vendredi 17 avril 2026

Sur mes pas à la rencontre des personnes finissantes du Département de danse de l'UQAM !

 À chacun ses plaisirs, mais moi ancien prof, un de mes plus grands est de découvrir le résultat d'un parcours éducatif. Voilà donc pourquoi, en ce jeudi soir, mes pas se sont dirigés jusqu'au 840 Cherrier pour découvrir la soirée "In the flesh" de et par les personnes finissantes du département de danse de l'UQAM. Cette gang, j'ai eu l'occasion de les voir performer lors de la soirée de fin de deuxième année et aussi pour quelqu'un.es, lors d'une des éditions de Passerelle 840.

                              Affiche de la soirée tirée du site du département de danse de l'UQAM

Au programme, trois propositions d'une vingtaine de minutes chacune. Une fois les portes ouvertes, je me dirige dans le lieu pour prendre place sur "mon" siège en première rangée. Le temps que la salle se remplisse, j'ai le temps de découvrir dans l'espace scénique quatre "corps" immobiles, étendus par terre. La trame sonore a une coloration mystérieuse. Voilà ce qui met la table à "Vie et mort des homo-algus", la proposition de Will Fayolle interprétée par Fannie Lahaye, Lula Mengual, Adélie Poulin-Coulombe et Alexandre Rival. L'espace est délimités par une corde circulaire. Et puis arrive le moment durant lequel je découvre l'éveil de ces corps qui se traduit par de légers mouvements de leurs pieds. Impossible de ne pas être captivé par leur lente évolution, comme une lente émergence du fond de soi. Et une fois en plein éveil, je découvre que leur visage est masqué par une cagoule de tissus. Étanches, je me demande ??? La réponse à cette question, je l'aurai à la sortie de la salle en fin de soirée, mais je la garde pour moi !!!! Il en reste que l'évolution de ces homo-algus, semble évoluer entre la joie et le doute, jusqu'à leur déclin funeste !

Après une courte pause, débute "Impossibilité collective" de Florence Létourneau avec Julia Fafard, Leila Hébert, Jade Leblanc et Valérie Thouin, avec l'arrivée avec un son strident d'une première interprète, tout doucement. Il s'en suivra de l'arrivée à tour de rôle des trois autres. Il s'en suit des moments chorégraphiques "tout en action". Ce que je découvre devant moi est la détermination de ces quatre personnes face à leur destin, qui avancent, qui rient et qui crient avec de beaux moments durant lesquels leurs corps ondulent. Comment réagir au bout de ce chemin de l'affirmation, sinon par ces corps qui s'éclatent. Suite à ces moments, je partage l'intention de la chorégraphe qui indiquait dans le programme, "L’impossibilité collective relève de la fureur intime et nécessaire. Celle qui s’agrippe dans l’ombre et qui règne par sa frénésie dans une résistance dissociée."

Et pour terminer cette soirée, il y aura "Méfie-toi de l'eau qui dort" de Anielka Oliva-Ruiz , avec Antea Chintoh, Mary-Celeste Flores Zapata, Christèle Pegeurro et Gabrielle Rodriguez Rosal. Au son des vagues, émergent de l'obscurité les quatre corps tout de noir vêtus. Rapidement, je ressens une attitude déterminée avec des gestes tout en affirmation pour faire face. Je ressens vite et fort bien ces parcours de vie avec ces moments ondulatoires. L'intention de la chorégraphe qui est de rendre," un hommage à celles•eux qui nous ont précédé, à celles•eux qui nous entourent aujourd’hui, et pour celles•eux qui nous suivront.", je l'ai ressenti. Le mot qui m'est venu après ces parcours est "solidarité" ! 

Le tout terminé, c'est avec les paroles des trois chorégraphes que la soirée se conclue et que moi, je me rend à leur kiosque "solidaire" et y revenir avec un biscuit fort succulent, en échange d'un don pour une cause fort belle et nécessaire, celle des femmes en difficulté. C'est fort heureux de ces trois rencontres chorégraphiques que mes pas me ramènent à la maison tout en me disant que ces jeunes ont un propos pertinents et leurs propositions sont fort éloquentes. Et en remerciant aussi tous ceux et celles qui les ont guidé et accompagné tout au long de leurs parcours scolaires. 

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