mercredi 18 février 2026

Sur mes pas à Danse Danse pour découvrir "La revue finale", la plus récente proposition des Ballets Jazz Montréal !

 Lorsque mes pas m'ont amené jusqu'aux portes du Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts pour découvrir la plus récente proposition des Ballets Jazz Montréal, présentée par Danse Danse, j'avais encore en tête ma rencontre précédente, riche en intimité et en histoires personnelles, avec cette compagnie à l'Hôtel Le Germain de Montréal lors de mon parcours dans le "NIEBO HOTEL". C'était, il y a à peine un an ! Cette fois, c'est de "mon" siège en première rangée que je découvrirai leur plus récente création, "La revue finale" de Jo Strømgren.

Juste avant la présentation, dans le hall, un échange devant public entre Alexandra Damiani, directrice artistique et générale des Ballets Jazz Montréal et Sheila Skaiem de Danse Danse. Échange fort intéressant et sympathique qui nous apprend différents aspects sur la création de la proposition de la soirée qui a été créée à Montréal en cinq semaines. Voilà une heureuse initiative pour le spectateur qui aime arriver tôt comme moi !

                                          Crédit Sasha Onyshchenko tirée du site de Danse Danse.

Le moment venu, j'entre dans la salle et je prends place dans mon siège devant l'espace scénique. Devant moi, côté cour, un gramophone en mode "musique". Et puis le moment venu arrive un interprète avec un appareil photo qu'il installe pour se prendre en photo tout en mettant le gramophone en mode "muet" ! Et puis arrive les autres dans ce qui suivra, à mes yeux, dans un mode chaotique. Je découvrirai des bribes disparates d'une histoire entrecoupée de moments de danse. Cette histoire, je la ressens, mais son sens m'échappe. Si au début, je fais de gros efforts pour tisser des liens entre les différents tableaux, assez rapidement, j'abandonne ou plutôt, je m'abandonne à découvrir les parties chorégraphiques qui, eux, me plaisent bien. Il y aura aussi les moments durant lesquels une des interprètes se met à chanter, fort bien, par ailleurs. 

Ainsi donc avec du recul, durant ces moments où s'entrecroisent la vie et la mort (matérialisé par un cercueil), j'y ai vu ce qui était annoncé, soit, "une dramaturgie inspirée du cinéma, l’œuvre, traversée de touches d’humour et d’une grande verve chorégraphique, nous plonge dans une réflexion dynamique sur la mémoire, les secrets enfouis et les paradoxes de la condition humaine." Sans oublier une trame musicale qui nous entraînait de Charles Aznavour à la Bottine Souriante, en passant par Mette Henriette (interprète et compositrice norvégienne). 

Chapeau aux différent.es interprètes, (Zoey Anderson, Troy Atamanuk, Gustavo Barros, Millie Brinck-Dubuc, Yosmell Calderon Mejias, Marcel Cavaliere, Kyle Davis, Shanna Irwin Calderon, Miu Kato, DaMond LeMonte Garner, Zack Preece, Madeleine Salhany, Silje Vereide), pour avoir su garder le cap, fort bellement, tout au long de cette aventure humaine.

dimanche 15 février 2026

Sur mes pas à la lumineuse "Camera obscura" au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui !

 Si mes pas m'ont apporté, en bonne compagnie jusqu'au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui, c'est en raison d'une chaude recommandation ! Et en ce samedi 14 février, nous serons très nombreux à assister à la dernière représentation de "Camera obscura" de et avec Rachel Graton. Ainsi donc, elle se donne le défi de nous entraîner avec elle, en solo, dans une expédition dans son univers familial (elle, sa mère et sa grand-mère). 

Et je serai en première rangée pour découvrir cette expédition qui débute dès que les projecteurs s'allument sur la scène. Et dans ce qui suivra, mon carnet, fidèle compagnon de sortie, restera tout blanc et rouge de jalousie, parce que les traces de cette épopée ne seront que dans ma tête. Et bien ancrée aussi !

Ainsi donc, une fois que Rachel Graton nous apparait, elle me captivera par son incarnation des différents personnages. Là, juste devant moi, elle rayonne, telle un corps noir avec ses rayons infrarouges, invisibles à l'œil, mais se propage en moi ! Si au début, je dois prendre la mesure de son histoire, oups de ses histoires, par la suite, je la suis assez bien, tout au long des changements de personnages qu'elle incarne fort habilement !

                            Crédit: Valérie Remise tirée du site du centre du théâtre d'aujourd'hui

Ainsi donc de cette jeune fille, de sa mère et de sa grand-mère, je découvre peu à peu différents recoins de leur vie pendant un des tournants de leurs existences.

Comment être sur scène seule durant près de quatre-vingt minutes et me garder captivé ? Rachel Graton nous donne une belle réponse avec cette classe de maître !

vendredi 13 février 2026

Sur mes pas au MAI pour faire une rencontre colorée d'humanité !

 Pour ma troisième soirée consécutive, mes pas m'apportent cette fois jusqu'au MAI (Montréal, Arts interculturels) pour découvrir "Xilopango" d'Irma Villafuerte accompagnée sur scène par Victoria Mata, Nickeisha Garrick, Jessica Zepeda.

                                             Crédit: Andre Lozano tirée du site du MAI 

À mon arrivée, le hall d'entrée est déjà bien pourvu de personnes. Une fois les paroles d'accueil énoncées dans le hall, les portes s'ouvrent et moi, je me dirige vers "mon" siège en première rangée. Pendant que la salle se fait bien pleine, je découvre devant moi les quatre interprètes qui évoluent lentement au son des oiseaux parmi des coquillages (il me semble !). 

Et puis, le tout débute plus officiellement avec des déplacements qui ont tout d'un rituel. Avec au départ ce corp d'où émerge des sons et qui sera suivi par les autres qui à mes oreilles se transforme en un chant. Le tout me captive et je ressens ce qu'il est possible de traverser comme épreuves pour rester vivante. Il y a ce moment fort pour moi, durant lequel, il a celle qui reste avec ses souvenirs et les autres qui vont de l'avant. De ce trouble exprimé qui est effectivement troublant, je suis troublé et touché.

Voilà une proposition qui correspond à une des phrases du descriptif, soit, "il s’agit d’une tendre exploration de la force tranquille qui persiste d’une génération à l’autre." Et le résultat de cette exploration, il s'est rendu jusqu'à moi !

Encore une fois, au MAI, j'ai pu faire la rencontre de la création d'une artiste et de ses complices qui m'ont permis d'explorer des territoires humains fort riches et très personnels m'amenant ailleurs ! 

mercredi 11 février 2026

Sur mes pas dans l'univers "coloré" de Sarah Wendt et Pascal Dufaux avec "Fragiles Apparitions – variations in 3 songs" !

 Lorsque mes pas en ce mardi soir me portaient jusqu'au La Chapelle, j'étais bien curieux de découvrir ce que Sarah Wendt et Pascal Dufaux allaient nous proposer. Ma première rencontre avec une de leur création remonte à l'année 2017 avec "Strange moods and dissonant feelings" dans le cadre du Offta ! Un peu déstabilisé, mais néanmoins captivé par ce que j'avais découvert ce jour là. Ensuite, en 2021, virtuellement (because pandémie !), j'ai exploré un autre de leurs territoires, "Quelque part dans l'inachevé". 

Cette fois, c'est là juste devant moi au La Chapelle que je découvrirai  "Fragiles Apparitions – variations in 3 songs". Le duo sera accompagné sur scène par Elinor Fueter et Rachel Harris. Le moment venu, avec un hall d'entrée "full plein", je me dirige vers "mon" siège en première rangée. Devant moi, plein de choses dont un grand, non un très grand miroir, face à nous. Une grosse sphère surplombe l'espace scénique, à droite une console avec Sarah Wendt derrière à gauche, un drôle de cubicule avec le visage d'un homme, Pascal Dufaux. Par terre, deux tissus avec différentes formes géométriques.. Le moment venu, le tout débute avec l'arrivée des deux interprètes qui se glissent chacune sous "leur" tapis. C'est comme cela que débute la première "song" ! De leurs mouvements dessous, les composantes géométriques des tissus changent de couleur selon leur orientation. Fascinant de découvrir cette illustration de polymorphisme polychromique qui évolue jusqu'à l'agglomération des deux formes en une. Avec en bonus, une perspective double avec le grand miroir derrière.

                                            Affiche de l'oeuvre tirée du site du La Chapelle

Après une transition toute légère, la deuxième "song" débute avec l'apparition sous le miroir des deux interprètes qui avec des accessoires colorés forment un tableau vivant. Tout au long, le miroir bascule vers l'avant, créant un effet de corps qui flottent. Tout cela avec la musique live de Sarah Wendt au cor et ses manipulations électroniques. 

Et puis, arrive la troisième partie qui m'a tellement captivé que je n'en garde pas de trace dans ma mémoire, ni dans mon calepin, sinon les deux "gros yeux" mis sur le mur arrière au départ et la disparition du miroir. 

Il en reste que de cette soirée, je me suis délecté tout au long de cet assemblage technologique, performatif et musical qui nous entraîne dans un autre monde. Et "mosus de mosus", cela fait du bien !

Et coïncidence, revenant à la maison, dans mon sac, compagnon de mes sorties, il y a le numéro 290 de la revue, "Spirale" et devinez ??? Oui, oui, un article de Marianne Cloutier dont le titre est "SARAH WENDT + PASCAL DUFAUX,. ÉVANESCENCES TANGIBLES" et devinez encore ! Oui, je l'ai lu et vu aussi plein de photos représentant leur univers créatif fort coloré ! Et si mon agenda le permettait, j'y retournerais dans les prochains jours !

mardi 10 février 2026

Sur mes pas au "LABdiff 8" chez Tangente !

 Ainsi donc après mes rencontres chez DAM, mes pas m'amènent jusqu'à la porte du Wilder, d'abord et celle de l'Espace Vert ensuite pour enfin trouver ma place dans le lieu. Il faut savoir que pour les LABdiff, les portes de la salle s'ouvrent une trentaine de minutes à l'avance. Parfait pour moi donc, pour pouvoir jauger le lieu et trouver "ma" place. Parce que des places pour s'assoir, il y en a sur les quatre côtés de l'espace. Et c'est mission accomplie et pas seulement pour la première proposition de la soirée ! Donc, au programme, en première partie, le travail de Marie Lévêque avec dans l'espace scénique, Salomé Janan, Molly Siboulet-Ryan, Léo Gauthier et Lila Geneix. En deuxième partie, le travail de LABORARE (Marine Theunissen et Raphaël Dely) avec Marine Theunissen et Alanna Kraaijeveld à l'interprétation.

J'étais bien curieux de découvrir l'évolution de la proposition de Marie Lévêque dont j'avais vu une première mouture chez Parbleux, il y a un peu plus de deux ans, dont le titre était "isocelles". Intéressé.e ?, voici le lien:

https://surlespasduspectateur.blogspot.com/2023/12/sur-mes-pas-une-edition-de-0pen-studio.html

Mais là, nous sommes en 2026 et du travail a été fait et à moi et plusieurs autres spectateurice.s sont là pour le découvrir. À noter, que la soirée sera accessible aussi à un plus large public, parce que traduite en langue des signes québécoise ! Btavo !!!!

Le moment venu, Laurane Van Branteghem et Marco Pronovost, commissaires chez Tangente, nous accueillent d'abord, nous énoncent un texte ensuite pour enfin nous présenter le déroulement de la soirée. Nous pourrons aussi, remettre le feuillet remis à l'entrée de la salle pour écrire dans "l'espace de rétroaction". Pour la première proposition, une question "À travers le bercement des corps et de l'espace, quelles transformations intérieures avez-vous vécues ?"

Et puis débute la première proposition au programme. Débuter n'est pas tout à fait exact, parce que durant les moments qui ont précédé les paroles d'ouverture, les interprètes (Salomé Janan, Molly Siboulet-Ryan, Léo Gauthier et Lila Geneix) évoluaient déjà dans l'installation tout parsemé de gros blocs en styromousse !

                                              Crédit: Denis Martin fournie par Tangente

Et dans ce que je découvre, il y a une suite de tableaux qui nous laissent une grande place à notre interprétation. Pour ma part, j'y vois, entre autres, le moment où dans lequel, je vois le poids de nos pensées, incarnés par ces blocs. Un moment fort pour moi, celui durant lequel, les blocs tout de bleu illuminés (éclairages de Joy Boissere) produisent des moments magiques. Il en reste que de ce que je découvre fait émerger les différentes déclinaisons des souvenirs. Et au final, je retiens que comme moi, les interprètes doivent décider ce que l'on garde et aussi ce que l'on laisse derrière soi !

Il s'en suit une période de partages fort diversifiés durant laquelle il est toujours intéressant de découvrir la perspective des autres qui fait aussi évoluer la mienne.

Après une pause et un réarrangement des lieux, les commissaires nous invitent à nous déplacer durant la prestation, question d'apprécier différentes perspectives dans l'espace scénique remanié dans lequel une toile est installée et sur laquelle sera projetée des rayons lumineux. Et pas de surprise pour vous (!), moi je resterai à ma place, comme sur mon "rocher" compte tenu de la thématique sur les changements climatiques qui nous sera présentée par Marine Theunissen et Alanna Kraaijeveld.

Pause

Je dois avouer que j'étais fort heureux de revoir performer Alanna Kraaijeveld que j'apprécie à chaque fois et que je n'avais pas vu depuis un bon bout de temps !

Fin de la pause

                                           Crédit: Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Dans ce qui suit, de ma perspective de côté, je peux voir aussi bien les corps évoluant au son des vagues sonores et qui sont portés par les rayons lumineux projetés sur ce montage de plastique, tel un rocher. Durant ces moments, j'y découvre aussi des comportements face à l'adversité avec un vent contraire. Le tout se termine par une plongée dans l'eau avec pour moi, une question émerge, "va-t-on s'échouer ?" 

Je retiens de ces moments "tout poétiques", une allégorie des temps modernes face à l'adversité que propose les changements climatiques.

Après la période de partage durant laquelle j'ai amené ma petite touche, mes pas reprennent le chemin de la maison avec, en moi, plein de symboles fort pertinents et très d'actualité. 


Sur mes pas à un "5 à 7" fort riche en rencontres, grâce à DAM (Diversité Artistique Montréal) !

 Mettons cela au clair, si cela s'avère nécessaire. Faire la rencontre de nouvelles personnes, voilà un de mes grands plaisirs de vie. Voilà donc pourquoi, j'ai accepté avec grand plaisir pour une deuxième fois (la fois précédente remonte il y a plus d'un an), l'invitation à participer à un "5 à 7" dans les locaux de de DAM.

Pause

Mais quelle est la mission de DAM ? Et bien voilà ce que l'on peut trouver sur leur site. Diversité Artistique Montréal (DAM) a pour mission de promouvoir l’inclusion et l’équité culturelle en accompagnant les artistes immigrant·e·s et racisé·e·s de toute discipline dans le développement de leur carrière et en sensibilisant et outillant l’écosystème aux enjeux de la diversité ethnoculturelle."

Fin de la pause

Arrivé dans les premiers moments de l'activité, le lieu est assez tranquille. L'accueil par Jimmy, le directeur général est fort chaleureux. Une fois les bottes et le manteau laissés à la porte, je trouve mes repères et rapidement, je fais des rencontres. De lui et d'elle, je découvre leurs territoires culturels et aussi le chemin de leurs pays respectifs pour arriver jusqu'ici, il y a de nombreuses années et ici depuis. Leurs réalisations, fort intéressantes, dont la production d'un court-métrage sur le "PEQ", le Programme de l'expérience québécoise, dont on parle abondamment actuellement. Ainsi, découvrir la conséquence de ce programme et des conséquences de son abolition par le biais de trois personnes, voilà une invitation que je voudrais bien recevoir ! 

Je suis aussi le témoin d'un échange qui permettra à une créatrice de s'y retrouver dans ce qui de ma perspective, a toutes les allures d'un dédale, soit les différents organismes subventionnaires et les démarches pour obtenir des fonds! La personne qui parle est fort claire et avisé et permet de s'y retrouver avec quelques trucs en bonus ! Impossible de ne pas constater l'importance de cette activité d'une organisation toute aussi importante. Pour moi, qui "va" à la rencontre du monde dans ma ville, impossible de ne pas être admiratif.

Il y aura plein d'autres rencontres dont ce photographe qui a plus d'une corde à son arc. En effet, il me parle de "son" festival, "Le Festival du bonheur" qui aura lieu prochainement à Montréal. En ces temps de morosité, voilà une invitation fort intéressante, je le mets sur mon radar !!!

Le temps passe d'autres rencontres se font, mais je dois partir. Et oui, ce n'est pas parce que c'est lundi soir qu'il n'y a pas de propositions à découvrir. Ma prochaine destination est le Wilder. Que mes pas se mettent en marchent tout en me trouvant chanceux d'avoir pu faire des rencontres enrichissantes. 

dimanche 8 février 2026

Sur mes pas au théâtre pour découvrir "Top Girls" à l'Espace Go !

 Si mes pas, depuis quelques temps, se dirigent moins souvent vers des propositions théâtrales, il en reste que ses pas, tout comme celui qui les fait, en bonne compagnie, sont forts curieux de découvrir la proposition qu'il découvriront. Et en ce samedi après-midi, ces pas se font jusqu'à l'Espace Go. À notre arrivée. dans le hall, déjà plein de monde ! Une fois la porte de la salle ouverte, nous nous dirigeons à nos sièges en première rangée. Je découvre devant moi, une scène surélevée avec au milieu une ouverture. Nous supputons sur son rôle et "bingo !", nous avons raison, mais pas question d'en dire plus dès maintenant.

                                        Crédit: Yanick Macdonald tirée du site de l'Espace Go

Le moment venu, les paroles d'accueil d'un des membres de l'équipe de l'Espace Go qui nous mentionne entre autres, que c'est une représentation "décontractée" avec ce que cela veut dire. Et, si je regarde un peu plus loin dans la première rangée, s'y trouve une mère avec son très jeune poupon ! Bonus de cette représentation, les différentes interprètes (Christine Beaulieu, Romy Bédard, Laura Côté-Bilodeau, Marie-France Lambert, Ève Pressault et Cynthia Wu-Maheux) viendront devant nous pour présenter les différents personnages qu'elles endosseront.

Et puis ça commence avec l'arrivée de toutes ces femmes de différentes époques qui, je dois l'avouer, me met face à mon manque de culture historique. Tout se passe vite et moi, je capte au vol, certaines références, tandis que d'autres m'échappent. 

Pause

Faudra que je prenne le temps d'approfondir mes connaissances sur plusieurs de ces femmes !

Fin de la pause

Une fois ce premier tableau fait, le propos, à mes yeux, devient plus linéaire et accessible. Je redécouvre que la place des femmes ne se fait pas sans heurts, pour elle et ses proches ! Et aussi, qu'aller de l'avant peut vouloir dire, "faire des sacrifices" ! La question qui émerge en moi, est toute simple, ce qui est naturel pour un homme l'est-il pour une femme ? La scène finale est fort éloquente sur ce point !

De ma perspective, la mise en scène d'Édith Patenaude est fort astucieuse. Les performances des différentes interprètes sont  "à la hauteur !", avec notre coup de cœur pour Romy Bédard !

Une fois les applaudissements faits, nous revoilà en chemin pour la maison forts satisfaits de cette rencontre "plurielle" !

vendredi 6 février 2026

Sur mes pas en territoires "fantastiques" au Wilder avec "Down That Trail in the Woods" de Kìzis !

 Lorsque mes pas m'ont amené jusqu'au Wilder, c'était pour découvrir la première proposition de la saison hiver de la gang de l'Agora de la Danse, co-présentée par Danse-Cité. Je dois l'avouer, habitué des oeuvres de l'Agora de la Danse, j'aurais dû me dire que le partenariat avec Danse-Cité pourrait m'amener dans des territoires "particuliers".

Pause

Je m'arrête ici pour rapidement indiquer que ces premiers mots, ne présagent pas une suite sombre ni négative. L'inverse plutôt, parce que ce qui est arrivé était plutôt lumineux et porteur d'espoir et j'ai bien aimé.

Fin de la pause

Avant de m'y rendre, de Kìzis, je ne connaissais rien, malgré un parcours créatif qui débute il y a plus d'une quinzaine d'années sur les scènes montréalaises. Il en reste que ses territoires créatifs étant plus musicaux, cela peut expliquer ceci ! Il en reste que faire de nouvelles rencontres fait partie de mon ADN de spectateur. Ainsi donc, bien installé dans le hall de l'Espace Orange, autour de moi, je découvre plein de nouveaux visages et peu de monde que je suis habitué de voir. Je prends possession aussi du programme papier (oh yeah!!!) de l'oeuvre. Un programme fort complet avec une présentation du créateur, du synopsis de l'histoire qui me sera présentée et aussi des crédits des différents membres de l'équipe dont je reconnais quelques noms qui sont du monde de la danse.

Le temps passe, les portes s'ouvrent et moi, je trouve "ma" place en première rangée. Pendant que la salle se fait bien pleine (à guichet fermé m'avait-on informé !), un rideau cache l'espace scénique. Il est possible néanmoins d'entendre des sons musicaux provenant de derrière.

Et puis arrive le moment où les rideaux laissent place à l'espace scénique. Et débute la représentation avec l'arrivée de Weesay qui met la table à ce qui suivra. Et ce qui suit est une histoire "fantastique", mais au final pas si surprenante. Une histoire d'amour "impossible" entre un être humain, "boy" et un cheval "horse". Histoire qui doit surmonter la résistance de "farmer" à laisser "horse". 

                            Crédit: Kìzis. Affiche de l'oeuvre tirée du site de l'Agora de la Danse 

Cette histoire en deux actes découpés en différentes scènes (présentés dans le livret) permettra de mieux suivre avant ou de mieux revoir dans notre mémoire après cette histoire. Histoire enrobée par la musique live des musicienn.es dans le fond de l'espace scénique d'abord caché.es par un rideau et éventuellement porté.es à notre vue.

Il en reste que de cette histoire présentée en langue anglaise, j'ai dû m'habituer ! Après l'intro, je suis arrivé à suivre, rehaussant, évidemment, mon plaisir à ce que je découvrais devant moi. Rapidement, je découvre comment la notion "d'identité" enrobe cette histoire. 

Impossible de ne pas mentionner la couleur chorégraphique fort poétique tout au long, les touches acrobatiques et comment des pâtes spaghetti peuvent s'insérer fort "délicieusement" dans une histoire. Je partage complètement une phrase dans le programme, soit "L'oeuvre crée un univers mythologique ancré dans une logique émotionnelle, dans l'imaginaire et dans l'architecture musicale."

Une fois cette histoire terminée, les applaudissements se font entendre. Et nous sommes ensuite invités à rester à la période d'échanges avec quelques artistes et le créateur, animée par Amy Blackmore. Moments  fort intéressants qui m'a permis de mieux connaître de créateur, mais aussi de voir la contribution des autres à cette oeuvre qui regroupe une dizaine d'interprètes sur scène et huit musicien.nes tout au fond ! Sans oublier la contribution discrète de d'autres pour produire des effets lumineux. 

Question de ne pas oublier les principaux artisans, voici la liste avec leur contribution. Mais juste avant, comment ne pas être impressionné par leur nombre pour une oeuvre qui pour l'instant, devrait être présentée que quatre fois !

Direction artistique: Kìzis

Chorégraphie: Kìzis, Mathieu Hérard

Soutien à la mise en scène: Adam Capriolo

Acteur·rice·s: Drew Bathory, Emma-Kate Guimond, Luigi Luna, Maxine Segalowitz, Mulu Tesfu, Nien Tzu Weng

Danseur·euse·s: Mathieu Hérard, Be Heintzman Hope, Rony Joaquin, Jossua Satinée, Nate Yaffe

Direction musicale: Daniel Kruger, Matthew Rogers

Musicien·ne·s: Christopher Edmonson, Thanya Iyer, Eli Kaufman, Daniel Kruger, Carmen Mancuso, Pompey, Matthew Rogers, Julian Rice, Eliana Zimmerman

Conception des éclairages: Nien Tzu Weng

Conception des costumes: Kìzis, Kate Ray Struthers, Courtenay Mayes 

samedi 31 janvier 2026

Sur mes pas à ma deuxième rencontre avec "Fé.e.s sans foi" à la Maison de la culture Maisonneuve !

 Lorsque j'ai fait le tour d'horizon des différentes propositions présentées dans les Maisons de la culture de Montréal pour les prochains mois, une de celles là était "Fé.e.s sans foi" de Georges Nicolas Tremblay. Cette recommandation, je la faisais sans me rappeler que je l'avais déjà vu ! Merci blogue de l'avoir garder en mémoire. Il en reste, comme mon agenda me le permettait, mes pas en ce vendredi soir glacial, m'ont porté  jusqu'à la Maison de la culture Maisonneuve pour y assister. J'arrive tôt, mais déjà bon nombre de personnes sont déjà là. Dans le hall, une table avec un document qui précise les différentes parties de l'œuvre à venir et aussi des informations sur la bande audio de l'œuvre, incluant la possibilité de se procurer en format vinyle ou sur le site de Bandcamp ! Je prends bien en note cette information.

                                                 Affiche de l'oeuvre. Crédit: Marie-Ève Dion

Le moment venu, nous sommes invité.es à entrer dans la salle de présentation et à trouver notre place. Et la mienne, surprise (!), sera à une table au pied de l'espace scénique. Devant moi un support à vêtements et aussi de part et d'autre des instrument de musique. Une fois le moment venu, débute cette rencontre fort spéciale avec l'arrivée des deux interprètes, Georges-Nicolas Tremblay et Simon Renaud. Il y a aussi d'abord discrète l'arrivée de Romain Camiolo au clavier. 

Dans ce qui suit, j'embarque rapidement, fasciné, mais surtout en moi émergent les souvenirs de la rencontre précédente. Je me dis intérieurement, ben oui, je l'ai déjà vu !!!! Mais ne vous méprenez pas sur cette "révélation", parce que tout au long de ce qui suivra, le plaisir sera encore fort présent !

Je me permets de redonner ici mes impressions passées (soit février 2024) toutes aussi pertinentes. 

"Le thème de la fée, sera habilement et finement développé tout au long de ces moments qui débutent avec des sons de bouche et d'expressions faciales captivantes (de Georges-Nicolas Tremblay). Ensuite, nous sommes entraînés à leur suite lors de leurs métamorphoses vestimentaires et des moments tout en chant (fort beaux !). De ma perspective, la proposition à beau aller dans toutes les directions, eux comme nous, nous nous y perdons pas. Impressionné aussi, j'ai été par leur maîtrise des talons hauts dans un des tableaux. Le tout se termine tout en douceur et j'en retiens surtout une phrase, "ensemble touchons le ciel" ! Et quand tu es fé.e, rien est impossible ! 

De cette proposition dont la description se terminait par la phrase, "Voici une danse musicale queer qui ouvrira, au-delà des normes et des conventions, un univers de possibles où les fé·e·s ont le droit d’exister.". Et dans ce monde troublé, voilà une proposition "feel good" qui m'a fait grand bien !"

Et cette impression "feel good", elle a été fort perceptible dans la salle avec des réactions fort positives de plusieurs spectateurices ! Et moi, je retiens le message "laissez moi être fé.e" avec une finale fort touchante. Dans ce monde fort clivant, voilà une proposition fort audacieuse, mais tout à fait nécessaire.

Mes pas me ramenant à la maison, je croise un coureur faisant son jogging. J'aurais bien voulu lui transmettre mon admiration à courir par un température si froide, mais déjà il est loin ! Quelle belle allégorie pour conclure cette soirée ! D'autres représentations sont à venir, allez y donc !

jeudi 29 janvier 2026

Sur mes pas pour souligner un bel anniversaire ! Le 35e de l'Agora de la danse !

 Lorsque l'invitation m'est parvenue, je l'ai examiné attentivement. Oui, oui, elle était pour moi. J'étais invité à assister à l'évènement pour souligner le 35e anniversaire de création de l'Agora de la Danse. Et à cet évènement, il y a eu plein de monde du milieu et des spectateurs assidus aussi. Je ne reviendrai pas sur cet évènement fort chaleureux durant lequel j'ai pu rencontrer plein de monde et échanger avec certain.es. Je vous propose plutôt un témoignage tout simple et personnel sur cet organisme créé, il y a 35 ans par Dena Davida, Martine Époque, Florence Junca-Adenot et Gaétan Patenaude et dirigé depuis presque 35 ans, 34 en fait par Francine Bernier.


Pour ma part, ma première visite remonte à une quinzaine d'années lorsque l'Agora était sur Cherrier. À cette époque, il fallait monter en haut de l'escalier pour accéder à la salle de présentation. Il est ironique de constater qu'au Wilder, il faut aussi monter un escalier pour se rendre à la salle de présentation principale, sinon un descendre un pour l'autre !!!!

Mais bon, de ma perspective de spectateur, je pourrais revenir sur mes différentes rencontres, mais cela serait un peu trop long ! Je vais plutôt revenir sur d'autres activités de l'Agora de la danse qui ont enrichi et qui continue d'enrichir mon expérience de spectateur. 

Il y a d'abord, les "Midi-coulisses", qui, gratuitement à l'heure du dîner, nous propose une rencontre avec les artisans d'une proposition à venir très prochainement. En plus d'un extrait de l'oeuvre, nous pouvons en apprendre sur différents aspects de ce qui sera présenté. Comme quoi, l'heure du dîner peut être nourrissante d'une autre façon ! Pour  ma part, le prochain, le 11 mars est déjà à mon agenda !

Je voudrais aussi mentionner une initiative dont j'ai grandement profité pendant la période pandémique. Ils ont importé à Montréal "Osez ! en solo", une initiative de Karine Ledoyen à Québec. J'ai eu droit à des rencontres uniques et mémorables dans des lieux extérieurs. Voir, entre autres, performer là juste pour toi, Louise Bédard sur une place publique, Jessica Serli sur le parvis d'une église, wow ! Il y a aussi ce moment magique dans ce parc du nord de la ville avec Ivanie Aubin-Malo. Je vous redonne mes mots qui ont décrit ce moment. Et il y a ce moment "magique" pendant la prestation, durant lequel au-dessus de nous, passent des bernaches (ou d'outardes, diraient certains !!!) fort audibles qui ajoutent une couche de magie à ces moments."

Il y a aussi cette activité "Hors-scène" à laquelle j'assiste le plus souvent possible et qui m'a permis de découvrir des créateurs d'ici, lire Montréal, mais aussi de Québec. Ma plus récente avec la gang de Menka Nagrani fût fort intéressante et prometteuse.

Une nouvelle saison se pointe le bout du nez et je suis curieux de découvrir leur prochaine proposition, début février qui déjà titille ma curiosité avec la présentation suivante, "Down That Trail in the Woods", présenté en collaboration avec Danse-Cité,  est une comédie musicale débordante d’imagination où théâtre, danse et musique s’entrelacent. Sous la direction de Kìzis, 19 artistes donnent vie à une fable conçue sous le signe de l’amour, de la perte et des cicatrices de la vie."

Je m'arrête ici en nous souhaitant comme l'a fait Florence Junca-Adenot durant la soirée, « Retrouvons-nous dans 35 ans pour fêter les 70 ans de l'Agora ! »

mardi 27 janvier 2026

Sur mes pas à la découverte de "9.2", oeuvre en préparation au Proto Studio.

 Bon OK, je le concède, le titre est un peu flou ! Mais promis, la suite sera plus précise. Cette histoire débute avec une invitation à découvrir le travail de préparation de l'oeuvre "9.2", de la compagnie Cas Public au Proto Studio. Invitation transmise par Cai Glover que j'ai acceptée to the go ! Ainsi donc, en cette matinée pas trop froide de fin janvier, mes pas me portent jusqu'au onzième étage d'un building rue Casgrain.

Pause

L'histoire de la création de ce studio mérite bien que l'on s'y attarde ou que je me répète un peu. Donc dans ce building au onzième étage, il y avait les locaux de la Compagnie Cas Public de Hélène Blackburn. Il y a un peu plus d'un an, le lieu devait fermer. Mais trois artistes,  Cai Glover, Caroline Namts et Nicholas Bellefleur, ont décidé de dire non et de maintenir la vocation chorégraphique de ces locaux. Ainsi est né Proto Studio. Dans ce lieu, plein d'activités dont des cours et des préparations d'oeuvres. Aussi des soirées, dont une à laquelle j'ai assistée, il y a peu de temps.

Fin de la pause

Accueilli par Cai Glover, je le suis dans un studio pour assister à une fin de cours de ballet, il me semble ! Dirigé par un maître, les différents participants exécutent seul ou en petits groupes des mouvements qui de ma perspective sont exigeants. Tout au long, j'observe et parfois émerge en moi et juste pour moi, "ouf pour les chevilles" ! Le tout est fort intéressant à observer et le climat qui règne est fort agréable. La classe se termine et après une courte pause, débute mon "programme principal", soit la préparation de la pièce "9.2" qui est une évolution de "9" créée en 2016 par Hélène Blackburn. Comme il est possible de le lire sur le site de la compagnie, "Huit ans plus tard, 9.2 – marque une nouvelle étape dans cette aventure. Transmise à Cai Glover— désormais co-chorégraphe — cette recréation conserve l’essence de l’œuvre tout en y posant un nouveau regard, forgé par l’expérience, la maturité et une compréhension intime du propos." 

Si "9" référait à la "Neuvième symphonie" de Beethoveen qui était sourd, "9'2" difficile de ne pas faire de lien avec Cai Glover, lui -même malentendant. Ainsi donc, une interprète en moins, pour cause de maladie, le travail débute. Tout au long, de ces minutes de travail, je peux apprécier le travail du chorégraphe et différents interprètes. De cette partie de l'iceberg, non pas la pointe visible lors des représentations, mais de celle invisible à l'oeil du spectateur, je prend plaisir à découvrir. Mais surtout de découvrir les mêmes mouvements répétés avec parfois des rendus différents jusqu'à obtenir le résultat voulu et le OK qui s'en suit ! La proposition est à mes yeux très technique et est exigeante pour les interprètes. Mais ielles sont jeunes, ce qui n'explique pas tout !!!! Le talent y est manifestement un élément important !

La fin de la séance approchant, un dernier "tableau" se prépare et "ouf" est ma réaction en le découvrant. Venu arrivé le moment de la pause pour dîner et à moi de retourner "dans mes terres". Avec le plaisir d'avoir découvert des aspects fort intéressants de la création d'une oeuvre avec l'atmosphère fort bienveillante qui y régnait ! Si cette proposition est présentée à Montréal, gagez un "petit 2" que j'irai la découvrir. Et vous aussi, je vous le suggère !

lundi 26 janvier 2026

Sur mes pas à l'exposition commentée "Six Steps & The Show Must Go On" à la Maison de la culture de Parc-Extension !

 Lorsque l'invitation m'est apparue, je l'ai mis "to the go" à mon agenda. Cette invitation provenant de la Maison de la Culture de Parc-Extension, à l'autre bout de mon arrondissement me proposait une visite accompagnée par Claudia Chan Tak, commissaire et Do Phan Hoi, danseur de street dance et photographe. Cette exposition qui a plié bagages au moment où j'écris ce texte proposait deux perspectives visuelles. D'abord, les photographies tout autour de la galerie de Yang Shi qui nous invitait "à contempler la force de l’esprit humain, capturée sur scène et entrelacée à des fragments de vie." Et ensuite  celles de Do Phan Hoi qui présentait des "artistes qui ont façonné le paysage du « street dance » québécois". Bonne nouvelle, celles de Do Phan Hoi seront représentées plus tard cette année au Joat Festival.

Si je ne suis pas un grand amateur d'exposition de photos, il en reste que si elles me sont présentées, là je suis pas mal plus partant ! Et c'est sans hésitation que je m'y suis rendu et je peux affirmer que cela a été de très riches moments. Et voilà pourquoi !


Comme de tradition, j'arrive tôt. J'ai donc le temps de survoler en solo cette exposition qui, en plus présente une vidéo danse produit par Yang Shi, présentant les performances de deux interprètes que j'ai déjà vu sur scène, soit Evelyne Yan et Lou Anne Rousseau. Une oeuvre, fort touchante qui de ma perspective porte sur la relation d'amitié, avec ses hauts et ses bas, entre deux femmes, dont le lien est représenté par un gros ruban rouge sur la chanson "Everything's Gonna To Be Just Fine"  d'Alanna Sterling, dont elle est le vidéoclip. Je vous fournis le lien pour l'apprécier à votre tour.

https://www.youtube.com/watch?v=L77cuAC0YpY 

Le moment venu, nous sommes invité.es à nous réunir, la vingtaine de personnes qui ont bravé le froid ! Après la présentation officielle de la responsable de la Maison de la Culture, nous avons droit d'abord à la présentation par la commissaire des oeuvres sur les murs tout autour. Il s'en suit de la présentation de Do Phan Hoi des différents piliers du street dance de Montréal. Si plusieurs de ces artistes, je les ai déjà vu sur scène ou vu leurs créations, l'éclairage particulier de ce qu'il nous apporte est fort intéressant, suscitant des questions des gens présents dont moi, évidemment ! Ainsi donc, entre autres sur Léo Caronaka Fléau, Alexandra Lande, aka Spicey et Valerie Chartier aka Terminator, nous en apprenons sur leur parcours comme pionnier.es et artisans de la street dance à Montréal. Aussi sur leur autre carrière, dont par exemple, Michel Lim qui est restaurateur. 

Au final, fort riche, cette présentation par Do Phan Hoi sur cette culture riche et foisonnante du street dance à Montréal. Et pendant cette visite, une idée émerge en moi .... Et oui, ce danseur, je l'ai déjà vu sur scène dont une des première fois à mon collège lors que lui y étudiait et moi j'y enseignait. Et après un court échange, j'ai même été possiblement son prof, lui devenu ingénieur !

P.S. Juste pour vous ! Il y aura dans le même lieu un évènement fort intéressant le 21 mars prochain pour bien saisir l'essence de cet art. Soit TOP DOGZ qui "est un tournoi 2 contre 2 de street dance où un jeune danseur forme un duo avec un adulte pour créer des équipes inattendues." Organisé par Do Phan Hoi et Funny Bones Crew ! Une autre activité fort prometteuse et instructive proposée par la commissaire en résidence Claudia Chan Tak !

dimanche 25 janvier 2026

Sur mes pas à une rencontre fort intrigante (de ma perspective !) avec "II. FTG" de Mara Dupas, Athena Lucie Assamba et Aurélie Ann Figaro au MAI !

 Au moment où la ville se prépare à affronter un épisode de froid, mes pas me portent jusqu'au MAI pour assister à la présentation de "II. FTG" de Mara Dupas et ses complices (à l'interprétation), Athena Lucie Assamba et Aurélie Ann Figaro, ainsi que Djeff Jean-Philippe aka DJ Chef Jeff à la conception musicale et sonore et Tiffanie Boffa à la conception lumière. 

                                   Crédit Jeanne Tétreault et Mara Dupas tirée du site du MAI

Pause

Il y a des coïncidences dans la vie ! La veille, j'avais pu découvrir le travail de Anna Duverne à Tangente. Ce soir, ça sera celui de Mara Dupas. Les deux ayant complété leur parcours scolaire à l'EDCM en même temps, au printemps 2022. Tout comme d'ailleurs Marianne Lataillade, avec Anna et Aurélie Ann Figaro avec Mara ! De cette promotion qui a dû faire son parcours scolaire en temps pandémique, heureux de découvrir que leur talent a surmonté les embûches pour prendre racine dans notre écosystème culturel. Il y a de quoi se réjouir !

Fin de la pause

Le moment venu, les portes de la salle s'ouvrent et nous sommes invités à prendre place sur un des sièges disposés de part et d'autre de l'espace scénique. Dans cet espace, je découvre une chaise rotative,  et deux petites scènes surélevées aux deux extrémités. Pendant que la salle se fait bien pleine, une interprète sous un capuchon doré débute un parcours, lent et intrigant d'un côté de l'espace jusqu'à l'autre côté. Le lieu a une couleur toute intime enrobé par une atmosphère musicale. 

Et puis le tout débute plus officiellement avec l'arrivée d'un autre personnage. Dans ce qui suivra, je découvre ce qui était annoncé, soit, "une série de tableaux aux allures de vidéoclip présentés en duo de danse où divers styles se laissent inspirer par la puissance poétique du rap francophone et l’énergie éblouissante de l’Afrobeat."

Tout au long, j'en apprécie particulièrement le côté mystérieux, mystique même. Avec parfois les corps qui se rencontrent poétiquement pour ensuite se séparer. Je découvre aussi dans leur parcours vibratoire, le comportement du "corps noir" (cette matière chimique fort mystérieuse) qui absorbe les ondes musicales pour les transformer et les réémettre en mouvements dans le spectre visuel en pulsion, impulsion et pulsation.

Il s'en suit une période d'échanges avec les artisans de cette proposition qui me permet d'en apprendre sur la démarche et de la contribution de chacun.e. Des moments pour moi, fort instructifs. Et puis arrive le moment d'affronter notre hiver glacial et de retourner à la maison avec en tête les images de ce que je venais de découvrir.

samedi 24 janvier 2026

Sur mes pas à un programme tout à fait "Tangente" avec une soirée triple éclatée et éclatante !

Pour cette première de trois sorties de ma semaine, mes pas m'amènent jusqu'au Wilder, à la porte de l'Espace Orange pour découvrir trois propositions fort différentes. Chacune d'elles d'une durée de vingt-cinq minutes, ont de quoi en donner juste assez au spectateurice.s pour en apprécier l'univers présenté, mais moi, j'en aurais pris plus ! Mais bon, ne boudons pas notre plaisir !

Une fois rendu à "mon" siège en première rangée, j'ai le temps de découvrir devant moi un espace scénique fort élaboré, en installations, avec deux personnes déjà en place. l'un des deux, Deniz Lim-Sersan joue au clavier tandis que l'autre, David Lafleur tisse ce qui de ma perspective est un "filet". Le moment venu, les portes de la salle se ferment et débute plus formellement "Entrelacés" de (IN)SIGHT avec l'arrivée sur son plancher, de David Lafleur pour une première partie de claquette, oups plutôt de tap dance ! Ainsi donc, portée par la musique de son complice, il fait résonner la place de ses pas avec une virtuosité fort remarquable, tout en étant fort souriant.  ! Voilà une dimension qui m'a particulièrement plu tout au long, soit son sourire complice et communicatif (voir la photo de ce texte pour mieux comprendre). De ce premier plancher, il se rendra éventuellement à un deuxième surélevé, celui-là, amenant une dimension sonore complètement différente de ce qui a précédé, avec des souliers différents, ainsi que la sonorité qui en est émise. Il y aura les moments durant lesquels seulement les pieds seront éclairés. Le tout se terminera tout doucement !

                                                Crédit: Denis Martin fournie par Tangente

Après un entracte, nous reviendrons dans la salle aux allures fort différentes pour découvrir "F.R.3.3" de J.Style (Mukoma-K. Nshinga) accompagné, d'abord dans l'ombre par Robert Soare. Dans ce qui suivra, je serai désorienté par le propos chorégraphique, mais je tente de garder le cap. Néanmoins, je reste attentif par ses mouvements, ses expressions faciales fort variables. Le message principal qu'il veut nous transmettre, "F.R.3.3. est un rappel que, en fin de compte, personne ne se soucie vraiment de nous et nous ne sommes qu’humains.". Même si je ne suis pas d'accord, le propos mérite néanmoins que l'on s'y attarde. Durant la représentation, a été projeté sur le mur arrière de la scène des textes flous et "volatils", il en reste grâce à mon voisin de siège, j'en retiens "healing" et "inquire" ! 

                                            Crédit Sandra Lynn Bélanger fournie par Tangente

Après un deuxième et plus court entracte, la soirée se termine avec "Les pas, la nuit" d'Anna Duverne, accompagnée sur scène par Marianne Lataillade aux mouvements et au saxophone qui ajoute une dimension musicale fort riche. À cette proposition, nous étions préparés par un texte, disponible dans le hall dont le titre est "Quand elle tombe avec la nuit". Ce texte résonne en moi, père de deux filles. Texte qui débute avec les mots "J'aimerais me balader la nuit, toute la nuit/ Sans avoir peur, sans sentir la fuite." Et qui se termine avec "Tu sors dehors ? Fais attention, ma chérie." 

                                              Crédit: Denis Martin fournie par Tangente

En résonnance avec ce reste de ce texte, de cette proposition dans ce décor intime, je suis très attentif à leurs déplacements et aussi à un face à face fort beau. Trouver sa place, voilà ce que j'y vois avec une finale sur la très touchante chanson de Véronique Sanson, "Une nuit sur son épaule". Ce qui amène une fort belle touche au propos que je viens de découvrir. Une oeuvre poétique d'Anna Duverne qui utilise encore une fois la musique pour illuminer fort bien son propos !

Et une fois les applaudissements faits, mes pas me dirigent vers la maison avec le sentiment d'avoir fait trois belles rencontres fort différentes, mais toutes aussi intéressantes qui ont laissé une trace en moi !

mardi 20 janvier 2026

Sur mes autres pas dans l'univers musical de Jay Cutler pour découvrir sa plus récente création !

 À intervalle régulier, Jay Cutler nous propose une nouvelle création. Pour ma part, depuis mes "premiers pas" dans son univers musical,  de fois en fois, j'apprécie particulièrement la couleur "mystérieuse" et "deep" de ses propositions. Et depuis quelques jours, il nous en propose une nouvelle, "Spice Fire Let's Drive, a song for David Francis".

Encore une fois de sa voix profonde, il nous fait plonger dans ces moments personnels que l'on peut ressentir lorsque l'absence se fait fort présente !

Cette chanson que l'on peut écouter en boucle est le résultat du travail de Jay (voie et basse) et Kim Ho (guitare et piano). Pour les intéressé.es, voici le lien.

https://www.youtube.com/watch?v=JsLFVH26Rpk