samedi 10 octobre 2026

Sur mes pas chez Tangente qui prennent une "tangente" surprenante !

 Il y a longtemps que mes pas m'avaient porté à une soirée chez Tangente aussi surprenante. Je dois l'avouer, je ne lis pas les présentations des oeuvres avant de m'y rendre. Et si les artistes au programme me sont inconnus, et bien, je me rends en territoire inconnu avec les surprises que cela peut comporter. Et c'est ce qui s'est passé lorsque mes pas ont franchi le seuil de l'Espace Orange en ce jeudi soir. 

Une fois assis dans "mon" siège en première rangée, je découvre dans cet "immense" espace scénique tout blanc quelques accessoires dont une chaise et un sac orange. Aussi, dans cet espace déambule, celui qui performera bientôt, soit Diego Gil. Le moment venu, il s'adresse à nous pour présenter le "plan de présentation" en trois étapes de "El sentir de las superficies" avec la durée au début de chacune d'elles.

Difficile de résumer cette proposition qui nous entraîne dans un propos gestuel et oral.

Pause

Le propos est en langue anglaise et malgré mon assez bonne compréhension de cette langue, il en reste que la subtilité du propos m'échappe. 

Fin de la pause

D'une étape à l'autre, le propos comme ses apparats vestimentaires se modifient. Donc de ces trois étapes durant il se déplace toujours, je retiens surtout celle, durant laquelle, il assemble des tiges en bois pour en faire des structures (voir photo). Après chaque assemblage qui me semble fort fragile, il tape du pied pour en vérifier la stabilité. Ce qui sera le cas pour tous sauf un qu'il remettra en place avec succès. Ces assemblages comme des argumentaires qui malgré leur fragilité tiennent la route.

Crédit: Félix Bonnevie fournie par Tangente

Ainsi donc, je suis amené dans un univers qui évolue et qui aiguise mes perceptions avec ce qui m'entoure. Et lorsque le tout se termine, je me promets de lire le texte énoncé par lui et disponible sur le site de Tangente. Il en reste que dans le texte de présentation, un extrait me semble fort important, "L’architecture et les objets qui nous entourent nous incitent à agir. Mais le lien entre les interactions de Diego avec son environnement et le texte qu’il récite demeure insaisissable." 
Une fois revenu à la maison, je me mets à lire sur lui et je découvre qu'il a contribué à des propositions d'artistes "philosophiques", telles que feu Maria Kefirova et Hanna Sybille Müller qui m'avaient aussi demander une "période d'acclimatation" ! À la prochaine donc, Diego !

Après un court entracte, nous revenons en salle pour découvrir dans l'espace scénique métamorphosé, avec une longue table avec différents objets dessus et autour trois personnages tout de vert vêtus avec, les costumes de Hikky Chen. Ils resteront longtemps immobiles jusqu'à ce que débute "Cucumbers, the Melancholy of a Turtle, and a Girl Otaku’s Romance". De son bout de table, la narratrice (Peng Hsu au texte et à la chorégraphie), tout au long débitera son propos à la vitesse d'une "mitraillette". J'en capte des bribes, me concentrant surtout sur les actions des deux autres. Utilisant fort abondamment les accessoires dont ces petites balles, les deux protagonistes (Heather Anderson et Esteban Donoso), guidés par les propos de leur guide, sont fascinants à suivre, nous réservant des métamorphoses physiques et des moments fort cocasses. De cette expédition dans ce village où il pleut des concombres, guidé par ce maire, j'en reviens étonné et aussi satisfait !

                                           Crédit: Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Voilà donc une soirée surprenante, gracieuseté de la gang de Tangente durant laquelle le propos a eu préséance sur la danse, mais durant laquelle la danse et les mouvements ont été un ligand essentiel pour moi !

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