La rentrée se poursuit et pour ma deuxième sortie de la semaine, mes pas me portent jusqu'au Wilder pour leur première soirée. Au programme, un accueil avec l'équipe et des prises de parole d'artistes, tout cela accompagnés d'un verre et du couscous pour ensuite découvrir un programme double qui pour moi était intrigant et qui me semblait de prime abord, m'amener dans des territoires fort personnels. Oui, oui, et sans vouloir divulgacher, c'est ce qui arrivera ! Mais commençons par le début, soit de mon arrivée au haut de l'escalier et être accueilli par le sourire de certains membres de la gang de Tangente.
Rapidement, le lieu se remplit et les rencontres se poursuivent. Et puis arrive le moment de la rentrée plus formelle avec les mots de Julie Deschênes. Il s'en suit de la prise de paroles d'artistes, Fanny Bélanger-Poulin, Do Phan Hoi et Diana León sur le débordement comme geste créatif. Trois propos qui mériteraient un plus grand auditoire. Ensuite la présentation de la prochaine année par les trois commissaires, Jaleesa Coligny, Marco Pronovost et Laurane Van Branteghem.
Et puis arrive le moment où nous pouvons nous diriger vers la porte d'entrée pour découvrir la première proposition de la soirée, celle de Achraf El Abed, "Howa walla heya d'aujourd'hui". Pour ce faire, nous sommes invité.es à prendre place tout autour de l'espace scénique. Dans cet espace, se trouve quelques accessoires dans un coin. Des chants annoncent l'arrivée de celui qui nous fera vivre un parcours de vie. Un parcours qui autant par les mouvements, avec des pas qui résonnent que les transformations vestimentaires illustrent fort bien des étapes vers son affirmation. Une courte proposition d'une trentaine de minutes qui nous permet néanmoins de ressentir et d'apprécier son parcours de vie. Une rencontre marquante pour le spectateur que je suis.
Crédit: Thomas Mazerolles fournie par Tangente
Une fois terminé, nous devrons quitter le lieu avant d'y revenir par une autre porte avec une disposition scénique plus classique. Donc de mon siège en première rangée, j'attends le début de cette deuxième partie, "Capital Erotica" de et avec Kaia Portner, une artiste que j'avais découvert une première fois à une soirée de "Danses Buissonnières" chez Tangente, il y a deux ans. En attendant le début, je découvre une genre de petite table dans l'espace scénique. Et puis le tout débute ! Je découvrirai une proposition en trois temps qui d'abord nous amène dans une perspective classique de l'univers de "showgirl". Celle du corps exposé soumis à des tensions externes et internes. Et puis, la proposition prend une orientation ou une tangente surprenante avec l'arrivée d'une gang de "girls" qui occupent autant la place que notre attention pendant se "repose" en attente cette artiste. Et puis dans la troisième partie durant laquelle, cet être "dominé" qui doit respecter les dictats imposés arrive à s'en libérer ! Et qui, de ma perspective, est prometteur pour son avenir, soit de se libérer des attentes des autres.
Crédit Thomas Mazerolles fournie par Tangente
Voilà comment se terminait cette soirée d'expédition dans des univers très personnels riches en affirmation personnelle et qui m'a permis de faire de belles rencontres. Rencontres comme la gang de Tangente me le propose très souvent!


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