Cette rencontre avait été prévue pour la mi décembre l'an dernier, mais la grippe avait frappé. Par conséquent, c'est, un mois plus tard, en ce jeudi soir de mi janvier qu'elle a eu lieu. Voilà donc pourquoi mes pas en bonne compagnie ont vaincu les pièges des trottoirs glacés pour se rendre jusqu'à une porte boulevard St-Laurent. Celle de "Aux angles ronds" pour assister à la lecture des textes du collectif "Y'a le feu au lac". Pour cette soirée, leur sixième et quatrième pour moi, le collectif était composé par Célia Laguitton, Sandrine Rastello, Yvon Aucoin et Louis-Dominique Lavigne.
Affiche de la soirée tirée du site FB de l'évènementComme pour les rencontres précédentes dans ce lieu, c'est dans une salle au fond que nous sommes dirigés. Arrivés tôt, nous trouvons notre place tout juste en retrait de la petite scène sur laquelle, on retrouve des lutrins. Ces objets, je le sais, seront le cristallite des différents textes qui nous seront présentés.
Pause
Ces textes qui ont été composés à une ou plusieurs personnes, l'ont été lors d'ateliers d'écriture qui si mes renseignements sont bons se sont étalés sur les jours d'une retraite.
Fin de la pause
Le moment venu, la salle est bien pleine, avec une gestion serrée des chaises. Et puis arrivent nos quatre hôtes-hôtesses qui prennent place derrière leur lutrin.
Et puis après une introduction "haute en couleurs", par les quatre, riche en bonsoir et en "pouet, pouet" débute une première série de textes composés à un ou plusieurs paires de mains pour faire en sorte que les pages blanches se métamorphosent en textes, elles aussi hautes en couleur.
Je ne pourrai pas rendre justice à chacun des textes, ni non plus à la qualité de leur présentation, mais je me permets de revenir sur certains. Parce que durant les presque deux heures qu'a duré cette rencontre, bon nombre textes nous ont présentés. Ainsi donc de "Voyage Voyage" de Célia Laguitton, qui nous présente deux gars "chaudasses" dans un bar dont l'un découvre son ex pas trop loin. Sa réaction, partir loin et y inviter son ami. Le tout s'avère fort riche en détours pour au final, se terminer dans une autre tournée dans le même bar!
La prochaine, "Une plante en plein ciel" d'Yvon Aucoin est un bel exemple de texte "éclaté", représentatif de l'imagination fort fertile de ce groupe. Une plante qui part à l'aventure, qui a soif et qui rencontre différents personnages, dont le vent et un nuage ! Un vol plané qui décoiffe dans l'imagination de cet auteur !
Toujours durant la première partie, "Chaman" de Célia Lagitton nous propose un "face à face" entre une fille qui veut devenir chamane en Mongolie, tandis que son père la pontifie avec du "Heidegger". Pour les quelques un.es qui ne connaîtraient l'un ou/et l'autre, faites vos recherches. De toute façon, le plaisir de découvrir leur confrontation orale est fort belle.
Et puis arrive l'entracte, question de revenir sur terre quelques moments après ces différentes envolées littéraires tout horizon !
Dans la deuxième partie, des textes plus longs, avec des univers plus formels, quoique ! Il y a cette rencontre entre deux couples qui nous le découvrons peu à peu sont des échangistes, mais qui ne partent pas du même point de départ. Il y a en effet le couple expérimenté et celui novice à la chose. Fascinant de suivre cette valse hésitation des uns et affirmée des autres.
Il y a aussi un des textes qui est présenté avec une touche de mise en scène avec des "portes tournantes" avec les quatre qui de face à dos et de dos à face, évoluent avec une touche de "pas encore nous" !
Impossible de résister aux textes qui, contrainte oblige, incluent "la banane". Il y a l'histoire de cette quinquagénaire qui part en autobus à la rencontre de son prince charmant (qu'elle n'a jamais rencontré) à Rivière-du-Loup. Fascinant ce qu'espoir et amour peuvent produire entre les mains d'une personne imaginative.
La prochaine, haute en moments absurdes, nous entraînent à la suite d'un quatuor, le clan des "é" (Éric, Enrike, Enrico et Émilio) dans le vol d'un musée. Bon OK, si comme moi, le prénom Émilio vous semble un peu champs gauche, sachez que lui aussi, ne comprend pas ! Ce qui amène des dialogues qui pimentent cette opération de haute voltige avec au menu évidemment, une banane ! Pour la fin, désolé, je la garde pour moi !
Le dernier texte, "Il était temps" (ce titre ne concorde pas avec le moment, parce que nous en aurions découvert d'autres textes après !). Ce que je retiens du soliloque de cette femme et des "euh" presque seulement de lui, sont l'humour du texte et l'intensité de la performance de Célia ! Quelle belle façon de conclure cette soirée.
Mais non, ce n'était pas tout à fait fini puisque que, comme d'habitude, nous avons avons droit collectivement à un questionnaire portant sur les différents textes. Et, toutes les questions trouveront leurs réponses parmi les spectateurs, très souvent avec des réponses collectives et une fois, par une seule personne.
Le tout terminé pour vrai, nos pas reprennent le chemin jusqu'à la maison, encore une fois fort satisfait.es de cette rencontre littéraire en deux temps. La première partie plus "éclatée", une première pour ce collectif, selon moi et une deuxième plus classique. Et chemin faisant, nous nous promettons de retourner à leur septième "Y'a le feu au lac". Mettez le bois sur le feu, gang !
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