vendredi 31 janvier 2025

Sur mes pas à une rencontre "Tout ça" qui m'a soufflé !

 Bon, bon, lorsque mes pas m'ont amené jusqu'au 4'Sous, ce n'était pas pour une proposition chorégraphique. Il en reste que la rencontre avec une connaissance qui me l'avait chaudement recommandé a fait ajouter à mon agenda, "Tout ça", présenté au 4'Sous. C'est donc dans "mon" siège en première rangée que j'attends que le tout débute avec devant moi qu'un seul lampadaire, allumé, dans l'espace scénique. Une fois les mots d'accueil et la présentation de toutes les personnes impliquées dans cette proposition (dont Alistair McDowall au texte, Fanny Britt à la traduction et Louis-Karl Tremblay à la mise en scène) dites par Xavier Inchauspé, fort dynamique, l'ombre se fait. Et puis la scène vide se transforme et c'est après un puissant souffle, venu jusqu'à moi que le tout débute avec une scène modifiée et l'arrivée de cette femme. Disons le tout de suite, dans ce qui suivra, la performance d'Évelyne Rompré est impressionnante, sinon époustouflante (opinion partagée par mes voisines de rangée après la représentation et entendue aussi dans le bus me ramenant à la station de métro !). 

Donc seule, là juste devant moi, elle nous entraîne dans le "périple" tortueux de sa naissance à sa mort ! Avec ce monologue atypique et riche en onomatopées, elle crée son monde (sa famille, ses ami.es, son école, son travail) et les anime. Elle passe d'eux à elle avec une agilité impressionnante. S'il arrive que nous dérapions (légèrement) en tentant de la suivre, vite nous la rattrapons dans son parcours de vie ! Elle sera là devant, sans jamais hésiter en me gardant captif !

                                              Crédit: Samuel Pasquier tirée du site du 4'Sous

Et lorsque le "rideau" s'abaisse sur son parcours, la scène redevient toute vide. Et s'en suit des applaudissements riches et bien mérités. Et mes pas reviennent très heureux de cette soirée !

jeudi 30 janvier 2025

Sur mes pas au MAI pour découvrir "Anxiety" de Keenan Simik Komaksiutiksak

 Lorsque mes pas m'ont amené jusqu'aux portes du MAI pour découvrir la proposition de Keenan Simik Komaksiutiksak, "Anxiety", je m'en allais pas en territoire totalement inconnu. En effet, j'avais eu l'occasion de découvrir en octobre 2023, lors d'une soirée du Festival Phenomena, une ébauche de ce projet avec le créateur en solo. J'avais conclue mon texte par la phrase suivante, "Et comme il est indiqué dans le programme, c'était un extrait et moi, je n'ai qu'un souhait, celui de voir l'oeuvre au complet le plus rapidement possible." ainsi donc ma patience a été récompensée. Et c'est donc en soirée avec la ville enveloppée par un froid fort généreux de janvier (Robert, je te rappelle que c'est l'hiver !!!) que je m'y rends, fort curieux. À mon arrivée "un peu à l'avance", le hall est assez tranquille, mais peu à peu, il deviendra bien plein. 

                                 Crédit: Aurora Torok. Affiche de l'oeuvre tirée du site du MAI

Le moment venu, les portes de la salle s'ouvrent et je me dirige vers "mon" siège en première rangée. Je découvre un espace scénique presque vide, seulement un empilement d'objets fort diversifiés est déjà là ! Le moment venu, se présente à nous un homme, c'est le père de Simik qui avec un bel humour, nous parle de son fils qui a choisi la danse plutôt que le hockey ! 

Et sur cette présentation toute aussi originale que sympathique, les lumières se referment avant de se rouvrir sur les interprètes (Cheyenne LeGrande, Courtney Taticek, Chrystal Tam, Katie Couchie, Simik Komaksiutiksak), revêtus avec des habits empreints d'intimité, lire ici de ceux que l'on pourrait porter dans notre chambre à coucher. 

Il s'en suit une série de tableaux durant lesquels nous découvrons les personnages qui interagissent et qui manipulent les objets pour les déplacer. Il y aussi de très belles illustrations de ces moments qui m'ont rejoint, soit ceux durant lesquels on doit choisir ce qu'on laisse (objets, relations, objectifs) et ce qu'on garde. Et ces choix, comme dans la vie, nous les voyons devant nous effectués plusieurs fois ! Il y a aussi les métamorphoses parfois subtiles des individus de cette gang qui cheminent et qui interagissent en harmonie et avec bienveillance. Il arrive même que leurs interactions se dirigent vers nous, comme un signe d'ouverture. Le temps passe et arrive le moment de conclure sur une touche d'intimité.

Une fois les applaudissements envolés, je me remets en marche, avec en tête, des images fort belles et marquantes. Et me disant aussi que ma patience, depuis cette première rencontre, avait été récompensée  et que le MAI mérite bien son nom, soit un lieu de rencontre "Montréal, arts interculturels! 

mercredi 29 janvier 2025

Sur mes pas en danse: Pour découvrir "Les champs magnétiques" de Sylvain Émard présenté par Danse Danse !

 Lorsque mes pas m'ont amené jusqu'au hall d'entrée de la Cinquième Salle de la place des Arts, j'étais un peu plus curieux que d'habitude. En effet, l'ex prof de chimie allait découvrir une interprétation chorégraphique d'un concept scientifique fort important, celui des champs magnétiques ! Moi qui dans mes cours de chimie, utilisait des illustrations quotidiennes pour illustrer le comportement et les réactions des molécules chimiques, la perspective de Sylvain Émard sur un concept physique m'intéressait ! Qu'est ce que je découvrirai avec ces champs magnétiques qui dans notre monde, rapprochent ou qui repoussent, dirait un physicien !

Une fois les portes de la salle ouvertes, je me dirige vers "mon" siège en première rangée, au pied de l'espace scénique. Le moment venu et les paroles d'accueil faites, mon attention se met en mode observation devant l'espace scénique plongé dans l'ombre. Et puis peu à peu, tout tranquillement et graduellement émergent les corps (incarnés par Sophie Breton, Charles Cardin-Bourbeau, Marie-Michelle Darveau, Mathieu Hérard, Christopher LaPlante, Erin O’Loughlin). 

Il s'en suit l'éclosion des gestes accompagnés par la musique (celle de Poirier), modulée et toute "porteuse" qui tout au long sera comme les ondes sonores tout en phase avec ces corps soumis aux champs magnétiques tout au long. Ainsi donc, je découvre en pulsions et en impulsions les différentes déclinaisons des relations de ces "corpus humains", en solo, en duo ou en groupes. Un tableau me plait tout particulièrement, celui durant lequel, tout.es ensemble, debout il.les se penchent sauf un.e ! 

                                   Crédit: Camille Gladu-Drouin, tirée du site de Danse Danse

Durant toute la présentation, le temps pour moi a suspendu son cours et en apesanteur, je me suis laissé aller à suivre l'effet des champs magnétiques, version Sylvain Émard, sur les corps humains. Au final, voilà une oeuvre technique et rigoureuse qui a su amalgamer avec cohésion la science et la danse. Et cela, le scientifique que je suis a beaucoup apprécié !

dimanche 26 janvier 2025

Sur mes pas en des territoires fort "fleuris" grâce à Corpuscule Danse, présentés par Danse-Cité !

 En ce vendredi soir "assez froid", mes pas me portent à la rencontre d'une proposition de la gang de Corpuscule Danse, "portée artistiquement par Marie-Hélène-Bellavance et Georges-Nicolas Tremblay" Ainsi donc pour aller à la rencontre de leur récente création, "Dépaysement: les eaux intimes", présentée par Danse-Cité, mes pas m'ont amené pour une première fois à la Fonderie Darling dans un coin de la ville (de Montréal) que ne m'est pas familier, soit dans le sud ouest de la ville à la frontière de Griffintown ! Après quelques hésitations, tant qu'à la direction à prendre pour m'y rendre, je me retrouve à la porte du lieu, soulagé !!! Bien accueilli par la gang de Danse-Cité, je me délaisse de mon manteau et je troque mes bottes pour des pantoufles en attente de l'ouverture des portes. Peu à peu le hall se garnit de monde et le moment venu, la porte s'ouvre sur ce que je nommerai, un fort beau "jardin" de surprises et de découvertes. 

                                             Affiche de l'oeuvre. Crédit Christel Bourque

À notre entrée dans le lieu de présentation, nous sommes acceuilli.es par les différent.es interprètes. Ce qui m'a permis de clarifier avec Marie-Hélène un petit point qui me chicotait par rapport à l'affiche (montrée plus haut) qui me rappelait des moments passés au CCOV, il y a un peu plus de deux ans ( à une soirée " "Signal vibrant: Ceremony for the dead"). Et, effectivement, à l'époque, j'avais assisté aux "premiers pas" de création de ce que j'allais découvrir par la suite. J'apprends aussi, que dans ce lieu, je devrai déambuler et faire des choix puisque des prestations simultanées se feront ! Ainsi donc averti, je fais le tour des lieux, faisant la rencontre, au passage, avec plein de gens que je connais. Sans faire l'énumération complète des objets et de l'aménagement des lieux, je peux quand même vous confier quelques unes de mes découvertes. Il y a le coin salon avec un tourne-disque qui lors de mon passage nous faisait entendre du John Coltrane. Il y aura aussi ces pièces de mobilier dans différentes positions dont inversées. Il y a aussi un cube avec quelques petites ouvertures et aussi une plus grande. Dans les deux salles, aux pieds des différents murs, plein d'objets en verre surtout. Et ce qui attire particulièrement mon attention est ce très gros bloc de glace suspendu et qui fond tout doucement dans un bassin dessous avec des plantes et que je regarde pendant un bon moment ! 

Et puis tout à coup des performances débutent avec la voix fort riche d'Alexandra Templier. Tout au long des moments qui suivent, je me laisse dériver dans ces espaces où "fleurissent" des prestations en solo, ou en duo ou plus aussi. Devant ce cube, je découvre en solo celle qui l'occupe. Avec des touches de rituel, les rencontres se font et me captivent. Il y aura aussi les mouvements de l'une d'entre elle (Ariane Boulet) qui manipule sa chevelure pour la transformer avec finesse. Un autre moment fort, celui durant lequel, se joint la voix fort belle de cette jeune femme ( Romane Lavigne). Et trop rapidement le temps passe et c'est dans un espace qu'ensemble, nous avons droit au dernier tableau de la soirée, qui nous propose "d'aller au devant, coûte que coûte, jusqu'au bout de nos forces !". Il s'en suit des applaudissements fort bien mérités des gens présents et une période d'échange fort intéressante avec les interprètes et créateurs de cette proposition tout aussi inhabituelle que de grande valeur. De ce que je retiens, des questions et des réponses est qu'il est possible de provoquer des rencontres fort riches avec "nos" différences pour transformer le "monde" !  Merci Ariane Boulet, Anthony Dolbec, Simon Renaud, Alexandra Templier, Marie-Hélène Bellavance et Georges-Nicolas Tremblay avec la participation fort spéciale et belle de Romane Lavigne !, pour ces rencontres dans un univers où le possible se fait fort présent. Et pour ceux et celles qui m'ont suivies jusqu'ici et qui me liront prochainement, sachez que ces rencontres sont encore possible et qu'aussi la galerie est ouverte à différents moment avec la présence d'un membre de l'équipe, d'ici le 7 février ! Suffit de connaître l'horaire d'ouverture du lieu ( https://fonderiedarling.org/nous-joindre ). Et moi, si mon agenda, me le permet, j'y retourne !

mercredi 22 janvier 2025

Sur mes pas à une rencontre de groupe "percutante" proposée par Thomas Duret: "Il fera trop froid" !

 Lorsqu'est apparue sur mon radar la proposition de Thomas Duret, je l'ai examinée attentivement. Voilà pour moi, un créateur fort intéressant qui ne "s'enfarge pas dans les fleurs du tapis" pour nous proposer ses points de vue ! Et pour moi, cela a une grande valeur. 

Voilà donc pourquoi, en cette soirée de fin de janvier, avec le mercure qui se balade nettement sous le zéro Celsius, je me dirige jusqu'à la Cité des Hospitalières en transition pour découvrir sa plus récente proposition, "Il fera trop froid". Titre intrigant, mais surtout en symbiose avec notre époque troublée, et troublante, je serais tenté de rajouter. Autre point qui a attiré mon attention est la présence dans la distribution d'interprètes que je connais et qui ne viennent pas du monde du théâtre mais plutôt du milieu de la danse et du cirque.

                                       

                                                                  Affiche de la proposition

Ainsi donc, me voilà, bien assis devant la porte d'entrée de la "Salle de la Communauté", j'entends les derniers préparatifs se faire et voir les autres spectateurices arriver !

Le moment venu, les portes s'ouvrent et nous sommes invités à prendre place sur ou l'autre des deux côtés de l'espace de présentation. Espace où se retrouvent déjà les interprètes, assis.es sur une chaise. I.elles sont là immobiles, sauf l'un d'entre eux qui esquisse quelques mouvements. Avec la musique qui enrobe le lieu, l'atmosphère se créé ! Je peux aussi découvrir tout au fond, une inscription sur un tableau, "Les gens normaux ne savent pas que tout est possible". Est-ce un indice de ce que nous découvrirons ? Voyons voir !!!!

Le moment venu, le tout démarre pour les presque deux trente à venir. Soyez rassuré.es le temps passera vite pour la suite qui nous amène dans ce qui est indiqué dans la description de l'oeuvre, soit,  "Dans une salle communautaire, sept inconnu.e.s (Mathieu Chéhadé, Ariane Bassery, Julianne Decerf, Brice Gouguet, Catherine Côté-Moisescu, Marianne Lamarche et Luca Max) sont invité.es par l'animateur Jean-Sébastien (Samuel Bleau), un homme bienveillant, à participer à une série de jeux et de situations en groupe avec comme toile de fond la notion de leadership.

Pause

Compte-tenu de la disposition du lieu et de notre proximité avec les interprètes, dans ce qui suivra, j'ai eu l'impression, très forte par moment, de mon siège en première rangée, de faire aussi partie de ce groupe. Et cela pour moi, rend cette proposition encore plus intéressante ! Dans un espace scénique classique avec les interprètes sur une scène et nous, sur nos sièges, l'effet aurait bien moindre, parole de spectateur !

Fin de la pause

L'animateur, en entrée de jeu, donne les "règles du jeu". Par la suite, à tour de rôle, la présentation des participant.es se fait, suivi par la question, comment chacun.e se sent pour débuter ? Tout cela, sous l'accompagnement bienveillant de l'animateur, fort bien interprété par Samuel Bleau. 

Il s'en suit une suite d'activités dont celle de jouer à la tag qui, et je m'arrête là dans la description formelle, nous entraîne dans une glissade (terme ici utilisé en cette saison hivernale !) d'activités durant lesquelles, l'exercice physique prend une place importante pour nous amener dans la nature intime des participant.es. Ainsi donc guidés d'une activité à l'autre, par l'un.e ou l'autre sous l'oeil bienveillant de l'animateur, les corps évoluent tout en révélant les personnalités. À l'activité de l'un,e, l'autre peut suivre ou non, ce qui amène des situations fort riches ! 

Au fur et à mesure que cette rencontre évolue, je reste captif des péripéties nombreuses et surprenantes qui me font découvrir la vraie nature de chacun.e ! Et lorsqu'arrive une tournure surprenante et explosive, je suis tenté de me lever pour calmer le jeu, me rappelant des épisodes passés de ma propre vie professionnelle ! Mais, bon Robert, je te rappelle, tu n'es qu'un spectateur !

Lorsqu'arrive le moment de définir ensemble ce qu'est un bon leader, "sans surprise" (après ses moments passés avec eux et elles !), je découvre des réponses très différentes. Bon j'arrête vraiment ici parce que la conclusion toute aussi intéressante que poétique mérite qu'on la découvre sans indices !

Les lumières se ferment, et après un moment de récupération des spectateurices, les applaudissements fort bien mérités se font entendre.

J'aurais voulu en dire plus sur ce que j'ai découvert tout au long de cette soirée,  mais le plaisir de la découverte de ce que nous propose l'auteur, Thomas Duret, est le plus important. Voilà donc pourquoi, je vous encourage à vous y rendre. 




samedi 18 janvier 2025

Sur mes pas vers deux rencontres très personnelles chez Tangente !

 Mes trois sorties chorégraphiques hebdomadaires consécutives se concluaient avec un programme double fort riche ! Programme double qui me permettait de revoir deux jeunes chorégraphes qui sont sur mon "radar" de spectateur depuis un certain temps. Ainsi donc, je pourrais poursuivre mes rencontres avec Mara Dupas et Chanel Cheiban, grâce à Tangente !

Arrivé tôt (pas trop surpris.e, j'espère), je serai aux avant-postes pour prendre "ma place" pour découvrir ce programme double. Une fois les portes ouvertes, je me dirige à "mon" siège et je découvre que la chorégraphe-interprète, Mara Dupas est déjà en place dans l'espace scénique, dos à nous, en préparation, tout en nous présentant des étirements de dos ! Une fois le début de la représentation officiellement commencé, tout doucement, les ondulations de son "dos" me captivent, appuyés par les éclairages de Tiffanie Boffa ! Dans ce qui suivra avec une trame musicale "en symbiose", je suis captivé par sa perspective "dorsale" qui m'amène cette question, "est-ce que je pourrai voir son visage ?" Il y a bien ce miroir dans le coin gauche qui me permet un peu d'espoir (et à cet espoir, pas question d'indiquer ici s'il a été récompensé ou non !). Il en reste que je peux assister à sa métamorphose, illustrée par la transformation de ses cheveux, non plutôt, à son éclosion tout en silence ! Si on relit le début de la description de cette proposition, je peux dire mission accomplie Mara ! "Explorant une gestuelle fluide et ondoyante, le solo Olympia 2.0 s’inspire du célèbre tableau éponyme de Manet, plus particulièrement du personnage représenté par Laure, modèle noire dont le nom de famille est resté inconnu. Cette pièce se concentre sur deux éléments corporels: le dos et les cheveux."

                                            Crédit Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Une fois le tout terminé, nous sommes invité.es à quitter la salle. Après un court entracte, nous pouvons revenir et moi, je me remets à l'avant-poste et chemin faisant, je suis accueilli fort chaleureusement par la chorégraphe et interprète, Chanel Cheiban ! Pendant que le lieu réaménagé, et pas qu'un peu, se regarnit de spectateurices pour la suite, nous sommes invité.es à accepter une boisson de thé. Invitation que j'ai évidemment accepté ! 

                                                  Crédit: Denis Martin fournie par Tangente

Nous serons donc autour d'un espace de rencontre qui réservera une éclosion de chants et de mouvements. Ici le terme "éclosion" a tout son sens ! Et comme pour l'oeuvre précédente, les cheveux ont une symbolique fort chargée ! En effet, comme le descriptif, l'indiquait, "El kamar bi zaher signifie «La lune qui fleurit», métaphore de l’univers intérieur et sacré, de la graine à la floraison, " C'est effectivement à une floraison que j'assiste, avec comme l'oeuvre précédente, l'utilisation des cheveux pour illustrer les sensations ressenties est fort importante ! 

Il est impossible de ne pas mentionner pour cette dernière proposition que Chanel a su s'entourer de trois interprètes de tout horizon pour nous entraîner dans son monde intérieur ! Et de la porte d'entrée à son intérieur, mes pas ont été fort riches en découvertes et en plaisir !

Au final, si parfois, je me sens vieux, ma rencontre avec ces univers tout aussi jeunes que différents me donnent un élan et un espoir vers l'avenir ! Merci à vous Mara et Chanel ! 


vendredi 17 janvier 2025

Sur mes pas à l'Usine C pour redécouvrir avec plaisir "LE NOMBRE D'OR" de Marie Chouinard !

 Depuis de nombreuses années, l'Usine C nous propose à chaque année une oeuvre de Marie Chouinard. Une occasion pour les amateurs de danse de voir ou de revoir, ce qui est mon cas, une création de cette chorégraphe. Et de cette possibilité, moi j'en profite à chaque année et je ne suis pas le seul, parce que les trois soirs de présentation sont à guichet fermé ou presque ! 

Ainsi donc dans un hall fort plein, j'attends pour prendre place sur "mon" siège en première rangée. Une fois rendu à ma place, les places trouvent preneuse et preneur. Et une fois les paroles d'accueil envolées dans l'espace, se placent les prémisses de la proposition avec l'arrivée toute discrète de deux "cocons" ! 

Et ce que je découvre dans ce qui suit, est la sortie toute douce de ce cocon et d'un tableau durant lequel "se retourne la crêpe" avec le passage en alternance des rires aux pleurs. Dans ce qui suivra, Marie Chouinard, nous propose, avec toute sa gang, une version actualisée de sa création avec d'abord, les têtes d'Elon Musk. 

Bon lorsqu'il est question d'utiliser les gestes pour porter et magnifier un propos Marie Chouinard est une maître en la chose. Et lorsque Carol Prieur, dans un solo, se présente à nous, moi de mon siège en première rangée, impossible de ne pas en ressentir fortement tout l'effet ! 

                                                 Affiche de l'oeuvre tirée du site de l'Usine C

D'un tableau à l'autre, les corps évoluent dans l'espace, me captivant, en perdant des attributs vestimentaires dont leur masque.  Et lorsque le tableau final arrive, toute cette gang se présente à nous pour se révéler avec un masque de "bébé" qui surplombe un corps dans toute sa nudité ! Et ce tableau, malgré le nombre d'années, il réémerge en moi !

Dans la présentation de cette proposition, il est possible de lire "L’Être est un champ d’exploration, un creuset de possibles ; il est ici sur le point d’une dérangeante et amoureuse mutation." et avec "LE NOMBRE D'OR", la chorégraphe le démontre bien, appuyée par la trame musicale de Louis Dufort !