vendredi 31 mai 2024

Sur mes autres pas au FTA pour découvrir "Floreus" de Sébastien Provencher !

 Par cette soirée fort agréable, mes pas me portent jusqu'à Cité-des-Hospitalières, plus précisément dans sa chapelle pour découvrir "Floreus" de Sébastien Provencher (et son équipe) ! Quelque peu habitué à me rendre à cet endroit, je passe par la porte arrière et après avoir signé le registre d'entrée, je me dirige par "l'entrée intérieure habituelle" de la chapelle. N'ayant pas été "refoulé" par la gardienne à l'entrée, je suis néanmoins intrigué de ne pas rencontrer de signe du FTA, indications et spectateurice.s ! Et puis je rencontre quelqu'un à qui je pose "la" question, suis-je au bon endroit ? Et la réponse est bien sûr non avec un beau sourire, me dirigeant vers le lieu d'entrée officiel sur l'Avenue des Pins, plus à l'est (fort bien indiqué, par ailleurs !!!!).

                                                         Tirée du site du FTA

Ainsi donc, après ces pas qui ne seront pas les seuls tout au long de ce qui suivra, j'attends comme d'autres, l'ouverture des portes pour entrer dans la chapelle, par la "bonne" porte, cette fois ! Les indications de Sébastien sont claires, la première partie est un déambulatoire, mais moi comme la plupart des autres personnes, je prend place sur un des bancs pour passer en mode observation. Le moment venu, une fois bien installé, l'atmosphère musical d'un orgue m'entoure fort agréablement. Et débute la première partie de trois de cette représentation. Celui, par qui la musique de l'orgue emplit le lieu, accompagné par sa voix est rejoint par les autres provenant des hauteurs de cette chapelle, pour former vocalement un "floreus" de communion "magique". La réunion faite des corps et des voix, nous sommes invité.es, tout aussi symboliquement que formellement, à nous diriger vers le devant de la chapelle autour de l'autel pour une célébration des corps et des fleurs. Et comme la description de la proposition sur le site du FTA, Floreus se présente à moi comme une "ode à un érotisme tout en tendresse, appel à renouer avec la dimension sacrée de la nature, Floreus éveille les sens et ouvre les esprits." Et il le fait de façon fort douce et belle avec, au passage, plein de symboles ! Et cette deuxième partie se termine par l'invitation à sortir de la chapelle pour se rendre dans la cour toute "verte" de l'endroit ! Autour de cet espace extérieur, des chaises ou des coussins nous attendent pour qu'à notre tour, nous attendions les interprètes pour le tableau final riche en symboles. Pendant que j'attends, je peux voir pas trop loin un lapin se déplacer dans la cour sans, néanmoins, se rapprocher de nous ! 

Et le tout se poursuit tout aussi symboliquement. C'est par des mouvements en phase ou en harmonie, à vous de choisir le terme, les six interprètes complètent cette rencontre ! Si je me permets une interprétation toute personnelle de ce que j'ai vu tout au long, je dirais que j'ai vu ceci. Ce pollen aérien, tout en haut de cette chapelle, appelé par le chant s'est assemblé pour produire une semence fertile. Le résultat au devant de la chapelle a germé pour ensuite retourner sur une terre fertile pour éclore ! Et tout cela sous nos yeux !

Mes pas se dirigeant vers une autre rencontre culturelle, mais pas seulement eux, sont fort heureux d'avoir communier à cette expérience fort unique ! Merci au FTA pour cette opportunité !

Sur mes pas en danse à "Circuit-est" pour revoir "Le recueillement des tendres" de Rozenn Lecomte !

 Pour ce texte, je fais une exception et je m'adresse directement à toi Rozenn pour te confier mes impressions sur ta proposition "Le recueillement des tendres". D'abord pour te remercier d'avoir pu être présent en ce vendredi matin pour redécouvrir ta proposition que j'avais déjà vu et apprécié à Passerelle 840. Pour m'y rendre, ce fût le parcours du combattant, parce mon agenda du vendredi matin est chargé, mais pas question pour moi de rater cette occasion. Après deux coups de chance, soit le métro dont les portes se referment juste derrière moi et le bus qui est là prêt à partir en sortant du métro, j'arrive à l'heure pour y être ! Et comble de bonheur pour moi, je pourrai même avoir "ma" place en première rangée ! 


Ainsi donc, une fois tes présentations faites, débute ta proposition avec Camil Bellefleur, Châtelaine Côté-Rioux, Jacynthe Desjardins, Arianne Levasseur et Rosalie Paquette (en remplacement d'Aurélie Ann Figaro) ! Pour cette fois Rozenn, j'en ai fait une lecture quelque peu différente qui me ramène à une autre époque, celle de ma jeunesse ! Celle du Peace and Love avec pour nous au Québec d'abord, un doigt d'honneur aux valeurs passées et au tutorat moral de l'église. Il s'en est suivi différentes étapes que jeune homme et adulte aussi j'ai été témoin. Je ne saurais pas dire comment tu as pu (garde bien ton secret !) capter l'essence des différentes étapes de notre affirmation collective, mais mission accomplie ! 

Tu me permettras de t'indiquer que certains tableaux m'ont particulièrement touché en commençant par le premier qui met la table avec ces postures d'affirmation ! Le regard affirmé accompagné du geste qui l'est tout autant, tu mets bien la table ! Aussi, le moment du "TW"  avec Châtelaine est et restera définitivement un tableau inconfortable pour nous et en apparence pour elle aussi ! Tableau dont "l'image miroir" plus tard est un éclair de génie ! 

Le moment de la déclaration par Arianne Levasseur, micro en main, montre bien comment prendre la parole pour revendiquer peut s'avérer un exercice délicat ! Et tu réussis fort bien à le transmettre !

Pause 

Première suggestion de ma part, si en débutant Arianne allait vers le public pour l'aider pour ensuite, une fois qu'elle constate que l'appui public ne peut pas être si important, comme pour le printemps érable ! Cela pourrait être intéressant ! À toi de voir, évidemment !

Fin de la pause

Dans ce qui suit, comme dans ce qui a précédé, il y a ce tableau du plaidoyer à la liberté, ou celui des relations amoureuses troubles et difficiles entre les traditions et la modernité, j'ai embarqué ! 

Il en reste que mon tableau coup de coeur est le dernier, comme si tu voulais nous garder le meilleur pour la fin durant lequel, j'y ai découvert une représentation le souvenir d'un temps passé avec une touche de nostalgie avec le duo et celle qui les observe et les deux autres passives derrière !

Autre pause

Dans ce dernier tableau, j'y aurais ajouté cet autre couple, plus présent, dans une posture différente.  Opinion qui, je dois te l'avouer, n'était pas partagée par mes deux voisines de siège ! Mais bon, à toi de voir.

Fin de l'autre pause

Au final, chemin faisant à la maison, je me remémorais les instants passés avec ta création et cette impression des différentes étapes d'affirmation et de révolution de notre Québec s'incrustait en moi ! Tu as sûrement du travail à faire pour polir le joyau que tu as, mais sache que le joyau a une grande valeur et pas seulement artistique !


jeudi 30 mai 2024

Sur mes pas au cirque pour découvrir "KABOUM" des élèves Cirque-études secondaire et Préparatoire.de l'École nationale du Cirque !

 Pour ce week-end avec nos petits-fils (plus du tout petit !), je propose une sortie "cirque". Proposition acceptée, voilà donc pourquoi, les grands-parents se rendent jusqu'aux portes de l'École nationale du Cirque, près de la TOHU pour assister aux prestations de ces jeunes qui en sont à des "premiers" pas sur scène. 

                                              Photo tirée du site de l'École national du Cirque

Pour l'occasion, la salle est pleine avec d'évidence des membres des familles et des amis de ceux et celles qui performeront durant ce programme double, constitué d'abord par "Tomber", création de Natacha Filiatrault par la gang du programme Préparatoire et ensuite "Flottant sur les épaules des géants", création de Robert Cookson de la gang de Cirque-études secondaire. 

Débutons avec cette première oeuvre au programme, "Tomber" qui nous entraîne dans un univers urbain avec les différents jeunes personnages qui peuvent y habiter. Avec une poésie dans les mouvements, nous découvrons ces jeunes avec pour le symboliser ce jeune avec sa planche à roulette. Comme le décrit fort bien la première phrase du programme, "L’élan, la chute, le moment où l’on perd pied." et que moi j'ajouterais pour mieux  se relever et aller de l'avant. 

Après une courte pause, débute "Flottant sur les épaules des géants" avec tout ce groupe qui tout au long utilise des ballons de toute couleur ! Il s'en suit une proposition tout aussi poétique qu'athlétique. Comme tous les autres dans la salle, j'ai apprécié les différents tableaux et aussi, j'ai cessé de respirer lorsque cette jeune femme, en position, mains sur appui et arc entre ces orteils tire sur un ballon devant et le fait exploser, déclenchant les applaudissements fort bien mérités !

Le tout se termine fort bellement avec des applaudissements pour tout ce groupe dont plus particulièrement pour les quatre finissantes (du secondaire). Une soirée et ses deux propositions qui a atteint son objectif, soit de mettre "l’accent sur le travail collectif et offre l’opportunité à la relève circassienne de développer sa présence sur scène et son rapport au public". En sortant de la salle, côte à côte avec un homme fort émotif, la personne qui l'accompagne m'indique que c'est sa petite fille qui avait conclut fort brillamment cette soirée ! Heureux grand père que je pense et je lui dis !


mercredi 29 mai 2024

Sur mes autres pas au FTA: Plonger "Au coeur de la rose (Généalogie d'une tristesse)" et espérer la lumière !

 Si cette fois, ce n'est pas à une proposition de danse que mes m'ont porté, c'est surtout à cause de la présence d'un nom sur le générique, celui de Jérémie Niel ! Dans mes expériences de spectateur, j'ai toujours apprécié ses propositions singulières ("Elle respire encore" en 2018 et aussi "Face à face" en collaboration avec Catherine Gaudet en 2021). Comme si de l'ombre, il était capable de faire émerger une lumière. Pour "Face à face", j'avais écrit à l'époque, " Dans cette nuit, leur intimité dans ce sombre irradie pendant que je ressens (et que j'entend) les vagues sur la coque d'un bateau. " 

Voilà donc pourquoi, par cette soirée fort pluvieuse, j'ouvre  avec bonheur la porte de l'Espace Libre pour me mettre d'abord à l'abri du déluge pour ensuite me mettre en file, tout devant en attente d'entrer en salle. Derrière moi, la foule se fait rapidement nombreuse et c'est une file avec multiples tournants qui prend place dans le hall d'entrée jusqu'à ce que la porte s'ouvre. 

                                                  Crédit Fabrice Gaetan tirée du site du FTA

Les banquettes du lieu se remplissent efficacement et ensuite les paroles d'usage sont énoncées. Et puis débute cette histoire portée par Evelyne de la Chenelière, Marine Johnson, Marco Poulin, Sébastien Ricard, Nahéma Ricci et Émile Schneider. Sur une île, il y a un gardien de phare, sa femme et sa fille ainsi qu'un boiteux. Si le phare illumine les eaux autour, pour ce qui concerne l'avenir, c'est un noir opaque, surtout pour cette jeune fille. Arrivera avec ce bateau en détresse, une issue lumineuse incarnée par ce jeune homme, fils d'un capitaine en panne tout proche. Si l'histoire est somme toute assez mince, moi ce qui m'a captivé, ce sont les étincelles des échanges entre les différents protagonistes. Même si l'espoir se présente comme une étincelle sans lendemain, il en reste que de la découvrir ne laisse pas indifférent !

Avec des performances tout en retenue, nous sommes entraîné.es à la suite de l'espoir de cette jeune fille d'aller au large vers un monde meilleur. Et moi, de cette rencontre, j'en suis revenu satisfait, sous un ciel plus clément, "digérant" ce que les deux dernières heures m'avaient présenté !

Sur mes pas au FTA: À une rencontre poético-philosophique, riche en mouvements avec "Rinse" !

 Le temps est beau et c'est avec des pas fort heureux et curieux que je me dirige jusqu'au Théâtre Rouge du Conservatoire pour découvrir "Rinse" d'Amrita Hepi (création, chorégraphie, texte et interprétation) et Mish Grigor (mise en scène et texte). Les échos que j'avais entendus étaient fort positifs et par conséquent, j'étais bien curieux de découvrir "les pas" sur scène de cette artiste autochtone (Australie et Nouvelle-Zélande). C'est donc de "mon" siège en première rangée que j'attends le début de la représentation, pendant que derrière et à côté de moi, les sièges trouvent preneuse et preneur. 

                                                                    Tirée du site du FTA

Une fois les mots d'accueil dissipés dans l'espace, mais bien ancrés en nous, débute la rencontre, sur fond de vrombissements, avec celle qui nous entraînera sur ses pas et ses réflexions philosophiques ! 

Pause

Dans ce qui nous sera présenté, j'y retrouve des aspects philosophiques que le chorégraphe interprète Andrew Turner me proposait avec "18 P_R_A_C_T_I_C_E_S", il y a un peu plus de deux ans ! 

Fin de la pause

Ses tirades, débutant régulièrement par "In the beginning", avec ses différentes déclinaisons temporelles, sont accompagnées par ses mouvements ! Tout au long, les mots malgré leurs forces ne détournent pas mon attention de son parcours scénique. "Du "nowhere to somewhere" et "forever and ever", les chemins qu'elle arpente sont nombreux sur cet espace scénique, tout comme ceux qui l'ont amené de son île natale jusqu'à celle en Amérique du Nord (île de Manhattan), pour aller à la rencontre de différents univers chorégraphiques. Jusqu'à cette soirée pour aller à notre rencontre sur notre île, celle de Montréal. Peut-être est-ce en lien avec les eaux qui entourent ces îles, je ressens la fluidité de ses mouvements et des ressacs qui les accompagnent parfois ! Et de surprises explosives aussi ! Au final, une rencontre spéciale et intéressante comme peut nous en proposer la gang du FTA. 

Une fois la représentation terminée, nous sommes invité.es à rester pour une période d'échanges et de questions-réponses avec les deux créatrices ! Période fort intéressante pour mieux comprendre le processus créatif et la complicité entre elles. Mention spéciale à Ilya Krouglikov qui a su traduire fort correctement les réponses des deux créatrices, malgré la longueur et les nuances de ces réponses.


mardi 28 mai 2024

Sur mes pas réels et virtuels pour découvrir et apprécier "Les danses de mai, Opus 24" de la cohorte finissante de l'École de danse contemporaine de Montréal !

 Lors que mes pas m'ont porté jusqu'au Wilder, mon passé de prof remontait en moi. Ce que j'allais découvrir en ce mercredi soir, ce sont les derniers pas sur scène "à l'école" de la gang qui complétait son parcours à l'EDCM. Et cette gang  est composée par Rosalie Boivin, Gabrielle Boivin, Gabrielle Bouchard, Léa Boudreault, Julianna Bryson, Ambre Dupuis, Jean-François Gilède, Tom Godefroid, Clodie Lambert, Rosalie Lamoureux, Charlotte Mégardon, Manon Scialfa, Jules Talavera, Alex Turcotte et Anna Vauquier. L'émotion de celui qui découvrira la fin d'un parcours, entrepris en temps de pandémie, avec les embûches qu'il a recelé ! 

Trêve de préambule, allons au coeur du sujet soit la présentation des deux oeuvres de la soirée, soit "BLACK MOON, revisited" de Dorotea Saykaly et "Minus 16" de Ohad Naharin ! C'est donc de "mon" siège en première rangée que je découvrirai d'abord la première partie de cette soirée. 

C'est de l'obscurité qu'émerge cet être qui occupe tout autant l'espace que mon attention ! Et dans ce qui suivra, avec le groupe qui se rajoute, une suite de figures qui se forment et se déforment. Des moments qui montrent que l'on peut garder son individualité dans un groupe, ce qui pour moi est une image fort représentative de notre présence dans ce monde ! Tout au long, j'y vois des touches "Marie Chouinard", fort bien interprétées, impression confirmée par une voisine de siège (justement interprète de la compagnie de Marie Chouinard !). Une première proposition fort réussie qui augure bien pour la suite. 

                                           Crédit: Maxime Côté fournie par l'EDCM

Une fois les applaudissements faits, nous sommes invité.es à quitter la salle. À notre retour pour découvrir "Minus 16", déjà sur scène un interprète qui évolue tout en habit noir et qui aussi interagit avec certain.e spectateur-spectatrice qui revient à son siège. 

Pause

J'en étais à ma deuxième fois en peu de temps pour découvrir cette oeuvre. La fois précédente, chez Danse Danse par la compagnie "Gauthier Danse". Mais pour moi, comme une belle chanson, encore et encore ! 

Fin de la pause

Et débute cette oeuvre pour laquelle pour certains tableaux, la gang de deuxième année se joindront (Clara Biernacki, Iban Bourgoin, Oly Dion, Ludovic Germain-Thivierge, Ezra Guerrier, Clara Urquhart, Alice Larrière, Michelle Lucero Moris, Kate Manns, Jane Milette, Apolline Saulnier, Hortense Sierka et Clara Truong). 

C'est donc avec tout autant de plaisir et de satisfaction que je redécouvre les différents tableaux, fort bien interprétés dont certains incluent des spectatrices ou spectateurs. Et informations prises par la suite, la sélection se faisait selon les mêmes critères que pour Gauthier Danse ! Il fallait avoir des vêtements colorés et la dernière personne qui restait (avec les interprètes) devait être une femme ! 

Et lorsqu'on croit que tout est terminé et que nous applaudissons fort généreusement, la "fête" continue, comme si on voulait nous dire ou nous "danser" qu'il faut que tout cela se continue "all night long !" Mais toute bonne chose a une fin et mes pas quittent l'Espace Orange pour revenir à la maison. Et comme si mon passé de prof, mentionné en début de texte, se concrétisait encore plus, je rencontre, chemin faisant, un visage tout souriant juste avant les escaliers pour quitter. Et ce sourire, une fois les présentations faites, était celui d'une de mes anciennes étudiantes dont la fille est en deuxième année de l'EDCM ! Que le monde est petit, dirait ma sage mère !

Plus tard, soit quelques jours plus tard, je profite de la captation vidéo pour revoir et revoir ces deux propositions et aussi la remise des diplômes de cette gang que j'ai pu apprécier au Wilder, mais aussi à la Place des arts lors de la présentation de "Colossus" de Stephanie Lake chez Danse Danse ! Si le "décorum" à ce type d'évènement peut limiter les "effluves" sentimentales, il en reste que dans leurs mots et leurs regards, j'y découvrais la satisfaction du devoir accompli. Tout comme aussi, dans les yeux et les paroles des dirigeant.es et de leurs profs ! Rien à ajouter, sinon à l'an prochain pour la prochaine graduation ! D'ici là, j'espère revoir sur scène les finissant.es de cette année !


dimanche 26 mai 2024

Sur mes deuxièmes pas au FTA 2024 en mode extérieur pour découvrir "Multitud" !

 Mes pas en sortant du Monument National se sont dirigés jusqu'à ma troisième sortie culturelle de la journée. Elle en sera une en plein air sur la Place des Festivals ! J'irai assister à la première représentation de "Multitud" de la chorégraphe uruguayenne Tamara Cubas qui mettra "sur scène" presqu'une centaine d'interprètes que je permets de nommer ici Robert Abubo, Emine Adilak, Stella Alonso, Marie-Christine André, Maude Archambault-Wakil, Aryan Arian, Damaris  Baker, Pierre Bastien, Ricardo B. Beaubrun, Fanny Bélanger-Poulin, Claudia Bernal, Linda Besner, Francisco Wagner Bezerra Rodrigues, Lo Bil, Isabelle Bouchard, Malika Bouchard-Medawar, Maxim Bouclin, Catherine-Alexandre Briand, Josée Brouillard, Christian  Brun del Re, Noémie  Calderon Tremblay, Josée  Chabot, Suzanne  Charbonneau, Jimmy Trieu Phong Chung, Aurélie Clair, Patrick Cloutier, Elise Cropsal, Julien Dajez, Lisa Dangotte, Julianne  Decerf, Chad Dembski,  Ariane Demers, Camïlle Demers-Paquin, Pascal Duguay Gosselin, Alida Esmail, Lucy Fandel, Luce Fortier, Marcella França, Camille Gendron, Lila Geneix, Claude Michel Germain, Sarah  Germain, Marianne Gravel, Vicki Grenier, Orialys Hernandez, Raul Huaman, Lucia del Carmen Jarquin Madriz, Audrey Jiang, Muriel Kearney, Olivia Khoury, Meyranie Lacroix, Michel Lafleur, Céline Laquerre, Alix  Latour, Sylvie Laurin, Pierre Lavigueur, Stéphanie Leclair, Rozenn Lecomte, Guy Philippe Légaré, James Levesque, Melissa Loizou, Marianne Lynch,  Patrícia Machado, Alice Marroquín-Éthier,  Sophie Mhun, Elise Miara, Raphaëlle Morin, Lysanne Morissette, Kathia Noiseux, Valeria Ortiz, Nicole Panneton,  Alejandra Parra, Adalia Pemberton-Smith, Sophie Pronovost, Shima Raeesi, Malala  Ravelojaona, Gerard Reyes, Vanessa Rigaux, Julie Rivest, Sally Robb, Lou-Anne Rousseau, Cara Roy, Irene Ruiz Muniente, Julie Sage, Michèle Steinwald, Simon Thibaud-Ceccarello, Marie-Yieng  Touikan, Sylvie Tourangeau, Rafa Tremblay-van Zuiden, Richard Trottier, Patrick Tsie8ei (Sioui), Francine Verdone, Noël Vézina et Vivienne Worotnik !

Pause

Oui, oui, c'est une longue liste, mais selon moi absolument nécessaire pour reconnaître leur contribution individuelle à ces moments à venir qui seront riches en symboles !

Fin de la pause

C'est pour moi, toujours un type de rencontre que j'apprécie particulièrement, celle que les gens du FTA nous proposent gratuitement sur la place publique. Et cette proposition avec plein de gens que je connais, en rajoutait une couche. Une fois rendu à cette Place, déjà plein de monde sont présent autour de l'espace de prestation. Malgré tout rapidement sur un des côtés, je trouve, bien guidé, ma place assise à terre. Informé que les interprètes se trouvent "parmi nous", je me mets à surveiller attentivement autour de moi et il me semble que cette femme juste derrière est une des interprètes. Et oui, j'aurai raison lorsque le moment venu et les paroles d'accueil faites, elle se dirige dans l'espace de prestation. Comme par procuration, elle sera comme tous les autres nos représentant.es dans cet espace d'interactions à venir. Tout au long de l'arrivée graduelle de toute cette belle gang, je tente de reconnaître les nouveaux ou nouvelles arrivant.es ! Et effectivement, j'en reconnais un bon nombre, autant des interprètes expérimentés que d'autres plus "amateurs" (lire ici participant.e à des prestations de chorégraphes telle que Sarah Dell'Ava et Emmanuel Jouthe ) !

Une fois tout en place, elles et ils sont immobiles face à nous, le regard droit devant, avec juste devant moi, une que je reconnais  (Lila Geneix !). Il s'en suit pour les presque deux heures suivantes, une suite de tableaux dans lesquels différents types de comportement de notre société nous sont présentés ! Le monde en effondrement, les corps qui s'agglutinent, le chaos qui se propage, voilà certains des tableaux que je découvre devant moi ! Une thématique reste bien en moi, tout au long, celle "tout simple", on s'en va où ? 

                                                                Crédit: David Wong

Il y aura aussi celui qui sera la victime des autres, qui pour ma part, me fait penser à ce qui se peut vivre à notre époque des réseaux sociaux, époque durant laquelle l'acharnement est fort présente ! Le tout se termine par un tableau assez long, (peut-être un peu trop pour moi, assis par terre depuis un certain temps !), mais intense dans lequel certain.es sont laisssé.es derrière ! 

                                                              Crédit: David Wong

Au final, l'intention de la proposition indiquée sur le site du FTA, soit, "Soir après soir, le groupe s’appuie sur l’expression des individualités et recrée, d’un seul et même corps, une œuvre à l’image du monde. Entre chaos et solidarité euphorisante.", je l'ai bien ressenti !

Une fois les applaudissements fort bien mérités pour ces interprètes qui ont accepté de performer à l'extérieur, malgré la fraicheur présente en fin de performance, mes pas m'ont ramené à la maison avec plein d'images en tête, mais surtout avec la satisfaction du festivalier bien présente !