mardi 20 octobre 2026

Sur mes pas au "Cabaret féministe pas gentil du tout" du Festival Phenomena !

 En ce lundi soir, lorsque mes pas se dirigeaient vers "La Sala Rossa" sur le boulevard St-Laurent pour assister au "Cabaret féministe pas gentil du tout", je savais que les propos qui seront énoncés, seraient abrasifs ! Ah oui et pourquoi, tu savais Robert ? Et bien, cela n'était pas ma première fois ! Et j'avais conclue, après cette rencontre, mon texte avec cette phrase, "Une soirée "pas gentille" mais pas compétitive entre les participantes (comme le mentionnait fort judicieusement la "grande patronne" D.Kimm) qui a ravi les personnes présentes et moi, aussi !

Rendu dans le lieu, je monte les escaliers et rendu dans la salle, il y a déjà plein de monde, malgré mes quarante minutes en avance. Néanmoins, je me trouve une belle place. Tout en attendant, derrière moi, deux personnes parlent d'une pièce de théâtre et ce que j'entends fait me retourner et demander de quelle pièce il s'agit ! L'une d'elles me répond avec enthousiasme et moi, je le note et le garde bien précieusement. 

Le moment venu, tous les sièges sont occupés, c'est "complet", on nous annonce au micro. Et puis arrive Gaétan Paré, nouvelle tête dirigeante du Festival, suivi par celle qui animera, de fort belle façon, la soirée, Pénélope Jolicoeur qui je dois humblement avouer, je ne connaissais pas. Elle ouvre le "bal", en énonçant tout haut, "on se donne le droit d'être baveuse" ! Elle ajoute que pour rendre les propos encore plus accessibles, il y aura, juste à côté sur la scène, une interprète pour personne malentendante. 

Pause

Toute au long, elles seront deux, à rendre accessible des propos qui seront souvent énoncés très rapidement. Il m'est arrivé de regarder de ce côté, juste pour apprécier l'effort déployé. Juste un mot pour leur travail, "chapeau" !

Fin de la pause

Au programme, les propos de dix femmes, soient Emna Achour, Maya Cousineau Mollen, Rébecca Déraspe, Rhodnie Désir, Debbie Lynch-White, Jennifer Manning, Alexandra Pierre, Thérèse St-Gelais et Lise Vaillancourt. Dix femmes donc, de différents horizons culturels, dont la danse, l'enseignement et écriture.

                                            Crédit: Luc Beauchemin, affiche de la soirée

Ainsi donc pendant plus de deux heures, toutes ces femmes ont manié le verbe de façon fort efficace, touchant les points sensibles de la "domination" masculine dans l'histoire du monde. Pas question de rapporter ici ce que j'ai entendu, "parce que ce qui se dit ici, reste ici". Il en reste que l'arrivée sur scène de Jennifer Manning, artiste sourde pluridisciplinaire, ne laisse personne indifférent.e ! Les propos de Rhodnie Désir, sur les cases à cocher, sont aussi instructifs que révoltants. Pas ses propos, mais ce qu'elle dénonce.

Si les "hommes" se font varloper, tout au long, il en reste que si on connait, un tant soi peu l'histoire du monde, on pourrait dire qu'ils ont couru après !

Il en reste que le temps passe trop vite et que rendu à la fin, je me dis tout bas, "pas déjà fini" ! Tout en revenant, je me dis qu'il faudra que j'y sois pour la prochaine édition !

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