samedi 28 février 2026

Sur mes pas chez Danse Danse pour être ébloui par "AGE OF CONTENT" de (LA)HORDE !

 C'est vendredi soir, soirée de première pour une proposition de Danse Danse. Et pour cette soirée, le spectateur que je suis, sera choyé, mais pas juste lui, soyez rassuré(e)s ! Donc au programme, une discussion pré-spectacle en face du bar avec Sheila Skaiem de Danse Danse et Jonathan Debrouwer. Discussion fort intéressante durant laquelle j'en apprends sur la prise en charge du trio de (LA)HORDEMarine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel), le trio à la tête du Ballet national de Marseille et des difficultés à entrer dans une case pour pouvoir recevoir de l'aide de l'état. Bien d'autres informations, pendant ces quelques minutes durant lesquelles, une question de l'animatrice amenait une réponse fleuve et riche de ce membre du trio. Et que aussi, que ce soir, sera la quatre-vingtième représentation de cette proposition qui a "fait le tour du monde" !

Le moment venu, les portes s'ouvrent et moi, je me rends à "mon" siège en première rangée, pendant la salle du Théâtre Maisonneuve se remplit de personnes. Une fois, à ma place, je découvre sur la scène devant, du côté cour, un escalier et une passerelle tout métallique et des boîtes sur la scène. Dans le fond du côté opposé, un "gros objet" sous une couverture.

Le moment venu, après les paroles d'accueil, il s'en suit de longs moments de silence (bon, disons quelques minutes !), sinon un grondement d'orage. Et puis discrètement, du haut de la passerelle, arrive quelqu'un avec ce qui s'avèrera une télécommande. Et ce "gros objet" sort peu à peu du dessous de sa couverture pour se révéler à nous. Il s'agit d'un véhicule, ou plutôt d'une "carcasse" de véhicule avec, exposé des éléments de sa constitution. Et ainsi débute la première partie de cette soirée avec ce véhicule aux multiples mouvements qui servira de cristallite à des performances de danse et de cascades. Pas question d'en dire trop, sinon que je découvre le partage de la scène avec cette machine des personnages, identiques (?), tout en vert et masqués est fort captivante. Cette première partie complétée, le véhicule part et la présentation se poursuit. C'est une suite de tableaux, inspirés des média sociaux (comme me l'apprendra la discussion post-spectacle), avec cette tendance à "scroller" ! Peu à peu s'installent les mouvments, et là j'embarque totalement, porté par l'énergie de cette gang devant moi (Nina Auerbach, Isaïa Badaoui, Alida Bergakker, Arno Brys, Isla Clarke, Pierpaolo Cosentino, Titouan Crozier, João De Castro Franca, Nathan Gombert, Jonatan Myhre Jorgensen, Yoshiko Kinoshita, Dana Pajarillaga, Kevin Pajarillaga, Aya Sato, Gabriella Sibekos, Eden Solomon, Elena Valls Garcia, Luca Völkel, Layne Paradis Willis, Lung Ssu Yen).

                                        Crédit: Alexandra Polina tirée du site de Danse Danse

Et dans ce déferlement de mouvements, qui se rend juste devant moi, j'y découvre des sourires d'interprètes "juste pour moi" ! Pour moi, c'est comme un feu d'artifices "full" coloré !

Et puis tout se termine, me laissant fort ébahi et rassasié ! Et les applaudissements qui ont suivi, démontrent bien que les gens présents ont bien apprécié, eux aussi. Et, je me permets de reprendre les derniers mots de Léa Villalba dans le Devoir qui permettront, mieux que les miens, de savoir pourquoi, il faut découvrir cette proposition, "Ainsi, avec Age of Content, (LA)HORDE offre une performance de haut calibre qui allie une belle et riche recherche gestuelle à plusieurs réflexions sociétales fortes et assumées." Critique qui elle aussi mérite d'être lue !

mercredi 25 février 2026

Sur mes pas au La Chapelle pour "plonger" dans "Whalefall" de la compagnie Infinithéâtre !

Cette histoire débute un mardi matin avec un examen de mon agenda qui me fait réaliser que dans le bloc de la soirée, il y a un blanc. Bon OK, ce n'est pas une première, mais cette fois, ce blanc, je me sens le besoin de le remplir. Rapidement, je trouve une proposition qui semble intéressante dans un lieu de diffusion qui souvent me réserve des œuvres toutes aussi surprenantes qu'intéressantes. Voilà donc pourquoi, un peu plus tard en journée, je me retrouve le détenteur d'un billet pour assister à "Whalefall" de la compagnie Infinithéâtre. À une proposition de cette compagnie, c'est une première fois pour moi. Ça sera donc une plongée dans "Whalefall" qui " est une pièce originale de théâtre documentaire conçue à partir d’entretiens avec des expert·e·s des baleines, de leurs cultures et de leurs écosystèmes, et qui explore nos liens profonds avec elles."

                                         Affiche de la proposition tirée du site du La Chapelle

Le déclencheur de cette oeuvre est la présence d'une jeune baleine à bosse dans les eaux entre Montréal et Longueuil, il y quelques années, pendant le confinement de la pandémie.

Pause

Ce qui me replonge dans mes propres souvenirs. En effet, à l'époque, je collaborais avec un prof en ligne et ne voilà tu pas qui de sa position en haut d'un immeuble à Longueuil, il l'avait vu et me l'avait montré. Incrédule, les bulletins de nouvelles avaient confirmé ses dires et ce que j'avais vu !

Fin de la pause

Une fois, les portes de la salle ouvertes, je me dirige à "mon" siège en première rangée, pendant que tout autour les gens prennent place. Devant moi, une installation en tissus. Le moment venu nous arrive à tour de rôle les deux interprètes, Riley Wilson et Jeremy Lewis. D'abord lui et ensuite elle, nous entraînent dans une suite de tableaux fort instructifs sur le monde des "baleines" ! Mais pas seulement, parce que des marionnettes géantes accompagneront fort "bellement" leurs propos, comme le feront aussi les projections et la musique. C'est donc, tout au long, nous en apprendront sur le monde des baleines. Je voudrais bien vous en rapporter quelques bribes, mais il est fort plus intéressant de le découvrir en personne. Bon OK, un "d'abord", mais juste un ! Cette histoire, fort touchante, de cette jeune fille qui revient pendant quelques années à Marineland et à chaque fois, le béluga la reconnait de façon fort tangible. La fin de cette histoire, je vous la laisse la découvrir.

Si nous restons accrocher aux propos, c'est surtout grâce aux performances des deux interprètes, Riley Wilson et Jeremy Lewis qui s'adressent à nous. Ils le feront surtout en langue anglaise, mais, si vous prenez place un peu plus haut que moi, vous pourrez profiter du surtitrage en français. Il y aura aussi les moments durant lesquels les marionnettes de cétacés apportent une touche poétique et esthétique à la proposition. Sans oublier, l'accompagnement musical au violon de Violette Kay qui enrobe ce qui se passe devant nous.

Au final, encore une fois, mes pas au La Chapelle me font découvrir une proposition qui me fait sortir de mes sentiers battus et qui me fait dire, "oh yeah " !

dimanche 22 février 2026

Sur mes pas à "Passerelle 840" pour y découvrir des propositions fort riches en intimité !

 En ce samedi soir, l'hiver poursuit son travail sur la ville, mais pour ma part, je poursuis mon parcours jusqu'au 840 Cherrier pour assister au Festival Passerelle 840 de "ma" gang de l'UQAM. Si le "ma" est un peu galvaudé, il en reste que mes pas depuis de très nombreuses année, lire ici, depuis plus de dix ans, s'y dirigent. Et cela avec toujours le même plaisir de voir éclore des talents que je reverrai plus tard sur nos scènes.


Pause

À titre d'exemple, au mois de mars chez Tangente, je découvrirai le travail chez Tangente, de Rozenn Lecomte et Ariane Levasseur que j'ai eu la chance de découvrir, il y a quelques années, entre autres sur la Passerelle 840. 

Fin de la pause

Ainsi donc, me voilà rendu dans le hall d'entrée encore assez calme, because mon arrivée hâtive. Rapidement, ce hall se garnira de personnes. Et puis le moment venu, nous sommes invité.es à entrer dans le lieu de présentation et prendre place. Rapidement, je repère ma place et je la prend. Une fois tout le monde en place, débute, "Je ne dors jamais" d'Anthony L'Heureux. Le tout débute avec lui tout au fond avec des gestes mécaniques, de ma perspective. Et tout en lenteur de sa part et en expectative de ma part, la rencontre se poursuit. Avec les mots qui sont énoncés, "Toi, comment tu vas ?", je ressens un besoin de connexion. Je retrouve une combinaison d'états de corps et d'états d'être, physiques et athlétiques qui de ma perspective me disent "je veux vous plaire" ! Mission accomplie Anthony !

Il s'en suit, "Passage connexe" de Florence Létourneau et Anissa Nadeau qui nous apparaissent tout de noir vêtues, l'une de face et l'autre de dos, comme si la complémentarité était "à l'ordre du jour". Il en reste que cette complémentarité anticipée s'est transformée en complicité et j'ai pu découvrir ce qui était annoncé, soit "Passage connexe vous amène là où deux chemins se rencontrent. Où elles avancent. Suivre. Se suivre. S’en suivre." Oh oui, je veux moi aussi, être à votre suite. Pour ma part donc, je suis prêt a en découvrir la suite. Juste à me dire quand !

En troisième partie, nous est présenté "Les danses inutiles" de et avec Antonin Desmarais-Godin et Morgane Guillou. Et comme annoncé, "Les interprètes deviennent les seuils d’un passage : entre disparition et surgissement, entre ce qui persiste et ce qui advient.". Et pour moi, j'y vois les destins parallèles qui se rejoignent et qui se séparent. Et pendant ce passage, deux éléments me plaisent particulièrement, celui musical du violon, mais surtout de ces mouvements de "claquages" répétés qui résonnent fort en moi !

La soirée se termine avec une pièce de groupe, "C'est lundi encore" de et avec Julia Fafard et Leila Hébert avec Sacha Gautier-Benmahmoud, Jade Leblanc, Daphnée McIntyre. Le tout débute avec l'arrivée d'une, puis deux, ensuite trois et quatre et enfin cinq interprètes. Et comme l'énonçait la description, "C’est lundi encore, je n’ai pas le temps d’écrire la description de mon numéro, j’ai à peine le temps de me pointer à ma propre performance, bon spectacle." Et communion d'esprit, parce que pour moi, le lundi est un moment "maudit", parce qu'il arrive toujours avant moi ! Et dans ce que j'ai découvert devant moi, c'était exactement cela, en mode démultiplié !

Le tout terminé, il s'en suit une période d'échanges, animé, fort bien, par Adélie Poulin-Coulombe qui nous permet d'apporter un éclairage supplémentaire sur les différentes propositions que nous venions de découvrir et qui je l'espère méritent une autre vie plus longue et détaillée. Parce que, ce que j'ai découvert en cette édition des "Passerelles 840", sont des cristallites d'oeuvres personnelles qui ont tout de "l'universel" !

Et puis arrive le moment où mes pas me ramènent à la maison avec la promesse de revenir à la prochaine édition de cette "Passerelle 840". Et cela sera avant le début de l'été, m'a confié une source sûre ! J'ai déjà bloqué mon agenda !!!!

samedi 21 février 2026

Sur mes pas dans un nouvel univers, celui du "ballroom" présenté chez Tangente !

 Lorsque mes pas m'ont amené jusqu'à la porte du Wilder pour découvrir "Dulce", présenté par Tangente, je dois l'avouer, je m'y rendais les yeux fermés. Ainsi donc, sans avoir lu la présentation de l'oeuvre à découvrir, je retirais mes chaussures pour prendre place dans l'Espace Orange, sur un des deux côtés de l'espace scénique. À vrai dire, je connaissais deux des noms à l'affiche, soit Jontae McCrory et Brian Mendez ! S'ajoutaient à l'affiche, G Mako, Chivengi en performance et Darah Miah derrière la console. 

Mais allons au plus important, soit de ma présence sur un des sièges en première rangée. Pendant que la salle se remplit de spectateurices, une musique d'ambiance se fait entendre et à gauche, une grosse lune est projetée sur le mur. Il y a aussi au milieu une personne par terre immobile. Et au moment venu, débute l'installation dans l'espace scénique de différents accessoires dont des fils électriques. Et puis, tout lentement, arrive une pole mobile, annonçant des moments de "pole dance". Et c'est ce qui nous sera présenté juste après. Impossible de rester indifférent à cette prestation acrobatique. 

                                            Crédit: Sandra Lynn Bélanger fournie par Tangente

Il en reste que dans ce qui suit, que je suis quelque peu désemparé par ce que je découvre. Dans cet univers "ballroom", ce sont mes premiers pas et comme pour bien d'autres univers, il semble que je devrai "faire mes classes" ! Il y aura néanmoins de forts beaux moments, dont celui durant lequel, je vois cette façon de marcher fort particulière. J'y verrai aussi une "luciole dans la nuit" et des moments de chants. Et la fin de expédition dans cet univers nocturne, il en émerge une radiance corporelle fort belle.

                                                Crédit: Pierre Tran fournie par Tangente

Bon OK, je ne suis pas très explicite à ce que j'ai découvert, mais comme pour bien d'autres occasions, ma première rencontre avec un univers a rebrassé mes cartes de spectateur. Et juste, mais pas seulement, pour cela, cette visite je l'ai bien apprécié. Ça ne sera pas la première fois que la gang de Tangente me déstabilise et pour cela, je leur dit merci !

mercredi 18 février 2026

Sur mes pas à Danse Danse pour découvrir "La revue finale", la plus récente proposition des Ballets Jazz Montréal !

 Lorsque mes pas m'ont amené jusqu'aux portes du Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts pour découvrir la plus récente proposition des Ballets Jazz Montréal, présentée par Danse Danse, j'avais encore en tête ma rencontre précédente, riche en intimité et en histoires personnelles, avec cette compagnie à l'Hôtel Le Germain de Montréal lors de mon parcours dans le "NIEBO HOTEL". C'était, il y a à peine un an ! Cette fois, c'est de "mon" siège en première rangée que je découvrirai leur plus récente création, "La revue finale" de Jo Strømgren.

Juste avant la présentation, dans le hall, un échange devant public entre Alexandra Damiani, directrice artistique et générale des Ballets Jazz Montréal et Sheila Skaiem de Danse Danse. Échange fort intéressant et sympathique qui nous apprend différents aspects sur la création de la proposition de la soirée qui a été créée à Montréal en cinq semaines. Voilà une heureuse initiative pour le spectateur qui aime arriver tôt comme moi !

                                          Crédit Sasha Onyshchenko tirée du site de Danse Danse.

Le moment venu, j'entre dans la salle et je prends place dans mon siège devant l'espace scénique. Devant moi, côté cour, un gramophone en mode "musique". Et puis le moment venu arrive un interprète avec un appareil photo qu'il installe pour se prendre en photo tout en mettant le gramophone en mode "muet" ! Et puis arrive les autres dans ce qui suivra, à mes yeux, dans un mode chaotique. Je découvrirai des bribes disparates d'une histoire entrecoupée de moments de danse. Cette histoire, je la ressens, mais son sens m'échappe. Si au début, je fais de gros efforts pour tisser des liens entre les différents tableaux, assez rapidement, j'abandonne ou plutôt, je m'abandonne à découvrir les parties chorégraphiques qui, eux, me plaisent bien. Il y aura aussi les moments durant lesquels une des interprètes se met à chanter, fort bien, par ailleurs. 

Ainsi donc avec du recul, durant ces moments où s'entrecroisent la vie et la mort (matérialisé par un cercueil), j'y ai vu ce qui était annoncé, soit, "une dramaturgie inspirée du cinéma, l’œuvre, traversée de touches d’humour et d’une grande verve chorégraphique, nous plonge dans une réflexion dynamique sur la mémoire, les secrets enfouis et les paradoxes de la condition humaine." Sans oublier une trame musicale qui nous entraînait de Charles Aznavour à la Bottine Souriante, en passant par Mette Henriette (interprète et compositrice norvégienne). 

Chapeau aux différent.es interprètes, (Zoey Anderson, Troy Atamanuk, Gustavo Barros, Millie Brinck-Dubuc, Yosmell Calderon Mejias, Marcel Cavaliere, Kyle Davis, Shanna Irwin Calderon, Miu Kato, DaMond LeMonte Garner, Zack Preece, Madeleine Salhany, Silje Vereide), pour avoir su garder le cap, fort bellement, tout au long de cette aventure humaine.

dimanche 15 février 2026

Sur mes pas à la lumineuse "Camera obscura" au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui !

 Si mes pas m'ont apporté, en bonne compagnie jusqu'au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui, c'est en raison d'une chaude recommandation ! Et en ce samedi 14 février, nous serons très nombreux à assister à la dernière représentation de "Camera obscura" de et avec Rachel Graton. Ainsi donc, elle se donne le défi de nous entraîner avec elle, en solo, dans une expédition dans son univers familial (elle, sa mère et sa grand-mère). 

Et je serai en première rangée pour découvrir cette expédition qui débute dès que les projecteurs s'allument sur la scène. Et dans ce qui suivra, mon carnet, fidèle compagnon de sortie, restera tout blanc et rouge de jalousie, parce que les traces de cette épopée ne seront que dans ma tête. Et bien ancrée aussi !

Ainsi donc, une fois que Rachel Graton nous apparait, elle me captivera par son incarnation des différents personnages. Là, juste devant moi, elle rayonne, telle un corps noir avec ses rayons infrarouges, invisibles à l'œil, mais se propage en moi ! Si au début, je dois prendre la mesure de son histoire, oups de ses histoires, par la suite, je la suis assez bien, tout au long des changements de personnages qu'elle incarne fort habilement !

                            Crédit: Valérie Remise tirée du site du centre du théâtre d'aujourd'hui

Ainsi donc de cette jeune fille, de sa mère et de sa grand-mère, je découvre peu à peu différents recoins de leur vie pendant un des tournants de leurs existences.

Comment être sur scène seule durant près de quatre-vingt minutes et me garder captivé ? Rachel Graton nous donne une belle réponse avec cette classe de maître !

vendredi 13 février 2026

Sur mes pas au MAI pour faire une rencontre colorée d'humanité !

 Pour ma troisième soirée consécutive, mes pas m'apportent cette fois jusqu'au MAI (Montréal, Arts interculturels) pour découvrir "Xilopango" d'Irma Villafuerte accompagnée sur scène par Victoria Mata, Nickeisha Garrick, Jessica Zepeda.

                                             Crédit: Andre Lozano tirée du site du MAI 

À mon arrivée, le hall d'entrée est déjà bien pourvu de personnes. Une fois les paroles d'accueil énoncées dans le hall, les portes s'ouvrent et moi, je me dirige vers "mon" siège en première rangée. Pendant que la salle se fait bien pleine, je découvre devant moi les quatre interprètes qui évoluent lentement au son des oiseaux parmi des coquillages (il me semble !). 

Et puis, le tout débute plus officiellement avec des déplacements qui ont tout d'un rituel. Avec au départ ce corp d'où émerge des sons et qui sera suivi par les autres qui à mes oreilles se transforme en un chant. Le tout me captive et je ressens ce qu'il est possible de traverser comme épreuves pour rester vivante. Il y a ce moment fort pour moi, durant lequel, il a celle qui reste avec ses souvenirs et les autres qui vont de l'avant. De ce trouble exprimé qui est effectivement troublant, je suis troublé et touché.

Voilà une proposition qui correspond à une des phrases du descriptif, soit, "il s’agit d’une tendre exploration de la force tranquille qui persiste d’une génération à l’autre." Et le résultat de cette exploration, il s'est rendu jusqu'à moi !

Encore une fois, au MAI, j'ai pu faire la rencontre de la création d'une artiste et de ses complices qui m'ont permis d'explorer des territoires humains fort riches et très personnels m'amenant ailleurs ! 

mercredi 11 février 2026

Sur mes pas dans l'univers "coloré" de Sarah Wendt et Pascal Dufaux avec "Fragiles Apparitions – variations in 3 songs" !

 Lorsque mes pas en ce mardi soir me portaient jusqu'au La Chapelle, j'étais bien curieux de découvrir ce que Sarah Wendt et Pascal Dufaux allaient nous proposer. Ma première rencontre avec une de leur création remonte à l'année 2017 avec "Strange moods and dissonant feelings" dans le cadre du Offta ! Un peu déstabilisé, mais néanmoins captivé par ce que j'avais découvert ce jour là. Ensuite, en 2021, virtuellement (because pandémie !), j'ai exploré un autre de leurs territoires, "Quelque part dans l'inachevé". 

Cette fois, c'est là juste devant moi au La Chapelle que je découvrirai  "Fragiles Apparitions – variations in 3 songs". Le duo sera accompagné sur scène par Elinor Fueter et Rachel Harris. Le moment venu, avec un hall d'entrée "full plein", je me dirige vers "mon" siège en première rangée. Devant moi, plein de choses dont un grand, non un très grand miroir, face à nous. Une grosse sphère surplombe l'espace scénique, à droite une console avec Sarah Wendt derrière à gauche, un drôle de cubicule avec le visage d'un homme, Pascal Dufaux. Par terre, deux tissus avec différentes formes géométriques.. Le moment venu, le tout débute avec l'arrivée des deux interprètes qui se glissent chacune sous "leur" tapis. C'est comme cela que débute la première "song" ! De leurs mouvements dessous, les composantes géométriques des tissus changent de couleur selon leur orientation. Fascinant de découvrir cette illustration de polymorphisme polychromique qui évolue jusqu'à l'agglomération des deux formes en une. Avec en bonus, une perspective double avec le grand miroir derrière.

                                            Affiche de l'oeuvre tirée du site du La Chapelle

Après une transition toute légère, la deuxième "song" débute avec l'apparition sous le miroir des deux interprètes qui avec des accessoires colorés forment un tableau vivant. Tout au long, le miroir bascule vers l'avant, créant un effet de corps qui flottent. Tout cela avec la musique live de Sarah Wendt au cor et ses manipulations électroniques. 

Et puis, arrive la troisième partie qui m'a tellement captivé que je n'en garde pas de trace dans ma mémoire, ni dans mon calepin, sinon les deux "gros yeux" mis sur le mur arrière au départ et la disparition du miroir. 

Il en reste que de cette soirée, je me suis délecté tout au long de cet assemblage technologique, performatif et musical qui nous entraîne dans un autre monde. Et "mosus de mosus", cela fait du bien !

Et coïncidence, revenant à la maison, dans mon sac, compagnon de mes sorties, il y a le numéro 290 de la revue, "Spirale" et devinez ??? Oui, oui, un article de Marianne Cloutier dont le titre est "SARAH WENDT + PASCAL DUFAUX,. ÉVANESCENCES TANGIBLES" et devinez encore ! Oui, je l'ai lu et vu aussi plein de photos représentant leur univers créatif fort coloré ! Et si mon agenda le permettait, j'y retournerais dans les prochains jours !

mardi 10 février 2026

Sur mes pas au "LABdiff 8" chez Tangente !

 Ainsi donc après mes rencontres chez DAM, mes pas m'amènent jusqu'à la porte du Wilder, d'abord et celle de l'Espace Vert ensuite pour enfin trouver ma place dans le lieu. Il faut savoir que pour les LABdiff, les portes de la salle s'ouvrent une trentaine de minutes à l'avance. Parfait pour moi donc, pour pouvoir jauger le lieu et trouver "ma" place. Parce que des places pour s'assoir, il y en a sur les quatre côtés de l'espace. Et c'est mission accomplie et pas seulement pour la première proposition de la soirée ! Donc, au programme, en première partie, le travail de Marie Lévêque avec dans l'espace scénique, Salomé Janan, Molly Siboulet-Ryan, Léo Gauthier et Lila Geneix. En deuxième partie, le travail de LABORARE (Marine Theunissen et Raphaël Dely) avec Marine Theunissen et Alanna Kraaijeveld à l'interprétation.

J'étais bien curieux de découvrir l'évolution de la proposition de Marie Lévêque dont j'avais vu une première mouture chez Parbleux, il y a un peu plus de deux ans, dont le titre était "isocelles". Intéressé.e ?, voici le lien:

https://surlespasduspectateur.blogspot.com/2023/12/sur-mes-pas-une-edition-de-0pen-studio.html

Mais là, nous sommes en 2026 et du travail a été fait et à moi et plusieurs autres spectateurice.s sont là pour le découvrir. À noter, que la soirée sera accessible aussi à un plus large public, parce que traduite en langue des signes québécoise ! Btavo !!!!

Le moment venu, Laurane Van Branteghem et Marco Pronovost, commissaires chez Tangente, nous accueillent d'abord, nous énoncent un texte ensuite pour enfin nous présenter le déroulement de la soirée. Nous pourrons aussi, remettre le feuillet remis à l'entrée de la salle pour écrire dans "l'espace de rétroaction". Pour la première proposition, une question "À travers le bercement des corps et de l'espace, quelles transformations intérieures avez-vous vécues ?"

Et puis débute la première proposition au programme. Débuter n'est pas tout à fait exact, parce que durant les moments qui ont précédé les paroles d'ouverture, les interprètes (Salomé Janan, Molly Siboulet-Ryan, Léo Gauthier et Lila Geneix) évoluaient déjà dans l'installation tout parsemé de gros blocs en styromousse !

                                              Crédit: Denis Martin fournie par Tangente

Et dans ce que je découvre, il y a une suite de tableaux qui nous laissent une grande place à notre interprétation. Pour ma part, j'y vois, entre autres, le moment où dans lequel, je vois le poids de nos pensées, incarnés par ces blocs. Un moment fort pour moi, celui durant lequel, les blocs tout de bleu illuminés (éclairages de Joy Boissere) produisent des moments magiques. Il en reste que de ce que je découvre fait émerger les différentes déclinaisons des souvenirs. Et au final, je retiens que comme moi, les interprètes doivent décider ce que l'on garde et aussi ce que l'on laisse derrière soi !

Il s'en suit une période de partages fort diversifiés durant laquelle il est toujours intéressant de découvrir la perspective des autres qui fait aussi évoluer la mienne.

Après une pause et un réarrangement des lieux, les commissaires nous invitent à nous déplacer durant la prestation, question d'apprécier différentes perspectives dans l'espace scénique remanié dans lequel une toile est installée et sur laquelle sera projetée des rayons lumineux. Et pas de surprise pour vous (!), moi je resterai à ma place, comme sur mon "rocher" compte tenu de la thématique sur les changements climatiques qui nous sera présentée par Marine Theunissen et Alanna Kraaijeveld.

Pause

Je dois avouer que j'étais fort heureux de revoir performer Alanna Kraaijeveld que j'apprécie à chaque fois et que je n'avais pas vu depuis un bon bout de temps !

Fin de la pause

                                           Crédit: Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Dans ce qui suit, de ma perspective de côté, je peux voir aussi bien les corps évoluant au son des vagues sonores et qui sont portés par les rayons lumineux projetés sur ce montage de plastique, tel un rocher. Durant ces moments, j'y découvre aussi des comportements face à l'adversité avec un vent contraire. Le tout se termine par une plongée dans l'eau avec pour moi, une question émerge, "va-t-on s'échouer ?" 

Je retiens de ces moments "tout poétiques", une allégorie des temps modernes face à l'adversité que propose les changements climatiques.

Après la période de partage durant laquelle j'ai amené ma petite touche, mes pas reprennent le chemin de la maison avec, en moi, plein de symboles fort pertinents et très d'actualité. 


Sur mes pas à un "5 à 7" fort riche en rencontres, grâce à DAM (Diversité Artistique Montréal) !

 Mettons cela au clair, si cela s'avère nécessaire. Faire la rencontre de nouvelles personnes, voilà un de mes grands plaisirs de vie. Voilà donc pourquoi, j'ai accepté avec grand plaisir pour une deuxième fois (la fois précédente remonte il y a plus d'un an), l'invitation à participer à un "5 à 7" dans les locaux de de DAM.

Pause

Mais quelle est la mission de DAM ? Et bien voilà ce que l'on peut trouver sur leur site. Diversité Artistique Montréal (DAM) a pour mission de promouvoir l’inclusion et l’équité culturelle en accompagnant les artistes immigrant·e·s et racisé·e·s de toute discipline dans le développement de leur carrière et en sensibilisant et outillant l’écosystème aux enjeux de la diversité ethnoculturelle."

Fin de la pause

Arrivé dans les premiers moments de l'activité, le lieu est assez tranquille. L'accueil par Jimmy, le directeur général est fort chaleureux. Une fois les bottes et le manteau laissés à la porte, je trouve mes repères et rapidement, je fais des rencontres. De lui et d'elle, je découvre leurs territoires culturels et aussi le chemin de leurs pays respectifs pour arriver jusqu'ici, il y a de nombreuses années et ici depuis. Leurs réalisations, fort intéressantes, dont la production d'un court-métrage sur le "PEQ", le Programme de l'expérience québécoise, dont on parle abondamment actuellement. Ainsi, découvrir la conséquence de ce programme et des conséquences de son abolition par le biais de trois personnes, voilà une invitation que je voudrais bien recevoir ! 

Je suis aussi le témoin d'un échange qui permettra à une créatrice de s'y retrouver dans ce qui de ma perspective, a toutes les allures d'un dédale, soit les différents organismes subventionnaires et les démarches pour obtenir des fonds! La personne qui parle est fort claire et avisé et permet de s'y retrouver avec quelques trucs en bonus ! Impossible de ne pas constater l'importance de cette activité d'une organisation toute aussi importante. Pour moi, qui "va" à la rencontre du monde dans ma ville, impossible de ne pas être admiratif.

Il y aura plein d'autres rencontres dont ce photographe qui a plus d'une corde à son arc. En effet, il me parle de "son" festival, "Le Festival du bonheur" qui aura lieu prochainement à Montréal. En ces temps de morosité, voilà une invitation fort intéressante, je le mets sur mon radar !!!

Le temps passe d'autres rencontres se font, mais je dois partir. Et oui, ce n'est pas parce que c'est lundi soir qu'il n'y a pas de propositions à découvrir. Ma prochaine destination est le Wilder. Que mes pas se mettent en marchent tout en me trouvant chanceux d'avoir pu faire des rencontres enrichissantes. 

dimanche 8 février 2026

Sur mes pas au théâtre pour découvrir "Top Girls" à l'Espace Go !

 Si mes pas, depuis quelques temps, se dirigent moins souvent vers des propositions théâtrales, il en reste que ses pas, tout comme celui qui les fait, en bonne compagnie, sont forts curieux de découvrir la proposition qu'il découvriront. Et en ce samedi après-midi, ces pas se font jusqu'à l'Espace Go. À notre arrivée. dans le hall, déjà plein de monde ! Une fois la porte de la salle ouverte, nous nous dirigeons à nos sièges en première rangée. Je découvre devant moi, une scène surélevée avec au milieu une ouverture. Nous supputons sur son rôle et "bingo !", nous avons raison, mais pas question d'en dire plus dès maintenant.

                                        Crédit: Yanick Macdonald tirée du site de l'Espace Go

Le moment venu, les paroles d'accueil d'un des membres de l'équipe de l'Espace Go qui nous mentionne entre autres, que c'est une représentation "décontractée" avec ce que cela veut dire. Et, si je regarde un peu plus loin dans la première rangée, s'y trouve une mère avec son très jeune poupon ! Bonus de cette représentation, les différentes interprètes (Christine Beaulieu, Romy Bédard, Laura Côté-Bilodeau, Marie-France Lambert, Ève Pressault et Cynthia Wu-Maheux) viendront devant nous pour présenter les différents personnages qu'elles endosseront.

Et puis ça commence avec l'arrivée de toutes ces femmes de différentes époques qui, je dois l'avouer, me met face à mon manque de culture historique. Tout se passe vite et moi, je capte au vol, certaines références, tandis que d'autres m'échappent. 

Pause

Faudra que je prenne le temps d'approfondir mes connaissances sur plusieurs de ces femmes !

Fin de la pause

Une fois ce premier tableau fait, le propos, à mes yeux, devient plus linéaire et accessible. Je redécouvre que la place des femmes ne se fait pas sans heurts, pour elle et ses proches ! Et aussi, qu'aller de l'avant peut vouloir dire, "faire des sacrifices" ! La question qui émerge en moi, est toute simple, ce qui est naturel pour un homme l'est-il pour une femme ? La scène finale est fort éloquente sur ce point !

De ma perspective, la mise en scène d'Édith Patenaude est fort astucieuse. Les performances des différentes interprètes sont  "à la hauteur !", avec notre coup de cœur pour Romy Bédard !

Une fois les applaudissements faits, nous revoilà en chemin pour la maison forts satisfaits de cette rencontre "plurielle" !

vendredi 6 février 2026

Sur mes pas en territoires "fantastiques" au Wilder avec "Down That Trail in the Woods" de Kìzis !

 Lorsque mes pas m'ont amené jusqu'au Wilder, c'était pour découvrir la première proposition de la saison hiver de la gang de l'Agora de la Danse, co-présentée par Danse-Cité. Je dois l'avouer, habitué des oeuvres de l'Agora de la Danse, j'aurais dû me dire que le partenariat avec Danse-Cité pourrait m'amener dans des territoires "particuliers".

Pause

Je m'arrête ici pour rapidement indiquer que ces premiers mots, ne présagent pas une suite sombre ni négative. L'inverse plutôt, parce que ce qui est arrivé était plutôt lumineux et porteur d'espoir et j'ai bien aimé.

Fin de la pause

Avant de m'y rendre, de Kìzis, je ne connaissais rien, malgré un parcours créatif qui débute il y a plus d'une quinzaine d'années sur les scènes montréalaises. Il en reste que ses territoires créatifs étant plus musicaux, cela peut expliquer ceci ! Il en reste que faire de nouvelles rencontres fait partie de mon ADN de spectateur. Ainsi donc, bien installé dans le hall de l'Espace Orange, autour de moi, je découvre plein de nouveaux visages et peu de monde que je suis habitué de voir. Je prends possession aussi du programme papier (oh yeah!!!) de l'oeuvre. Un programme fort complet avec une présentation du créateur, du synopsis de l'histoire qui me sera présentée et aussi des crédits des différents membres de l'équipe dont je reconnais quelques noms qui sont du monde de la danse.

Le temps passe, les portes s'ouvrent et moi, je trouve "ma" place en première rangée. Pendant que la salle se fait bien pleine (à guichet fermé m'avait-on informé !), un rideau cache l'espace scénique. Il est possible néanmoins d'entendre des sons musicaux provenant de derrière.

Et puis arrive le moment où les rideaux laissent place à l'espace scénique. Et débute la représentation avec l'arrivée de Weesay qui met la table à ce qui suivra. Et ce qui suit est une histoire "fantastique", mais au final pas si surprenante. Une histoire d'amour "impossible" entre un être humain, "boy" et un cheval "horse". Histoire qui doit surmonter la résistance de "farmer" à laisser "horse". 

                            Crédit: Kìzis. Affiche de l'oeuvre tirée du site de l'Agora de la Danse 

Cette histoire en deux actes découpés en différentes scènes (présentés dans le livret) permettra de mieux suivre avant ou de mieux revoir dans notre mémoire après cette histoire. Histoire enrobée par la musique live des musicienn.es dans le fond de l'espace scénique d'abord caché.es par un rideau et éventuellement porté.es à notre vue.

Il en reste que de cette histoire présentée en langue anglaise, j'ai dû m'habituer ! Après l'intro, je suis arrivé à suivre, rehaussant, évidemment, mon plaisir à ce que je découvrais devant moi. Rapidement, je découvre comment la notion "d'identité" enrobe cette histoire. 

Impossible de ne pas mentionner la couleur chorégraphique fort poétique tout au long, les touches acrobatiques et comment des pâtes spaghetti peuvent s'insérer fort "délicieusement" dans une histoire. Je partage complètement une phrase dans le programme, soit "L'oeuvre crée un univers mythologique ancré dans une logique émotionnelle, dans l'imaginaire et dans l'architecture musicale."

Une fois cette histoire terminée, les applaudissements se font entendre. Et nous sommes ensuite invités à rester à la période d'échanges avec quelques artistes et le créateur, animée par Amy Blackmore. Moments  fort intéressants qui m'a permis de mieux connaître de créateur, mais aussi de voir la contribution des autres à cette oeuvre qui regroupe une dizaine d'interprètes sur scène et huit musicien.nes tout au fond ! Sans oublier la contribution discrète de d'autres pour produire des effets lumineux. 

Question de ne pas oublier les principaux artisans, voici la liste avec leur contribution. Mais juste avant, comment ne pas être impressionné par leur nombre pour une oeuvre qui pour l'instant, devrait être présentée que quatre fois !

Direction artistique: Kìzis

Chorégraphie: Kìzis, Mathieu Hérard

Soutien à la mise en scène: Adam Capriolo

Acteur·rice·s: Drew Bathory, Emma-Kate Guimond, Luigi Luna, Maxine Segalowitz, Mulu Tesfu, Nien Tzu Weng

Danseur·euse·s: Mathieu Hérard, Be Heintzman Hope, Rony Joaquin, Jossua Satinée, Nate Yaffe

Direction musicale: Daniel Kruger, Matthew Rogers

Musicien·ne·s: Christopher Edmonson, Thanya Iyer, Eli Kaufman, Daniel Kruger, Carmen Mancuso, Pompey, Matthew Rogers, Julian Rice, Eliana Zimmerman

Conception des éclairages: Nien Tzu Weng

Conception des costumes: Kìzis, Kate Ray Struthers, Courtenay Mayes