mardi 10 février 2026

Sur mes pas au "LABdiff 8" chez Tangente !

 Ainsi donc après mes rencontres chez DAM, mes pas m'amènent jusqu'à la porte du Wilder, d'abord et celle de l'Espace Vert ensuite pour enfin trouver ma place dans le lieu. Il faut savoir que pour les LABdiff, les portes de la salle s'ouvrent une trentaine de minutes à l'avance. Parfait pour moi donc, pour pouvoir jauger le lieu et trouver "ma" place. Parce que des places pour s'assoir, il y en a sur les quatre côtés de l'espace. Et c'est mission accomplie et pas seulement pour la première proposition de la soirée ! Donc, au programme, en première partie, le travail de Marie Lévêque avec dans l'espace scénique, Salomé Janan, Molly Siboulet-Ryan, Léo Gauthier et Lila Geneix. En deuxième partie, le travail de LABORARE (Marine Theunissen et Raphaël Dely) avec Marine Theunissen et Alanna Kraaijeveld à l'interprétation.

J'étais bien curieux de découvrir l'évolution de la proposition de Marie Lévêque dont j'avais vu une première mouture chez Parbleux, il y a un peu plus de deux ans, dont le titre était "isocelles". Intéressé.e ?, voici le lien:

https://surlespasduspectateur.blogspot.com/2023/12/sur-mes-pas-une-edition-de-0pen-studio.html

Mais là, nous sommes en 2026 et du travail a été fait et à moi et plusieurs autres spectateurice.s sont là pour le découvrir. À noter, que la soirée sera accessible aussi à un plus large public, parce que traduite en langue des signes québécoise ! Btavo !!!!

Le moment venu, Laurane Van Branteghem et Marco Pronovost, commissaires chez Tangente, nous accueillent d'abord, nous énoncent un texte ensuite pour enfin nous présenter le déroulement de la soirée. Nous pourrons aussi, remettre le feuillet remis à l'entrée de la salle pour écrire dans "l'espace de rétroaction". Pour la première proposition, une question "À travers le bercement des corps et de l'espace, quelles transformations intérieures avez-vous vécues ?"

Et puis débute la première proposition au programme. Débuter n'est pas tout à fait exact, parce que durant les moments qui ont précédé les paroles d'ouverture, les interprètes (Salomé Janan, Molly Siboulet-Ryan, Léo Gauthier et Lila Geneix) évoluaient déjà dans l'installation tout parsemé de gros blocs en styromousse !

                                              Crédit: Denis Martin fournie par Tangente

Et dans ce que je découvre, il y a une suite de tableaux qui nous laissent une grande place à notre interprétation. Pour ma part, j'y vois, entre autres, le moment où dans lequel, je vois le poids de nos pensées, incarnés par ces blocs. Un moment fort pour moi, celui durant lequel, les blocs tout de bleu illuminés (éclairages de Joy Boissere) produisent des moments magiques. Il en reste que de ce que je découvre fait émerger les différentes déclinaisons des souvenirs. Et au final, je retiens que comme moi, les interprètes doivent décider ce que l'on garde et aussi ce que l'on laisse derrière soi !

Il s'en suit une période de partages fort diversifiés durant laquelle il est toujours intéressant de découvrir la perspective des autres qui fait aussi évoluer la mienne.

Après une pause et un réarrangement des lieux, les commissaires nous invitent à nous déplacer durant la prestation, question d'apprécier différentes perspectives dans l'espace scénique remanié dans lequel une toile est installée et sur laquelle sera projetée des rayons lumineux. Et pas de surprise pour vous (!), moi je resterai à ma place, comme sur mon "rocher" compte tenu de la thématique sur les changements climatiques qui nous sera présentée par Marine Theunissen et Alanna Kraaijeveld.

Pause

Je dois avouer que j'étais fort heureux de revoir performer Alanna Kraaijeveld que j'apprécie à chaque fois et que je n'avais pas vu depuis un bon bout de temps !

Fin de la pause

                                           Crédit: Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Dans ce qui suit, de ma perspective de côté, je peux voir aussi bien les corps évoluant au son des vagues sonores et qui sont portés par les rayons lumineux projetés sur ce montage de plastique, tel un rocher. Durant ces moments, j'y découvre aussi des comportements face à l'adversité avec un vent contraire. Le tout se termine par une plongée dans l'eau avec pour moi, une question émerge, "va-t-on s'échouer ?" 

Je retiens de ces moments "tout poétiques", une allégorie des temps modernes face à l'adversité que propose les changements climatiques.

Après la période de partage durant laquelle j'ai amené ma petite touche, mes pas reprennent le chemin de la maison avec, en moi, plein de symboles fort pertinents et très d'actualité. 


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