mardi 2 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA pour découvrir: "from rock to rock… aka how magnolia was taken for granite" de Jeremy Nedd !

 Lorsque mes pas m'apportaient jusqu'à l'Usine C, flottait en moi un certain regret. Et oui, invité au 5 à 7 du Festival Fringe, rapidement j'ai compris que ce 5 à 7 était le préambule du "Fringe for all" (Fringe pour tout.es). Et comme cette partie de la soirée entrait en conflit avec ma sortie au FTA, c'est avec regret que j'ai constaté une autre fois que je n'ai pas le don ubiquité ! C'est néanmoins avec le programme papier du Festival en main que je me suis dirigé jusqu'à l'Usine C pour assister à la présentation de "from rock to rock… aka how magnolia was taken for granite" de Jeremy Nedd, accompagné sur scène par Brandy Butler, Nasheeka Nedsreal, Zen Jefferson et Jeremy Guyton.

                                              Crédit Manuel Vason tirée du site de FTA

Je m'y rendais sans connaître ce chorégraphe, ni non plus le type de danse au programme, ce qui constitue un de mes plaisirs de spectateur. C'est de "mon" siège en troisième rangée que j'attends le début de la représentation devant une scène tout de blanc recouverte et quelques éléments de décor, dont une grosse pierre suspendue. Il y a aussi, détail !!!!, les interprètes déjà sur scène agglomérés et immobiles. 

Le moment venu, sans les mots habituels d'accueil, ce "magma" humain commence à bouger, au son de tocs et le silence s'installe dans toute la salle. Et, s'en suit des moments de lenteur, comme si ce qui est important est de prendre le temps ensemble avec des jeux de bras fort captivants. Dans ce qui suit, j'y vois des moments d'amitié exprimée, des dialogues gestuels. Et tout au long, les interprètes disparaissent derrière pour revenir revêtus différemment. Je suis leurs différentes évolutions, surprenantes, intrigantes, mais aussi intéressantes. Leur complicité est évidente et transcendante et le tout se conclura avec l'arrivée d'un clavier qui complète leurs parcours, comme un magnolia qui émergera d'une brèche du roc. Quelle belle fin qui procure un baume d'espoir.

Il en reste que en sortant de la salle, je me fais la réflexion suivante, je me surprends encore à être encore surpris. Et c'est la découverte d'un mouvement en danse, le Milly Rock, utilisé par le chorégraphe qui en est responsable. Merci aux gens du FTA ! 

lundi 1 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA: "Autothérapie" pour entrer dans un univers particulier et faire une rencontre singulière !

 Je dois l'avouer ! Lorsque mes pas m'ont amené de la maison en ce vendredi soir, ils l'ont fait sans un parapluie ! Voilà donc pourquoi, complètement trempé, je suis arrivé au Théâtre Prospero, venant de la station de métro. Faudra être plus prudent dans l'avenir, mon cher Robert !!! Une fois rendu, le sourire du personnel a apporté un baume à mon désespoir trempé ! Mais, là n'est pas là mon propos. Mes pas s'étaient mis en route pour aller découvrir "Autothérapie" de Mackenzy Bergile que je ne connaissais pas. Un plaisir que le FTA me gratifie régulièrement.

                                            Crédit Fabian Hammerl tirée du site du FTA

Une fois le hall bien rempli, dont, comme pour ma première sortie, d'étudiant.es, la porte s'ouvre et je peux me rendre à "mon" siège en première rangée. En attente du début, devant moi une phrase est projeté sur le mur arrière, "What I am is never just me". À quel type de rencontre ou de rencontres aurais-je le droit, que je me dis ! Et cette réponse, je l'obtiendrai dans ce qui suivra, une fois la chanson "Ave Maria", fort belle et riche terminée.

Ainsi donc tout au long des différents tableaux, je découvrirai un être en apparence fort stoïque, mais dont les modulations corporelles et les déplacements sont fort expressifs. Ces moments plus particulièrement durant lesquels, les mouvements de son dos me font penser à des plaques tectoniques intérieures psychologiques et physiques, les siennes, mais aussi les nôtres. Nous avons droit, et même pour ceux qui les connaissaient, à des rappels toujours pertinents de différents évènements historiques de discrimination raciale. Ses transformations vestimentaires et différents accessoires rehaussent les aspects symboliques du propos.  Le chant "Ave Maria" qui conclut fort majestueusement ce parcours historique nous permet de revenir ici et maintenant.

Voilà une proposition fort bien incarnée combinant différents types d'art avec un propos fort affirmé qui encore aujourd'hui, juste à suivre l'actualité pour le savoir, est fort important et pertinent. Voilà le type de rencontre, oups de rencontres, qui me surprend et que j'apprécie !

Voilà donc, toujours sous la pluie, mais je m'en fout de la pluie, mes pas me ramènent fort heureux de cette rencontre !

vendredi 29 mai 2026

Sur mes premiers pas à l'édition 2026 du FTA, avec "Adentro!"

 Il ne fait peut-être pas très beau dehors, mais ce n'est pas grave, parce la saison estivale est arrivée avec le début du Festival TransAmériques. Pour une première fois à cette édition, mes pas se dirigent jusqu'au Wilder pour découvrir "Adentro" de la chorégraphe d'Argentine, Diana Szeinblum qui, je crois, en était à une première fois à Montréal.

Pendant que j'attendais pour trouver "mon" siège dans l'Espace Orange, plein de jeunes (avec leur prof) attendent eux aussi ! Le moment venu, la porte s'ouvre et je me rends à "mon" siège en première rangée avec devant moi, un espace vide tout en blanc (murs et plancher) et après les paroles d'accueil énoncées, sur l'écran est projeté un solo dans un espace public, pendant que sur le côté arrivent discrètement les trois interprètes (Pablo Castronovo, Bárbara Hang et Andrés Molina).

La projection vidéo terminée, se mettent en action les trois interprètes qui tout au long de ce qui suivra nous présenteront différents moments durant lesquels les images émergent en moi, Je reste captivé par ces moments où la danse se fait fort festive, de ces jeux de tête, de ces torses qui se bombent, les mouvements de l'un qui induisent ceux des autres. Sans oublier ceux durant lesquels les pieds tapent de côté, la scène de différentes façons (une première pour moi, il me semble !). 


                                               Crédit Jazmin Tesone tirée du site du FTA


Chacun.e pourra ou y trouver un sens à cette oeuvre, mais moi, c'est un passage du temps avec la rencontre et la métamorphose des gens et de leurs mouvements, du levée du jour jusqu'à son coucher. 

Et lorsque la lumière disparait, se fait entendre les applaudissements des gens de la salle dont ces jeunes autour de moi, manifestement ravis par ce qu'ils ou elles viennent de découvrir. Et moi, lorsque mes pas me ramènent à la maison, je suis fort heureux de cette première rencontre durant laquelle la danse sans artifices a permis aux corps de me garder captif aux différentes interprétations que je pouvais m'en faire. 

mercredi 27 mai 2026

Sur mes pas pour découvrir "Les danses de mai, Opus 2026" des finissant.e.s de l'EDCM !

 Voilà un de mes plaisirs de prof, même rendu à la retraite ! Lequel, vous me demanderez vous ? Celui de découvrir la fin d'un parcours scolaire et c'est ce que j'allais faire lorsque mes pas ont franchi la porte de l'Espace Orange du Wilder. Ainsi donc, de "mon" siège en première rangée, je pourrai découvrir les derniers pas ( à l'école !) des finissant.e.s de l'École de Danse Contemporaine de Montréal. Au programme, deux propositions, d'abord, "Henri Michaux : Mouvements" de Marie Chouinard et "Noetic" de Sidi Larbi Cherkaoui. Pas nécessaire d'être un grand connaisseur en danse pour savoir que voilà des oeuvres de chorégraphes de renom !

                                            Crédit: Maxime Côté tirée du site de l'EDCM

Le moment venu, débute "Henri Michaux : Mouvements" qui me permettra de découvrir la transcription gestuelle des dessins projetés sur l'écran derrière. Et tout au long, j'ai effectivement découvert une transcription fidèle et dynamique, parole de prof ! De cette pure abstraction émerge le plaisir de découvrir avec des gestes dynamiques et un entrain contagieux !

Bravo à vous, Laurianne Bergeron-Routhier, Lilly Bouvier, Nathan Buldakova, Coralie Caloz, Xalbat Corret, Angélyk Delisle-Hevey, Julie Dupin, Livia Fortin, Elouan Gourvennec, Alikisia Ikauno, Mélhya Kilic-Pégourié, Stephania Koujelev, Fanny Labbé, Solveig Langlois, Fanny Laplanche, Mathis Mailloux, Elisa Martin, Oli Pedneault-Doucet, Olivier Péloquin, Noémie Pino-Buisson, Margaux Pommier, Marine Rausis, Regine Senatus-Lange, Catherine Simard. Sans oublier Isabelle Poirier et Scott McCabe qui les ont accompagné.es !

Après une pause, débute "Noetic" avec le même groupe. Bon, si comme moi, le titre vous est quelque peu obscur, le programme est fort éclairant. Donc, le mot "noétique" vient du grec noetikos qui signifie "esprit intuitif" ou "capacité intérieure". 

Donc, dans un espace scénique tout en blanc, laissant tout l'espace à la proposition qui débute avec des trios. Rapidement la complémentarité émerge dans ma perspective avec, entre autres, l'envol des uns qui entraîne celui des autres. Il y a eu ce moment durant lequel le silence résonne fort et exprime le désarroi. Arrive ce moment, surprenant pour moi, durant lequel la parole en duo apporte une touche spéciale ! Le tout se termine avec un tableau "mécanique", riche en jeux de bras qui me fait dire "intérieurement" ouf !

Et s'en suit les applaudissements fort bien mérités ! Et moi, revenant chez moi, je me dis en moi-même, que des propositions de grand groupe sur des propos riches, j'en prendrais plus souvent. Merci à l'EDCM de m'en proposer régulièrement ! 

samedi 23 mai 2026

Sur mes pas "virtuels" pour découvrir "Les danses croisées" des étudiant.es de 1ere et 2e années de l'EDCM !

 Pour cette soirée, j'avais mon billet pour prendre place dans la salle, mais le destin en a décidé autrement. Mais heureusement, j'ai pu me reprendre avec la reprise en ligne de cette soirée. Je pourrai donc voir et revoir sur mon écran, "Les danses croisées" des étudiant.es de 1ere et 2e années de l'EDCM ! Perspective différente de "mon" siège en première rangée, mais qui néanmoins m'a permis d'apprécier le travail et le talent de ces jeunes. Au programme, deux œuvres interprétées par la gang de deuxième année et une autre par celle de première année !

                                                   Crédit Maxime Côté. Affiche de la soirée

Le tout débute avec "Vena Cava" de Christophe House. Créée en 1998 pour douze interprètes, c'est une version adaptée que la gang de deuxième année (Niko Alevizakis, Simon Armeni-Crowe, Simone Beck-Haviernick, Ophélie Bégin, Agathe Bouydron, Colette Buttet, Marcela Calandria, Maude Carbonneau, Cloe Comstock, Krystale Crockett, Julia Gauthier, Maëlys Hardy, Julia Henry, Justine Heude, Oleksiy Kioresku, Vincent Lacasse, Béatrice Mathieu, Nora Paquet, Méliane Perreault, Eufémia Pongitore) nous présentera.

Le tout débute avec un être qui virevolte fort gracieusement dans l'espace. Le tout se poursuivra avec l'arrivée graduelle des autres. Il s'en suivra une suite de tableaux dans lesquels des moments de danse  dynamiques sans artifices, mais fort riches. J'y vois des moments durant lesquels être seul.es et ensemble peut s'harmoniser pour produire des images fort belles riches en vivacité, avec une finale tout.es ensemble.

Il s'en suit une création de Manuel Roque, "Summertime" interprétée par la gang de première année (Romane Aubin, Ann-Florence Bégin, Jules Burt, Charlotte Chicoine, Nicolas Collin, Salomé Dagenais-Requesens, Marissa Desjardins, Grégory Di Gregorio, Maude Doublet-Viguié, Audrey Janveau-Brennan, Bree-Lynne Jennex, Sofya Kovalskaya, David Labelle, Apple Labescat, Magoga Machulskaya, Naomie Mésadieux, Nell Rossignol, Léanne Roussel, Raphaël Tousignant, Illenia Vargas Gimenez, Yoann Villeneuve). 

C'est sur un début "intrigant" que je découvre avec la mise en phase d'une mécanique humaine. Je serai captivé tout au long des différents tableaux qui présentent des moments ondulatoires et d'autres tout en lenteur et en retenue, comme s'ils se passaient sous l'eau ! Et comme l'indiquait la dernière phrase de son descriptif dans le programme: "Cette danse de joie, propulsée par la fougue de L’Été de Vivaldi, se veut un humble tremplin vers des jours plus lumineux, un élan collectif pour continuer à aller vers." La destination nous appartient !

Le programme triple se termine fort bien avec "EVASION" d'Ethan Colangelo interprétée par la gang de deuxième année de retour sur scène. De l'obscurité, les corps émergent tout en restant dans la pénombre. Dans cet espace, les corps, avec des vêtements identiques, se confondent avec harmonie. J'y vois dans ces corps, des algues dans la mer portées par le courant tout en étant appelés par la lumière. Dans cet ombre, coloré doré, les corps s'expriment. Je ressent fort bien l'intention de la proposition, soit  "Au sein de ces paysages intérieurs mouvants, des états contrastés – anxiété, euphorie et méditation – coexistent dans le corps, s’entrechoquant et s’entremêlant." 

Voilà de beaux moments, même par écran interposé, que j'ai pu découvrir avec ces trois propositions qui me rappellent qu'avec un grand groupe talentueux, les propos chorégraphiques sont fort riches et peuvent combler un grand public.

mardi 19 mai 2026

Sur mes pas sur la "Passerelle 840" pour découvrir six propositions toutes aussi différentes qu'intéressantes !

 Depuis mes premiers pas sur la "Passerelle 840", rue Cherrier, il y a plus de dix ans, je découvre avec toujours autant de plaisir et de curiosité les propositions des personnes étudiantes du Département de danse de l'UQAM. Et ce samedi soir ne fera pas exception avec six propositions au programme. Ce qui constitue une soirée plus chargée que d'habitude et qui nous amènera dans un large spectre d'univers.

                                           Affiche de l'évènement tirée de son site FB

Mais commençons par mon arrivée dans le hall d'entrée fort calme, because mon arrivée hâtive. Rapidement, le lieu se remplira de gens pour la dernière fois de cette Passerelle 840, édition Printemps 2026. Une fois les paroles d'accueil énoncées du haut de l'escalier, nous sommes invité.es, sans nos chaussures, à prendre place dans la salle. Une fois bien assis, je découvre en action les deux interprètes de la première oeuvre au programme, "homemade pasta unbelonging yarn over maison décomposée" de Charlotte Beaulieu et Hannah Surette et interprétée par Charlotte Beaulieu et ????, remplaçant Hannah pour cette représentation. Dans ce qui suivra, une table sera apportée dans l'espace scénique et servira de catalyseur à certaines actions qui ont toutes les couleurs d'intimité. Intimité qui nous sera partagé avec une complicité fort palpable avec des moments durant lesquels des rires complices émergent. Voilà une proposition toute théâtrale avec des passages chorégraphiques qui l'enrichit !

Il s'en suit "Lâcher prise" de et avec Maude Paquet. Sur un jet de fumée, cette personne apparait et comme l'indiquait le descriptif de la proposition, "S’acharner, constamment, intensément, pour avancer, pour grandir." Et tout en gestes et en mouvements, je découvre une belle illustration de "comment aller de l'avant !" Son parcours, je le ressens est parsemé de désespoir et d'impuissance, mais pas de sentiments d'abandon. Pour peu que je j'aurais pu, je me serais levé pour la réconforter ! Il en reste que sur sa fin de parcours, une lueur émerge pour qu'elle puisse prendre son envol jusqu'à son apaisement ! Et tout cela sur une pièce musicale d'un de mes compositeurs préférés, Òlafur Arnalds. Une de mes coups de coeur de la soirée !

Et pour compléter la première partie de la soirée, "GIRL OF THE YEAR" de Fiona Chevarier, interprétée par Léa Robitaille. Les premiers mots du descriptif, "Même si tout va mal, la vie continue." indiquent bien ce que je découvre durant les premiers moments. Moments durant lesquels, elle se lève après des efforts fort évidents, sur fond de grondements et d'une pièce musicale "pulsive" en totale symbiose. Et après tous ses efforts pour "sortir de sa coquille", quel regard, elle nous jette, comme pour nous dire, j'ai réussi ! OUF !!!

Une courte pause s'en suit et de retour à notre place, la soirée se poursuit avec "BASCULE" de et avec Christèle Pegeurro et Antonia Duplenschi. Le début se présente en toute complémentarité avec l'une de face et l'autre de dos, immobiles, l'une habillée en rouge, l'autre en vert. Et dans ce qui suit, moi j'y vois l'histoire d'une amitié de deux êtres différents. Pour nous l'illustrer, il y aura des moments de mouvements individuels et d'autres à deux synchronisés. Et comme peut l'être la vie, "BASCULE se caractérise ainsi comme un terrain de risque, d’écoute et de transformation partagée.". Bien d'accord avec vous deux !

Après un léger rapprochement vers le fond de l'espace de présentation, débute "Mutable" de et avec Adélie Poulin-Coulombe. Dès les premiers moments, je reste captif par les mouvements de ses bras. J'y découvre une version d'aller de l'avant dans lequel, je vois, des mots du descriptif,

  • En deuil perpétuel du moi
  • Céder place aux sois
  • Autres par
  • Des allers
  • Des retours
  • Les marées se résorbent et s’expandent
  • Sans s’éteindre.
Tout ce parcours, avec un fond lumineux se complétera, pour moi, avec une image sur fond rouge qui a tout de "l'envol de l'ange". Mon deuxième coup de coeur de la soirée.

Et la soirée de présentation se termine, de retour à notre place initiale, avec "FANNY" de et avec Silvia Costea accompagnée par Ela Dumas, Kamélie Fournier et Léa Richard-Cormier. Le tout débute de façon fort acrobatique et cela se poursuivra tout au long. Comme si les relations entre humains exigeaient des performances pour réussir à les maintenir. Il y a dans ce que je découvre aussi des allures d'engrenages mécaniques que leurs mouvements et leurs déplacements rendent fort éloquents.

Une fois les derniers pas faits, c'est sur les applaudissements fort bien mérités de tous les artistes que la soirée se termine. Et moi, mes pas me ramènent à la maison, encore une fois fort satisfait de ce programme fort diversifié qui augure bien pour l'avenir.

dimanche 17 mai 2026

Sur mes pas de spectateur pour "Antilope: Que reste-t-il de notre humanité ?" au Quai 5160 !

 Lorsqu'est apparue sur mon radar de spectateur, (merci Mathilde !), cette proposition, j'ai trouvé de la place dans mon agenda. Voilà donc pourquoi mes pas, en bonne compagnie, se sont dirigés tout à l'ouest de la ville de Montréal, jusqu'au Quai 5160 (Maison de la culture de Verdun) pour assister à "Antilope: Que reste-t-il de notre humanité ?" de Mathilde Heuzé, Isotone et Djima !

                                                         Tirée du site de l'évènement

Malgré notre arrivée hâtive, plein de gens de tout âge attendent l'ouverture de la salle. Une fois rendu à ma place, tout en haut, une première fois depuis, un certain temps, le temps passe et puis une fois les paroles d'accueil énoncées, la présentation débute.  Nous apparaît cet "être" (Mathilde Heuzé) qui nous entraînera dans une suite de tableaux qui auront des couleurs circassiennes et chorégraphiques, avec une touche poétique. Tout cela est entouré d'un aura de mystère avec un enrobage lumineux efficace et magique et une trame musicale fort appropriée. Tout cela, je l'apprendrai dans la discussion d'après représentation est créé en direct !

 Pas besoin d'être un grand observateur pour découvrir devant moi l'intérêt des plus jeunes, des moins jeunes et des plus très jeunes à cet être qui évoluait sur "terre" et dans les "airs". Je dois avouer qu'il m'est arrivé de retenir mon souffle à certains moments lors des envolées de ce personnage. Il en reste que le destin de l'être humain, incarné par "Antilope" a eu pour moi, une allure de "chute de l'ange" après une montée dans les cieux ! Mais, je serai humble, la réponse à cette réalité fort réelle, reste ouverte !

Ainsi donc, encore une fois, fort heureux d'avoir pu apprécier le travail de cet artiste que j'ai découvert lors de son passage à l'EDCM, il y a quelques années et qui, maintenant ajoute à ses habiletés des disciplines circassiennes ! 

Après la représentation, s'en est suivi une discussion, riche en informations, avec les artisans durant laquelle, nous en apprenons plus sur la contribution de chacun autant à la trame musicale "enrobante", aux effets visuels fort riches et aussi à celui qui s'assure que les mouvements aériens soient tout autant réussis que sécuritaires. Voilà une proposition qui mérite d'être découverte par le plus grand nombre !

Et en bonus supplémentaire, nous avons eu droit à la remise d'un carton intitulé, "ABCDE du public". Je ne vous indiquerai pas tout ce que l'on peut lire sur ce carton, mais je vous en donne un exemple. "D" pour ComprenDre", comme "Les arts vivants, comme les arts visuels, peuvent être abstraits ou conceptuels. Quand je vais voir un spectacle, j'accepte de ne pas tout saisir. C'est correct de rester dans le flou: ¨ca fait partie de l'expérience ! Conseil que je considère fort judicieux ! Et pour les autres lettres, faudra vous rendre dans un des Maisons de la Culture pour trouver cet ABCDE fort instructif !