Lorsque mes pas se rendent année après année aux "Danses Buissonnières" de la gang de Tangente, je suis toujours curieux de découvrir de nouveaux artistes. Encore cette année, ça sera le cas avec la plus récente "cuvée", à une exception près, mais sur cela, je reviendrai. Débutons par mon arrivée à la porte de l'Espace Vert du Wilder et de la longue file qui se fera derrière moi pour remplir éventuellement le lieu de présentation. Une fois la porte ouverte, je me dirige vers "mon" siège en première rangée, accueilli par un "bienvenue" d'une des deux interprètes de la première proposition de la soirée, soit "Minuit portant" de Johanna Simon accompagnée sur scène par Sarah Roy.
Pause
J'avais déjà vu une version de cette proposition lors de la plus récente édition du Fringe. j'avais conclue mon retour par la phrase suivante: "Tout au long, je suis captivé par ce qu'elles nous proposent avec des gestes "légers", mais un propos engagé !" Qu'en sera-t-il dans cette nouvelle version d'une dizaine de minutes ? À suivre...
Fin de la pause
Avec dans l'espace scénique un sofa au coussin amovible et un bande de tapis, le tout débute avec un enchaînement de bonne manière accompagné de diktats dont, "il faut être belle, séduisante, impeccable". Il faut mentionner aussi que les deux "êtres" ont le visage recouvert, rendant le propos universel. Moment cocasse, pour moi, durant la représentation est celui durant lequel, l'une des deux vient prendre place sur le siège vide (le seul !!!) à côté de moi. Il en reste que leur périple de bonnes manières prend une tournure de "dérape" fort éclatant qui se termine avec une bascule arrière dans le sofa ! Au risque de me répéter, voilà une proposition aux gestes légers, mais avec un propos engagé. Et un message à vous deux, à quand la prochaine fois en version allongée ?
Crédit: Thomas Mazerolles fournie par TangenteAprès une courte pause, débute "Mue de peau" de et avec Yanik Savoie. Le descriptif l'annonçait, "La crise d’adolescence et le pelage de chair animent ce solo." Ainsi donc, d'abord vêtu d'une robe blanche, je vois et je ressens cet être se libérer, avec une certaine souffrance. Et puis arrivant de "nos sièges", arrivent deux adultes (ses parents) qui lui apporte eau et nourriture pour ensuite l'enrober de nouveau. Pour le protéger ??? À cette question, je n'aurai pas la réponse !
Crédit: Thomas Mazerolles fournie par TangenteAprès une autre courte pause, débute "Maktoub : pas de bliss sans diss" de et avec Dona-Bella Kassab et Shanyça Elie-Leconte. Comme il était annoncé dans le programme de la soirée, j'ai bien ressenti, "À quoi ressemblent deux âmes en rage domestiquée cherchant à panser leurs cœurs ensemble?" Cette rage calmement exprimée qui évolue avec une libération vestimentaire me rejoint fort bien avec sa gestuelle "éclatante".
Crédit: Renata Carmo fournie par TangenteAprès une autre courte pause, débute "making life easier" de et avec Desirée Keresztes James qui se présente à nous revêtue d'un attirail "électronique", avec plein de fils (conçu par Natasha Dennison). Peu à peu, je découvre les efforts de cet être qui peu à peu se libère de cet attirail. Et au bout de cette démarche, une libération ??? peut-être, mais moi, j'y vois le danger de "foncer droit dans le mur".
Crédit: Thomas Mazerolles fournie par TangenteLe tout se termine avec "Entwospeksyon" de la troupe EKSPRESYON (de Abigail Michel et Aïka Mathelier) qui débute avec l'arrivée des percussionnistes (Ronald Nazaire, Karl-Henry Brezault et Jivings Hilaire), suivis d'une femme qui passe le balai dans la place, elle poursuivra son "travail" pendant que dans l'espace scénique prend place un groupe de danseuses. Ainsi donc pendant que la première continue son travail de nettoyage, avec des ustensiles, les autres (Magdaléna Plétan, Soraya Toussaint, Chloë Bonnet, Mikaèle Alexandre, Sarah-Lynn Joseph, Béatrice Paul-Roc et Luchida Michel) prennent possession de mon attention avec des mouvements qui sont souvent tout en ondulations. Le tout sera enrobé par la belle voix chantante de Kathleen Charles. Et je partage la phrase du descriptif, "Une œuvre vibrante qui rend hommage à Haïti, aux héritages immatériels et à la capacité d’aller de l’avant malgré tout."
Crédit: Renata Carmo fournie par Tangente









