Lorsqu'est apparu sur mon radar la plus récente création de Parts + Labour (Emily Gualtieri et David Albert-Toth), il fallait que je la découvre. Et le spectateur que je suis est "béni", parce que c'est à la première dans l'Espace Bleu du Wilder que mes pas m'ont porté en ce mardi soir pour le faire . Une fois la porte ouverte, je me dirige à "mon" siège en première rangée pendant que tous les sièges trouveront preneurs ou preneuses. Fébrile de découvrir cette proposition, parce que je suis un fidèle de cette compagnie depuis plus de dix ans, treize plus précisément, avec, la première fois, cette rencontre avec "La chute" dans lequel David-Albert m'avait rejoint droit au coeur !
Les représentations de cette première série affichent "complet" et moi, de me dire, pourquoi ne pas l'avoir présentée plus haut dans l'Espace Orange qui peut accueillir pas mal plus de monde. La réponse à ma question, je l'aurai dans les prochaines minutes et cette réponse contient le terme "proximité" ! Et cette proximité débute à notre arrivée en salle avec les interprètes déjà dans l'espace scénique sur lequel on retrouve des haut-parleurs et d'autres accessoires dont certains surprenants soit un contenant de poulet frit du colonel!
Photo de Kristina Hilliard tirée du site de l'Agora de la danse
Et puis tout doucement, les choses se mettent en place et les interprètes (Maïka Giasson, Brianna Lombardo, Frédérique Rodier, Lou-Anne Rousseau, Jossua Satinée), une équipe d'étoile pour moi et qui le démontreront par la suite, sont là devant immobiles ! Peu à peu, je découvre leurs ondulations captivantes qui s'avéreront les prémisses d'ondes sismiques et de métamorphoses ! Mais où m'amèneront ces vagues ? La réponse ou les réponses à cette question, je la ou les découvrirai dans cette suite de rondes dans lesquelles des couches vestimentaires s'enlèvent et que les personnalités se métamorphosent et se révèlent !
Tout au long de ces rondes, plein d'images et de sentiments émergent en moi, dont des aspects de notre vie quotidienne avec ses épisodes de vie, dont manger et se brosser les dents. Aussi que doit-on prendre et que doit-on laisser ? Impossible de ne pas être captivé par ce qui se présente à nous devant, dans lequel se découvre le rythme effréné de ses vies, mais plus particulièrement, celles des femmes qui doivent endosser plusieurs rôles en évoluant ou en se métamorphosant d'un à l'autre !
Je partage totalement les mots qu'il est possible de lire sur le site de l'Agora de la danse, sur cette oeuvre fort pertinente, soit "Portée par des cadences instables, LABOUR fait du corps un lieu de métamorphose où se confrontent les réalités fragmentées du monde contemporain, à travers des gestes de soin et de puissance collective." Il est aussi pour moi important de souligner, entre autres, la collaboration de Frannie Holder à la trame musicale et Paul Chambers aux éclairages !
Voilà pourquoi encore une fois, j'ai tellement apprécié ma rencontre avec une proposition de ce duo, alliant propos et émotions, que je me promets de revoir. Parce que oui, j'ai déjà mon billet pour la deuxième série de représentations !







