mercredi 22 avril 2026

Sur mes pas à l'Agora de la Danse pour découvrir "LABOUR" du duo Emily Gualtieri et David Albert-Toth (Parts + Labour) !

 Lorsqu'est apparu sur mon radar la plus récente création de Parts + Labour (Emily Gualtieri et David Albert-Toth), il fallait que je la découvre. Et le spectateur que je suis est "béni", parce que c'est à la première dans l'Espace Bleu du Wilder que mes pas m'ont porté en ce mardi soir pour le faire . Une fois la porte ouverte, je me dirige à "mon" siège en première rangée pendant que tous les sièges trouveront preneurs ou preneuses. Fébrile de découvrir cette proposition, parce que je suis un fidèle de cette compagnie depuis plus de dix ans, treize plus précisément, avec, la première fois, cette rencontre avec "La chute" dans lequel David-Albert m'avait rejoint droit au coeur ! 

Les représentations de cette première série affichent "complet" et moi, de me dire, pourquoi ne pas l'avoir présentée plus haut dans l'Espace Orange qui peut accueillir pas mal plus de monde. La réponse à ma question, je l'aurai dans les prochaines minutes et cette réponse contient le terme "proximité" ! Et cette proximité débute à notre arrivée en salle avec les interprètes déjà dans l'espace scénique sur lequel on retrouve des haut-parleurs et d'autres accessoires dont certains surprenants soit un contenant de poulet frit du colonel! 

                                   Photo de Kristina Hilliard tirée du site de l'Agora de la danse

Et puis tout doucement, les choses se mettent en place et les interprètes (Maïka Giasson, Brianna Lombardo, Frédérique Rodier, Lou-Anne Rousseau, Jossua Satinée), une équipe d'étoile pour moi et qui le démontreront par la suite, sont là devant immobiles ! Peu à peu, je découvre leurs ondulations captivantes qui s'avéreront les prémisses d'ondes sismiques et de métamorphoses ! Mais où m'amèneront ces vagues ? La réponse ou les réponses à cette question, je la ou les découvrirai dans cette suite de rondes dans lesquelles des couches vestimentaires s'enlèvent et que les personnalités se métamorphosent et se révèlent !

Tout au long de ces rondes, plein d'images et de sentiments émergent en moi, dont des aspects de notre vie quotidienne avec ses épisodes de vie, dont manger et se brosser les dents. Aussi que doit-on prendre et que doit-on laisser ? Impossible de ne pas être captivé par ce qui se présente à nous devant, dans lequel se découvre le rythme effréné de ses vies, mais plus particulièrement, celles des femmes qui doivent endosser plusieurs rôles en évoluant ou en se métamorphosant d'un à l'autre ! 

Je partage totalement les mots qu'il est possible de lire sur le site de l'Agora de la danse, sur cette oeuvre fort pertinente, soit "Portée par des cadences instables, LABOUR fait du corps un lieu de métamorphose où se confrontent les réalités fragmentées du monde contemporain, à travers des gestes de soin et de puissance collective." Il est aussi pour moi important de souligner, entre autres, la collaboration de Frannie Holder à la trame musicale et Paul Chambers aux éclairages !

Voilà pourquoi encore une fois, j'ai tellement apprécié ma rencontre avec une proposition de ce duo, alliant propos et émotions, que je me promets de revoir. Parce que oui, j'ai déjà mon billet pour la deuxième série de représentations !

mardi 21 avril 2026

Sur mes pas à une autre belle soirée "BOOMERANG-DANSES PARTAGÉES" qui augure bien pour l'avenir !

Depuis six ans, mes pas m'amènent régulièrement à une édition de "BOOMERANG-DANSES PARTAGÉES", qui comme on peut le lire sur le site de l'EDCM, est décrite de la façon suivante: "Favorisant l’insertion professionnelle, Boomerang – danses partagées est une plateforme de diffusion développée par l’EDCM offrant à ses diplômé.e.s la possibilité de présenter le fruit de leur création." Et comme dit en début de présentation, ces diplômé.es sont appuyé.es par une personne du milieu et bénéficient d'une résidence de plusieurs heures.

C'est par ce printemps qui se fait fort frisquet que mes pas m'ont amené jusqu'à La Sala Rossa pour découvrir les trois propositions à l'affiche pour cette soirée. Une fois les portes ouvertes, je peux me rendre à "ma" place en plein milieu de la première rangée en attente du début pendant que tout autour de moi les autres sièges trouvent preneurs et preneuses.

                                               Affiche de la soirée tirée du site de l'EDCM

Et puis arrivent devant nous, les trois membres du comité responsable de la soirée, Maéva Cochin, Clémence Dinard, Mathieu Hérard qui nous présentent les trois propositions solo à venir. Donc au programme, "Roots" de Oly Dion, "Fanée; Je veux danser toute la nuit avec toi" de Coralie Fortier et "Glitterfang" de Clara Biernacki.

Et puis le tout démarre avec "Roots" de Oly Dion. Dans ce qui suivra, je découvre différents états de corps, soient, un corps en éclosion, un corps torturé, un corps en révolte, un corps qui résiste, un corps qui abdique vers sa fin prévisible pour s'en retourner. Durant cette vingtaine de minutes, je l'ai accompagné tout au long de ces moments qui se voulaient, tel qu'annoncé, "une fenêtre sur l’impact que porte les hiérarchies de pouvoir." 

Pause

Coïncidence !!!! La veille sur mon petit écran, je découvrais sa prestation à l'émission "Révolution" et encore à cette occasion, il avait fort bien réussi sa rencontre avec le public et les juges !

Fin de la pause

La soirée se poursuit avec "Fanée; Je veux danser toute la nuit avec toi", la proposition de Coralie Fortier. Et comme annoncé, son "solo en deux parties plonge le public (dont moi) dans une expérience intime et émotive." De ces moments "éclatés" avec des jeux de bras (ouf !!!) et une trame musicale (re ouf !!!) jusqu'à son repliement transformatif, incluant ses vêtements" qui la rend plus "sage", elle m'a captivé !

Et puis, pour compléter le programme de la soirée, "Glitterfang" de Clara Biernacki. C'est de la scène, espace surélevé de l'espace, sur une table, qu'elle se présente à nous. Le programme de la soirée l'annonçait, "Que signifie être ballotté entre la liberté instinctive et la violence de la contrainte ?"

Pour moi, son cheminement est intense et "rayonnant" de tension, avec des moments de désespoir mais aussi le besoin de s'assumer, de se transformer et de persister. Elle me transmet aussi par son regard cette tension à aller de l'avant !

Et une fois, les applaudissements fort bien mérités aux trois réunis dans l'espace scénique, il s'en suit une période d'échange avec le public qui comme pour moi, trouve réponses aux questions posées. 

De mes précédentes rencontres "BOOMERANG", régulièrement j'ai pu découvrir une suite plus complète de ce que j'avais vu et cette fois, je suis certain que ça sera aussi le cas pour ces trois propositions que je viens de découvrir !

vendredi 17 avril 2026

Sur mes pas à la rencontre des personnes finissantes du Département de danse de l'UQAM !

 À chacun ses plaisirs, mais moi ancien prof, un de mes plus grands est de découvrir le résultat d'un parcours éducatif. Voilà donc pourquoi, en ce jeudi soir, mes pas se sont dirigés jusqu'au 840 Cherrier pour découvrir la soirée "In the flesh" de et par les personnes finissantes du département de danse de l'UQAM. Cette gang, j'ai eu l'occasion de les voir performer lors de la soirée de fin de deuxième année et aussi pour quelqu'un.es, lors d'une des éditions de Passerelle 840.

                              Affiche de la soirée tirée du site du département de danse de l'UQAM

Au programme, trois propositions d'une vingtaine de minutes chacune. Une fois les portes ouvertes, je me dirige dans le lieu pour prendre place sur "mon" siège en première rangée. Le temps que la salle se remplisse, j'ai le temps de découvrir dans l'espace scénique quatre "corps" immobiles, étendus par terre. La trame sonore a une coloration mystérieuse. Voilà ce qui met la table à "Vie et mort des homo-algus", la proposition de Will Fayolle interprétée par Fannie Lahaye, Lula Mengual, Adélie Poulin-Coulombe et Alexandre Rival. L'espace est délimités par une corde circulaire. Et puis arrive le moment durant lequel je découvre l'éveil de ces corps qui se traduit par de légers mouvements de leurs pieds. Impossible de ne pas être captivé par leur lente évolution, comme une lente émergence du fond de soi. Et une fois en plein éveil, je découvre que leur visage est masqué par une cagoule de tissus. Étanches, je me demande ??? La réponse à cette question, je l'aurai à la sortie de la salle en fin de soirée, mais je la garde pour moi !!!! Il en reste que l'évolution de ces homo-algus, semble évoluer entre la joie et le doute, jusqu'à leur déclin funeste !

Après une courte pause, débute "Impossibilité collective" de Florence Létourneau avec Julia Fafard, Leila Hébert, Jade Leblanc et Valérie Thouin, avec l'arrivée avec un son strident d'une première interprète, tout doucement. Il s'en suivra de l'arrivée à tour de rôle des trois autres. Il s'en suit des moments chorégraphiques "tout en action". Ce que je découvre devant moi est la détermination de ces quatre personnes face à leur destin, qui avancent, qui rient et qui crient avec de beaux moments durant lesquels leurs corps ondulent. Comment réagir au bout de ce chemin de l'affirmation, sinon par ces corps qui s'éclatent. Suite à ces moments, je partage l'intention de la chorégraphe qui indiquait dans le programme, "L’impossibilité collective relève de la fureur intime et nécessaire. Celle qui s’agrippe dans l’ombre et qui règne par sa frénésie dans une résistance dissociée."

Et pour terminer cette soirée, il y aura "Méfie-toi de l'eau qui dort" de Anielka Oliva-Ruiz , avec Antea Chintoh, Mary-Celeste Flores Zapata, Christèle Pegeurro et Gabrielle Rodriguez Rosal. Au son des vagues, émergent de l'obscurité les quatre corps tout de noir vêtus. Rapidement, je ressens une attitude déterminée avec des gestes tout en affirmation pour faire face. Je ressens vite et fort bien ces parcours de vie avec ces moments ondulatoires. L'intention de la chorégraphe qui est de rendre," un hommage à celles•eux qui nous ont précédé, à celles•eux qui nous entourent aujourd’hui, et pour celles•eux qui nous suivront.", je l'ai ressenti. Le mot qui m'est venu après ces parcours est "solidarité" ! 

Le tout terminé, c'est avec les paroles des trois chorégraphes que la soirée se conclue et que moi, je me rend à leur kiosque "solidaire" et y revenir avec un biscuit fort succulent, en échange d'un don pour une cause fort belle et nécessaire, celle des femmes en difficulté. C'est fort heureux de ces trois rencontres chorégraphiques que mes pas me ramènent à la maison tout en me disant que ces jeunes ont un propos pertinents et leurs propositions sont fort éloquentes. Et en remerciant aussi tous ceux et celles qui les ont guidé et accompagné tout au long de leurs parcours scolaires. 

jeudi 16 avril 2026

Sur mes pas à deux rencontres fort belles et personnelles chez Tangente au "LABdiff 9" !

 Lorsque mes pas, en ce lundi soir, m'amenaient des locaux de DAM où j'avais participé à leur "5 à 7", jusqu'au Wilder pour assister au "LABdiff9", je  ne savais pas encore que le mot "rencontre" allait être le trait commun de ces deux évènements. À cet autre "5 à 7", j'avais encore fait des rencontres qui ont été forts riches et prometteuses, dont une qui se concrétisera par une proposition au Festival Fringe dans les prochaines semaines.

Mais revenons au propos premier de ce texte et à mon arrivée devant la porte de l'Espace Vert du Wilder pour découvrir les deux oeuvres au programme de ce "LABdiff 9". Déjà pas mal de monde en attente pour entrer, mais, une fois la porte ouverte, je pourrai trouver ma place sur un des coussins juste devant l'espace scénique avec à mes "pieds" une rangée de petits cierges. Le moment venu, les deux "guides" de la soirée, Laurence et Marco viennent devant pour nous accueillir, nous indiquer que les deux propositions de la soirée ont bénéficié d'une résidence de trois semaines. Ils nous liront aussi un texte fort beau et riche mais qui je le regrette s'est évaporé de ma mémoire !  

Et puis débute, la première proposition de la soirée, celle d'Amrita Choudhury accompagnée dans l'espace scénique par Charo Foo Tai Wei et Emmanuelle Martin. C'était ma première "rencontre" avec celle qui a remporté le prix ENVOL lors de la cérémonie des Prix de la Danse 2024. Comme l'annonçait la description de la proposition, j'ai découvert "L’histoire vraie du parcours d’une femme, de la mort à la renaissance, de la transformation à l’illumination, interprétée à travers les langages vocaux rythmiques du Konnakol et des bols." Cette rencontre s'est faite en paroles et en mouvements, d'abord par Amrita Choudhury, avec les deux autres interprètes en arrière plan.

                                           Crédit: Félix Bonnevie fournie par Tangente

Si au départ les deux autres se font discrètes, le moment venu, elles apporteront une ampleur fort riche durant lequel leur jeu de bras est magnifique. Le parcours terminé, je peux dire que ce fût une fort belle rencontre aux couleurs d'une célébration durant laquelle les mouvements ont rehaussé la richesse du propos. Voilà une proposition de trente minutes qui pourra se développer pour s'épanouir complètement. Il s'en suit l'échange habituel d'un LABdiff" pour recueillir nos réponses aux questions sur différents aspects perceptifs!

Après une courte pause et un redéploiement de l'espace, débute la proposition de Mary-Lee Brunet accompagnée dans l'espace scénique par Romy «Roamz» Denoncourt et Meihan Carrier-Brisson. En entrée de jeu, le thème de la proposition nous est énoncée, soit l'adoption internationale. Thème cher à la chorégraphe, me semble-t-il, puisque la fois précédente, je l'avais vu performer dans "Danser l'entre-deux" de Meihan Carrier-Brisson et Claudia Chan Tak. C'était, il y a environ deux ans à la Faculté de l'aménagement de l'Université de Montréal sur le thème de la quête identitaire. Manifestement une thématique qui lui est cher et qui cette fois, se fera avec l'appui de projections vidéo. Une proposition en trois temps qui dès les premiers moments montrent le besoin de trouver ses repères. Une fois la mise en place du propos chorégraphique, le deuxième tableau est fort riche en mouvements pour faire place dans le troisième par ces images qui nous amènent dans la jeunesse de Mary-Lee Brunet.

                                                     Crédit Pierre Tran fournie par Tangente

Toujours touchant et donc touché, par ces moments qui nous plongent dans son passé avec ces moments d'intimité colorés d'affirmation. 

Le tout terminé et les applaudissements faits, la partie échange avec le public et nos deux "guides" se fait. Et comme le disait une autre spectatrice, je serais tenté d'amalgamer la partie danse et la partie projections vidéo pour que soit rehausser mutuellement les deux façons de nous rejoindre. Et moi, de toute façon, je serai là pour la prochaine mouture de cette proposition.

Mes pas me ramènent fort heureux de ces propositions qui comme je le disais durant cette soirée, me fait aller à la rencontre des autres, ici dans ma ville !

mercredi 15 avril 2026

Sur mes pas chez Danse Danse pour découvrir "Sans quoi nous crèverons" de Virginie Brunelle !

 Lorsque mes pas m'ont amené jusqu'à la Cinquième Salle de la Place des Arts en ce mardi soir, c'était pour aller découvrir la plus récente création de Virginie Brunelle, "Sans quoi nous crèverons". Depuis plusieurs années, je découvre et redécouvre avec intérêt et surtout grand plaisir les propositions de cette chorégraphe. Avec cette proposition, Danse Danse clôture sa saison 25-26 et sans vouloir divulgacher, il le fait de façon éclatante. 

Pour ma part, c'est au pied de l'espace scénique que je la découvrirai ou plutôt avec l'espace scénique à mes pieds puisque de "mon" siège en première rangée, mes pieds empiètent légèrement sur cet espace. Devant moi tout est vide sauf quelques fils qui descendent du plafond vers l'arrière scène. Je le pressent et ce fût le cas, nous aurons droit à une proposition sans artifices scéniques laissant toute la place aux corps et leurs mouvements.

                                           Crédit: David Wong tirée du site de Danse Danse

Une fois les paroles d'accueil faites, le silence et le noir se font maîtres du lieu et puis arrive à la droite une des interprètes (Sophie Breton) qui entreprend une gestuelle répétitive "extrême". Bon, je sais que ce terme peut s'avérer intrigant, mais impossible de trouver mieux. De cette suite de mouvements qui se concluent par une chute brutale, impossible de rester indifférent. Et cela sera aussi le cas pour un des autres interprètes (Alexandre Carlos) qui sous les regards des trois autres (Yelda Del Carmen, Jose Flores et Émile de Vasconcelos-Taillefer), ira l'empêcher de chuter. Ainsi donc sur ce tableau débute la présentation.

Dans ce qui suivra, si je ne perçois pas de trame narrative évidente, je ressens parfaitement l'intention de la chorégraphe qui face au péril du monde actuel, propose qu'il n'y a qu'ensemble que nous pouvons aller de l'avant. Et aussi qu'il faut être là pour les autres !

 Pour y arriver, elle utilise, de ma perspective, du "ballet acrobatique" de haute intensité, réglé au quart de tour. Les images que j'y vois sont fortes et percutantes. Un moment marquant, pour moi, est celui durant lequel, les interprètes viennent lentement au devant de l'espace scénique, juste devant moi, ouf !!!!, nous interpellant du regard !

Et puis ce plaidoyer chorégraphique de haute intensité complété, nous devons revenir ici et maintenant. Et ensuite se lever pour applaudir "tous ensemble" les interprètes qui ont présenté une proposition exigeante physiquement tellement belle !

Encore une fois, Virginie Brunelle réussit à "ébranler les colonnes du temple" pour nous faire réfléchir avec une proposition portée par un quintet d'interprètes de très haut niveau ! Merci Virginie !!!!

mardi 14 avril 2026

Sur mes pas à l'Usine C pour découvrir une proposition humaine et fort touchante avec "CLUB SANDWICH MAYONNAISE" !

 Dire que je suis un habitué des propositions de la compagnie Porte Parole, serait un euphémisme. Sans avoir assisté à toutes leurs propositions, depuis "J'aime Hydro", rarement, en bonne compagnie je n'ai pas assisté à une de leur création. Voilà donc pourquoi, sans hésitation, nos pas se sont dirigés jusqu'à l'Usine C pour découvrir "CLUB SANDWICH MAYONNAISE" de Manuelle Légaré, mis en scène par François Bernier avec sur scène Sylvie De Morais-NogueiraManuelle LégaréAlice Pascual et Martin-David Peters.

                                             Affiche de l'oeuvre. Crédit: Jean-François Sauvé

Le sujet n'est pas léger puisqu'il sera question de l'aide médicale à mourir. Pour illustrer et documenter le sujet, il sera question des moments avant et après le décès de Pierre Légaré, père de Manuelle et humoriste que j'avais tellement apprécié ! C'est de nos sièges en première rangée d'une salle comble que nous découvrirons une proposition toute aussi émotive qu'instructive.

Devant moi, à notre entrée en salle, deux femmes en attente dans une chambre d'hôpital avec un lit sur lequel se trouve un homme immobile. Le moment venu de débuter, nous sommes amenés dans une suite de scènes alternant le avant, le pendant et le après du décès de Pierre Légaré. Le tout est porté par la narration de sa fille, Manuelle Légaré. Les enjeux humains et légaux sont apportés de façon fort habile. Pour quiconque, comme moi, ont vécu le décès d'un proche avec l'assistance médicale à mourir ou non, ce qui est présenté touche et fait réagir. C'est très audible autour de moi.

Et une fois la présentation terminée, les applaudissements se font fort généreux et audibles. Et compte tenu des salles bien remplies à chaque représentation, je n'ai qu'un souhait. Soit qu'elle soit représentée encore et encore.

lundi 13 avril 2026

Sur mes pas jusqu'à l'Université de Montréal pour découvrir deux propositions lumineuses !

 Guidés par une des chorégraphe de la soirée, Morgane Guillou, mes pas se sont dirigés en ce vendredi soir jusqu'au Centre d'essai de l'Université de Montréal pour assister à un programme double en danse. En première partie, "Lueur" par les participant.es de l’atelier Danse contemporaine III (Synapse), chorégraphié par Ariane Dubé-Lavigne, suivie par "Douce foule" de Morgane Guillou en collaboration avec les interprètes.

                                    Affiche de la soirée tirée du site de l'Université de Montréal

Pour une deuxième année consécutive, je découvrirai les pas chorégraphiques sur scène de ces étudiant.es provenant de différents horizons, de sciences biologiques à sciences politiques en passant par histoire et philosophie. Comme quoi la danse peut fédérer les esprits et les corps !

Arrivé tôt, ben oui le spectateur que je suis a ses habitudes, je pourrai, à l'ouverture des portes, trouver "mon" siège en première rangée ! Le moment venu, les paroles d'accueil par notre hôte sont énoncées et s'en suit la première partie, "Lueur", interprétée par Annie Arcand, Konstantin Baibakov, Elpida Bokou Gianneli, Iffig Cariou, Marisol Lachat, Maéva Morellon, Aybuke Ozel et Racha Akila Zebeir. là juste devant moi, les gestes et les mouvements se font et aussi des cierges sont parsemés. Et comme annoncé dans le programme, je découvre un groupe qui "explore la manière d’être ensemble dans l’obscurité, ainsi que les mouvements inspirés par la douceur et la fluidité de la lumière d’une chandelle."

De ces petites flammes qui balisent le lieu, je suis captivé par les gestes enrobés de mystère et de ce que ces doigts ont entre eux. Et  de cette écoute mutuelle, il s'en suit une évolution collective vers le but final de tout.es ! Voilà une belle illustration de ce que la danse peut porter comme message et cette oeuvre l'a bien fait.

Après une courte pause, s'en suit la deuxième partie de la soirée avec Louna Buty, Alizée Dias, Philippine Cornet, Camille Dubois, Lou Floczek, Elisabeth Galbraith, Marie-Ange Goyette, Béatrice Lavallée, Alexanne Pacheco, Héloïse Soyer, Alicia Touil, Alexane Valence, Lou Wider et Clara Wolfe. Le tout débute avec l'arrivée de deux interprètes qui prennent place assises sur le côté droit de l'espace scénique éclairé, tandis que derrière, les autres restent dans l'ombre. Et puis à peu, je découvre que c'est avec les yeux bandés que le groupe pendant la lumière se propage. 

Intrigué et captivé par les mouvements exécutés "à l'aveugle", pendant que sur l'écran derrière, nous découvrons leurs mouvements en synchronisé ou en décalé (si je me fie à la date indiqué sur ce même écran). Un moment fort pour moi, est celui durant lequel, il y a celle qui est abandonnée et en déperdition. Des questions émergent en moi, telles que "Quand les limites se font humaines ?" et "Que peut-on faire avec un être humain à la dérive ?" Ainsi donc comme l'annonçait la chorégraphe dans la description de la proposition, "j'ai voulu me pencher sur cette tension entre exposition et liberté, entre le poids du regard et la possibilité de s'en affranchir notamment en jouant avec.». Mission accomplie Morgane !

Il en reste dans la pénombre surgit l'éveil avec les corps qui se libèrent de leurs entraves visuels avec des vagues humaines qui viennent vers nous. Et puis arrive une caméra sur scène qui capte et projette sur l'écran ce qu'elle découvre. Et puis, oups, vers la fin, cette caméra se tourne vers nous et ne voilà tu pas que cet écran apparait avec d'autres, ma "face" ! Comme quoi, personne n'est à l'abri du regard des autres dans le monde actuel ! Voilà une oeuvre hautement d'actualité, fort bien interprétée, qui a su autant captiver que questionner. Et qui rappelle aussi qu'il est inutile de se fermer les yeux parce que nous ne sommes pas à l'abri du regard des autres !

Mes pas me ramènent fort heureux de ces rencontres riches en messages et fort bien interprétées !