En ce samedi soir, l'hiver poursuit son travail sur la ville, mais pour ma part, je poursuis mon parcours jusqu'au 840 Cherrier pour assister au Festival Passerelle 840 de "ma" gang de l'UQAM. Si le "ma" est un peu galvaudé, il en reste que mes pas depuis de très nombreuses année, lire ici, depuis plus de dix ans, s'y dirigent. Et cela avec toujours le même plaisir de voir éclore des talents que je reverrai plus tard sur nos scènes.
Pause
À titre d'exemple, au mois de mars chez Tangente, je découvrirai le travail chez Tangente, de Rozenn Lecomte et Ariane Levasseur que j'ai eu la chance de découvrir, il y a quelques années, entre autres sur la Passerelle 840.
Fin de la pause
Ainsi donc, me voilà rendu dans le hall d'entrée encore assez calme, because mon arrivée hâtive. Rapidement, ce hall se garnira de personnes. Et puis le moment venu, nous sommes invité.es à entrer dans le lieu de présentation et prendre place. Rapidement, je repère ma place et je la prend. Une fois tout le monde en place, débute, "Je ne dors jamais" d'Anthony L'Heureux. Le tout débute avec lui tout au fond avec des gestes mécaniques, de ma perspective. Et tout en lenteur de sa part et en expectative de ma part, la rencontre se poursuit. Avec les mots qui sont énoncés, "Toi, comment tu vas ?", je ressens un besoin de connexion. Je retrouve une combinaison d'états de corps et d'états d'être, physiques et athlétiques qui de ma perspective me disent "je veux vous plaire" ! Mission accomplie Anthony !
Il s'en suit, "Passage connexe" de Florence Létourneau et Anissa Nadeau qui nous apparaissent tout de noir vêtues, l'une de face et l'autre de dos, comme si la complémentarité était "à l'ordre du jour". Il en reste que cette complémentarité anticipée s'est transformée en complicité et j'ai pu découvrir ce qui était annoncé, soit "Passage connexe vous amène là où deux chemins se rencontrent. Où elles avancent. Suivre. Se suivre. S’en suivre." Oh oui, je veux moi aussi, être à votre suite. Pour ma part donc, je suis prêt a en découvrir la suite. Juste à me dire quand !
En troisième partie, nous est présenté "Les danses inutiles" de et avec Antonin Desmarais-Godin et Morgane Guillou. Et comme annoncé, "Les interprètes deviennent les seuils d’un passage : entre disparition et surgissement, entre ce qui persiste et ce qui advient.". Et pour moi, j'y vois les destins parallèles qui se rejoignent et qui se séparent. Et pendant ce passage, deux éléments me plaisent particulièrement, celui musical du violon, mais surtout de ces mouvements de "claquages" répétés qui résonnent fort en moi !
La soirée se termine avec une pièce de groupe, "C'est lundi encore" de et avec Julia Fafard et Leila Hébert avec Sacha Gautier-Benmahmoud, Jade Leblanc, Daphnée McIntyre. Le tout débute avec l'arrivée d'une, puis deux, ensuite trois et quatre et enfin cinq interprètes. Et comme l'énonçait la description, "C’est lundi encore, je n’ai pas le temps d’écrire la description de mon numéro, j’ai à peine le temps de me pointer à ma propre performance, bon spectacle." Et communion d'esprit, parce que pour moi, le lundi est un moment "maudit", parce qu'il arrive toujours avant moi ! Et dans ce que j'ai découvert devant moi, c'était exactement cela, en mode démultiplié !
Le tout terminé, il s'en suit une période d'échanges, animé, fort bien, par Adélie Poulin-Coulombe qui nous permet d'apporter un éclairage supplémentaire sur les différentes propositions que nous venions de découvrir et qui je l'espère méritent une autre vie plus longue et détaillée. Parce que, ce que j'ai découvert en cette édition des "Passerelles 840", sont des cristallites d'oeuvres personnelles qui ont tout de "l'universel" !
Et puis arrive le moment où mes pas me ramènent à la maison avec la promesse de revenir à la prochaine édition de cette "Passerelle 840". Et cela sera avant le début de l'été, m'a confié une source sûre ! J'ai déjà bloqué mon agenda !!!!








