lundi 30 mars 2026

Sur mes pas à l'Usine C pour découvrir "chansons d'amour et d'effondrement" de Frédérick Gravel !

 C'est avec une anticipation fort agréable que mes pas m'ont amené en ce vendredi soir jusqu'à la porte de l'Usine C. Parce que j'allais découvrir la plus récente création de Frédérick Gravel, "chansons d'amour et d'effondrement" et que cela faisait un bon bout de temps que j'avais vu une de ces créations. Et j'aime bien son style ! À mon entrée dans le lieu je suis accueilli par le sourire d'un membre de l'équipe d'accueil qui me tend un feuillet papier, ça j'aime ça (!) en lien avec la proposition qui sera présentée dans les prochaines minutes. 

Le moment venu, les portes s'ouvrent et je peux me diriger à "mon" siège en première rangée. Tout en descendant, je découvre un espace scénique surélevé sur lequel s'échauffent en solo ou en duo les différents interprètes en danse (Kimberley de Jong, Alexia Martel, Jean-Benoît Labrecque, Nindy Banks, Marco Curci et Jean Bùi), une équipe d'étoiles (!), pendant que derrière cette scène, se retrouve, en pleine action le chorégraphe et musicien Frédérick Gravel et ses complices musiciens du jour, José Major, Philippe Brault et Laurie Torres.

Ainsi donc, avant même le début officiel de la représentation, nous avons "de quoi se mettre sous la dent". Il y aura aussi cette interprète qui vient devant les estrades et salut au passage des gens qu'elle reconnait. Et puis, le moment venu tout discrètement la représentation officielle débute avec l'arrivée au micro du créateur de cette soirée. Avec sa touche humoristique toute personnelle, il présente le programme de la soirée qui sera séparée en deux parties, la face A et la face B. Comme dans le temps de ma jeunesse avec les microsillons que j'usais à la pointe de mon tourne-disque ! 

                                            Crédit: Vladim Vilain tirée du site de l'Usine C

Et puis le tout débute officiellement avec des moments tout en jambes déployées et en bascule d'épaule. Chaque interprète s'exécute avec son style tout au long de cette première partie, porté.e par les quatre musiciens. Des instants durant lesquels je me laisse porter par ce que je découvre devant moi. Et puis arrive la courte pause avant de démarrer la deuxième partie. Pause durant laquelle, Frédérick Gravel, petit papier, aide mémoire à la main ( pas de téléphone portable, yeah dit le nostalgique que je suis !). Il nous expliquera et nous montrera aussi comment "groover" un mouvement !

Et puis le tout reprend avec le côté B avec les interprètes tout de noir vêtus avec des mouvements portés par les chansons de Frédérick. Dans cette obscurité imaginée, les corps évoluent vers une destination qui, je le ressens, est imbibée de danger. Moi, qui avait vu depuis un certain temps une proposition de ce créateur, je reconnais avec grand plaisir, entre autres, un duo "pur Gravel" !

Et puis le tout se termine et nous sommes laissés à nous-même après les applaudissements ! Je reviens à la maison, satisfait, de ce plus récent opus de ce chorégraphe-musicien et de ses complices !

Sur mes pas à Tangente pour découvrir deux belles propositions, surprenantes aussi, pour moi à tout le moins !

Je ne sais pas si je me répète, mais lorsque mes pas m'amènent chez Tangente, très souvent je découvre de nouveaux territoires, oui oui (!!!!) qui me surprennent et qui aussi enrichissent mon CV de spectateur ! Et en ce dimanche après-midi, c'est exactement ce qui est arrivé. 

Puisque je ne veux pas le descriptif des présentations avant de m'y rendre, je me mets dans une disposition de découverte. Ce qui est particulièrement vrai lorsque je ne connais pas les artistes au programme. Et ce fût exactement le cas lorsque mes pas ont franchi le seuil de l'Espace Orange pour me rendre à mon siège en première rangée !

Alors que la salle se remplit de plein de monde dont de jeunes enfants, ce qui est peu fréquent en ce lieu, je découvre devant moi dans l'espace scénique un assemblage de cordages descendant du plafond et aussi des boules en tissu sur le sol. J'ai l'impression qu'une forme humaine se retrouve sous une des "boules". Ainsi donc la table est mise pour "Les déesses qui coulent" de "Les furtives" de et avec Mathilde Perahia, Élise Leblanc et Cassandre Chatonnier avec aussi Geneviève Robitaille (co-création et conception sonore), Gabrielle Lessard (regard extérieur) et Leticia Hamaoui (conception d'éclairage). 

                                              Crédit Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Le moment venu, nous arrivent de tout en haut par les câbles, deux femmes, donnant une fort belle touche circassienne à la proposition. Et rapidement avec les propos hors champ sur la maternité, je fais un lien avec ce câble qui a pour moi tout du cordon ombilical. Ce lien se consolidera tout au long par les propos, des témoignages de femmes sur leur maternité, mais aussi par ce que je découvre devant moi qui recèle de multiples symboles de la maternité. Cette maternité qui peut s'avérer exigeante, heureuse aussi, mais qui toujours s'avère transformatrice. Les tableaux sont fort riches dont celui durant lequel des œufs sont brisés là tout près de moi sur ce corps qui ne peut les conserver, mais qui servent à enduire le corps, comme les souvenirs de cette maternité complète ou interrompue !

Et comme l'indiquait la description de l'œuvre, "Trois performeuses explorent ce territoire à la fois organique et métaphysique, traversant les écoulements, les effondrements et les remodelages du corps comme autant de traces de puissance, de vulnérabilité et de sororité." Les témoignages tout au long nous amènent dans des territoires d'intimité qui révèlent la diversité des vécus de ces grossesses souhaitées ou non !

En combinant les mouvements, les objets et les propos , "Les furtives" dont certaines, sinon toutes (?) avaient un enfant parmi les spectateurices m'ont fait explorer un territoire humain de façon fort sensible avec des moments "colorés" avec un éclairage rose fort approprié ! Pour ma part, je découvre la maternité présentée dans "Les déesses qui coulent" comme des moments de révélation, de dévoilement et aussi d'équilibriste et impossible pour cela de "faire une omelette sans briser des oeufs " ! De ce trente minutes de présentation, j'en aurais pris plus, parce que le propos est fort riche et magnifiquement présenté !

Une fois les applaudissements "envolés", nous devrons quitter la salle avant d'y revenir pour la deuxième partie qui a aura une "coloration" fort différente comme je le découvrirai plus tard.

Avant de revenir en salle, nous sommes informés que les artistes nous invitent à réagir de façon audible tout au long de la prestation à venir. Information qui manifestement, ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd, dont celle du spectateur assis juste derrière moi qui réagira tout au long de façon fort audible, mais sans que cela ne m'indispose, soyez rasssuré.es ! 

Revenu à mon siège, devant moi, un espace scénique dénudé, représentatif de ce qui suivra, comme je le découvrirai plus tard ! Le moment venu, donc, débute "Walang Hiya" de et avec Joy Rider (alias Marbella Rider) et Komodo et Cat Zaddy ! Le tout débute de façon mystérieuse avec ces deux êtres qui arpentent la scène tout au fond. Et puis apparait, ce personnage "haut en couleur", mais surtout, à mes yeux arborant un sourire fort irradiant.

Dans ce qui suit, je découvre ce que j'aurais pu lire avant, soit "Walang Hiya explore la sexualité des Philippines en fusionnant le néoburlesque avec des éléments de la culture philippine, notamment le tinikling, une danse folklorique rythmée par deux tiges de bambou frappées au sol." Tout au long, se fait le dépouillement de ce personnage qui produit de superbes moments dont un qui a tout de la fleur en pleine éclosion, comme il est possible de le découvrir sur la photo plus bas !

                                                Crédit Pierre Tran fournie par Tangente

Ainsi donc, dans cette incursion cet univers néoburlesque, j'en reviens ébloui, mais surtout ravi par le dépaysement qui me permet de rester dans "ma" ville tout en découvrant des univers d'ailleurs et cette fois-ci tout philippin !

De retour à la maison, je revois mon incursion dans ces deux univers fort différents, tout en remerciant intérieurement la gang de Tangente de m'y avoir amené !  

vendredi 27 mars 2026

Sur mes pas au Département de danse de l'UQAM pour découvrir " Le bon bon ton" avec la gang de deuxième année du BAC !

 Bon OK, il semble que mère Nature tarde à nous montrer des signes tangibles d'un doux printemps. Il en reste que pour tout amateur de danse, il y a un signe qui ne ment pas, soit celui de la présentation du spectacle dirigé de la gang de deuxième du BAC en danse de l'UQAM. Voilà pourquoi, fort heureux, mes pas se sont mis en action jusqu'au 840 rue Cherrier pour ensuite monter les marches jusqu'à la porte de la salle de présentation. Je suis donc en attente de la présentation de "LE BON BON TON" (titre fort évocateur !) de la gang de deuxième année du BAC, avec les interprètes (Marlena Bafaro, Daphné Bourque, Maggie Collin, Silvia Costea, Ela Dumas, Mélisande Fecteau, Kamélie Fournier, Sacha Gautier Benmahmoud, Géraldine-Clarence Kamnaing, Luana Parent, Marianne Reid et Léa Richard-Cormier) sous la direction de Katie Ward et Kelly Keenan et de plein d'autres personnes.

                             Affiche de la représentation tirée du site du département de danse de l'UQAM

Le moment venu, les portes s'ouvrent et une fois rendu à ma place, je découvre déjà dans l'espace scénique les douze interprètes immobiles. Mais cette immobilité ne persiste pas, parce que parfois un déplacement entraîne le changement corporel position de l'autre. Ainsi donc pour moi, une belle illustration de comment trouver sa place et sa position peut devenir l'affaire des autres. Tout cela pendant que les places dans la salle trouvent preneur ou preneuse. Et plus officiellement le tout débute avec la présentation de Katie Ward. 

Pause

Toujours fort curieux de découvrir les propositions de Katie Ward qui m'amène dans des univers particuliers dont, par exemple, "imaginationreality", une oeuvre qui explorait les concepts de réalité et de subjectivité.

Fin de la pause 

Le tout continue avec parfois des paroles échangées entre les interprètes. Trouver sa place en parallèle et aussi en interaction avec les autres. Leur individualité exprimée est faite parfois lentement, parfois rapidement avec des solos en parallèle. Et puis cela prend un tangente plus personnelle avec la prise d'un des deux micros pour nous faire une confidence, telles que "j'ai mangé une banane pour déjeuner", "mes bottes préférées sont poilues ou "je tiens un journal intime depuis que je sais écrire" et celle plus mystérieuse pour l'ancien prof de chimie que je suis, "l'eau solide qui n'est pas de la glace" !!!

Autre pause

Je l'apprendrai après, ces confidences seront à moitié vraie et à moitié imaginée ! Le ton de ces confidences sûrement inspirées par la chorégraphe dont je parlais dans la première pause.

Fin de l'autre pause

Il y a aussi une métamorphose vestimentaire, représentative pour moi de leur évolution professionnelle. Métamorphoses qui se font à des moments différents ! Et le tout se termine avec toute la gang qui arrive face à nous, démontrant une détermination à aller de l'avant face à un grand public.

Une fois le tout terminé, arrive d'abord Katie Ward qui distribue une rose à chaque interprète et qui appelle tou.tes les artisan.es de cette oeuvre qui méritent amplement nos applaudissements.

Et moi, mes pas me ramènent à la maison, ravi de cette rencontre et en ayant en tête autant les images que les paroles emmagasinées tout au long de cette rencontre ! À l'an prochain, gang !

lundi 23 mars 2026

Sur mes pas à une oeuvre qui décoiffe à l'Espace Go: "Nomme-moé" !

Pour cette deuxième sortie théâtrale en autant de jours, mes pas toujours en bonne compagnie se sont dirigés jusqu'à l'Espace Go pour assister à la pièce "Nomme-moé" d'Élisabeth Sirois (texte) et Olivier Morin (mise en scène), interprétée par Myriam Fournier, Sharon James et Elisabeth Sirois. Déjà l'affiche de la pièce montrant ces deux visages apeurés ouvrait des horizons d'imagination. Mais la question que je me posais était fort simple, quand sera-t-il de ma réaction face à ce que je découvrirai ? Et la réponse, je la découvrirai de mon siège en première rangée face à un espace scénique dépourvu d'accessoires.

Et une fois les paroles d'accueil faites, "explosent" les premiers moments de la représentation avec les deux protagonistes qui vivent un moment qui semble tragique et qui l'est, comme je le découvrirai par la suite. Dans ce qui suit, question de se remettre de leurs émotions, débute le jeu entre elles de "Nomme-moé" qui consiste à poser une question à l'autre, telle que nomme moé cinq villes dont la première lettre est "d" ! Ce jeu évoluera vers des questions plus "crunchies". Parfois difficile de ne pas y participer soi-même, si moi, je reste bien sage, il en reste que ma voisine de siège (pas ma blonde !), celle de l'autre côté, elle ne peut se retenir de répondre. Mais bon, ce jeu nous amène ailleurs, vers d'autres horizons, dont la nature amicale entre les deux, aussi des brèches dans l'espace temps qui nous amène dans une démonstration de produits esthétiques. Il faudra s'habituer, si cela est possible, au déluge de jurons qui je le concède m'a demandé un bon effort !

                                    Crédit: Marie-Andrée Lemire tirée du site de l'Espace Go

Et après la sortie de cette brèche, le destin reprend son rôle avec un personnage démoniaque qui amènera les deux femmes à faire un choix déchirant et qui est une conséquence du jeu auquel elles ont joué en toute innocence en début! Comme quoi, le destin est parfois fort tordu !

Au final, voilà une proposition unique superbement interprétée qui surprend, "un spectacle drôle et percutant, décomplexé et profondément enraciné dans l'authenticité féminine" comme il est possible sur le site de l'Espace Go et qui nous "a amené" ailleurs. Moi, j'ai adoré ! Lorsque nos pas nous ramènent satisfait.es à la maison, nous avons déjà hâte de découvrir leur prochaine proposition.

Sur mes pas dans un univers autochtone chez Duceppe avec "Tupqan, nos territoires intérieurs" !

 Le spectateur que je suis a été fort comblé, parce les pas qu'il a fait en ce week-end, il les a fait en bonne compagnie. Et en ce week-end, donc, deux rencontres théâtrales fort différentes, mais qui chacune à leur façon ont exploré des territoires de notre humanité. Alors, commençons par la première rencontre, au théâtre Duceppe pour découvrir "Tupqan, nos territoires intérieurs" avec sur scène,  Kevin Deer, Sylvie Drapeau, Sharon Fontaine Ishpatao, Saulnia Jean-Pierre, Jeanne Moreau-Vollant, Ines Talbi, Étienne Thibeault et Alexia Vinci. 

Cette création collective nous amènent dans des territoires qui amalgament des enjeux actuels et d'autres traditionnels dans une communauté autochtone. Si pour moi, le début est quelque peu mystérieux, assez rapidement, je suis ramené à notre époque dans le cadre d'une élection dans une réserve autochtone. Pour amener un vent de changement, un jeune autochtone que rien ne destinait à un destin politique décide, appuyé par deux femmes, décide de se lancer dans la course pour devenir chef de bande et déloger un autre fort bien en place, mais qui a des accointances douteuses. 

                                                 Affiche de la pièce tirée du site de Duceppe

Et lors de son premier débat public, il est entraîné dans une recherche. En fait, plus dans deux recherches qui le mèneront à des rencontres surprenantes. Dans cette société, dans laquelle un symbole fort important est disparu depuis longtemps, jusqu'où est-il possible d'aller pour le retrouver. Et c'est cela que je découvre tout au long de son parcours et de ses rencontres pour tenter de le retrouver. Réussira-t-il sa mission ? Et ben non, pas question de répondre à cette question. Parce que, voyez-vous, comme souvent dans la vie, c'est le chemin qui importe le plus et non pas la destination. Et tout au long de ce chemin parcouru, nous rencontrons différents personnages qui nous permettent de plonger dans cette petite communauté fictive de Whitefish. Si cette communauté est fictive, les enjeux eux sont bien réels !

Au final, une belle rencontre avec un monde qui tente de trouver un équilibre entre les traditions et la modernité !

vendredi 20 mars 2026

Sur mes pas à l'Agora de la danse pour découvrir "SQUAT" !

 La vie réserve parfois de ces hasards, parce que voyez-vous au lendemain de ma présence à l'Agora de la danse pour assister à "SQUAT" de Kim-Sanh Châu, je me retrouvais dans un gym pour faire entre autres, des squats ! Mais bon là Robert, ce n'est pas le propos de ce texte, donc procède !

 Bon OK Robert, en ce jeudi soir, c'est à l'Agora de la danse dans l'Espace Bleu que je me dirige pour découvrir sa plus récente création. Elle sera sur scène, non plutôt dans l'espace scénique avec Alida Esmail, Louise Michel Jackson, et Winnie Ho. De cette chorégraphe aux multiples talents, juste à faire une recherche sur mon blogue pour le constater, je n'en étais donc pas à une première rencontre. Et avant que la porte s'ouvre, avec plein de monde en attente, je ne me doutais pas de la disposition particulière de l'espace scénique situé au milieu avec des sièges sur les quatre côtés. Une fois rendu dans le lieu, je choisis mon côté et je prend place pendant que le lieu se fait bien plein !

Ainsi donc ce que nous découvrirons se passera "entre nous" spectateurices ! Le moment venu, une fois les fruits, oui oui, disposés dans les coins de l'espace scénique par l'une d'elle, cette dernière entame, suivie par les trois autres à tour de rôle, l'exécution d'un squat.

                                       Crédit: David Wong tirée du site de l'Agora de la Danse

Pause

 Le squat pour celles et ceux qui ne connaissent pas cet exercice, en est un de musculation polyarticulaire de la partie inférieure du corps. En apparence facile mais qui peut réserver quelques surprises, mais surtout qui produit des bienfaits évidents !

Fin de la pause

Ainsi donc en entrée de jeu, tout doucement avec une trame musicale presque hypnotisante de Hazy Montagne Mystique (Chittakone Baccam), nous découvrons les quatre interprètes qui individuellement effectuent différentes variantes de squat. Prenant position jusqu'à n'en plus pouvoir et recommencer ailleurs. Un défi s'impose à moi, soit celui de savoir ou de décider, où regarder ! J'ai donc des épisodes de concentration sur l'une des interprètes pendant qu'elle effectue son mouvement, surveillant son visage de la tranquillité au départ, à l'effort pendant et au soulagement après. À d'autres occasions, je regarde le groupe en plein travail ou se déplaçant dans ce lieu confiné. Et puis tout subtilement, elles se regroupent par deux d'abord pour éventuellement former une collectivité. Comme si l'effort et les sueurs amenaient à faire des liens.

 Je le concède, il est arrivé un moment ou deux (!) durant lesquels mon esprit s'est mis à dériver, mais leurs déplacements me ramenaient à elle ! Il y a aussi dans ce que je découvre, une fascination à découvrir leur stoïcisme démontré !

Et puis arrive le moment où l'éclairage s'éteint et que non, ce n'est pas fini, mais que tout juste après, le tout reprend avec l'arrivée de fruits et de différents accessoires. Il s'en suit de la partie, d'abord désarmante pour moi, mais ludique aussi durant laquelle, le défi est de pouvoir obtenir "le fruit" de leur labeur. Et ce fruit, elles l'obtiendront après plusieurs efforts, incluant des squats, évidemment ! Et c'est en buvant à leur réussite que le tout se termine !

Je dois l'avouer, cette deuxième partie, plus courte, m'a surpris, mais avec du recul, n'est-il pas le symbole de nos propres efforts dans une salle de gym !

Une fois la discussion post-spectacle terminée, riches en informations, dont celle fort importante que l'intention de la chorégraphe est de "créer des images", mes pas me ramènent à la maison sans savoir que le lendemain matin, je serais celui qui en exécuterait !

mercredi 18 mars 2026

Sur mes pas à une rencontre fort belle et riche en chant et en musique avec le duo Alexandra Templier et Hugo Larenas !

 Le destin fait souvent bien les choses. Depuis ma première rencontre avec Alexandra Templier, je peux affirmer que j'ai développé une dépendance à sa voix (et son sourire !). Ainsi donc, depuis cette première fois, il y a quelques années (deux années en fait !) et pas longtemps après avoir assisté à  "Chant 2 : Le murmure du Vivant", il y a moins de deux semaines, ne voilà tu pas qu'apparait sur mon radar de spectateur, une rencontre avec elle en duo avec Hugo Larenas, le "DUO TEMPLIER/LARENAS" (elle au chant et lui à la guitare) à la Maison de la Culture Ahuntsic. Rencontre présentée en un mardi après-midi, donc facile à mettre à l'agenda. Et ce qui fût fait, to the go !

                                  Affiche de la proposition tirée du site de la Ville de Montréal

Arrivé plus de trente minutes à l'avance, déjà la file est longue devant moi et juste le temps de prendre place et de cligner les yeux, elle devient aussi longue derrière moi. Le moment venu, nous sommes invités à prendre place dans la salle et, yeah (!), je peux trouver un siège en première rangée. Après les paroles d'accueil de la responsable du lieu qui nous rappelle entre autres que c'est une commande de cette Maison de la Culture que ce duo a performé ici même, il y a presque dix ans. Cela sera donc comme un retour au source pour ce duo ! 

Et puis arrivent les deux artistes qui prennent place, tout de noir vêtu.es et elle avec de belles boucles d'oreilles fleuries. Après les explications d'Alexandra sur ce qui suivra, nous sommes rapidement entraînés dans une suite de moments de grâce et de complicité entre les deux, composés de chants et de solo de guitare. Et comme on peut le lire sur le site internet d'Alexandra Templier,  et comme pour moi cela décrit parfaitement ce que avons pu découvrir, je vous le redonne ici ! "Alliant flamenco traditionnel, arrangements flamenco de grands classiques populaires tels que Édith Piaf, Björk ou encore Léonard Cohen, ainsi que des pièces tirées du folklore latino-américain et du répertoire de guitare classique, le DUO TEMPLIER/LARENAS est un projet aux sonorités singulières qui parvient à concilier finesse et puissance, familiarité et nouveauté."

Tout au long, le public a exprimé sa très grande appréciation avec comme point d'orgue, l'envolée lyrique de la chanteuse qui nous a d'abord fait planer de bonheur pour ensuite déclencher une envolée d'applaudissements spontanés !

Et puis après près de quatre-vingt-dix minutes de pur bonheur, le duo nous ramène tout doucement sur terre avec sa version de "La vie en rose". Ce que j'ai entendu autour de moi m'indique que je n'ai pas été le seul a avoir apprécié cette fuite hors du temps et des réalités plus sombres de notre monde. Pour ma part, je reste alerte pour une prochaine fois !