L'histoire commence, il y a déjà un certain temps, avec une tentation, C'était à l'automne 2015, plus précisément. Celle de lire un texte de Tristan Malavoy, "Les mammifères et les pissenlits", dans la revue Nouveau Projet (08) sur l'avenir de la musique. Ce texte, je l'ai lu et je l'ai beaucoup aimé. Il m'a ouvert l'esprit et depuis, les textes de cette revue que je le lis me font le même effet. Un projet fou que cette revue dans ces temps difficiles des média écrits, mais pourquoi pas. En tout cas, moi je les suis, les artisans de cette revue, et eux me le rendent bien. Voilà donc pourquoi, je me suis retrouvé en cette fin d'été, bien accompagné, au Lion d'or pour assister à la dernière de "Légendes d'un peuple-Collectif II", collectif initié par Alexandre Belliard accompagné par Salomé Leclerc, Jorane, Daran et Jean-Martin Aussant.
Photo de Marc-Étienne Montgrain tirée du site d'Alexandre Belliard
Je ne connaissais pas vraiment ce musicien. De ce projet, j'en donc connaissais nenni, comme il y a deux ans, pour le lien de la musique et des pissenlits. La soirée commence devant une salle comble qui sera comblée. Vite, très vite même, je retrouve mes repères (historiques) qui deviennent plus éclairés. La proposition qu'on nous fait en texte et en chansons, nous permet de découvrir ou de mieux connaître des personnages historiques d'antan, en première partie et d'autres plus contemporains en deuxième partie. Magnifique conteur, Alexandre Belliard (le seul qui s'adressera à nous durant toute la soirée) nous raconte, entre autres, l'incroyable histoire de, Marie-Anne Gaboury, la grand-mère de Louis Riel, les exploits du soldat Léo Major (humble héros de la deuxième guerre mondiale), sans oublier celle de Champlain, Marie Rollet et Jeanne Mance. Le tout suivi par une chanson interprétée par lui ou un autre ses trois autres accolytes en avant scène (Jean-Martin Aussant, restant bien discret derrière son clavier de piano).
Joindre l'utile, sinon l'important (la mémoire d'un peuple) à l'agréable, voilà pourquoi, il est impossible de ne pas être ravi et impressionné tout au long de cette soirée. Au retour de la pause, nous avons droit à une présentation des personnages contemporains, dont Pierre Falardeau, Serge Bouchard (principal artisan des chroniques "De remarquables oubliés" et source d'inspiration de chanteur).
Le choix de l'interprète des chansons est fort bien fait, par exemple, la voix de Daran pour les épopées de soldat Major porte fort. Les envolées de Jorane accompagnée par son violoncelle nous ramène dans ces époques lointaines ou du désarroi de ces femmes autochtones tuées ou disparues. La voix particulière de Salomé Leclerc rehausse le destin des personnages qu'elle nous chante. Le temps passe et c'est sur un poème de Jean-Paul Daoust, tiré de son recueil "Les lèvres ouvertes" qu'il conclut avant les rappels son tour d'horizon des grands personnages. Le point final de la soirée sera une chanson sur Yvon Deschamps, après une présentation fort drôle.
C'était la dernière fois, peut-être, mais comme cette soirée était enregistrée, je vous propose comme moi, d'être à l'affût pour vous procurer l'enregistrement. En sortant de la salle, nous avons eu le droit à une copie du dernier numéro (pas encore officiellement sorti) de Nouveau Projet dans lequel on retrouve le dossier de 50 pages, "(S')INFORMER", fort approprié en complément de cette soirée et en ces temps de "faked news". La boucle est bouclée !
Et pour la petite histoire, pour revenir à la maison, nous récupérons notre véhicule sur la rue de Champlain, pour prendre par la suite, la rue Jeanne-Mance. Et le lendemain matin, mon petit-fils ira à l'École Marie-Rollet. Comme quoi, suffit d'être attentif pour découvrir que la vie regorge de noms, pépittes de notre histoire, qui peuvent nous faire passer de bons moments dans un livre de notre histoire ou dans les oeuvres d'Alexandre Belliard.
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vendredi 8 septembre 2017
lundi 1 août 2016
Sur mes pas en musique au Jardin Botanique: sous le charme de Salomé Leclerc sous les arbres
C'était une première fois pour mois. J'étais donc en pleine nature dans un coin du Jardin Botanique, sous les arbres, afin de découvrir une chanteuse que je connaissais peu, Salomé Leclerc. Le nom me disait quelque chose et peut-être une ou deux chansons. Mes pas m'avaient mené près du Jardin Japonais, une trentaine de minutes avant le début prévu de la prestation. Déjà, le public était présent en grand nombre, avec une majorité bien assis sur leur chaise devant la scène. Il fallait donc trouver un endroit pour étendre notre couverte et surtout arriver à voir le petit espace de prestation. Trouver la "bonne" place dans ce type d'endroit qui ne soit pas derrière un tronc d'arbre et pas trop au soleil, voilà le défi du jour. Une fois, le repérage fait, "Bingo", nous avons tiré le billet gagnant. Jour de chance puisque les déplacements des spectateurs tout autour étaient nombreux pour ne pas se laisser bloquer par la tête du nouvel arrivant et sa chaise. Pour nous, rien à changer. Pour d'autres, cela a été moins heureux ou harmonieux et les échanges dans ce lieu calme, ne l'ont pas toujours été eux, calmes. Négociations, gros mots, yeux méchants, de quoi apprécier notre chance et passer la trentaine de minutes sans ennuis dans tous les sens du terme.
À l'heure pile, sont arrivés l'interprète, guitare à la main et ses deux accompagnateurs, Philippe Breault à la basse et aux claviers et José Major à la batterie. Elle nous propose, en entrée de jeu, ses propres compositions dont les premières me semblent assez familières, (cou donc, j'la connais-tu cette chanteuse ?) et c'est "pas mal bon" ! S'en suit un court échange sympathique avec le public durant lequel elle nous dit que son premier album avait pour titre "Sous les arbres", comme aujourd'hui, "Jardin Botanique", qu'elle nous surnomme. La musique est juste assez rock et le volume juste correct pour rejoindre tout le public présent et respecter cet environnement champêtre. Une symbiose parfaite entre l'artiste et le lieu. Et rien ne bouge autour et devant nous pour briser le charme. Mais il me semble de plus en plus évident que je la connais cette artiste !
Elle nous propose aussi une chanson de Clémence Desrochers, fort appréciée par l'ensemble du public et une autre de Léo Ferré dont elle nous indique qu'elle risque de ne plus faire partie de son prochain répertoire de concert. Le tout se termine en toute simplicité suivi par les applaudissements fort justifiés du public. Retour à la maison, mais non sans avoir profité de ce grand jardin " hors de la ville" en pleine ville et d'avoir salué en passant, juste là, un héron au bord d'un étang, point intimidé de tout ce monde qui le regarde et qui le capte en photo.
Une fois à la maison, vérifications faites, dans mon iPod, je trouve "Sous mes arbres". Mosus de mémoire !, mais question de ne pas faire une autre fois l'erreur, je me remets à le réécouter en attendant de me procurer son deuxième album. Voilà une belle voix singulière qui a des choses à dire, tout cela au son d'une musique planante.
À l'heure pile, sont arrivés l'interprète, guitare à la main et ses deux accompagnateurs, Philippe Breault à la basse et aux claviers et José Major à la batterie. Elle nous propose, en entrée de jeu, ses propres compositions dont les premières me semblent assez familières, (cou donc, j'la connais-tu cette chanteuse ?) et c'est "pas mal bon" ! S'en suit un court échange sympathique avec le public durant lequel elle nous dit que son premier album avait pour titre "Sous les arbres", comme aujourd'hui, "Jardin Botanique", qu'elle nous surnomme. La musique est juste assez rock et le volume juste correct pour rejoindre tout le public présent et respecter cet environnement champêtre. Une symbiose parfaite entre l'artiste et le lieu. Et rien ne bouge autour et devant nous pour briser le charme. Mais il me semble de plus en plus évident que je la connais cette artiste !
Elle nous propose aussi une chanson de Clémence Desrochers, fort appréciée par l'ensemble du public et une autre de Léo Ferré dont elle nous indique qu'elle risque de ne plus faire partie de son prochain répertoire de concert. Le tout se termine en toute simplicité suivi par les applaudissements fort justifiés du public. Retour à la maison, mais non sans avoir profité de ce grand jardin " hors de la ville" en pleine ville et d'avoir salué en passant, juste là, un héron au bord d'un étang, point intimidé de tout ce monde qui le regarde et qui le capte en photo.
Une fois à la maison, vérifications faites, dans mon iPod, je trouve "Sous mes arbres". Mosus de mémoire !, mais question de ne pas faire une autre fois l'erreur, je me remets à le réécouter en attendant de me procurer son deuxième album. Voilà une belle voix singulière qui a des choses à dire, tout cela au son d'une musique planante.
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