Lorsque mes pas m'ont amené jusqu'à la Cinquième Salle de la Place des Arts en ce mardi soir, c'était pour aller découvrir la plus récente création de Virginie Brunelle, "Sans quoi nous crèverons". Depuis plusieurs années, je découvre et redécouvre avec intérêt et surtout grand plaisir les propositions de cette chorégraphe. Avec cette proposition, Danse Danse clôture sa saison 25-26 et sans vouloir divulgacher, il le fait de façon éclatante.
Pour ma part, c'est au pied de l'espace scénique que je la découvrirai ou plutôt avec l'espace scénique à mes pieds puisque de "mon" siège en première rangée, mes pieds empiètent légèrement sur cet espace. Devant moi tout est vide sauf quelques fils qui descendent du plafond vers l'arrière scène. Je le pressent et ce fût le cas, nous aurons droit à une proposition sans artifices scéniques laissant toute la place aux corps et leurs mouvements.
Crédit: David Wong tirée du site de Danse DanseUne fois les paroles d'accueil faites, le silence et le noir se font maîtres du lieu et puis arrive à la droite une des interprètes (Sophie Breton) qui entreprend une gestuelle répétitive "extrême". Bon, je sais que ce terme peut s'avérer intrigant, mais impossible de trouver mieux. De cette suite de mouvements qui se concluent par une chute brutale, impossible de rester indifférent. Et cela sera aussi le cas pour un des autres interprètes (Alexandre Carlos) qui sous les regards des trois autres (Yelda Del Carmen, Jose Flores et Émile de Vasconcelos-Taillefer), ira l'empêcher de chuter. Ainsi donc sur ce tableau débute la présentation.
Dans ce qui suivra, si je ne perçois pas de trame narrative évidente, je ressens parfaitement l'intention de la chorégraphe qui face au péril du monde actuel, propose qu'il n'y a qu'ensemble que nous pouvons aller de l'avant. Et aussi qu'il faut être là pour les autres !
Pour y arriver, elle utilise, de ma perspective, du "ballet acrobatique" de haute intensité, réglé au quart de tour. Les images que j'y vois sont fortes et percutantes. Un moment marquant, pour moi, est celui durant lequel, les interprètes viennent lentement au devant de l'espace scénique, juste devant moi, ouf !!!!, nous interpellant du regard !
Et puis ce plaidoyer chorégraphique de haute intensité complété, nous devons revenir ici et maintenant. Et ensuite se lever pour applaudir "tous ensemble" les interprètes qui ont présenté une proposition exigeante physiquement tellement belle !
Encore une fois, Virginie Brunelle réussit à "ébranler les colonnes du temple" pour nous faire réfléchir avec une proposition portée par un quintet d'interprètes de très haut niveau ! Merci Virginie !!!!





