mardi 9 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA pour entrer dans l'univers particulier de "Mystic-Métallic" !

 Pour aller à la découverte de cette proposition du FTA 2026, mes pas se sont dirigés jusqu'au La Chapelle Scènes Contemporaines avec à l'affiche "Mystic-Métallic" du trio, Zoe-Gauld, Juteau et Lavoie-Marcus. Fort curieux, parce que annoncée depuis un bon bout de temps sur les murs du La Chapelle, un projet plus important (lire ici la naissance d'un enfant) a reporté l'aboutissement devant public de cette proposition fort intrigante. À preuve un extrait du descriptif, "Face aux ravages de l’industrie minière en Abitibi-Témiscamingue, Mystic-Métallic syntonise les corps, la terre et les machines sur une même fréquence."

                                              Crédit: Guillaume Vallee tirée du site du FTA

Une fois rendu à "ma" place en première rangée, j'ai tout le loisir de découvrir les objets dans l'espace scénique dont des tubes en cuivre et aussi en haut à l'arrière scène, un immense minerai suspendu. Lorsque le moment est venu de débuter devant une salle bien pleine, nous sommes "envahi.es" par une atmosphère musicale électrique et des mouvements des trois interprètes tout aussi électriques, comme si les corps étaient branchés sur le "220" !

Dans ce qui suivra, dans différents tableaux, sur une note plus poétique, les pouvoirs de ce trio d'elfes, aux multiples déclinaisons vestimentaires, se déploient ! Dans un tableau qui suscite des réactions du public autour de moi, dans leurs langages "décodés" pour nous sur le mur du fond, nous comprenons vers quoi le trio aspire. Et puis, leur mission accomplie, le repos les attend avec nos applaudissements qui s'en suivent.

Voilà une proposition hautement poétique sur un enjeu actuel, soit les activités minières, aux multiples couches que je souhaite revoir pour mieux en comprendre et en apprécier les nuances.

lundi 8 juin 2026

Mon retour sur un programme double fort éclatant au FTA !

 Quand les horaires le permettent, j'ai répondu oui à la question de Sylvain Lelièvre qui chantait "un programme double qu'est-ce que t'en dit ?" dans sa chanson "Programme double" !

Voilà donc pourquoi, mes pas se sont dirigés d'abord jusqu'au Théâtre Jean Duceppe de la Place des Arts pour assister à "The Romeo" de Trajal Harrell. Arrivé tôt, ce n'est qu'à l'heure pile, indiquée sur mon billet, que les portes de la salle se sont ouvertes. Pendant que les gens entrent, déjà sur la scène les interprètes avec la pièce de Pink Floyd "The Wall" qui emplit le lieu. C'est après un certain temps d'attente qu'arrive devant ma rangée, une personne qui distribue une feuille "Foire aux questions" pour nous "guider" à décoder ce que nous découvrirons dans les prochaines minutes, dont la première question est "D'où vient le Roméo ?" À la réponse à cette question et aux autres qui suivent, nous sommes amenés dans une quête intrigante dont les derniers mots sont pour moi les plus importants, "Plus important encore, c'est une danse qui, en réalité, n'existe qu'avec nous, ce soir, dans l'ici et le maintenant." Pour peu, que l'on ait pu lire ces mots, ce qui suivra prendra tout son sens.

                                            Crédit:  Dajana Lothert tirée du site du FTA

Question de briser la glace, entre eux et nous, sont faits la présentation de chacun.e des interprètes (Stephanie Amurao, Vânia Doutel Vaz, Maria Ferreira Silva, Challenge Gumbodete, Trajal Harrell, Thibault Lac, New Kyd, Christopher Matthews, Jeremy Nedd, Nasheeka Nedsreal, Perle Palombe, Stephen Thompson, Songhay Toldon, Ondrej Vidlar) avec une confidence de chacun.e en prime. Ce qui d'abord me frappe, est la diversité des corps. Impression qui disparaitra de mon esprit dans ce qui suivra produira. Parce que tout au long, ce qui me captivera le plus est leurs présences et leurs interactions et leurs métamorphoses vestimentaires. D'un tableau à l'autre, je reste captivé par ces rituels tout en évolution dont cette ronde qui apaise ! Si le "Roméo" n'existait pas avant, maintenant, sa place dans l'histoire est maintenant faite et surtout elle sait rassembler !

À peine les derniers applaudissements faits, mes pas se dirigeaient vers le Monument-National pour la deuxième partie de ma soirée. À mon arrivée, déjà plein de monde à la porte du Studio Hydro-Québec. Dans ce studio, il y a un bon bout de temps, de fort belles rencontres. Cette fois, ça sera pour découvrir "Braids & Heritage" de et avec Stacey Désilier et Jossua Satinée. Une fois la porte ouverte, je me dirige tout en bas de l'espace vers un des sièges de la deuxième rangée, de deux ! Les deux interprètes, fort bien habillés sont déjà dans l'espace de présentation et se déplacent tout en nous gratifiant d'un sourire au passage. Le moment venu, le tout débute avec des pas de danse en ligne et produit un effet fort festif.

                                                  Crédit Vladim Vilain tirée du site du FTA

Il s'en suit un autre tableau après une métamorphose vestimentaire pimenté par des levers de jambe, ouf !!! Et après un passage dans l'ombre, il s'en suit une suite "dark", néanmoins tout aussi captivante. Le tout se terminera avec un retour à la lumière. J'ai comme l'impression d'avoir assisté à leurs cheminements de vie, réels ou imaginaires !

Lorsque je ressorts du lieu, j'ai encore une question qui me turlupine. Celle de de la présence de ces deux paniers de basketball qui tout au long pouvaient arborer différentes couleurs par les éclairages. Présence permanente dans ces lieux ou éléments de décor pour cette proposition ? Le mystère pour moi, persistera tout en revenant fort heureux de ces deux rencontres en cette soirée.

dimanche 7 juin 2026

Sur mes pas au MAI pour découvrir l'émouvant "Entre-Deux" de Meihan Carrier-Brisson et Claudia Chan Tak !

 Les différentes propositions du FTA ont beau occuper de nombreuses cases dans mon agenda, pas question que je rate cette proposition présentée au MAI. Voilà donc pourquoi mes pas se sont déplacés du QG du FTA, lieu du lancement du plus récent numéro de la revue MOVEO (Censure + Sérénité) jusqu'au MAI pour assister à "Entre-Deux" de Meihan Carrier-Brisson et Claudia Chan Tak. 

                                              Affiche de la proposition tirée du site du MAI

De Meihan, je découvre ses pas depuis ceux faits à l'EDCM. En ce qui concerne Claudia, je ne calcule plus le nombre de fois que son nom apparait dans un des textes de mon blogue. Voilà pourquoi, pas question de rater cette occasion, parce qu'en plus, ce que je découvrirai portera sur un thème universel fort intéressant et qui m'intéresse, soit celui de l'adoption international. En attente d'entrer dans la salle, je peux découvrir un panneau sur lequel il est possible de lire différents courts textes sur le sujet. Un de ceux-là attire particulièrement mon attention, celui avec les mots percutants de Phara Thibault tirée de sa pièce autobiographique "Chokola". Je me rappelle encore de cette rencontre, recommandée par Claudia,  avec celle qui a été "déracinée" de son Haïti natal à l'âge de trois ans pour être adoptée par une famille du Québec. Pour les intéressé.es, voici le lien de mon retour:

https://surlespasduspectateur.blogspot.com/2023/04/mon-retour-sur-toute-une-rencontre.html

Une fois la porte de la salle ouverte, je me dirige jusqu'à "mon" siège en première rangée. Le temps que la salle se fasse bien pleine avec, entre autre, des proches des différentes interprètes (bouquets de fleurs à la main pour en témoigner), je découvre devant moi un plancher et un mur arrière blancs et ceux latéraux noirs. Le moment venu arrivent tout discrètement par le côté "jardin", les différentes interprètes, Meihan Carrier-Brisson, Mary-Lee Brunet, Chanel Cheiban, Noguaye Dubois, EmmÖtional Damage, Coralie Plante, Jeanne Théroux-Laplante. Dès les premiers moments, de leurs doigts, nous découvrons les différents points de départ dans leur naissance jusqu'à leur arrivée ici. Les moments qui suivront, sans artifices scéniques, présenteront principalement des duo dans lequel je découvre des aspects de la dualité de leur personnalité, celle de l'origine et de leur culture de là-bas et celles aussi de leur vie d'ici. Un moment me frappe particulièrement, celui d'un solo en contre jour qui me fait dire ouf, intérieurement. Impossible de rester impassible devant ces cheminements présentés.

Tout au long, j'ai ressenti ce qu'annonçait la dernière phrase du descriptif de la proposition, "Animé par une quête d’authenticité et par la complicité sororale, ce récit d’adoption devient un espace de réappropriation, de connexion et de dialogue." Le tout se termine de façon fort festive. Dans la période d'échange qui suit, animée par Marie Gong Li Blouin, des informations fort intéressantes, mais une me touche particulièrement. De cette jeune femme qui est née à l'époque de "l'enfant unique" en Chine et qui a dû partir sans connaître ses parents. Son acte de naissance ne mentionne que sa région d'origine. Comme ne pas ressentir son déchirement avec ses mots. 

Voilà une proposition qui mériterait d'aller à la rencontre d'un grand nombre de personnes dont dans les Maisons de la culture de Montréal. 

Tout en sortant de la salle, Claudia me rappelait qu'une première mouture j'avais vu, il y a quelques temps. Et recherche faite, c'était, il y plus de deux ans (mosus de mémoire !). La proposition avait pour titre "Danser l'entre-deux". J'avais complété mon retour de l'époque par les mots suivants, "Une fois le tout terminé et les applaudissements fort mérités terminés, je ne peux m'empêcher de féliciter les artisanes de ces moments qui, malheureusement, ne seront présentés qu'une seule fois ! À moins que ..... et je l'espère !" Et mon espoir s'est concrétisé et qui sait .... !

jeudi 4 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA pour y découvrir un univers "Bottommost" !

 Si cette proposition a capté mon attention, c'est d'abord par la présence à l'affiche d'Émile Pineault. De mes présences précédentes à une de ses propositions, je pourrais dire qu'elles ne me laissaient pas indifférent. J'étais amené dans un univers particulier, loin du mien. Voilà ce que j'écrivais à propos de sa création "Rock bottom", présentée au MAI en janvier 2023. "Encore une fois, Émile Pineault, avec Gabriel Cholette, m'ont entraîné à leur suite dans une proposition sensorielle et audacieuse, autant par le sujet que par la façon de l'aborder. J'ai pu explorer un univers que je ne connais pas avec lui qui me guidait. Il l'a fait avec toute son honnêteté et sincérité, ça je l'ai ressenti fortement, comme si le personnage sur scène n'était pas un personnage."

Qu'en serait-il cette fois avec "Bottommost" ? Et bien, avec son nouveau complice Baco Lepage-Acosta, ce fût encore le cas. Mais commençons par le début avec mon arrivée devant la porte d'un des pavillons de l'UQAM, rue Sherbrooke. Rendu à l'intérieur, pour accéder au lieu de présentation, nous devrons d'abord attendre au pied d'un escalier, écouter les consignes (fort simples) et attendre devant une porte. Le moment venu, je pourrai trouver ma place devant une installation qui a toutes les allures d'un fond de ruelle avec une petite cabane, côté jardin ! Et pas trop loin, sont déjà là les deux interprètes, immobiles sur le bord d'une grande fenêtre. 

                                                   Crédit: B. Brookbank tirée du site du FTA

Et dans ce qui suit, comme l'annonçait la description de la proposition, la nature "animale de ces deux êtres se révèlent dans une suite de moments qui pour moi, se sont avérés tout aussi intrigants que troublants ! 

La description donc annonçait "Deux personnes à quatre pattes se reniflent. Pourquoi se flairent-elles ? Connivence ? Quête de domination ? Attraction ? Si leurs intentions restent mystérieuses, l’intimité se fraie pourtant un chemin dans ce duo indocile. Les tentatives de rapprochements se transforment en jeu, le jeu en amitié. Une amitié rugueuse où l’amour se cache sous les crocs et la complicité dans la soumission. Dans cette chorégraphie des bas-fonds, les corps finiront bien par se reconnaître… À coup de jappements, de sueur ou de tendresse."

Et cela les deux complices l'ont bien rendu ! Et même si ce n'était pas ma première rencontre avec son "univers" Émile Pineault m'a fait encore une démonstration que la nature humaine pouvait se décliner différemment. Et au final, j'ai apprécié cette rencontre de fond de ruelle !

mardi 2 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA pour découvrir: "from rock to rock… aka how magnolia was taken for granite" de Jeremy Nedd !

 Lorsque mes pas m'apportaient jusqu'à l'Usine C, flottait en moi un certain regret. Et oui, invité au 5 à 7 du Festival Fringe, rapidement j'ai compris que ce 5 à 7 était le préambule du "Fringe for all" (Fringe pour tout.es). Et comme cette partie de la soirée entrait en conflit avec ma sortie au FTA, c'est avec regret que j'ai constaté une autre fois que je n'ai pas le don ubiquité ! C'est néanmoins avec le programme papier du Festival en main que je me suis dirigé jusqu'à l'Usine C pour assister à la présentation de "from rock to rock… aka how magnolia was taken for granite" de Jeremy Nedd, accompagné sur scène par Brandy Butler, Nasheeka Nedsreal, Zen Jefferson et Jeremy Guyton.

                                              Crédit Manuel Vason tirée du site de FTA

Je m'y rendais sans connaître ce chorégraphe, ni non plus le type de danse au programme, ce qui constitue un de mes plaisirs de spectateur. C'est de "mon" siège en troisième rangée que j'attends le début de la représentation devant une scène tout de blanc recouverte et quelques éléments de décor, dont une grosse pierre suspendue. Il y a aussi, détail !!!!, les interprètes déjà sur scène agglomérés et immobiles. 

Le moment venu, sans les mots habituels d'accueil, ce "magma" humain commence à bouger, au son de tocs et le silence s'installe dans toute la salle. Et, s'en suit des moments de lenteur, comme si ce qui est important est de prendre le temps ensemble avec des jeux de bras fort captivants. Dans ce qui suit, j'y vois des moments d'amitié exprimée, des dialogues gestuels. Et tout au long, les interprètes disparaissent derrière pour revenir revêtus différemment. Je suis leurs différentes évolutions, surprenantes, intrigantes, mais aussi intéressantes. Leur complicité est évidente et transcendante et le tout se conclura avec l'arrivée d'un clavier qui complète leurs parcours, comme un magnolia qui émergera d'une brèche du roc. Quelle belle fin qui procure un baume d'espoir.

Il en reste que en sortant de la salle, je me fais la réflexion suivante, je me surprends encore à être encore surpris. Et c'est la découverte d'un mouvement en danse, le Milly Rock, utilisé par le chorégraphe qui en est responsable. Merci aux gens du FTA ! 

lundi 1 juin 2026

Sur mes autres pas au FTA: "Autothérapie" pour entrer dans un univers particulier et faire une rencontre singulière !

 Je dois l'avouer ! Lorsque mes pas m'ont amené de la maison en ce vendredi soir, ils l'ont fait sans un parapluie ! Voilà donc pourquoi, complètement trempé, je suis arrivé au Théâtre Prospero, venant de la station de métro. Faudra être plus prudent dans l'avenir, mon cher Robert !!! Une fois rendu, le sourire du personnel a apporté un baume à mon désespoir trempé ! Mais, là n'est pas là mon propos. Mes pas s'étaient mis en route pour aller découvrir "Autothérapie" de Mackenzy Bergile que je ne connaissais pas. Un plaisir que le FTA me gratifie régulièrement.

                                            Crédit Fabian Hammerl tirée du site du FTA

Une fois le hall bien rempli, dont, comme pour ma première sortie, d'étudiant.es, la porte s'ouvre et je peux me rendre à "mon" siège en première rangée. En attente du début, devant moi une phrase est projeté sur le mur arrière, "What I am is never just me". À quel type de rencontre ou de rencontres aurais-je le droit, que je me dis ! Et cette réponse, je l'obtiendrai dans ce qui suivra, une fois la chanson "Ave Maria", fort belle et riche terminée.

Ainsi donc tout au long des différents tableaux, je découvrirai un être en apparence fort stoïque, mais dont les modulations corporelles et les déplacements sont fort expressifs. Ces moments plus particulièrement durant lesquels, les mouvements de son dos me font penser à des plaques tectoniques intérieures psychologiques et physiques, les siennes, mais aussi les nôtres. Nous avons droit, et même pour ceux qui les connaissaient, à des rappels toujours pertinents de différents évènements historiques de discrimination raciale. Ses transformations vestimentaires et différents accessoires rehaussent les aspects symboliques du propos.  Le chant "Ave Maria" qui conclut fort majestueusement ce parcours historique nous permet de revenir ici et maintenant.

Voilà une proposition fort bien incarnée combinant différents types d'art avec un propos fort affirmé qui encore aujourd'hui, juste à suivre l'actualité pour le savoir, est fort important et pertinent. Voilà le type de rencontre, oups de rencontres, qui me surprend et que j'apprécie !

Voilà donc, toujours sous la pluie, mais je m'en fout de la pluie, mes pas me ramènent fort heureux de cette rencontre !

vendredi 29 mai 2026

Sur mes premiers pas à l'édition 2026 du FTA, avec "Adentro!"

 Il ne fait peut-être pas très beau dehors, mais ce n'est pas grave, parce la saison estivale est arrivée avec le début du Festival TransAmériques. Pour une première fois à cette édition, mes pas se dirigent jusqu'au Wilder pour découvrir "Adentro" de la chorégraphe d'Argentine, Diana Szeinblum qui, je crois, en était à une première fois à Montréal.

Pendant que j'attendais pour trouver "mon" siège dans l'Espace Orange, plein de jeunes (avec leur prof) attendent eux aussi ! Le moment venu, la porte s'ouvre et je me rends à "mon" siège en première rangée avec devant moi, un espace vide tout en blanc (murs et plancher) et après les paroles d'accueil énoncées, sur l'écran est projeté un solo dans un espace public, pendant que sur le côté arrivent discrètement les trois interprètes (Pablo Castronovo, Bárbara Hang et Andrés Molina).

La projection vidéo terminée, se mettent en action les trois interprètes qui tout au long de ce qui suivra nous présenteront différents moments durant lesquels les images émergent en moi, Je reste captivé par ces moments où la danse se fait fort festive, de ces jeux de tête, de ces torses qui se bombent, les mouvements de l'un qui induisent ceux des autres. Sans oublier ceux durant lesquels les pieds tapent de côté, la scène de différentes façons (une première pour moi, il me semble !). 


                                               Crédit Jazmin Tesone tirée du site du FTA


Chacun.e pourra ou y trouver un sens à cette oeuvre, mais moi, c'est un passage du temps avec la rencontre et la métamorphose des gens et de leurs mouvements, du levée du jour jusqu'à son coucher. 

Et lorsque la lumière disparait, se fait entendre les applaudissements des gens de la salle dont ces jeunes autour de moi, manifestement ravis par ce qu'ils ou elles viennent de découvrir. Et moi, lorsque mes pas me ramènent à la maison, je suis fort heureux de cette première rencontre durant laquelle la danse sans artifices a permis aux corps de me garder captif aux différentes interprétations que je pouvais m'en faire. 

mercredi 27 mai 2026

Sur mes pas pour découvrir "Les danses de mai, Opus 2026" des finissant.e.s de l'EDCM !

 Voilà un de mes plaisirs de prof, même rendu à la retraite ! Lequel, vous me demanderez vous ? Celui de découvrir la fin d'un parcours scolaire et c'est ce que j'allais faire lorsque mes pas ont franchi la porte de l'Espace Orange du Wilder. Ainsi donc, de "mon" siège en première rangée, je pourrai découvrir les derniers pas ( à l'école !) des finissant.e.s de l'École de Danse Contemporaine de Montréal. Au programme, deux propositions, d'abord, "Henri Michaux : Mouvements" de Marie Chouinard et "Noetic" de Sidi Larbi Cherkaoui. Pas nécessaire d'être un grand connaisseur en danse pour savoir que voilà des oeuvres de chorégraphes de renom !

                                            Crédit: Maxime Côté tirée du site de l'EDCM

Le moment venu, débute "Henri Michaux : Mouvements" qui me permettra de découvrir la transcription gestuelle des dessins projetés sur l'écran derrière. Et tout au long, j'ai effectivement découvert une transcription fidèle et dynamique, parole de prof ! De cette pure abstraction émerge le plaisir de découvrir avec des gestes dynamiques et un entrain contagieux !

Bravo à vous, Laurianne Bergeron-Routhier, Lilly Bouvier, Nathan Buldakova, Coralie Caloz, Xalbat Corret, Angélyk Delisle-Hevey, Julie Dupin, Livia Fortin, Elouan Gourvennec, Alikisia Ikauno, Mélhya Kilic-Pégourié, Stephania Koujelev, Fanny Labbé, Solveig Langlois, Fanny Laplanche, Mathis Mailloux, Elisa Martin, Oli Pedneault-Doucet, Olivier Péloquin, Noémie Pino-Buisson, Margaux Pommier, Marine Rausis, Regine Senatus-Lange, Catherine Simard. Sans oublier Isabelle Poirier et Scott McCabe qui les ont accompagné.es !

Après une pause, débute "Noetic" avec le même groupe. Bon, si comme moi, le titre vous est quelque peu obscur, le programme est fort éclairant. Donc, le mot "noétique" vient du grec noetikos qui signifie "esprit intuitif" ou "capacité intérieure". 

Donc, dans un espace scénique tout en blanc, laissant tout l'espace à la proposition qui débute avec des trios. Rapidement la complémentarité émerge dans ma perspective avec, entre autres, l'envol des uns qui entraîne celui des autres. Il y a eu ce moment durant lequel le silence résonne fort et exprime le désarroi. Arrive ce moment, surprenant pour moi, durant lequel la parole en duo apporte une touche spéciale ! Le tout se termine avec un tableau "mécanique", riche en jeux de bras qui me fait dire "intérieurement" ouf !

Et s'en suit les applaudissements fort bien mérités ! Et moi, revenant chez moi, je me dis en moi-même, que des propositions de grand groupe sur des propos riches, j'en prendrais plus souvent. Merci à l'EDCM de m'en proposer régulièrement ! 

samedi 23 mai 2026

Sur mes pas "virtuels" pour découvrir "Les danses croisées" des étudiant.es de 1ere et 2e années de l'EDCM !

 Pour cette soirée, j'avais mon billet pour prendre place dans la salle, mais le destin en a décidé autrement. Mais heureusement, j'ai pu me reprendre avec la reprise en ligne de cette soirée. Je pourrai donc voir et revoir sur mon écran, "Les danses croisées" des étudiant.es de 1ere et 2e années de l'EDCM ! Perspective différente de "mon" siège en première rangée, mais qui néanmoins m'a permis d'apprécier le travail et le talent de ces jeunes. Au programme, deux œuvres interprétées par la gang de deuxième année et une autre par celle de première année !

                                                   Crédit Maxime Côté. Affiche de la soirée

Le tout débute avec "Vena Cava" de Christophe House. Créée en 1998 pour douze interprètes, c'est une version adaptée que la gang de deuxième année (Niko Alevizakis, Simon Armeni-Crowe, Simone Beck-Haviernick, Ophélie Bégin, Agathe Bouydron, Colette Buttet, Marcela Calandria, Maude Carbonneau, Cloe Comstock, Krystale Crockett, Julia Gauthier, Maëlys Hardy, Julia Henry, Justine Heude, Oleksiy Kioresku, Vincent Lacasse, Béatrice Mathieu, Nora Paquet, Méliane Perreault, Eufémia Pongitore) nous présentera.

Le tout débute avec un être qui virevolte fort gracieusement dans l'espace. Le tout se poursuivra avec l'arrivée graduelle des autres. Il s'en suivra une suite de tableaux dans lesquels des moments de danse  dynamiques sans artifices, mais fort riches. J'y vois des moments durant lesquels être seul.es et ensemble peut s'harmoniser pour produire des images fort belles riches en vivacité, avec une finale tout.es ensemble.

Il s'en suit une création de Manuel Roque, "Summertime" interprétée par la gang de première année (Romane Aubin, Ann-Florence Bégin, Jules Burt, Charlotte Chicoine, Nicolas Collin, Salomé Dagenais-Requesens, Marissa Desjardins, Grégory Di Gregorio, Maude Doublet-Viguié, Audrey Janveau-Brennan, Bree-Lynne Jennex, Sofya Kovalskaya, David Labelle, Apple Labescat, Magoga Machulskaya, Naomie Mésadieux, Nell Rossignol, Léanne Roussel, Raphaël Tousignant, Illenia Vargas Gimenez, Yoann Villeneuve). 

C'est sur un début "intrigant" que je découvre avec la mise en phase d'une mécanique humaine. Je serai captivé tout au long des différents tableaux qui présentent des moments ondulatoires et d'autres tout en lenteur et en retenue, comme s'ils se passaient sous l'eau ! Et comme l'indiquait la dernière phrase de son descriptif dans le programme: "Cette danse de joie, propulsée par la fougue de L’Été de Vivaldi, se veut un humble tremplin vers des jours plus lumineux, un élan collectif pour continuer à aller vers." La destination nous appartient !

Le programme triple se termine fort bien avec "EVASION" d'Ethan Colangelo interprétée par la gang de deuxième année de retour sur scène. De l'obscurité, les corps émergent tout en restant dans la pénombre. Dans cet espace, les corps, avec des vêtements identiques, se confondent avec harmonie. J'y vois dans ces corps, des algues dans la mer portées par le courant tout en étant appelés par la lumière. Dans cet ombre, coloré doré, les corps s'expriment. Je ressent fort bien l'intention de la proposition, soit  "Au sein de ces paysages intérieurs mouvants, des états contrastés – anxiété, euphorie et méditation – coexistent dans le corps, s’entrechoquant et s’entremêlant." 

Voilà de beaux moments, même par écran interposé, que j'ai pu découvrir avec ces trois propositions qui me rappellent qu'avec un grand groupe talentueux, les propos chorégraphiques sont fort riches et peuvent combler un grand public.

mardi 19 mai 2026

Sur mes pas sur la "Passerelle 840" pour découvrir six propositions toutes aussi différentes qu'intéressantes !

 Depuis mes premiers pas sur la "Passerelle 840", rue Cherrier, il y a plus de dix ans, je découvre avec toujours autant de plaisir et de curiosité les propositions des personnes étudiantes du Département de danse de l'UQAM. Et ce samedi soir ne fera pas exception avec six propositions au programme. Ce qui constitue une soirée plus chargée que d'habitude et qui nous amènera dans un large spectre d'univers.

                                           Affiche de l'évènement tirée de son site FB

Mais commençons par mon arrivée dans le hall d'entrée fort calme, because mon arrivée hâtive. Rapidement, le lieu se remplira de gens pour la dernière fois de cette Passerelle 840, édition Printemps 2026. Une fois les paroles d'accueil énoncées du haut de l'escalier, nous sommes invité.es, sans nos chaussures, à prendre place dans la salle. Une fois bien assis, je découvre en action les deux interprètes de la première oeuvre au programme, "homemade pasta unbelonging yarn over maison décomposée" de Charlotte Beaulieu et Hannah Surette et interprétée par Charlotte Beaulieu et ????, remplaçant Hannah pour cette représentation. Dans ce qui suivra, une table sera apportée dans l'espace scénique et servira de catalyseur à certaines actions qui ont toutes les couleurs d'intimité. Intimité qui nous sera partagé avec une complicité fort palpable avec des moments durant lesquels des rires complices émergent. Voilà une proposition toute théâtrale avec des passages chorégraphiques qui l'enrichit !

Il s'en suit "Lâcher prise" de et avec Maude Paquet. Sur un jet de fumée, cette personne apparait et comme l'indiquait le descriptif de la proposition, "S’acharner, constamment, intensément, pour avancer, pour grandir." Et tout en gestes et en mouvements, je découvre une belle illustration de "comment aller de l'avant !" Son parcours, je le ressens est parsemé de désespoir et d'impuissance, mais pas de sentiments d'abandon. Pour peu que je j'aurais pu, je me serais levé pour la réconforter ! Il en reste que sur sa fin de parcours, une lueur émerge pour qu'elle puisse prendre son envol jusqu'à son apaisement ! Et tout cela sur une pièce musicale d'un de mes compositeurs préférés, Òlafur Arnalds. Une de mes coups de coeur de la soirée !

Et pour compléter la première partie de la soirée, "GIRL OF THE YEAR" de Fiona Chevarier, interprétée par Léa Robitaille. Les premiers mots du descriptif, "Même si tout va mal, la vie continue." indiquent bien ce que je découvre durant les premiers moments. Moments durant lesquels, elle se lève après des efforts fort évidents, sur fond de grondements et d'une pièce musicale "pulsive" en totale symbiose. Et après tous ses efforts pour "sortir de sa coquille", quel regard, elle nous jette, comme pour nous dire, j'ai réussi ! OUF !!!

Une courte pause s'en suit et de retour à notre place, la soirée se poursuit avec "BASCULE" de et avec Christèle Pegeurro et Antonia Duplenschi. Le début se présente en toute complémentarité avec l'une de face et l'autre de dos, immobiles, l'une habillée en rouge, l'autre en vert. Et dans ce qui suit, moi j'y vois l'histoire d'une amitié de deux êtres différents. Pour nous l'illustrer, il y aura des moments de mouvements individuels et d'autres à deux synchronisés. Et comme peut l'être la vie, "BASCULE se caractérise ainsi comme un terrain de risque, d’écoute et de transformation partagée.". Bien d'accord avec vous deux !

Après un léger rapprochement vers le fond de l'espace de présentation, débute "Mutable" de et avec Adélie Poulin-Coulombe. Dès les premiers moments, je reste captif par les mouvements de ses bras. J'y découvre une version d'aller de l'avant dans lequel, je vois, des mots du descriptif,

  • En deuil perpétuel du moi
  • Céder place aux sois
  • Autres par
  • Des allers
  • Des retours
  • Les marées se résorbent et s’expandent
  • Sans s’éteindre.
Tout ce parcours, avec un fond lumineux se complétera, pour moi, avec une image sur fond rouge qui a tout de "l'envol de l'ange". Mon deuxième coup de coeur de la soirée.

Et la soirée de présentation se termine, de retour à notre place initiale, avec "FANNY" de et avec Silvia Costea accompagnée par Ela Dumas, Kamélie Fournier et Léa Richard-Cormier. Le tout débute de façon fort acrobatique et cela se poursuivra tout au long. Comme si les relations entre humains exigeaient des performances pour réussir à les maintenir. Il y a dans ce que je découvre aussi des allures d'engrenages mécaniques que leurs mouvements et leurs déplacements rendent fort éloquents.

Une fois les derniers pas faits, c'est sur les applaudissements fort bien mérités de tous les artistes que la soirée se termine. Et moi, mes pas me ramènent à la maison, encore une fois fort satisfait de ce programme fort diversifié qui augure bien pour l'avenir.

dimanche 17 mai 2026

Sur mes pas de spectateur pour "Antilope: Que reste-t-il de notre humanité ?" au Quai 5160 !

 Lorsqu'est apparue sur mon radar de spectateur, (merci Mathilde !), cette proposition, j'ai trouvé de la place dans mon agenda. Voilà donc pourquoi mes pas, en bonne compagnie, se sont dirigés tout à l'ouest de la ville de Montréal, jusqu'au Quai 5160 (Maison de la culture de Verdun) pour assister à "Antilope: Que reste-t-il de notre humanité ?" de Mathilde Heuzé, Isotone et Djima !

                                                         Tirée du site de l'évènement

Malgré notre arrivée hâtive, plein de gens de tout âge attendent l'ouverture de la salle. Une fois rendu à ma place, tout en haut, une première fois depuis, un certain temps, le temps passe et puis une fois les paroles d'accueil énoncées, la présentation débute.  Nous apparaît cet "être" (Mathilde Heuzé) qui nous entraînera dans une suite de tableaux qui auront des couleurs circassiennes et chorégraphiques, avec une touche poétique. Tout cela est entouré d'un aura de mystère avec un enrobage lumineux efficace et magique et une trame musicale fort appropriée. Tout cela, je l'apprendrai dans la discussion d'après représentation est créé en direct !

 Pas besoin d'être un grand observateur pour découvrir devant moi l'intérêt des plus jeunes, des moins jeunes et des plus très jeunes à cet être qui évoluait sur "terre" et dans les "airs". Je dois avouer qu'il m'est arrivé de retenir mon souffle à certains moments lors des envolées de ce personnage. Il en reste que le destin de l'être humain, incarné par "Antilope" a eu pour moi, une allure de "chute de l'ange" après une montée dans les cieux ! Mais, je serai humble, la réponse à cette réalité fort réelle, reste ouverte !

Ainsi donc, encore une fois, fort heureux d'avoir pu apprécier le travail de cet artiste que j'ai découvert lors de son passage à l'EDCM, il y a quelques années et qui, maintenant ajoute à ses habiletés des disciplines circassiennes ! 

Après la représentation, s'en est suivi une discussion, riche en informations, avec les artisans durant laquelle, nous en apprenons plus sur la contribution de chacun autant à la trame musicale "enrobante", aux effets visuels fort riches et aussi à celui qui s'assure que les mouvements aériens soient tout autant réussis que sécuritaires. Voilà une proposition qui mérite d'être découverte par le plus grand nombre !

Et en bonus supplémentaire, nous avons eu droit à la remise d'un carton intitulé, "ABCDE du public". Je ne vous indiquerai pas tout ce que l'on peut lire sur ce carton, mais je vous en donne un exemple. "D" pour ComprenDre", comme "Les arts vivants, comme les arts visuels, peuvent être abstraits ou conceptuels. Quand je vais voir un spectacle, j'accepte de ne pas tout saisir. C'est correct de rester dans le flou: ¨ca fait partie de l'expérience ! Conseil que je considère fort judicieux ! Et pour les autres lettres, faudra vous rendre dans un des Maisons de la Culture pour trouver cet ABCDE fort instructif !

lundi 11 mai 2026

Sur mes pas à la rencontre de "Miel" du Collectif La Tresse !

Lorsque mes pas m'ont amené jusqu'au Wilder, j'étais bien curieux de découvrir entièrement la plus récente création de Geneviève Boulet, Erin O’Loughlin et Laura Toma ! Parce qu'au Midi-Coulisse, quelques temps avant, j'avais pu apprécier un court mais prometteur extrait de "Miel" !

                                       Crédit Valérie Boulet tirée du site de l'Agora de la Danse

Lorsque la porte de l'Espace Orange s'est ouverte, plein de monde en attente, c'est devant une salle comble que le tout débutera. Tout discrètement débutera la présentation, là juste devant moi à "mon" siège en première rangée. 

Pour la suite, les différents tableaux avaient, pour moi, différentes saveurs et textures, comme pour le miel, selon les fleurs que les abeilles ont butinées. Il y a eu des moments avec des mouvements fort onctueux, d'autres plus sucrés, d'autres plus délicats. Aussi ces moments qui "au gré du vent", sur le son d'un violon me fait dire "ouf" intérieurement ! Ce qui a amplifié mon expérience de spectateur est la réaction de ma voisine de siège qui réagissait à ce qu'elle découvrait dont durant un tableau durant lequel elle a été manifestement fort touchée par ce qu'elle découvrait !

Pour reprendre les mots de présentation de l'œuvre sur le site de l'Agora de la danse, à propos de ce collectif, "Leurs œuvres, à la fois poétiques, mystiques et pleinement incarnées, invitent le public à célébrer notre humanité dans toute sa complexité et sa beauté.". Et moi, je suis tenté de rajouter, que ces oeuvres savent aussi nous toucher !

C'est donc "délecté" par ce "Miel" que mes pas me ramènent fort heureux à  la maison !

mercredi 6 mai 2026

Sur mes pas chez Tangente pour découvrir deux oeuvres qui ont tout de rencontres personnelles.

 Lorsque mes pas se sont rendus jusqu'à la porte de l'Espace Vert du Wilder pour découvrir le programme double proposé, j'étais fort curieux. Parce que les deux artistes à l'affiche, je ne les connaissais pas. Ainsi donc encore une fois, la gang de Tangente, il md semble, me fera découvrir de nouveaux territoires. Et sans vouloir divulgacher, c'est bien ce qui est arrivé. Mais commençons par le début, soit de mon entrée dans l'Espace Vert pour ensuite me diriger vers "mon" siège en première rangée. 

Pendant que les sièges se remplissent, moi devant je découvre à ma droite, un siège recouvert avec des articles de vêtements, il me semble et au milieu tout au fond de l'espace scénique, un petit promontoire. Le temps passe et puis, il me semble qu'une forme humaine s'y est installée ! Le moment venu, Jaleesa Coligny, commissaire chez Tangente, nous adresse les paroles d'accueil. 

Et puis tout doucement débute "Mon corps le sait" de et avec Nina Willywonka Chati. Le tout débute avec cette forme humaine tout en blanc immobile pour un certain temps. Et peu à peu, les gestes se libèrent de la forme statuesque sur blocs qui semblaient les emprisonner. Et peu à peu, je découvre un parcours de vie parsemé d'incertitude et de maladresse, mais animé par une détermination transformatrice jusqu'à sa libération, tout en ne reniant pas ses origines, présentées par un vêtement de sa famille, sur ce siège. Relisant après la description de l'oeuvre, une phrase capte particulièrement mon attention et confirme ma perception de l'oeuvre, soit "Entre contrôle et abandon, elle explore les tensions, les non-dits, les déformations et les renaissances d’une personne franco-algérienne en quête de légitimité."

Crédit Sandra Lynn Bélanger fournie par Tangente

Et puis après une courte pause, débute "Make Me Cry" de et avec Tia Ashley Kushniruk qui arrive revêtue, entre autres d'une peau de banane ! Après un début avec une touche comique, elle se libère de peau de banane. Et par la suite, nous sommes entraînés dans une suite de courts tableaux qui ont pour moi tout de la performance, mais pas tant de la danse. Il en reste que je reste captif par ce que je découvre devant moi, jusqu'à me faire mon scénario ! Et mon scénario est constitué d'un parcours de vie, parsemé d'embûches et de moments "éclatés" aussi, de ce personnage déterminé qui se libère des images assignées pour se révéler tel qu'il est. Durant la représentation, elle viendra vers nous, interagira avec nous, comme un symbole fort pour briser les frontières. Et aussi fournissant à certains d'entre nous de quoi "éclairer le propos" ! Voilà une proposition surprenante, déroutante aussi pour moi, mais qui a eu le mérite de me faire rencontre une performeuse dont la présence sur scène est irradiante !

                                           Crédit Sandra Lynn Bélanger fournie par Tangente

Après les applaudissements, il s'en suit, en ce lundi soir, une rencontre avec les deux artistes animée par Kim-Sanh Châu qui dans un premier temps avec elles abordent les thèmes essentiels de ces oeuvres. Confirmant ma perception de leur point commun, soit "identité" qui pour les deux est fondamentale, compte-tenu de leur origine double, soit franco-algérienne pour Nina et chinoise ukrainienne pour Tia et le parcours pour la faire épanouir !

Mais, voici venu le moment où il faut partir et lorsque mes pas me ramènent à la maison, j'ai encore en tête plein d'images de ces deux propositions qui ont su laisser une marque tangible dans ma mémoire. 

dimanche 3 mai 2026

Mes pas pour découvrir "Visages" à l'Espace Go !

 Lorsque mes pas en bonne compagnie se sont rendus jusqu'à la porte de l'Espace Go pour découvrir, Visages", leur dernière proposition de cette saison, j'étais bien curieux ! Suffit de voir l'affiche pour comprendre, avec sur scène,  Isabelle Brouillette, Sophie Cadieux, Etienne Lou, Marie-Thé Morin et Anne-Marie Olivier.

                                            Crédit: Gabrielle Sykes, tirée du site de l'Espace Go

Arrivés tôt, le hall est encore assez tranquille, mais rapidement, il se fait bien plein. Avec l'ouverture des portes, nous nous dirigeons jusqu'à nos sièges en première rangée. Pendant que la salle se remplit,  déambulent parmi nous d'abord une femme, puis une autre. Il y aura aussi ces apparitions et ces disparitions derrière le rideau de l'espace scénique. Je ne pourrais pas dire pour les autres personnes dans la salle, mais, moi, cela me laisse le visage dubitatif ! Comme un préambule à ce qui suivra ? Et puis débute plus formellement la représentation avec les paroles d'accueil d'une des membres de l'équipe de l'Espace Go.

Je ne résumerai pas ce qui suivra, mais impossible pour moi de ne pas revenir sur certains moments "marquants" de ces quatre-vingt-dix minutes qui mettent de l'avant, différentes déclinaisons d'un visage. Comment ne pas être embarqué dans cette oeuvre par le tableau de Sophie Cadieux qui s'adresse à nous ?

Le tableau de la rencontre d'Étienne Lou avec un personnage célèbre nous entraîne dans son périple psychologique personnel et de son interprétation des visages, cela me fait dire ouf ! Et aussi qui me fait découvrir un philosophe du cinquième siècle avant J.C, Empédocle ! Un autre tableau fort surprenant et par conséquent fort intéressant est celui de ce personnage qui est un sosie de Vladimir Poutine. 

Et je serai touché par ces moments en fin de parcours avec Isabelle Brouillette qui, vous le savez sûrement, a dû passer par une transformation bien involontaire de son visage.

Nous revenons satisfaits de cette expédition dans les différentes déclinaisons des "Visages", parsemées de ces masques qui nous rappellent que la personne devant nous pourrait être une différente déclinaison de celle que l'on pense !

jeudi 30 avril 2026

Sur mes pas à un "Midi-Coulisses" à l'Agora de la danse pour découvrir des parcelles de "Miel" !

 Ainsi donc en ce mercredi matin, mes pas se mettent en marche pour aller à la présentation d'un "Midi-Coulisses" présenté par la gang de l'Agora de la Danse. Comme il est possible de le découvrir sur leur site, "À l’heure du midi, entrez dans les coulisses d’une répétition pour découvrir un-e artiste et son œuvre en pleine création quelques jours avant la première de son spectacle."

Je n'en suis pas à ma première visite à cette activité et moi, j'aime bien cela. Chaque fois, le même principe peut se décliner différemment. Alors aujourd'hui, qu'est ce que cela sera avec le Collectif  LA TRESSE (Geneviève Boulet, Erin O’Loughlin et Laura Toma) avant la présentation de "Miel" ?

                                            Crédit: Valérie Boulet tirée du site de l'évènement

Une fois la porte de l'Espace Orange ouverte, je pourrai avec plein d'autres, trouver un siège et le mien sera au milieu de la première rangée. Devant moi, les trois interprètes en place et deux bandes de draperie. Une fois les paroles d'accueil faites, nous aurons droit à des reprises d'un court extrait de la proposition qui, de ce que j'entends. est encore en peaufinage Rétroagissant avec leurs collaborateurs et collaboratrices, elles font et refont la même séquence. Il y a aussi des tableaux fort riches qui nous sont présentés. Voilà pour moi, des moments fort intéressants qui me permettent de mieux comprendre le travail pour atteindre le produit final.

Une fois ce tableau terminé, nous avons droit à une période de questions réponses qui m'a permis entre autres de connaître les prémisses de cette proposition et le lieu outre-mer du début de la création. Cette demi-heure terminée, "eh oui déjà !", nous devons quitter. Et moi, je me dis intérieurement, yeah, j'ai mon billet, parce que voyez-vous, les représentations sont à guichet fermé !

Sur mes pas à la soirée flamboyante "The Rhythm of CABARET" proposée par Chanelle A. Diamond !

Lorsque est apparue cette soirée sur mon radar de spectateur, rapidement, je me suis procuré mon billet et j'ai bloqué mon agenda. Et ce fût une sage décision, parce que rapidement tous les billets sont envolés !

Voilà donc pourquoi, mes pas en ce mardi soir se sont dirigés jusqu'au Cabaret Lion d'Or pour assister à la quatrième édition de "The Rhythm of CABARET", (très bien) organisée par Chanelle Allaire. Pour ma part, j'en étais à ma troisième fois et le deux fois précédente, j'en étais revenu ébloui et comblé. Sans vouloir divulgacher, cette fois ci, ça sera aussi le cas !  Arrivé plus de trente minutes à l'avance, la salle était déjà fort bien pourvue de monde. Bien guidé, je trouve mon siège à une table, tout proche de celle de mes deux premières visites et encore fort bien stratégiquement placé, comme je le découvrirai plus tard. En attente de débuter, je fais connaissance avec ma voisine de table, fort sympathique pendant que sur la scène un trio musical nous propose de fort moments de jazz.

                                         Affiche de la soirée tirée du site de Cabaret Lion d'or

Le moment venu avec une salle remplie à pleine capacité, débute de façon fort humoristique la soirée avec le "balayeur" (Daniel Chang) qui troque son balai pour un micro, comme par accident, pour débuter la soirée. Et il nous reviendra, toujours fort humoristiquement tout au long de la soirée pour effectuer quelques transitions. Il est un de mes coups de coeur de la soirée. Dans ce qui suivra, impossible de résumer la suite des numéros qui se déroulent sur la scène devant, au bar sur le côté. Aussi juste devant moi dans l'allée transversale. Ce qui me permet de constater de très proche, les sourires éblouissants des interprètes. 

Nous aurons droit à des moments lumineux de cabaret qui dans cette époque quelque grise et troublée sont un baume sur notre coeur. Le ravissement des gens autour de moi, incluant ma voisine de table qui en était à sa première fois en est une preuve évidente.

J'ai été particulièrement ravi lors des prestations sur les chansons de "All that jazz" et "Lady Marmalade". Encore une fois, les moments de chant de Floras Flores ajoute une couche de plaisir à ces moments de cabaret. Et que dire du duo "tout romantique" de Chanelle et son partenaire Jonathan Test pour conclure la soirée.

Pas question de ne pas mentionner l'ensemble qui l'accompagne sur scène, soit Stéphanie Boulay, Aglaé Coquel, Marie-Kim Duchesne, Élodie Fortier, Cassie Forzani, Sabrika Leduc, Deya Lemière, Sydney Nantel, Michelle Saghbini et Kylianne Simon. Sans oublier les membres de la troupe qui ont mis leurs mouvements et leur sourire radieux au service de ces moments, soient Rachael Atkinson, Géraldine Bernard, Daphné Corvaisier, Meaghan Desmond, Jelena Djukic, Maude Lafferière, Michelle Laliberté, Megan Lapointe, Jean-Mathieu Lepage, Méliane Perreault, Evan Roncace, Brandon Siao et Clara Zecchinon. 

Avec ses collaborateurs, Chloe Hart, André Abat-Roy et Michelle Saghbini, Chanelle Allaire nous démontre que l'univers du Cabaret peut se perpétuer de façon fort éclatante. À la prochaine gang ! 

mardi 28 avril 2026

Sur mes pas jusqu'au Studio 303 pour assister à la troisième édition de leur "Marathon" !

 Lorsque mes pas se rendaient jusqu'à la porte du Studio 303, tandis que un peu plus haut dans ma tête, la tristesse et la nostalgie prenaient bien de la place. Parce que, ce que j'allais découvrir était la dernière proposition publique de cette gang dans ce local rue Ste-Catherine. Pour le souligner, l'équipe de direction nous proposait un marathon, rien de moins, constitué de "30 courtes propositions en danse et performance, dédiée à l’expérimentation!". Le terme "courtes", parce la durée imposée est de cinq minutes, pas plus ! Ce marathon se fera en trois parties et nous pouvons assister à l'une ou à deux ou toutes les parties. Pour moi, évidemment, j'y vais pour les trois et pour m'assurer de "ma" bonne place, j'arrive tôt et je l'aurai, tout à côté de Kim-Sanh Châu, celle qui captera tout ce qui sera présenté.

                                                       Studio 303

Le moment venu après avoir ajouté quelques autres coussins, la soirée débute par les mots officiels avec juste après la première performance fort solennelle, celle de Jo Leslie, l'une des trois membres fondatrices de ce lieu. Impossible de ne pas ressentir dans ses propos, une nostalgie et une certaine tristesse, mais aussi une fierté de tout ce parcours fait depuis la création de ce lieu en 1989 ! Il s'en suit de sa prestation toute empreinte de légèreté avec une finale fort symbolique avec des mouvements d'envol ! Parce que si cette gang "s'envole" de ce lieu, la prochaine destination est connue, plus au nord de la ville sur la rue Berri !

Je ne reviendrai pas sur chacune des autres présentations qui m'ont permis de découvrir ou de revoir en action les différent.es artistes. Dans cette première partie, viendront, Danae Serinet Barrera, Jimmy Trieu Phong Chung, Mireille Tawfik, Morgane Guillou, John Vaccaro, Guillaume « Kio » Roberts-Cambron, Kristina « Kriss B. » Brown, Vicky Gélineau et Liam Gover.

Pause

Curieux que je suis, je me demandais comment avait été choisi les différent.es artistes et plus tard durant ce "marathon", j'ai appris qu'il y avait eu un appel à projets et qu'un comité avait ses choix. À la vue de ce que j'ai découvert par la suite, les choix étaient fort bons et le talent est abondant dans notre ville !

Fin de la pause

Il en reste, que comme toujours, ce que me présente Alanna Kraaijeveld avec son piano, cette fois, me fait dire "ouf". Il y aussi la performance "toute philosophique", pour conclure cette première partie, de Liam Gover, avec son "This is a chair, ceci est une chaise." 

Arrive la  pause, où nous devons quitter le local de présentation, je reviens retrouver mon siège qui m'a attendu fort sagement à la même place. Pas trop loin de moi, deux artistes malentendants avec juste à côté une interprète. Et puis débute cette deuxième partie avec Qiz7a Art, Amrita Choudhury, Sandrine Kwan, Sydney Mcmanus, Selena Russo, Andrea (elle/she) Rocha, Lara Haikal, Ariana Pirela Sánchez, Sherecia Mclean-Leslie et Vicki Machin.

Parmi les différentes propositions, particulièrement heureux de revoir Amrita Choudhury, que j'avais récemment découvert chez Tangente avec une proposition comme un parcours de vie, empreinte de cérémonial. Aussi une chorégraphe que je n'avais pas vu performer depuis un bon bout de temps, Ariana Pirela Sánchez qui nous amène de mouvements empreints d'hésitation vers des moments riches en affirmation et en rapidité.

Après une dernière pause, nous revoilà reparti pour la troisième partie de ce "marathon" avec dix autres artistes, soient Dona-Bella Kassab, Jacqueline van de Geer, Colectiva Tribu, Karen Fennell, Leslie Predy, Charles Gao, Madeline Savoie, Noel Vezina, Sophia Wright et Waki Inoh. Et pour cette troisième partie, les rideaux sont tirés, empreignant le lieu d'une intimité marquante.

Encore une fois, je ne reviendrai pas sur chacune des propositions. Une de celles-là, mérite à mes yeux d'y revenir. Comme à chaque fois que je découvre une de ces créations, Jacqueline van de Geer, nous présente une performance portant sur la violence faire aux femmes, sujet d'actualité, vous conviendrez sûrement ! Et pour transmettre son message plus concrètement, elle lance parmi nous de petits bouts de papier avec différentes informations. Celui que j'attrape, indique que 44% des femmes de 15 ans et plus ont vécu une forme d'abus de leur partenaire intime durant leur vie. Aussi pour compléter mon retour, la proposition de Sophia Wright, accompagnée par Lael Stellick qui captive par ces mouvements en contre jour, effectués derrière une toile. 

Ainsi donc, mes pas se mettent en marche pour retourner chez moi après ce "marathon" fort riche de trente propositions. Si je n'ai fait que quelques retours, cela n'enlève rien à la qualité et l'imagination des autres artistes qui nous ont proposé leur cinq minutes d'une création qui pourraient avoir une évolution plus longue et élaborée. Et je me promet de me rendre dans leurs nouveaux locaux lorsque la gang nous proposera des propositions publiques.

lundi 27 avril 2026

Sur mes pas chez Tangente pour découvrir la soirée "100Lux" 2026, haute en couleurs !

 C'est devenu pour moi une tradition, celle d'assister à la soirée "100Lux" présentée par Tangente. À mon arrivée à la porte de l'Espace Orange, le hall d'attente est fort animé, parce que se produit un duo "In the Loop". Pour cette soirée, Shash’U et Waldo, l'un, beatmaker (avec sa console) et l'autre avec son corps à la danse, interagissent par improvisation. Un seul mot me vient en tête pour décrire la trentaine de minutes des presque deux heures de leur performance et ce mot est "wow"!

Le moment venu, la porte de l'Espace Orange s'ouvre et je pourrai trouver ma place sur "mon" siège en première rangée sur le côté "frontal de l'espace scénique. Le moment venu avec la salle bien pleine de spectateurs, nous avons droit aux paroles d'accueil d'une des personnes du comité de direction de 100Lux qui nous présente les différents activités de cette semaine, 100Lux" et de Jaleesa Coligny, commissaire chez Tangente qui nous livre un message tellement important sur les enjeux mondiaux actuels. J'aurais tellement souhaité que ce texte s'envole de ce lieu pour aller à la rencontre du plus grand nombre. Promis, s'il arrive à moi, je lui fais une place dans ce blogue.

Au programme, trois propositions sélectionnées par un jury composé de  Nindy Banks, Do Phan Hoi, Mecdy «Mystic Rootz» Jean-Pierre, rien de moins !

Et puis débute la première proposition, "Séduire, jouer, disparaître" de et avec Alexe LEX Lebel-Faille. Avec un début frontal, cette performance de whacking nous propose des moments langoureux et des jeux de bras, "ouf" ! "Capter l’attention et en avoir le contrôle devient la quête ultime de la danseuse." était son objectif annoncé. Mission réussie, dit le spectateur captivé que j'ai été tout au long par ce qu'elle nous présente avec une finale tout en lenteur ! 

Crédit : Laurence Rosset fournie par Tangente

Après une courte pause, débute "Fragments" de Daniel Faye avec dans l'espace scénique, ce qui me semble être des parties d'un mannequin. Après un début "flashant", une musique en vrombissement et une atmosphère électrique, il nous livre une performance de waving, toute en douceur et en subtilité. La connexion entre lui et son "alter ego" reste pour moi un moment marquant de cette proposition.

                                            Crédit: Denis Martin fournie par Tangente

Et puis débute la troisième et dernière partie de cette soirée avec "Contact" de NU.SKIN, collectif composé de Alain «Swifty» Abboud, Andrew «Drew Hollow» Ea, Kevin «Sonik Boom» Desriveaux, David «Dvd» Michel, Zachary «Flight» van Gils et Sean Wathen. Annoncée comme "un hommage à ces liens précieux, à cette humanité vivante qui se construit à travers le temps, les gestes et la présence", cette proposition le fait avec des performances physiques qui ont pour moi des allures de feu d'artifices. Avec des performances individuelles et collectives qui nous montrent les liens et la complicité qui les unissent. Et au moment, où je croyais que c'était terminé, nous arrive en pièces détachées, les parties d'une batterie qui une fois toutes mises ensemble, deviendra par l'un d'eux (Andrew «Drew Hollow» Ea),  le catalyseur d'une surenchère de mouvements hautement spectaculaires. Et moi de me dire intérieurement "ouf" !

                                            Crédit : Laurence Rosset fournie par Tangente

En cette fin de soirée, mes pas pas mal plus sages que ceux que je viens de découvrir me ramènent heureux et satisfait avec des images plein la tête !

samedi 25 avril 2026

Sur mes pas à la découverte de "COSMOS³" de Danse-Cité !

 Lorsque mes pas m'ont amené découvrir les trois propositions de la soirée "COSMOS³"concoctée par Sophie Corriveau et Michael Martini de la gang de Danse-Cité, j'allais me rendre à un tout nouvel endroit pour moi, soit Les Ateliers Belleville dans le nord de la ville de Montréal. 


                                           Affiche de la soirée tirée du site de Danse-Cité

Pause

Ce building fraichement rénové pour devenir un "pôle culturel mixte et autogéré" est le plus récent de ceux que je découvre depuis quelques années. Ce qui, à mes yeux, montre la force et la ténacité des gens en art pour trouver un lieu pour créer et performer aussi !

Fin de la pause

Une fois rendu, après quelques détours, je suis accueilli à la porte avec des sourires, pour ensuite monter jusqu'au troisième étage avec déjà plein de monde à la porte du lieu de présentation. Au programme de la soirée, trois propositions et un "repas" ! Oui, oui, un plat fort bon que nous pourrons apprécier entre la première et la deuxième proposition.

Le moment venu, la porte s'ouvre sur le lieu de présentation et nous sommes invité.es à prendre place par terre ou sur un petit banc tout autour de l'espace de présentation. Une fois ma place trouvée, je découvre dans ce lieu enrobé d'un éclairage argenté, un "genre" de chariot à trois tablettes avec sur la deuxième tablette, un corps immobile. Une fois, déposé dans le lieu, les paroles d'accueil et de présentation de la soirée sont faites pour laisser place à un silence mettant nos sens en alerte.

Et puis, débute la prestation de et avec Mara Dupas qui d'abord, émerge tout en lenteur, de ce lieu contraignant, comme d'un cocon. Ce qui suivra représente pour moi, le parcours de cet être anonyme (parce que le visage est recouvert d'un tissu !) jusqu'à son affirmation. Pour y arriver, il y aura la brève rencontre avec les gens tout autour et en passant tout près de moi. Et puis arrive le moment durant lequel le visage se révèle pour ensuite prendre appui sur les objets du lieu et aussi des gens pour poursuivre son chemin ! Si tout au long, des paroles sont énoncées, je retiens, en fin de parcours, le prénom "Mara", comme si de tout ce chemin et de ces rencontres, cet être, sorti de son cocon, était devenu un être affirmé !

                                            Crédit: David Wong fournie par Danse-Cité

La prestation terminée et les applaudissements faits, nous sommes invité.es à aller manger le plat, fort succulent concocté par l'artiste Radwan Ghazi Moumneh. De retour en salle, nous devrons retrouver une place selon les nouvelles indications pour assister à la deuxième proposition de vingt minutes. Parce que cette soirée est composée d'une première partie de trente minutes, suivie d'une deuxième de vingt minutes et la soirée se conclura par une dernière de dix minutes !

                                             Crédit: David Wong fournie par Danse-Cité

Sont déjà en place, Justin de Luna aussi créateur avec les autres interprètes, Fran Chudnoff et Lyzah Favero. Et puis débute la prestation avec des bruits de pas de l'un.e d'eux qui sera suivi par ceux produits par les deux autres. Dans ce qui suivra, je découvrirai un dialogue de pas qui résonnent avec au passage le bruit d'un frottement de pantalon. De cette proposition "abstraite", j'en retiens le plaisir d'être ensemble, leurs regards en attestaient, pour faire résonner le lieu avec une gestuelle similaire et en même temps différente. De ces pas qui résonnent en harmonie ont été pour moi, des symboles de pas partagés et transmis jusqu'à ce que le silence reprenne sa place.

                                           Crédit: David Wong fournie par Danse-Cité

Suivant les indications, nous sommes invité.es à nous déplacer pour trouver une autre place devant un "chantier" en pleine construction pour nous présenter la troisième partie de la soirée. Ainsi donc, débute informellement "gazon plywood" de et avec Priscilla Guy, Michel F. Côté, Sonya Stefan. Au milieu du petit espace scénique, comme le titre l'annonce, un bout de gazon avec juste devant un planche de plywood avec autour des chaises et des paires de patins à glace. Sur un écran derrière, des images en lien avec ce qui se passe devant moi. Et puis les interprètes se mettent individuellement en action. Et c'est chacun.e de son côté que les mouvements et les déplacements débutent. Il y a dans ces déplacements, patins au pied, des résonances qui sont fort bien répercutés par les petits micros disposés par terre. Si le propos est quelque peu abstrait, la résonance de ces déplacements est bien concrète, elle ! Et dix minutes, ça passent très, sinon trop vite.

                                                 Crédit: David Wong fournie par Danse-Cité

Une fois les applaudissements complétés, mes pas se remettent en action pour revenir à la maison tout en me remémorant cette soirée délicieuse, autant par les oeuvres au programme que par le plat servi ! Et me disant aussi que la gang de Danse-Cité depuis plus de vingt ans pour moi me réserve de fort belles surprises !