mardi 3 novembre 2026

Sur mes pas au "LABdiff 10" chez Tangente !

 Comme il est de tradition, mes pas étaient fort curieux de découvrir cette dixième édition de "LABdiff" de la gang de Tangente. À chacune des éditions précédentes, j'y étais, parfois quelque peu surpris, sinon déstabilisé, mais toujours bien content d'être ! Qu'en sera-t-il cette fois ? Pas question de répondre à cette question tout de suite, désolé !!!

Me voilà donc à la porte de l'Espace Vert en attente avec bien d'autres pour prendre place dans le lieu. Une fois la porte ouverte, je découvre l'aménagement du lieu et je prend place sur une chaise sur un des côtés de l'espace de présentation. Le lieu se remplit bien plein et le moment venu, s'adressent à nous Laurane Van Branteghem et Marco Pronovost avec, le processus de création des deux oeuvres au programme, le déroulement de la soirée et aussi un très beau texte d'une grande ouverture qui fait du bien à entendre !

La soirée débute avec la proposition de Marcus Merasty, interprétée par Sophie Dow, Kyana Lyne et George Stamos. 

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De Marcus Merasty, je l'avais découvert en prestation lors de la plus récente édition du FTA dans  "Remember that time we met in the future?" de Lara Kramer qui, par ailleurs, a agit comme œil extérieur de la création présente !

Fin de la pause

Dans ce que je découvrirai, beaucoup d'objets scéniques. Le descriptif donne une bonne indication de ce que je découvrirai, soit, "S’inspirant de récits de métamorphose d’humains en animaux, Marcus transmet son travail à trois interprètes en employant des explorations somatiques, des paysages sonores et l’interaction avec des objets, dont des peaux d’orignal."

                                           Crédit: Renata CarmOO6 fournie par Tangente

Il en reste que je peine à garder le cap sur tout ce qui se passe devant moi, assemblage et transformation d'objets. Au début, le sens de leurs actions m'échappe et je galère pour ne pas être largué ! Et puis, arrive le moment du lâcher prise et je me laisse aller jusqu'à la conclusion dans laquelle, je vois "quand le rêve s'effondre" !

Dans la période question réponse d'après représentation, il semble que je n'ai pas été le seul à être "désorienté" ! Il en reste que pour moi, cette proposition demande à être apprivoisée et, promis, je serai là, lors de la présentation de sa prochaine mouture !

Après le réaménagement du lieu de présentation, nos sièges inclus, se fait fort efficacement et rapidement sur les indications claires du régisseur Mathieu Beauchamp.

La soirée se poursuit avec la proposition de et avec Noel Transcendance Vezina avec Adrien Poulin à l'accompagnement musical ! Dans l'espace central du lieu Noel prend place et avec des pas de danse en ligne, passe de l'ombre à la lumière avec détermination. Ainsi donc de la révélation à l'affirmation, le regard droit devant, son parcours, en apparence fort simple avec plein de nuances, enrobé par des notes de musique, s'avère fascinant et captivant.

                                            Crédit Nathalie Duhaime fournie par Tangente

Comme le descriptif l'annonçait, "répéter des séquences de mouvements encore et encore. Les transformer en quelque chose de personnel et d’intime. Noel invite la danse en ligne queer dans un espace de danse contemporaine, tout en explorant le processus de devenir." Avec cette apparente simplicité, le message "répété", résonne fort et très bien en moi et j'en aurais pris plus !

Lorsque mes pas me ramènent à la maison, je me sens chanceux d'avoir pu faire ces deux rencontres fort différentes, mais qui pour chacune d'elle, m'a apporté de belles sensations.

dimanche 1 novembre 2026

Sur mes pas à "VOUS ÊTES ICI" au Théâtre Aux Écuries et quelle soirée !

 C'est samedi, début de soirée, la nuit s'empare de la ville et de "petits monstres" et autres personnages costumés prennent possession de nos espaces urbains ! Parce que voyez-vous, c'est "l'Halloween" ! Et moi, revêtant mon costume de spectateur, mes pas me portent jusqu'au Théâtre Aux Écuries pour assister à la soirée "VOUS ÊTES ICI", produite par la gang de "LA SERRE- arts vivants".

                                     Affiche de la soirée, tirée du site du Théâtre Aux Écuries

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Pour celles et ceux qui ne connaissent pas ce type de soirée dont je raffole, voici ce qui est possible de lire sur le site du lieu de présentation. "VOUS ÊTES ICI est une résidence intensive de création pluridisciplinaire réunissant des artistes émergent·es en début de parcours, autodidactes ou issu·es de formations en danse, théâtre, performance et cirque. Pendant une semaine, les participant·e·s investissent le Théâtre Aux Écuries pour expérimenter, développer et approfondir leur démarche artistique, dans un contexte de recherche soutenue par un accompagnement technique et dramaturgique.

À l’issue de la résidence, le public est convié à découvrir le fruit de ces explorations au sein d’un dispositif déambulatoire, où plusieurs propositions sont présentées dans différents espaces du théâtre. VOUS ÊTES ICI est un laboratoire vivant, une fête de la création émergente et un panorama joyeux de ce qui s’en vient."

Fin de la pause

Donc, après quelques rencontres "hautes en couleur et en frayeur", j'entre dans le lieu de présentation, encore fort paisible, parce qu'il est tôt! Rapidement, le lieu se remplit et le moment venu, Claudel Doucet nous accueille d'abord et nous explique ensuite le déroulement de la soirée.  Ainsi donc, huit courtes propositions d'une dizaine de minutes sont au programme et cela en deux temps. Donc, la soirée débute avec quatre présentations simultanées, mais présentées quatre fois à la suite, dans autant de lieu. Pour les trouver, suffit de suivre, par terre, la ligne de la bonne couleur. pour choisir notre premier choix. La suite sera d'une grande simplicité ! Après un court entracte, la deuxième partie sera présentée selon le même principe !

Le coup de départ donné, je décide de ma première destination et je m'y dirige. Ainsi donc, je fais ma première rencontre, celle avec "DIPLOPIA" du duo Ethan Hinshelwood et Owen Wilson. Une fois dans le lieu, je trouve ma place pendant que les deux interprètes, sont en train de passer la "moppe" dans un cercle ??? Il s'en suit du développement d'une relation à trois (avec un mannequin !). Je ressens tout au long de ces circonvolutions, un besoin de faire des liens et de se faire aimer ! 

Et puis, nous devrons quitter le lieu, pour laisser la place à d'autres et moi je me dirige vers une autre endroit en suivant la ligne bleu pour découvrir "CHIENNE DANS LE SALON BLEU" de Julia Fafard et Leila Hébert. Bien assis, je découvre derrière le rideau derrière deux pieds qui se déplacent discrètement. Et puis le tout débute officiellement avec les propos de politiciens (dont l'ex PM François Legault et Donald Trump), pendant que les pas (ceux de Leila Hébert) ont une couleur riche teintée de désespoir ! Il faut dire qu'une première mouture de cette proposition avait été présentée à une édition de Passerelle 840 ( en mars 2025) que j'avais vue et que depuis, les temps ont changé, mais le propos reste toujours aussi pertinent (dont les élections de mi-mandat !) que percutant ! Je me souhaite que le dicton soit respecté ! Celui de jamais deux sans trois, parce que le sujet est et sera toujours pertinent !

Nous repartons et moi, c'est en suivant la ligne rouge que je me rend pour découvrir "WORN" de Madz Derose, Tiera Joly Pavelich, Selenna Russo et Enrique Reyes. À mon entrée dans le lieu, deux formes humaines par terre, immobiles ou presque ! Il s'en suivra, à mes yeux, une relation trouble durant laquelle, ce que je t'enlève, c'est pour le garder !

La première partie de cette soirée, se complète avec "MESA" de Jacob Girard-Dardenne, Sebastian Reale Hernandez, Louis-Olivier Jetté et Audrey Gendron-Paiement. À notre entrée, un avertissement, "attention au carton !", avertissement respecté par tout.es qui entrent ! Il s'en suit, la porte refermée, d'une représentation de théâtre d'objets qui s'avère tout aussi absurde que captivant !

Fin de la première partie de la soirée, donc, et retour au point de départ, en attente de la deuxième partie ! Et cette deuxième partie, débute "fort" avec ""Le Montréal-Nord en moi" de et avec Lisa-Willia Volcy. À notre arrivée, nous sommes accueilli.es par elle qui nous offre un chocolat "Bounty", "blanc à l'intérieur et brun à l'extérieur", comme je le découvrirai rapidement ! De celle qui nous présente le "Montréal-Nord en moi", je suis touché ! Quelle présence et je prend bien note de son nom !

Mes pas me portent ensuite jusqu'à "L'Arène" pour découvrir "MÉMOIRES ET FANTASMES LESBIENS_FLINTA.01" de Møødz + Lyzah + LEX + LATEX + ODD + NGL Flounce. Bon OK, le titre peut intriguer, mais, pas autant que les mouvements que ces corps qui ondulent en entrée de jeu. Durant ces moments, j'ai l'impression que j'ai déjà vu quelque chose de similaire, mais bon, cela en restera là ! Il y a pour moi, une poésie éthérée qui émerge et je suis presque déçu de devoir me déplacer, bien guidé, cependant, pour la deuxième partie durant laquelle le tout se complète en éclatement de gestes ! Au final, une belle incursion que je souhaite plus longue une prochaine fois !

Me voilà à suivre la ligne verte pour découvrir "FUCK YOU MAN" de Yoanie Bélanger, Aurélien Grandjean et Déborah Bailly. Pour cette rencontre, sur notre siège, nous serons inclus.es dans un taxi, avec celle qui le conduit que nous voyons par un miroir. La randonnée sera trop courte pour moi, mais riche !

Mon parcours se termine en suivant la ligne rouge pour découvrir "Les Cloches / The Anruf" de et avec Frédéric Lauzon-Schnittka. Artiste provenant du monde circassien, si mes renseignements sont bons, il sera, pour moi, une belle découverte en conclusion de cette soirée. Et pourquoi ? Parce qu'il saura me mener de ses "touches" au piano, jusqu'à la finale, tout en douceur, à sa suite avec une simplicité efficace !

Ainsi donc, se termine cette soirée qui m'a permis de faire de belles rencontres fort prometteuses ! Les temps sont durs, suffit de suivre l'actualité, mais ces rencontres, empreintes de lucidité sur le monde actuel, me font du bien et me font espérer ! Merci à vous la gang de La Serre et du Théâtre Aux Écuries !


jeudi 29 octobre 2026

Sur mes pas à ma belle rencontre avec "My Fierce Ignorant Step" de Christos Papadopoulos grâce à Danse Danse !

 Je dois l'avouer, je me rends pas souvent à une proposition chorégraphique sans savoir ce que je découvrirai, comme je l'ai fait en ce mercredi soir de première avec "My Fierce Ignorant Step" ! Mais comme c'est une proposition de  Danse Danse, j'ai toute confiance à Pierre DesMarais et son équipe !

Me voilà donc dans mon siège en première rangée avec devant moi, un espace scénique complètement ouvert, sans artifices, avec, entre autres des fils qui pendent devant le mur arrière comme le remarque bien du monde autour de moi !

Et le moment venu, Pierre Des Marais vient s'adresser à nous, transmettant sa fierté de nous présenter pour une première fois ici une oeuvre de ce chorégraphe. Et puis, le silence se fait et une certaine attente se met en place jusqu'à ce que nous arrive ce groupe (Themis Andreoulaki, Maria Bregianni, Georgios Kotsifakis, Sotiria Koutsopetrou, Tasos Nikas, Spyros Ntogas, Ioanna Paraskevopoulou, Danae Pazirgiannidi, Adonis Vais, Sevasti Zafeira).

Lentement, le groupe prend son "envol" chorégraphique avec une homogénéité d'abord désarmante, pour moi ! Mais peu à peu, j'entre en phase avec leurs mouvements que j'observe avec attention. Je remarque aussi leurs différentes vestimentaires et aussi que certains des interprètes ont un micro tandis que d'autres non !

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Ce détail m'intrigue suffisamment pour que je pose la question au chorégraphe à l'échange d'après spectacle. Et sa réponse est fort simple, pour des raisons d'acoustique, si tous les interprètes avaient un micro, les efforts sonores seraient désastreux. Donc à chaque représentation, un certain nombre (4 ou 5) en ont un et ce n'est pas les mêmes ! Mystère résolu Robert !

Fin de la pause

Ainsi donc tout au long de l'heure qui suit, dans l'apparente simplicité de cette chorégraphie, de petites différences émergent, des changements de place des interprètes qui évoluent ensemble ! Tout au long, mon regard passe du groupe à un.e interprète, surtout, mais pas seulement, lorsqu'il ou elle vient là, juste devant moi, pour revenir au groupe.

                                       Crédit: Pierre Gondard tirée du site de Danse Danse

Il y aura tout au long, pulsés par leur voix et une trame musicale fort efficace, les mouvements en phase sont enrichis. Et puis tout en crescendo, je découvre les mouvements qui s'éclatent comme pour faire "sortir le méchant". Je comprendrai aussi de cette rencontre post spectacle, que le chorégraphe qui est un coureur de marathon, s'est inspiré de son expérience personnelle, en collaboration des interprètes pour insuffler le ton fort physique et endurante de sa création.

Au final, voilà une proposition en apparence "simple", mais qui m'a gardé captif tout au long et qui m'a rendu admiratif de ces interprètes qui tout au long de cette heure de présentation ont été jusqu'au bout ! 

Sur mes pas au Théâtre Prospero pour découvrir "Les suppliantes" !

 Je ne me rends pas souvent au Prospero, mais là, guidé par Charo Foo Tai We, une des interprètes de "Les suppliantes" (texte d'Eschyle, adapté et mis en scène par Sophie El-Assaad), j'ai porté attention à cette proposition et ensuite, j'ai pris le temps d'aller lire certaines critiques ! Je dois l'avouer, elles étaient tièdes, mais lorsque j'ai lu des passages dont celui-ci tirée du retour de Stéphanie Bérubé dans La Presse, "Les six interprètes des suppliantes offriront dans cette scène une performance d’expression corporelle qui tient de l’art et la danse contemporaine, le mouvement chorégraphié étant présent tout au long du spectacle.", j'ai dit OK, j'y vais !

Voilà donc pourquoi en ce mardi soir, je prend place à "mon" siège en première rangée en attente du début. Peu à peu, la salle se remplit bien pleine avec entre autres des étudiant.es de CEGEP, option théâtre, comme me le confirmera l'une d'elle !

Devant moi, un espace scénique tout blanc avec, au milieu par terre, un bol gris. Une phrase surplombe le mur en arrière et qui porte sur la domination du maître sur ses sujets. 

                                           Crédit: Maxim Paré Fortin tirée du site du Prospero

Et puis tout doucement, la luminosité baisse et disparait tout comme le texte. Et puis, nous découvrons, six corps tout en noir étendus (Melania Maria Balmaceda Venegas, Charo Foo Tai Wei, Nora Guerch, Jorge Martinez Colorado, Philippe Racine et Micha Raoutenfeld), immobiles, par terre. Peu à peu ils se mettent à bouger et arrive, tout guilleret, ce "roi" (Papy Maurice Mbwiti) qui fait le tour de "son" territoire. Et ces corps se transforment en êtres humains qui se dévoilent de leur cape toute noire. Nous apprenons rapidement leur histoire et leur fuite pour échapper à un triste destin. Il en reste que ce roi, ne voulant pas provoquer d'affrontement avec les régnant.es de cet autre monde, d'où viennent ces êtres, se déleste de sa responsabilité et transfert à son peuple, la décision finale !

Et c'est là pour moi, que le meilleur arrive, soit cette attente durant laquelle, les corps s'expriment gestuellement, modifiant le lieu d'attente (avec de la vraie terre) et aussi se révélant autrement. Je suis aussi touché par leurs regards, leurs métamorphoses qui révèlent leur vraie nature, pendant que le roi, refait quelques tours de son territoire durant cette attente. Et comment, cela se finit-il mon cher Robert ? Et bien pas comme dans un conte de fée, mais je n'en dirai pas plus !

Avant de conclure, je dois ajouter que la mise en scène m'a particulièrement plu, bravo Sophie El-Assaad! Et avant de quitter cette étudiante, mentionnée plus haut, me partage son appréciation fort positive sur ce qu'elle venait de voir ! Au final, mes pas reviennent heureux et satisfaits de cette rencontre particulière qui a bien amalgamé théâtre et mouvements chorégraphiques !

mardi 27 octobre 2026

Sur mes pas à l'Agora de la danse pour découvrir "Les murs résonnent" et fort bien du duo Philippe Meunier et Ian Yaworski !

 Lorsque mes pas me portaient jusqu'au Wilder pour découvrir "Les murs résonnent" de Philippe Meunier et Ian Yaworski (Les Archipels), je me disait que ce duo créateur m'avait mené dans différents endroits, extérieurs et intérieur pour découvrir leurs créations, dont même dans un monte charge dans ce même Wilder (présenté par Tangente). Cette fois, c'est de "mon" siège en première rangée dans l'Espace Orange, leur plus récente création.

Le moment venu, arrivent à tour de rôle et prenant possession de l'espace scénique, les différents interprètes (Jonathan C. Rousseau, Rachel Carignan, Sébastien Chalumeau, Geneviève Lauzon, Andréa Niño, Olivier Rousseau, Liane Thériault et Antoine Turmine), leur main évoluant au rythme de leur coeur. Ce qui me donne l'occasion de reconnaître la plupart des interprètes et me trouver territoires connus !

Il s'en suivra l'envol des pas qui permettra à l'individualité et à la collectivité de faire équipe pour s'éclater ! Il arrive un moment où j'ai l'impression que le groupe reprend son sérieux, mais bien non, les pas s'éclatent pour nous entraîner dans leur suite.

                                      Crédit: Vitor Munhoz tirée du site de l'Agora de la Danse

Ainsi donc, tout au long, les pas et les gestes portés par la musique de Cédric Dind-Lavoie et Jérôme Minière ont pour moi, une saveur poétique qui me garde captif. Et comme il était annoncé dans le programme de la soirée, "Ici, pas de nostalgie figée : la tradition circule, se transforme, se réinvente.", c'est ce que j'ai vécu tout au long.

Encore une fois le duo a réussi à m'amener dans leur univers chorégraphique et à y trouver un grand plaisir, comme le chantait Gilles Vigneault avec "Tam di delam" qui célèbre la musique, la danse et le patrimoine culturel québécois !

Je reviens donc fort heureux de cette rencontre et mes pas, eux aussi, sont joyeux !

lundi 26 octobre 2026

Sur mes pas jusqu'au Studio Ginette Laurin (CCOV) pour découvrir "HEAVY LIFTING" d'Alanna Kraaijeveld !

 Quand est apparue sur mon radar de spectateur cette proposition, vite je l'ai mise à mon agenda de sortie. Parce que, voyez-vous, elle était d'Alanna Kraaijeveld et si vous suivez mon blogue depuis le début, son nom revient souvent ! Cette fois, c'est comme chorégraphe, interprète et musicienne que je la découvrirai, accompagnée dans l'espace scénique par Alec Charbonneau (danse), Gregory Kustka-Tsimbidis (batterie, synthétiseur, piano, arrangements) et Scott Bevins (traitement audio en direct et trompette), ainsi que Jon Cleveland (éclairages).

                                           Crédit: Alex Huot. Affiche de l'évènement

Mais revenons au début de cette soirée et de mon arrivée à la mauvaise porte de l'immeuble pour monter en haut, faire une très belle rencontre, mais aussi apprendre que oups (!), c'est en bas que cela se passera. Une fois la bonne porte trouvée, sur la rue Ontario, je peux entrer dans le lieu pour trouver "mon" siège en première rangée. Une fois assis, je découvre à ma gauche, une batterie (derrière un écran) et un clavier. Il y aussi au milieu de l'endroit, un piano. Le temps que la salle se fasse bien pleine (aucun siège restera libre), Alanna et Alec font des mouvements d'échauffement sur fond musical, comme une première partie ! Et puis le tout débute officiellement, d'abord dans le silence, suivi de l'arrivée d'Alanna au piano. 

Avec ses doigts, elle touche les notes qui s'envolent comme des états d'âme pour nous atteindre et pour moi, m'hypnotiser ! Et ça ne fait que commencer. Il s'en suit de l'arrivée d'Alec tout en mouvements, pendant que mon regard découvre sur le mur arrière, une horloge qui semble faire le décompte de la trame chorégraphique.

Impossible de bien décrire les différentes nuances de ce que je découvrirai par la suite, dont ce moment durant lequel, les deux planifient, une séquence de 13, non de 14, non non, finalement de 13 mouvements que je me fais un plaisir à visualiser dans ma tête avant le début de son exécution. Il y a aussi les moments qui me font dire intérieurement, "oh oui !" durant lesquels Alec évolue accompagné par la batterie.

Je pourrais poursuivre, mais je m'arrête là. Dans cette suite de courts tableaux, Alanna a réussi à amalgamer danse, mouvements, théâtre et musique pour nous entraîner fort bellement dans ce qui était annoncé, soit, "une expérience électrique, un laboratoire exposé de relation et de sens." qui nous captive du début à la fin, parce que, eh oui malheureusement, il y a une fin à ces moments. Et les applaudissements de la fin confirment que nous avons été conquis.es !

Je revient fort heureux et satisfait de cette rencontre, en souhaitant qu'elle soit reprise dans un futur rapproché. Et quand cela arrivera, je me promets d'y être encore !

dimanche 25 octobre 2026

Sur mes pas jusqu'à la Maison de culture de NDG pour découvrir "Trou noir" !

 Pour me rendre à cette proposition, j'ai dû réorganiser mon agenda de sortie et qu'elle bonne décision, j'ai pris ! Voilà donc pourquoi mes pas se sont dirigés de la station de métro Villa Maria jusqu'à la Maison de la Culture Notre-Dame-Grâce sur Monkland, pour assister à une représentation de "Trou noir" de la compagnie Joe, Jack and John de et avec Edon Descollines, entouré par toute une équipe. 

Ce n'était pas ma première fois à une rencontre avec une proposition de cette compagnie. La fois précédente, c'était "Cispersonnages en quête d'auteurice" présenté à l'Espace Libre avec entre autres Edon Descollines ! Et j'avais beaucoup apprécié !

                                           Photo de l'oeuvre tirée du site de la compagnie

Arrivé tôt, je suis fort bien accueilli par les membres de la Maison de la Culture et aussi ceux de la compagnie ! Le moment venu, nous pourrons prendre place dans la salle et moi, évidemment, je trouve "ma" place dans la première rangée. Après les paroles de la personne de la Maison de la Culture qui nous indique que ce sera une représentation décontractée et qui nous présente aussi Edon Descollines, s'adresse à nous une des membres de la compagnie qui nous informe qu'elle se lèvera, un peu avant de moments qui pourraient être sensibles pour certaines personnes.

Et puis le tout débute avec l'arrivée de celui, en lisant tout haut, qui nous entraînera dans une suite de tableaux qui, pour peu que l'ont soit honnête, rejoignent notre propre vie. Il y a celui durant lequel, comme dans un album d'Astérix, "Les douze travaux d'Astérix" peine à se retrouver dans un dédale bureaucratique ! Mon moment préféré !!!

On nous avait averti qu'il pourrait venir vers un de nous et effectivement, ce fût le cas et c'est, devinez ???, et oui, c'est vers moi qu'il est venu pour me remettre, tout gentiment, une reproduction de billet de banque !

Ainsi donc, tout au long de cette "trop courte" heure, qu'a duré "Trou noir", j'ai fait la rencontre d'un personnage tout aussi singulier que sympathique qui m'a présenté son tourment intérieur en plein action. Et que comme cela a été annoncé,  "l’artiste Edon Descollines tisse une constellation impressionniste autour de la perte. Perte de mémoire, perte d’identité, perte de clés…". Et moi, cela m'a rejoint droit au cœur ! Il nous énoncera aussi sa liste de "j'ai peur" !

Tout en parcourant le chemin du retour avec une première partie sur un boulevard (Monkland) sans lampadaires pour éclairer les trottoirs, je me sens encore comme dans un trou noir, prolongeant ma rencontre fort belle et touchante. Et me promettant aussi de me procurer mon billet pour la prochaine production de cette compagnie à l'Espace Libre, "Qui regarde quand je ferme les yeux" qui met en scène, entre autres, Carol Prieur, oui, oui la danseuse étoile !