jeudi 30 avril 2026

Sur mes pas à un "Midi-Coulisses" à l'Agora de la danse pour découvrir des parcelles de "Miel" !

 Ainsi donc en ce mercredi matin, mes pas se mettent en marche pour aller à la présentation d'un "Midi-Coulisses" présenté par la gang de l'Agora de la Danse. Comme il est possible de le découvrir sur leur site, "À l’heure du midi, entrez dans les coulisses d’une répétition pour découvrir un-e artiste et son œuvre en pleine création quelques jours avant la première de son spectacle."

Je n'en suis pas à ma première visite à cette activité et moi, j'aime bien cela. Chaque fois, le même principe peut se décliner différemment. Alors aujourd'hui, qu'est ce que cela sera avec le Collectif  LA TRESSE (Geneviève Boulet, Erin O’Loughlin et Laura Toma) avant la présentation de "Miel" ?

                                            Crédit: Valérie Boulet tirée du site de l'évènement

Une fois la porte de l'Espace Orange ouverte, je pourrai avec plein d'autres, trouver un siège et le mien sera au milieu de la première rangée. Devant moi, les trois interprètes en place et deux bandes de draperie. Une fois les paroles d'accueil faites, nous aurons droit à des reprises d'un court extrait de la proposition qui, de ce que j'entends. est encore en peaufinage Rétroagissant avec leurs collaborateurs et collaboratrices, elles font et refont la même séquence. Il y a aussi des tableaux fort riches qui nous sont présentés. Voilà pour moi, des moments fort intéressants qui me permettent de mieux comprendre le travail pour atteindre le produit final.

Une fois ce tableau terminé, nous avons droit à une période de questions réponses qui m'a permis entre autres de connaître les prémisses de cette proposition et le lieu outre-mer du début de la création. Cette demi-heure terminée, "eh oui déjà !", nous devons quitter. Et moi, je me dis intérieurement, yeah, j'ai mon billet, parce que voyez-vous, les représentations sont à guichet fermé !

Sur mes pas à la soirée flamboyante "The Rhythm of CABARET" proposée par Chanelle A. Diamond !

Lorsque est apparue cette soirée sur mon radar de spectateur, rapidement, je me suis procuré mon billet et j'ai bloqué mon agenda. Et ce fût une sage décision, parce que rapidement tous les billets sont envolés !

Voilà donc pourquoi, mes pas en ce mardi soir se sont dirigés jusqu'au Cabaret Lion d'Or pour assister à la quatrième édition de "The Rhythm of CABARET", (très bien) organisée par Chanelle Allaire. Pour ma part, j'en étais à ma troisième fois et le deux fois précédente, j'en étais revenu ébloui et comblé. Sans vouloir divulgacher, cette fois ci, ça sera aussi le cas !  Arrivé plus de trente minutes à l'avance, la salle était déjà fort bien pourvue de monde. Bien guidé, je trouve mon siège à une table, tout proche de celle de mes deux premières visites et encore fort bien stratégiquement placé, comme je le découvrirai plus tard. En attente de débuter, je fais connaissance avec ma voisine de table, fort sympathique pendant que sur la scène un trio musical nous propose de fort moments de jazz.

                                         Affiche de la soirée tirée du site de Cabaret Lion d'or

Le moment venu avec une salle remplie à pleine capacité, débute de façon fort humoristique la soirée avec le "balayeur" (Daniel Chang) qui troque son balai pour un micro, comme par accident, pour débuter la soirée. Et il nous reviendra, toujours fort humoristiquement tout au long de la soirée pour effectuer quelques transitions. Il est un de mes coups de coeur de la soirée. Dans ce qui suivra, impossible de résumer la suite des numéros qui se déroulent sur la scène devant, au bar sur le côté. Aussi juste devant moi dans l'allée transversale. Ce qui me permet de constater de très proche, les sourires éblouissants des interprètes. 

Nous aurons droit à des moments lumineux de cabaret qui dans cette époque quelque grise et troublée sont un baume sur notre coeur. Le ravissement des gens autour de moi, incluant ma voisine de table qui en était à sa première fois en est une preuve évidente.

J'ai été particulièrement ravi lors des prestations sur les chansons de "All that jazz" et "Lady Marmalade". Encore une fois, les moments de chant de Floras Flores ajoute une couche de plaisir à ces moments de cabaret. Et que dire du duo "tout romantique" de Chanelle et son partenaire Jonathan Test pour conclure la soirée.

Pas question de ne pas mentionner l'ensemble qui l'accompagne sur scène, soit Stéphanie Boulay, Aglaé Coquel, Marie-Kim Duchesne, Élodie Fortier, Cassie Forzani, Sabrika Leduc, Deya Lemière, Sydney Nantel, Michelle Saghbini et Kylianne Simon. Sans oublier les membres de la troupe qui ont mis leurs mouvements et leur sourire radieux au service de ces moments, soient Rachael Atkinson, Géraldine Bernard, Daphné Corvaisier, Meaghan Desmond, Jelena Djukic, Maude Lafferière, Michelle Laliberté, Megan Lapointe, Jean-Mathieu Lepage, Méliane Perreault, Evan Roncace, Brandon Siao et Clara Zecchinon. 

Avec ses collaborateurs, Chloe Hart, André Abat-Roy et Michelle Saghbini, Chanelle Allaire nous démontre que l'univers du Cabaret peut se perpétuer de façon fort éclatante. À la prochaine gang ! 

mardi 28 avril 2026

Sur mes pas jusqu'au Studio 303 pour assister à la troisième édition de leur "Marathon" !

 Lorsque mes pas se rendaient jusqu'à la porte du Studio 303, tandis que un peu plus haut dans ma tête, la tristesse et la nostalgie prenaient bien de la place. Parce que, ce que j'allais découvrir était la dernière proposition publique de cette gang dans ce local rue Ste-Catherine. Pour le souligner, l'équipe de direction nous proposait un marathon, rien de moins, constitué de "30 courtes propositions en danse et performance, dédiée à l’expérimentation!". Le terme "courtes", parce la durée imposée est de cinq minutes, pas plus ! Ce marathon se fera en trois parties et nous pouvons assister à l'une ou à deux ou toutes les parties. Pour moi, évidemment, j'y vais pour les trois et pour m'assurer de "ma" bonne place, j'arrive tôt et je l'aurai, tout à côté de Kim-Sanh Châu, celle qui captera tout ce qui sera présenté.

                                                       Studio 303

Le moment venu après avoir ajouté quelques autres coussins, la soirée débute par les mots officiels avec juste après la première performance fort solennelle, celle de Jo Leslie, l'une des trois membres fondatrices de ce lieu. Impossible de ne pas ressentir dans ses propos, une nostalgie et une certaine tristesse, mais aussi une fierté de tout ce parcours fait depuis la création de ce lieu en 1989 ! Il s'en suit de sa prestation toute empreinte de légèreté avec une finale fort symbolique avec des mouvements d'envol ! Parce que si cette gang "s'envole" de ce lieu, la prochaine destination est connue, plus au nord de la ville sur la rue Berri !

Je ne reviendrai pas sur chacune des autres présentations qui m'ont permis de découvrir ou de revoir en action les différent.es artistes. Dans cette première partie, viendront, Danae Serinet Barrera, Jimmy Trieu Phong Chung, Mireille Tawfik, Morgane Guillou, John Vaccaro, Guillaume « Kio » Roberts-Cambron, Kristina « Kriss B. » Brown, Vicky Gélineau et Liam Gover.

Pause

Curieux que je suis, je me demandais comment avait été choisi les différent.es artistes et plus tard durant ce "marathon", j'ai appris qu'il y avait eu un appel à projets et qu'un comité avait ses choix. À la vue de ce que j'ai découvert par la suite, les choix étaient fort bons et le talent est abondant dans notre ville !

Fin de la pause

Il en reste, que comme toujours, ce que me présente Alanna Kraaijeveld avec son piano, cette fois, me fait dire "ouf". Il y aussi la performance "toute philosophique", pour conclure cette première partie, de Liam Gover, avec son "This is a chair, ceci est une chaise." 

Arrive la  pause, où nous devons quitter le local de présentation, je reviens retrouver mon siège qui m'a attendu fort sagement à la même place. Pas trop loin de moi, deux artistes malentendants avec juste à côté une interprète. Et puis débute cette deuxième partie avec Qiz7a Art, Amrita Choudhury, Sandrine Kwan, Sydney Mcmanus, Selena Russo, Andrea (elle/she) Rocha, Lara Haikal, Ariana Pirela Sánchez, Sherecia Mclean-Leslie et Vicki Machin.

Parmi les différentes propositions, particulièrement heureux de revoir Amrita Choudhury, que j'avais récemment découvert chez Tangente avec une proposition comme un parcours de vie, empreinte de cérémonial. Aussi une chorégraphe que je n'avais pas vu performer depuis un bon bout de temps, Ariana Pirela Sánchez qui nous amène de mouvements empreints d'hésitation vers des moments riches en affirmation et en rapidité.

Après une dernière pause, nous revoilà reparti pour la troisième partie de ce "marathon" avec dix autres artistes, soient Dona-Bella Kassab, Jacqueline van de Geer, Colectiva Tribu, Karen Fennell, Leslie Predy, Charles Gao, Madeline Savoie, Noel Vezina, Sophia Wright et Waki Inoh. Et pour cette troisième partie, les rideaux sont tirés, empreignant le lieu d'une intimité marquante.

Encore une fois, je ne reviendrai pas sur chacune des propositions. Une de celles-là, mérite à mes yeux d'y revenir. Comme à chaque fois que je découvre une de ces créations, Jacqueline van de Geer, nous présente une performance portant sur la violence faire aux femmes, sujet d'actualité, vous conviendrez sûrement ! Et pour transmettre son message plus concrètement, elle lance parmi nous de petits bouts de papier avec différentes informations. Celui que j'attrape, indique que 44% des femmes de 15 ans et plus ont vécu une forme d'abus de leur partenaire intime durant leur vie. Aussi pour compléter mon retour, la proposition de Sophia Wright, accompagnée par Lael Stellick qui captive par ces mouvements en contre jour, effectués derrière une toile. 

Ainsi donc, mes pas se mettent en marche pour retourner chez moi après ce "marathon" fort riche de trente propositions. Si je n'ai fait que quelques retours, cela n'enlève rien à la qualité et l'imagination des autres artistes qui nous ont proposé leur cinq minutes d'une création qui pourraient avoir une évolution plus longue et élaborée. Et je me promet de me rendre dans leurs nouveaux locaux lorsque la gang nous proposera des propositions publiques.

lundi 27 avril 2026

Sur mes pas chez Tangente pour découvrir la soirée "100Lux" 2026, haute en couleurs !

 C'est devenu pour moi une tradition, celle d'assister à la soirée "100Lux" présentée par Tangente. À mon arrivée à la porte de l'Espace Orange, le hall d'attente est fort animé, parce que se produit un duo "In the Loop". Pour cette soirée, Shash’U et Waldo, l'un, beatmaker (avec sa console) et l'autre avec son corps à la danse, interagissent par improvisation. Un seul mot me vient en tête pour décrire la trentaine de minutes des presque deux heures de leur performance et ce mot est "wow"!

Le moment venu, la porte de l'Espace Orange s'ouvre et je pourrai trouver ma place sur "mon" siège en première rangée sur le côté "frontal de l'espace scénique. Le moment venu avec la salle bien pleine de spectateurs, nous avons droit aux paroles d'accueil d'une des personnes du comité de direction de 100Lux qui nous présente les différents activités de cette semaine, 100Lux" et de Jaleesa Coligny, commissaire chez Tangente qui nous livre un message tellement important sur les enjeux mondiaux actuels. J'aurais tellement souhaité que ce texte s'envole de ce lieu pour aller à la rencontre du plus grand nombre. Promis, s'il arrive à moi, je lui fais une place dans ce blogue.

Au programme, trois propositions sélectionnées par un jury composé de  Nindy Banks, Do Phan Hoi, Mecdy «Mystic Rootz» Jean-Pierre, rien de moins !

Et puis débute la première proposition, "Séduire, jouer, disparaître" de et avec Alexe LEX Lebel-Faille. Avec un début frontal, cette performance de whacking nous propose des moments langoureux et des jeux de bras, "ouf" ! "Capter l’attention et en avoir le contrôle devient la quête ultime de la danseuse." était son objectif annoncé. Mission réussie, dit le spectateur captivé que j'ai été tout au long par ce qu'elle nous présente avec une finale tout en lenteur ! 

Crédit : Laurence Rosset fournie par Tangente

Après une courte pause, débute "Fragments" de Daniel Faye avec dans l'espace scénique, ce qui me semble être des parties d'un mannequin. Après un début "flashant", une musique en vrombissement et une atmosphère électrique, il nous livre une performance de waving, toute en douceur et en subtilité. La connexion entre lui et son "alter ego" reste pour moi un moment marquant de cette proposition.

                                            Crédit: Denis Martin fournie par Tangente

Et puis débute la troisième et dernière partie de cette soirée avec "Contact" de NU.SKIN, collectif composé de Alain «Swifty» Abboud, Andrew «Drew Hollow» Ea, Kevin «Sonik Boom» Desriveaux, David «Dvd» Michel, Zachary «Flight» van Gils et Sean Wathen. Annoncée comme "un hommage à ces liens précieux, à cette humanité vivante qui se construit à travers le temps, les gestes et la présence", cette proposition le fait avec des performances physiques qui ont pour moi des allures de feu d'artifices. Avec des performances individuelles et collectives qui nous montrent les liens et la complicité qui les unissent. Et au moment, où je croyais que c'était terminé, nous arrive en pièces détachées, les parties d'une batterie qui une fois toutes mises ensemble, deviendra par l'un d'eux (Andrew «Drew Hollow» Ea),  le catalyseur d'une surenchère de mouvements hautement spectaculaires. Et moi de me dire intérieurement "ouf" !

                                            Crédit : Laurence Rosset fournie par Tangente

En cette fin de soirée, mes pas pas mal plus sages que ceux que je viens de découvrir me ramènent heureux et satisfait avec des images plein la tête !

samedi 25 avril 2026

Sur mes pas à la découverte de "COSMOS³" de Danse-Cité !

 Lorsque mes pas m'ont amené découvrir les trois propositions de la soirée "COSMOS³"concoctée par Sophie Corriveau et Michael Martini de la gang de Danse-Cité, j'allais me rendre à un tout nouvel endroit pour moi, soit Les Ateliers Belleville dans le nord de la ville de Montréal. 


                                           Affiche de la soirée tirée du site de Danse-Cité

Pause

Ce building fraichement rénové pour devenir un "pôle culturel mixte et autogéré" est le plus récent de ceux que je découvre depuis quelques années. Ce qui, à mes yeux, montre la force et la ténacité des gens en art pour trouver un lieu pour créer et performer aussi !

Fin de la pause

Une fois rendu, après quelques détours, je suis accueilli à la porte avec des sourires, pour ensuite monter jusqu'au troisième étage avec déjà plein de monde à la porte du lieu de présentation. Au programme de la soirée, trois propositions et un "repas" ! Oui, oui, un plat fort bon que nous pourrons apprécier entre la première et la deuxième proposition.

Le moment venu, la porte s'ouvre sur le lieu de présentation et nous sommes invité.es à prendre place par terre ou sur un petit banc tout autour de l'espace de présentation. Une fois ma place trouvée, je découvre dans ce lieu enrobé d'un éclairage argenté, un "genre" de chariot à trois tablettes avec sur la deuxième tablette, un corps immobile. Une fois, déposé dans le lieu, les paroles d'accueil et de présentation de la soirée sont faites pour laisser place à un silence mettant nos sens en alerte.

Et puis, débute la prestation de et avec Mara Dupas qui d'abord, émerge tout en lenteur, de ce lieu contraignant, comme d'un cocon. Ce qui suivra représente pour moi, le parcours de cet être anonyme (parce que le visage est recouvert d'un tissu !) jusqu'à son affirmation. Pour y arriver, il y aura la brève rencontre avec les gens tout autour et en passant tout près de moi. Et puis arrive le moment durant lequel le visage se révèle pour ensuite prendre appui sur les objets du lieu et aussi des gens pour poursuivre son chemin ! Si tout au long, des paroles sont énoncées, je retiens, en fin de parcours, le prénom "Mara", comme si de tout ce chemin et de ces rencontres, cet être, sorti de son cocon, était devenu un être affirmé !

                                            Crédit: David Wong fournie par Danse-Cité

La prestation terminée et les applaudissements faits, nous sommes invité.es à aller manger le plat, fort succulent concocté par l'artiste Radwan Ghazi Moumneh. De retour en salle, nous devrons retrouver une place selon les nouvelles indications pour assister à la deuxième proposition de vingt minutes. Parce que cette soirée est composée d'une première partie de trente minutes, suivie d'une deuxième de vingt minutes et la soirée se conclura par une dernière de dix minutes !

                                             Crédit: David Wong fournie par Danse-Cité

Sont déjà en place, Justin de Luna aussi créateur avec les autres interprètes, Fran Chudnoff et Lyzah Favero. Et puis débute la prestation avec des bruits de pas de l'un.e d'eux qui sera suivi par ceux produits par les deux autres. Dans ce qui suivra, je découvrirai un dialogue de pas qui résonnent avec au passage le bruit d'un frottement de pantalon. De cette proposition "abstraite", j'en retiens le plaisir d'être ensemble, leurs regards en attestaient, pour faire résonner le lieu avec une gestuelle similaire et en même temps différente. De ces pas qui résonnent en harmonie ont été pour moi, des symboles de pas partagés et transmis jusqu'à ce que le silence reprenne sa place.

                                           Crédit: David Wong fournie par Danse-Cité

Suivant les indications, nous sommes invité.es à nous déplacer pour trouver une autre place devant un "chantier" en pleine construction pour nous présenter la troisième partie de la soirée. Ainsi donc, débute informellement "gazon plywood" de et avec Priscilla Guy, Michel F. Côté, Sonya Stefan. Au milieu du petit espace scénique, comme le titre l'annonce, un bout de gazon avec juste devant un planche de plywood avec autour des chaises et des paires de patins à glace. Sur un écran derrière, des images en lien avec ce qui se passe devant moi. Et puis les interprètes se mettent individuellement en action. Et c'est chacun.e de son côté que les mouvements et les déplacements débutent. Il y a dans ces déplacements, patins au pied, des résonances qui sont fort bien répercutés par les petits micros disposés par terre. Si le propos est quelque peu abstrait, la résonance de ces déplacements est bien concrète, elle ! Et dix minutes, ça passent très, sinon trop vite.

                                                 Crédit: David Wong fournie par Danse-Cité

Une fois les applaudissements complétés, mes pas se remettent en action pour revenir à la maison tout en me remémorant cette soirée délicieuse, autant par les oeuvres au programme que par le plat servi ! Et me disant aussi que la gang de Danse-Cité depuis plus de vingt ans pour moi me réserve de fort belles surprises !

mercredi 22 avril 2026

Sur mes pas à l'Agora de la Danse pour découvrir "LABOUR" du duo Emily Gualtieri et David Albert-Toth (Parts + Labour) !

 Lorsqu'est apparu sur mon radar la plus récente création de Parts + Labour (Emily Gualtieri et David Albert-Toth), il fallait que je la découvre. Et le spectateur que je suis est "béni", parce que c'est à la première dans l'Espace Bleu du Wilder que mes pas m'ont porté en ce mardi soir pour le faire . Une fois la porte ouverte, je me dirige à "mon" siège en première rangée pendant que tous les sièges trouveront preneurs ou preneuses. Fébrile de découvrir cette proposition, parce que je suis un fidèle de cette compagnie depuis plus de dix ans, treize plus précisément, avec, la première fois, cette rencontre avec "La chute" dans lequel David-Albert m'avait rejoint droit au coeur ! 

Les représentations de cette première série affichent "complet" et moi, de me dire, pourquoi ne pas l'avoir présentée plus haut dans l'Espace Orange qui peut accueillir pas mal plus de monde. La réponse à ma question, je l'aurai dans les prochaines minutes et cette réponse contient le terme "proximité" ! Et cette proximité débute à notre arrivée en salle avec les interprètes déjà dans l'espace scénique sur lequel on retrouve des haut-parleurs et d'autres accessoires dont certains surprenants soit un contenant de poulet frit du colonel! 

                                   Photo de Kristina Hilliard tirée du site de l'Agora de la danse

Et puis tout doucement, les choses se mettent en place et les interprètes (Maïka Giasson, Brianna Lombardo, Frédérique Rodier, Lou-Anne Rousseau, Jossua Satinée), une équipe d'étoile pour moi et qui le démontreront par la suite, sont là devant immobiles ! Peu à peu, je découvre leurs ondulations captivantes qui s'avéreront les prémisses d'ondes sismiques et de métamorphoses ! Mais où m'amèneront ces vagues ? La réponse ou les réponses à cette question, je la ou les découvrirai dans cette suite de rondes dans lesquelles des couches vestimentaires s'enlèvent et que les personnalités se métamorphosent et se révèlent !

Tout au long de ces rondes, plein d'images et de sentiments émergent en moi, dont des aspects de notre vie quotidienne avec ses épisodes de vie, dont manger et se brosser les dents. Aussi que doit-on prendre et que doit-on laisser ? Impossible de ne pas être captivé par ce qui se présente à nous devant, dans lequel se découvre le rythme effréné de ses vies, mais plus particulièrement, celles des femmes qui doivent endosser plusieurs rôles en évoluant ou en se métamorphosant d'un à l'autre ! 

Je partage totalement les mots qu'il est possible de lire sur le site de l'Agora de la danse, sur cette oeuvre fort pertinente, soit "Portée par des cadences instables, LABOUR fait du corps un lieu de métamorphose où se confrontent les réalités fragmentées du monde contemporain, à travers des gestes de soin et de puissance collective." Il est aussi pour moi important de souligner, entre autres, la collaboration de Frannie Holder à la trame musicale et Paul Chambers aux éclairages !

Voilà pourquoi encore une fois, j'ai tellement apprécié ma rencontre avec une proposition de ce duo, alliant propos et émotions, que je me promets de revoir. Parce que oui, j'ai déjà mon billet pour la deuxième série de représentations !

mardi 21 avril 2026

Sur mes pas à une autre belle soirée "BOOMERANG-DANSES PARTAGÉES" qui augure bien pour l'avenir !

Depuis six ans, mes pas m'amènent régulièrement à une édition de "BOOMERANG-DANSES PARTAGÉES", qui comme on peut le lire sur le site de l'EDCM, est décrite de la façon suivante: "Favorisant l’insertion professionnelle, Boomerang – danses partagées est une plateforme de diffusion développée par l’EDCM offrant à ses diplômé.e.s la possibilité de présenter le fruit de leur création." Et comme dit en début de présentation, ces diplômé.es sont appuyé.es par une personne du milieu et bénéficient d'une résidence de plusieurs heures.

C'est par ce printemps qui se fait fort frisquet que mes pas m'ont amené jusqu'à La Sala Rossa pour découvrir les trois propositions à l'affiche pour cette soirée. Une fois les portes ouvertes, je peux me rendre à "ma" place en plein milieu de la première rangée en attente du début pendant que tout autour de moi les autres sièges trouvent preneurs et preneuses.

                                               Affiche de la soirée tirée du site de l'EDCM

Et puis arrivent devant nous, les trois membres du comité responsable de la soirée, Maéva Cochin, Clémence Dinard, Mathieu Hérard qui nous présentent les trois propositions solo à venir. Donc au programme, "Roots" de Oly Dion, "Fanée; Je veux danser toute la nuit avec toi" de Coralie Fortier et "Glitterfang" de Clara Biernacki.

Et puis le tout démarre avec "Roots" de Oly Dion. Dans ce qui suivra, je découvre différents états de corps, soient, un corps en éclosion, un corps torturé, un corps en révolte, un corps qui résiste, un corps qui abdique vers sa fin prévisible pour s'en retourner. Durant cette vingtaine de minutes, je l'ai accompagné tout au long de ces moments qui se voulaient, tel qu'annoncé, "une fenêtre sur l’impact que porte les hiérarchies de pouvoir." 

Pause

Coïncidence !!!! La veille sur mon petit écran, je découvrais sa prestation à l'émission "Révolution" et encore à cette occasion, il avait fort bien réussi sa rencontre avec le public et les juges !

Fin de la pause

La soirée se poursuit avec "Fanée; Je veux danser toute la nuit avec toi", la proposition de Coralie Fortier. Et comme annoncé, son "solo en deux parties plonge le public (dont moi) dans une expérience intime et émotive." De ces moments "éclatés" avec des jeux de bras (ouf !!!) et une trame musicale (re ouf !!!) jusqu'à son repliement transformatif, incluant ses vêtements" qui la rend plus "sage", elle m'a captivé !

Et puis, pour compléter le programme de la soirée, "Glitterfang" de Clara Biernacki. C'est de la scène, espace surélevé de l'espace, sur une table, qu'elle se présente à nous. Le programme de la soirée l'annonçait, "Que signifie être ballotté entre la liberté instinctive et la violence de la contrainte ?"

Pour moi, son cheminement est intense et "rayonnant" de tension, avec des moments de désespoir mais aussi le besoin de s'assumer, de se transformer et de persister. Elle me transmet aussi par son regard cette tension à aller de l'avant !

Et une fois, les applaudissements fort bien mérités aux trois réunis dans l'espace scénique, il s'en suit une période d'échange avec le public qui comme pour moi, trouve réponses aux questions posées. 

De mes précédentes rencontres "BOOMERANG", régulièrement j'ai pu découvrir une suite plus complète de ce que j'avais vu et cette fois, je suis certain que ça sera aussi le cas pour ces trois propositions que je viens de découvrir !