Je ne suis pas un grand amateur de propositions circassiennes, mais il y avait dans ce que me proposait le La Chapelle, un petit quelque chose avec son appellation "L'autre cirque" qui attirait mon attention. Voilà donc pourquoi, en bonne compagnie, mes pas m'ont porté jusqu'à la porte du lieu rue St-Dominique. Au programme, "Royaume s'effondre" de et avec Maxim Laurin accompagné sur scène par Frederic Langevin, Frédérique Cournoyer Lessard, Hanna Grove, Lily-Claire Major et Pauline Bonnani.
C'était soirée de première et cela se ressentait avec plein de monde arrivé tôt en attente pour entrer. Le moment venu, je me dirige, toujours en bonne compagnie, jusqu'à "mon" siège en première rangée, salué par des interprètes déjà dans le lieu de présentation. Le temps passe, la salle se fait complète et arrive le moment de débuter. Et là, première surprise, c'est Maxim Laurin qui se met au micro pour présenter les différent.es interprètes dont celle "tombée au combat" (lire ici blessée) la veille. Le destin peut être cruel dans le monde circassien. Il met la table à ce qui suivra et qui est très personnel, soit le départ du milieu familial de son père. Et c'est sur un tableau fort classique qui a tout de la photo de famille "heureuse" sur un sofa que débute la représentation.
Affiche de la proposition tirée du site du La Chapelle
Dans ce qui suivra, la vie de cette famille se transformera, à l'image de l'espace scénique dans une série de tableaux qui seront tout aussi poétiques que circassiens. Le tout se fait autour de cette planche-bascule. Je me permets de citer les mots que l'on peut lire sur le site de la proposition et qui décrit tellement bien ce que j'ai découvert, "Ce projet s’ancre autour d’un nouvel objet : le Plancher-bascule. Intentionnellement créé pour être à la fois un appareil acrobatique et un dispositif scénique, ce plancher se transforme et se déconstruit au cours de l’œuvre, évoquant différents lieux, états intérieurs et rapports de force. Chaque configuration fait émerger des formes variées de langage acrobatique en isolant, mettant en valeur ou déstabilisant les corps dans l’espace."
Pause
Pour moi, une des raisons qui refroidit mon intérêt pour les propositions circassiennes est la possibilité de voir un.e des interprètes" se péter la gueule " .Mais tout au long, mon attention a été détournée par ce que je découvrais. Et même lorsque vers la fin, un saut fort haut a été partiellement raté, cela n'a pas détourné mon attention. Et tellement heureux de le voir reprendre et réussir !
Fin de la pause
Ainsi donc, je reviens fort heureux et satisfait de cette plongée dans cet univers familial en perpétuel modification avec des situations à l'équilibre précaire, mais maintenues. Et cette satisfaction a été partagée par ma douce moitié et par les personnes autour de moi. C'est donc pourquoi, je me promets de revenir le lendemain pour découvrir "Les programmes courts" de l'autre cirque, toujours au La Chapelle !

Aucun commentaire:
Publier un commentaire