mercredi 24 février 2021

Sur mes pas (virtuels) en danse: "Body and Soul" de Crystal Pite, captivant, mais surtout très beau !

La proposition de Danse Danse pour découvrir "Body and Soul" m'est arrivée et acceptée de ma part, il y a un certain temps. Et puis "le gars" se réveille et réalise que la période de diffusion tire à sa fin ! C'est donc, juste avant qu'elle ne soit plus disponible que j'ai eu la chance de la visionner, deux fois plutôt qu'une ! Je dois avouer que de pouvoir voir et revoir une oeuvre est une opportunité que confère la fermeture temporaire des salles et de leur webdiffusion. Alors, pourquoi pas en profiter ! 

                          Photo de Julien Banhamou tirée du site de Danse Danse

Il est intéressant de noter qu'une de mes dernières sorties en vrai était chez Danse Danse avec un programme triple de la Nederland Dans Theater qui incluait "The Statement" de cette chorégraphe et que j'avais particulièrement apprécié !  

Après l'introduction qui donne la parole aux différents artisans de la présentation (ce qui est fort intéressant et instructif !), nous avons droit à trois "actes". 

Avec une distribution de presque quarante interprètes de l'Opéra National de Paris sur une scène dépouillée d'artifices et illuminée, la beauté et la virtuosité des gestes étaient mises en valeur, même à travers mon toujours trop petit écran. 

De ce premier acte, mon préféré, qui avait une touche toute "Crystal Pite", j'ai particulièrement apprécié la parfaite synchronisation des gestes avec les paroles et les différentes déclinaisons (lire ici histoires)  de ces mêmes paroles jusqu'à la fin fort touchante avec des duos dans différentes déclinaisons au sens large.

Le deuxième, plus classique, m'a surtout permis d'apprécier la virtuosité des différents interprètes et des différentes illustrations des modulations des corps en groupe dans cet espace si grand. Des moments qui m'a permis de réaliser que de pouvoir avoir devant soi autant d'interprètes pouvait produire autant d'effet. Oh que j'aurais aimé être dans mon siège "première rangée" pour recevoir ces vagues de mouvements face à ce grand espace !

Le troisième acte réserve des surprises. La première, je découvre des créatures toutes en noir qui ont l'allure d'insectes. Leur déplacement me captive. Et le tout se termine avec une touche toute éclairée, mais surtout éclatée !

Au final, trois déclinaisons sur le thème du corps et de l'âme dans lesquelles on peut apprécier des interprètes de haut niveau et une théâtralité forte sans superflus. De l'oxygène pour le corps et l'âme du spectateur que je suis.

lundi 22 février 2021

Sur mes pas (virtuels) au théâtre: encore un peu plus loin avec "in Vivo (testé sur moi) !

Dans ce texte, je le débuterai avec deux dictons tout à fait pertinents par rapport à la proposition théâtrale de Véronick Raymond que j'ai accepté avec grand plaisir ! "Jamais deux sans trois", d'abord et aussi "Joindre l'utile à l'agréable" !

J'étais donc invité à découvrir la plus récente évolution de sa pièce de théâtre documentaire "in Vivo (testé sur moi). Proposition théâtrale que j'avais vu la première fois au Festival Fringe en 2017 et qui m'avait fortement touché. Lorsque j'avais appris qu'une "suite" était présentée en 2019 toujours au festival Fringe, j'y suis allé tel que je me l'étais promis. Encore une fois la rencontre avait été marquante. Voilà donc pourquoi, jamais deux sans trois, lorsque l'invitation de découvrir la plus récente version s'est présentée à moi, j'ai dit oui, jamais deux sans trois !

De plus, je pouvais participer à un projet de recherche pour une thèse en psychologie, je pouvais joindre l'utile à l'agréable. Petite précision avant de poursuivre, le terme "agréable" ici doit être utilisé avec prudence, parce que le sujet est difficile, celui de la procréation assistée et que celle qui nous le présente est la même personne qui a vécu ce long chemin difficile. Mais impossible de ne pas apprécier ce qu'elle nous présente.

                                                Photo de Véronick Raymond par Marili Clark

En ce samedi soir, je m'installe donc devant mon écran pour découvrir en trois actes "in Vivo (testé sur moi) d'une durée de deux heures, les différentes épisodes de vie de celle qui une fois prête, voulait devenir mère. Et pour cela, elle était déterminée et prête, appuyé par son conjoint, à bien des choses. 

Si au début, j'ai retrouvé les traces des deux premières fois, j'ai redécouvert sous des yeux nouveaux la performance touchante et intense de cette femme. Celle qui est capable de nous faire découvrir ce territoire médical qu'elle a exploré autant avec ses informations que les différents sentiments qu'elle a ressentis. Un parcours personnel de plusieurs années, parsemées d'embûches, de déceptions et de grosses dépenses ($$$) qu'elle réussi à nous mettre en scène et en mots fort habilement sans qu'on ne voit le temps passé ! Son projet de devenir mère pourra-t-il se concrétiser, un de ces jours ? Impossible de le savoir, mais la détermination qu'elle nous fait ressentir fera "des petits" dans nos consciences de citoyen et qui sait fera changer les choses dans ce monde qui demande des changements !

Cette femme se donne comme  mission de nous faire découvrir ce monde peu connu de la plupart d'entre nous et de nous le rendre plus accessible. Et ça fonctionne ! Encore une fois, merci Véronick ! 

mercredi 17 février 2021

Sur mes pas (virtuels) en danse-théâtre: Surpris et comblé par "Le temps des fruits" tout multicolore !

 Lorsque mes pas me portaient, en des temps prépandémiques, jusqu'à la salle de présentation d'une oeuvre présentée par Tangente, je ne savais pas toujours ce que j'allais découvrir. Et j'aimais cela ! Il m'arrivait d'avoir une idée de ce que j'allais découvrir puisque celles ou ceux qui, devant moi, allaient performer, je les connaissais. D'autres fois, j'étais complètement déjoué avec des répercussions pendant la présentation (lire ici, surprise et/ou éblouissement), mais jamais je ne regrettais d'avoir marché jusqu'à cette rencontre. 

Avec "Le temps des fruits" de Marilyn Daoust et Gabriel Léger-Savard, devant mon écran, j'ai eu cette même impression, celle d'être déjoué ! J'avais beau savoir  à l'avance que c'est un amalgame de théâtre et de danse que je découvrirais, le début m'a surpris. Il en reste que peu à peu, ils ont apprivoisé ma surprise grâce à leur accueil et à leur complicité évidente, qui rayonnait jusqu'à moi à travers l'écran ! Et par la suite, je me suis laissé porter tout au long des différents tableaux tout aussi riches que diversifiés. J'ai eu droit à des moments divertissants, instructifs, oniriques aussi, d'autres fort puissants, dont celui, fort solennel qui présente sur l'écran derrière le destin tragique de plusieurs grandes civilisations avec la prise de parole dans les différentes langues de celles-ci. Un autre aussi, mon préféré, celui durant lequel ce tissu suspendu qui est d'abord ce tissu qui relie et qui divise aussi, pour devenir tissu polymorphique dans lequel les deux interprètes deviennent des humains ou des bêtes et le plus beau, les deux en même temps !

                                           Photo de Vanessa Fortin fournie par Tangente

De ce moment de questions-réponses, j'en retiens que j'aurais pu leur dire comment faire du savon (mon passé de prof de chimie aurait pu être utile). Et aussi que le plus grand pouvoir de l'être humain est, selon moi, sa capacité à aimer, parole de St-Amour !

De cet accueil fort sympathique qui m'a surpris, mais qui m'a aussi permis de prendre mes aises, jusqu'à la finale riche de sa simplicité, j'ai apprécié tous les tableaux, sauf un, (celui des conseils de l'herboriste !) qui m'a quand même permis de constater les talents de comédienne de Marilyn Daoust qui a su trouver le ton juste !

Si je devais résumer cette oeuvre (ce qui est mission impossible, mais je vais tenter de le faire quand même), j'ai eu droit à des tableaux qui comme des fruits avaient des textures et des couleurs différentes, mais qui tout mis ensemble, nous font explorer différents territoires de notre humanité (pas toujours "belle"), remplis d'espoirs et de beauté !

vendredi 12 février 2021

Sur mes pas (virtuels) en danse: Attentif aux pas d'Olivier Arseneault avec "Redevenir" !

Les algorithmes sont bons pour moi et cette proposition de la Maison de la culture Côte-des-Neiges m'a été présentée et je l'ai acceptée! "Redevenir" d'Olivier Arseneault, danseur de gigue contemporaine, avait pour présentation, "une réflexion sur l'état entre le départ et l’arrivée, ainsi sur l'état de transformation qui s’opère sur un chemin qu’on a usé des dizaines de fois, mais qui nous transforme toujours autant et de manière différente à chaque fois."

                                                      Crédit photo :projetgv.com

En ce jeudi soir, nous sommes une trentaine de spectateurs virtuels pour suivre les pas de cet homme qui me semble, au propre comme au figuré, retourne dans son coin de pays, tout là-bas. Le tout débute avec lui immobile devant un écran dans l'ombre et qui tout à coup devient deux, son ombre derrière. Comme si lorsque nous entreprenons une "expédition", nous ne le faisons pas seul, parole d'Olivier Arseneault. La suite m'entraîne dans des tableaux dans lesquels les effets des projections vidéo fort bien réussies, rehaussent le propos. "Son histoire" que je me fais est définitivement celle de son retour aux sources, son coin de pays d'origine, la Côte Nord. Pour y arriver derrière lui, projeté, le chemin à parcourir, les forêts à traverser, les bords de l'eau effleurés, mais aussi la rivière gelée à franchir et les pieds dans l'eau. Tout au long de son chemin pour redevenir ou revenir, il nous met en pas fort éloquents ses différents sentiments.

De façon plus technique, impressionnantes les projections qui me donne cette sensation de le voir courir sur la route, de sauter au dessus des obstacles et aussi les moments où il est là devant démultiplié. Le tout porté par la trame musicale fort efficace de Cédric D. Lavoie. Et quand le parcours mène à sa destination, il semble en paix avec lui-même et son "redevenir" !

La gigue contemporaine est fort bien présente depuis quelque temps en ces temps de pandémie et ce n'est pas moi qui m'en plaindrai !

jeudi 11 février 2021

Sur mes pas (virtuels) en danse: Ma rencontre avec la solidarité féminine avec "Questions de brûler fières" !

Pour moi, à chaque mois de décembre, c'est l'occasion de découvrir avec grand intérêt et tout autant de plaisir les propositions des étudiant.es de l'École contemporaine de Montréal et du département de danse de l'UQAM. En décembre dernier, "because" la pandémie, mes rencontres ont eu lieu à travers mon écran sauf une, celle avec les étudiantes de troisième année du Bac de l'UQAM. J'étais averti, leur création collective sous l'aile de Catherine Lavoie-Marcus a eu lieu et elle a été captée par Kim Sanh Châu qui en a fait un vidéo danse, mais c'est au début de 2021 que je pourrai la découvrir. J'étais donc à l'affût et quand dans la semaine du 8 février, elle est devenue disponible pour trois semaines ( à partir du lien sur le site du département de danse, pour les intéressé.es que vous devriez être !), j'étais prêt ! 

                   Affiche de Frédérique Gagnon tirée du site du Département de danse de l'UQÀM

Déjà le titre, en ces temps difficiles, ne me laisse pas indifférent ! Si en plus, comme moi, vous prenez le temps de lire le texte de présentation (que je me permets d'ajouter ici, question de vous "teaser" !), vous serez, en plus, mieux préparer à cette rencontre. "À recevoir une telle gerbe de couleurs vives, nulle ne demeure inconsolable. De cette offrande naît la danse, surgissement magique, kaléidoscopique. C’est là notre médecine ; une cérémonie de flammes douces et de rires pour survivre au(x) deuil(s), qui désorcelle et déploie une aile chaude sous laquelle une suite s’imagine. Contre la solitude de nos corps avides de touchers, nous avons appelé notre espèce-compagne, la couverture, à notre rescousse. Elle est venue emmailloter nos cœurs obtus. Nous sommes devenus avec elle la bête hybride d’un troupeau inapprivoisable."

Pendant une trentaine de minutes, grâce à ces dix-huit finissantes, je pourrai découvrir différentes déclinaisons de cette relation de ces femmes entre elles ! Relation qui se fait pour toutes ces femmes avec un masque de procédure, ce qui pour moi, me frappe en entrée de jeu, mais qui peu à peu disparait de mon radar de spectateur ! Tout au long des tableaux, je ressens l'essence des rituels de ces rencontres, différemment déclinée ! De ces moments calmes, solennels et de ces autres de réjouissance, c'est la solidarité qui me frappe le plus. Ces femmes avec leurs couvertures, comme partenaire, comme armure, comme défense, comme objet de rayonnement ou utilitaire, me montrent que tout n'est pas perdu en ces temps difficiles. Les gestes sont économes, réfléchis, mais surtout affirmés. Je dois avouer que les impressions que j'ai ressenties et les images que j'y ai vues dans ma pupille perceptive se sont affirmées et confirmées après un deuxième et un troisième visionnement. (Comme quoi, les présentations en ligne peuvent aussi avoir des avantages !). 

Merci à vous, Fanny Bélanger-Poulin, Léonie Bélanger, Béatrice Cardinal, Camille Courchesne-Couturier, Christina Dao, Jacynthe Desjardins, Julie Giffard, Margaux Guinot, Lea-Kenza Laurent, Gabrielle Leclerc, Claire Pearl, Émilie Perreault, Émilie Serre, Johanna Simon, Lola Thirard, Gloria Tousignant, Noémie Turgeon et Estelle Weckering !

Je prend bien note et garde en moi les mots fort sages de celle (Catherine Lavoie-Marcus) qui a guidé vos pas, "Il faut renaître souvent pour savoir que renaître nous est possible enfin et encore." Puissiez vous en faire de même !


dimanche 7 février 2021

Sur mes pas (virtuels) en danse: Jamais trois sans quatre pour "Ground" !

Avant d'aller dans le coeur de mon propos, je voudrais d'abord souligner le travail des responsables de la Maison de la culture Notre-Dame de-Grâce qui rendent mon confinement culturel plus tolérable. C'est donc à une autre de leurs invitations que j'ai dit oui. Cette fois, était à l'affiche, "Ground" de Caroline Laurin-Beaucage. Pour cette occasion, nous aurons droit à une captation de fin de résidence. Cette résidence avait pour but de la faire évoluer pour permettre de la présenter dans des lieux de diffusion sans, entre autre, la "grosse batterie" d'éclairage initiale. 

Une oeuvre que j'avais d'abord vu en salle, à l'Agora de la Danse, il y un peu plus de deux ans et ensuite, deux fois plutôt qu'une, l'été dernier à l'extérieur durant la pandémie (pour les intéressé.es, vous pourrez trouver des "traces" de mes pas suite à ces rencontres sur ce blogue.). 

                                                              Photo: Montréal Danse

Pause

Alors Robert, pourquoi revoir une oeuvre une quatrième fois, me demanderez vous ? Je pourrais vous apporter une réponse toute personnelle, mais je vous propose celle que la chorégraphe, Caroline Laurin-Beaucage nous proposait durant la rencontre d'après visionnement, soit qu'une chorégraphie est une pièce vivante qui évolue selon les spectateurs et le lieu, mais aussi selon le contexte de présentation, je serais tenté d'ajouter ! Et de son retour en salle après avoir voyagé dans différents lieux de la ville, j'étais curieux de découvrir cette nouvelle mouture !

Fin de la pause

J'étais donc encore plus curieux, une fois informé, d'en découvrir le résultat. Et agréablement surpris de la façon de faire. Question de bien montrer l'évolution de l'oeuvre d'un lieu à l'autre durant la cinquantaine de minutes, elle sera présentée en trois parties, d'une quinzaine de minutes chacune. La présentation commence donc à l'Agora de la Danse, avec cinq interprètes et puis tout à coup, c'est dehors quelque part dans le Mile-End (où j'étais aussi). La transition est fort habile et permet presque d'oublier que de cinq, les interprètes ne sont plus que quatre. Cette partie de présentation me permet de découvrir une perspective latérale de l'oeuvre et compléter celle frontale que j'avais vue dans le même lieu. Et tout aussi soudainement, nous nous retrouvons dans une salle dans Notre-Dame de-Grâce avec quatre interprètes dont deux sont différents, toujours sur leur trempoline. Une version avec une scénographie et des éclairages plus dépouillés, mais qui conserve, selon moi, fort bien son essence et ses vêtements caractéristiques. 

Et en ce temps de pandémie, durant le visionnement tout seul chez moi devant mon écran, j'y trouve un autre sens qui me permet de prendre conscience que durant les moments difficiles que nous vivons, nous poursuivons fébrilement "notre chemin" collectivement mais individuellement avec une synchronicité la mieux assumée possible, avec différents états d'âme, représentés dans cette oeuvre par des états de corps ! 

De la discussion d'après représentation, je découvre par la voix de deux des interprètes (Rachel Harris et Elinor Fueter) que de bondir sur des trampolines en phase est un grand défi et demande beaucoup de travail ! Cette nouvelle version sera présentée, je l'espère, dans une salle avec du vrai public devant ! Et moi, je me promets d'y être. Il semble que je développe une dépendance, mais qui s'en plaindra !!! 


dimanche 31 janvier 2021

Sur mes pas au théâtre: "Le cas Nicolas Rioux" tout en rebondissement par la Fratrie !

 C'était, il y a peu de temps ! De "La Fratrie", je revoyais "La fin des haricots//The end of beans" dans une version "upgrade" ! Et ne voilà tu pas que me parviens cette invitation à découvrir un autre de leur projet, chez Duceppe ! Et cette invitation à découvrir "Le cas Nicolas Rioux", je l'ai accepté sans hésitation et je ne l'ai pas regretté ! Et soyez avertis, si un jour sur la scène du théâtre de la Place des Arts, j'y serai !

Bon, tu te calmes Robert, me direz vous ! Bien sûr, je vous répondrai, mais sans oublier de rajouter ...


                                                 Photo tirée du site de la compagnie Duceppe

Est-il possible de mettre dans une oeuvre théâtrale, les thèmes, "appropriation culturelle", trahison, dérapage, la majorité, peu importe a raison  et que le résultat soit réussi ? Le texte d'Erika Mathieu, mis en lecture par Patrick R Lacharité me permet de dire oui. De cette lecture, par Sandrine Bisson, Pierre-François Legendre, Manon Lussier, Christophe Payeur, Marc-André Thibault et Alex Trahan, j'en reviens satisfait. En moins d'une heure, cette assemblée municipale m'a permis de survoler une "tonne" des enjeux actuels en excluant la COVID, ouf !

Vous qui voulez connaître cette histoire, pas question ici d'en dire plus, désolé ! Mais restez à l'affût, "Le cas Nicolas Rioux" prendra l'affiche et comme moi, vous devriez y être ! 

Sur mes pas (virtuels) en danse: la découverte de deux univers personnels fort bien incarnés !

Bon, je me répète, mais j'ai tellement hâte de retourner en salle pour assister en personne à des prestations ! La plus récente proposition de "ma gang" de Tangente en est un bel exemple. Aller à la rencontre de deux artistes avec des univers fort différents, c'est en personne que j'aurais préféré le faire. Mais, parce qu'il y a un mais, mon "billet" pour les voir en ligne, avec la possibilité de les voir en différé comportait un avantage indéniable. Lequel, me demanderez-vous ? Et bien avec mon billet pour les voir en différé, mais aussi de pouvoir les revoir avait un grand avantage. Celui de surpasser la première impression pour mieux saisir leur proposition au deuxième visionnement. Et de cet avantage, j'ai profité !

Ainsi donc Winnie Ho et Charo Foo Tai Wei, lorsque chacune à votre façon, vous sortez de votre zone de confort (comme le demandait les initiateurs de l’événement KickStart de CanAsian Dance, en collaboration avec Tangente et le Festival Accès Asie), vous m'avez proposé deux oeuvres riches en symboles.

Après les présentations d'usage de Stéphane Labbé de Tangente et de Khroso Berahmandi du Festival Accès Asie (festival qui dans le passé m'a permis de faire de belles découvertes !), nous découvrons d'abord "aWokening" de Winnie Ho. 


                                    Photo de Winnie Ho par David Wong tirée du site de Tangente

Tout d'abord cachée ou enfouie dans un grand wok, tel un cocon, le corps fait corps avec le wok, comme peut l'être la personnalité avec l'origine de cette femme ! Peu à peu émerge la personne, son originalité mis à mal par cette ouverture vers le là-bas. Je découvre ensuite son départ, le wok comme navire sur l'eau pour aller au loin malgré les intempéries. Les moments où elle est assis dans le wok avec cette bande derrière, qui flotte au vent, telle une toile me plait particulièrement ! Une fois rendu là-bas ou ici, selon le point de vue, elle endosse son "habit" et entreprend sa marche et avec son wok, tel un héritage que l'on traîne ! Et dans sa course pour prendre sa place, il y les choses que que l'on prend et celles qu'on laisse aussi. Et puis, tout à coup, les souvenirs remontent et par ces voix, elle est interpellée pour revenir, reprendre son chemin ou refaire ses pas ? Je ne saurais dire, mais avec ses mystères elle me quitte !

Après un entracte qui me permet de découvrir ces deux artistes et leurs oeuvres, se présente Charo Foo Tai Wei avec "Jin Gu Bang (The Golden Stick Ritual". Si la première oeuvre nous présentait un parcours, celle ci avait tout de la rencontre. Une rencontre avec cette femme qui endossait, en l'honneur de sa tante shaman, différents états ! Avec elle, juste là sans rien autour, impossible de rester indifférent à ses métamorphoses, à ses expressions faciales fort impressionnantes et à ses gestes fins et aiguisés. J'avais l'impression à assister à une invitation à aller au bout de soi et peut-être même à en dépasser les limites pour aller dans un état autre. Une vingtaine de minutes sans que je puisse me faire mon histoire, trop captivé par ce qu'elle me montrait !

                           Photo de Charo Foo Tai Wei par Danielle Plourde tirée du site de Tangente

Au final deux rencontres fort différentes, mais tout aussi intéressantes. Sachez mesdames, que devant mon écran, il y a eu mes applaudissements comme si vous étiez devant moi !

 

jeudi 28 janvier 2021

Sur mes pas (virtuels) en danse: "Accolades et quiproquos", un bel exemple comment créer en temps de pandémie !

 Les lieux de présentation sont encore fermés aux spectateurs, mais les artistes, eux, en résidence y ont accès et  peuvent créer, ouf !!! Et nous, avec notre écran d'ordinateur, pouvons en découvrir le résultat. Pour cette invitation de la maison de la culture Notre-Dame de-Grâce, nous propose de découvrir un extrait de "Accolades et quiproquos" de Philippe Meunier et Ian Yaworski (Les Archipels), mais pas seulement.

                        Photo de Vitor Munhoz tirée du site le Maison de la culture Notre-Dame de-Grâce

Pour ceux et celles qui ne les connaissent pas, les deux chorégraphes-danseurs viennent de la gigue contemporaine et peu à peu migrent vers des territoires chorégraphiques hybridées avec de la danse contemporaine. Je suis donc bien installé devant mon écran. Après les présentations d'usage, nous découvrirons dans un "documentaire", cette migration remplie d'imprévus vers leur prochaine création. Cela débute avec "Frictions", dans laquelle tous les interprètes viennent et font de la gigue contemporaine. Nous découvrons par la suite ce qu'ils nous ont présenté l'an dernier, "Suspendu au sol", un peu avant le grand enfermement de la culture à cause de la pandémie (février 2020), avec quatre interprètes de danse contemporaine. Avec cette création, ils nous font "découvrir leurs premiers pas "hors piste" de la gigue contemporaine "pure". 

Pour leur prochaine création, ils avaient pour objectif de créer une pièce de groupe dans laquelle, ils veulent être accompagnés sur scène par six autres interprètes issus soit de la danse contemporaine soit de la gigue contemporaine, soit Jonathan C. Rousseau, Sébastien Chalumeau, Catherine Lafleur, Geneviève Lauzon, Liane Thériault et Antoine Turmine. Bon, depuis février 2020, il s'en est passé des choses, inutile de le rappeler ici. Nous les suivons dans leurs premier pas de création à l'Estruch" à Barcelone. Nous avons droit aux courts, mais clairs comptes-rendus de fin de journées de là-bas. Et ensuite, ils nous présentent leur valse hésitation des résidences à venir, soit déplacée, soit annulée avec les mots clé, incertitude, adaptation et surtout imprévisibilité. Au final, cette pièce de groupe de huit interprètes qui aurait pu devenir une pièce avec quatre duo, deviendra finalement un duo avec six "artistes en création". Nous avons droit aux témoignage de ces six artistes en mutation de rôle qui nous indiquent ce qu'ils ont ressenti et comment ils voient leur nouveau rôle. 

Le tout se termine par la présentation d'un extrait de leur oeuvre. En début de rencontre, on nous avait demandé. de porter attention aux thèmes suivants: négociation, authenticité et bienveillance. C'est donc avec mon oeil averti que j'ai vu et revu cet extrait et que pour ma part, j'ai ressenti la complicité de ce duo colorés aux thèmes annoncés. J'ai  bien apprécié leur exploration du sol, lieu peu visité en gigue contemporaine, sauf par les pieds, évidemment !

Leur création sera à l'affiche bientôt, probablement en "virtuel", mais comme je l'avais écrit en février dernier, après avoir vu "Suspendu au sol" (j'aime beaucoup ce titre !!!),  "Et pour découvrir les prochaines destinations de ces pas, je surveillerai leur prochaine proposition" et par conséquent, j'y serai..

mercredi 20 janvier 2021

Mon retour sur quelques uns de mes pas virtuels ici à Montréal et ailleurs !

La richesse de mes sorties culturelles en ligne n'a d'égale que le bienfait de mes sorties de course à pied. Et les deux se produisent régulièrement et approvisionnent en oxygène mon cerveau de confiné ! Pour ce texte, je voudrais revenir sur trois d'entre elles, mes sorties cultuelles, évidemment ! 

À mon agenda, il y avait d'abord une lecture publique, d'après résidence de la gang de La Fratrie ( Erika Mathieu, Patrick R. Lacharité et Alex Trahan) , "La fin des haricots // The end of beans" à la Maison de la Culture Notre-Dame-de-Grâce. Ensuite, "Bigico - Soirée de gigue contemporaine virtuelle" à la salle Pauline Julien présentée par l'arrondissement L'Île Bizard-Sainte-Geneviève. Et enfin, une présentation de fin de résidence au Salon 58 à Marsoui (de Priscilla Guy et Mandoline Hybride) par Karla Étienne et Chloë Lum & Yannick Desranleau. 

Débutons avec "La fin des haricots // The end of beans" dont j'avais découvert une première mouture au Festival ZH en 2019, époque "lointaine" où nous pouvions nous rendre et nous assoir pour assister en personne (fin de ce court moment de nostalgie !) J'avais terminé mon commentaire suite à cette présentation avec la phrase, "Une oeuvre qui amalgame fort bien le théâtre et la danse dans un monde "tout brisé" de fin d'humanité qui, malgré tout a devant elle, de l'avenir." J'avais donc raison, elle avait de l'avenir ! Pour cette évolution, lecture publique oblige, la danse était absente, mais la théâtralité, elle rayonnait, appuyé par les projections vidéo et les éclairages. De cette histoire, j'en avais oublié des "gros bouts", mais cette sensation de mystère et de catastrophe, de cet homme, de ce couple et de cet ami, je l'ai bien retrouvé. Je me suis fait porté par le texte d'Erika Mathieu et les prestations des quatre lecteurs-interprètes (Alexandre Lavigne, Catherine Paquin Béchard, Philippe Thibault-Denis, Patrick R. Lacharité) dirigé dans les différents moments par Ariane Lavery aux didascalies.

                                 Photo de Maxim Paré Fortin tirée du site de la Maison de la culture

Cela avait beau être une lecture publique, le résultat était convaincant et une des dernières scènes par Catherine Paquin Béchard était d'une force et d'une conviction qui m'a touché droit au coeur. Je suis certain qu'il y aura, un de ces jours, une présentation sur scène et moi, promis j'y serai !

Le lendemain, c'est d'abord à un apéro danse avec Lük Fleury de Bigico et Frédéric Lapierre de l'arrondissement que j'étais convié. Apéro fort bien mené qui m'a permis de mieux connaître, entre autres, le parcours du co-fondateur de Bigico. Un peu plus tard, l'apéro terminé et digestif en main, quatre oeuvres de gigue contemporaine, toutes différentes étaient au programme. En début de programme, "Espace" de Lük Fleury avec Olivier Arseneault et Antoine Turmine, m'a entraîné dans les pas d'une réalité virtuelle mystérieuse tout en dualité. 

Ensuite, "Une gigue sur le coeur" de et avec Sandrine Martel-Laferrière me propose, sur fond de battements de coeur, l'évolution de cette femme sur cette ligne rouge, son combat pour se libérer, se connecter à l'autre. Jusqu'au bout de ses efforts, aux sons des pulsations, elle nous quitte, libérée ! Une oeuvre forte et surtout fort inspirante pour le spectateur que je suis.

Après, "S'accorder" de et avec Jonathan C. Rousseau accompagné par Thierry Clouette au bouzouki irlandais. Cette oeuvre est une improvisation qui implique un dialogue codé entre les deux interprètes. Il était fascinant et intrigant de constater comme la musique de l'un influençait les pas de l'autre et vice et versa ! J'ai été captivé par la résonance des pieds jusqu'au départ du "lonesome cowboy" !

La présentation se terminait par "L&L" de et avec Mélissandre Tremblay-Bourassa et Vincent-Nicolas Provencher. De leurs pas, j'y ai vu différents épisodes de la vie d'un couple qui projetés dans mon imagination me donnait l'histoire d'un quotidien fort riche.

La gigue contemporaine ajoute "le haut du corps" au "bas du corps" à la gigue traditionnelle, comme le mentionnait Lük Fleury lors de l'apéro Et ce haut du corps inclue le cerveau avec les trames narratives que l'on peut y découvrir. Et cela pour moi, j'aime bien cela !

Et pour terminer, c'est tout loin de Montréal, en Gaspésie à Marsoui dans cette belle maison (que j'avais pu visiter virtuellement lors du lancement de la saison des résidences) que je rencontre, chacun dans  leurs pièces, Priscilla Guy, directrice artistique du Salon 58, Karla Étienne, chorégraphe et interprète ainsi que Chloë Lum & Yannick Desranleau, artistes multidisciplinaires pour présenter ce que ce lieu a pu produire comme effet créatif. Pour les moins initiés, Salon 58 "mise, entre autres, sur l’expérimentation artistique et la pluridisciplinarité" permet, comme il est possible de le découvrir sur leur site . Voilà donc pourquoi, j'étais curieux de découvrir le résultat de cette première résidence de 2021. Malgré mes problèmes de connexion (!!!!), j'ai pu découvrir comment ce lieu et ses espaces autour, imprégnés de calme et de beauté permet d'explorer autrement ! Le deuxième extrait de Karla Étienne, "Dans le buisson" m'a soufflé par sa beauté. La captation vidéo était tout à fait réussie. Malheureusement, "l'internet" étant capricieux, j' ai découvert par intermittences et je  n'ai pas pu aller jusqu'au bout. Mais comme lors du lancement de la saison de ce lieu auquel j'avais assisté (virtuellement), dans ma tête, je chantais après, "J'aurais voulu être un artiste" pour pouvoir aller au Salon 58 !

Ainsi donc se terminait trois belles soirées et l'année ne fait que commencer !

 

mercredi 13 janvier 2021

Sur mes pas aux quatre courts métrages tout autochtone proposés par Regards Hybrides et La Fabrique culturelle

Je ne sais pas pour vous, mais moi, mes soirées commencent à être de plus en plus remplies. Les algorithmes font bien leur travail et ils me proposent plein de belles propositions à découvrir sur mon petit écran. Ce dernier devient de plus en plus mon accompagnateur pour mes "sorties culturelles virtuelles" !

À preuve, ce partage, via Olivier Bertrand, que le Festival Wildside propose cette année des oeuvres en ligne gratuitement. Ce festival présenté au Théâtre Centaur était celui qui me proposait mes premières sorties culturelles une fois le début d'année passé. Je me promets d'y "aller" encore cette année !

Mais pour l'heure, c'est "pisté" par Mandoline Hybride que je me suis mis devant mon écran pour découvrir quatre courts métrages dédiés aux voies autochtones. Je me rappelle encore de cette soirée fort belle et enrichissante à la Maison de la culture Rosemont-La Petite-Patrie en ce mois de novembre pré-pandémie ( en 2019). On nous proposait "Voix de femmes autochtones" et sa douzaine de courts métrages de l'ONF avec Sonia Bonspille Boileau pour nous les présenter. 


C'est donc avec grand plaisir que j'ai ouvert mon ordino et qu'après quelques clics, je me suis retrouvé sur le site https://www.lafabriqueculturelle.tv/articles/8061/territoires-hybrides/?fbclid=IwAR170guJ0oeR7Ssp70WDMw9DoqpE7EqG_Odo-fmItNDZPWnfUN4d30WbReAqui me montrait le titre "Poésies autochtones en mouvement". Sur cette page, on y retrouve d'abord la présentation du projet, suivi de l'info sur la "mise en bouche" de chacun des cours avec les poèmes de présentation de chacune des oeuvres par Ivanie Aubin-Malo et pour terminer la présentation des responsables de ce projet, "La plateforme Regards Hybrides, une initiative de Mandoline Hybride, a pour mandat de favoriser l’articulation, le développement et le rayonnement des pratiques artistiques liant danse et cinéma."

Et puis nous pouvons aller à la découverte de ces quatre courts que j'ai vu dans l'ordre de présentation. D'abord "Kijâtai" qui signifie «ensoleillé avec un ciel bleu» de Kijâtai-Alexandra Veillette-Cheezo et du Wapikoni mobile. Prénom de cette jeune femme dont nous suivons les pas en ville et dont nous écoutons les rythmes près d'une rivière. Ce qui m'a le plus impressionné durant les quatre minutes trente du visionnement est définitivement son sourire.

Le prochain, "Balmoral Hotel" de Wayne Wapeemukwa m'amène plus loin. Pendant une dizaine de minutes, je suis cette femme qui déambule dans le quartier Downtown Eastside de Vancouver (mais cela pourrait être quelque part ici à Montréal !). Elle me fait ressentir ce qu'elle ressent intérieurement tous au long de son chemin à travers la faune urbaine qu'elle croise et ce jusqu'à sa destination le "Balmoral Hotel". Impossible pour moi de rester indifférent à ses expressions faciales et aussi à cette misère humaine qu'elle croise !

Le prochain court, m'amène dans une atmosphère toute différente. En effet "Petit animal" d'Ivanie Aubin-Malo et Flamant s'avère beaucoup plus poétique. À preuve cette phrase, "Je pense que j'ai déjà été un arbre." ! J'ai été porté par la sagesse du propos et des images de cette femme dans la forêt et sur le lac. Après les deux minutes trente, je suis revenu très, sinon trop vite dans ma réalité. Un coup de coeur pour moi, par la beauté et la sagesse du propos poétique.

Le tout se termine avec "Wamin" ou "La pomme" de Katherine Nequado et du Wapikoni Mobile. Ce court, je m'en souviens très bien, je l'avais vu  et bien aimé aussi lors de cette soirée "Voix des femmes autochtones"(présentée plus haut) et comme la première fois, le propos fort affirmé sur le fond cinématographique fort "brillant" a encore porté "fruit" en moi. Ce que je retiens de ce court métrage est l'important pour nous définir n'est pas où l'on va, mais d'où l'on vient ! La démonstration en deux minutes trente est fort éloquente et très bien réussi. 

Au final, des propositions fort riches de par leur diversité et de la qualité des rencontres qu'ils nous proposent.

mardi 12 janvier 2021

Sur mes pas de lecteur: Expédition déstabilisante "Avec un poignard" !

Depuis le début de la pandémie, je lis peu avec comme bilan quelques livres déjà lus, tel que "La Peste" de Camus et des essais. Comme si je voulais explorer et mieux comprendre les enjeux actuels. Les romans, eux, s'accumulent devant moi et il a fallu que la nouvelle année se pointe le bout du nez pour que je change de direction. À vrai dire, pas de changer de direction, mais d'ouvrir de nouveaux horizons littéraires. 

                                                           Tiré du site internet du Devoir

Voilà donc pourquoi le plus récent roman de Mathieu Leroux, "Avec un poignard" était tout à fait approprié pour satisfaire mon besoin! Il me propose une expédition, au propre comme au figuré, dans des territoires, pour moi, inexplorés. Le guide-narrateur est tout à fait différent de moi, à l'opposé même, dans les différents aspects de sa vie. Et je reviens de cette expédition satisfait, mais aussi troublé. Ainsi donc, de cet homme, je découvre la relation "stérile" avec son père et celle inachevée avec un amant. Je découvre aussi le pouvoir de ses mots pour illustrer des lieux et des personnages. Comme l'écrivait Dominic Tardif dans Le Devoir (26 septembre 2020), ce roman est une "Lettre double, donc, manœuvrant de nombreux glissements (très habiles) entre des paragraphes s’adressant à ce paternel veule et vieillissant, et d’autres s’adressant à l’amant insaisissable. Entre les deux : une féconde zone de flou." Et cette zone floue est très riche, troublante et intense !

Je resterai bien en contrôle tout au long de ma lecture lors de ces glissements et surtout je serai très attentif lors de la description des lieux visités (Las Vegas et Berlin) et des différents personnages rencontrés, dont certains sont surprenants. J'ai vu les lieux, j' vu les gens et parfois, je m'y sentais même dedans ou avec !

Au final, cet homme, j'ai appris à le connaître et à le comprendre, même si entre lui et moi, il n'y a aucun point en commun. Comme si nos univers de chacun des deux côtés de la lame se rejoignaient à la pointe de ce poignard.

Un premier roman cette année qui dilate mes papilles littéraires, merci Mathieu !