mardi 28 avril 2026

Sur mes pas jusqu'au Studio 303 pour assister à la troisième édition de leur "Marathon" !

 Lorsque mes pas se rendaient jusqu'à la porte du Studio 303, tandis que un peu plus haut dans ma tête, la tristesse et la nostalgie prenaient bien de la place. Parce que, ce que j'allais découvrir était la dernière proposition publique de cette gang dans ce local rue Ste-Catherine. Pour le souligner, l'équipe de direction nous proposait un marathon, rien de moins, constitué de "30 courtes propositions en danse et performance, dédiée à l’expérimentation!". Le terme "courtes", parce la durée imposée est de cinq minutes, pas plus ! Ce marathon se fera en trois parties et nous pouvons assister à l'une ou à deux ou toutes les parties. Pour moi, évidemment, j'y vais pour les trois et pour m'assurer de "ma" bonne place, j'arrive tôt et je l'aurai, tout à côté de Kim-Sanh Châu, celle qui captera tout ce qui sera présenté.

                                                       Studio 303

Le moment venu après avoir ajouté quelques autres coussins, la soirée débute par les mots officiels avec juste après la première performance fort solennelle, celle de Jo Leslie, l'une des trois membres fondatrices de ce lieu. Impossible de ne pas ressentir dans ses propos, une nostalgie et une certaine tristesse, mais aussi une fierté de tout ce parcours fait depuis la création de ce lieu en 1989 ! Il s'en suit de sa prestation toute empreinte de légèreté avec une finale fort symbolique avec des mouvements d'envol ! Parce que si cette gang "s'envole" de ce lieu, la prochaine destination est connue, plus au nord de la ville sur la rue Berri !

Je ne reviendrai pas sur chacune des autres présentations qui m'ont permis de découvrir ou de revoir en action les différent.es artistes. Dans cette première partie, viendront, Danae Serinet Barrera, Jimmy Trieu Phong Chung, Mireille Tawfik, Morgane Guillou, John Vaccaro, Guillaume « Kio » Roberts-Cambron, Kristina « Kriss B. » Brown, Vicky Gélineau et Liam Gover.

Pause

Curieux que je suis, je me demandais comment avait été choisi les différent.es artistes et plus tard durant ce "marathon", j'ai appris qu'il y avait eu un appel à projets et qu'un comité avait ses choix. À la vue de ce que j'ai découvert par la suite, les choix étaient fort bons et le talent est abondant dans notre ville !

Fin de la pause

Il en reste, que comme toujours, ce que me présente Alanna Kraaijeveld avec son piano, cette fois, me fait dire "ouf". Il y aussi la performance "toute philosophique", pour conclure cette première partie, de Liam Gover, avec son "This is a chair, ceci est une chaise." 

Arrive la  pause, où nous devons quitter le local de présentation, je reviens retrouver mon siège qui m'a attendu fort sagement à la même place. Pas trop loin de moi, deux artistes malentendants avec juste à côté une interprète. Et puis débute cette deuxième partie avec Qiz7a Art, Amrita Choudhury, Sandrine Kwan, Sydney Mcmanus, Selena Russo, Andrea (elle/she) Rocha, Lara Haikal, Ariana Pirela Sánchez, Sherecia Mclean-Leslie et Vicki Machin.

Parmi les différentes propositions, particulièrement heureux de revoir Amrita Choudhury, que j'avais récemment découvert chez Tangente avec une proposition comme un parcours de vie, empreinte de cérémonial. Aussi une chorégraphe que je n'avais pas vu performer depuis un bon bout de temps, Ariana Pirela Sánchez qui nous amène de mouvements empreints d'hésitation vers des moments riches en affirmation et en rapidité.

Après une dernière pause, nous revoilà reparti pour la troisième partie de ce "marathon" avec dix autres artistes, soient Dona-Bella Kassab, Jacqueline van de Geer, Colectiva Tribu, Karen Fennell, Leslie Predy, Charles Gao, Madeline Savoie, Noel Vezina, Sophia Wright et Waki Inoh. Et pour cette troisième partie, les rideaux sont tirés, empreignant le lieu d'une intimité marquante.

Encore une fois, je ne reviendrai pas sur chacune des propositions. Une de celles-là, mérite à mes yeux d'y revenir. Comme à chaque fois que je découvre une de ces créations, Jacqueline van de Geer, nous présente une performance portant sur la violence faire aux femmes, sujet d'actualité, vous conviendrez sûrement ! Et pour transmettre son message plus concrètement, elle lance parmi nous de petits bouts de papier avec différentes informations. Celui que j'attrape, indique que 44% des femmes de 15 ans et plus ont vécu une forme d'abus de leur partenaire intime durant leur vie. Aussi pour compléter mon retour, la proposition de Sophia Wright, accompagnée par Lael Stellick qui captive par ces mouvements en contre jour, effectués derrière une toile. 

Ainsi donc, mes pas se mettent en marche pour retourner chez moi après ce "marathon" fort riche de trente propositions. Si je n'ai fait que quelques retours, cela n'enlève rien à la qualité et l'imagination des autres artistes qui nous ont proposé leur cinq minutes d'une création qui pourraient avoir une évolution plus longue et élaborée. Et je me promet de me rendre dans leurs nouveaux locaux lorsque la gang nous proposera des propositions publiques.

lundi 27 avril 2026

Sur mes pas chez Tangente pour découvrir la soirée "100Lux" 2026, haute en couleurs !

 C'est devenu pour moi une tradition, celle d'assister à la soirée "100Lux" présentée par Tangente. À mon arrivée à la porte de l'Espace Orange, le hall d'attente est fort animé, parce que se produit un duo "In the Loop". Pour cette soirée, Shash’U et Waldo, l'un, beatmaker (avec sa console) et l'autre avec son corps à la danse, interagissent par improvisation. Un seul mot me vient en tête pour décrire la trentaine de minutes des presque deux heures de leur performance et ce mot est "wow"!

Le moment venu, la porte de l'Espace Orange s'ouvre et je pourrai trouver ma place sur "mon" siège en première rangée sur le côté "frontal de l'espace scénique. Le moment venu avec la salle bien pleine de spectateurs, nous avons droit aux paroles d'accueil d'une des personnes du comité de direction de 100Lux qui nous présente les différents activités de cette semaine, 100Lux" et de Jaleesa Coligny, commissaire chez Tangente qui nous livre un message tellement important sur les enjeux mondiaux actuels. J'aurais tellement souhaité que ce texte s'envole de ce lieu pour aller à la rencontre du plus grand nombre. Promis, s'il arrive à moi, je lui fais une place dans ce blogue.

Au programme, trois propositions sélectionnées par un jury composé de  Nindy Banks, Do Phan Hoi, Mecdy «Mystic Rootz» Jean-Pierre, rien de moins !

Et puis débute la première proposition, "Séduire, jouer, disparaître" de et avec Alexe LEX Lebel-Faille. Avec un début frontal, cette performance de whacking nous propose des moments langoureux et des jeux de bras, "ouf" ! "Capter l’attention et en avoir le contrôle devient la quête ultime de la danseuse." était son objectif annoncé. Mission réussie, dit le spectateur captivé que j'ai été tout au long par ce qu'elle nous présente avec une finale tout en lenteur ! 

Crédit : Laurence Rosset fournie par Tangente

Après une courte pause, débute "Fragments" de Daniel Faye avec dans l'espace scénique, ce qui me semble être des parties d'un mannequin. Après un début "flashant", une musique en vrombissement et une atmosphère électrique, il nous livre une performance de waving, toute en douceur et en subtilité. La connexion entre lui et son "alter ego" reste pour moi un moment marquant de cette proposition.

                                            Crédit: Denis Martin fournie par Tangente

Et puis débute la troisième et dernière partie de cette soirée avec "Contact" de NU.SKIN, collectif composé de Alain «Swifty» Abboud, Andrew «Drew Hollow» Ea, Kevin «Sonik Boom» Desriveaux, David «Dvd» Michel, Zachary «Flight» van Gils et Sean Wathen. Annoncée comme "un hommage à ces liens précieux, à cette humanité vivante qui se construit à travers le temps, les gestes et la présence", cette proposition le fait avec des performances physiques qui ont pour moi des allures de feu d'artifices. Avec des performances individuelles et collectives qui nous montrent les liens et la complicité qui les unissent. Et au moment, où je croyais que c'était terminé, nous arrive en pièces détachées, les parties d'une batterie qui une fois toutes mises ensemble, deviendra par l'un d'eux (Andrew «Drew Hollow» Ea),  le catalyseur d'une surenchère de mouvements hautement spectaculaires. Et moi de me dire intérieurement "ouf" !

                                            Crédit : Laurence Rosset fournie par Tangente

En cette fin de soirée, mes pas pas mal plus sages que ceux que je viens de découvrir me ramènent heureux et satisfait avec des images plein la tête !

samedi 25 avril 2026

Sur mes pas à la découverte de "COSMOS³" de Danse-Cité !

 Lorsque mes pas m'ont amené découvrir les trois propositions de la soirée "COSMOS³"concoctée par Sophie Corriveau et Michael Martini de la gang de Danse-Cité, j'allais me rendre à un tout nouvel endroit pour moi, soit Les Ateliers Belleville dans le nord de la ville de Montréal. 


                                           Affiche de la soirée tirée du site de Danse-Cité

Pause

Ce building fraichement rénové pour devenir un "pôle culturel mixte et autogéré" est le plus récent de ceux que je découvre depuis quelques années. Ce qui, à mes yeux, montre la force et la ténacité des gens en art pour trouver un lieu pour créer et performer aussi !

Fin de la pause

Une fois rendu, après quelques détours, je suis accueilli à la porte avec des sourires, pour ensuite monter jusqu'au troisième étage avec déjà plein de monde à la porte du lieu de présentation. Au programme de la soirée, trois propositions et un "repas" ! Oui, oui, un plat fort bon que nous pourrons apprécier entre la première et la deuxième proposition.

Le moment venu, la porte s'ouvre sur le lieu de présentation et nous sommes invité.es à prendre place par terre ou sur un petit banc tout autour de l'espace de présentation. Une fois ma place trouvée, je découvre dans ce lieu enrobé d'un éclairage argenté, un "genre" de chariot à trois tablettes avec sur la deuxième tablette, un corps immobile. Une fois, déposé dans le lieu, les paroles d'accueil et de présentation de la soirée sont faites pour laisser place à un silence mettant nos sens en alerte.

Et puis, débute la prestation de et avec Mara Dupas qui d'abord, émerge tout en lenteur, de ce lieu contraignant, comme d'un cocon. Ce qui suivra représente pour moi, le parcours de cet être anonyme (parce que le visage est recouvert d'un tissu !) jusqu'à son affirmation. Pour y arriver, il y aura la brève rencontre avec les gens tout autour et en passant tout près de moi. Et puis arrive le moment durant lequel le visage se révèle pour ensuite prendre appui sur les objets du lieu et aussi des gens pour poursuivre son chemin ! Si tout au long, des paroles sont énoncées, je retiens, en fin de parcours, le prénom "Mara", comme si de tout ce chemin et de ces rencontres, cet être, sorti de son cocon, était devenu un être affirmé !

                                            Crédit: David Wong fournie par Danse-Cité

La prestation terminée et les applaudissements faits, nous sommes invité.es à aller manger le plat, fort succulent concocté par l'artiste Radwan Ghazi Moumneh. De retour en salle, nous devrons retrouver une place selon les nouvelles indications pour assister à la deuxième proposition de vingt minutes. Parce que cette soirée est composée d'une première partie de trente minutes, suivie d'une deuxième de vingt minutes et la soirée se conclura par une dernière de dix minutes !

                                             Crédit: David Wong fournie par Danse-Cité

Sont déjà en place, Justin de Luna aussi créateur avec les autres interprètes, Fran Chudnoff et Lyzah Favero. Et puis débute la prestation avec des bruits de pas de l'un.e d'eux qui sera suivi par ceux produits par les deux autres. Dans ce qui suivra, je découvrirai un dialogue de pas qui résonnent avec au passage le bruit d'un frottement de pantalon. De cette proposition "abstraite", j'en retiens le plaisir d'être ensemble, leurs regards en attestaient, pour faire résonner le lieu avec une gestuelle similaire et en même temps différente. De ces pas qui résonnent en harmonie ont été pour moi, des symboles de pas partagés et transmis jusqu'à ce que le silence reprenne sa place.

                                           Crédit: David Wong fournie par Danse-Cité

Suivant les indications, nous sommes invité.es à nous déplacer pour trouver une autre place devant un "chantier" en pleine construction pour nous présenter la troisième partie de la soirée. Ainsi donc, débute informellement "gazon plywood" de et avec Priscilla Guy, Michel F. Côté, Sonya Stefan. Au milieu du petit espace scénique, comme le titre l'annonce, un bout de gazon avec juste devant un planche de plywood avec autour des chaises et des paires de patins à glace. Sur un écran derrière, des images en lien avec ce qui se passe devant moi. Et puis les interprètes se mettent individuellement en action. Et c'est chacun.e de son côté que les mouvements et les déplacements débutent. Il y a dans ces déplacements, patins au pied, des résonances qui sont fort bien répercutés par les petits micros disposés par terre. Si le propos est quelque peu abstrait, la résonance de ces déplacements est bien concrète, elle ! Et dix minutes, ça passent très, sinon trop vite.

                                                 Crédit: David Wong fournie par Danse-Cité

Une fois les applaudissements complétés, mes pas se remettent en action pour revenir à la maison tout en me remémorant cette soirée délicieuse, autant par les oeuvres au programme que par le plat servi ! Et me disant aussi que la gang de Danse-Cité depuis plus de vingt ans pour moi me réserve de fort belles surprises !

mercredi 22 avril 2026

Sur mes pas à l'Agora de la Danse pour découvrir "LABOUR" du duo Emily Gualtieri et David Albert-Toth (Parts + Labour) !

 Lorsqu'est apparu sur mon radar la plus récente création de Parts + Labour (Emily Gualtieri et David Albert-Toth), il fallait que je la découvre. Et le spectateur que je suis est "béni", parce que c'est à la première dans l'Espace Bleu du Wilder que mes pas m'ont porté en ce mardi soir pour le faire . Une fois la porte ouverte, je me dirige à "mon" siège en première rangée pendant que tous les sièges trouveront preneurs ou preneuses. Fébrile de découvrir cette proposition, parce que je suis un fidèle de cette compagnie depuis plus de dix ans, treize plus précisément, avec, la première fois, cette rencontre avec "La chute" dans lequel David-Albert m'avait rejoint droit au coeur ! 

Les représentations de cette première série affichent "complet" et moi, de me dire, pourquoi ne pas l'avoir présentée plus haut dans l'Espace Orange qui peut accueillir pas mal plus de monde. La réponse à ma question, je l'aurai dans les prochaines minutes et cette réponse contient le terme "proximité" ! Et cette proximité débute à notre arrivée en salle avec les interprètes déjà dans l'espace scénique sur lequel on retrouve des haut-parleurs et d'autres accessoires dont certains surprenants soit un contenant de poulet frit du colonel! 

                                   Photo de Kristina Hilliard tirée du site de l'Agora de la danse

Et puis tout doucement, les choses se mettent en place et les interprètes (Maïka Giasson, Brianna Lombardo, Frédérique Rodier, Lou-Anne Rousseau, Jossua Satinée), une équipe d'étoile pour moi et qui le démontreront par la suite, sont là devant immobiles ! Peu à peu, je découvre leurs ondulations captivantes qui s'avéreront les prémisses d'ondes sismiques et de métamorphoses ! Mais où m'amèneront ces vagues ? La réponse ou les réponses à cette question, je la ou les découvrirai dans cette suite de rondes dans lesquelles des couches vestimentaires s'enlèvent et que les personnalités se métamorphosent et se révèlent !

Tout au long de ces rondes, plein d'images et de sentiments émergent en moi, dont des aspects de notre vie quotidienne avec ses épisodes de vie, dont manger et se brosser les dents. Aussi que doit-on prendre et que doit-on laisser ? Impossible de ne pas être captivé par ce qui se présente à nous devant, dans lequel se découvre le rythme effréné de ses vies, mais plus particulièrement, celles des femmes qui doivent endosser plusieurs rôles en évoluant ou en se métamorphosant d'un à l'autre ! 

Je partage totalement les mots qu'il est possible de lire sur le site de l'Agora de la danse, sur cette oeuvre fort pertinente, soit "Portée par des cadences instables, LABOUR fait du corps un lieu de métamorphose où se confrontent les réalités fragmentées du monde contemporain, à travers des gestes de soin et de puissance collective." Il est aussi pour moi important de souligner, entre autres, la collaboration de Frannie Holder à la trame musicale et Paul Chambers aux éclairages !

Voilà pourquoi encore une fois, j'ai tellement apprécié ma rencontre avec une proposition de ce duo, alliant propos et émotions, que je me promets de revoir. Parce que oui, j'ai déjà mon billet pour la deuxième série de représentations !

mardi 21 avril 2026

Sur mes pas à une autre belle soirée "BOOMERANG-DANSES PARTAGÉES" qui augure bien pour l'avenir !

Depuis six ans, mes pas m'amènent régulièrement à une édition de "BOOMERANG-DANSES PARTAGÉES", qui comme on peut le lire sur le site de l'EDCM, est décrite de la façon suivante: "Favorisant l’insertion professionnelle, Boomerang – danses partagées est une plateforme de diffusion développée par l’EDCM offrant à ses diplômé.e.s la possibilité de présenter le fruit de leur création." Et comme dit en début de présentation, ces diplômé.es sont appuyé.es par une personne du milieu et bénéficient d'une résidence de plusieurs heures.

C'est par ce printemps qui se fait fort frisquet que mes pas m'ont amené jusqu'à La Sala Rossa pour découvrir les trois propositions à l'affiche pour cette soirée. Une fois les portes ouvertes, je peux me rendre à "ma" place en plein milieu de la première rangée en attente du début pendant que tout autour de moi les autres sièges trouvent preneurs et preneuses.

                                               Affiche de la soirée tirée du site de l'EDCM

Et puis arrivent devant nous, les trois membres du comité responsable de la soirée, Maéva Cochin, Clémence Dinard, Mathieu Hérard qui nous présentent les trois propositions solo à venir. Donc au programme, "Roots" de Oly Dion, "Fanée; Je veux danser toute la nuit avec toi" de Coralie Fortier et "Glitterfang" de Clara Biernacki.

Et puis le tout démarre avec "Roots" de Oly Dion. Dans ce qui suivra, je découvre différents états de corps, soient, un corps en éclosion, un corps torturé, un corps en révolte, un corps qui résiste, un corps qui abdique vers sa fin prévisible pour s'en retourner. Durant cette vingtaine de minutes, je l'ai accompagné tout au long de ces moments qui se voulaient, tel qu'annoncé, "une fenêtre sur l’impact que porte les hiérarchies de pouvoir." 

Pause

Coïncidence !!!! La veille sur mon petit écran, je découvrais sa prestation à l'émission "Révolution" et encore à cette occasion, il avait fort bien réussi sa rencontre avec le public et les juges !

Fin de la pause

La soirée se poursuit avec "Fanée; Je veux danser toute la nuit avec toi", la proposition de Coralie Fortier. Et comme annoncé, son "solo en deux parties plonge le public (dont moi) dans une expérience intime et émotive." De ces moments "éclatés" avec des jeux de bras (ouf !!!) et une trame musicale (re ouf !!!) jusqu'à son repliement transformatif, incluant ses vêtements" qui la rend plus "sage", elle m'a captivé !

Et puis, pour compléter le programme de la soirée, "Glitterfang" de Clara Biernacki. C'est de la scène, espace surélevé de l'espace, sur une table, qu'elle se présente à nous. Le programme de la soirée l'annonçait, "Que signifie être ballotté entre la liberté instinctive et la violence de la contrainte ?"

Pour moi, son cheminement est intense et "rayonnant" de tension, avec des moments de désespoir mais aussi le besoin de s'assumer, de se transformer et de persister. Elle me transmet aussi par son regard cette tension à aller de l'avant !

Et une fois, les applaudissements fort bien mérités aux trois réunis dans l'espace scénique, il s'en suit une période d'échange avec le public qui comme pour moi, trouve réponses aux questions posées. 

De mes précédentes rencontres "BOOMERANG", régulièrement j'ai pu découvrir une suite plus complète de ce que j'avais vu et cette fois, je suis certain que ça sera aussi le cas pour ces trois propositions que je viens de découvrir !

vendredi 17 avril 2026

Sur mes pas à la rencontre des personnes finissantes du Département de danse de l'UQAM !

 À chacun ses plaisirs, mais moi ancien prof, un de mes plus grands est de découvrir le résultat d'un parcours éducatif. Voilà donc pourquoi, en ce jeudi soir, mes pas se sont dirigés jusqu'au 840 Cherrier pour découvrir la soirée "In the flesh" de et par les personnes finissantes du département de danse de l'UQAM. Cette gang, j'ai eu l'occasion de les voir performer lors de la soirée de fin de deuxième année et aussi pour quelqu'un.es, lors d'une des éditions de Passerelle 840.

                              Affiche de la soirée tirée du site du département de danse de l'UQAM

Au programme, trois propositions d'une vingtaine de minutes chacune. Une fois les portes ouvertes, je me dirige dans le lieu pour prendre place sur "mon" siège en première rangée. Le temps que la salle se remplisse, j'ai le temps de découvrir dans l'espace scénique quatre "corps" immobiles, étendus par terre. La trame sonore a une coloration mystérieuse. Voilà ce qui met la table à "Vie et mort des homo-algus", la proposition de Will Fayolle interprétée par Fannie Lahaye, Lula Mengual, Adélie Poulin-Coulombe et Alexandre Rival. L'espace est délimités par une corde circulaire. Et puis arrive le moment durant lequel je découvre l'éveil de ces corps qui se traduit par de légers mouvements de leurs pieds. Impossible de ne pas être captivé par leur lente évolution, comme une lente émergence du fond de soi. Et une fois en plein éveil, je découvre que leur visage est masqué par une cagoule de tissus. Étanches, je me demande ??? La réponse à cette question, je l'aurai à la sortie de la salle en fin de soirée, mais je la garde pour moi !!!! Il en reste que l'évolution de ces homo-algus, semble évoluer entre la joie et le doute, jusqu'à leur déclin funeste !

Après une courte pause, débute "Impossibilité collective" de Florence Létourneau avec Julia Fafard, Leila Hébert, Jade Leblanc et Valérie Thouin, avec l'arrivée avec un son strident d'une première interprète, tout doucement. Il s'en suivra de l'arrivée à tour de rôle des trois autres. Il s'en suit des moments chorégraphiques "tout en action". Ce que je découvre devant moi est la détermination de ces quatre personnes face à leur destin, qui avancent, qui rient et qui crient avec de beaux moments durant lesquels leurs corps ondulent. Comment réagir au bout de ce chemin de l'affirmation, sinon par ces corps qui s'éclatent. Suite à ces moments, je partage l'intention de la chorégraphe qui indiquait dans le programme, "L’impossibilité collective relève de la fureur intime et nécessaire. Celle qui s’agrippe dans l’ombre et qui règne par sa frénésie dans une résistance dissociée."

Et pour terminer cette soirée, il y aura "Méfie-toi de l'eau qui dort" de Anielka Oliva-Ruiz , avec Antea Chintoh, Mary-Celeste Flores Zapata, Christèle Pegeurro et Gabrielle Rodriguez Rosal. Au son des vagues, émergent de l'obscurité les quatre corps tout de noir vêtus. Rapidement, je ressens une attitude déterminée avec des gestes tout en affirmation pour faire face. Je ressens vite et fort bien ces parcours de vie avec ces moments ondulatoires. L'intention de la chorégraphe qui est de rendre," un hommage à celles•eux qui nous ont précédé, à celles•eux qui nous entourent aujourd’hui, et pour celles•eux qui nous suivront.", je l'ai ressenti. Le mot qui m'est venu après ces parcours est "solidarité" ! 

Le tout terminé, c'est avec les paroles des trois chorégraphes que la soirée se conclue et que moi, je me rend à leur kiosque "solidaire" et y revenir avec un biscuit fort succulent, en échange d'un don pour une cause fort belle et nécessaire, celle des femmes en difficulté. C'est fort heureux de ces trois rencontres chorégraphiques que mes pas me ramènent à la maison tout en me disant que ces jeunes ont un propos pertinents et leurs propositions sont fort éloquentes. Et en remerciant aussi tous ceux et celles qui les ont guidé et accompagné tout au long de leurs parcours scolaires. 

jeudi 16 avril 2026

Sur mes pas à deux rencontres fort belles et personnelles chez Tangente au "LABdiff 9" !

 Lorsque mes pas, en ce lundi soir, m'amenaient des locaux de DAM où j'avais participé à leur "5 à 7", jusqu'au Wilder pour assister au "LABdiff9", je  ne savais pas encore que le mot "rencontre" allait être le trait commun de ces deux évènements. À cet autre "5 à 7", j'avais encore fait des rencontres qui ont été forts riches et prometteuses, dont une qui se concrétisera par une proposition au Festival Fringe dans les prochaines semaines.

Mais revenons au propos premier de ce texte et à mon arrivée devant la porte de l'Espace Vert du Wilder pour découvrir les deux oeuvres au programme de ce "LABdiff 9". Déjà pas mal de monde en attente pour entrer, mais, une fois la porte ouverte, je pourrai trouver ma place sur un des coussins juste devant l'espace scénique avec à mes "pieds" une rangée de petits cierges. Le moment venu, les deux "guides" de la soirée, Laurence et Marco viennent devant pour nous accueillir, nous indiquer que les deux propositions de la soirée ont bénéficié d'une résidence de trois semaines. Ils nous liront aussi un texte fort beau et riche mais qui je le regrette s'est évaporé de ma mémoire !  

Et puis débute, la première proposition de la soirée, celle d'Amrita Choudhury accompagnée dans l'espace scénique par Charo Foo Tai Wei et Emmanuelle Martin. C'était ma première "rencontre" avec celle qui a remporté le prix ENVOL lors de la cérémonie des Prix de la Danse 2024. Comme l'annonçait la description de la proposition, j'ai découvert "L’histoire vraie du parcours d’une femme, de la mort à la renaissance, de la transformation à l’illumination, interprétée à travers les langages vocaux rythmiques du Konnakol et des bols." Cette rencontre s'est faite en paroles et en mouvements, d'abord par Amrita Choudhury, avec les deux autres interprètes en arrière plan.

                                           Crédit: Félix Bonnevie fournie par Tangente

Si au départ les deux autres se font discrètes, le moment venu, elles apporteront une ampleur fort riche durant lequel leur jeu de bras est magnifique. Le parcours terminé, je peux dire que ce fût une fort belle rencontre aux couleurs d'une célébration durant laquelle les mouvements ont rehaussé la richesse du propos. Voilà une proposition de trente minutes qui pourra se développer pour s'épanouir complètement. Il s'en suit l'échange habituel d'un LABdiff" pour recueillir nos réponses aux questions sur différents aspects perceptifs!

Après une courte pause et un redéploiement de l'espace, débute la proposition de Mary-Lee Brunet accompagnée dans l'espace scénique par Romy «Roamz» Denoncourt et Meihan Carrier-Brisson. En entrée de jeu, le thème de la proposition nous est énoncée, soit l'adoption internationale. Thème cher à la chorégraphe, me semble-t-il, puisque la fois précédente, je l'avais vu performer dans "Danser l'entre-deux" de Meihan Carrier-Brisson et Claudia Chan Tak. C'était, il y a environ deux ans à la Faculté de l'aménagement de l'Université de Montréal sur le thème de la quête identitaire. Manifestement une thématique qui lui est cher et qui cette fois, se fera avec l'appui de projections vidéo. Une proposition en trois temps qui dès les premiers moments montrent le besoin de trouver ses repères. Une fois la mise en place du propos chorégraphique, le deuxième tableau est fort riche en mouvements pour faire place dans le troisième par ces images qui nous amènent dans la jeunesse de Mary-Lee Brunet.

                                                     Crédit Pierre Tran fournie par Tangente

Toujours touchant et donc touché, par ces moments qui nous plongent dans son passé avec ces moments d'intimité colorés d'affirmation. 

Le tout terminé et les applaudissements faits, la partie échange avec le public et nos deux "guides" se fait. Et comme le disait une autre spectatrice, je serais tenté d'amalgamer la partie danse et la partie projections vidéo pour que soit rehausser mutuellement les deux façons de nous rejoindre. Et moi, de toute façon, je serai là pour la prochaine mouture de cette proposition.

Mes pas me ramènent fort heureux de ces propositions qui comme je le disais durant cette soirée, me fait aller à la rencontre des autres, ici dans ma ville !

mercredi 15 avril 2026

Sur mes pas chez Danse Danse pour découvrir "Sans quoi nous crèverons" de Virginie Brunelle !

 Lorsque mes pas m'ont amené jusqu'à la Cinquième Salle de la Place des Arts en ce mardi soir, c'était pour aller découvrir la plus récente création de Virginie Brunelle, "Sans quoi nous crèverons". Depuis plusieurs années, je découvre et redécouvre avec intérêt et surtout grand plaisir les propositions de cette chorégraphe. Avec cette proposition, Danse Danse clôture sa saison 25-26 et sans vouloir divulgacher, il le fait de façon éclatante. 

Pour ma part, c'est au pied de l'espace scénique que je la découvrirai ou plutôt avec l'espace scénique à mes pieds puisque de "mon" siège en première rangée, mes pieds empiètent légèrement sur cet espace. Devant moi tout est vide sauf quelques fils qui descendent du plafond vers l'arrière scène. Je le pressent et ce fût le cas, nous aurons droit à une proposition sans artifices scéniques laissant toute la place aux corps et leurs mouvements.

                                           Crédit: David Wong tirée du site de Danse Danse

Une fois les paroles d'accueil faites, le silence et le noir se font maîtres du lieu et puis arrive à la droite une des interprètes (Sophie Breton) qui entreprend une gestuelle répétitive "extrême". Bon, je sais que ce terme peut s'avérer intrigant, mais impossible de trouver mieux. De cette suite de mouvements qui se concluent par une chute brutale, impossible de rester indifférent. Et cela sera aussi le cas pour un des autres interprètes (Alexandre Carlos) qui sous les regards des trois autres (Yelda Del Carmen, Jose Flores et Émile de Vasconcelos-Taillefer), ira l'empêcher de chuter. Ainsi donc sur ce tableau débute la présentation.

Dans ce qui suivra, si je ne perçois pas de trame narrative évidente, je ressens parfaitement l'intention de la chorégraphe qui face au péril du monde actuel, propose qu'il n'y a qu'ensemble que nous pouvons aller de l'avant. Et aussi qu'il faut être là pour les autres !

 Pour y arriver, elle utilise, de ma perspective, du "ballet acrobatique" de haute intensité, réglé au quart de tour. Les images que j'y vois sont fortes et percutantes. Un moment marquant, pour moi, est celui durant lequel, les interprètes viennent lentement au devant de l'espace scénique, juste devant moi, ouf !!!!, nous interpellant du regard !

Et puis ce plaidoyer chorégraphique de haute intensité complété, nous devons revenir ici et maintenant. Et ensuite se lever pour applaudir "tous ensemble" les interprètes qui ont présenté une proposition exigeante physiquement tellement belle !

Encore une fois, Virginie Brunelle réussit à "ébranler les colonnes du temple" pour nous faire réfléchir avec une proposition portée par un quintet d'interprètes de très haut niveau ! Merci Virginie !!!!

mardi 14 avril 2026

Sur mes pas à l'Usine C pour découvrir une proposition humaine et fort touchante avec "CLUB SANDWICH MAYONNAISE" !

 Dire que je suis un habitué des propositions de la compagnie Porte Parole, serait un euphémisme. Sans avoir assisté à toutes leurs propositions, depuis "J'aime Hydro", rarement, en bonne compagnie je n'ai pas assisté à une de leur création. Voilà donc pourquoi, sans hésitation, nos pas se sont dirigés jusqu'à l'Usine C pour découvrir "CLUB SANDWICH MAYONNAISE" de Manuelle Légaré, mis en scène par François Bernier avec sur scène Sylvie De Morais-NogueiraManuelle LégaréAlice Pascual et Martin-David Peters.

                                             Affiche de l'oeuvre. Crédit: Jean-François Sauvé

Le sujet n'est pas léger puisqu'il sera question de l'aide médicale à mourir. Pour illustrer et documenter le sujet, il sera question des moments avant et après le décès de Pierre Légaré, père de Manuelle et humoriste que j'avais tellement apprécié ! C'est de nos sièges en première rangée d'une salle comble que nous découvrirons une proposition toute aussi émotive qu'instructive.

Devant moi, à notre entrée en salle, deux femmes en attente dans une chambre d'hôpital avec un lit sur lequel se trouve un homme immobile. Le moment venu de débuter, nous sommes amenés dans une suite de scènes alternant le avant, le pendant et le après du décès de Pierre Légaré. Le tout est porté par la narration de sa fille, Manuelle Légaré. Les enjeux humains et légaux sont apportés de façon fort habile. Pour quiconque, comme moi, ont vécu le décès d'un proche avec l'assistance médicale à mourir ou non, ce qui est présenté touche et fait réagir. C'est très audible autour de moi.

Et une fois la présentation terminée, les applaudissements se font fort généreux et audibles. Et compte tenu des salles bien remplies à chaque représentation, je n'ai qu'un souhait. Soit qu'elle soit représentée encore et encore.

lundi 13 avril 2026

Sur mes pas jusqu'à l'Université de Montréal pour découvrir deux propositions lumineuses !

 Guidés par une des chorégraphe de la soirée, Morgane Guillou, mes pas se sont dirigés en ce vendredi soir jusqu'au Centre d'essai de l'Université de Montréal pour assister à un programme double en danse. En première partie, "Lueur" par les participant.es de l’atelier Danse contemporaine III (Synapse), chorégraphié par Ariane Dubé-Lavigne, suivie par "Douce foule" de Morgane Guillou en collaboration avec les interprètes.

                                    Affiche de la soirée tirée du site de l'Université de Montréal

Pour une deuxième année consécutive, je découvrirai les pas chorégraphiques sur scène de ces étudiant.es provenant de différents horizons, de sciences biologiques à sciences politiques en passant par histoire et philosophie. Comme quoi la danse peut fédérer les esprits et les corps !

Arrivé tôt, ben oui le spectateur que je suis a ses habitudes, je pourrai, à l'ouverture des portes, trouver "mon" siège en première rangée ! Le moment venu, les paroles d'accueil par notre hôte sont énoncées et s'en suit la première partie, "Lueur", interprétée par Annie Arcand, Konstantin Baibakov, Elpida Bokou Gianneli, Iffig Cariou, Marisol Lachat, Maéva Morellon, Aybuke Ozel et Racha Akila Zebeir. là juste devant moi, les gestes et les mouvements se font et aussi des cierges sont parsemés. Et comme annoncé dans le programme, je découvre un groupe qui "explore la manière d’être ensemble dans l’obscurité, ainsi que les mouvements inspirés par la douceur et la fluidité de la lumière d’une chandelle."

De ces petites flammes qui balisent le lieu, je suis captivé par les gestes enrobés de mystère et de ce que ces doigts ont entre eux. Et  de cette écoute mutuelle, il s'en suit une évolution collective vers le but final de tout.es ! Voilà une belle illustration de ce que la danse peut porter comme message et cette oeuvre l'a bien fait.

Après une courte pause, s'en suit la deuxième partie de la soirée avec Louna Buty, Alizée Dias, Philippine Cornet, Camille Dubois, Lou Floczek, Elisabeth Galbraith, Marie-Ange Goyette, Béatrice Lavallée, Alexanne Pacheco, Héloïse Soyer, Alicia Touil, Alexane Valence, Lou Wider et Clara Wolfe. Le tout débute avec l'arrivée de deux interprètes qui prennent place assises sur le côté droit de l'espace scénique éclairé, tandis que derrière, les autres restent dans l'ombre. Et puis à peu, je découvre que c'est avec les yeux bandés que le groupe pendant la lumière se propage. 

Intrigué et captivé par les mouvements exécutés "à l'aveugle", pendant que sur l'écran derrière, nous découvrons leurs mouvements en synchronisé ou en décalé (si je me fie à la date indiqué sur ce même écran). Un moment fort pour moi, est celui durant lequel, il y a celle qui est abandonnée et en déperdition. Des questions émergent en moi, telles que "Quand les limites se font humaines ?" et "Que peut-on faire avec un être humain à la dérive ?" Ainsi donc comme l'annonçait la chorégraphe dans la description de la proposition, "j'ai voulu me pencher sur cette tension entre exposition et liberté, entre le poids du regard et la possibilité de s'en affranchir notamment en jouant avec.». Mission accomplie Morgane !

Il en reste dans la pénombre surgit l'éveil avec les corps qui se libèrent de leurs entraves visuels avec des vagues humaines qui viennent vers nous. Et puis arrive une caméra sur scène qui capte et projette sur l'écran ce qu'elle découvre. Et puis, oups, vers la fin, cette caméra se tourne vers nous et ne voilà tu pas que cet écran apparait avec d'autres, ma "face" ! Comme quoi, personne n'est à l'abri du regard des autres dans le monde actuel ! Voilà une oeuvre hautement d'actualité, fort bien interprétée, qui a su autant captiver que questionner. Et qui rappelle aussi qu'il est inutile de se fermer les yeux parce que nous ne sommes pas à l'abri du regard des autres !

Mes pas me ramènent fort heureux de ces rencontres riches en messages et fort bien interprétées !

vendredi 10 avril 2026

Sur mes pas à mon Collège, Ahuntsic, pour découvrir une soirée danse-théâtre fort habilement préparée et superbement présentée !

 C'est toujours avec un grand plaisir que me pas me portent jusqu'à mon Collège pour différentes activités. En ce jeudi soir, en bonne compagnie, j'irai découvrir, à l'Espace le vrai monde, une gang d'élèves du Collège qui présentera le résultat de leur travail parascolaire des derniers mois ! Ce qui ajoute une couche d'intérêt à y être, est la présence parmi les interprètes de deux élèves qui participent, comme nous, à une activité collégiale fort belle, soit le "Frigo Collectif".

Pause

Donc en quoi consiste ce "Frigo Collectif", me demanderez vous, peut-être ! Et bien pour vous, voici le lien sur le site du Collège pour trouver la réponse.

https://www.collegeahuntsic.qc.ca/notre-college/nouvelles/le-succes-du-frigo-collectif-fait-boule-de-neige

Répondant positivement à la demande fort belle et avisée d'une responsable du Collège, une fois par semaine, nous mettons la main à la pâte pour y ajouter notre grain de sel. Ce qui permet en même temps de constater l'implication de nombreux élèves, semaine après semaine, qui effectuent les différentes tâches pour le bien de leur communauté étudiante.

Fin de la pause

Le moment venu, les portes s'ouvrent et nous pourrons trouver notre place devant un espace avec, sur le devant des valises, une affiche "Air Paradise" et un comptoir d'accueil. Bien intrigué de découvrir comment sera amalgamé le théâtre et la danse dans ce qui suivra ! Une fois la salle fort bien rempli de monde et les paroles d'accueil de deux responsables, le "rideau se lève" sur la proposition.

                                          Affiche de la soirée tirée du site du Collège Ahuntsic

Je serai bien honnête ici, je ne pourrai pas bien décrire, avec moults détails, les nombreux tableaux qui nous seront présentés. Mais il en reste que j'ai découvert tout au long un bel amalgame théâtre-danse coloré d'une teinte philosophique. 

Parmi les moments que je veux partager avec vous, il y a le tableau durant lequel, il y a celui qui veut s'assurer que la rencontre avec elle se fasse. Aussi celui durant lequel  un "chapeau-sac" de l'une fait l'envie de l'autre. Un autre moment aussi tout à fait délicieux, est celui durant lequel les parents rencontrent la prof de leur enfant qui se fend en exemple pour les convaincre que la terre est plate et pas du tout ronde. Et enfin, ce séjour permettant une rencontre de "représentantes" Tupperware, qui lors de différents tableaux, font l'apologie du "plastique" pour la survie de notre monde ! Un bel exemple de la touche philosophique de la proposition, illustrant fort bien le terme "ironie" qui émerge lors de cette soirée. 

Finement entrelacé avec ces moments théâtraux, des moments chorégraphiques fort beaux, avec des groupes qui nous présentaient différents styles. Aussi, ce moment avec une étudiante participante au Frigo Collectif, dans un duo avec des tissus colorés et "rayonnants" ! Comme quoi, étude, implication et talent peuvent se conjuguer dans un milieu qui le permet et le favorise aussi. Le temps a passé si vite que ce "séjour de vacances" est du "passé" avec les applaudissements fort bien mérités qui ont suivi. Et  c'est en faisant des pas fort heureux et satisfaits que nous sommes revenu.es à la maison.

mardi 7 avril 2026

Sur mes autres pas dans l'univers de Jay Cutler avec sa chanson "Electric & Nude" !

 Pendant que dehors, la neige se remet à tomber sur la ville, moi, je réécoute la dernière composition musicale de Jay Cutler, "Electric & Nude". Depuis quelque temps, il nous propose des "singles" et moi, toujours intéressé de les découvrir. Ainsi donc, sa plus récente proposition me replonge dans son univers qui a tout du rayonnement du corps noir. Et dans cet univers, il y a la guitare et sa voix qui résonnent en moi ! 

                                                              Affiche de cette chanson

Je vous propose de la découvrir et pour cela, juste à suivre ce lien !

https://www.youtube.com/watch?v=1la2lHOCt6c

Sur mes pas à une rencontre spéciale lors de la dernière présentation "Dans la bouche d'un Orgue" organisé par RA FA et Christiaan Maria Brun del Re !

 Ce duo, RA FA et Christiaan Maria Brun del Re, je l'avais découvert lors d'une édition précédente des Danses Buissonnières chez Tangente, une proposition audacieuse et fort réussie. Dans mon retour, j'avais écrit, "Ce qui nous amènera dans l'univers surprenant et "déjanté" du duo Glamour Magique, qui tout au long de ces dix minutes étonne et surprend".  

Voilà donc pourquoi, lorsque est apparue sur mon radar, leur série de quatre propositions dans la chapelle de la Cité des Hospitalières, j'ai travaillé fort pour faire de la place dans mon agenda. Au final, c'est à leur dernière soirée que mes pas m'ont porté. À mon arrivée, les préparatifs sont en cours dont la dispersion sur différents bancs de livres qui seront utilisés plus tard, je le suppose ! Après un examen sommaire du lieu, je trouve ma place dans le milieu de la place près de l'allée centrale. Choix qui je le découvrirai par la suite, sera fort judicieux. 

                                 Affiche de la proposition fournie par Rafa Tremblay-van Zuiden

Pause

Je n'en étais pas à ma première visite dans ce lieu et à chaque fois, les créateurs ont su l'utiliser de façon fort judicieuse et sans vouloir divulgacher, ce fût le cas, cette fois encore !

Fin de la pause

Le moment venu, les différents artisans se mettent en place avec à la danse Nico Contreras et Rafa Tremblay-van Zuiden, à la musique Hélène Plouffe au violon Alexandre Marchand à la contrebasse et le noise, Christian Brun del Re aux percussions, Susanna Hood au chant et Jonah Bild-Lowrie à l'orgue.

Tout subtilement, débute la relation chorégraphique captivante avec de ma perspective une touche circassienne du duo qui se fera dans l'allée centrale principalement. La complicité est évidente entre les deux, ce qui confirme une phrase de présentation, "Nico et moi (Rafa) avons décidés de se rencontrer quotidiennement à travers la danse depuis plus de deux ans." 

Je découvre l'évolution d'une relation entre les deux avec aussi des échanges oraux entre les deux pour appuyer leurs mouvements. Pour appuyer leur parcours, il y l'accompagnement musical qui est en parfaite symbiose ainsi que cette voix, celle de Susanna Hood qui en périphérie apporte une touche spéciale à des moments appropriés ! 

De leur histoire commune, avec le moment "take a break !" et aussi celui plus onirique qui présente devant moi qu'en reste-t-il une fois rendu à la fin ! Avec des effluves de nostalgies, les deux repartent d'où ils sont venus, soient tout au fond du lieu de derrière l'autel. Il s'en suit les applaudissements fort bien mérités !

Et moi, avec en tête des images et des sons de ce que je viens de découvrir et en espérant qu'elle soit reprise dans ce même lieu ou ailleurs et qu'encore plus de gens puissent l'apprécier ! 

samedi 4 avril 2026

Sur mes pas chez Danse Danse pour découvrir une oeuvre tout en impulsion, "Manifesto" de Stephanie Lake !

 Lorsque mes pas se sont mis en route en ce jeudi fin d'après-midi, c'était d'abord pour être présent au dévoilement de la prochaine saison 2026-2027 de Danse Danse et ensuite pour assister à la présentation de "Manifesto" de Stephanie Lake. 

Mais commençons avec le dévoilement de la saison dans le Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. Ainsi donc, d'abord dans le hall d'entrée avec plein de monde, j'attends l'ouverture des portes, verre à la main. Le moment venu, nous pouvons entrer et prendre place. Tout en me dirigeant vers un siège, je découvre l'imposante installation scénique en arrière scène avec les neuf batteries de "Manifesto". Pendant que les toute la gang entre, devant, animé par un D.J. le duo dirigeant du JOAT Festival, Handy Yacinthe et Elie-Anne Ross nous exécutent des mouvements fort riches de danse urbaine. Une intro haute en couleur et qui me fait promettre que je devrais y être pour une soirée de la prochaine édition, l'automne prochain !

Et puis arrivent sur scène, Évelyne Fournier et Pierre Des Marais pour nous présenter la prochaine saison. Pour peu que l'on soit observateur, il est possible de découvrir sur les sièges "réservés", certains créateurs. Et puis débute la présentation de la prochaine saison qui sera constituée de dix propositions en plus du Joat Festival. Dix propositions donc avec des créateurs d'ici, tel.les que Marie Chouinard et du duo Alexandre Morin et Mathieu Leroux. Aussi venant de par le monde, la Compagnie Gauthier Danse pour un programme de douze propositions en une soirée dont une de Virginie Brunelle ! Une soirée à l'image d'une autre de la compagnie présentée en 2018 ? À voir !!!!

La présentation complétée, nous devrons quitter la salle et le hall pour la présentation de "Manifesto". Et lorsqu'on me pose la question de mes choix pour la prochaine saison, ma réponse est très courte et c'est "toutes" évidemment ! Donc, ne reste plus qu'à me procurer mes billets !

Après un court détour au Complexe Desjardins, question de me délier les jambes, je reviens pour prendre place à mon siège, mais pas en première rangée, parce changement de date. Comme abonné à Danse Danse, j'ai profité du privilège de le faire. Donc, pas trop loin de la scène quand même, je redécouvre les neuf batteries installées en "V" vers le ciel. De cette chorégraphe, ma rencontre précédente, il y a trois ans lorsque j'avais assisté à son colossal "Colossus" ! La demie mesure n'est pas de son genre. 

Et encore cette fois une fois en place, la soirée s'avère une ode, décrite dans le programme de la soirée qui, "vous emporte dans une vague irrésistible, qui célèbre la joie brûlante d’être en vie, insufflant une bouffée d’optimisme salutaire." 

                                    Crédit: Roy Van Der Vegt tirée du site de Danse Danse

Et tout au long de ce qui suivra, je serai porté par les rythmes et les mouvements ! Impressionné aussi par la cohésion entre les différents interprètes sur scène ou derrière leur batterie. Un tableau, particulièrement m'a captivé par la qualité d'exécution qui demandait une synchronisation des tout.es avec le passage du faisceau d'un à l'autre ! Voilà de beaux moments, fort "percutants" pour nous faire oublier la morosité ambiante ! Stéphanie Lake voit les choses en grand et de façon éclatante, pas question de s'en priver !

Merci à vous Rachel Coulson, Tra Mi Dinh, Marni Green, Darci O'Rourke, Harrison Ritchie-Jones, Robert Tinning, Georgia Van Gils, Kimball Wong, Jack Ziesing. aux mouvements ainsi qu'à vous  Robin Fox, Tina Nguyen, Rama Parwata, Rohan Rebeiro, Alex Roper, Jen Tait, Rachel Trainor, Mathew Watson, Julia Watt aux percussions, sans oublier toute l'équipe derrière !

Voilà donc pourquoi, mes pas me ramenaient fort heureux jusqu'à la maison avec encore en tête les belles vibrations auditives et visuelles captées. 

Sur mes pas à une sortie de résidence évocatrice chez Circuit-Est !

 Lorsque mes pas en ce vendredi après-midi se sont dirigés jusqu'aux locaux de Circuit-Est | Centre chorégraphique, c'était pour découvrir la sortie de résidence d'une artiste suédoise. Voilà des moments doublement intéressants pour moi. Des moments donc qui me permettent d'aller à la découverte d'artiste d'ailleurs tout en restant dans ma ville et aussi de découvrir les premiers pas d'une création en devenir !


Ainsi donc, devant un petit public, Salka Ardal Rosengren présentera le résultat de son travail. Sur le site de Circuit-Est, nous pouvions lire qu'elle est une artiste de danse dont le travail explore le jeu, l'écoute et la relation à l'autre." Aussi qu'elle "s'intéresse aux danses sociales et de couple..." Intrigant tout cela puisque c'est en solo qu'elle est venue ici, qu'elle a travaillé et qu'elle présente son travail avant de repartir !

Et la réponse à cette interrogation toute personnelle, je l'aurai rapidement, puisque c'est avec une vadrouille, partenaire tout aussi improbable qu'approprié à mon avis, qu'elle nous entrainera à sa suite. Et pas de façon classique !!!! Une fois les présentations d'usage faites, l'artiste installe sur sa tête le bâton de cette vadrouille dans le silence. Et tout en la gardant en équilibre sur sa tête, elle explore lentement et minutieusement tous les contours fort diversifiés du lieu. Ce qui veut dire aussi de venir à notre rencontre, dont cette jeune enfant et de moi aussi. Tout au long de son parcours, moi, je reste attentif et dans ma tête, tourne et retourne cette question, ce bâton tombera-t-il ?  

La réponse est oui, mais au moment où l'artiste le décide pour nous amener dans la deuxième partie, avec de la musique, qu'elle aura activé avec le bout de son bâton. La suite se fait au milieu de l'espace avec ce bâton tout en rotation durant toute la deuxième partie.

Tout au long de cette vingtaine de minutes, moi j'y découvre un fort beau sens. D'abord, ces rêves que nous avons en nous, comme ce bâton en équilibre sur sa tête, pour ensuite aller au devant de la réalité qu'elle semble prendre à bras le corps pour se rendre au bout de son destin, en partant devant et en laissant derrière ses rêves !

Il s'en suit un échange avec l'artiste qui lui permet de découvrir nos impressions suite à ce que nous venions de découvrir et aussi nous donner des indications sur certains détails dont la recherche d'un bâton de vadrouille, partenaire essentiel à cette oeuvre. !

Et moi, je reviens fort satisfait tout en espérant que Salka Ardal Rosengren revienne en ville pour que je puisse découvrir le résultat final de son travail qui a débuté ici.

Sur mes autres, autres pas à la rencontre de "18 P_R_A_C_T_I_C_E_S" d'Andrew Turner !

 Lorsque je complétais mon retour de ma deuxième rencontre avec cette proposition d'Andrew Turner, j'avais écrit, "Pendant que mes pas me ramènent, dans ma tête, je revisite cette proposition et je dirais oui à une autre fois !" Et bien, profitant d'une éclaircie dans mon agenda, mes pas se sont dirigés pas trop loin de chez moi, jusqu'à la Maison de la Culture de Rosemont pour redécouvrir "18 P_R_A_C_T_I_C_E_S". 

Mes quelques visites dans ce lieu de diffusion m'ont permis de profiter d'une proximité fort agréable avec la proposition au programme et ce serra encore le cas pour cette fois. Rendu sur place, l'accueil est chaleureux et le public assez nombreux. Le moment venu, les portes ouvrent et je peux me diriger à "mon" siège en première rangée avec une perspective différente des deux premières fois. Ainsi donc devant moi, encore une fois, il y a un poste informatique et un grand écran. Et puis arrive le protagoniste multi performer qui nous amènera de tableau en tableau dans des univers fort différents, mais tout aussi captivant. Il saura utiliser la technologie pour mystifier et captiver aussi. Je ne reviendrai pas sur ce que j'ai découvert, mais il y a un élément qui, cette fois encore, m'a captivé. Cela débute par lui qui dans un micro énonce des sons qui n'ont aucun sens. Et puis, après un court séjour hors du lieu, revient devant nous pour échanger avec son alter égo ! Et ce sont les sons de tantôt qui deviennent les paroles d'un échange entre les deux, lui et son alter ego "dedans" l'écran face à nous. Un spectateur derrière moi, sûrement surpris par ce qu'il découvre, émet tout haut, "vraiment bizarre" !

                                      Crédit: Julie Artacho tirée du site de la Ville de Montréal

Et cette épopée dans ses différents univers, dont celui toujours aussi captivant dans sa livraison d'un repas dans un building "spécial", se termine pour laisser derrière des applaudissements fort bien mérités. Nous serons plusieurs à rester pour l'échange. Échange durant lequel, je pourrai d'abord témoigner ma perception de lui, soit est-il plus intellectuel que philosophe ? Il en reste que peu importe, pour moi, il est unique ! Je pourrai aussi, en réponse à ma question apprendre un aspect de cette oeuvre qui me turlupinait. Et comme une promesse est une promesse, je garde la réponse pour moi.

Et si vous voulez aller à la rencontre particulière et fort intéressante de ce chevalier des temps modernes et vous devriez le faire, sachez que cela sera possible dans les prochaines semaines dans différentes Maisons de la culture dont la prochaine fois, le 15 avril, à celle de Claude-Léveillée dans Villeray, proche du métro Jean-Talon.

lundi 30 mars 2026

Sur mes pas à l'Usine C pour découvrir "chansons d'amour et d'effondrement" de Frédérick Gravel !

 C'est avec une anticipation fort agréable que mes pas m'ont amené en ce vendredi soir jusqu'à la porte de l'Usine C. Parce que j'allais découvrir la plus récente création de Frédérick Gravel, "chansons d'amour et d'effondrement" et que cela faisait un bon bout de temps que j'avais vu une de ces créations. Et j'aime bien son style ! À mon entrée dans le lieu je suis accueilli par le sourire d'un membre de l'équipe d'accueil qui me tend un feuillet papier, ça j'aime ça (!) en lien avec la proposition qui sera présentée dans les prochaines minutes. 

Le moment venu, les portes s'ouvrent et je peux me diriger à "mon" siège en première rangée. Tout en descendant, je découvre un espace scénique surélevé sur lequel s'échauffent en solo ou en duo les différents interprètes en danse (Kimberley de Jong, Alexia Martel, Jean-Benoît Labrecque, Nindy Banks, Marco Curci et Jean Bùi), une équipe d'étoiles (!), pendant que derrière cette scène, se retrouve, en pleine action le chorégraphe et musicien Frédérick Gravel et ses complices musiciens du jour, José Major, Philippe Brault et Laurie Torres.

Ainsi donc, avant même le début officiel de la représentation, nous avons "de quoi se mettre sous la dent". Il y aura aussi cette interprète qui vient devant les estrades et salut au passage des gens qu'elle reconnait. Et puis, le moment venu tout discrètement la représentation officielle débute avec l'arrivée au micro du créateur de cette soirée. Avec sa touche humoristique toute personnelle, il présente le programme de la soirée qui sera séparée en deux parties, la face A et la face B. Comme dans le temps de ma jeunesse avec les microsillons que j'usais à la pointe de mon tourne-disque ! 

                                            Crédit: Vladim Vilain tirée du site de l'Usine C

Et puis le tout débute officiellement avec des moments tout en jambes déployées et en bascule d'épaule. Chaque interprète s'exécute avec son style tout au long de cette première partie, porté.e par les quatre musiciens. Des instants durant lesquels je me laisse porter par ce que je découvre devant moi. Et puis arrive la courte pause avant de démarrer la deuxième partie. Pause durant laquelle, Frédérick Gravel, petit papier, aide mémoire à la main ( pas de téléphone portable, yeah dit le nostalgique que je suis !). Il nous expliquera et nous montrera aussi comment "groover" un mouvement !

Et puis le tout reprend avec le côté B avec les interprètes tout de noir vêtus avec des mouvements portés par les chansons de Frédérick. Dans cette obscurité imaginée, les corps évoluent vers une destination qui, je le ressens, est imbibée de danger. Moi, qui avait vu depuis un certain temps une proposition de ce créateur, je reconnais avec grand plaisir, entre autres, un duo "pur Gravel" !

Et puis le tout se termine et nous sommes laissés à nous-même après les applaudissements ! Je reviens à la maison, satisfait, de ce plus récent opus de ce chorégraphe-musicien et de ses complices !