jeudi 18 juin 2026

Sur mes derniers pas au FTA édition 2026 !

 Comme le dit si bien le bon vieux dicton, "mieux vaut tard que jamais" ! Voilà donc pourquoi, je me mets au clavier pour mettre en mots, ce que j'ai vu et ressenti lors de mes deux dernières sorties à l'édition 2026 du FTA.

Ainsi donc pour cette avant dernière sortie, mes pas m'ont amené jusqu'à la porte du Théâtre rouge du Conservatoire pour assister à "Remember that time we met in the future?" de Lara Kramer et interprétée par Sage Fabre-Dimsdale, Jeanette Kotowich, Kyana Lyne et Marcus Merasty. Ainsi donc, après croisé tout en haut des marches, un "interprète" recroquevillé dans le coi, je me rends à "mon" siège en première rangée. Le moment venu, nous est lu un texte qui pourra alimenter notre réflexion sur ce qui nous sera présenté. Et puis apparaissant "de nulle part", un interprète tout sourire qui m'offre une fraise. Ce que j'accepte avec grand plaisir. Ce qui annonce aussi le début formel de la proposition.

                                                  Crédit Robin P. Gould tirée du site du FTA

Et dans ce qui suivra, je dois l'avouer, je suis quelque peu désorienté, au début à tout le moins ! Moi quelque peu familier avec l'univers créatif de Lara Kramer, ce qui m'est présenté m'intrigue, sans que je puisse y trouver un sens. Il en reste que je persiste à conserver mon attention en alerte et ce qu'elle annonçait dans le programme, soit,  "Alors qu’elles transforment des objets du quotidien en figures poétiques, les accumulant puis s’en délestant sur scène au profit d’images fugaces, elles nous invitent à être témoins de leur puissante et vulnérable transformation.", je l'ai vu. 

Ainsi donc, leurs métamorphoses vestimentaires sur cette scène pleine d'accessoires hétéroclites en modifiaient leurs sens, pendant que moi, je me laisse porter par mes sensations de ces transformations. Et lorsque, le ménage se fait pour laisser un espace scénique tout vide, l'avenir se présente dans une magnifique image. Celle à contre-jour sur fond bleu d'un être qui semble hors de ce monde.

Revenant à la maison, je revois des moments de ce que je viens de découvrir qui peu à peu font éclore d'autres sensations. Ainsi donc, j'aurai élargi mes territoires culturels autochtones de ma guide préférée, merci Lara !

Pour la dernière soirée du festival, mes pas m'amènent par temps pluvieux, encore une fois, jusqu'à l'Espace Go pour assister à "2par2" d'Alexandra "Spicey" Landé. Dans l'espace à notre entrée en salle, Frank ‘21’ Amisi, Nindy Banks, Kalliane ‘Yofi’ Brémault, Jaleesa ‘Tealeaf’ Coligny, Rweg ‘Halfido’ Dantiste, Delande ‘Djüngle’ Dorsaint, Brandonson ‘Bee’ Nesifort, Anthony ‘Palomecc’ Palomeque, Christina ‘Hurricane Tina’ Paquette et Élie-Anne ‘Rawss’ Ross.

                                            Crédit Melika Dez, tirée du site du FTA

Le moment venu, la présentation débute avec une introduction intrigante et captivante avec des relations 2X2 sur fond musical percutant ! Et puis, tout à coup les corps s'agglutinent et ça commence. Dans ce qui suivra, je découvre différentes déclinaisons de ce que par deux et aussi ensemble, il est possible de faire dans le plaisir. Plaisir que les interprètes parsèment parmi nous en se déplaçant dans les estrades ! Un moment fort pour moi est celui durant lequel je découvre le témoignage d'une des interprètes sur des éléments de sa vie personnelle incluant son enfant. Moments qui me surprend et m'intéresse. Ainsi donc, comme le décrit fort bien Léa Villalba dans son texte du Devoir, impossible de ne pas apprécier ce que je découvre tout au long. Et je partage son coup de coeur !

C'est donc avec cette rencontre fort riche qui clôture cette édition du FTA que mes pas me ramènent, fort satisfait, à la maison.

dimanche 14 juin 2026

Sur mes pas "tout en haut" de la ville pour découvrir "Le retour du temps" de Lucie Grégoire Danse

 Lorsque cette proposition est arrivée sur mon "radar" de spectateur, j'ai été quelque peu triste, parce que voyez-vous, il n'y avait pas de place dans mon agenda. Un samedi et un dimanche occupés, voilà ce qu'il me présentait. Mais, mère nature était de mon côté, et comme le samedi était pluvieux, la représentation a été reportée au samedi suivant et là, moi, je pouvais ! Voilà donc pourquoi, mes pas m'ont porté jusqu'au chalet du Mont-Royal, tout en haut de la ville pour assister à la présentation in-situ de "Le retour du temps" de la compagnie Lucie Grégoire Danse.

Pause

Je n'étais pas à une première fois à une proposition in-situ de cette chorégraphe. Je me rappelle encore fort bien de la première fois. C'était au Jardin Botanique de Montréal en 2014 dans le cadre de l’événement estival, Les arts s’invitent au Jardin. Il y a eu aussi, plus récemment, "Vers l'autre" en 2022 en collaboration avec Corpuscule Danse dans le Parc Laurier.

Fin de la pause

Cette oeuvre crée pour souligner le quarantième anniversaire de la compagnie, réunie une belle gang de finissant.es récents en danse, soient Clara Biernacki, Julianna Bryson, Iban Bourgoin, Maeva Cochin, Clémence Dinard, Oly Dion, Ezra Guerrier, Alice Larrière, Michelle Lucero, Kate Manns, Charlotte Mégardon, Jane Millette, Hortense Sierka, Flora Spang et Clara Truong. Ce qui me fait toujours un grand plaisir !

Rendu sur la terrasse en face du Chalet du Mont-Royal, je me mets en position attente, comme bien d'autres. Il y a aussi en cette belle journée, plein de touristes qui de la terrasse portent leurs regards sur le centre ville et aussi plus loin. Le moment venu, les interprètes, habillé.es en différents tons de beige,  sortent du chalet. Et c'est de cet endroit que le parcours débute, après un premier tableau qui se terminera tout à côté du Lac des Castors. Dans cet environnent accidenté, mon défi, moi qui ne veut rien rater peut s'avérer important et il le sera. La chorégraphe nous présente une oeuvre qui sortira des sentiers battus, allant sur les flancs de montagne ou dans les ravins. Rien de périlleux pour les interprètes, je vous rassure, mais pour des spectateurs qui comme moi, il faut bien regarder où on met les pieds. Soyez rassuré.es, tout c'est bien passé. 

                                               Tirée du site de la compagnie Lucie Grégoire

Ainsi donc, tout au long de ce parcours, moi ce que je découvre est ce que la vie peut réserver à un groupe d'ami.es. Parfois tout ensemble, parfois séparé.es avec des pauses, malgré tout la vie va de l'avant. La complicité, sans se regarder, ni se parler est palpable. Lors des différents déplacements, amusant aussi d'observer la réaction des gens venus prendre du bon temps sur la montagne et surpris de l'arrivée du groupe. La plupart observent attentivement, prennent des photos. Certains même, laissant tout leur espace pour permettre aux interprètes de poursuivre leur chemin.

Ainsi donc de façon fort inspirée et habile, ce groupe nous a permis de découvrir qu'il est possible d'aller de l'avant ensemble et atteindre la destination. Il s'en suit, de notre part, les applaudissements fort bien mérités pour le travail de Lucie Grégoire et Sophie Michaud. Une fois mes salutations et mes félicitations transmises, mes pas un peu désorientés, réussissent à retrouver le chemin du retour avec encore en tête ce parcours fort inspirant dans un lieu fort beau. En remerciant aussi, tout en moi, mère Nature de sa collaboration, en ayant déplacé la présentation un samedi plus tard !  

mardi 9 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA pour entrer dans l'univers particulier de "Mystic-Métallic" !

 Pour aller à la découverte de cette proposition du FTA 2026, mes pas se sont dirigés jusqu'au La Chapelle Scènes Contemporaines avec à l'affiche "Mystic-Métallic" du trio, Zoe-Gauld, Juteau et Lavoie-Marcus. Fort curieux, parce que annoncée depuis un bon bout de temps sur les murs du La Chapelle, un projet plus important (lire ici la naissance d'un enfant) a reporté l'aboutissement devant public de cette proposition fort intrigante. À preuve un extrait du descriptif, "Face aux ravages de l’industrie minière en Abitibi-Témiscamingue, Mystic-Métallic syntonise les corps, la terre et les machines sur une même fréquence."

                                              Crédit: Guillaume Vallee tirée du site du FTA

Une fois rendu à "ma" place en première rangée, j'ai tout le loisir de découvrir les objets dans l'espace scénique dont des tubes en cuivre et aussi en haut à l'arrière scène, un immense minerai suspendu. Lorsque le moment est venu de débuter devant une salle bien pleine, nous sommes "envahi.es" par une atmosphère musicale électrique et des mouvements des trois interprètes tout aussi électriques, comme si les corps étaient branchés sur le "220" !

Dans ce qui suivra, dans différents tableaux, sur une note plus poétique, les pouvoirs de ce trio d'elfes, aux multiples déclinaisons vestimentaires, se déploient ! Dans un tableau qui suscite des réactions du public autour de moi, dans leurs langages "décodés" pour nous sur le mur du fond, nous comprenons vers quoi le trio aspire. Et puis, leur mission accomplie, le repos les attend avec nos applaudissements qui s'en suivent.

Voilà une proposition hautement poétique sur un enjeu actuel, soit les activités minières, aux multiples couches que je souhaite revoir pour mieux en comprendre et en apprécier les nuances.

lundi 8 juin 2026

Mon retour sur un programme double fort éclatant au FTA !

 Quand les horaires le permettent, j'ai répondu oui à la question de Sylvain Lelièvre qui chantait "un programme double qu'est-ce que t'en dit ?" dans sa chanson "Programme double" !

Voilà donc pourquoi, mes pas se sont dirigés d'abord jusqu'au Théâtre Jean Duceppe de la Place des Arts pour assister à "The Romeo" de Trajal Harrell. Arrivé tôt, ce n'est qu'à l'heure pile, indiquée sur mon billet, que les portes de la salle se sont ouvertes. Pendant que les gens entrent, déjà sur la scène les interprètes avec la pièce de Pink Floyd "The Wall" qui emplit le lieu. C'est après un certain temps d'attente qu'arrive devant ma rangée, une personne qui distribue une feuille "Foire aux questions" pour nous "guider" à décoder ce que nous découvrirons dans les prochaines minutes, dont la première question est "D'où vient le Roméo ?" À la réponse à cette question et aux autres qui suivent, nous sommes amenés dans une quête intrigante dont les derniers mots sont pour moi les plus importants, "Plus important encore, c'est une danse qui, en réalité, n'existe qu'avec nous, ce soir, dans l'ici et le maintenant." Pour peu, que l'on ait pu lire ces mots, ce qui suivra prendra tout son sens.

                                            Crédit:  Dajana Lothert tirée du site du FTA

Question de briser la glace, entre eux et nous, sont faits la présentation de chacun.e des interprètes (Stephanie Amurao, Vânia Doutel Vaz, Maria Ferreira Silva, Challenge Gumbodete, Trajal Harrell, Thibault Lac, New Kyd, Christopher Matthews, Jeremy Nedd, Nasheeka Nedsreal, Perle Palombe, Stephen Thompson, Songhay Toldon, Ondrej Vidlar) avec une confidence de chacun.e en prime. Ce qui d'abord me frappe, est la diversité des corps. Impression qui disparaitra de mon esprit dans ce qui suivra produira. Parce que tout au long, ce qui me captivera le plus est leurs présences et leurs interactions et leurs métamorphoses vestimentaires. D'un tableau à l'autre, je reste captivé par ces rituels tout en évolution dont cette ronde qui apaise ! Si le "Roméo" n'existait pas avant, maintenant, sa place dans l'histoire est maintenant faite et surtout elle sait rassembler !

À peine les derniers applaudissements faits, mes pas se dirigeaient vers le Monument-National pour la deuxième partie de ma soirée. À mon arrivée, déjà plein de monde à la porte du Studio Hydro-Québec. Dans ce studio, il y a un bon bout de temps, de fort belles rencontres. Cette fois, ça sera pour découvrir "Braids & Heritage" de et avec Stacey Désilier et Jossua Satinée. Une fois la porte ouverte, je me dirige tout en bas de l'espace vers un des sièges de la deuxième rangée, de deux ! Les deux interprètes, fort bien habillés sont déjà dans l'espace de présentation et se déplacent tout en nous gratifiant d'un sourire au passage. Le moment venu, le tout débute avec des pas de danse en ligne et produit un effet fort festif.

                                                  Crédit Vladim Vilain tirée du site du FTA

Il s'en suit un autre tableau après une métamorphose vestimentaire pimenté par des levers de jambe, ouf !!! Et après un passage dans l'ombre, il s'en suit une suite "dark", néanmoins tout aussi captivante. Le tout se terminera avec un retour à la lumière. J'ai comme l'impression d'avoir assisté à leurs cheminements de vie, réels ou imaginaires !

Lorsque je ressorts du lieu, j'ai encore une question qui me turlupine. Celle de de la présence de ces deux paniers de basketball qui tout au long pouvaient arborer différentes couleurs par les éclairages. Présence permanente dans ces lieux ou éléments de décor pour cette proposition ? Le mystère pour moi, persistera tout en revenant fort heureux de ces deux rencontres en cette soirée.

dimanche 7 juin 2026

Sur mes pas au MAI pour découvrir l'émouvant "Entre-Deux" de Meihan Carrier-Brisson et Claudia Chan Tak !

 Les différentes propositions du FTA ont beau occuper de nombreuses cases dans mon agenda, pas question que je rate cette proposition présentée au MAI. Voilà donc pourquoi mes pas se sont déplacés du QG du FTA, lieu du lancement du plus récent numéro de la revue MOVEO (Censure + Sérénité) jusqu'au MAI pour assister à "Entre-Deux" de Meihan Carrier-Brisson et Claudia Chan Tak. 

                                              Affiche de la proposition tirée du site du MAI

De Meihan, je découvre ses pas depuis ceux faits à l'EDCM. En ce qui concerne Claudia, je ne calcule plus le nombre de fois que son nom apparait dans un des textes de mon blogue. Voilà pourquoi, pas question de rater cette occasion, parce qu'en plus, ce que je découvrirai portera sur un thème universel fort intéressant et qui m'intéresse, soit celui de l'adoption international. En attente d'entrer dans la salle, je peux découvrir un panneau sur lequel il est possible de lire différents courts textes sur le sujet. Un de ceux-là attire particulièrement mon attention, celui avec les mots percutants de Phara Thibault tirée de sa pièce autobiographique "Chokola". Je me rappelle encore de cette rencontre, recommandée par Claudia,  avec celle qui a été "déracinée" de son Haïti natal à l'âge de trois ans pour être adoptée par une famille du Québec. Pour les intéressé.es, voici le lien de mon retour:

https://surlespasduspectateur.blogspot.com/2023/04/mon-retour-sur-toute-une-rencontre.html

Une fois la porte de la salle ouverte, je me dirige jusqu'à "mon" siège en première rangée. Le temps que la salle se fasse bien pleine avec, entre autre, des proches des différentes interprètes (bouquets de fleurs à la main pour en témoigner), je découvre devant moi un plancher et un mur arrière blancs et ceux latéraux noirs. Le moment venu arrivent tout discrètement par le côté "jardin", les différentes interprètes, Meihan Carrier-Brisson, Mary-Lee Brunet, Chanel Cheiban, Noguaye Dubois, EmmÖtional Damage, Coralie Plante, Jeanne Théroux-Laplante. Dès les premiers moments, de leurs doigts, nous découvrons les différents points de départ dans leur naissance jusqu'à leur arrivée ici. Les moments qui suivront, sans artifices scéniques, présenteront principalement des duo dans lequel je découvre des aspects de la dualité de leur personnalité, celle de l'origine et de leur culture de là-bas et celles aussi de leur vie d'ici. Un moment me frappe particulièrement, celui d'un solo en contre jour qui me fait dire ouf, intérieurement. Impossible de rester impassible devant ces cheminements présentés.

Tout au long, j'ai ressenti ce qu'annonçait la dernière phrase du descriptif de la proposition, "Animé par une quête d’authenticité et par la complicité sororale, ce récit d’adoption devient un espace de réappropriation, de connexion et de dialogue." Le tout se termine de façon fort festive. Dans la période d'échange qui suit, animée par Marie Gong Li Blouin, des informations fort intéressantes, mais une me touche particulièrement. De cette jeune femme qui est née à l'époque de "l'enfant unique" en Chine et qui a dû partir sans connaître ses parents. Son acte de naissance ne mentionne que sa région d'origine. Comme ne pas ressentir son déchirement avec ses mots. 

Voilà une proposition qui mériterait d'aller à la rencontre d'un grand nombre de personnes dont dans les Maisons de la culture de Montréal. 

Tout en sortant de la salle, Claudia me rappelait qu'une première mouture j'avais vu, il y a quelques temps. Et recherche faite, c'était, il y plus de deux ans (mosus de mémoire !). La proposition avait pour titre "Danser l'entre-deux". J'avais complété mon retour de l'époque par les mots suivants, "Une fois le tout terminé et les applaudissements fort mérités terminés, je ne peux m'empêcher de féliciter les artisanes de ces moments qui, malheureusement, ne seront présentés qu'une seule fois ! À moins que ..... et je l'espère !" Et mon espoir s'est concrétisé et qui sait .... !

jeudi 4 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA pour y découvrir un univers "Bottommost" !

 Si cette proposition a capté mon attention, c'est d'abord par la présence à l'affiche d'Émile Pineault. De mes présences précédentes à une de ses propositions, je pourrais dire qu'elles ne me laissaient pas indifférent. J'étais amené dans un univers particulier, loin du mien. Voilà ce que j'écrivais à propos de sa création "Rock bottom", présentée au MAI en janvier 2023. "Encore une fois, Émile Pineault, avec Gabriel Cholette, m'ont entraîné à leur suite dans une proposition sensorielle et audacieuse, autant par le sujet que par la façon de l'aborder. J'ai pu explorer un univers que je ne connais pas avec lui qui me guidait. Il l'a fait avec toute son honnêteté et sincérité, ça je l'ai ressenti fortement, comme si le personnage sur scène n'était pas un personnage."

Qu'en serait-il cette fois avec "Bottommost" ? Et bien, avec son nouveau complice Baco Lepage-Acosta, ce fût encore le cas. Mais commençons par le début avec mon arrivée devant la porte d'un des pavillons de l'UQAM, rue Sherbrooke. Rendu à l'intérieur, pour accéder au lieu de présentation, nous devrons d'abord attendre au pied d'un escalier, écouter les consignes (fort simples) et attendre devant une porte. Le moment venu, je pourrai trouver ma place devant une installation qui a toutes les allures d'un fond de ruelle avec une petite cabane, côté jardin ! Et pas trop loin, sont déjà là les deux interprètes, immobiles sur le bord d'une grande fenêtre. 

                                                   Crédit: B. Brookbank tirée du site du FTA

Et dans ce qui suit, comme l'annonçait la description de la proposition, la nature "animale de ces deux êtres se révèlent dans une suite de moments qui pour moi, se sont avérés tout aussi intrigants que troublants ! 

La description donc annonçait "Deux personnes à quatre pattes se reniflent. Pourquoi se flairent-elles ? Connivence ? Quête de domination ? Attraction ? Si leurs intentions restent mystérieuses, l’intimité se fraie pourtant un chemin dans ce duo indocile. Les tentatives de rapprochements se transforment en jeu, le jeu en amitié. Une amitié rugueuse où l’amour se cache sous les crocs et la complicité dans la soumission. Dans cette chorégraphie des bas-fonds, les corps finiront bien par se reconnaître… À coup de jappements, de sueur ou de tendresse."

Et cela les deux complices l'ont bien rendu ! Et même si ce n'était pas ma première rencontre avec son "univers" Émile Pineault m'a fait encore une démonstration que la nature humaine pouvait se décliner différemment. Et au final, j'ai apprécié cette rencontre de fond de ruelle !

mardi 2 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA pour découvrir: "from rock to rock… aka how magnolia was taken for granite" de Jeremy Nedd !

 Lorsque mes pas m'apportaient jusqu'à l'Usine C, flottait en moi un certain regret. Et oui, invité au 5 à 7 du Festival Fringe, rapidement j'ai compris que ce 5 à 7 était le préambule du "Fringe for all" (Fringe pour tout.es). Et comme cette partie de la soirée entrait en conflit avec ma sortie au FTA, c'est avec regret que j'ai constaté une autre fois que je n'ai pas le don ubiquité ! C'est néanmoins avec le programme papier du Festival en main que je me suis dirigé jusqu'à l'Usine C pour assister à la présentation de "from rock to rock… aka how magnolia was taken for granite" de Jeremy Nedd, accompagné sur scène par Brandy Butler, Nasheeka Nedsreal, Zen Jefferson et Jeremy Guyton.

                                              Crédit Manuel Vason tirée du site de FTA

Je m'y rendais sans connaître ce chorégraphe, ni non plus le type de danse au programme, ce qui constitue un de mes plaisirs de spectateur. C'est de "mon" siège en troisième rangée que j'attends le début de la représentation devant une scène tout de blanc recouverte et quelques éléments de décor, dont une grosse pierre suspendue. Il y a aussi, détail !!!!, les interprètes déjà sur scène agglomérés et immobiles. 

Le moment venu, sans les mots habituels d'accueil, ce "magma" humain commence à bouger, au son de tocs et le silence s'installe dans toute la salle. Et, s'en suit des moments de lenteur, comme si ce qui est important est de prendre le temps ensemble avec des jeux de bras fort captivants. Dans ce qui suit, j'y vois des moments d'amitié exprimée, des dialogues gestuels. Et tout au long, les interprètes disparaissent derrière pour revenir revêtus différemment. Je suis leurs différentes évolutions, surprenantes, intrigantes, mais aussi intéressantes. Leur complicité est évidente et transcendante et le tout se conclura avec l'arrivée d'un clavier qui complète leurs parcours, comme un magnolia qui émergera d'une brèche du roc. Quelle belle fin qui procure un baume d'espoir.

Il en reste que en sortant de la salle, je me fais la réflexion suivante, je me surprends encore à être encore surpris. Et c'est la découverte d'un mouvement en danse, le Milly Rock, utilisé par le chorégraphe qui en est responsable. Merci aux gens du FTA !