mercredi 11 février 2026

Sur mes pas dans l'univers "coloré" de Sarah Wendt et Pascal Dufaux avec "Fragiles Apparitions – variations in 3 songs" !

 Lorsque mes pas en ce mardi soir me portaient jusqu'au La Chapelle, j'étais bien curieux de découvrir ce que Sarah Wendt et Pascal Dufaux allaient nous proposer. Ma première rencontre avec une de leur création remonte à l'année 2017 avec "Strange moods and dissonant feelings" dans le cadre du Offta ! Un peu déstabilisé, mais néanmoins captivé par ce que j'avais découvert ce jour là. Ensuite, en 2021, virtuellement (because pandémie !), j'ai exploré un autre de leurs territoires, "Quelque part dans l'inachevé". 

Cette fois, c'est là juste devant moi au La Chapelle que je découvrirai  "Fragiles Apparitions – variations in 3 songs". Le duo sera accompagné sur scène par Elinor Fueter et Rachel Harris. Le moment venu, avec un hall d'entrée "full plein", je me dirige vers "mon" siège en première rangée. Devant moi, plein de choses dont un grand, non un très grand miroir, face à nous. Une grosse sphère surplombe l'espace scénique, à droite une console avec Sarah Wendt derrière à gauche, un drôle de cubicule avec le visage d'un homme, Pascal Dufaux. Par terre, deux tissus avec différentes formes géométriques.. Le moment venu, le tout débute avec l'arrivée des deux interprètes qui se glissent chacune sous "leur" tapis. C'est comme cela que débute la première "song" ! De leurs mouvements dessous, les composantes géométriques des tissus changent de couleur selon leur orientation. Fascinant de découvrir cette illustration de polymorphisme polychromique qui évolue jusqu'à l'agglomération des deux formes en une. Avec en bonus, une perspective double avec le grand miroir derrière.

                                            Affiche de l'oeuvre tirée du site du La Chapelle

Après une transition toute légère, la deuxième "song" débute avec l'apparition sous le miroir des deux interprètes qui avec des accessoires colorés forment un tableau vivant. Tout au long, le miroir bascule vers l'avant, créant un effet de corps qui flottent. Tout cela avec la musique live de Sarah Wendt au cor et ses manipulations électroniques. 

Et puis, arrive la troisième partie qui m'a tellement captivé que je n'en garde pas de trace dans ma mémoire, ni dans mon calepin, sinon les deux "gros yeux" mis sur le mur arrière au départ et la disparition du miroir. 

Il en reste que de cette soirée, je me suis délecté tout au long de cet assemblage technologique, performatif et musical qui nous entraîne dans un autre monde. Et "mosus de mosus", cela fait du bien !

Et coïncidence, revenant à la maison, dans mon sac, compagnon de mes sorties, il y a le numéro 290 de la revue, "Spirale" et devinez ??? Oui, oui, un article de Marianne Cloutier dont le titre est "SARAH WENDT + PASCAL DUFAUX,. ÉVANESCENCES TANGIBLES" et devinez encore ! Oui, je l'ai lu et vu aussi plein de photos représentant leur univers créatif fort coloré ! Et si mon agenda le permettait, j'y retournerais dans les prochains jours !

mardi 10 février 2026

Sur mes pas au "LABdiff 8" chez Tangente !

 Ainsi donc après mes rencontres chez DAM, mes pas m'amènent jusqu'à la porte du Wilder, d'abord et celle de l'Espace Vert ensuite pour enfin trouver ma place dans le lieu. Il faut savoir que pour les LABdiff, les portes de la salle s'ouvrent une trentaine de minutes à l'avance. Parfait pour moi donc, pour pouvoir jauger le lieu et trouver "ma" place. Parce que des places pour s'assoir, il y en a sur les quatre côtés de l'espace. Et c'est mission accomplie et pas seulement pour la première proposition de la soirée ! Donc, au programme, en première partie, le travail de Marie Lévêque avec dans l'espace scénique, Salomé Janan, Molly Siboulet-Ryan, Léo Gauthier et Lila Geneix. En deuxième partie, le travail de LABORARE (Marine Theunissen et Raphaël Dely) avec Marine Theunissen et Alanna Kraaijeveld à l'interprétation.

J'étais bien curieux de découvrir l'évolution de la proposition de Marie Lévêque dont j'avais vu une première mouture chez Parbleux, il y a un peu plus de deux ans, dont le titre était "isocelles". Intéressé.e ?, voici le lien:

https://surlespasduspectateur.blogspot.com/2023/12/sur-mes-pas-une-edition-de-0pen-studio.html

Mais là, nous sommes en 2026 et du travail a été fait et à moi et plusieurs autres spectateurice.s sont là pour le découvrir. À noter, que la soirée sera accessible aussi à un plus large public, parce que traduite en langue des signes québécoise ! Btavo !!!!

Le moment venu, Laurane Van Branteghem et Marco Pronovost, commissaires chez Tangente, nous accueillent d'abord, nous énoncent un texte ensuite pour enfin nous présenter le déroulement de la soirée. Nous pourrons aussi, remettre le feuillet remis à l'entrée de la salle pour écrire dans "l'espace de rétroaction". Pour la première proposition, une question "À travers le bercement des corps et de l'espace, quelles transformations intérieures avez-vous vécues ?"

Et puis débute la première proposition au programme. Débuter n'est pas tout à fait exact, parce que durant les moments qui ont précédé les paroles d'ouverture, les interprètes (Salomé Janan, Molly Siboulet-Ryan, Léo Gauthier et Lila Geneix) évoluaient déjà dans l'installation tout parsemé de gros blocs en styromousse !

                                              Crédit: Denis Martin fournie par Tangente

Et dans ce que je découvre, il y a une suite de tableaux qui nous laissent une grande place à notre interprétation. Pour ma part, j'y vois, entre autres, le moment où dans lequel, je vois le poids de nos pensées, incarnés par ces blocs. Un moment fort pour moi, celui durant lequel, les blocs tout de bleu illuminés (éclairages de Joy Boissere) produisent des moments magiques. Il en reste que de ce que je découvre fait émerger les différentes déclinaisons des souvenirs. Et au final, je retiens que comme moi, les interprètes doivent décider ce que l'on garde et aussi ce que l'on laisse derrière soi !

Il s'en suit une période de partages fort diversifiés durant laquelle il est toujours intéressant de découvrir la perspective des autres qui fait aussi évoluer la mienne.

Après une pause et un réarrangement des lieux, les commissaires nous invitent à nous déplacer durant la prestation, question d'apprécier différentes perspectives dans l'espace scénique remanié dans lequel une toile est installée et sur laquelle sera projetée des rayons lumineux. Et pas de surprise pour vous (!), moi je resterai à ma place, comme sur mon "rocher" compte tenu de la thématique sur les changements climatiques qui nous sera présentée par Marine Theunissen et Alanna Kraaijeveld.

Pause

Je dois avouer que j'étais fort heureux de revoir performer Alanna Kraaijeveld que j'apprécie à chaque fois et que je n'avais pas vu depuis un bon bout de temps !

Fin de la pause

                                           Crédit: Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Dans ce qui suit, de ma perspective de côté, je peux voir aussi bien les corps évoluant au son des vagues sonores et qui sont portés par les rayons lumineux projetés sur ce montage de plastique, tel un rocher. Durant ces moments, j'y découvre aussi des comportements face à l'adversité avec un vent contraire. Le tout se termine par une plongée dans l'eau avec pour moi, une question émerge, "va-t-on s'échouer ?" 

Je retiens de ces moments "tout poétiques", une allégorie des temps modernes face à l'adversité que propose les changements climatiques.

Après la période de partage durant laquelle j'ai amené ma petite touche, mes pas reprennent le chemin de la maison avec, en moi, plein de symboles fort pertinents et très d'actualité. 


Sur mes pas à un "5 à 7" fort riche en rencontres, grâce à DAM (Diversité Artistique Montréal) !

 Mettons cela au clair, si cela s'avère nécessaire. Faire la rencontre de nouvelles personnes, voilà un de mes grands plaisirs de vie. Voilà donc pourquoi, j'ai accepté avec grand plaisir pour une deuxième fois (la fois précédente remonte il y a plus d'un an), l'invitation à participer à un "5 à 7" dans les locaux de de DAM.

Pause

Mais quelle est la mission de DAM ? Et bien voilà ce que l'on peut trouver sur leur site. Diversité Artistique Montréal (DAM) a pour mission de promouvoir l’inclusion et l’équité culturelle en accompagnant les artistes immigrant·e·s et racisé·e·s de toute discipline dans le développement de leur carrière et en sensibilisant et outillant l’écosystème aux enjeux de la diversité ethnoculturelle."

Fin de la pause

Arrivé dans les premiers moments de l'activité, le lieu est assez tranquille. L'accueil par Jimmy, le directeur général est fort chaleureux. Une fois les bottes et le manteau laissés à la porte, je trouve mes repères et rapidement, je fais des rencontres. De lui et d'elle, je découvre leurs territoires culturels et aussi le chemin de leurs pays respectifs pour arriver jusqu'ici, il y a de nombreuses années et ici depuis. Leurs réalisations, fort intéressantes, dont la production d'un court-métrage sur le "PEQ", le Programme de l'expérience québécoise, dont on parle abondamment actuellement. Ainsi, découvrir la conséquence de ce programme et des conséquences de son abolition par le biais de trois personnes, voilà une invitation que je voudrais bien recevoir ! 

Je suis aussi le témoin d'un échange qui permettra à une créatrice de s'y retrouver dans ce qui de ma perspective, a toutes les allures d'un dédale, soit les différents organismes subventionnaires et les démarches pour obtenir des fonds! La personne qui parle est fort claire et avisé et permet de s'y retrouver avec quelques trucs en bonus ! Impossible de ne pas constater l'importance de cette activité d'une organisation toute aussi importante. Pour moi, qui "va" à la rencontre du monde dans ma ville, impossible de ne pas être admiratif.

Il y aura plein d'autres rencontres dont ce photographe qui a plus d'une corde à son arc. En effet, il me parle de "son" festival, "Le Festival du bonheur" qui aura lieu prochainement à Montréal. En ces temps de morosité, voilà une invitation fort intéressante, je le mets sur mon radar !!!

Le temps passe d'autres rencontres se font, mais je dois partir. Et oui, ce n'est pas parce que c'est lundi soir qu'il n'y a pas de propositions à découvrir. Ma prochaine destination est le Wilder. Que mes pas se mettent en marchent tout en me trouvant chanceux d'avoir pu faire des rencontres enrichissantes. 

dimanche 8 février 2026

Sur mes pas au théâtre pour découvrir "Top Girls" à l'Espace Go !

 Si mes pas, depuis quelques temps, se dirigent moins souvent vers des propositions théâtrales, il en reste que ses pas, tout comme celui qui les fait, en bonne compagnie, sont forts curieux de découvrir la proposition qu'il découvriront. Et en ce samedi après-midi, ces pas se font jusqu'à l'Espace Go. À notre arrivée. dans le hall, déjà plein de monde ! Une fois la porte de la salle ouverte, nous nous dirigeons à nos sièges en première rangée. Je découvre devant moi, une scène surélevée avec au milieu une ouverture. Nous supputons sur son rôle et "bingo !", nous avons raison, mais pas question d'en dire plus dès maintenant.

                                        Crédit: Yanick Macdonald tirée du site de l'Espace Go

Le moment venu, les paroles d'accueil d'un des membres de l'équipe de l'Espace Go qui nous mentionne entre autres, que c'est une représentation "décontractée" avec ce que cela veut dire. Et, si je regarde un peu plus loin dans la première rangée, s'y trouve une mère avec son très jeune poupon ! Bonus de cette représentation, les différentes interprètes (Christine Beaulieu, Romy Bédard, Laura Côté-Bilodeau, Marie-France Lambert, Ève Pressault et Cynthia Wu-Maheux) viendront devant nous pour présenter les différents personnages qu'elles endosseront.

Et puis ça commence avec l'arrivée de toutes ces femmes de différentes époques qui, je dois l'avouer, me met face à mon manque de culture historique. Tout se passe vite et moi, je capte au vol, certaines références, tandis que d'autres m'échappent. 

Pause

Faudra que je prenne le temps d'approfondir mes connaissances sur plusieurs de ces femmes !

Fin de la pause

Une fois ce premier tableau fait, le propos, à mes yeux, devient plus linéaire et accessible. Je redécouvre que la place des femmes ne se fait pas sans heurts, pour elle et ses proches ! Et aussi, qu'aller de l'avant peut vouloir dire, "faire des sacrifices" ! La question qui émerge en moi, est toute simple, ce qui est naturel pour un homme l'est-il pour une femme ? La scène finale est fort éloquente sur ce point !

De ma perspective, la mise en scène d'Édith Patenaude est fort astucieuse. Les performances des différentes interprètes sont  "à la hauteur !", avec notre coup de cœur pour Romy Bédard !

Une fois les applaudissements faits, nous revoilà en chemin pour la maison forts satisfaits de cette rencontre "plurielle" !

vendredi 6 février 2026

Sur mes pas en territoires "fantastiques" au Wilder avec "Down That Trail in the Woods" de Kìzis !

 Lorsque mes pas m'ont amené jusqu'au Wilder, c'était pour découvrir la première proposition de la saison hiver de la gang de l'Agora de la Danse, co-présentée par Danse-Cité. Je dois l'avouer, habitué des oeuvres de l'Agora de la Danse, j'aurais dû me dire que le partenariat avec Danse-Cité pourrait m'amener dans des territoires "particuliers".

Pause

Je m'arrête ici pour rapidement indiquer que ces premiers mots, ne présagent pas une suite sombre ni négative. L'inverse plutôt, parce que ce qui est arrivé était plutôt lumineux et porteur d'espoir et j'ai bien aimé.

Fin de la pause

Avant de m'y rendre, de Kìzis, je ne connaissais rien, malgré un parcours créatif qui débute il y a plus d'une quinzaine d'années sur les scènes montréalaises. Il en reste que ses territoires créatifs étant plus musicaux, cela peut expliquer ceci ! Il en reste que faire de nouvelles rencontres fait partie de mon ADN de spectateur. Ainsi donc, bien installé dans le hall de l'Espace Orange, autour de moi, je découvre plein de nouveaux visages et peu de monde que je suis habitué de voir. Je prends possession aussi du programme papier (oh yeah!!!) de l'oeuvre. Un programme fort complet avec une présentation du créateur, du synopsis de l'histoire qui me sera présentée et aussi des crédits des différents membres de l'équipe dont je reconnais quelques noms qui sont du monde de la danse.

Le temps passe, les portes s'ouvrent et moi, je trouve "ma" place en première rangée. Pendant que la salle se fait bien pleine (à guichet fermé m'avait-on informé !), un rideau cache l'espace scénique. Il est possible néanmoins d'entendre des sons musicaux provenant de derrière.

Et puis arrive le moment où les rideaux laissent place à l'espace scénique. Et débute la représentation avec l'arrivée de Weesay qui met la table à ce qui suivra. Et ce qui suit est une histoire "fantastique", mais au final pas si surprenante. Une histoire d'amour "impossible" entre un être humain, "boy" et un cheval "horse". Histoire qui doit surmonter la résistance de "farmer" à laisser "horse". 

                            Crédit: Kìzis. Affiche de l'oeuvre tirée du site de l'Agora de la Danse 

Cette histoire en deux actes découpés en différentes scènes (présentés dans le livret) permettra de mieux suivre avant ou de mieux revoir dans notre mémoire après cette histoire. Histoire enrobée par la musique live des musicienn.es dans le fond de l'espace scénique d'abord caché.es par un rideau et éventuellement porté.es à notre vue.

Il en reste que de cette histoire présentée en langue anglaise, j'ai dû m'habituer ! Après l'intro, je suis arrivé à suivre, rehaussant, évidemment, mon plaisir à ce que je découvrais devant moi. Rapidement, je découvre comment la notion "d'identité" enrobe cette histoire. 

Impossible de ne pas mentionner la couleur chorégraphique fort poétique tout au long, les touches acrobatiques et comment des pâtes spaghetti peuvent s'insérer fort "délicieusement" dans une histoire. Je partage complètement une phrase dans le programme, soit "L'oeuvre crée un univers mythologique ancré dans une logique émotionnelle, dans l'imaginaire et dans l'architecture musicale."

Une fois cette histoire terminée, les applaudissements se font entendre. Et nous sommes ensuite invités à rester à la période d'échanges avec quelques artistes et le créateur, animée par Amy Blackmore. Moments  fort intéressants qui m'a permis de mieux connaître de créateur, mais aussi de voir la contribution des autres à cette oeuvre qui regroupe une dizaine d'interprètes sur scène et huit musicien.nes tout au fond ! Sans oublier la contribution discrète de d'autres pour produire des effets lumineux. 

Question de ne pas oublier les principaux artisans, voici la liste avec leur contribution. Mais juste avant, comment ne pas être impressionné par leur nombre pour une oeuvre qui pour l'instant, devrait être présentée que quatre fois !

Direction artistique: Kìzis

Chorégraphie: Kìzis, Mathieu Hérard

Soutien à la mise en scène: Adam Capriolo

Acteur·rice·s: Drew Bathory, Emma-Kate Guimond, Luigi Luna, Maxine Segalowitz, Mulu Tesfu, Nien Tzu Weng

Danseur·euse·s: Mathieu Hérard, Be Heintzman Hope, Rony Joaquin, Jossua Satinée, Nate Yaffe

Direction musicale: Daniel Kruger, Matthew Rogers

Musicien·ne·s: Christopher Edmonson, Thanya Iyer, Eli Kaufman, Daniel Kruger, Carmen Mancuso, Pompey, Matthew Rogers, Julian Rice, Eliana Zimmerman

Conception des éclairages: Nien Tzu Weng

Conception des costumes: Kìzis, Kate Ray Struthers, Courtenay Mayes 

samedi 31 janvier 2026

Sur mes pas à ma deuxième rencontre avec "Fé.e.s sans foi" à la Maison de la culture Maisonneuve !

 Lorsque j'ai fait le tour d'horizon des différentes propositions présentées dans les Maisons de la culture de Montréal pour les prochains mois, une de celles là était "Fé.e.s sans foi" de Georges Nicolas Tremblay. Cette recommandation, je la faisais sans me rappeler que je l'avais déjà vu ! Merci blogue de l'avoir garder en mémoire. Il en reste, comme mon agenda me le permettait, mes pas en ce vendredi soir glacial, m'ont porté  jusqu'à la Maison de la culture Maisonneuve pour y assister. J'arrive tôt, mais déjà bon nombre de personnes sont déjà là. Dans le hall, une table avec un document qui précise les différentes parties de l'œuvre à venir et aussi des informations sur la bande audio de l'œuvre, incluant la possibilité de se procurer en format vinyle ou sur le site de Bandcamp ! Je prends bien en note cette information.

                                                 Affiche de l'oeuvre. Crédit: Marie-Ève Dion

Le moment venu, nous sommes invité.es à entrer dans la salle de présentation et à trouver notre place. Et la mienne, surprise (!), sera à une table au pied de l'espace scénique. Devant moi un support à vêtements et aussi de part et d'autre des instrument de musique. Une fois le moment venu, débute cette rencontre fort spéciale avec l'arrivée des deux interprètes, Georges-Nicolas Tremblay et Simon Renaud. Il y a aussi d'abord discrète l'arrivée de Romain Camiolo au clavier. 

Dans ce qui suit, j'embarque rapidement, fasciné, mais surtout en moi émergent les souvenirs de la rencontre précédente. Je me dis intérieurement, ben oui, je l'ai déjà vu !!!! Mais ne vous méprenez pas sur cette "révélation", parce que tout au long de ce qui suivra, le plaisir sera encore fort présent !

Je me permets de redonner ici mes impressions passées (soit février 2024) toutes aussi pertinentes. 

"Le thème de la fée, sera habilement et finement développé tout au long de ces moments qui débutent avec des sons de bouche et d'expressions faciales captivantes (de Georges-Nicolas Tremblay). Ensuite, nous sommes entraînés à leur suite lors de leurs métamorphoses vestimentaires et des moments tout en chant (fort beaux !). De ma perspective, la proposition à beau aller dans toutes les directions, eux comme nous, nous nous y perdons pas. Impressionné aussi, j'ai été par leur maîtrise des talons hauts dans un des tableaux. Le tout se termine tout en douceur et j'en retiens surtout une phrase, "ensemble touchons le ciel" ! Et quand tu es fé.e, rien est impossible ! 

De cette proposition dont la description se terminait par la phrase, "Voici une danse musicale queer qui ouvrira, au-delà des normes et des conventions, un univers de possibles où les fé·e·s ont le droit d’exister.". Et dans ce monde troublé, voilà une proposition "feel good" qui m'a fait grand bien !"

Et cette impression "feel good", elle a été fort perceptible dans la salle avec des réactions fort positives de plusieurs spectateurices ! Et moi, je retiens le message "laissez moi être fé.e" avec une finale fort touchante. Dans ce monde fort clivant, voilà une proposition fort audacieuse, mais tout à fait nécessaire.

Mes pas me ramenant à la maison, je croise un coureur faisant son jogging. J'aurais bien voulu lui transmettre mon admiration à courir par un température si froide, mais déjà il est loin ! Quelle belle allégorie pour conclure cette soirée ! D'autres représentations sont à venir, allez y donc !

jeudi 29 janvier 2026

Sur mes pas pour souligner un bel anniversaire ! Le 35e de l'Agora de la danse !

 Lorsque l'invitation m'est parvenue, je l'ai examiné attentivement. Oui, oui, elle était pour moi. J'étais invité à assister à l'évènement pour souligner le 35e anniversaire de création de l'Agora de la Danse. Et à cet évènement, il y a eu plein de monde du milieu et des spectateurs assidus aussi. Je ne reviendrai pas sur cet évènement fort chaleureux durant lequel j'ai pu rencontrer plein de monde et échanger avec certain.es. Je vous propose plutôt un témoignage tout simple et personnel sur cet organisme créé, il y a 35 ans par Dena Davida, Martine Époque, Florence Junca-Adenot et Gaétan Patenaude et dirigé depuis presque 35 ans, 34 en fait par Francine Bernier.


Pour ma part, ma première visite remonte à une quinzaine d'années lorsque l'Agora était sur Cherrier. À cette époque, il fallait monter en haut de l'escalier pour accéder à la salle de présentation. Il est ironique de constater qu'au Wilder, il faut aussi monter un escalier pour se rendre à la salle de présentation principale, sinon un descendre un pour l'autre !!!!

Mais bon, de ma perspective de spectateur, je pourrais revenir sur mes différentes rencontres, mais cela serait un peu trop long ! Je vais plutôt revenir sur d'autres activités de l'Agora de la danse qui ont enrichi et qui continue d'enrichir mon expérience de spectateur. 

Il y a d'abord, les "Midi-coulisses", qui, gratuitement à l'heure du dîner, nous propose une rencontre avec les artisans d'une proposition à venir très prochainement. En plus d'un extrait de l'oeuvre, nous pouvons en apprendre sur différents aspects de ce qui sera présenté. Comme quoi, l'heure du dîner peut être nourrissante d'une autre façon ! Pour  ma part, le prochain, le 11 mars est déjà à mon agenda !

Je voudrais aussi mentionner une initiative dont j'ai grandement profité pendant la période pandémique. Ils ont importé à Montréal "Osez ! en solo", une initiative de Karine Ledoyen à Québec. J'ai eu droit à des rencontres uniques et mémorables dans des lieux extérieurs. Voir, entre autres, performer là juste pour toi, Louise Bédard sur une place publique, Jessica Serli sur le parvis d'une église, wow ! Il y a aussi ce moment magique dans ce parc du nord de la ville avec Ivanie Aubin-Malo. Je vous redonne mes mots qui ont décrit ce moment. Et il y a ce moment "magique" pendant la prestation, durant lequel au-dessus de nous, passent des bernaches (ou d'outardes, diraient certains !!!) fort audibles qui ajoutent une couche de magie à ces moments."

Il y a aussi cette activité "Hors-scène" à laquelle j'assiste le plus souvent possible et qui m'a permis de découvrir des créateurs d'ici, lire Montréal, mais aussi de Québec. Ma plus récente avec la gang de Menka Nagrani fût fort intéressante et prometteuse.

Une nouvelle saison se pointe le bout du nez et je suis curieux de découvrir leur prochaine proposition, début février qui déjà titille ma curiosité avec la présentation suivante, "Down That Trail in the Woods", présenté en collaboration avec Danse-Cité,  est une comédie musicale débordante d’imagination où théâtre, danse et musique s’entrelacent. Sous la direction de Kìzis, 19 artistes donnent vie à une fable conçue sous le signe de l’amour, de la perte et des cicatrices de la vie."

Je m'arrête ici en nous souhaitant comme l'a fait Florence Junca-Adenot durant la soirée, « Retrouvons-nous dans 35 ans pour fêter les 70 ans de l'Agora ! »