Lorsque mes pas, en ce lundi soir, m'amenaient des locaux de DAM où j'avais participé à leur "5 à 7", jusqu'au Wilder pour assister au "LABdiff9", je ne savais pas encore que le mot "rencontre" allait être le trait commun de ces deux évènements. À cet autre "5 à 7", j'avais encore fait des rencontres qui ont été forts riches et prometteuses, dont une qui se concrétisera par une proposition au Festival Fringe dans les prochaines semaines.
Mais revenons au propos premier de ce texte et à mon arrivée devant la porte de l'Espace Vert du Wilder pour découvrir les deux oeuvres au programme de ce "LABdiff 9". Déjà pas mal de monde en attente pour entrer, mais, une fois la porte ouverte, je pourrai trouver ma place sur un des coussins juste devant l'espace scénique avec à mes "pieds" une rangée de petits cierges. Le moment venu, les deux "guides" de la soirée, Laurence et Marco viennent devant pour nous accueillir, nous indiquer que les deux propositions de la soirée ont bénéficié d'une résidence de trois semaines. Ils nous liront aussi un texte fort beau et riche mais qui je le regrette s'est évaporé de ma mémoire !
Et puis débute, la première proposition de la soirée, celle d'Amrita Choudhury accompagnée dans l'espace scénique par Charo Foo Tai Wei et Emmanuelle Martin. C'était ma première "rencontre" avec celle qui a remporté le prix ENVOL lors de la cérémonie des Prix de la Danse 2024. Comme l'annonçait la description de la proposition, j'ai découvert "L’histoire vraie du parcours d’une femme, de la mort à la renaissance, de la transformation à l’illumination, interprétée à travers les langages vocaux rythmiques du Konnakol et des bols." Cette rencontre s'est faite en paroles et en mouvements, d'abord par Amrita Choudhury, avec les deux autres interprètes en arrière plan.
Crédit: Félix Bonnevie fournie par TangenteSi au départ les deux autres se font discrètes, le moment venu, elles apporteront une ampleur fort riche durant lequel leur jeu de bras est magnifique. Le parcours terminé, je peux dire que ce fût une fort belle rencontre aux couleurs d'une célébration durant laquelle les mouvements ont rehaussé la richesse du propos. Voilà une proposition de trente minutes qui pourra se développer pour s'épanouir complètement. Il s'en suit l'échange habituel d'un LABdiff" pour recueillir nos réponses aux questions sur différents aspects perceptifs!
Après une courte pause et un redéploiement de l'espace, débute la proposition de Mary-Lee Brunet accompagnée dans l'espace scénique par Romy «Roamz» Denoncourt et Meihan Carrier-Brisson. En entrée de jeu, le thème de la proposition nous est énoncée, soit l'adoption internationale. Thème cher à la chorégraphe, me semble-t-il, puisque la fois précédente, je l'avais vu performer dans "Danser l'entre-deux" de Meihan Carrier-Brisson et Claudia Chan Tak. C'était, il y a environ deux ans à la Faculté de l'aménagement de l'Université de Montréal sur le thème de la quête identitaire. Manifestement une thématique qui lui est cher et qui cette fois, se fera avec l'appui de projections vidéo. Une proposition en trois temps qui dès les premiers moments montrent le besoin de trouver ses repères. Une fois la mise en place du propos chorégraphique, le deuxième tableau est fort riche en mouvements pour faire place dans le troisième par ces images qui nous amènent dans la jeunesse de Mary-Lee Brunet.
Crédit Pierre Tran fournie par TangenteToujours touchant et donc touché, par ces moments qui nous plongent dans son passé avec ces moments d'intimité colorés d'affirmation.
Le tout terminé et les applaudissements faits, la partie échange avec le public et nos deux "guides" se fait. Et comme le disait une autre spectatrice, je serais tenté d'amalgamer la partie danse et la partie projections vidéo pour que soit rehausser mutuellement les deux façons de nous rejoindre. Et moi, de toute façon, je serai là pour la prochaine mouture de cette proposition.
Mes pas me ramènent fort heureux de ces propositions qui comme je le disais durant cette soirée, me fait aller à la rencontre des autres, ici dans ma ville !


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