Semaine de relâche dans les écoles montréalaises et aussi pour mes sorties culturelles à une exception près. Et sans vouloir divulgacher, ce fût une très, très belle exception. Ainsi donc en ce mardi soir, mes pas me portent pour une première fois jusqu'à l'église anglicane Sainte-Hilda (dans la partie est de Montréal) pour assister à la dernière représentation de quatre (pour l'instant, je l'espère !) de "Chant 2 : Le murmure du vivant" d'Alexandra Templier. Rendu à l'intérieur, je laisse bottes et manteau au vestiaire pour prendre place dans un local d'attente. Plein de visages connus (de moi !), arriveront pour composer au final le groupe d'une cinquantaine de personnes qui auront la chance de découvrir ce qui suivra. Oui, oui, la chance, parce que de source bien informée, il y a un bon bout de temps que les représentations affichent complet !
Crédit David Wong, tirée du site FB de l'évènementPause
Que je suis content de planifier à l'avance mes sorties culturelles !
Fin de la pause
Le moment venu, nous sommes invité.es à entrer dans le lieu de prestation et y trouver sa place. Ce que je fais de façon fort stratégique sur une des chaises. Tout.es les interprètes, tout de blanc vêtu(e)s sont déjà en place, immobiles. Autour, je découvre plusieurs accessoires décoratifs, surtout en blanc et des verres aussi ! Impossible de ne pas ressentir le calme qui se dégage du lieu et qui s'immisce en moi. Une fois tous les gens à leur place, le silence s'installe pour me permettre d'entendre le son léger d'une eau qui coule et qui en découle du début de cette rencontre. Ce début qui se fait avec cette voix (celle tellement belle d'Alexandra Templier, que j'aime beaucoup) qui peu à peu, mais fort sûrement prend possession du lieu. Il s'en suit une série de courts tableaux riches en symboles dont celui de petites pierres qui projetées dans les verres en vitre résonnent face à ce monde "extérieur" qui semble aller à la débâcle.
Pendant environ une heure, je me laisse porter par la douceur et le calme qui font face à ce monde qui me semble en phase de démolition. Et puis avec un moment de piano et voix, la douceur reprend sa place en moi, me redonnant une dose d'optimisme. Une fois, toutes les lumières éteintes, le silence s'installe, comme pour nous permettre de revenir, à notre rythme, "sur terre". Eh oui, ce silence sera suivi des applaudissements fort bien mérités. Après, nous pourrons revenir dans le local à côté pour pouvoir échanger entre nous et aussi avec les artisans de cette rencontre "magique".
En ce mardi soir, merci à toi Alexandra et à tes collègues dans l'espace scénique (Hélène Messier, Audrey Bergeron, Marijoe Foucher et Ariane Dubé-Lavigne) ainsi que Vanessa Massera (composition et traitement électroacoustiques), Ricardo Morejon (sonorisation), Marie-Hélène Bellavance (scénographe), Josiane Leblanc (direction technique, conception et régie d'éclairage), Amy Keith (assistée par Kathy Jin), costumes, Annie Gagnon (conseillère artistique et directrice des répétitions), Andrée Martin (conseils dramaturgie et mise en scène) et Pierre-Luc Senécal (conseils direction musicale et conception musicale).
Voilà des moments qui m'ont fait grand bien et qui apportera un baume sur l'inquiétude qui pourra émerger en moi ! Et je me fais la promesse de revenir découvrir cette oeuvre si un de ces jours, elle reprend l'affiche. Et conseil d'ami, vous aussi, vous devriez y être !







