De mes sorties au théâtre, c'était ma première fois cette année et c'est à l'Espace Go que mes pas m'ont amené. L'oeuvre était de "taille", autant de par sa durée, quatre heures, que par celle dont elle est "issue", Marie-Claire Blais. J'étais averti ""SOIFS MATÉRIAUX est une adaptation principalement tirée du premier roman du cycle "Soifs" qui porte sans compromis le souffle des phrases infinies de Marie-Claire Blais". Et avant d'aller plus loin, je partage complètement cette phrase tirée du feuillet de la soirée.
Tirée du site de l'Espace Go
C'est dans un hall d'entrée fort achalandé de première que mes pas m'amènent donc pour cette rencontre théâtrale. Pour cette fois, je serai en deuxième rangée, ce qui veux quand même dire tout proche ! La salle se remplit, les indications d'usage se font et les lumières s'éteignent. Nous y allons !!! Sur cette scène à deux étages, c'est en haut que le tout débute avec Renata (Anne-Marie Cadieux) et, Claude, son mari le juge ( Sébastien Dodge) qui échange sur leurs désaccords suite à la condamnation à mort que ce dernier vient d'appliquer.
Ce sont les premiers pas d'une oeuvre exigeante qui me demandera, d'abord de comprendre (en une quinzaine de minutes) que les personnages parlent d'eux à la troisième personne. Par la suite, tour à tour, en différents tableaux, les personnages de l'univers de l'écrivaine m'apparaîtront avec des dialogues fort riches, mais aussi touffus. Je dois l'avouer, il me faudra plus d'une heure pour apprivoiser ce qui m'est présenté et d'y trouver un grand plaisir. Ce qui n'a pas été manifestement le cas de deux spectatrices devant, ont quitté rapidement !
Et moi, je m'applique et j'apprivoise le texte fort riche, aidé en cela par les performances des comédiennes et comédiens. Il faut que j'établisse les liens entre eux, exercice pas toujours facile, mais j'y arrive et cela est fort satisfaisant. Une fois bien "assis" dans mon siège, le plaisir est bien présent. Le propos est fort riche en images comme en messages.
Si je suis impressionné par les performances des différents interprètes, je m'en voudrais de ne pas mentionner mes coups de coeur de la soirée, Christiane Pasquier, qui dans le rôle de la mère de Mélanie, hôtesse de la soirée, et Monique Spaziani, poétesse dans l'ombre de son mari, expriment fort bien ce qu'elles ressentent.
"SOIFS MATÉRIAUX" est une oeuvre de grande envergure, exigeante, mais bien amenée et très bien portée par toute la distribution, pour peu que l'on accepte un certain effort d'adaptation, ce que certains spectateurs, spectatrices n'ont pas fait (toute la première rangée était vide au retour de l'entracte !). Un effort que je considère qu'il faut faire pour avoir accès à un univers fort riche.
Aucun message portant le libellé Espace Go. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Espace Go. Afficher tous les messages
dimanche 26 janvier 2020
vendredi 20 septembre 2019
Sur mes pas au théâtre: Mon incursion dans l'univers de "Les louves"
J'avais deux, même trois, raisons de me rendre jusqu'à l'Espace Go pour aller rencontrer "Les Louves" de Sarah DeLappe, traduit et fort bien par Fanny Britt et très bien mis en scène par Solène Paré. D'abord comme enseignant dans le passé, j'ai enseigné à des étudiantes, fort allumées, de l'équipe de soccer (ou de foot !) de mon collège. Aussi, dans cette proposition, une des interprètes, Claudia Chan Tak, je suis ses pas sur scène (et ses performances aussi !) depuis de nombreuses années sur scène dans l'univers chorégraphique. Enfin, mon intérêt pour le théâtre documentaire qui me permet, moi le curieux, de découvrir des réalités qui me sont présentées et que je peux mieux comprendre.
Image tirée du site de l'Espace Go
Dans le hall d'entrée de ce lieu de diffusion, fort achalandé, je suis bien accueilli. Le moment arrivé pour entrer en salle, nous découvrons une scène toute verte, (gazon synthétique) et nous, nous devons prendre place dans les "estrades" et moi, en première rangée, près de sacs, laissés là.
Une fois que chaque siège a trouvé son spectateur, et les mots de notre dynamique hôtesse dits, les lumières s'abaissent et nous arrivent ces jeunes filles, joueuses de foot oups (!) de soccer, because en Amérique du Nord ! Ces jeunes filles gonflées de leurs aspirations, juste au seuil de leur vie d'adulte doivent faire équipe. Dans leur uniforme identique sauf, évidemment, celui de la gardienne de but, nous découvrons, tout au long des tableaux, leurs différences. Nous apprenons des éléments de leur passé qui nous est distillé peu à peu, ce qu'elles sont maintenant et à quoi elles aspirent.
La vie recèle, pour tous, des épreuves de toutes dimensions à surmonter, et nous découvrons celles qu'elles rencontrent. Nous sommes amusés, troublés et aussi touchés d'un match à l'autre de cette équipe. Une incursion dans cet univers féminin est percutant et se termine pour moi, avec une bouffée d'émotion et des larmes aux yeux. Merci, Claudia Chan Tak, Claudia Chillis-Rivard, Leïla Donabelle Kaze, Celia Gouin-Arsenault, Stephie Mazunya, Alice Moreault, Noémie O'Farrell, Elisabeth Smith et Zoé Tremblay-Bianco, pour m'avoir fait vivre ces moments et à vous aussi chère mère, Dominique Leduc. Je m'en voudrais de ne pas mentionner que votre grande habileté à manier le ballon m'a impressionné aussi !
Image tirée du site de l'Espace Go
Dans le hall d'entrée de ce lieu de diffusion, fort achalandé, je suis bien accueilli. Le moment arrivé pour entrer en salle, nous découvrons une scène toute verte, (gazon synthétique) et nous, nous devons prendre place dans les "estrades" et moi, en première rangée, près de sacs, laissés là.
Une fois que chaque siège a trouvé son spectateur, et les mots de notre dynamique hôtesse dits, les lumières s'abaissent et nous arrivent ces jeunes filles, joueuses de foot oups (!) de soccer, because en Amérique du Nord ! Ces jeunes filles gonflées de leurs aspirations, juste au seuil de leur vie d'adulte doivent faire équipe. Dans leur uniforme identique sauf, évidemment, celui de la gardienne de but, nous découvrons, tout au long des tableaux, leurs différences. Nous apprenons des éléments de leur passé qui nous est distillé peu à peu, ce qu'elles sont maintenant et à quoi elles aspirent.
La vie recèle, pour tous, des épreuves de toutes dimensions à surmonter, et nous découvrons celles qu'elles rencontrent. Nous sommes amusés, troublés et aussi touchés d'un match à l'autre de cette équipe. Une incursion dans cet univers féminin est percutant et se termine pour moi, avec une bouffée d'émotion et des larmes aux yeux. Merci, Claudia Chan Tak, Claudia Chillis-Rivard, Leïla Donabelle Kaze, Celia Gouin-Arsenault, Stephie Mazunya, Alice Moreault, Noémie O'Farrell, Elisabeth Smith et Zoé Tremblay-Bianco, pour m'avoir fait vivre ces moments et à vous aussi chère mère, Dominique Leduc. Je m'en voudrais de ne pas mentionner que votre grande habileté à manier le ballon m'a impressionné aussi !
dimanche 25 novembre 2018
Sur mes pas au théâtre: "L'assemblée", pour mettre de l'avant le dialogue, tous ensemble !
Je revenais de ma soirée à l'Espace Go après avoir assisté à "L'Assemblée" d'Alex Ivanovici, Annabel Soutar et Brett Watson. Pendant que mes pas me ramenaient à la maison, ma tête elle, me "rewardait" aux souvenirs de ma lecture quelque fois répétée de "Huis Clos" de Jean-Paul Sartre. "L'enfer, c'est les autres" et aussi, l'enfer, c'est d'être contraint à cohabiter (ici sur la terre) et être soumis aux regards (et aux jugements) des autres.
Tirée du site de l'Espace Go
Voilà ce qui résonnait dans ma tête, après avoir assisté à la plus récente proposition de la compagnie Porte Parole que j'avais découvert avec grand plaisir et satisfaction avec l'instructif "J'aime Hydro", tellement bien porté par Christine Beaulieu.
Ainsi donc tout devant, en première rangée, j'étais fort curieux de découvrir leur plus récente création de théâtre documentaire sur le "vivre ensemble", tous "condamnés" à vivre sur cette planète Terre avec ou sans frontières. Ces lignes imaginaires totalement arbitraires dessinées par les "grands" de ce monde. À ce titre, les paroles d'une chanson ("Plus rien ne m'étonne") de Tiken Jah Fakoly, "Ils ont partagé Africa sans nous consulter, / Ils s'étonnent que nous soyons désunis !" explique bien pour l'Afrique et le reste du monde aussi, selon moi, le merdier idéologique et sociologique dans lequel nous nous retrouvons. Mais une fois dedans, quoi faire ?
Pour tenter d'aller de l'avant, constructivement et pragmatiquement, les solutions ne sont pas si nombreuses et n'ont rien de la formule magique ! La compagnie Porte-Parole, ose et nous propose les ingrédients essentiels, comme point de départ pour en trouver une. Cependant, soyez averti, si vous venez prendre place dans la salle avec vos préjugés et aussi vos attentes, peut-être serez-vous déçu de ne pas avoir trouvé la "recette" pour le bien "vivre ensemble" ! Il en reste que nous ne pourrons pas reprocher aux artisans de cette création de ne pas avoir voulu nous ouvrir des pistes de réflexion et d'action pour franchir ou contourner quelques obstacles et qui sait, atteindre, un jour, le but.
Sur cette scène, Alex Ivanovici et Brett Watson, accueillerons les incarnations (Pascale Bussières, Amélie Grenier, Norta Guerch et Christina Tannous) de quatre vraies femmes, toutes différentes, dans une rencontre en trois temps. Il y a d'abord les présentations de ces femmes qui nous permet de mieux comprendre ce qui suivra., Ensuite, après avoir écouté les propos assez intransigeants d'une cinquième femme, nous assisterons à la confrontation, suivie par l'établissement de certains compromis pour lui répondre. Le tout se conclura par le bilan de la rencontre de nos quatre protagonistes avec cet autre femme.
Entre le deuxième et le troisième temps, les créateurs de ce projet documentaire ont eu la brillante idée de laisser la parole au public présent qui, après une courte hésitation, l'a prise de façon respectueuse et intelligente. Signe des temps (?), ce sont surtout des jeunes femmes qui ont débuté les échanges et qui ont pris la parole. Encore en moi, résonne celle de cette dame âgée, une anglophone qui vit au Québec, qui nous rappelle que la richesse de sa vie (et de la nôtre) réside dans la rencontre et l'hybridation des cultures.
Le tout dure près de deux heures, mais passe très vite. Le rythme est rapide, gardant à l'affût notre attention autant sur les enjeux soulevés que sur les réactions, fort bien portées, des interprètes.
Au final, j'adhère totalement à la conviction des artisans, qui est de rassembler le plus souvent possible des femmes et des hommes de tout culture et opinion pour tenter de "lousser" les noeuds de la cohabitation et l'incompréhension. Ce chemin, il est vrai, est parsemé d'embûches et ce fera sous orages et avec sécheresse, mais c'est le seul qui a, selon moi, des chances de nous amener à la bonne destination. Merci à vous Porte-Parole et longue vie à "L'assemblée" !
Tirée du site de l'Espace Go
Voilà ce qui résonnait dans ma tête, après avoir assisté à la plus récente proposition de la compagnie Porte Parole que j'avais découvert avec grand plaisir et satisfaction avec l'instructif "J'aime Hydro", tellement bien porté par Christine Beaulieu.
Ainsi donc tout devant, en première rangée, j'étais fort curieux de découvrir leur plus récente création de théâtre documentaire sur le "vivre ensemble", tous "condamnés" à vivre sur cette planète Terre avec ou sans frontières. Ces lignes imaginaires totalement arbitraires dessinées par les "grands" de ce monde. À ce titre, les paroles d'une chanson ("Plus rien ne m'étonne") de Tiken Jah Fakoly, "Ils ont partagé Africa sans nous consulter, / Ils s'étonnent que nous soyons désunis !" explique bien pour l'Afrique et le reste du monde aussi, selon moi, le merdier idéologique et sociologique dans lequel nous nous retrouvons. Mais une fois dedans, quoi faire ?
Pour tenter d'aller de l'avant, constructivement et pragmatiquement, les solutions ne sont pas si nombreuses et n'ont rien de la formule magique ! La compagnie Porte-Parole, ose et nous propose les ingrédients essentiels, comme point de départ pour en trouver une. Cependant, soyez averti, si vous venez prendre place dans la salle avec vos préjugés et aussi vos attentes, peut-être serez-vous déçu de ne pas avoir trouvé la "recette" pour le bien "vivre ensemble" ! Il en reste que nous ne pourrons pas reprocher aux artisans de cette création de ne pas avoir voulu nous ouvrir des pistes de réflexion et d'action pour franchir ou contourner quelques obstacles et qui sait, atteindre, un jour, le but.
Sur cette scène, Alex Ivanovici et Brett Watson, accueillerons les incarnations (Pascale Bussières, Amélie Grenier, Norta Guerch et Christina Tannous) de quatre vraies femmes, toutes différentes, dans une rencontre en trois temps. Il y a d'abord les présentations de ces femmes qui nous permet de mieux comprendre ce qui suivra., Ensuite, après avoir écouté les propos assez intransigeants d'une cinquième femme, nous assisterons à la confrontation, suivie par l'établissement de certains compromis pour lui répondre. Le tout se conclura par le bilan de la rencontre de nos quatre protagonistes avec cet autre femme.
Entre le deuxième et le troisième temps, les créateurs de ce projet documentaire ont eu la brillante idée de laisser la parole au public présent qui, après une courte hésitation, l'a prise de façon respectueuse et intelligente. Signe des temps (?), ce sont surtout des jeunes femmes qui ont débuté les échanges et qui ont pris la parole. Encore en moi, résonne celle de cette dame âgée, une anglophone qui vit au Québec, qui nous rappelle que la richesse de sa vie (et de la nôtre) réside dans la rencontre et l'hybridation des cultures.
Le tout dure près de deux heures, mais passe très vite. Le rythme est rapide, gardant à l'affût notre attention autant sur les enjeux soulevés que sur les réactions, fort bien portées, des interprètes.
Au final, j'adhère totalement à la conviction des artisans, qui est de rassembler le plus souvent possible des femmes et des hommes de tout culture et opinion pour tenter de "lousser" les noeuds de la cohabitation et l'incompréhension. Ce chemin, il est vrai, est parsemé d'embûches et ce fera sous orages et avec sécheresse, mais c'est le seul qui a, selon moi, des chances de nous amener à la bonne destination. Merci à vous Porte-Parole et longue vie à "L'assemblée" !
S'abonner à :
Messages (Atom)

