée combinant différents types d'art avec un propos fort affirmé qui encore aujourd'hui, juste à suivre l'actualité pour le savoir, est fort important et pertinent. Voilà le type de rencontre, oups de rencontres, qui me surprend et que j'apprécie !

Voilà donc, toujours sous la pluie, mais je m'en fout de la pluie, mes pas me ramènent fort heureux de cette rencontre !

vendredi 29 mai 2026

Sur mes premiers pas à l'édition 2026 du FTA, avec "Adentro!"

 Il ne fait peut-être pas très beau dehors, mais ce n'est pas grave, parce la saison estivale est arrivée avec le début du Festival TransAmériques. Pour une première fois à cette édition, mes pas se dirigent jusqu'au Wilder pour découvrir "Adentro" de la chorégraphe d'Argentine, Diana Szeinblum qui, je crois, en était à une première fois à Montréal.

Pendant que j'attendais pour trouver "mon" siège dans l'Espace Orange, plein de jeunes (avec leur prof) attendent eux aussi ! Le moment venu, la porte s'ouvre et je me rends à "mon" siège en première rangée avec devant moi, un espace vide tout en blanc (murs et plancher) et après les paroles d'accueil énoncées, sur l'écran est projeté un solo dans un espace public, pendant que sur le côté arrivent discrètement les trois interprètes (Pablo Castronovo, Bárbara Hang et Andrés Molina).

La projection vidéo terminée, se mettent en action les trois interprètes qui tout au long de ce qui suivra nous présenteront différents moments durant lesquels les images émergent en moi, Je reste captivé par ces moments où la danse se fait fort festive, de ces jeux de tête, de ces torses qui se bombent, les mouvements de l'un qui induisent ceux des autres. Sans oublier ceux durant lesquels les pieds tapent de côté, la scène de différentes façons (une première pour moi, il me semble !). 


                                               Crédit Jazmin Tesone tirée du site du FTA


Chacun.e pourra ou y trouver un sens à cette oeuvre, mais moi, c'est un passage du temps avec la rencontre et la métamorphose des gens et de leurs mouvements, du levée du jour jusqu'à son coucher. 

Et lorsque la lumière disparait, se fait entendre les applaudissements des gens de la salle dont ces jeunes autour de moi, manifestement ravis par ce qu'ils ou elles viennent de découvrir. Et moi, lorsque mes pas me ramènent à la maison, je suis fort heureux de cette première rencontre durant laquelle la danse sans artifices a permis aux corps de me garder captif aux différentes interprétations que je pouvais m'en faire. 

mercredi 27 mai 2026

Sur mes pas pour découvrir "Les danses de mai, Opus 2026" des finissant.e.s de l'EDCM !

 Voilà un de mes plaisirs de prof, même rendu à la retraite ! Lequel, vous me demanderez vous ? Celui de découvrir la fin d'un parcours scolaire et c'est ce que j'allais faire lorsque mes pas ont franchi la porte de l'Espace Orange du Wilder. Ainsi donc, de "mon" siège en première rangée, je pourrai découvrir les derniers pas ( à l'école !) des finissant.e.s de l'École de Danse Contemporaine de Montréal. Au programme, deux propositions, d'abord, "Henri Michaux : Mouvements" de Marie Chouinard et "Noetic" de Sidi Larbi Cherkaoui. Pas nécessaire d'être un grand connaisseur en danse pour savoir que voilà des oeuvres de chorégraphes de renom !

                                            Crédit: Maxime Côté tirée du site de l'EDCM

Le moment venu, débute "Henri Michaux : Mouvements" qui me permettra de découvrir la transcription gestuelle des dessins projetés sur l'écran derrière. Et tout au long, j'ai effectivement découvert une transcription fidèle et dynamique, parole de prof ! De cette pure abstraction émerge le plaisir de découvrir avec des gestes dynamiques et un entrain contagieux !

Bravo à vous, Laurianne Bergeron-Routhier, Lilly Bouvier, Nathan Buldakova, Coralie Caloz, Xalbat Corret, Angélyk Delisle-Hevey, Julie Dupin, Livia Fortin, Elouan Gourvennec, Alikisia Ikauno, Mélhya Kilic-Pégourié, Stephania Koujelev, Fanny Labbé, Solveig Langlois, Fanny Laplanche, Mathis Mailloux, Elisa Martin, Oli Pedneault-Doucet, Olivier Péloquin, Noémie Pino-Buisson, Margaux Pommier, Marine Rausis, Regine Senatus-Lange, Catherine Simard. Sans oublier Isabelle Poirier et Scott McCabe qui les ont accompagné.es !

Après une pause, débute "Noetic" avec le même groupe. Bon, si comme moi, le titre vous est quelque peu obscur, le programme est fort éclairant. Donc, le mot "noétique" vient du grec noetikos qui signifie "esprit intuitif" ou "capacité intérieure". 

Donc, dans un espace scénique tout en blanc, laissant tout l'espace à la proposition qui débute avec des trios. Rapidement la complémentarité émerge dans ma perspective avec, entre autres, l'envol des uns qui entraîne celui des autres. Il y a eu ce moment durant lequel le silence résonne fort et exprime le désarroi. Arrive ce moment, surprenant pour moi, durant lequel la parole en duo apporte une touche spéciale ! Le tout se termine avec un tableau "mécanique", riche en jeux de bras qui me fait dire "intérieurement" ouf !

Et s'en suit les applaudissements fort bien mérités ! Et moi, revenant chez moi, je me dis en moi-même, que des propositions de grand groupe sur des propos riches, j'en prendrais plus souvent. Merci à l'EDCM de m'en proposer régulièrement ! 

samedi 23 mai 2026

Sur mes pas "virtuels" pour découvrir "Les danses croisées" des étudiant.es de 1ere et 2e années de l'EDCM !

 Pour cette soirée, j'avais mon billet pour prendre place dans la salle, mais le destin en a décidé autrement. Mais heureusement, j'ai pu me reprendre avec la reprise en ligne de cette soirée. Je pourrai donc voir et revoir sur mon écran, "Les danses croisées" des étudiant.es de 1ere et 2e années de l'EDCM ! Perspective différente de "mon" siège en première rangée, mais qui néanmoins m'a permis d'apprécier le travail et le talent de ces jeunes. Au programme, deux œuvres interprétées par la gang de deuxième année et une autre par celle de première année !

                                                   Crédit Maxime Côté. Affiche de la soirée

Le tout débute avec "Vena Cava" de Christophe House. Créée en 1998 pour douze interprètes, c'est une version adaptée que la gang de deuxième année (Niko Alevizakis, Simon Armeni-Crowe, Simone Beck-Haviernick, Ophélie Bégin, Agathe Bouydron, Colette Buttet, Marcela Calandria, Maude Carbonneau, Cloe Comstock, Krystale Crockett, Julia Gauthier, Maëlys Hardy, Julia Henry, Justine Heude, Oleksiy Kioresku, Vincent Lacasse, Béatrice Mathieu, Nora Paquet, Méliane Perreault, Eufémia Pongitore) nous présentera.

Le tout débute avec un être qui virevolte fort gracieusement dans l'espace. Le tout se poursuivra avec l'arrivée graduelle des autres. Il s'en suivra une suite de tableaux dans lesquels des moments de danse  dynamiques sans artifices, mais fort riches. J'y vois des moments durant lesquels être seul.es et ensemble peut s'harmoniser pour produire des images fort belles riches en vivacité, avec une finale tout.es ensemble.

Il s'en suit une création de Manuel Roque, "Summertime" interprétée par la gang de première année (Romane Aubin, Ann-Florence Bégin, Jules Burt, Charlotte Chicoine, Nicolas Collin, Salomé Dagenais-Requesens, Marissa Desjardins, Grégory Di Gregorio, Maude Doublet-Viguié, Audrey Janveau-Brennan, Bree-Lynne Jennex, Sofya Kovalskaya, David Labelle, Apple Labescat, Magoga Machulskaya, Naomie Mésadieux, Nell Rossignol, Léanne Roussel, Raphaël Tousignant, Illenia Vargas Gimenez, Yoann Villeneuve). 

C'est sur un début "intrigant" que je découvre avec la mise en phase d'une mécanique humaine. Je serai captivé tout au long des différents tableaux qui présentent des moments ondulatoires et d'autres tout en lenteur et en retenue, comme s'ils se passaient sous l'eau ! Et comme l'indiquait la dernière phrase de son descriptif dans le programme: "Cette danse de joie, propulsée par la fougue de L’Été de Vivaldi, se veut un humble tremplin vers des jours plus lumineux, un élan collectif pour continuer à aller vers." La destination nous appartient !

Le programme triple se termine fort bien avec "EVASION" d'Ethan Colangelo interprétée par la gang de deuxième année de retour sur scène. De l'obscurité, les corps émergent tout en restant dans la pénombre. Dans cet espace, les corps, avec des vêtements identiques, se confondent avec harmonie. J'y vois dans ces corps, des algues dans la mer portées par le courant tout en étant appelés par la lumière. Dans cet ombre, coloré doré, les corps s'expriment. Je ressent fort bien l'intention de la proposition, soit  "Au sein de ces paysages intérieurs mouvants, des états contrastés – anxiété, euphorie et méditation – coexistent dans le corps, s’entrechoquant et s’entremêlant." 

Voilà de beaux moments, même par écran interposé, que j'ai pu découvrir avec ces trois propositions qui me rappellent qu'avec un grand groupe talentueux, les propos chorégraphiques sont fort riches et peuvent combler un grand public.

mardi 19 mai 2026

Sur mes pas sur la "Passerelle 840" pour découvrir six propositions toutes aussi différentes qu'intéressantes !

 Depuis mes premiers pas sur la "Passerelle 840", rue Cherrier, il y a plus de dix ans, je découvre avec toujours autant de plaisir et de curiosité les propositions des personnes étudiantes du Département de danse de l'UQAM. Et ce samedi soir ne fera pas exception avec six propositions au programme. Ce qui constitue une soirée plus chargée que d'habitude et qui nous amènera dans un large spectre d'univers.

                                           Affiche de l'évènement tirée de son site FB

Mais commençons par mon arrivée dans le hall d'entrée fort calme, because mon arrivée hâtive. Rapidement, le lieu se remplira de gens pour la dernière fois de cette Passerelle 840, édition Printemps 2026. Une fois les paroles d'accueil énoncées du haut de l'escalier, nous sommes invité.es, sans nos chaussures, à prendre place dans la salle. Une fois bien assis, je découvre en action les deux interprètes de la première oeuvre au programme, "homemade pasta unbelonging yarn over maison décomposée" de Charlotte Beaulieu et Hannah Surette et interprétée par Charlotte Beaulieu et ????, remplaçant Hannah pour cette représentation. Dans ce qui suivra, une table sera apportée dans l'espace scénique et servira de catalyseur à certaines actions qui ont toutes les couleurs d'intimité. Intimité qui nous sera partagé avec une complicité fort palpable avec des moments durant lesquels des rires complices émergent. Voilà une proposition toute théâtrale avec des passages chorégraphiques qui l'enrichit !

Il s'en suit "Lâcher prise" de et avec Maude Paquet. Sur un jet de fumée, cette personne apparait et comme l'indiquait le descriptif de la proposition, "S’acharner, constamment, intensément, pour avancer, pour grandir." Et tout en gestes et en mouvements, je découvre une belle illustration de "comment aller de l'avant !" Son parcours, je le ressens est parsemé de désespoir et d'impuissance, mais pas de sentiments d'abandon. Pour peu que je j'aurais pu, je me serais levé pour la réconforter ! Il en reste que sur sa fin de parcours, une lueur émerge pour qu'elle puisse prendre son envol jusqu'à son apaisement ! Et tout cela sur une pièce musicale d'un de mes compositeurs préférés, Òlafur Arnalds. Une de mes coups de coeur de la soirée !

Et pour compléter la première partie de la soirée, "GIRL OF THE YEAR" de Fiona Chevarier, interprétée par Léa Robitaille. Les premiers mots du descriptif, "Même si tout va mal, la vie continue." indiquent bien ce que je découvre durant les premiers moments. Moments durant lesquels, elle se lève après des efforts fort évidents, sur fond de grondements et d'une pièce musicale "pulsive" en totale symbiose. Et après tous ses efforts pour "sortir de sa coquille", quel regard, elle nous jette, comme pour nous dire, j'ai réussi ! OUF !!!

Une courte pause s'en suit et de retour à notre place, la soirée se poursuit avec "BASCULE" de et avec Christèle Pegeurro et Antonia Duplenschi. Le début se présente en toute complémentarité avec l'une de face et l'autre de dos, immobiles, l'une habillée en rouge, l'autre en vert. Et dans ce qui suit, moi j'y vois l'histoire d'une amitié de deux êtres différents. Pour nous l'illustrer, il y aura des moments de mouvements individuels et d'autres à deux synchronisés. Et comme peut l'être la vie, "BASCULE se caractérise ainsi comme un terrain de risque, d’écoute et de transformation partagée.". Bien d'accord avec vous deux !

Après un léger rapprochement vers le fond de l'espace de présentation, débute "Mutable" de et avec Adélie Poulin-Coulombe. Dès les premiers moments, je reste captif par les mouvements de ses bras. J'y découvre une version d'aller de l'avant dans lequel, je vois, des mots du descriptif,

  • En deuil perpétuel du moi
  • Céder place aux sois
  • Autres par
  • Des allers
  • Des retours
  • Les marées se résorbent et s’expandent
  • Sans s’éteindre.
Tout ce parcours, avec un fond lumineux se complétera, pour moi, avec une image sur fond rouge qui a tout de "l'envol de l'ange". Mon deuxième coup de coeur de la soirée.

Et la soirée de présentation se termine, de retour à notre place initiale, avec "FANNY" de et avec Silvia Costea accompagnée par Ela Dumas, Kamélie Fournier et Léa Richard-Cormier. Le tout débute de façon fort acrobatique et cela se poursuivra tout au long. Comme si les relations entre humains exigeaient des performances pour réussir à les maintenir. Il y a dans ce que je découvre aussi des allures d'engrenages mécaniques que leurs mouvements et leurs déplacements rendent fort éloquents.

Une fois les derniers pas faits, c'est sur les applaudissements fort bien mérités de tous les artistes que la soirée se termine. Et moi, mes pas me ramènent à la maison, encore une fois fort satisfait de ce programme fort diversifié qui augure bien pour l'avenir.

dimanche 17 mai 2026

Sur mes pas de spectateur pour "Antilope: Que reste-t-il de notre humanité ?" au Quai 5160 !

 Lorsqu'est apparue sur mon radar de spectateur, (merci Mathilde !), cette proposition, j'ai trouvé de la place dans mon agenda. Voilà donc pourquoi mes pas, en bonne compagnie, se sont dirigés tout à l'ouest de la ville de Montréal, jusqu'au Quai 5160 (Maison de la culture de Verdun) pour assister à "Antilope: Que reste-t-il de notre humanité ?" de Mathilde Heuzé, Isotone et Djima !

                                                         Tirée du site de l'évènement

Malgré notre arrivée hâtive, plein de gens de tout âge attendent l'ouverture de la salle. Une fois rendu à ma place, tout en haut, une première fois depuis, un certain temps, le temps passe et puis une fois les paroles d'accueil énoncées, la présentation débute.  Nous apparaît cet "être" (Mathilde Heuzé) qui nous entraînera dans une suite de tableaux qui auront des couleurs circassiennes et chorégraphiques, avec une touche poétique. Tout cela est entouré d'un aura de mystère avec un enrobage lumineux efficace et magique et une trame musicale fort appropriée. Tout cela, je l'apprendrai dans la discussion d'après représentation est créé en direct !

 Pas besoin d'être un grand observateur pour découvrir devant moi l'intérêt des plus jeunes, des moins jeunes et des plus très jeunes à cet être qui évoluait sur "terre" et dans les "airs". Je dois avouer qu'il m'est arrivé de retenir mon souffle à certains moments lors des envolées de ce personnage. Il en reste que le destin de l'être humain, incarné par "Antilope" a eu pour moi, une allure de "chute de l'ange" après une montée dans les cieux ! Mais, je serai humble, la réponse à cette réalité fort réelle, reste ouverte !

Ainsi donc, encore une fois, fort heureux d'avoir pu apprécier le travail de cet artiste que j'ai découvert lors de son passage à l'EDCM, il y a quelques années et qui, maintenant ajoute à ses habiletés des disciplines circassiennes ! 

Après la représentation, s'en est suivi une discussion, riche en informations, avec les artisans durant laquelle, nous en apprenons plus sur la contribution de chacun autant à la trame musicale "enrobante", aux effets visuels fort riches et aussi à celui qui s'assure que les mouvements aériens soient tout autant réussis que sécuritaires. Voilà une proposition qui mérite d'être découverte par le plus grand nombre !

Et en bonus supplémentaire, nous avons eu droit à la remise d'un carton intitulé, "ABCDE du public". Je ne vous indiquerai pas tout ce que l'on peut lire sur ce carton, mais je vous en donne un exemple. "D" pour ComprenDre", comme "Les arts vivants, comme les arts visuels, peuvent être abstraits ou conceptuels. Quand je vais voir un spectacle, j'accepte de ne pas tout saisir. C'est correct de rester dans le flou: ¨ca fait partie de l'expérience ! Conseil que je considère fort judicieux ! Et pour les autres lettres, faudra vous rendre dans un des Maisons de la Culture pour trouver cet ABCDE fort instructif !

lundi 11 mai 2026

Sur mes pas à la rencontre de "Miel" du Collectif La Tresse !

Lorsque mes pas m'ont amené jusqu'au Wilder, j'étais bien curieux de découvrir entièrement la plus récente création de Geneviève Boulet, Erin O’Loughlin et Laura Toma ! Parce qu'au Midi-Coulisse, quelques temps avant, j'avais pu apprécier un court mais prometteur extrait de "Miel" !

                                       Crédit Valérie Boulet tirée du site de l'Agora de la Danse

Lorsque la porte de l'Espace Orange s'est ouverte, plein de monde en attente, c'est devant une salle comble que le tout débutera. Tout discrètement débutera la présentation, là juste devant moi à "mon" siège en première rangée. 

Pour la suite, les différents tableaux avaient, pour moi, différentes saveurs et textures, comme pour le miel, selon les fleurs que les abeilles ont butinées. Il y a eu des moments avec des mouvements fort onctueux, d'autres plus sucrés, d'autres plus délicats. Aussi ces moments qui "au gré du vent", sur le son d'un violon me fait dire "ouf" intérieurement ! Ce qui a amplifié mon expérience de spectateur est la réaction de ma voisine de siège qui réagissait à ce qu'elle découvrait dont durant un tableau durant lequel elle a été manifestement fort touchée par ce qu'elle découvrait !

Pour reprendre les mots de présentation de l'œuvre sur le site de l'Agora de la danse, à propos de ce collectif, "Leurs œuvres, à la fois poétiques, mystiques et pleinement incarnées, invitent le public à célébrer notre humanité dans toute sa complexité et sa beauté.". Et moi, je suis tenté de rajouter, que ces oeuvres savent aussi nous toucher !

C'est donc "délecté" par ce "Miel" que mes pas me ramènent fort heureux à  la maison !

mercredi 6 mai 2026

Sur mes pas chez Tangente pour découvrir deux oeuvres qui ont tout de rencontres personnelles.

 Lorsque mes pas se sont rendus jusqu'à la porte de l'Espace Vert du Wilder pour découvrir le programme double proposé, j'étais fort curieux. Parce que les deux artistes à l'affiche, je ne les connaissais pas. Ainsi donc encore une fois, la gang de Tangente, il md semble, me fera découvrir de nouveaux territoires. Et sans vouloir divulgacher, c'est bien ce qui est arrivé. Mais commençons par le début, soit de mon entrée dans l'Espace Vert pour ensuite me diriger vers "mon" siège en première rangée. 

Pendant que les sièges se remplissent, moi devant je découvre à ma droite, un siège recouvert avec des articles de vêtements, il me semble et au milieu tout au fond de l'espace scénique, un petit promontoire. Le temps passe et puis, il me semble qu'une forme humaine s'y est installée ! Le moment venu, Jaleesa Coligny, commissaire chez Tangente, nous adresse les paroles d'accueil. 

Et puis tout doucement débute "Mon corps le sait" de et avec Nina Willywonka Chati. Le tout débute avec cette forme humaine tout en blanc immobile pour un certain temps. Et peu à peu, les gestes se libèrent de la forme statuesque sur blocs qui semblaient les emprisonner. Et peu à peu, je découvre un parcours de vie parsemé d'incertitude et de maladresse, mais animé par une détermination transformatrice jusqu'à sa libération, tout en ne reniant pas ses origines, présentées par un vêtement de sa famille, sur ce siège. Relisant après la description de l'oeuvre, une phrase capte particulièrement mon attention et confirme ma perception de l'oeuvre, soit "Entre contrôle et abandon, elle explore les tensions, les non-dits, les déformations et les renaissances d’une personne franco-algérienne en quête de légitimité."

Crédit Sandra Lynn Bélanger fournie par Tangente

Et puis après une courte pause, débute "Make Me Cry" de et avec Tia Ashley Kushniruk qui arrive revêtue, entre autres d'une peau de banane ! Après un début avec une touche comique, elle se libère de peau de banane. Et par la suite, nous sommes entraînés dans une suite de courts tableaux qui ont pour moi tout de la performance, mais pas tant de la danse. Il en reste que je reste captif par ce que je découvre devant moi, jusqu'à me faire mon scénario ! Et mon scénario est constitué d'un parcours de vie, parsemé d'embûches et de moments "éclatés" aussi, de ce personnage déterminé qui se libère des images assignées pour se révéler tel qu'il est. Durant la représentation, elle viendra vers nous, interagira avec nous, comme un symbole fort pour briser les frontières. Et aussi fournissant à certains d'entre nous de quoi "éclairer le propos" ! Voilà une proposition surprenante, déroutante aussi pour moi, mais qui a eu le mérite de me faire rencontre une performeuse dont la présence sur scène est irradiante !

                                           Crédit Sandra Lynn Bélanger fournie par Tangente

Après les applaudissements, il s'en suit, en ce lundi soir, une rencontre avec les deux artistes animée par Kim-Sanh Châu qui dans un premier temps avec elles abordent les thèmes essentiels de ces oeuvres. Confirmant ma perception de leur point commun, soit "identité" qui pour les deux est fondamentale, compte-tenu de leur origine double, soit franco-algérienne pour Nina et chinoise ukrainienne pour Tia et le parcours pour la faire épanouir !

Mais, voici venu le moment où il faut partir et lorsque mes pas me ramènent à la maison, j'ai encore en tête plein d'images de ces deux propositions qui ont su laisser une marque tangible dans ma mémoire. 

dimanche 3 mai 2026

Mes pas pour découvrir "Visages" à l'Espace Go !

 Lorsque mes pas en bonne compagnie se sont rendus jusqu'à la porte de l'Espace Go pour découvrir, Visages", leur dernière proposition de cette saison, j'étais bien curieux ! Suffit de voir l'affiche pour comprendre, avec sur scène,  Isabelle Brouillette, Sophie Cadieux, Etienne Lou, Marie-Thé Morin et Anne-Marie Olivier.

                                            Crédit: Gabrielle Sykes, tirée du site de l'Espace Go

Arrivés tôt, le hall est encore assez tranquille, mais rapidement, il se fait bien plein. Avec l'ouverture des portes, nous nous dirigeons jusqu'à nos sièges en première rangée. Pendant que la salle se remplit,  déambulent parmi nous d'abord une femme, puis une autre. Il y aura aussi ces apparitions et ces disparitions derrière le rideau de l'espace scénique. Je ne pourrais pas dire pour les autres personnes dans la salle, mais, moi, cela me laisse le visage dubitatif ! Comme un préambule à ce qui suivra ? Et puis débute plus formellement la représentation avec les paroles d'accueil d'une des membres de l'équipe de l'Espace Go.

Je ne résumerai pas ce qui suivra, mais impossible pour moi de ne pas revenir sur certains moments "marquants" de ces quatre-vingt-dix minutes qui mettent de l'avant, différentes déclinaisons d'un visage. Comment ne pas être embarqué dans cette oeuvre par le tableau de Sophie Cadieux qui s'adresse à nous ?

Le tableau de la rencontre d'Étienne Lou avec un personnage célèbre nous entraîne dans son périple psychologique personnel et de son interprétation des visages, cela me fait dire ouf ! Et aussi qui me fait découvrir un philosophe du cinquième siècle avant J.C, Empédocle ! Un autre tableau fort surprenant et par conséquent fort intéressant est celui de ce personnage qui est un sosie de Vladimir Poutine. 

Et je serai touché par ces moments en fin de parcours avec Isabelle Brouillette qui, vous le savez sûrement, a dû passer par une transformation bien involontaire de son visage.

Nous revenons satisfaits de cette expédition dans les différentes déclinaisons des "Visages", parsemées de ces masques qui nous rappellent que la personne devant nous pourrait être une différente déclinaison de celle que l'on pense !