samedi 31 janvier 2026

Sur mes pas à ma deuxième rencontre avec "Fé.e.s sans foi" à la Maison de la culture Maisonneuve !

 Lorsque j'ai fait le tour d'horizon des différentes propositions présentées dans les Maisons de la culture de Montréal pour les prochains mois, une de celles là était "Fé.e.s sans foi" de Georges Nicolas Tremblay. Cette recommandation, je la faisais sans me rappeler que je l'avais déjà vu ! Merci blogue de l'avoir garder en mémoire. Il en reste, comme mon agenda me le permettait, mes pas en ce vendredi soir glacial, m'ont porté  jusqu'à la Maison de la culture Maisonneuve pour y assister. J'arrive tôt, mais déjà bon nombre de personnes sont déjà là. Dans le hall, une table avec un document qui précise les différentes parties de l'œuvre à venir et aussi des informations sur la bande audio de l'œuvre, incluant la possibilité de se procurer en format vinyle ou sur le site de Bandcamp ! Je prends bien en note cette information.

                                                 Affiche de l'oeuvre. Crédit: Marie-Ève Dion

Le moment venu, nous sommes invité.es à entrer dans la salle de présentation et à trouver notre place. Et la mienne, surprise (!), sera à une table au pied de l'espace scénique. Devant moi un support à vêtements et aussi de part et d'autre des instrument de musique. Une fois le moment venu, débute cette rencontre fort spéciale avec l'arrivée des deux interprètes, Georges-Nicolas Tremblay et Simon Renaud. Il y a aussi d'abord discrète l'arrivée de Romain Camiolo au clavier. 

Dans ce qui suit, j'embarque rapidement, fasciné, mais surtout en moi émergent les souvenirs de la rencontre précédente. Je me dis intérieurement, ben oui, je l'ai déjà vu !!!! Mais ne vous méprenez pas sur cette "révélation", parce que tout au long de ce qui suivra, le plaisir sera encore fort présent !

Je me permets de redonner ici mes impressions passées (soit février 2024) toutes aussi pertinentes. 

"Le thème de la fée, sera habilement et finement développé tout au long de ces moments qui débutent avec des sons de bouche et d'expressions faciales captivantes (de Georges-Nicolas Tremblay). Ensuite, nous sommes entraînés à leur suite lors de leurs métamorphoses vestimentaires et des moments tout en chant (fort beaux !). De ma perspective, la proposition à beau aller dans toutes les directions, eux comme nous, nous nous y perdons pas. Impressionné aussi, j'ai été par leur maîtrise des talons hauts dans un des tableaux. Le tout se termine tout en douceur et j'en retiens surtout une phrase, "ensemble touchons le ciel" ! Et quand tu es fé.e, rien est impossible ! 

De cette proposition dont la description se terminait par la phrase, "Voici une danse musicale queer qui ouvrira, au-delà des normes et des conventions, un univers de possibles où les fé·e·s ont le droit d’exister.". Et dans ce monde troublé, voilà une proposition "feel good" qui m'a fait grand bien !"

Et cette impression "feel good", elle a été fort perceptible dans la salle avec des réactions fort positives de plusieurs spectateurices ! Et moi, je retiens le message "laissez moi être fé.e" avec une finale fort touchante. Dans ce monde fort clivant, voilà une proposition fort audacieuse, mais tout à fait nécessaire.

Mes pas me ramenant à la maison, je croise un coureur faisant son jogging. J'aurais bien voulu lui transmettre mon admiration à courir par un température si froide, mais déjà il est loin ! Quelle belle allégorie pour conclure cette soirée ! D'autres représentations sont à venir, allez y donc !

jeudi 29 janvier 2026

Sur mes pas pour souligner un bel anniversaire ! Le 35e de l'Agora de la danse !

 Lorsque l'invitation m'est parvenue, je l'ai examiné attentivement. Oui, oui, elle était pour moi. J'étais invité à assister à l'évènement pour souligner le 35e anniversaire de création de l'Agora de la Danse. Et à cet évènement, il y a eu plein de monde du milieu et des spectateurs assidus aussi. Je ne reviendrai pas sur cet évènement fort chaleureux durant lequel j'ai pu rencontrer plein de monde et échanger avec certain.es. Je vous propose plutôt un témoignage tout simple et personnel sur cet organisme créé, il y a 35 ans par Dena Davida, Martine Époque, Florence Junca-Adenot et Gaétan Patenaude et dirigé depuis presque 35 ans, 34 en fait par Francine Bernier.


Pour ma part, ma première visite remonte à une quinzaine d'années lorsque l'Agora était sur Cherrier. À cette époque, il fallait monter en haut de l'escalier pour accéder à la salle de présentation. Il est ironique de constater qu'au Wilder, il faut aussi monter un escalier pour se rendre à la salle de présentation principale, sinon un descendre un pour l'autre !!!!

Mais bon, de ma perspective de spectateur, je pourrais revenir sur mes différentes rencontres, mais cela serait un peu trop long ! Je vais plutôt revenir sur d'autres activités de l'Agora de la danse qui ont enrichi et qui continue d'enrichir mon expérience de spectateur. 

Il y a d'abord, les "Midi-coulisses", qui, gratuitement à l'heure du dîner, nous propose une rencontre avec les artisans d'une proposition à venir très prochainement. En plus d'un extrait de l'oeuvre, nous pouvons en apprendre sur différents aspects de ce qui sera présenté. Comme quoi, l'heure du dîner peut être nourrissante d'une autre façon ! Pour  ma part, le prochain, le 11 mars est déjà à mon agenda !

Je voudrais aussi mentionner une initiative dont j'ai grandement profité pendant la période pandémique. Ils ont importé à Montréal "Osez ! en solo", une initiative de Karine Ledoyen à Québec. J'ai eu droit à des rencontres uniques et mémorables dans des lieux extérieurs. Voir, entre autres, performer là juste pour toi, Louise Bédard sur une place publique, Jessica Serli sur le parvis d'une église, wow ! Il y a aussi ce moment magique dans ce parc du nord de la ville avec Ivanie Aubin-Malo. Je vous redonne mes mots qui ont décrit ce moment. Et il y a ce moment "magique" pendant la prestation, durant lequel au-dessus de nous, passent des bernaches (ou d'outardes, diraient certains !!!) fort audibles qui ajoutent une couche de magie à ces moments."

Il y a aussi cette activité "Hors-scène" à laquelle j'assiste le plus souvent possible et qui m'a permis de découvrir des créateurs d'ici, lire Montréal, mais aussi de Québec. Ma plus récente avec la gang de Menka Nagrani fût fort intéressante et prometteuse.

Une nouvelle saison se pointe le bout du nez et je suis curieux de découvrir leur prochaine proposition, début février qui déjà titille ma curiosité avec la présentation suivante, "Down That Trail in the Woods", présenté en collaboration avec Danse-Cité,  est une comédie musicale débordante d’imagination où théâtre, danse et musique s’entrelacent. Sous la direction de Kìzis, 19 artistes donnent vie à une fable conçue sous le signe de l’amour, de la perte et des cicatrices de la vie."

Je m'arrête ici en nous souhaitant comme l'a fait Florence Junca-Adenot durant la soirée, « Retrouvons-nous dans 35 ans pour fêter les 70 ans de l'Agora ! »

mardi 27 janvier 2026

Sur mes pas à la découverte de "9.2", oeuvre en préparation au Proto Studio.

 Bon OK, je le concède, le titre est un peu flou ! Mais promis, la suite sera plus précise. Cette histoire débute avec une invitation à découvrir le travail de préparation de l'oeuvre "9.2", de la compagnie Cas Public au Proto Studio. Invitation transmise par Cai Glover que j'ai acceptée to the go ! Ainsi donc, en cette matinée pas trop froide de fin janvier, mes pas me portent jusqu'au onzième étage d'un building rue Casgrain.

Pause

L'histoire de la création de ce studio mérite bien que l'on s'y attarde ou que je me répète un peu. Donc dans ce building au onzième étage, il y avait les locaux de la Compagnie Cas Public de Hélène Blackburn. Il y a un peu plus d'un an, le lieu devait fermer. Mais trois artistes,  Cai Glover, Caroline Namts et Nicholas Bellefleur, ont décidé de dire non et de maintenir la vocation chorégraphique de ces locaux. Ainsi est né Proto Studio. Dans ce lieu, plein d'activités dont des cours et des préparations d'oeuvres. Aussi des soirées, dont une à laquelle j'ai assistée, il y a peu de temps.

Fin de la pause

Accueilli par Cai Glover, je le suis dans un studio pour assister à une fin de cours de ballet, il me semble ! Dirigé par un maître, les différents participants exécutent seul ou en petits groupes des mouvements qui de ma perspective sont exigeants. Tout au long, j'observe et parfois émerge en moi et juste pour moi, "ouf pour les chevilles" ! Le tout est fort intéressant à observer et le climat qui règne est fort agréable. La classe se termine et après une courte pause, débute mon "programme principal", soit la préparation de la pièce "9.2" qui est une évolution de "9" créée en 2016 par Hélène Blackburn. Comme il est possible de le lire sur le site de la compagnie, "Huit ans plus tard, 9.2 – marque une nouvelle étape dans cette aventure. Transmise à Cai Glover— désormais co-chorégraphe — cette recréation conserve l’essence de l’œuvre tout en y posant un nouveau regard, forgé par l’expérience, la maturité et une compréhension intime du propos." 

Si "9" référait à la "Neuvième symphonie" de Beethoveen qui était sourd, "9'2" difficile de ne pas faire de lien avec Cai Glover, lui -même malentendant. Ainsi donc, une interprète en moins, pour cause de maladie, le travail débute. Tout au long, de ces minutes de travail, je peux apprécier le travail du chorégraphe et différents interprètes. De cette partie de l'iceberg, non pas la pointe visible lors des représentations, mais de celle invisible à l'oeil du spectateur, je prend plaisir à découvrir. Mais surtout de découvrir les mêmes mouvements répétés avec parfois des rendus différents jusqu'à obtenir le résultat voulu et le OK qui s'en suit ! La proposition est à mes yeux très technique et est exigeante pour les interprètes. Mais ielles sont jeunes, ce qui n'explique pas tout !!!! Le talent y est manifestement un élément important !

La fin de la séance approchant, un dernier "tableau" se prépare et "ouf" est ma réaction en le découvrant. Venu arrivé le moment de la pause pour dîner et à moi de retourner "dans mes terres". Avec le plaisir d'avoir découvert des aspects fort intéressants de la création d'une oeuvre avec l'atmosphère fort bienveillante qui y régnait ! Si cette proposition est présentée à Montréal, gagez un "petit 2" que j'irai la découvrir. Et vous aussi, je vous le suggère !

lundi 26 janvier 2026

Sur mes pas à l'exposition commentée "Six Steps & The Show Must Go On" à la Maison de la culture de Parc-Extension !

 Lorsque l'invitation m'est apparue, je l'ai mis "to the go" à mon agenda. Cette invitation provenant de la Maison de la Culture de Parc-Extension, à l'autre bout de mon arrondissement me proposait une visite accompagnée par Claudia Chan Tak, commissaire et Do Phan Hoi, danseur de street dance et photographe. Cette exposition qui a plié bagages au moment où j'écris ce texte proposait deux perspectives visuelles. D'abord, les photographies tout autour de la galerie de Yang Shi qui nous invitait "à contempler la force de l’esprit humain, capturée sur scène et entrelacée à des fragments de vie." Et ensuite  celles de Do Phan Hoi qui présentait des "artistes qui ont façonné le paysage du « street dance » québécois". Bonne nouvelle, celles de Do Phan Hoi seront représentées plus tard cette année au Joat Festival.

Si je ne suis pas un grand amateur d'exposition de photos, il en reste que si elles me sont présentées, là je suis pas mal plus partant ! Et c'est sans hésitation que je m'y suis rendu et je peux affirmer que cela a été de très riches moments. Et voilà pourquoi !


Comme de tradition, j'arrive tôt. J'ai donc le temps de survoler en solo cette exposition qui, en plus présente une vidéo danse produit par Yang Shi, présentant les performances de deux interprètes que j'ai déjà vu sur scène, soit Evelyne Yan et Lou Anne Rousseau. Une oeuvre, fort touchante qui de ma perspective porte sur la relation d'amitié, avec ses hauts et ses bas, entre deux femmes, dont le lien est représenté par un gros ruban rouge sur la chanson "Everything's Gonna To Be Just Fine"  d'Alanna Sterling, dont elle est le vidéoclip. Je vous fournis le lien pour l'apprécier à votre tour.

https://www.youtube.com/watch?v=L77cuAC0YpY 

Le moment venu, nous sommes invité.es à nous réunir, la vingtaine de personnes qui ont bravé le froid ! Après la présentation officielle de la responsable de la Maison de la Culture, nous avons droit d'abord à la présentation par la commissaire des oeuvres sur les murs tout autour. Il s'en suit de la présentation de Do Phan Hoi des différents piliers du street dance de Montréal. Si plusieurs de ces artistes, je les ai déjà vu sur scène ou vu leurs créations, l'éclairage particulier de ce qu'il nous apporte est fort intéressant, suscitant des questions des gens présents dont moi, évidemment ! Ainsi donc, entre autres sur Léo Caronaka Fléau, Alexandra Lande, aka Spicey et Valerie Chartier aka Terminator, nous en apprenons sur leur parcours comme pionnier.es et artisans de la street dance à Montréal. Aussi sur leur autre carrière, dont par exemple, Michel Lim qui est restaurateur. 

Au final, fort riche, cette présentation par Do Phan Hoi sur cette culture riche et foisonnante du street dance à Montréal. Et pendant cette visite, une idée émerge en moi .... Et oui, ce danseur, je l'ai déjà vu sur scène dont une des première fois à mon collège lors que lui y étudiait et moi j'y enseignait. Et après un court échange, j'ai même été possiblement son prof, lui devenu ingénieur !

P.S. Juste pour vous ! Il y aura dans le même lieu un évènement fort intéressant le 21 mars prochain pour bien saisir l'essence de cet art. Soit TOP DOGZ qui "est un tournoi 2 contre 2 de street dance où un jeune danseur forme un duo avec un adulte pour créer des équipes inattendues." Organisé par Do Phan Hoi et Funny Bones Crew ! Une autre activité fort prometteuse et instructive proposée par la commissaire en résidence Claudia Chan Tak !

dimanche 25 janvier 2026

Sur mes pas à une rencontre fort intrigante (de ma perspective !) avec "II. FTG" de Mara Dupas, Athena Lucie Assamba et Aurélie Ann Figaro au MAI !

 Au moment où la ville se prépare à affronter un épisode de froid, mes pas me portent jusqu'au MAI pour assister à la présentation de "II. FTG" de Mara Dupas et ses complices (à l'interprétation), Athena Lucie Assamba et Aurélie Ann Figaro, ainsi que Djeff Jean-Philippe aka DJ Chef Jeff à la conception musicale et sonore et Tiffanie Boffa à la conception lumière. 

                                   Crédit Jeanne Tétreault et Mara Dupas tirée du site du MAI

Pause

Il y a des coïncidences dans la vie ! La veille, j'avais pu découvrir le travail de Anna Duverne à Tangente. Ce soir, ça sera celui de Mara Dupas. Les deux ayant complété leur parcours scolaire à l'EDCM en même temps, au printemps 2022. Tout comme d'ailleurs Marianne Lataillade, avec Anna et Aurélie Ann Figaro avec Mara ! De cette promotion qui a dû faire son parcours scolaire en temps pandémique, heureux de découvrir que leur talent a surmonté les embûches pour prendre racine dans notre écosystème culturel. Il y a de quoi se réjouir !

Fin de la pause

Le moment venu, les portes de la salle s'ouvrent et nous sommes invités à prendre place sur un des sièges disposés de part et d'autre de l'espace scénique. Dans cet espace, je découvre une chaise rotative,  et deux petites scènes surélevées aux deux extrémités. Pendant que la salle se fait bien pleine, une interprète sous un capuchon doré débute un parcours, lent et intrigant d'un côté de l'espace jusqu'à l'autre côté. Le lieu a une couleur toute intime enrobé par une atmosphère musicale. 

Et puis le tout débute plus officiellement avec l'arrivée d'un autre personnage. Dans ce qui suivra, je découvre ce qui était annoncé, soit, "une série de tableaux aux allures de vidéoclip présentés en duo de danse où divers styles se laissent inspirer par la puissance poétique du rap francophone et l’énergie éblouissante de l’Afrobeat."

Tout au long, j'en apprécie particulièrement le côté mystérieux, mystique même. Avec parfois les corps qui se rencontrent poétiquement pour ensuite se séparer. Je découvre aussi dans leur parcours vibratoire, le comportement du "corps noir" (cette matière chimique fort mystérieuse) qui absorbe les ondes musicales pour les transformer et les réémettre en mouvements dans le spectre visuel en pulsion, impulsion et pulsation.

Il s'en suit une période d'échanges avec les artisans de cette proposition qui me permet d'en apprendre sur la démarche et de la contribution de chacun.e. Des moments pour moi, fort instructifs. Et puis arrive le moment d'affronter notre hiver glacial et de retourner à la maison avec en tête les images de ce que je venais de découvrir.

samedi 24 janvier 2026

Sur mes pas à un programme tout à fait "Tangente" avec une soirée triple éclatée et éclatante !

Pour cette première de trois sorties de ma semaine, mes pas m'amènent jusqu'au Wilder, à la porte de l'Espace Orange pour découvrir trois propositions fort différentes. Chacune d'elles d'une durée de vingt-cinq minutes, ont de quoi en donner juste assez au spectateurice.s pour en apprécier l'univers présenté, mais moi, j'en aurais pris plus ! Mais bon, ne boudons pas notre plaisir !

Une fois rendu à "mon" siège en première rangée, j'ai le temps de découvrir devant moi un espace scénique fort élaboré, en installations, avec deux personnes déjà en place. l'un des deux, Deniz Lim-Sersan joue au clavier tandis que l'autre, David Lafleur tisse ce qui de ma perspective est un "filet". Le moment venu, les portes de la salle se ferment et débute plus formellement "Entrelacés" de (IN)SIGHT avec l'arrivée sur son plancher, de David Lafleur pour une première partie de claquette, oups plutôt de tap dance ! Ainsi donc, portée par la musique de son complice, il fait résonner la place de ses pas avec une virtuosité fort remarquable, tout en étant fort souriant.  ! Voilà une dimension qui m'a particulièrement plu tout au long, soit son sourire complice et communicatif (voir la photo de ce texte pour mieux comprendre). De ce premier plancher, il se rendra éventuellement à un deuxième surélevé, celui-là, amenant une dimension sonore complètement différente de ce qui a précédé, avec des souliers différents, ainsi que la sonorité qui en est émise. Il y aura les moments durant lesquels seulement les pieds seront éclairés. Le tout se terminera tout doucement !

                                                Crédit: Denis Martin fournie par Tangente

Après un entracte, nous reviendrons dans la salle aux allures fort différentes pour découvrir "F.R.3.3" de J.Style (Mukoma-K. Nshinga) accompagné, d'abord dans l'ombre par Robert Soare. Dans ce qui suivra, je serai désorienté par le propos chorégraphique, mais je tente de garder le cap. Néanmoins, je reste attentif par ses mouvements, ses expressions faciales fort variables. Le message principal qu'il veut nous transmettre, "F.R.3.3. est un rappel que, en fin de compte, personne ne se soucie vraiment de nous et nous ne sommes qu’humains.". Même si je ne suis pas d'accord, le propos mérite néanmoins que l'on s'y attarde. Durant la représentation, a été projeté sur le mur arrière de la scène des textes flous et "volatils", il en reste grâce à mon voisin de siège, j'en retiens "healing" et "inquire" ! 

                                            Crédit Sandra Lynn Bélanger fournie par Tangente

Après un deuxième et plus court entracte, la soirée se termine avec "Les pas, la nuit" d'Anna Duverne, accompagnée sur scène par Marianne Lataillade aux mouvements et au saxophone qui ajoute une dimension musicale fort riche. À cette proposition, nous étions préparés par un texte, disponible dans le hall dont le titre est "Quand elle tombe avec la nuit". Ce texte résonne en moi, père de deux filles. Texte qui débute avec les mots "J'aimerais me balader la nuit, toute la nuit/ Sans avoir peur, sans sentir la fuite." Et qui se termine avec "Tu sors dehors ? Fais attention, ma chérie." 

                                              Crédit: Denis Martin fournie par Tangente

En résonnance avec ce reste de ce texte, de cette proposition dans ce décor intime, je suis très attentif à leurs déplacements et aussi à un face à face fort beau. Trouver sa place, voilà ce que j'y vois avec une finale sur la très touchante chanson de Véronique Sanson, "Une nuit sur son épaule". Ce qui amène une fort belle touche au propos que je viens de découvrir. Une oeuvre poétique d'Anna Duverne qui utilise encore une fois la musique pour illuminer fort bien son propos !

Et une fois les applaudissements faits, mes pas me dirigent vers la maison avec le sentiment d'avoir fait trois belles rencontres fort différentes, mais toutes aussi intéressantes qui ont laissé une trace en moi !

mardi 20 janvier 2026

Sur mes autres pas dans l'univers musical de Jay Cutler pour découvrir sa plus récente création !

 À intervalle régulier, Jay Cutler nous propose une nouvelle création. Pour ma part, depuis mes "premiers pas" dans son univers musical,  de fois en fois, j'apprécie particulièrement la couleur "mystérieuse" et "deep" de ses propositions. Et depuis quelques jours, il nous en propose une nouvelle, "Spice Fire Let's Drive, a song for David Francis".

Encore une fois de sa voix profonde, il nous fait plonger dans ces moments personnels que l'on peut ressentir lorsque l'absence se fait fort présente !

Cette chanson que l'on peut écouter en boucle est le résultat du travail de Jay (voie et basse) et Kim Ho (guitare et piano). Pour les intéressé.es, voici le lien.

https://www.youtube.com/watch?v=JsLFVH26Rpk

lundi 19 janvier 2026

Sur mes pas à une proposition pour les plus jeunes et aussi les plus vieux, "comme moi" proposée par Corpuscule Danse !

 Lorsque en début d'année, je me suis mis à proposer des rencontres culturelles dans les Maisons de la Culture de Montréal, la première était "Quand tu me regardes" de la gang de Corpuscule Danse. Voilà donc pourquoi, l'agenda me le permettant, les babines ont suivi les bottines et je me suis rendu au Théâtre Mirella et Lino Saputo, dans l'arrondissement St-Léonard pour assister à leur première présentation de cette saison.

Pause

Pour une raison plus ou moins floue et plus ou moins hors de mon contrôle, mon billet a été difficile à obtenir. Mais, avec de l'aide, je l'avais en main pour pouvoir entrer dans cette grande salle de six cent places !

Fin de la pause

Arrivé tôt, comme d'habitude direz vous (!), je trouve mon siège en première rangée avec tout mon temps pour apercevoir en haut dans le derrière de la scène des roues de chaises roulantes suspendues. Le moment venu, les paroles d'accueil faites, débute la présentation avec les trois chaises roulantes, déjà présentes, avec une qui se déplace toute seule. Un peu de magie pour débuter, pourquoi pas ! Bon OK, pas de la magie, mais des fils bien manipulés.

                                                      Tirée du site de Corpuscule Danse

Il s'en suit une suite de courts tableaux, interprétés par Maxime D. Pomerleau, Nicole Jacobs et Olivier Rousseau. Il y aura entre autres le "combat des chaises" entre Maxime et Nicole. Un combat pas du tout belliqueux qui demande aux deux de réaliser des mouvements attendus avec un fauteuil roulant. Après les différents rounds qui demandaient beaucoup d'habileté, une gagnante est déclarée et en cette journée, ça sera Nicole.

Il y aura aussi une démonstration de démontage de fauteuil par Olivier qui le transforme en un personnage qui danse, fascinant ! Tout au long, plein d'autres beaux moments, remplis de magie, d'habileté et aussi de solidarité. Le tout se termine avec les trois dans un cadre.

 Ayant de part et d'autre de moi, de jeunes enfants, j'ai pu constater que pour ces jeunes, la magie a fonctionné ! Et dans l'échange avec les interprètes, le chorégraphe Guillaume Chouinard et Georges-Nicolas Tremblay assistant chorégraphe, que les adultes aussi avaient beaucoup apprécié !

Mes pas me ramènent fort heureux à la maison et prêt pour faire d'autres belles rencontres avec cette gang. Et vous aussi devriez l'envisager avec la prochaine représentation, le jeudi 19 février à 19h30 à la Maison de la culture Ahuntsic. Vous aurez les réponses à cette question, prémisse de la présentation, "Quand tu vois un fauteuil roulant, à quoi penses-tu?

samedi 17 janvier 2026

Sur mes pas à la soirée "Hommage Fromage" fort surprenante de la gang du Radeau !

 Ainsi donc, en ce vendredi soir pas trop beau, côté température, mes pas me portent jusqu'à La Cité des Hospitalières en transition, pour assister à la première soirée bénéfice de l'organisme Le Radeau  (co-dirigé par Dorian Nuskind-Oder, Nate Yaffe et Ariane Boulet).

                                            Affiche de la soirée tirée du site FB de l'évènement

Le programme de la soirée était fort prometteur et il a rempli ses promesses. Nous aurons droit à des "reprises" personnalisées de différentes oeuvres présentées en 2025. Mais commençons par le début soit de mon arrivée dans cette grande salle au fond du corridor dans laquelle déjà plein de monde était présent. Plein de monde du milieu de la danse que je me fais un plaisir de saluer et de brièvement échanger. 

Le moment venu, Nate Yaffe, notre guide de la soirée nous adresse les paroles d'accueil avec une touche personnelle ! Il nous ramène au début de l'année 2025 et de mois en mois, il fait des arrêts pour présenter les "reprises" qui nous serons présentées.

Le tout débute en force avec Jacqueline Van De Geer qui reprend à sa façon "TANZ" de Florentina Holtzinger. Avant que cela commence, je suis fort curieux de sa perspective, parce que l'oeuvre originale, je l'avais vu à l'Usine C. Elle arrive devant nous avec son tutu de ballerine pour éventuellement se métamorphoser ensuite en chaperon rouge jusqu'à son apparence finale. Tout au long, elle incarne une perspective tout à fait en phase avec la proposition originale. Bravo !!!

Il s'en suit la proposition de Vincent Lacasse (encore élève à l'EDCM, mais avec une assurance de vieux routier!) pour revisiter "Ode" de Catherine Gaudet. Après une présentation de sa part incluant une petite demande, il entreprend sa prestation fort proche de l'esprit de l'oeuvre originale. Et puis, comme il le demandait, plusieurs iront lui écrire un mot pour influencer son propos chorégraphique. Et si moi, j'avais osé, mon mot sur un papier blanc aurait été "éclair". Mais bon, il est resté avec moi !

Après une courte pause, la soirée se poursuit avec Emmanuel Jouthe qui revisite "Un-nevering" de Thea Patterson. Devant moi, je découvre "l'absence de la présence et la présence de l'absence". Avec un narratif énoncé en phase avec les mouvements qu'il nous propose, je suis captivé tout au long ! Un bel exemple d'hommage à une proposition toute intime !

Le tout se termine avec la "revisite" de "The lightest dark is darker than the darkest light" par la créatrice de l'oeuvre, elle même, Nien Tzu Weng ! Le tout débute après qu'elle ait dispersé dans l'espace scénique des éventails et se terminera avec plein de monde qui en prenne un pour former une collectivité qui évolue dans le lieu. Une proposition qui nous fera passer du "robot" à l'individu pour finalement aller au groupe. Impossible de ne pas apprécier le symbolisme de cette proposition qui conclue la soirée. 

Conclusion, oui, oui sans que la performance de Emmalie Ruest et Caro Morcos, revisitant "MIKE" de Dana Michel ne soit présentée ???? Mais oui, me dit-on, mais de façon fort discrète, presque anonyme !!! Quand même ironique que la seule proposition originale de la soirée que je n'ai pas vue soit aussi celle que je n'ai pas vu !!!! Mais bon, lorsque mes pas, dans cette ville au sol enneigé, me ramènent à la maison, je me dis quelle belle soirée et qu'aussi le souhait exprimé tout haut par Nate Yaffe se réalise, soit de présenter d'autres soirées de ce type !

vendredi 16 janvier 2026

Mon retour sur une soirée riche en mots et éclatée en perspectives avec le Collectif Y'a le feu au lac" !

 Cette rencontre avait été prévue pour la mi décembre l'an dernier, mais la grippe avait frappé. Par conséquent, c'est, un mois plus tard, en ce jeudi soir de mi janvier qu'elle a eu lieu. Voilà donc pourquoi mes pas en bonne compagnie ont vaincu les pièges des trottoirs glacés pour se rendre jusqu'à une porte boulevard St-Laurent. Celle de "Aux angles ronds" pour assister à la lecture des textes du collectif "Y'a le feu au lac". Pour cette soirée, leur sixième et quatrième pour moi, le collectif était composé par Célia Laguitton, Sandrine Rastello, Yvon Aucoin et Louis-Dominique Lavigne.

                                            Affiche de la soirée tirée du site FB de l'évènement

Comme pour les rencontres précédentes dans ce lieu, c'est dans une salle au fond que nous sommes dirigés. Arrivés tôt, nous trouvons notre place tout juste en retrait de la petite scène sur laquelle, on retrouve des lutrins. Ces objets, je le sais, seront le cristallite des différents textes qui nous seront présentés.

Pause

Ces textes qui ont été composés à une ou plusieurs personnes, l'ont été lors d'ateliers d'écriture qui si mes renseignements sont bons se sont étalés sur les jours d'une retraite. 

Fin de la pause

Le moment venu, la salle est bien pleine, avec une gestion serrée des chaises. Et puis arrivent nos quatre hôtes-hôtesses qui prennent place derrière leur lutrin. 

Et puis après une introduction "haute en couleurs", par les quatre, riche en bonsoir et en "pouet, pouet" débute une première série de textes composés à un ou plusieurs paires de mains pour faire en sorte que les pages blanches se métamorphosent en textes, elles aussi hautes en couleur.

Je ne pourrai pas rendre justice à chacun des textes, ni non plus à la qualité de leur présentation, mais je me permets de revenir sur certains. Parce que durant les presque deux heures qu'a duré cette rencontre, bon nombre textes nous ont présentés. Ainsi donc de "Voyage Voyage" de Célia Laguitton, qui nous présente deux gars "chaudasses" dans un bar dont l'un découvre son ex pas trop loin. Sa réaction, partir loin et y inviter son ami. Le tout s'avère fort riche en détours pour au final, se terminer dans une autre tournée dans le même bar!

La prochaine, "Une plante en plein ciel" d'Yvon Aucoin est un bel exemple de texte "éclaté", représentatif de l'imagination fort fertile de ce groupe. Une plante qui part à l'aventure, qui a soif et qui rencontre différents personnages, dont le vent et un nuage ! Un vol plané qui décoiffe dans l'imagination de cet auteur !

Toujours durant la première partie, "Chaman" de Célia Lagitton nous propose un "face à face" entre une fille qui veut devenir chamane en Mongolie, tandis que son père la pontifie avec du "Heidegger". Pour les quelques un.es qui ne connaîtraient l'un ou/et l'autre, faites vos recherches. De toute façon, le plaisir de découvrir leur confrontation orale est fort belle.

Et puis arrive l'entracte, question de revenir sur terre quelques moments après ces différentes envolées littéraires tout horizon ! 

Dans la deuxième partie, des textes plus longs, avec des univers plus formels, quoique ! Il y a cette rencontre entre deux couples qui nous le découvrons peu à peu sont des échangistes, mais qui ne partent pas du même point de départ. Il y a en effet le couple expérimenté et celui novice à la chose. Fascinant de suivre cette valse hésitation des uns et affirmée des autres. 

Il y a aussi un des textes qui est présenté avec une touche de mise en scène avec des "portes tournantes" avec les quatre qui de face à dos et de dos à face, évoluent avec une touche de "pas encore nous" !

Impossible de résister aux textes qui, contrainte oblige, incluent "la banane". Il y a l'histoire de cette quinquagénaire qui part en autobus à la rencontre de son prince charmant (qu'elle n'a jamais rencontré) à Rivière-du-Loup. Fascinant ce qu'espoir et amour peuvent produire entre les mains d'une personne imaginative. 

La prochaine, haute en moments absurdes, nous entraînent à la suite d'un quatuor, le clan des "é" (Éric, Enrike, Enrico et Émilio) dans le vol d'un musée. Bon OK, si comme moi, le prénom Émilio vous semble un peu champs gauche, sachez que lui aussi, ne comprend pas ! Ce qui amène des dialogues qui pimentent cette opération de haute voltige avec au menu évidemment, une banane ! Pour la fin, désolé, je la garde pour moi !

Le dernier texte, "Il était temps" (ce titre ne concorde pas avec le moment, parce que nous en aurions découvert d'autres textes après !). Ce que je retiens du soliloque de cette femme et des "euh" presque seulement de lui, sont l'humour du texte et l'intensité de la performance de Célia ! Quelle belle façon de conclure cette soirée. 

Mais non, ce n'était pas tout à fait fini puisque que, comme d'habitude, nous avons avons droit collectivement à un questionnaire portant sur les différents textes. Et, toutes les questions trouveront leurs réponses parmi les spectateurs, très souvent avec des réponses collectives et une fois, par une seule personne. 

Le tout terminé pour vrai, nos pas reprennent le chemin jusqu'à la maison, encore une fois fort satisfait.es de cette rencontre littéraire en deux temps. La première partie plus "éclatée", une première pour ce collectif, selon moi et une deuxième plus classique. Et chemin faisant, nous nous promettons de retourner à leur septième "Y'a le feu au lac". Mettez le bois sur le feu, gang !

mercredi 14 janvier 2026

Sur mes pas à ma première rencontre chorégraphique sur scène, "Sol invictus" de Hervé Koubi présentée par Danse Danse !

 En ce mardi soir, mes pas se dirigent jusqu'à la Place des Arts pour ma première sortie "danse" sur scène de l'année. Et sans vouloir rien divulgacher, j'en suis revenu ébloui ! Mais, commençons par le début, soit mon arrivée dans le hall d'entrée fort achalandé du Théâtre Maisonneuve. Comme quoi, pas juste moi qui avait hâte ! Et tout au long de mes pas qui se dirigeaient à "mon" siège en première rangée, je fais de belles rencontres avec des habitué.es, mais aussi avec un ancien collègue de travail fort enthousiaste à découvrir cette proposition qu'il attendait depuis longtemps.

Le moment venu, arrive devant nous Pierre Des Marais qui nous souhaite, entre autres, une bonne nouvelle année pour ensuite, laisser la parole au créateur de "Sol invictus", Hervé Koubi. En peu de mots, il établit un premier contact fort sympathique, nous donnant aussi deux traductions possibles de ce titre, soit "Soleil invaincu" ou "Soleil invincible"  et que se veut pour lui, une déclaration d'amour à la danse! 

Il nous indique aussi que sa proposition réunit des interprètes de différentes origines, soient Francesca Bazzucchi, Badr Benr Guibi, Joy Isabella Brown, Denis Chernykh, Samuel Da Silveira Lima, Youssef El Kanfoudi, Abdelghani Ferradji, Elder Matheus Freitas Fernandes Oliveira, Oualid Guennoun, Hsuan-Hung Hsu, Pavel Krupa, Islam Kunakkulov, Ismail Oubbajaddi, Ediomar Pinheiro De Queiroz, Ayoub Rouifi, Matteo Ruiz, Allan Sobral Dos Santos et Karn Steiner.  

Et puis le rideau se lève et nous arrivent graduellement les interprètes dont un, est unijambiste.

Pause

Phénomène "magique", cet interprète dès que tout commence, je ne remarque plus son handicap et ce n'est qu'aux salutations de la fin que je le remarquerai de nouveau. Tout au long, nada, aucun souvenir. Et après avoir échangé avec mon voisin de siège, il me fait la même remarque. Wow !!!!

Fin de la pause

Pendant les soixante-quinze minutes qui suivent, je découvre une suite de tableaux qui se révèlent "hauts en couleurs" dans une pure abstraction et qui amalgament danse et acrobatie. Question acrobatie, il y a entre autres celui qui fera régulièrement de longs moments de rotation sur sa tête ou l'autre sur une de ses mains !

                                            Crédit Mélanie Lhôte tirée du site de Danse Danse

Tout au long, je découvre des performances chargés de différents symboles et je dois rester très attentif, parce que l'action se déclenche de "partout" et éclate tels des feux d'artifices. Et puis pour conclure, il y a un moment sombre et mystérieux pour annoncer la finale festive "haute en couleurs" !

Il s'en suit des applaudissements forts bien mérités auxquels les interprètes avec de larges sourires.

Pour mieux décrire ce que j'ai découvert en cette soirée, je vous partage un extrait de la critique du NY Times, tiré du site de Danse Danse, "Ils volent. Ils tournent. Ils transforment votre façon de voir l’incroyable." Et c'est tout à fait vrai !

C'était ma deuxième rencontre avec une oeuvre de ce chorégraphe, la première, "Ce que le jour doit à la nuit" devant mon écran en décembre 2020, because la pandémie. J'ai déjà hâte à la prochaine fois !