mercredi 16 septembre 2026

Sur mes autres pas au Festival Quartiers Danse pour faire d'autres "belles rencontres" !

Pour une autre fois, mes pas m'ont amené en ce mardi soir jusqu'à la porte de la Cinquième Salle de la Place des Arts pour assister à un programme triple proposé par le Festival Quartier Danse. Dans ce programme, il y aura pour moi des découvertes, mais aussi un interprète que je n'avais pas vu sur scène depuis longtemps, soit David Rancourt. C'est donc bien curieux que je me dirige jusqu'à mon siège en première rangée. Position, je l'ai déjà écrit, qui est fort stratégique pour bien apprécier un solo et ça sera le cas pour deux des trois œuvres au programme. 


Ainsi donc, le moment venu, après les paroles d'accueil d'usage énoncées, débute la présentation de" Ce qui nous appartient" de Suzanne Miller et Allan Paivio, interprété par Magali Stoll. Dans la vingtaine de minutes que dure cette proposition avec ses différents tableaux, je suis captivé par cet amalgame de métamorphose vestimentaire et de propos sur les droits humains. 

Il s'en suit "Just" de et avec David Rancourt. Comme l'annonçait le descriptif de l'oeuvre,  "s’inspire librement de la chanson Just de David Lang, où mots, rythmes et répétitions deviennent la base d’un vocabulaire chorégraphique sensible et épuré." Et moi, dans ce que je découvre, je vois un cheminement de vie tellement bien mis en mouvements par cet interprète!

Après l'entracte débute "Fortress" de et avec Livona Ellis et Rebecca Margolick. Tout au long de la quarantaine de minutes que dure cette proposition, je suis captivé par d'abord l'immobilité initiale des interprètes qui ensuite se mettent en mouvements. Il s'en suivra des moments durant lesquels leur relation s'établie et évolue. Et puis arrive le moment de la séparation qui nous les présentera séparément jusqu'à leur réunion refaite. Et comme l'indiquait le descriptif de cette oeuvre et avec avec laquelle je suis tout à fait d'accord, "La pièce évolue d’un calme contenu vers une intensité répétitive où émergent endurance et résilience." 

La soirée se termine et moi je reviens fort heureux de ces trois rencontres qui chacune à leur façon ont su me rejoindre par leur humanité ! 

mardi 15 septembre 2026

Retour sur mon expédition dans "Jardin" à l'Espace Libre !

 Lorsque mes pas me portent jusqu'à l'Espace Libre, je pressentais que je serai amené ailleurs et autrement. À l'image de cette rencontre avec "Vie et mort du roi boiteux", il y a un peu moins de vingt ans. Depuis les rencontres plus ou moins fréquentes, agenda chorégraphique oblige, ont toujours été réussies. Alors, pour cette visite dans le "Jardin" créé par la gang du Nouveau Théâtre Expérimental, je n'étais donc pas vraiment surpris de savoir à l'avance que c'est dans un vrai jardin que je serai convié. Et alors ????

Bon commençons par mon arrivée dans le hall d'entrée, fort bien accueilli, pour attendre l'ouverture des portes qui seront faites assez vite. Me voilà donc parmi les premières personnes de cette représentation qui pourront découvrir le "Jardin" avec au milieu une allée gazonnée surélevée et cette multitude de plantes de toutes sortes qui la borde avec au bout, un espace qui a toute les allures d'un appartement. Une légère brume étend sa présence au-dessus de nous. Vite fait, je trouve ma place en bordure de cette allée, partageant mon banc avec deux personnes. Le temps passe, le lieu se remplit bien plein.

                                          Affiche de l'oeuvre tirée du site de l'Espace Libre

Le moment venu, Daniel Brière, metteur en scène de ce qui suivra, s'adresse à nous pour nous donner quelques consignes, dont celle de la possibilité de nous déplacer pendant la représentation. Un peu délinquant, je resterai à ma place, assis et debout tout au long, tout comme mes deux voisines de banc. 

Et puis, après une attente sur fond musical, débute le conte et la rencontre avec "Adam" et "Ève", (Christine Beaulieu, Lyndz Dantiste) qui nous arrivent tout vêtu ! Dans la première partie, nous sommes amené.es à leur rencontre originelle. Le propos est captivant. Et puis, les deux nous quittent. Arrive le jardinier ( Peter Trosztmer) qui arrose le "jardin" et les spectateurices dont moi, au passage !

Il s'en suit la partie contemporaine qui nous procurera des moments surprenants, mais surtout des phrases délicieuses dont "Vivre à la longue, c'est décevant !" et "Plus je reçois des gens, plus j'aime les plantes !"  Le couple Adam et Ève moderne doit cohabiter avec un voisin  dont la présence peut se faire très audible. 

Nous serons invités à nous déplacer et aussi exécuter des routines gestuelles pour lesquelles, le public embarque ! Et puis, une demande surprenante, celle de la participation d'un membre de l'auditoire qui assumera pleinement son rôle et même un peu plus encore. Le tout se termine, avec en tête une dernière phrase, "Le passé est sous nos pieds !"

À la conclusion de cette expédition botanique et humaine porté par les textes captivants d'Evelyne de la Chenelière, les applaudissements fusent. Et moi en quittant, je peux aussi féliciter cette spectatrice qui a su avec assurance assumer son rôle imprévu !

Mes pas me ramènent donc fort heureux d'une autre rencontre comme la gang de l'Espace Libre sait si bien le faire.  

 

lundi 14 septembre 2026

Sur mes autres pas au Festival QUARTIERS DANSES pour découvrir des courts métrages "(RE)CONNEXION" !

 Pour cette deuxième sortie au Festival QUARTIERS DANSES, mes pas m'ont porté jusqu'à la porte de l'Édifice de l'ONF dans le Quartier de Spectacle. C'est donc dans la salle "Alanis-Obomsawin" que seront projetés les dix courts métrages, d'ici et d'ailleurs (Royaume-Uni et Italie). C'était ma deuxième fois en quelques semaines que je pouvais découvrir des "vidéo danse" (la fois précédente c'était au Théâtre de Verdure) et j'en étais fort heureux. Fort bien accueilli à l'entrée du lieu par le "grand patron" du Festival, Rafik Hubert Sabbagh, je me rend ensuite plus haut pour prendre dans la salle de projection. De ces dix courts métrages, il y en a deux que j'avais déjà vu, il y a pas longtemps, mais le plaisir s'est avéré tout aussi bon. Mais débutons par le début, par les mots d'accueil qui seront suivis par le premier court métrage, celui de notre hôte, Rafik Hubert Sabbagh, "Lueurs". Ce court, présentant les interactions d'un duo, a été créé il y a quelques années et a été remasterisé, tout en gardant la "coloration" de l'époque. Dans ce qui suivra, nous pourrons découvrir les propos de Sandra Laronde dont j'ai déjà vu deux de ses créations (de la compagnie Red Sky Performance). Cette fois-ci, c'est surtout, mais pas seulement à son propos oral que j'ai droit et je suis impressionné par sa détermination.

Je ne reviendrai pas sur tous les dix, mais, quel plaisir, de découvrir des oeuvres d'ailleurs et d'autres d'ici que je redécouvrais avec grand plaisir, dont le très touchant "Les mêmes yeux que toi" de Derek Branscombe et Anne Plamondon, dans lequel cette dernière rend hommage à son père atteint d'une maladie dégénérative. Il y a aussi le très esthétique "Elle X / Elle Y"  de et avec Valeria Galluccio et le percutant "À bras le corps" de Chélanie Beaudin-Quintin avec tout.es ces interprètes que je reconnais. Une proposition captée en milieu urbain qui parle de territoire et de nos interrelations.

Bon je m'arrête ici ! Il en reste que de découvrir des vidéo danse sur grand écran reste pour moi très intéressant. Et c'est donc fort heureux et satisfait que je reviens à la maison.

dimanche 13 septembre 2026

Sur mes pas au Festival quartiers danses pour découvrir sa soirée "Mutations et incarnations" !

  Encore cette année, mes pas trouvent des espaces vides dans mon agenda pour permettre de me rendre à quelques propositions du Festival quartiers danses. Et en ce vendredi soir, c'est jusqu'à la Cinquième Salle de la Place des arts que j'irai pour une première fois. Et pour cette occasion, il y avait un programme aguichant et intrigant, composé de trois parties, d'abord un solo de Margie Gillis qui ne demande pas de présentation, ensuite un solo de Nicholas Bellefleur qui a chacune de mes rencontres, me surprend. Et la soirée se terminera, après un trop long entracte (mais là, n'est pas mon propos !) par une découverte pour moi, soit Liam Francis. Et ce programme, je le découvrirai de "mon" siège en première rangée. Endroit fort bien approprié pour apprécier "de proche" trois solos !


Une fois les paroles d'accueil énoncées, se présente tout simplement à nous Margie Gillis avec son "AS TENDERNESS LEAVES THE WORLD". Des premiers moments jusqu'à la fin, nous pouvons découvrir sa présence transcendante avec ses mouvements caractéristiques ! De ce début de création de sept minutes, j'en aurais pris bien plus ! 

Il s'en suit "A CONSTELLATION OF ONE" de et avec Nicholas Bellefleur. Annoncée comme une " nouvelle création solo explore une cosmologie personnelle à travers les imaginaires de futurs distants", j'y ai bien reconnu le créateur audacieux, débordant des cadres standards. Mais en une quinzaine de minutes, si le parcours est prometteur avec une touche philosophique fort intéressante, il m'a laissé un peu sur ma faim ! À surveiller pour la suite !

Après l'entracte, nous est présenté "LYRE LIAR" de Liam Francis dont c'était ma première rencontre. Artiste très actif outre-mer, mais qui, à ce qu'il me semble, est pas ou peu venu dans nos terres. Et comme l'annonçait le programme, nous avons eu droit à une classe de maître."Lyre Liar est un solo hybride imaginé et interprété par Liam Francis, mêlant performance et conférence-démonstration pour offrir une plongée intime dans l’univers de la danse." Maîtrisant avec grand talent, l'espace et les accessoires physiques et technologiques, il m'a gardé captif tout au long et m'a même entraîné, comme tous les spectateurices autour de moi à faire des mouvements. Voilà une très belle découverte. 

C'est donc sur les applaudissements que la soirée se complète et que mes pas me ramènent à la maison fort heureux de ces trois rencontres de mon siège tout proche en première rangée. 

vendredi 11 septembre 2026

Sur mes pas à une soirée "haute en couleurs" et en affirmation chez Tangente !

 La rentrée se poursuit et pour ma deuxième sortie de la semaine, mes pas me portent jusqu'au Wilder pour leur première soirée. Au programme, un accueil avec l'équipe et des prises de parole d'artistes, tout cela accompagnés d'un verre et du couscous pour ensuite découvrir un programme double qui pour moi était intrigant et qui me semblait de prime abord, m'amener dans des territoires fort personnels. Oui, oui, et sans vouloir divulgacher, c'est ce qui arrivera ! Mais commençons par le début, soit de mon arrivée au haut de l'escalier et être accueilli par le sourire de certains membres de la gang de Tangente.

Rapidement, le lieu se remplit et les rencontres se poursuivent. Et puis arrive le moment de la rentrée plus formelle avec les mots de Julie Deschênes. Il s'en suit de la prise de paroles d'artistes, Fanny Bélanger-Poulin, Do Phan Hoi et Diana León sur le débordement comme geste créatif. Trois propos qui mériteraient un plus grand auditoire. Ensuite la présentation de la prochaine année par les trois commissaires, Jaleesa Coligny, Marco Pronovost et Laurane Van Branteghem. 

Et puis arrive le moment où nous pouvons nous diriger vers la porte d'entrée pour découvrir la première proposition de la soirée, celle de Achraf El Abed, "Howa walla heya d'aujourd'hui". Pour ce faire, nous sommes invité.es à prendre place tout autour de l'espace scénique. Dans cet espace, se trouve quelques accessoires dans un coin. Des chants annoncent l'arrivée de celui qui nous fera vivre un parcours de vie. Un parcours qui autant par les mouvements, avec des pas qui résonnent que les transformations vestimentaires illustrent fort bien des étapes vers son affirmation. Une courte proposition d'une trentaine de minutes qui nous permet néanmoins de ressentir et d'apprécier son parcours de vie. Une rencontre marquante pour le spectateur que je suis.

                                             Crédit: Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Une fois terminé, nous devrons quitter le lieu avant d'y revenir par une autre porte avec une disposition scénique plus classique. Donc de mon siège en première rangée, j'attends le début de cette deuxième partie, "Capital Erotica" de et avec Kaia Portner, une artiste que j'avais découvert une première fois à une soirée de "Danses Buissonnières" chez Tangente, il y a deux ans. En attendant le début, je découvre une genre de petite table dans l'espace scénique. Et puis le tout débute ! Je découvrirai une proposition en trois temps qui d'abord nous amène dans une perspective classique de l'univers de "showgirl". Celle du corps exposé soumis à des tensions externes et internes. Et puis, la proposition prend une orientation ou une tangente surprenante avec l'arrivée d'une gang de "girls" qui occupent autant la place que notre attention pendant se "repose" en attente cette artiste. Et puis dans la troisième partie durant laquelle, cet être "dominé" qui doit respecter les dictats imposés arrive à s'en libérer ! Et qui, de ma perspective, est prometteur pour son avenir, soit de se libérer des attentes des autres.

                                               Crédit Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Voilà comment se terminait cette soirée d'expédition dans des univers très personnels riches en affirmation personnelle et qui m'a permis de faire de belles rencontres. Rencontres comme la gang de Tangente me le propose très souvent! 

mercredi 9 septembre 2026

Mon retour sur ma première sortie officielle automnale au La Chapelle avec "Nos espoirs furieux", une oeuvre qui a du punch !

 Lorsque mes pas se sont mis en route pour me rendre jusqu'au La Chapelle, c'était pour assister à ma première sortie culturelle officielle en mode "automnale"! Cette première rencontre sera avec une proposition de la gang de La Fratrie (Alex Trahan, Erika Mathieu et Patrick R. Lacharité) qui ouvrait la nouvelle année culturelle (26-27) du La Chapelle.

                                            Crédit Julie Artacho. Affiche de la proposition

De ce collectif qui fête son dixième anniversaire, je découvre avec toujours autant de plaisir depuis un peu plus de sept ans, leurs différentes créations, sans oublier leurs soirées "Nice try". Ainsi donc en cette soirée de première, nous étions convié.es à un apéro musical concocté par Fanny Migneault Lecavalier ! Et évidemment, j'y étais.

Ainsi donc à mon arrivée, le hall d'entrée bourdonne d'activités et le moment venu, Alex Trahan nous présente Fanny qui débutera "a capella" pour ensuite poursuivre son tour de chant, s'accompagnant au piano et à la guitare. Le tout est simple, mais tellement beau avec sa belle voix. Mais, le tout se termine avec nos applaudissements fort bien mérités.

Et puis arrive le moment d'entrer en salle et sans hésitation, je me dirige vers "mon" siège en première rangée. Devant moi, un espace scénique recouvert d'un matériel blanc dont je comprendrai la présence par la suite. Je serai donc aux "premières loges" pour découvrir cette proposition qui se propose d' "explore(r) la question suivante : Comment cultiver l’espoir dans un monde qui s’effondre ? Et dans cette exploration nous serons guidé.es par Yuma Arias, Chloé Barshee, Stacey Désilier, Manon Lussier, Patrick R. Lacharité et Daniel Stefek.

Et cette exploration, donc, nous entraînera dans une suite de courts tableaux qui utilisent les paroles, les mouvements et aussi les acrobaties. Un de ceux là, interprété par Daniel Stefek ne peut pas laisser indifférent. Pour ma part, je suis resté estomaqué et encore marqué ! 

Dans ce monde qui s'effondre et qui éclabousse, il y a aussi des moments lumineux (effets spéciaux fort bien réussis par une robe qui se métamorphose) !

Ainsi donc dans cette trop petite heure parce que j'en aurais plus (!), nous avons pu découvrir comment ces "espoirs furieux" peuvent produire des moments mémorables !

vendredi 4 septembre 2026

Mon retour sur toute une soirée au JOAT Festival !

 Pour me rendre au JOAT Festival, présenté en collaboration avec Danse danse, mon agenda m'en permettait une seule fois et je ne voulais pas la manquer ! Et c'était une soirée de "battle" en breaking au Club Soda. J'apprécie toujours ce qui m'est présenté, mais surtout l'atmosphère qui enveloppe la place lors de ces soirées. Voilà donc, pour être bien placé, mes pas m'ont amené une trentaine de minutes avant l'ouverture des portes soit plus d'une heure trente avant le début de la soirée. Et non, je n'étais pas dans les premiers de la file d'attente.

                                           Affiche de la soirée tirée du site de l'évènement

Le moment venu, la porte s'ouvre et je peux me diriger à "ma" place sur un des côtés de la place avec une bonne vue sur le cypher. Peu à peu, le lieu se remplit pendant que se réchauffent les différent.es participant.es, rendant l'attente fort intéressante. Le moment venu, le MC de la soirée prend place et réchauffe la salle comble. Avec ses mots de présentation, entrecoupés de "faites du bruit", il met la table à ce qui suivra, soient des battles qui débuteront avec des huitièmes de finale pour se terminer par la grande finale plus de deux heures trente plus tard. Tout au long, des rencontres desquelles, les trois juges décident du gagnant ou de la gagnante. Décisions avec lesquelles je suis assez souvent d'accord, mais parfois, ben non !!! Mais bon, les experts, ce sont eux. Et le grand gagnant sera Phil Wizard ! Mais aussi nous tout.es présent.es qui tout au long de cette soirée auront assisté.es à des "battles" fort beaux qui se concluaient par des félicitations mutuelles des deux "combattant.es".

Pour ceux et celles qui n'ont pas encore assisté à ce type d'évènement, c'est vraiment un "must". Et les à peu près mille spectateurices présent.es seront certainement d'accord avec moi !