Lorsque mes pas se sont rendus jusqu'à la porte de l'Espace Vert du Wilder pour découvrir le programme double proposé, j'étais fort curieux. Parce que les deux artistes à l'affiche, je ne les connaissais pas. Ainsi donc encore une fois, la gang de Tangente, il md semble, me fera découvrir de nouveaux territoires. Et sans vouloir divulgacher, c'est bien ce qui est arrivé. Mais commençons par le début, soit de mon entrée dans l'Espace Vert pour ensuite me diriger vers "mon" siège en première rangée.
Pendant que les sièges se remplissent, moi devant je découvre à ma droite, un siège recouvert avec des articles de vêtements, il me semble et au milieu tout au fond de l'espace scénique, un petit promontoire. Le temps passe et puis, il me semble qu'une forme humaine s'y est installée ! Le moment venu, Jaleesa Coligny, commissaire chez Tangente, nous adresse les paroles d'accueil.
Et puis tout doucement débute "Mon corps le sait" de et avec Nina Willywonka Chati. Le tout débute avec cette forme humaine tout en blanc immobile pour un certain temps. Et peu à peu, les gestes se libèrent de la forme statuesque sur blocs qui semblaient les emprisonner. Et peu à peu, je découvre un parcours de vie parsemé d'incertitude et de maladresse, mais animé par une détermination transformatrice jusqu'à sa libération, tout en ne reniant pas ses origines, présentées par un vêtement de sa famille, sur ce siège. Relisant après la description de l'oeuvre, une phrase capte particulièrement mon attention et confirme ma perception de l'oeuvre, soit "Entre contrôle et abandon, elle explore les tensions, les non-dits, les déformations et les renaissances d’une personne franco-algérienne en quête de légitimité."
Après les applaudissements, il s'en suit, en ce lundi soir, une rencontre avec les deux artistes animée par Kim-Sanh Châu qui dans un premier temps avec elles abordent les thèmes essentiels de ces oeuvres. Confirmant ma perception de leur point commun, soit "identité" qui pour les deux est fondamentale, compte-tenu de leur origine double, soit franco-algérienne pour Nina et chinoise ukrainienne pour Tia et le parcours pour la faire épanouir !


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