Pour me rendre à cette proposition, j'ai dû réorganiser mon agenda de sortie et qu'elle bonne décision, j'ai pris ! Voilà donc pourquoi mes pas se sont dirigés de la station de métro Villa Maria jusqu'à la Maison de la Culture Notre-Dame-Grâce sur Monkland, pour assister à une représentation de "Trou noir" de la compagnie Joe, Jack and John de et avec Edon Descollines, entouré par toute une équipe.
Ce n'était pas ma première fois à une rencontre avec une proposition de cette compagnie. La fois précédente, c'était "Cispersonnages en quête d'auteurice" présenté à l'Espace Libre avec entre autres Edon Descollines ! Et j'avais beaucoup apprécié !
Photo de l'oeuvre tirée du site de la compagnieArrivé tôt, je suis fort bien accueilli par les membres de la Maison de la Culture et aussi ceux de la compagnie ! Le moment venu, nous pourrons prendre place dans la salle et moi, évidemment, je trouve "ma" place dans la première rangée. Après les paroles de la personne de la Maison de la Culture qui nous indique que ce sera une représentation décontractée et qui nous présente aussi Edon Descollines, s'adresse à nous une des membres de la compagnie qui nous informe qu'elle se lèvera, un peu avant de moments qui pourraient être sensibles pour certaines personnes.
Et puis le tout débute avec l'arrivée de celui, en lisant tout haut, qui nous entraînera dans une suite de tableaux qui, pour peu que l'ont soit honnête, rejoignent notre propre vie. Il y a celui durant lequel, comme dans un album d'Astérix, "Les douze travaux d'Astérix" peine à se retrouver dans un dédale bureaucratique ! Mon moment préféré !!!
On nous avait averti qu'il pourrait venir vers un de nous et effectivement, ce fût le cas et c'est, devinez ???, et oui, c'est vers moi qu'il est venu pour me remettre, tout gentiment, une reproduction de billet de banque !
Ainsi donc, tout au long de cette "trop courte" heure, qu'a duré "Trou noir", j'ai fait la rencontre d'un personnage tout aussi singulier que sympathique qui m'a présenté son tourment intérieur en plein action. Et que comme cela a été annoncé, "l’artiste Edon Descollines tisse une constellation impressionniste autour de la perte. Perte de mémoire, perte d’identité, perte de clés…". Et moi, cela m'a rejoint droit au cœur ! Il nous énoncera aussi sa liste de "j'ai peur" !
Tout en parcourant le chemin du retour avec une première partie sur un boulevard (Monkland) sans lampadaires pour éclairer les trottoirs, je me sens encore comme dans un trou noir, prolongeant ma rencontre fort belle et touchante. Et me promettant aussi de me procurer mon billet pour la prochaine production de cette compagnie à l'Espace Libre, "Qui regarde quand je ferme les yeux" qui met en scène, entre autres, Carol Prieur, oui, oui la danseuse étoile !







