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jeudi 27 septembre 2018

Sur mes pas en danse: À la rencontre de "Giselle" de Dada Masilo

C'était il y presque trois ans (janvier 2016) que j'ai eu ma première rencontre avec Dada Masilo et son "Swan Lake". De cette rencontre, j'avais écrit ""Swan Lake" est une oeuvre percutante sans artifices techniques, que j'avais fort bien apprécié. Il y avait une audace dans le propos, mais surtout des interprètes, incluant la chorégraphe qui portaient une histoire. 

                                          Photo de John Hogg tirée du site de Danse Danse

Cette fois, c'est une version "revisitée" de "Giselle", oeuvre classique, décrit comme un ballet romantique (dans le feuillet de la soirée) que la chorégraphe nous propose. Et c'est de la première rangée que je découvrirai cette histoire douloureuse d'amour et de trahison. Choix fort judicieux, et j'y reviendrai pour le pourquoi, pour apprécier cette oeuvre en deux temps. 

Une fois les spectateurs en place, les mots de bienvenue "envolés" dans la salle, les lumières s'éteignent et se rallument sur l'histoire de cette jeune femme interprétée par Dada Masilo. Une histoire dansée, sans décors, mais avec des interprètes qui remplissent toute la place. De tout proche, j'entends bien ce qu'ils nous proposent avec leurs voix, mais surtout j'apprécie totalement leurs expressions faciales qui enrichissent les gestes. Leurs performances sont tout dévoués dans le propos. Si la première partie "Un village", met la table au drame, c'est la deuxième partie, "Pays des Wilis/esprits", plus courte qui frappe notre imaginaire avec des scènes fort évocatrices et une finale éblouissante (oui, oui, un qualificatif, un peu fort, mais tout à fait approprié). 

Et nous une fois la "poussière" retombée, nous revenons sur terre pour applaudir chaleureusement la douzaine d'interprètes. Impossible de rester insensible face à leurs expressions éclatantes devant nous et qui à leur tour, nous applaudissent avec une sincérité fort belle. 

Voilà une histoire que je ne connaissais pas, mais que j'ai bien suivie. Avec des performances solides et inspirées, cette première soirée chez Danse Danse met la table à une saison prometteuse.

samedi 16 janvier 2016

Sur mes pas en danse; "Swan Lake" à Danse Danse

Mon très bon début de saison danse se poursuit grâce à Danse Danse. Dans la grande salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, Dada Masilo et sa compagnie Dance Factory Johannesburg propose sa version du "Lac des cygnes". Une version qui nous présente un lui dont les parents et la société destinent à une elle, mais qui veut "tellement" d'un autre lui. Une version qui a été qualifiée fort justement de "version iconoclaste et gay, afro et contemporaine, du Lac des cygnes".  Une version qui s'avère utile encore aujourd'hui.

"Swan Lake" est une oeuvre percutante sans artifices techniques, sinon des éclairages fort efficaces et un écran en arrière-scène qui, tel un camélon, se colore au gré de l'histoire. Une oeuvre qui métisse ou fusionne le genre des danses en conservant les tutus pour les femmes et qui les utilise adéquatement pour les hommes. Une oeuvre qui interpelle et qui ébloui autant par l'audace de son propos que par la qualité de son interprétation avec des tableaux d'un esthétisme éblouissant. Un peu plus d'une heure de plaisir pour les yeux et pour l'esprit qui se conclut dans une finale touchante. En résumé, une très belle soirée danse!