C'est vendredi soir, soirée de première pour une proposition de Danse Danse. Et pour cette soirée, le spectateur que je suis, sera choyé, mais pas juste lui, soyez rassuré(e)s ! Donc au programme, une discussion pré-spectacle en face du bar avec Sheila Skaiem de Danse Danse et Jonathan Debrouwer. Discussion fort intéressante durant laquelle j'en apprends sur la prise en charge du trio de (LA)HORDE ( Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel), le trio à la tête du Ballet national de Marseille et des difficultés à entrer dans une case pour pouvoir recevoir de l'aide de l'état. Bien d'autres informations, pendant ces quelques minutes durant lesquelles, une question de l'animatrice amenait une réponse fleuve et riche de ce membre du trio. Et que aussi, que ce soir, sera la quatre-vingtième représentation de cette proposition qui a "fait le tour du monde" !
Le moment venu, les portes s'ouvrent et moi, je me rends à "mon" siège en première rangée, pendant la salle du Théâtre Maisonneuve se remplit de personnes. Une fois, à ma place, je découvre sur la scène devant, du côté cour, un escalier et une passerelle tout métallique et des boîtes sur la scène. Dans le fond du côté opposé, un "gros objet" sous une couverture.
Le moment venu, après les paroles d'accueil, il s'en suit de longs moments de silence (bon, disons quelques minutes !), sinon un grondement d'orage. Et puis discrètement, du haut de la passerelle, arrive quelqu'un avec ce qui s'avèrera une télécommande. Et ce "gros objet" sort peu à peu du dessous de sa couverture pour se révéler à nous. Il s'agit d'un véhicule, ou plutôt d'une "carcasse" de véhicule avec, exposé des éléments de sa constitution. Et ainsi débute la première partie de cette soirée avec ce véhicule aux multiples mouvements qui servira de cristallite à des performances de danse et de cascades. Pas question d'en dire trop, sinon que je découvre le partage de la scène avec cette machine des personnages, identiques (?), tout en vert et masqués est fort captivante. Cette première partie complétée, le véhicule part et la présentation se poursuit. C'est une suite de tableaux, inspirés des média sociaux (comme me l'apprendra la discussion post-spectacle), avec cette tendance à "scroller" ! Peu à peu s'installent les mouvments, et là j'embarque totalement, porté par l'énergie de cette gang devant moi (Nina Auerbach, Isaïa Badaoui, Alida Bergakker, Arno Brys, Isla Clarke, Pierpaolo Cosentino, Titouan Crozier, João De Castro Franca, Nathan Gombert, Jonatan Myhre Jorgensen, Yoshiko Kinoshita, Dana Pajarillaga, Kevin Pajarillaga, Aya Sato, Gabriella Sibekos, Eden Solomon, Elena Valls Garcia, Luca Völkel, Layne Paradis Willis, Lung Ssu Yen).
Crédit: Alexandra Polina tirée du site de Danse DanseEt dans ce déferlement de mouvements, qui se rend juste devant moi, j'y découvre des sourires d'interprètes "juste pour moi" ! Pour moi, c'est comme un feu d'artifices "full" coloré !
Et puis tout se termine, me laissant fort ébahi et rassasié ! Et les applaudissements qui ont suivi, démontrent bien que les gens présents ont bien apprécié, eux aussi. Et, je me permets de reprendre les derniers mots de Léa Villalba dans le Devoir qui permettront, mieux que les miens, de savoir pourquoi, il faut découvrir cette proposition, "Ainsi, avec Age of Content, (LA)HORDE offre une performance de haut calibre qui allie une belle et riche recherche gestuelle à plusieurs réflexions sociétales fortes et assumées." Critique qui elle aussi mérite d'être lue !







