mercredi 30 septembre 2026

Sur mes pas chez Tangente pour découvrir les "Danses Buissonnières 2026" aux allures théâtrales !

Lorsque mes pas se rendent année après année aux "Danses Buissonnières" de la gang de Tangente, je suis toujours curieux de découvrir de nouveaux artistes. Encore cette année, ça sera le cas avec la plus récente "cuvée", à une exception près, mais sur cela, je reviendrai. Débutons par mon arrivée à la porte de l'Espace Vert du Wilder et de la longue file qui se fera derrière moi pour remplir éventuellement le lieu de présentation. Une fois la porte ouverte, je me dirige vers "mon" siège en première rangée, accueilli par un "bienvenue" d'une des deux interprètes de la première proposition de la soirée, soit "Minuit portant" de Johanna Simon accompagnée sur scène par Sarah Roy.

Pause

J'avais déjà vu une version de cette proposition lors de la plus récente édition du Fringe. j'avais conclue mon retour par la phrase suivante:  "Tout au long, je suis captivé par ce qu'elles nous proposent avec des gestes "légers", mais un propos engagé !" Qu'en sera-t-il dans cette nouvelle version d'une dizaine de minutes ? À suivre...

Fin de la pause

Avec dans l'espace scénique un sofa au coussin amovible et un bande de tapis, le tout débute avec un enchaînement de bonne manière accompagné de diktats dont, "il faut être belle, séduisante, impeccable". Il faut mentionner aussi que les deux "êtres" ont le visage recouvert, rendant le propos universel. Moment cocasse, pour moi, durant la représentation est celui durant lequel, l'une des deux vient prendre place sur le siège vide (le seul !!!) à côté de moi. Il en reste que leur périple de bonnes manières prend une tournure de "dérape" fort éclatant qui se termine avec une bascule arrière dans le sofa ! Au risque de me répéter, voilà une proposition aux gestes légers, mais avec un propos engagé. Et un message à vous deux, à quand la prochaine fois en version allongée ?

                                             Crédit: Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Après une courte pause, débute "Mue de peau" de et avec Yanik Savoie. Le descriptif l'annonçait, "La crise d’adolescence et le pelage de chair animent ce solo." Ainsi donc, d'abord vêtu d'une robe blanche, je vois et je ressens cet être se libérer, avec une certaine souffrance. Et puis arrivant de "nos sièges", arrivent deux adultes (ses parents) qui lui apporte eau et nourriture pour ensuite l'enrober de nouveau. Pour le protéger ??? À cette question, je n'aurai pas la réponse !

                                              Crédit: Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Après une autre courte pause, débute "Maktoub : pas de bliss sans diss" de et avec Dona-Bella Kassab et Shanyça Elie-Leconte. Comme il était annoncé dans le programme de la soirée, j'ai bien ressenti, "À quoi ressemblent deux âmes en rage domestiquée cherchant à panser leurs cœurs ensemble?" Cette rage calmement exprimée qui évolue avec une libération vestimentaire me rejoint fort bien avec sa gestuelle "éclatante". 

                                           Crédit: Renata Carmo fournie par Tangente

Après une autre courte pause, débute "making life easier" de et avec Desirée Keresztes James qui se présente à nous revêtue d'un attirail "électronique", avec plein de fils (conçu par Natasha Dennison). Peu à peu, je découvre les efforts de cet être qui peu à peu se libère de cet attirail. Et au bout de cette démarche, une libération ??? peut-être, mais moi, j'y vois le danger de "foncer droit dans le mur".

                                               Crédit: Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Le tout se termine avec "Entwospeksyon" de la troupe EKSPRESYON (de Abigail Michel et Aïka Mathelier) qui débute avec l'arrivée des percussionnistes (Ronald Nazaire, Karl-Henry Brezault et Jivings Hilaire), suivis d'une femme qui passe le balai dans la place, elle poursuivra son "travail" pendant que dans l'espace scénique prend place un groupe de danseuses. Ainsi donc pendant que la première continue son travail de nettoyage, avec des ustensiles, les autres (Magdaléna Plétan, Soraya Toussaint, Chloë Bonnet, Mikaèle Alexandre, Sarah-Lynn Joseph, Béatrice Paul-Roc et Luchida Michel) prennent possession de mon attention avec des mouvements qui sont souvent tout en ondulations. Le tout sera enrobé par la belle voix chantante de Kathleen Charles. Et je partage la phrase du descriptif, "Une œuvre vibrante qui rend hommage à Haïti, aux héritages immatériels et à la capacité d’aller de l’avant malgré tout."

                                            Crédit: Renata Carmo fournie par Tangente

Ainsi se termine cette belle soirée avec cinq courtes propositions toutes différentes mais toutes prometteuses qui ont toutes utilisé des ingrédients théâtraux pour appuyer leur propos chorégraphique.

mardi 29 septembre 2026

Sur mes pas à une belle rencontre avec Viviane Audet et "Le piano et le torrent" à L'Espace le vrai monde ?

 Si mes pas se dirigent pas très souvent sur ce type de rencontre culturelle, cette fois, j'avais bien hâte ! C'est donc en bonne compagnie que mes pas se dirigent jusqu'à L'Espace le vrai monde ? dans le Collège Ahuntsic, "mon collège", pour assister à la représentation de "Le piano et le torrent" de Viviane Audet qui sera accompagnée, je le découvrirai en début de représentation par Annabelle Renzo à la harpe.

Pause

La présence d'Annabelle Renzo est une touche supplémentaire de plaisir. De cette dernière, mes pas se sont régulièrement dirigés vers des rencontres en différents lieux dont sur le Fleuve St-Laurent sur un bateau et aussi dans son studio. 

Fin de la pause

                                                      Tiré du site officiel de Viviane Audet

Le moment venu et les paroles d'accueil fort belles, par ailleurs, par l'une des membres de l'équipe, nous arrive Viviane Audet et Annabelle Renzo. Cette dernière prend place derrière sa harpe tandis que Viviane Audet, sur la scène entreprend une marche, tout nous indiquant les repères géographiques. Rapidement, nous sommes entraînés dans une marche dans ses souvenirs de jeunesse qui débute dans son village de Maria !

Ainsi donc, alternant pièces musicales et moments de paroles, nous en apprenons sur sa vie de son village natal et aussi de son arrivée dans la grande ville (Montréal) avec les différents personnages de sa vie, dont ses parents. Je ressens la brisure avec son lieu natal lorsque la maison familiale est vendue. Captivant, touchant et tellement sincère, ce que j'entend, autant par les paroles que par la musique. Je ne vois pas le temps passer, mais arrive la fin de ce parcours, qui heureusement sera complété par des rappels fort appréciés !

Tout en quittant le lieu de présentation, impossible de ne pas entendre les beaux commentaires des autres spectateurices qui comme nous, avaient fortement apprécié cette rencontre. 

samedi 26 septembre 2026

Sur mes autres pas dans l'univers de Jay Cutler !

 Depuis un certain temps, je découvre régulièrement les oeuvres de Jay Cutler. À la réception d'une nouvelle création, je me réfugie dans mon cocon et je me mets à l'écouter en boucle pour mieux m'en imprégner et l'apprécier. Et cela a été aussi le cas pour sa plus récente proposition "Splatter Exhibitionism". (Crédits : Jay Cutler et Kim Ho). Et je vous la propose à mon tour :

https://www.youtube.com/watch?v=e9LJFw_9Abo

 



Sur mes pas au La Chapelle pour découvrir "Hors-d'oeuvre" de Catherine Gaudet !

 C'était annoncé depuis un an, pile poil. Sur ce blogue, mes derniers mots de mon retour sur "Ode", annonçaient puisque énoncés par la chorégraphe que la prochaine chorégraphie serait présentée au La Chapelle et serait portée par James Phillips. Voilà donc pourquoi de "mon" siège en première rangée dans une salle comble que je découvrirai "Hors-d'oeuvre".

                                            Crédit: Julie Artacho tiré du site du La Chapelle

En attente, j'observe l'espace devant moi pour y découvrir une table qui a tout d'un autel. Le moment venu, une musique nous garde attentif, tandis que devant rien ne se passe. Nous sommes captifs en attente du moindre mouvement ! Et puis tout discrètement, derrière cet autel, apparait une tête (celle de James Phillips) qui disparait pour réapparaître. Et puis "le corps" se révèle pour s'approcher de nous.

Difficile de bien décrire cet être qui est porté par des forces internes intenses qui semblent parfois incontrôlables ! Je reste captif et captivé par ses mouvements et sa lente métamorphose qui lui ajoute des oreilles de lapin ! Et que dire de cette trame musicale qui tout en répétitions rehausse nos sensations !

Lorsque se rencontre un interprète talentueux "hors norme" et une chorégraphe qui compresse l'intensité du moment pour en faire jaillir des sensations intenses, impossible de rester indifférent. Dans l'article du Devoir, écrit par Léa Villalba (à lire pour mieux comprendre cette oeuvre qui reviendra à l'affiche, j'en suis convaincu), la chorégraphe mentionnait en autres ", « Ça rejoint des notions que j’aime beaucoup travailler : celles des fantômes, du poids et des forces invisibles qui nous habitent et qui nous mobilisent, souvent à notre insu. »

Et par procuration, les deux complices nous font vivre ce que nous pourrions vivre aussi, mais autrement, évidemment ! Impossible de rester indifférent à cela !!!

vendredi 25 septembre 2026

Sur mes pas à la première proposition de la saison à "L'Agora de la danse" pour découvrir "VITAL", la plus récente proposition d'Ismaël Mouaraki !

Ma saison culturelle automnale est vraiment en marche avec mes pas qui se dirigent en ce beau jeudi soir jusqu'à la porte de l'Espace Orange du Wilder. Je pourrai donc de "mon" siège en première rangée découvrir la plus récente création d'Ismaël Mouaraki. Chorégraphe dont je découvre les propositions depuis plusieurs années avec toujours le même plaisir. 

                                    Crédit: Sylvie Ann Paré tirée du site de l'Agora de la Danse

Le moment venu, tous les gens en place et en attente, des rythmes émergent dans le lieu suivis de l'arrivée d'un des interprètes (Zack Van Gils) qui en solo prend possession de notre attention par ses mouvements, accompagné par les rythmes d'Olivier Landry-Gagnon (synthétiseur, voix, guitare et basse) et Olivier Cousineau à la batterie.! Si on porte attention, par deux entrées, se présentent en attente, les autres interprètes (Yassine Khyar, Etienne Léonard-Benoit, Erismel Mejias, Laura Perron, Marie-Maxime Ross).

Dans ce qui suivra, je ne saurais pas bien décrire les différents types d'interactions que les membres de cette "communauté" accompagnés par les rythmes musicaux en direct. Mais je pourrais bien écrire les très bonnes sensations que j'ai ressenties tout au long, me faisant dire intérieurement "ouf les mouvements !"

Comme je l'indiquerai dans la discussion d'après représentation, je ressens tout au long une sensation extatique tout au long ! Dans cette oeuvre abstraite, chaque spectateurice pourra y trouver un sens avec des performances chorégraphiques et musicales marquantes !

mardi 22 septembre 2026

Sur des pas que je ne pourrai pas faire, mais que vous devriez envisager de faire au Festival Mauricie Arts Vivants !

 L'invitation m'est parvenue et je l'ai examinée attentivement. Elle me proposait différents types de rencontre dont de la danse. Ces rencontres, pour les faire, je devrai me rendre en Mauricie dans le cadre du Festival  "Mauricie Arts Vivants", mais mon agenda du 24 au 27 septembre est déjà bien rempli. 

Il en reste que j'aurais pu faire ou refaire de fort belles rencontres artistiques, dont plusieurs chorégraphiques. Au programme, les propositions de Marie-Ève Lafontaine, du collectif We All Fall Down (Helen Simard et Roger White), du duo Ariane Levasseur et Rozenn Lecomte ainsi que "II. FTG" de Mara Dupas, Athena Lucie Assamba et Aurélie Ann Figaro.


Et bien, si vous êtes disponibles, consultez le programme sur le lien suivant, je suis certain que parmi toutes les propositions des différents types d'art, vous trouverez de quoi vous satisfaire.

https://mauricieartsvivants.ca/programmation/

vendredi 18 septembre 2026

Sur mes derniers pas au Festival quartiers danses en dedans et en dehors !

 En ce jeudi soir, mes pas me mènent jusqu'à la Cinquième Salle de la Place des Arts pour assister à ma dernière rencontre avec des propositions du Festival quartiers danses, édition 2026. Et ça sera pour un programme double qui débutera à l'intérieur pour se terminer sur l'Esplanade tout à côté. Mais commençons par le début avec mon entrée dans le hall d'abord et ensuite dans la salle pour me rendre jusqu'à "mon" siège en première rangée. Le moment venu, il y d'abord les paroles d'accueil de Rafik Hubert Sabbagh, fondateur du festival et ensuite les autres plus formelles qui nous présentent les consignes et les oeuvres au programme. 

Dans ce qui suivra, il y a une suite de courtes pièces (moins de trente minutes) dans lesquelles je peux apprécier la performance d'interprètes que j'ai déjà vu, dont Cai Glover et Zachary Bastille et d'autres que je découvre. De ma place, je découvre chacune d'elles avec en entrée de jeu ""YEAHH" de Hélène Blackburn avec sur scène Cai Glover, Robyn Neumann durant laquelle, je suis impressionné par les jeux de bras. Il s'en suivra les autres propositions, soient "Que la beauté nous décapite" de et avec Zachary Bastille accompagné par Kennedy Henry. Par les mouvements et les jeux de bras retentissants, je perçois bien l'intention annoncée dans cette relation de couple houleuse, soit "l’affrontement idéologique de deux individus poussés au bout de leurs convictions." et la leur rupture ! Le tout s'en suit avec "Rose Red and Violet Blue" de Cai Glover interprété par Alexander Ellison et Anja Fanslau. Je perçois bien l'intention du chorégraphe qui "explore les aspects à la fois fascinants et puissants de l'amitié." Et puis l'entracte arrive! 

Et pour compléter le programme, "Triptyque" de la compagnie BD Project Danse. Donc trois propositions d'Owen Montague, Shawn Hounsell et Jérémy Galdéano portées par de jeunes interprètes dont les noms ne sont pas indiqués dans le programme, qui nous présentent différents aspects des relations humaines. Intéressant de découvrir de nouveaux interprètes dans des propositions qui demandent un engagement total de leur part. 

Et une fois les derniers pas faits sur scène, il s'en suit les applaudissements. Et moi, je me met en route pour aller découvrir une nouveauté du Festival. Soit la projection d'un vidéo danse, entre 5 et 10 minutes, en extérieur sur le mur du Wilder, avec une prestation "live" en suivi de l'oeuvre projetée. Une fois en place, en suivant les conseils d'une personne du festival, je prend un "pas de recul" pour bien apprécier la projection. Et ensuite, je pourrai m'approcher pour découvrir les prestations en direct dans l'espace scénique.

Ainsi donc, je découvrirai d'abord, "Home" de Marlene Millar x Sandy Silva suivi par une prestation live de Sandy silva et deux personnes accompagnatrices. Ensuite "Elle s'évade" de Xavier Curnillon et Louise Bédard, mettant en scène cette dernière. Il s'en suit d'une performance, là juste devant moi de cette "grande dame" de la danse, ouf !!! Le tout se termine avec "Herbert" de Pauline Gervais interprété sur le grand écran par Alexandre Paskanoi et là juste devant nous, à la suite Pauline Gervais dont je reconnais la gestuelle fort expressive.

Et moi, fort heureux de toutes ces rencontres durant cette soirée fort bien remplie, gracieuseté du Festival quartiers danses, je me remets en marche pour revenir à la maison avec plein d'images en tête.  

mercredi 16 septembre 2026

Sur mes autres pas au Festival Quartiers Danse pour faire d'autres "belles rencontres" !

Pour une autre fois, mes pas m'ont amené en ce mardi soir jusqu'à la porte de la Cinquième Salle de la Place des Arts pour assister à un programme triple proposé par le Festival Quartier Danse. Dans ce programme, il y aura pour moi des découvertes, mais aussi un interprète que je n'avais pas vu sur scène depuis longtemps, soit David Rancourt. C'est donc bien curieux que je me dirige jusqu'à mon siège en première rangée. Position, je l'ai déjà écrit, qui est fort stratégique pour bien apprécier un solo et ça sera le cas pour deux des trois œuvres au programme. 


Ainsi donc, le moment venu, après les paroles d'accueil d'usage énoncées, débute la présentation de" Ce qui nous appartient" de Suzanne Miller et Allan Paivio, interprété par Magali Stoll. Dans la vingtaine de minutes que dure cette proposition avec ses différents tableaux, je suis captivé par cet amalgame de métamorphose vestimentaire et de propos sur les droits humains. 

Il s'en suit "Just" de et avec David Rancourt. Comme l'annonçait le descriptif de l'oeuvre,  "s’inspire librement de la chanson Just de David Lang, où mots, rythmes et répétitions deviennent la base d’un vocabulaire chorégraphique sensible et épuré." Et moi, dans ce que je découvre, je vois un cheminement de vie tellement bien mis en mouvements par cet interprète!

Après l'entracte débute "Fortress" de et avec Livona Ellis et Rebecca Margolick. Tout au long de la quarantaine de minutes que dure cette proposition, je suis captivé par d'abord l'immobilité initiale des interprètes qui ensuite se mettent en mouvements. Il s'en suivra des moments durant lesquels leur relation s'établie et évolue. Et puis arrive le moment de la séparation qui nous les présentera séparément jusqu'à leur réunion refaite. Et comme l'indiquait le descriptif de cette oeuvre et avec avec laquelle je suis tout à fait d'accord, "La pièce évolue d’un calme contenu vers une intensité répétitive où émergent endurance et résilience." 

La soirée se termine et moi je reviens fort heureux de ces trois rencontres qui chacune à leur façon ont su me rejoindre par leur humanité ! 

mardi 15 septembre 2026

Retour sur mon expédition dans "Jardin" à l'Espace Libre !

 Lorsque mes pas me portent jusqu'à l'Espace Libre, je pressentais que je serai amené ailleurs et autrement. À l'image de cette rencontre avec "Vie et mort du roi boiteux", il y a un peu moins de vingt ans. Depuis les rencontres plus ou moins fréquentes, agenda chorégraphique oblige, ont toujours été réussies. Alors, pour cette visite dans le "Jardin" créé par la gang du Nouveau Théâtre Expérimental, je n'étais donc pas vraiment surpris de savoir à l'avance que c'est dans un vrai jardin que je serai convié. Et alors ????

Bon commençons par mon arrivée dans le hall d'entrée, fort bien accueilli, pour attendre l'ouverture des portes qui seront faites assez vite. Me voilà donc parmi les premières personnes de cette représentation qui pourront découvrir le "Jardin" avec au milieu une allée gazonnée surélevée et cette multitude de plantes de toutes sortes qui la borde avec au bout, un espace qui a toute les allures d'un appartement. Une légère brume étend sa présence au-dessus de nous. Vite fait, je trouve ma place en bordure de cette allée, partageant mon banc avec deux personnes. Le temps passe, le lieu se remplit bien plein.

                                          Affiche de l'oeuvre tirée du site de l'Espace Libre

Le moment venu, Daniel Brière, metteur en scène de ce qui suivra, s'adresse à nous pour nous donner quelques consignes, dont celle de la possibilité de nous déplacer pendant la représentation. Un peu délinquant, je resterai à ma place, assis et debout tout au long, tout comme mes deux voisines de banc. 

Et puis, après une attente sur fond musical, débute le conte et la rencontre avec "Adam" et "Ève", (Christine Beaulieu, Lyndz Dantiste) qui nous arrivent tout vêtu ! Dans la première partie, nous sommes amené.es à leur rencontre originelle. Le propos est captivant. Et puis, les deux nous quittent. Arrive le jardinier ( Peter Trosztmer) qui arrose le "jardin" et les spectateurices dont moi, au passage !

Il s'en suit la partie contemporaine qui nous procurera des moments surprenants, mais surtout des phrases délicieuses dont "Vivre à la longue, c'est décevant !" et "Plus je reçois des gens, plus j'aime les plantes !"  Le couple Adam et Ève moderne doit cohabiter avec un voisin  dont la présence peut se faire très audible. 

Nous serons invités à nous déplacer et aussi exécuter des routines gestuelles pour lesquelles, le public embarque ! Et puis, une demande surprenante, celle de la participation d'un membre de l'auditoire qui assumera pleinement son rôle et même un peu plus encore. Le tout se termine, avec en tête une dernière phrase, "Le passé est sous nos pieds !"

À la conclusion de cette expédition botanique et humaine porté par les textes captivants d'Evelyne de la Chenelière, les applaudissements fusent. Et moi en quittant, je peux aussi féliciter cette spectatrice qui a su avec assurance assumer son rôle imprévu !

Mes pas me ramènent donc fort heureux d'une autre rencontre comme la gang de l'Espace Libre sait si bien le faire.  

 

lundi 14 septembre 2026

Sur mes autres pas au Festival QUARTIERS DANSES pour découvrir des courts métrages "(RE)CONNEXION" !

 Pour cette deuxième sortie au Festival QUARTIERS DANSES, mes pas m'ont porté jusqu'à la porte de l'Édifice de l'ONF dans le Quartier de Spectacle. C'est donc dans la salle "Alanis-Obomsawin" que seront projetés les dix courts métrages, d'ici et d'ailleurs (Royaume-Uni et Italie). C'était ma deuxième fois en quelques semaines que je pouvais découvrir des "vidéo danse" (la fois précédente c'était au Théâtre de Verdure) et j'en étais fort heureux. Fort bien accueilli à l'entrée du lieu par le "grand patron" du Festival, Rafik Hubert Sabbagh, je me rend ensuite plus haut pour prendre dans la salle de projection. De ces dix courts métrages, il y en a deux que j'avais déjà vu, il y a pas longtemps, mais le plaisir s'est avéré tout aussi bon. Mais débutons par le début, par les mots d'accueil qui seront suivis par le premier court métrage, celui de notre hôte, Rafik Hubert Sabbagh, "Lueurs". Ce court, présentant les interactions d'un duo, a été créé il y a quelques années et a été remasterisé, tout en gardant la "coloration" de l'époque. Dans ce qui suivra, nous pourrons découvrir les propos de Sandra Laronde dont j'ai déjà vu deux de ses créations (de la compagnie Red Sky Performance). Cette fois-ci, c'est surtout, mais pas seulement à son propos oral que j'ai droit et je suis impressionné par sa détermination.

Je ne reviendrai pas sur tous les dix, mais, quel plaisir, de découvrir des oeuvres d'ailleurs et d'autres d'ici que je redécouvrais avec grand plaisir, dont le très touchant "Les mêmes yeux que toi" de Derek Branscombe et Anne Plamondon, dans lequel cette dernière rend hommage à son père atteint d'une maladie dégénérative. Il y a aussi le très esthétique "Elle X / Elle Y"  de et avec Valeria Galluccio et le percutant "À bras le corps" de Chélanie Beaudin-Quintin avec tout.es ces interprètes que je reconnais. Une proposition captée en milieu urbain qui parle de territoire et de nos interrelations.

Bon je m'arrête ici ! Il en reste que de découvrir des vidéo danse sur grand écran reste pour moi très intéressant. Et c'est donc fort heureux et satisfait que je reviens à la maison.

dimanche 13 septembre 2026

Sur mes pas au Festival quartiers danses pour découvrir sa soirée "Mutations et incarnations" !

  Encore cette année, mes pas trouvent des espaces vides dans mon agenda pour permettre de me rendre à quelques propositions du Festival quartiers danses. Et en ce vendredi soir, c'est jusqu'à la Cinquième Salle de la Place des arts que j'irai pour une première fois. Et pour cette occasion, il y avait un programme aguichant et intrigant, composé de trois parties, d'abord un solo de Margie Gillis qui ne demande pas de présentation, ensuite un solo de Nicholas Bellefleur qui a chacune de mes rencontres, me surprend. Et la soirée se terminera, après un trop long entracte (mais là, n'est pas mon propos !) par une découverte pour moi, soit Liam Francis. Et ce programme, je le découvrirai de "mon" siège en première rangée. Endroit fort bien approprié pour apprécier "de proche" trois solos !


Une fois les paroles d'accueil énoncées, se présente tout simplement à nous Margie Gillis avec son "AS TENDERNESS LEAVES THE WORLD". Des premiers moments jusqu'à la fin, nous pouvons découvrir sa présence transcendante avec ses mouvements caractéristiques ! De ce début de création de sept minutes, j'en aurais pris bien plus ! 

Il s'en suit "A CONSTELLATION OF ONE" de et avec Nicholas Bellefleur. Annoncée comme une " nouvelle création solo explore une cosmologie personnelle à travers les imaginaires de futurs distants", j'y ai bien reconnu le créateur audacieux, débordant des cadres standards. Mais en une quinzaine de minutes, si le parcours est prometteur avec une touche philosophique fort intéressante, il m'a laissé un peu sur ma faim ! À surveiller pour la suite !

Après l'entracte, nous est présenté "LYRE LIAR" de Liam Francis dont c'était ma première rencontre. Artiste très actif outre-mer, mais qui, à ce qu'il me semble, est pas ou peu venu dans nos terres. Et comme l'annonçait le programme, nous avons eu droit à une classe de maître."Lyre Liar est un solo hybride imaginé et interprété par Liam Francis, mêlant performance et conférence-démonstration pour offrir une plongée intime dans l’univers de la danse." Maîtrisant avec grand talent, l'espace et les accessoires physiques et technologiques, il m'a gardé captif tout au long et m'a même entraîné, comme tous les spectateurices autour de moi à faire des mouvements. Voilà une très belle découverte. 

C'est donc sur les applaudissements que la soirée se complète et que mes pas me ramènent à la maison fort heureux de ces trois rencontres de mon siège tout proche en première rangée. 

vendredi 11 septembre 2026

Sur mes pas à une soirée "haute en couleurs" et en affirmation chez Tangente !

 La rentrée se poursuit et pour ma deuxième sortie de la semaine, mes pas me portent jusqu'au Wilder pour leur première soirée. Au programme, un accueil avec l'équipe et des prises de parole d'artistes, tout cela accompagnés d'un verre et du couscous pour ensuite découvrir un programme double qui pour moi était intrigant et qui me semblait de prime abord, m'amener dans des territoires fort personnels. Oui, oui, et sans vouloir divulgacher, c'est ce qui arrivera ! Mais commençons par le début, soit de mon arrivée au haut de l'escalier et être accueilli par le sourire de certains membres de la gang de Tangente.

Rapidement, le lieu se remplit et les rencontres se poursuivent. Et puis arrive le moment de la rentrée plus formelle avec les mots de Julie Deschênes. Il s'en suit de la prise de paroles d'artistes, Fanny Bélanger-Poulin, Do Phan Hoi et Diana León sur le débordement comme geste créatif. Trois propos qui mériteraient un plus grand auditoire. Ensuite la présentation de la prochaine année par les trois commissaires, Jaleesa Coligny, Marco Pronovost et Laurane Van Branteghem. 

Et puis arrive le moment où nous pouvons nous diriger vers la porte d'entrée pour découvrir la première proposition de la soirée, celle de Achraf El Abed, "Howa walla heya d'aujourd'hui". Pour ce faire, nous sommes invité.es à prendre place tout autour de l'espace scénique. Dans cet espace, se trouve quelques accessoires dans un coin. Des chants annoncent l'arrivée de celui qui nous fera vivre un parcours de vie. Un parcours qui autant par les mouvements, avec des pas qui résonnent que les transformations vestimentaires illustrent fort bien des étapes vers son affirmation. Une courte proposition d'une trentaine de minutes qui nous permet néanmoins de ressentir et d'apprécier son parcours de vie. Une rencontre marquante pour le spectateur que je suis.

                                             Crédit: Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Une fois terminé, nous devrons quitter le lieu avant d'y revenir par une autre porte avec une disposition scénique plus classique. Donc de mon siège en première rangée, j'attends le début de cette deuxième partie, "Capital Erotica" de et avec Kaia Portner, une artiste que j'avais découvert une première fois à une soirée de "Danses Buissonnières" chez Tangente, il y a deux ans. En attendant le début, je découvre une genre de petite table dans l'espace scénique. Et puis le tout débute ! Je découvrirai une proposition en trois temps qui d'abord nous amène dans une perspective classique de l'univers de "showgirl". Celle du corps exposé soumis à des tensions externes et internes. Et puis, la proposition prend une orientation ou une tangente surprenante avec l'arrivée d'une gang de "girls" qui occupent autant la place que notre attention pendant se "repose" en attente cette artiste. Et puis dans la troisième partie durant laquelle, cet être "dominé" qui doit respecter les dictats imposés arrive à s'en libérer ! Et qui, de ma perspective, est prometteur pour son avenir, soit de se libérer des attentes des autres.

                                               Crédit Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Voilà comment se terminait cette soirée d'expédition dans des univers très personnels riches en affirmation personnelle et qui m'a permis de faire de belles rencontres. Rencontres comme la gang de Tangente me le propose très souvent! 

mercredi 9 septembre 2026

Mon retour sur ma première sortie officielle automnale au La Chapelle avec "Nos espoirs furieux", une oeuvre qui a du punch !

 Lorsque mes pas se sont mis en route pour me rendre jusqu'au La Chapelle, c'était pour assister à ma première sortie culturelle officielle en mode "automnale"! Cette première rencontre sera avec une proposition de la gang de La Fratrie (Alex Trahan, Erika Mathieu et Patrick R. Lacharité) qui ouvrait la nouvelle année culturelle (26-27) du La Chapelle.

                                            Crédit Julie Artacho. Affiche de la proposition

De ce collectif qui fête son dixième anniversaire, je découvre avec toujours autant de plaisir depuis un peu plus de sept ans, leurs différentes créations, sans oublier leurs soirées "Nice try". Ainsi donc en cette soirée de première, nous étions convié.es à un apéro musical concocté par Fanny Migneault Lecavalier ! Et évidemment, j'y étais.

Ainsi donc à mon arrivée, le hall d'entrée bourdonne d'activités et le moment venu, Alex Trahan nous présente Fanny qui débutera "a capella" pour ensuite poursuivre son tour de chant, s'accompagnant au piano et à la guitare. Le tout est simple, mais tellement beau avec sa belle voix. Mais, le tout se termine avec nos applaudissements fort bien mérités.

Et puis arrive le moment d'entrer en salle et sans hésitation, je me dirige vers "mon" siège en première rangée. Devant moi, un espace scénique recouvert d'un matériel blanc dont je comprendrai la présence par la suite. Je serai donc aux "premières loges" pour découvrir cette proposition qui se propose d' "explore(r) la question suivante : Comment cultiver l’espoir dans un monde qui s’effondre ? Et dans cette exploration nous serons guidé.es par Yuma Arias, Chloé Barshee, Stacey Désilier, Manon Lussier, Patrick R. Lacharité et Daniel Stefek.

Et cette exploration, donc, nous entraînera dans une suite de courts tableaux qui utilisent les paroles, les mouvements et aussi les acrobaties. Un de ceux là, interprété par Daniel Stefek ne peut pas laisser indifférent. Pour ma part, je suis resté estomaqué et encore marqué ! 

Dans ce monde qui s'effondre et qui éclabousse, il y a aussi des moments lumineux (effets spéciaux fort bien réussis par une robe qui se métamorphose) !

Ainsi donc dans cette trop petite heure parce que j'en aurais plus (!), nous avons pu découvrir comment ces "espoirs furieux" peuvent produire des moments mémorables !

vendredi 4 septembre 2026

Mon retour sur toute une soirée au JOAT Festival !

 Pour me rendre au JOAT Festival, présenté en collaboration avec Danse danse, mon agenda m'en permettait une seule fois et je ne voulais pas la manquer ! Et c'était une soirée de "battle" en breaking au Club Soda. J'apprécie toujours ce qui m'est présenté, mais surtout l'atmosphère qui enveloppe la place lors de ces soirées. Voilà donc, pour être bien placé, mes pas m'ont amené une trentaine de minutes avant l'ouverture des portes soit plus d'une heure trente avant le début de la soirée. Et non, je n'étais pas dans les premiers de la file d'attente.

                                           Affiche de la soirée tirée du site de l'évènement

Le moment venu, la porte s'ouvre et je peux me diriger à "ma" place sur un des côtés de la place avec une bonne vue sur le cypher. Peu à peu, le lieu se remplit pendant que se réchauffent les différent.es participant.es, rendant l'attente fort intéressante. Le moment venu, le MC de la soirée prend place et réchauffe la salle comble. Avec ses mots de présentation, entrecoupés de "faites du bruit", il met la table à ce qui suivra, soient des battles qui débuteront avec des huitièmes de finale pour se terminer par la grande finale plus de deux heures trente plus tard. Tout au long, des rencontres desquelles, les trois juges décident du gagnant ou de la gagnante. Décisions avec lesquelles je suis assez souvent d'accord, mais parfois, ben non !!! Mais bon, les experts, ce sont eux. Et le grand gagnant sera Phil Wizard ! Mais aussi nous tout.es présent.es qui tout au long de cette soirée auront assisté.es à des "battles" fort beaux qui se concluaient par des félicitations mutuelles des deux "combattant.es".

Pour ceux et celles qui n'ont pas encore assisté à ce type d'évènement, c'est vraiment un "must". Et les à peu près mille spectateurices présent.es seront certainement d'accord avec moi !