samedi 4 avril 2026

Sur mes pas chez Danse Danse pour découvrir une oeuvre tout en impulsion, "Manifesto" de Stephanie Lake !

 Lorsque mes pas se sont mis en route en ce jeudi fin d'après-midi, c'était d'abord pour être présent au dévoilement de la prochaine saison 2026-2027 de Danse Danse et ensuite pour assister à la présentation de "Manifesto" de Stephanie Lake. 

Mais commençons avec le dévoilement de la saison dans le Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. Ainsi donc, d'abord dans le hall d'entrée avec plein de monde, j'attends l'ouverture des portes, verre à la main. Le moment venu, nous pouvons entrer et prendre place. Tout en me dirigeant vers un siège, je découvre l'imposante installation scénique en arrière scène avec les neuf batteries de "Manifesto". Pendant que les toute la gang entre, devant, animé par un D.J. le duo dirigeant du JOAT Festival, Handy Yacinthe et Elie-Anne Ross nous exécutent des mouvements fort riches de danse urbaine. Une intro haute en couleur et qui me fait promettre que je devrais y être pour une soirée de la prochaine édition, l'automne prochain !

Et puis arrivent sur scène, Évelyne Fournier et Pierre Des Marais pour nous présenter la prochaine saison. Pour peu que l'on soit observateur, il est possible de découvrir sur les sièges "réservés", certains créateurs. Et puis débute la présentation de la prochaine saison qui sera constituée de dix propositions en plus du Joat Festival. Dix propositions donc avec des créateurs d'ici, tel.les que Marie Chouinard et du duo Alexandre Morin et Mathieu Leroux. Aussi venant de par le monde, la Compagnie Gauthier Danse pour un programme de douze propositions en une soirée dont une de Virginie Brunelle ! Une soirée à l'image d'une autre de la compagnie présentée en 2018 ? À voir !!!!

La présentation complétée, nous devrons quitter la salle et le hall pour la présentation de "Manifesto". Et lorsqu'on me pose la question de mes choix pour la prochaine saison, ma réponse est très courte et c'est "toutes" évidemment ! Donc, ne reste plus qu'à me procurer mes billets !

Après un court détour au Complexe Desjardins, question de me délier les jambes, je reviens pour prendre place à mon siège, mais pas en première rangée, parce changement de date. Comme abonné à Danse Danse, j'ai profité du privilège de le faire. Donc, pas trop loin de la scène quand même, je redécouvre les neuf batteries installées en "V" vers le ciel. De cette chorégraphe, ma rencontre précédente, il y a trois ans lorsque j'avais assisté à son colossal "Colossus" ! La demie mesure n'est pas de son genre. 

Et encore cette fois une fois en place, la soirée s'avère une ode, décrite dans le programme de la soirée qui, "vous emporte dans une vague irrésistible, qui célèbre la joie brûlante d’être en vie, insufflant une bouffée d’optimisme salutaire." 

                                    Crédit: Roy Van Der Vegt tirée du site de Danse Danse

Et tout au long de ce qui suivra, je serai porté par les rythmes et les mouvements ! Impressionné aussi par la cohésion entre les différents interprètes sur scène ou derrière leur batterie. Un tableau, particulièrement m'a captivé par la qualité d'exécution qui demandait une synchronisation des tout.es avec le passage du faisceau d'un à l'autre ! Voilà de beaux moments, fort "percutants" pour nous faire oublier la morosité ambiante ! Stéphanie Lake voit les choses en grand et de façon éclatante, pas question de s'en priver !

Merci à vous Rachel Coulson, Tra Mi Dinh, Marni Green, Darci O'Rourke, Harrison Ritchie-Jones, Robert Tinning, Georgia Van Gils, Kimball Wong, Jack Ziesing. aux mouvements ainsi qu'à vous  Robin Fox, Tina Nguyen, Rama Parwata, Rohan Rebeiro, Alex Roper, Jen Tait, Rachel Trainor, Mathew Watson, Julia Watt aux percussions, sans oublier toute l'équipe derrière !

Voilà donc pourquoi, mes pas me ramenaient fort heureux jusqu'à la maison avec encore en tête les belles vibrations auditives et visuelles captées. 

Sur mes pas à une sortie de résidence évocatrice chez Circuit-Est !

 Lorsque mes pas en ce vendredi après-midi se sont dirigés jusqu'aux locaux de Circuit-Est | Centre chorégraphique, c'était pour découvrir la sortie de résidence d'une artiste suédoise. Voilà des moments doublement intéressants pour moi. Des moments donc qui me permettent d'aller à la découverte d'artiste d'ailleurs tout en restant dans ma ville et aussi de découvrir les premiers pas d'une création en devenir !


Ainsi donc, devant un petit public, Salka Ardal Rosengren présentera le résultat de son travail. Sur le site de Circuit-Est, nous pouvions lire qu'elle est une artiste de danse dont le travail explore le jeu, l'écoute et la relation à l'autre." Aussi qu'elle "s'intéresse aux danses sociales et de couple..." Intrigant tout cela puisque c'est en solo qu'elle est venue ici, qu'elle a travaillé et qu'elle présente son travail avant de repartir !

Et la réponse à cette interrogation toute personnelle, je l'aurai rapidement, puisque c'est avec une vadrouille, partenaire tout aussi improbable qu'approprié à mon avis, qu'elle nous entrainera à sa suite. Et pas de façon classique !!!! Une fois les présentations d'usage faites, l'artiste installe sur sa tête le bâton de cette vadrouille dans le silence. Et tout en la gardant en équilibre sur sa tête, elle explore lentement et minutieusement tous les contours fort diversifiés du lieu. Ce qui veut dire aussi de venir à notre rencontre, dont cette jeune enfant et de moi aussi. Tout au long de son parcours, moi, je reste attentif et dans ma tête, tourne et retourne cette question, ce bâton tombera-t-il ?  

La réponse est oui, mais au moment où l'artiste le décide pour nous amener dans la deuxième partie, avec de la musique, qu'elle aura activé avec le bout de son bâton. La suite se fait au milieu de l'espace avec ce bâton tout en rotation durant toute la deuxième partie.

Tout au long de cette vingtaine de minutes, moi j'y découvre un fort beau sens. D'abord, ces rêves que nous avons en nous, comme ce bâton en équilibre sur sa tête, pour ensuite aller au devant de la réalité qu'elle semble prendre à bras le corps pour se rendre au bout de son destin, en partant devant et en laissant derrière ses rêves !

Il s'en suit un échange avec l'artiste qui lui permet de découvrir nos impressions suite à ce que nous venions de découvrir et aussi nous donner des indications sur certains détails dont la recherche d'un bâton de vadrouille, partenaire essentiel à cette oeuvre. !

Et moi, je reviens fort satisfait tout en espérant que Salka Ardal Rosengren revienne en ville pour que je puisse découvrir le résultat final de son travail qui a débuté ici.

Sur mes autres, autres pas à la rencontre de "18 P_R_A_C_T_I_C_E_S" d'Andrew Turner !

 Lorsque je complétais mon retour de ma deuxième rencontre avec cette proposition d'Andrew Turner, j'avais écrit, "Pendant que mes pas me ramènent, dans ma tête, je revisite cette proposition et je dirais oui à une autre fois !" Et bien, profitant d'une éclaircie dans mon agenda, mes pas se sont dirigés pas trop loin de chez moi, jusqu'à la Maison de la Culture de Rosemont pour redécouvrir "18 P_R_A_C_T_I_C_E_S". 

Mes quelques visites dans ce lieu de diffusion m'ont permis de profiter d'une proximité fort agréable avec la proposition au programme et ce serra encore le cas pour cette fois. Rendu sur place, l'accueil est chaleureux et le public assez nombreux. Le moment venu, les portes ouvrent et je peux me diriger à "mon" siège en première rangée avec une perspective différente des deux premières fois. Ainsi donc devant moi, encore une fois, il y a un poste informatique et un grand écran. Et puis arrive le protagoniste multi performer qui nous amènera de tableau en tableau dans des univers fort différents, mais tout aussi captivant. Il saura utiliser la technologie pour mystifier et captiver aussi. Je ne reviendrai pas sur ce que j'ai découvert, mais il y a un élément qui, cette fois encore, m'a captivé. Cela débute par lui qui dans un micro énonce des sons qui n'ont aucun sens. Et puis, après un court séjour hors du lieu, revient devant nous pour échanger avec son alter égo ! Et ce sont les sons de tantôt qui deviennent les paroles d'un échange entre les deux, lui et son alter ego "dedans" l'écran face à nous. Un spectateur derrière moi, sûrement surpris par ce qu'il découvre, émet tout haut, "vraiment bizarre" !

                                      Crédit: Julie Artacho tirée du site de la Ville de Montréal

Et cette épopée dans ses différents univers, dont celui toujours aussi captivant dans sa livraison d'un repas dans un building "spécial", se termine pour laisser derrière des applaudissements fort bien mérités. Nous serons plusieurs à rester pour l'échange. Échange durant lequel, je pourrai d'abord témoigner ma perception de lui, soit est-il plus intellectuel que philosophe ? Il en reste que peu importe, pour moi, il est unique ! Je pourrai aussi, en réponse à ma question apprendre un aspect de cette oeuvre qui me turlupinait. Et comme une promesse est une promesse, je garde la réponse pour moi.

Et si vous voulez aller à la rencontre particulière et fort intéressante de ce chevalier des temps modernes et vous devriez le faire, sachez que cela sera possible dans les prochaines semaines dans différentes Maisons de la culture dont la prochaine fois, le 15 avril, à celle de Claude-Léveillée dans Villeray, proche du métro Jean-Talon.

lundi 30 mars 2026

Sur mes pas à l'Usine C pour découvrir "chansons d'amour et d'effondrement" de Frédérick Gravel !

 C'est avec une anticipation fort agréable que mes pas m'ont amené en ce vendredi soir jusqu'à la porte de l'Usine C. Parce que j'allais découvrir la plus récente création de Frédérick Gravel, "chansons d'amour et d'effondrement" et que cela faisait un bon bout de temps que j'avais vu une de ces créations. Et j'aime bien son style ! À mon entrée dans le lieu je suis accueilli par le sourire d'un membre de l'équipe d'accueil qui me tend un feuillet papier, ça j'aime ça (!) en lien avec la proposition qui sera présentée dans les prochaines minutes. 

Le moment venu, les portes s'ouvrent et je peux me diriger à "mon" siège en première rangée. Tout en descendant, je découvre un espace scénique surélevé sur lequel s'échauffent en solo ou en duo les différents interprètes en danse (Kimberley de Jong, Alexia Martel, Jean-Benoît Labrecque, Nindy Banks, Marco Curci et Jean Bùi), une équipe d'étoiles (!), pendant que derrière cette scène, se retrouve, en pleine action le chorégraphe et musicien Frédérick Gravel et ses complices musiciens du jour, José Major, Philippe Brault et Laurie Torres.

Ainsi donc, avant même le début officiel de la représentation, nous avons "de quoi se mettre sous la dent". Il y aura aussi cette interprète qui vient devant les estrades et salut au passage des gens qu'elle reconnait. Et puis, le moment venu tout discrètement la représentation officielle débute avec l'arrivée au micro du créateur de cette soirée. Avec sa touche humoristique toute personnelle, il présente le programme de la soirée qui sera séparée en deux parties, la face A et la face B. Comme dans le temps de ma jeunesse avec les microsillons que j'usais à la pointe de mon tourne-disque ! 

                                            Crédit: Vladim Vilain tirée du site de l'Usine C

Et puis le tout débute officiellement avec des moments tout en jambes déployées et en bascule d'épaule. Chaque interprète s'exécute avec son style tout au long de cette première partie, porté.e par les quatre musiciens. Des instants durant lesquels je me laisse porter par ce que je découvre devant moi. Et puis arrive la courte pause avant de démarrer la deuxième partie. Pause durant laquelle, Frédérick Gravel, petit papier, aide mémoire à la main ( pas de téléphone portable, yeah dit le nostalgique que je suis !). Il nous expliquera et nous montrera aussi comment "groover" un mouvement !

Et puis le tout reprend avec le côté B avec les interprètes tout de noir vêtus avec des mouvements portés par les chansons de Frédérick. Dans cette obscurité imaginée, les corps évoluent vers une destination qui, je le ressens, est imbibée de danger. Moi, qui avait vu depuis un certain temps une proposition de ce créateur, je reconnais avec grand plaisir, entre autres, un duo "pur Gravel" !

Et puis le tout se termine et nous sommes laissés à nous-même après les applaudissements ! Je reviens à la maison, satisfait, de ce plus récent opus de ce chorégraphe-musicien et de ses complices !

Sur mes pas à Tangente pour découvrir deux belles propositions, surprenantes aussi, pour moi à tout le moins !

Je ne sais pas si je me répète, mais lorsque mes pas m'amènent chez Tangente, très souvent je découvre de nouveaux territoires, oui oui (!!!!) qui me surprennent et qui aussi enrichissent mon CV de spectateur ! Et en ce dimanche après-midi, c'est exactement ce qui est arrivé. 

Puisque je ne veux pas le descriptif des présentations avant de m'y rendre, je me mets dans une disposition de découverte. Ce qui est particulièrement vrai lorsque je ne connais pas les artistes au programme. Et ce fût exactement le cas lorsque mes pas ont franchi le seuil de l'Espace Orange pour me rendre à mon siège en première rangée !

Alors que la salle se remplit de plein de monde dont de jeunes enfants, ce qui est peu fréquent en ce lieu, je découvre devant moi dans l'espace scénique un assemblage de cordages descendant du plafond et aussi des boules en tissu sur le sol. J'ai l'impression qu'une forme humaine se retrouve sous une des "boules". Ainsi donc la table est mise pour "Les déesses qui coulent" de "Les furtives" de et avec Mathilde Perahia, Élise Leblanc et Cassandre Chatonnier avec aussi Geneviève Robitaille (co-création et conception sonore), Gabrielle Lessard (regard extérieur) et Leticia Hamaoui (conception d'éclairage). 

                                              Crédit Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Le moment venu, nous arrivent de tout en haut par les câbles, deux femmes, donnant une fort belle touche circassienne à la proposition. Et rapidement avec les propos hors champ sur la maternité, je fais un lien avec ce câble qui a pour moi tout du cordon ombilical. Ce lien se consolidera tout au long par les propos, des témoignages de femmes sur leur maternité, mais aussi par ce que je découvre devant moi qui recèle de multiples symboles de la maternité. Cette maternité qui peut s'avérer exigeante, heureuse aussi, mais qui toujours s'avère transformatrice. Les tableaux sont fort riches dont celui durant lequel des œufs sont brisés là tout près de moi sur ce corps qui ne peut les conserver, mais qui servent à enduire le corps, comme les souvenirs de cette maternité complète ou interrompue !

Et comme l'indiquait la description de l'œuvre, "Trois performeuses explorent ce territoire à la fois organique et métaphysique, traversant les écoulements, les effondrements et les remodelages du corps comme autant de traces de puissance, de vulnérabilité et de sororité." Les témoignages tout au long nous amènent dans des territoires d'intimité qui révèlent la diversité des vécus de ces grossesses souhaitées ou non !

En combinant les mouvements, les objets et les propos , "Les furtives" dont certaines, sinon toutes (?) avaient un enfant parmi les spectateurices m'ont fait explorer un territoire humain de façon fort sensible avec des moments "colorés" avec un éclairage rose fort approprié ! Pour ma part, je découvre la maternité présentée dans "Les déesses qui coulent" comme des moments de révélation, de dévoilement et aussi d'équilibriste et impossible pour cela de "faire une omelette sans briser des oeufs " ! De ce trente minutes de présentation, j'en aurais pris plus, parce que le propos est fort riche et magnifiquement présenté !

Une fois les applaudissements "envolés", nous devrons quitter la salle avant d'y revenir pour la deuxième partie qui a aura une "coloration" fort différente comme je le découvrirai plus tard.

Avant de revenir en salle, nous sommes informés que les artistes nous invitent à réagir de façon audible tout au long de la prestation à venir. Information qui manifestement, ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd, dont celle du spectateur assis juste derrière moi qui réagira tout au long de façon fort audible, mais sans que cela ne m'indispose, soyez rasssuré.es ! 

Revenu à mon siège, devant moi, un espace scénique dénudé, représentatif de ce qui suivra, comme je le découvrirai plus tard ! Le moment venu, donc, débute "Walang Hiya" de et avec Joy Rider (alias Marbella Rider) et Komodo et Cat Zaddy ! Le tout débute de façon mystérieuse avec ces deux êtres qui arpentent la scène tout au fond. Et puis apparait, ce personnage "haut en couleur", mais surtout, à mes yeux arborant un sourire fort irradiant.

Dans ce qui suit, je découvre ce que j'aurais pu lire avant, soit "Walang Hiya explore la sexualité des Philippines en fusionnant le néoburlesque avec des éléments de la culture philippine, notamment le tinikling, une danse folklorique rythmée par deux tiges de bambou frappées au sol." Tout au long, se fait le dépouillement de ce personnage qui produit de superbes moments dont un qui a tout de la fleur en pleine éclosion, comme il est possible de le découvrir sur la photo plus bas !

                                                Crédit Pierre Tran fournie par Tangente

Ainsi donc, dans cette incursion cet univers néoburlesque, j'en reviens ébloui, mais surtout ravi par le dépaysement qui me permet de rester dans "ma" ville tout en découvrant des univers d'ailleurs et cette fois-ci tout philippin !

De retour à la maison, je revois mon incursion dans ces deux univers fort différents, tout en remerciant intérieurement la gang de Tangente de m'y avoir amené !  

vendredi 27 mars 2026

Sur mes pas au Département de danse de l'UQAM pour découvrir " Le bon bon ton" avec la gang de deuxième année du BAC !

 Bon OK, il semble que mère Nature tarde à nous montrer des signes tangibles d'un doux printemps. Il en reste que pour tout amateur de danse, il y a un signe qui ne ment pas, soit celui de la présentation du spectacle dirigé de la gang de deuxième du BAC en danse de l'UQAM. Voilà pourquoi, fort heureux, mes pas se sont mis en action jusqu'au 840 rue Cherrier pour ensuite monter les marches jusqu'à la porte de la salle de présentation. Je suis donc en attente de la présentation de "LE BON BON TON" (titre fort évocateur !) de la gang de deuxième année du BAC, avec les interprètes (Marlena Bafaro, Daphné Bourque, Maggie Collin, Silvia Costea, Ela Dumas, Mélisande Fecteau, Kamélie Fournier, Sacha Gautier Benmahmoud, Géraldine-Clarence Kamnaing, Luana Parent, Marianne Reid et Léa Richard-Cormier) sous la direction de Katie Ward et Kelly Keenan et de plein d'autres personnes.

                             Affiche de la représentation tirée du site du département de danse de l'UQAM

Le moment venu, les portes s'ouvrent et une fois rendu à ma place, je découvre déjà dans l'espace scénique les douze interprètes immobiles. Mais cette immobilité ne persiste pas, parce que parfois un déplacement entraîne le changement corporel position de l'autre. Ainsi donc pour moi, une belle illustration de comment trouver sa place et sa position peut devenir l'affaire des autres. Tout cela pendant que les places dans la salle trouvent preneur ou preneuse. Et plus officiellement le tout débute avec la présentation de Katie Ward. 

Pause

Toujours fort curieux de découvrir les propositions de Katie Ward qui m'amène dans des univers particuliers dont, par exemple, "imaginationreality", une oeuvre qui explorait les concepts de réalité et de subjectivité.

Fin de la pause 

Le tout continue avec parfois des paroles échangées entre les interprètes. Trouver sa place en parallèle et aussi en interaction avec les autres. Leur individualité exprimée est faite parfois lentement, parfois rapidement avec des solos en parallèle. Et puis cela prend un tangente plus personnelle avec la prise d'un des deux micros pour nous faire une confidence, telles que "j'ai mangé une banane pour déjeuner", "mes bottes préférées sont poilues ou "je tiens un journal intime depuis que je sais écrire" et celle plus mystérieuse pour l'ancien prof de chimie que je suis, "l'eau solide qui n'est pas de la glace" !!!

Autre pause

Je l'apprendrai après, ces confidences seront à moitié vraie et à moitié imaginée ! Le ton de ces confidences sûrement inspirées par la chorégraphe dont je parlais dans la première pause.

Fin de l'autre pause

Il y a aussi une métamorphose vestimentaire, représentative pour moi de leur évolution professionnelle. Métamorphoses qui se font à des moments différents ! Et le tout se termine avec toute la gang qui arrive face à nous, démontrant une détermination à aller de l'avant face à un grand public.

Une fois le tout terminé, arrive d'abord Katie Ward qui distribue une rose à chaque interprète et qui appelle tou.tes les artisan.es de cette oeuvre qui méritent amplement nos applaudissements.

Et moi, mes pas me ramènent à la maison, ravi de cette rencontre et en ayant en tête autant les images que les paroles emmagasinées tout au long de cette rencontre ! À l'an prochain, gang !

lundi 23 mars 2026

Sur mes pas à une oeuvre qui décoiffe à l'Espace Go: "Nomme-moé" !

Pour cette deuxième sortie théâtrale en autant de jours, mes pas toujours en bonne compagnie se sont dirigés jusqu'à l'Espace Go pour assister à la pièce "Nomme-moé" d'Élisabeth Sirois (texte) et Olivier Morin (mise en scène), interprétée par Myriam Fournier, Sharon James et Elisabeth Sirois. Déjà l'affiche de la pièce montrant ces deux visages apeurés ouvrait des horizons d'imagination. Mais la question que je me posais était fort simple, quand sera-t-il de ma réaction face à ce que je découvrirai ? Et la réponse, je la découvrirai de mon siège en première rangée face à un espace scénique dépourvu d'accessoires.

Et une fois les paroles d'accueil faites, "explosent" les premiers moments de la représentation avec les deux protagonistes qui vivent un moment qui semble tragique et qui l'est, comme je le découvrirai par la suite. Dans ce qui suit, question de se remettre de leurs émotions, débute le jeu entre elles de "Nomme-moé" qui consiste à poser une question à l'autre, telle que nomme moé cinq villes dont la première lettre est "d" ! Ce jeu évoluera vers des questions plus "crunchies". Parfois difficile de ne pas y participer soi-même, si moi, je reste bien sage, il en reste que ma voisine de siège (pas ma blonde !), celle de l'autre côté, elle ne peut se retenir de répondre. Mais bon, ce jeu nous amène ailleurs, vers d'autres horizons, dont la nature amicale entre les deux, aussi des brèches dans l'espace temps qui nous amène dans une démonstration de produits esthétiques. Il faudra s'habituer, si cela est possible, au déluge de jurons qui je le concède m'a demandé un bon effort !

                                    Crédit: Marie-Andrée Lemire tirée du site de l'Espace Go

Et après la sortie de cette brèche, le destin reprend son rôle avec un personnage démoniaque qui amènera les deux femmes à faire un choix déchirant et qui est une conséquence du jeu auquel elles ont joué en toute innocence en début! Comme quoi, le destin est parfois fort tordu !

Au final, voilà une proposition unique superbement interprétée qui surprend, "un spectacle drôle et percutant, décomplexé et profondément enraciné dans l'authenticité féminine" comme il est possible sur le site de l'Espace Go et qui nous "a amené" ailleurs. Moi, j'ai adoré ! Lorsque nos pas nous ramènent satisfait.es à la maison, nous avons déjà hâte de découvrir leur prochaine proposition.