Lorsque cette proposition est arrivée sur mon "radar" de spectateur, j'ai été quelque peu triste, parce que voyez-vous, il n'y avait pas de place dans mon agenda. Un samedi et un dimanche occupés, voilà ce qu'il me présentait. Mais, mère nature était de mon côté, et comme le samedi était pluvieux, la représentation a été reportée au samedi suivant et là, moi, je pouvais ! Voilà donc pourquoi, mes pas m'ont porté jusqu'au chalet du Mont-Royal, tout en haut de la ville pour assister à la présentation in-situ de "Le retour du temps" de la compagnie Lucie Grégoire Danse.
Pause
Je n'étais pas à une première fois à une proposition in-situ de cette chorégraphe. Je me rappelle encore fort bien de la première fois. C'était au Jardin Botanique de Montréal en 2014 dans le cadre de l’événement estival, Les arts s’invitent au Jardin. Il y a eu aussi, plus récemment, "Vers l'autre" en 2022 en collaboration avec Corpuscule Danse dans le Parc Laurier.
Fin de la pause
Cette oeuvre crée pour souligner le quarantième anniversaire de la compagnie, réunie une belle gang de finissant.es récents en danse, soient Clara Biernacki, Julianna Bryson, Iban Bourgoin, Maeva Cochin, Clémence Dinard, Oly Dion, Ezra Guerrier, Alice Larrière, Michelle Lucero, Kate Manns, Charlotte Mégardon, Jane Millette, Hortense Sierka, Flora Spang et Clara Truong. Ce qui me fait toujours un grand plaisir !
Rendu sur la terrasse en face du Chalet du Mont-Royal, je me mets en position attente, comme bien d'autres. Il y a aussi en cette belle journée, plein de touristes qui de la terrasse portent leurs regards sur le centre ville et aussi plus loin. Le moment venu, les interprètes, habillé.es en différents tons de beige, sortent du chalet. Et c'est de cet endroit que le parcours débute, après un premier tableau qui se terminera tout à côté du Lac des Castors. Dans cet environnent accidenté, mon défi, moi qui ne veut rien rater peut s'avérer important et il le sera. La chorégraphe nous présente une oeuvre qui sortira des sentiers battus, allant sur les flancs de montagne ou dans les ravins. Rien de périlleux pour les interprètes, je vous rassure, mais pour des spectateurs qui comme moi, il faut bien regarder où on met les pieds. Soyez rassuré.es, tout c'est bien passé.
Tirée du site de la compagnie Lucie GrégoireAinsi donc, tout au long de ce parcours, moi ce que je découvre est ce que la vie peut réserver à un groupe d'ami.es. Parfois tout ensemble, parfois séparé.es avec des pauses, malgré tout la vie va de l'avant. La complicité, sans se regarder, ni se parler est palpable. Lors des différents déplacements, amusant aussi d'observer la réaction des gens venus prendre du bon temps sur la montagne et surpris de l'arrivée du groupe. La plupart observent attentivement, prennent des photos. Certains même, laissant tout leur espace pour permettre aux interprètes de poursuivre leur chemin.
Ainsi donc de façon fort inspirée et habile, ce groupe nous a permis de découvrir qu'il est possible d'aller de l'avant ensemble et atteindre la destination. Il s'en suit, de notre part, les applaudissements fort bien mérités pour le travail de Lucie Grégoire et Sophie Michaud. Une fois mes salutations et mes félicitations transmises, mes pas un peu désorientés, réussissent à retrouver le chemin du retour avec encore en tête ce parcours fort inspirant dans un lieu fort beau. En remerciant aussi, tout en moi, mère Nature de sa collaboration, en ayant déplacé la présentation un samedi plus tard !

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