lundi 13 avril 2026

Sur mes pas jusqu'à l'Université de Montréal pour découvrir deux propositions lumineuses !

 Guidés par une des chorégraphe de la soirée, Morgane Guillou, mes pas se sont dirigés en ce vendredi soir jusqu'au Centre d'essai de l'Université de Montréal pour assister à un programme double en danse. En première partie, "Lueur" par les participant.es de l’atelier Danse contemporaine III (Synapse), chorégraphié par Ariane Dubé-Lavigne, suivie par "Douce foule" de Morgane Guillou en collaboration avec les interprètes.

                                    Affiche de la soirée tirée du site de l'Université de Montréal

Pour une deuxième année consécutive, je découvrirai les pas chorégraphiques sur scène de ces étudiant.es provenant de différents horizons, de sciences biologiques à sciences politiques en passant par histoire et philosophie. Comme quoi la danse peut fédérer les esprits et les corps !

Arrivé tôt, ben oui le spectateur que je suis a ses habitudes, je pourrai, à l'ouverture des portes, trouver "mon" siège en première rangée ! Le moment venu, les paroles d'accueil par notre hôte sont énoncées et s'en suit la première partie, "Lueur", interprétée par Annie Arcand, Konstantin Baibakov, Elpida Bokou Gianneli, Iffig Cariou, Marisol Lachat, Maéva Morellon, Aybuke Ozel et Racha Akila Zebeir. là juste devant moi, les gestes et les mouvements se font et aussi des cierges sont parsemés. Et comme annoncé dans le programme, je découvre un groupe qui "explore la manière d’être ensemble dans l’obscurité, ainsi que les mouvements inspirés par la douceur et la fluidité de la lumière d’une chandelle."

De ces petites flammes qui balisent le lieu, je suis captivé par les gestes enrobés de mystère et de ce que ces doigts ont entre eux. Et  de cette écoute mutuelle, il s'en suit une évolution collective vers le but final de tout.es ! Voilà une belle illustration de ce que la danse peut porter comme message et cette oeuvre l'a bien fait.

Après une courte pause, s'en suit la deuxième partie de la soirée avec Louna Buty, Alizée Dias, Philippine Cornet, Camille Dubois, Lou Floczek, Elisabeth Galbraith, Marie-Ange Goyette, Béatrice Lavallée, Alexanne Pacheco, Héloïse Soyer, Alicia Touil, Alexane Valence, Lou Wider et Clara Wolfe. Le tout débute avec l'arrivée de deux interprètes qui prennent place assises sur le côté droit de l'espace scénique éclairé, tandis que derrière, les autres restent dans l'ombre. Et puis à peu, je découvre que c'est avec les yeux bandés que le groupe pendant la lumière se propage. 

Intrigué et captivé par les mouvements exécutés "à l'aveugle", pendant que sur l'écran derrière, nous découvrons leurs mouvements en synchronisé ou en décalé (si je me fie à la date indiqué sur ce même écran). Un moment fort pour moi, est celui durant lequel, il y a celle qui est abandonnée et en déperdition. Des questions émergent en moi, telles que "Quand les limites se font humaines ?" et "Que peut-on faire avec un être humain à la dérive ?" Ainsi donc comme l'annonçait la chorégraphe dans la description de la proposition, "j'ai voulu me pencher sur cette tension entre exposition et liberté, entre le poids du regard et la possibilité de s'en affranchir notamment en jouant avec.». Mission accomplie Morgane !

Il en reste dans la pénombre surgit l'éveil avec les corps qui se libèrent de leurs entraves visuels avec des vagues humaines qui viennent vers nous. Et puis arrive une caméra sur scène qui capte et projette sur l'écran ce qu'elle découvre. Et puis, oups, vers la fin, cette caméra se tourne vers nous et ne voilà tu pas que cet écran apparait avec d'autres, ma "face" ! Comme quoi, personne n'est à l'abri du regard des autres dans le monde actuel ! Voilà une oeuvre hautement d'actualité, fort bien interprétée, qui a su autant captiver que questionner. Et qui rappelle aussi qu'il est inutile de se fermer les yeux parce que nous ne sommes pas à l'abri du regard des autres !

Mes pas me ramènent fort heureux de ces rencontres riches en messages et fort bien interprétées !

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