Lorsque mes pas m'ont amené à cette soirée chez Tangente, je ne savais pas encore que les deux œuvres au programme, j'en avais vu une mouture précédente ! Est-ce bien grave, mon cher Robert ?, vous me demanderez peut-être. Bien non, pas du tout, au contraire même.
Donc, revenons au propos de ce texte et de mon attente à la porte de l'Espace Orange pour entrer. Le moment venu, je peux entrer et trouver "mon" siège en première rangée ! Pendant que tous les sièges trouvent preneurs ou preneuses, je scrute l'espace scénique devant moi, mais je n'y vois rien, tout est tout noir ! Une fois les paroles d'accueil de Julie Deschênes énoncées, je passe en mode "attention" ! Et puis au son de chants d'oiseaux (oiseaux qui occuperont une place centrale à cette proposition) apparait d'abord un carré blanc dans l'espace scénique et ensuite Léo "Hit" Coupal-Lafleur (chorégraphe et interprète). Dans ce qui suivra, comme l'indique le programme de la soirée, "À travers une fable écologique intime et déroutante, le solo Nulle part aborde la surcharge et la quête de sens."
Crédit: Pierre Tran fournie par TangenteSi la parole occupe une place importante de ce que je découvrirai, les mouvements sont essentiels pour l'enrober, ou plutôt l'appuyer ! Et pour rehausser le tout, de ma perspective, il y a son regard, celui qu'il dirige vers le "ciel" et aussi vers nous ! Ainsi donc, tout au long de la quarantaine de minutes que dure cette oeuvre, je suivra avec attention l'envol du colibri qui se terminera par la découverte d'un colibri tatoué sur lui !
Les applaudissements complétés, nous devrons sortir du lieu de présentation afin de le préparer à la deuxième partie de la soirée, soit "The Choreographic Garden – Vegetal Transformation" de et avec Hanna Sybille Müller qui sera accompagnée dans l'espace scénique réaménagé par Diego Gil, Nate Yaffe, Lauren Semeschuk Damaris Baker et Andrew Forster.
En attente de prendre place, Hanna Sybille m'offre de compléter mon expérience avec une boisson de thé chaud que j'ai évidemment acceptée. C'est donc avec mon petit verre de thé chaud que j'entre dans l'Espace Orange réaménagé et que je trouve ma place sur un des trois côtés de l'espace scénique. Devant moi, deux gros "sacs", un peu de terre dans l'espace et tout à ma droite, une personne qui anime sonorement le lieu avec des sons de bouche. Et puis, notre hôtesse (Hanna Sybille) nous accueille dans son jardin chorégraphique.
Crédit: Denis Martin fournie par TangenteEt puis, tout en observation, je vois l'émergence des corps enchevêtrés comme si je voyais des microorganismes en pleine action. Dans ce qui suivra, sur une touche fort philosophique et parfois comique (suffisamment pour faire rire un jeune enfant dans l'auditoire). je découvre avec plaisir et curiosité comment les gestes des uns se transmettent aux autres. Pour ma part, j'apprécie particulièrement le passage durant lequel, le mot "dirty" se décline en différents sens et mouvements et aussi avec des moments, "on est allé trop loin" !
Voilà une proposition captivante, au propos fort, qui lors de ma première fois, j'avais écrit, "Voilà une proposition qui amalgame propos et mouvements pour nous amener dans une réflexion philosophique. Je me souhaite de la revoir seule et achevée pour approfondir la réflexion débutée !" Et même en deuxième partie de programme, elle a atteint son but !
Je reviens donc, fort heureux de ces deux rencontres qui ont su amalgamer les mouvements avec des propos fort intéressants !








