Bon OK, je le concède, le titre est un peu flou ! Mais promis, la suite sera plus précise. Cette histoire débute avec une invitation à découvrir le travail de préparation de l'oeuvre "9.2", de la compagnie Cas Public au Proto Studio. Invitation transmise par Cai Glover que j'ai acceptée to the go ! Ainsi donc, en cette matinée pas trop froide de fin janvier, mes pas me portent jusqu'au onzième étage d'un building rue Casgrain.
Pause
L'histoire de la création de ce studio mérite bien que l'on s'y attarde ou que je me répète un peu. Donc dans ce building au onzième étage, il y avait les locaux de la Compagnie Cas Public de Hélène Blackburn. Il y a un peu plus d'un an, le lieu devait fermer. Mais trois artistes, Cai Glover, Caroline Namts et Nicholas Bellefleur, ont décidé de dire non et de maintenir la vocation chorégraphique de ces locaux. Ainsi est né Proto Studio. Dans ce lieu, plein d'activités dont des cours et des préparations d'oeuvres. Aussi des soirées, dont une à laquelle j'ai assistée, il y a peu de temps.
Fin de la pause
Accueilli par Cai Glover, je le suis dans un studio pour assister à une fin de cours de ballet, il me semble ! Dirigé par un maître, les différents participants exécutent seul ou en petits groupes des mouvements qui de ma perspective sont exigeants. Tout au long, j'observe et parfois émerge en moi et juste pour moi, "ouf pour les chevilles" ! Le tout est fort intéressant à observer et le climat qui règne est fort agréable. La classe se termine et après une courte pause, débute mon "programme principal", soit la préparation de la pièce "9.2" qui est une évolution de "9" créée en 2016 par Hélène Blackburn. Comme il est possible de le lire sur le site de la compagnie, "Huit ans plus tard, 9.2 – marque une nouvelle étape dans cette aventure. Transmise à Cai Glover— désormais co-chorégraphe — cette recréation conserve l’essence de l’œuvre tout en y posant un nouveau regard, forgé par l’expérience, la maturité et une compréhension intime du propos."
Si "9" référait à la "Neuvième symphonie" de Beethoveen qui était sourd, "9'2" difficile de ne pas faire de lien avec Cai Glover, lui -même malentendant. Ainsi donc, une interprète en moins, pour cause de maladie, le travail débute. Tout au long, de ces minutes de travail, je peux apprécier le travail du chorégraphe et différents interprètes. De cette partie de l'iceberg, non pas la pointe visible lors des représentations, mais de celle invisible à l'oeil du spectateur, je prend plaisir à découvrir. Mais surtout de découvrir les mêmes mouvements répétés avec parfois des rendus différents jusqu'à obtenir le résultat voulu et le OK qui s'en suit ! La proposition est à mes yeux très technique et est exigeante pour les interprètes. Mais ielles sont jeunes, ce qui n'explique pas tout !!!! Le talent y est manifestement un élément important !
La fin de la séance approchant, un dernier "tableau" se prépare et "ouf" est ma réaction en le découvrant. Venu arrivé le moment de la pause pour dîner et à moi de retourner "dans mes terres". Avec le plaisir d'avoir découvert des aspects fort intéressants de la création d'une oeuvre avec l'atmosphère fort bienveillante qui y régnait ! Si cette proposition est présentée à Montréal, gagez un "petit 2" que j'irai la découvrir. Et vous aussi, je vous le suggère !

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