mercredi 6 mai 2026

Sur mes pas chez Tangente pour découvrir deux oeuvres qui ont tout de rencontres personnelles.

 Lorsque mes pas se sont rendus jusqu'à la porte de l'Espace Vert du Wilder pour découvrir le programme double proposé, j'étais fort curieux. Parce que les deux artistes à l'affiche, je ne les connaissais pas. Ainsi donc encore une fois, la gang de Tangente, il md semble, me fera découvrir de nouveaux territoires. Et sans vouloir divulgacher, c'est bien ce qui est arrivé. Mais commençons par le début, soit de mon entrée dans l'Espace Vert pour ensuite me diriger vers "mon" siège en première rangée. 

Pendant que les sièges se remplissent, moi devant je découvre à ma droite, un siège recouvert avec des articles de vêtements, il me semble et au milieu tout au fond de l'espace scénique, un petit promontoire. Le temps passe et puis, il me semble qu'une forme humaine s'y est installée ! Le moment venu, Jaleesa Coligny, commissaire chez Tangente, nous adresse les paroles d'accueil. 

Et puis tout doucement débute "Mon corps le sait" de et avec Nina Willywonka Chati. Le tout débute avec cette forme humaine tout en blanc immobile pour un certain temps. Et peu à peu, les gestes se libèrent de la forme statuesque sur blocs qui semblaient les emprisonner. Et peu à peu, je découvre un parcours de vie parsemé d'incertitude et de maladresse, mais animé par une détermination transformatrice jusqu'à sa libération, tout en ne reniant pas ses origines, présentées par un vêtement de sa famille, sur ce siège. Relisant après la description de l'oeuvre, une phrase capte particulièrement mon attention et confirme ma perception de l'oeuvre, soit "Entre contrôle et abandon, elle explore les tensions, les non-dits, les déformations et les renaissances d’une personne franco-algérienne en quête de légitimité."

Crédit Sandra Lynn Bélanger fournie par Tangente

Et puis après une courte pause, débute "Make Me Cry" de et avec Tia Ashley Kushniruk qui arrive revêtue, entre autres d'une peau de banane ! Après un début avec une touche comique, elle se libère de peau de banane. Et par la suite, nous sommes entraînés dans une suite de courts tableaux qui ont pour moi tout de la performance, mais pas tant de la danse. Il en reste que je reste captif par ce que je découvre devant moi, jusqu'à me faire mon scénario ! Et mon scénario est constitué d'un parcours de vie, parsemé d'embûches et de moments "éclatés" aussi, de ce personnage déterminé qui se libère des images assignées pour se révéler tel qu'il est. Durant la représentation, elle viendra vers nous, interagira avec nous, comme un symbole fort pour briser les frontières. Et aussi fournissant à certains d'entre nous de quoi "éclairer le propos" ! Voilà une proposition surprenante, déroutante aussi pour moi, mais qui a eu le mérite de me faire rencontre une performeuse dont la présence sur scène est irradiante !

                                           Crédit Sandra Lynn Bélanger fournie par Tangente

Après les applaudissements, il s'en suit, en ce lundi soir, une rencontre avec les deux artistes animée par Kim-Sanh Châu qui dans un premier temps avec elles abordent les thèmes essentiels de ces oeuvres. Confirmant ma perception de leur point commun, soit "identité" qui pour les deux est fondamentale, compte-tenu de leur origine double, soit franco-algérienne pour Nina et chinoise ukrainienne pour Tia et le parcours pour la faire épanouir !

Mais, voici venu le moment où il faut partir et lorsque mes pas me ramènent à la maison, j'ai encore en tête plein d'images de ces deux propositions qui ont su laisser une marque tangible dans ma mémoire. 

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