mardi 19 mai 2026

Sur mes pas sur la "Passerelle 840" pour découvrir six propositions toutes aussi différentes qu'intéressantes !

 Depuis mes premiers pas sur la "Passerelle 840", rue Cherrier, il y a plus de dix ans, je découvre avec toujours autant de plaisir et de curiosité les propositions des personnes étudiantes du Département de danse de l'UQAM. Et ce samedi soir ne fera pas exception avec six propositions au programme. Ce qui constitue une soirée plus chargée que d'habitude et qui nous amènera dans un large spectre d'univers.

                                           Affiche de l'évènement tirée de son site FB

Mais commençons par mon arrivée dans le hall d'entrée fort calme, because mon arrivée hâtive. Rapidement, le lieu se remplira de gens pour la dernière fois de cette Passerelle 840, édition Printemps 2026. Une fois les paroles d'accueil énoncées du haut de l'escalier, nous sommes invité.es, sans nos chaussures, à prendre place dans la salle. Une fois bien assis, je découvre en action les deux interprètes de la première oeuvre au programme, "homemade pasta unbelonging yarn over maison décomposée" de Charlotte Beaulieu et Hannah Surette et interprétée par Charlotte Beaulieu et ????, remplaçant Hannah pour cette représentation. Dans ce qui suivra, une table sera apportée dans l'espace scénique et servira de catalyseur à certaines actions qui ont toutes les couleurs d'intimité. Intimité qui nous sera partagé avec une complicité fort palpable avec des moments durant lesquels des rires complices émergent. Voilà une proposition toute théâtrale avec des passages chorégraphiques qui l'enrichit !

Il s'en suit "Lâcher prise" de et avec Maude Paquet. Sur un jet de fumée, cette personne apparait et comme l'indiquait le descriptif de la proposition, "S’acharner, constamment, intensément, pour avancer, pour grandir." Et tout en gestes et en mouvements, je découvre une belle illustration de "comment aller de l'avant !" Son parcours, je le ressens est parsemé de désespoir et d'impuissance, mais pas de sentiments d'abandon. Pour peu que je j'aurais pu, je me serais levé pour la réconforter ! Il en reste que sur sa fin de parcours, une lueur émerge pour qu'elle puisse prendre son envol jusqu'à son apaisement ! Et tout cela sur une pièce musicale d'un de mes compositeurs préférés, Òlafur Arnalds. Une de mes coups de coeur de la soirée !

Et pour compléter la première partie de la soirée, "GIRL OF THE YEAR" de Fiona Chevarier, interprétée par Léa Robitaille. Les premiers mots du descriptif, "Même si tout va mal, la vie continue." indiquent bien ce que je découvre durant les premiers moments. Moments durant lesquels, elle se lève après des efforts fort évidents, sur fond de grondements et d'une pièce musicale "pulsive" en totale symbiose. Et après tous ses efforts pour "sortir de sa coquille", quel regard, elle nous jette, comme pour nous dire, j'ai réussi ! OUF !!!

Une courte pause s'en suit et de retour à notre place, la soirée se poursuit avec "BASCULE" de et avec Christèle Pegeurro et Antonia Duplenschi. Le début se présente en toute complémentarité avec l'une de face et l'autre de dos, immobiles, l'une habillée en rouge, l'autre en vert. Et dans ce qui suit, moi j'y vois l'histoire d'une amitié de deux êtres différents. Pour nous l'illustrer, il y aura des moments de mouvements individuels et d'autres à deux synchronisés. Et comme peut l'être la vie, "BASCULE se caractérise ainsi comme un terrain de risque, d’écoute et de transformation partagée.". Bien d'accord avec vous deux !

Après un léger rapprochement vers le fond de l'espace de présentation, débute "Mutable" de et avec Adélie Poulin-Coulombe. Dès les premiers moments, je reste captif par les mouvements de ses bras. J'y découvre une version d'aller de l'avant dans lequel, je vois, des mots du descriptif,

  • En deuil perpétuel du moi
  • Céder place aux sois
  • Autres par
  • Des allers
  • Des retours
  • Les marées se résorbent et s’expandent
  • Sans s’éteindre.
Tout ce parcours, avec un fond lumineux se complétera, pour moi, avec une image sur fond rouge qui a tout de "l'envol de l'ange". Mon deuxième coup de coeur de la soirée.

Et la soirée de présentation se termine, de retour à notre place initiale, avec "FANNY" de et avec Silvia Costea accompagnée par Ela Dumas, Kamélie Fournier et Léa Richard-Cormier. Le tout débute de façon fort acrobatique et cela se poursuivra tout au long. Comme si les relations entre humains exigeaient des performances pour réussir à les maintenir. Il y a dans ce que je découvre aussi des allures d'engrenages mécaniques que leurs mouvements et leurs déplacements rendent fort éloquents.

Une fois les derniers pas faits, c'est sur les applaudissements fort bien mérités de tous les artistes que la soirée se termine. Et moi, mes pas me ramènent à la maison, encore une fois fort satisfait de ce programme fort diversifié qui augure bien pour l'avenir.

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