dimanche 25 octobre 2020

Retour sur mes pas de l'Édition 2020 virtuelle de "Danses au crépuscule" ou "Dusk Dances" !

 Moi le Montréalais qui reste sur mon île pour assister à des œuvres de danse, depuis quelques années je faisais exception pour aller à la découverte des "Danses au crépuscule" dans différents sites extérieurs de la belle région de Lanaudière. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas cette organisation, elle est torontoise et la directrice artistique est Sylvie Bouchard, montréalaise d'origine. Voici ce que l'on peut lire sur leur site à propos de "Danses au crépuscule", "un festival en extérieur qui présente la danse dans les parcs publics en Ontario et aussi ici au Québec. D'habitude, au crépuscule, un maître de cérémonie guide le public vers un éventail de pièces chorégraphiques uniques, présentées dans différents sites du parc." Et croyez moi, lorsque ce festival vient de par chez nous, le choix des lieux est fort bien fait et souvent près de cours d'eau. De belles soirées, durant lesquelles les rencontres chorégraphiques se faisaient dans un environnement extérieur fort agréable. 


Pandémie oblige, j'ai assisté à l'édition 2020 de ce festival devant mon toujours trop petit écran. Je me suis fait spectateur pour découvrir sur leur chaîne Youtube. Au programme, quatre performances chorégraphiques et trois performances musicales, tout cela guidé par "Coach Tanguay", le même guide tout aussi sympathique qu'efficace de l'an passé au Parc de l'île Lebel à Repentigny.

Avant de vous partager ce que j'ai vu durant la centaine de minutes qui nous sont offerte, je dois avouer que les captations visuelles peuvent permettre d'obtenir des effets que l'on ne pourrait pas avoir en personne. Les changements de perspectives peuvent et dans ce que j'ai vu, réussissent à amplifier notre réception face au message des créateurs. Bon, trêve de préambule, voici mes impressions de cette édition. 

En début de visionnement, nous avons droit à une prestation musicale fort belle et évocatrice d'Amadou Kienou. Des moments qui me permette de partir de mon environnement quotidien pour me rendre là, dans un état calme propice à la réception des oeuvres à venir.

Et puis nous apparaît "Coach Tanguay" alias Vincent Leblanc-Beaudoin ! Ensuite, commence mon visionnement avec "Blood Tides" de et avec Santee Smith accompagnée par Julianne Blackbird et Raelyn Metcalfe. Ce que j'y découvre à tout du rituel. Ces trois femmes autant sur le bord de l'eau que dans l'eau utilisent leur tige dans une danse fort captivante riche en symboles. Le temps passe, mais moi je ne le sens pas, trop captivé. Et, c'est avec les trois interprètes regardant droit devant elles de façon fort affirmée que le tout se termine.

Ensuite, dans un style tout différent, je découvre "Nuestra Leyenda" de et avec Carmen Romero accompagnée à la guitare par Justin Brown. Ce dernier travaille avec elle depuis une quinzaine d'années et cela se sent tout au long de l'oeuvre. C'est donc leur histoire que je découvre avec une étendue d'eau ou un forêt en arrière plan en alternance. Je me fais mon histoire tout de flamenco illustrée par des rapprochements et des éloignements. 

Ensuite s'en suit sur un registre tout à fait différent, "Onward ho, my love" de Julia Aplin par Kaitlin Standeven et Brodie Stevenson. Œuvre présentée l'an dernier à Repentigny et dont je me rappelais encore fort bien. C'est l'histoire d'un couple d'abord avec leurs habits de "mariage" qui se déplace sur une mince bande tout en longueur. Mais le temps passe, les relations entre les deux évoluent, les gestes sont fort éloquents tout autant que leurs expressions faciales. Les hauts et les bas des relations de ce couple sont bien représentés par leurs va et vient qui prend une tournure glissante. Une œuvre accessible pour tous, je me souviens très bien de la réception du public l'an dernier et aussi très agréable à revoir. Le tout est bien appuyé par la trame musicale. 

La dernière proposition chorégraphique est, elle, très solennelle. "Monument" de Gerry Trentham avec Michael Caldwell. Cette réflexion sur la "monumentalisation" des personnages historiques, nous montre d'abord un homme sur son socle. Alternant les perspectives (gratte-ciels ou lac en arrière plan et même dans l'eau), cet homme nous montre les différents états par lesquels peut passer un héros à son retour. Il semble porter sur son dos une histoire lourde en souvenirs et sa vie à son retour recèle son lot de défis. L'oeil de la caméra capte les états d'âme et de corps de cet homme jusqu'à ce qu'il semble affronter son futur avec affirmation. Magnifiquement portée par la trame musicale, malgré la distance, j'ai ressenti des émotions ! C'est définitivement mon coup de cœur de cette édition.

Il s'en suit une discussion sur les défis et les enjeux de cette édition virtuelle entre la grande "patronne" de ce festival, Sylvie Bouchard et le responsable de la captation William Yong. Ce dernier a selon moi, très bien réussi. Le tout se termine avec les performances musicales de Patty Chan et Marjolaine Fournier d'abord et Amadou Kienou. 

C'était ma quatrième fois à ce festival qui à chaque fois me propose des œuvres toutes différentes et accessibles dans des lieux fort bien choisis. Pour cette édition virtuelle, les différentes perspectives captées ont permis d'enrichir l'expérience du spectateur. Rien ne remplacera, pour moi, le fait d'être là, mais je dois avouer que le travail de montage m'a permis d'y trouver mon compte !

Pour les intéressé.es, il est encore possible de le visionner pour un certain temps à partir du site de ce Festival.

https://duskdances.ca/fr/saison2020_Toronto.php

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