mardi 7 avril 2026

Sur mes autres pas dans l'univers de Jay Cutler avec sa chanson "Electric & Nude" !

 Pendant que dehors, la neige se remet à tomber sur la ville, moi, je réécoute la dernière composition musicale de Jay Cutler, "Electric & Nude". Depuis quelque temps, il nous propose des "singles" et moi, toujours intéressé de les découvrir. Ainsi donc, sa plus récente proposition me replonge dans son univers qui a tout du rayonnement du corps noir. Et dans cet univers, il y a la guitare et sa voix qui résonnent en moi ! 

                                                              Affiche de cette chanson

Je vous propose de la découvrir et pour cela, juste à suivre ce lien !

https://www.youtube.com/watch?v=1la2lHOCt6c

Sur mes pas à une rencontre spéciale lors de la dernière présentation "Dans la bouche d'un Orgue" organisé par RA FA et Christiaan Maria Brun del Re !

 Ce duo, RA FA et Christiaan Maria Brun del Re, je l'avais découvert lors d'une édition précédente des Danses Buissonnières chez Tangente, une proposition audacieuse et fort réussie. Dans mon retour, j'avais écrit, "Ce qui nous amènera dans l'univers surprenant et "déjanté" du duo Glamour Magique, qui tout au long de ces dix minutes étonne et surprend".  

Voilà donc pourquoi, lorsque est apparue sur mon radar, leur série de quatre propositions dans la chapelle de la Cité des Hospitalières, j'ai travaillé fort pour faire de la place dans mon agenda. Au final, c'est à leur dernière soirée que mes pas m'ont porté. À mon arrivée, les préparatifs sont en cours dont la dispersion sur différents bancs de livres qui seront utilisés plus tard, je le suppose ! Après un examen sommaire du lieu, je trouve ma place dans le milieu de la place près de l'allée centrale. Choix qui je le découvrirai par la suite, sera fort judicieux. 

                                 Affiche de la proposition fournie par Rafa Tremblay-van Zuiden

Pause

Je n'en étais pas à ma première visite dans ce lieu et à chaque fois, les créateurs ont su l'utiliser de façon fort judicieuse et sans vouloir divulgacher, ce fût le cas, cette fois encore !

Fin de la pause

Le moment venu, les différents artisans se mettent en place avec à la danse Nico Contreras et Rafa Tremblay-van Zuiden, à la musique Hélène Plouffe au violon Alexandre Marchand à la contrebasse et le noise, Christian Brun del Re aux percussions, Susanna Hood au chant et Jonah Bild-Lowrie à l'orgue.

Tout subtilement, débute la relation chorégraphique captivante avec de ma perspective une touche circassienne du duo qui se fera dans l'allée centrale principalement. La complicité est évidente entre les deux, ce qui confirme une phrase de présentation, "Nico et moi (Rafa) avons décidés de se rencontrer quotidiennement à travers la danse depuis plus de deux ans." 

Je découvre l'évolution d'une relation entre les deux avec aussi des échanges oraux entre les deux pour appuyer leurs mouvements. Pour appuyer leur parcours, il y l'accompagnement musical qui est en parfaite symbiose ainsi que cette voix, celle de Susanna Hood qui en périphérie apporte une touche spéciale à des moments appropriés ! 

De leur histoire commune, avec le moment "take a break !" et aussi celui plus onirique qui présente devant moi qu'en reste-t-il une fois rendu à la fin ! Avec des effluves de nostalgies, les deux repartent d'où ils sont venus, soient tout au fond du lieu de derrière l'autel. Il s'en suit les applaudissements fort bien mérités !

Et moi, avec en tête des images et des sons de ce que je viens de découvrir et en espérant qu'elle soit reprise dans ce même lieu ou ailleurs et qu'encore plus de gens puissent l'apprécier ! 

samedi 4 avril 2026

Sur mes pas chez Danse Danse pour découvrir une oeuvre tout en impulsion, "Manifesto" de Stephanie Lake !

 Lorsque mes pas se sont mis en route en ce jeudi fin d'après-midi, c'était d'abord pour être présent au dévoilement de la prochaine saison 2026-2027 de Danse Danse et ensuite pour assister à la présentation de "Manifesto" de Stephanie Lake. 

Mais commençons avec le dévoilement de la saison dans le Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. Ainsi donc, d'abord dans le hall d'entrée avec plein de monde, j'attends l'ouverture des portes, verre à la main. Le moment venu, nous pouvons entrer et prendre place. Tout en me dirigeant vers un siège, je découvre l'imposante installation scénique en arrière scène avec les neuf batteries de "Manifesto". Pendant que les toute la gang entre, devant, animé par un D.J. le duo dirigeant du JOAT Festival, Handy Yacinthe et Elie-Anne Ross nous exécutent des mouvements fort riches de danse urbaine. Une intro haute en couleur et qui me fait promettre que je devrais y être pour une soirée de la prochaine édition, l'automne prochain !

Et puis arrivent sur scène, Évelyne Fournier et Pierre Des Marais pour nous présenter la prochaine saison. Pour peu que l'on soit observateur, il est possible de découvrir sur les sièges "réservés", certains créateurs. Et puis débute la présentation de la prochaine saison qui sera constituée de dix propositions en plus du Joat Festival. Dix propositions donc avec des créateurs d'ici, tel.les que Marie Chouinard et du duo Alexandre Morin et Mathieu Leroux. Aussi venant de par le monde, la Compagnie Gauthier Danse pour un programme de douze propositions en une soirée dont une de Virginie Brunelle ! Une soirée à l'image d'une autre de la compagnie présentée en 2018 ? À voir !!!!

La présentation complétée, nous devrons quitter la salle et le hall pour la présentation de "Manifesto". Et lorsqu'on me pose la question de mes choix pour la prochaine saison, ma réponse est très courte et c'est "toutes" évidemment ! Donc, ne reste plus qu'à me procurer mes billets !

Après un court détour au Complexe Desjardins, question de me délier les jambes, je reviens pour prendre place à mon siège, mais pas en première rangée, parce changement de date. Comme abonné à Danse Danse, j'ai profité du privilège de le faire. Donc, pas trop loin de la scène quand même, je redécouvre les neuf batteries installées en "V" vers le ciel. De cette chorégraphe, ma rencontre précédente, il y a trois ans lorsque j'avais assisté à son colossal "Colossus" ! La demie mesure n'est pas de son genre. 

Et encore cette fois une fois en place, la soirée s'avère une ode, décrite dans le programme de la soirée qui, "vous emporte dans une vague irrésistible, qui célèbre la joie brûlante d’être en vie, insufflant une bouffée d’optimisme salutaire." 

                                    Crédit: Roy Van Der Vegt tirée du site de Danse Danse

Et tout au long de ce qui suivra, je serai porté par les rythmes et les mouvements ! Impressionné aussi par la cohésion entre les différents interprètes sur scène ou derrière leur batterie. Un tableau, particulièrement m'a captivé par la qualité d'exécution qui demandait une synchronisation des tout.es avec le passage du faisceau d'un à l'autre ! Voilà de beaux moments, fort "percutants" pour nous faire oublier la morosité ambiante ! Stéphanie Lake voit les choses en grand et de façon éclatante, pas question de s'en priver !

Merci à vous Rachel Coulson, Tra Mi Dinh, Marni Green, Darci O'Rourke, Harrison Ritchie-Jones, Robert Tinning, Georgia Van Gils, Kimball Wong, Jack Ziesing. aux mouvements ainsi qu'à vous  Robin Fox, Tina Nguyen, Rama Parwata, Rohan Rebeiro, Alex Roper, Jen Tait, Rachel Trainor, Mathew Watson, Julia Watt aux percussions, sans oublier toute l'équipe derrière !

Voilà donc pourquoi, mes pas me ramenaient fort heureux jusqu'à la maison avec encore en tête les belles vibrations auditives et visuelles captées. 

Sur mes pas à une sortie de résidence évocatrice chez Circuit-Est !

 Lorsque mes pas en ce vendredi après-midi se sont dirigés jusqu'aux locaux de Circuit-Est | Centre chorégraphique, c'était pour découvrir la sortie de résidence d'une artiste suédoise. Voilà des moments doublement intéressants pour moi. Des moments donc qui me permettent d'aller à la découverte d'artiste d'ailleurs tout en restant dans ma ville et aussi de découvrir les premiers pas d'une création en devenir !


Ainsi donc, devant un petit public, Salka Ardal Rosengren présentera le résultat de son travail. Sur le site de Circuit-Est, nous pouvions lire qu'elle est une artiste de danse dont le travail explore le jeu, l'écoute et la relation à l'autre." Aussi qu'elle "s'intéresse aux danses sociales et de couple..." Intrigant tout cela puisque c'est en solo qu'elle est venue ici, qu'elle a travaillé et qu'elle présente son travail avant de repartir !

Et la réponse à cette interrogation toute personnelle, je l'aurai rapidement, puisque c'est avec une vadrouille, partenaire tout aussi improbable qu'approprié à mon avis, qu'elle nous entrainera à sa suite. Et pas de façon classique !!!! Une fois les présentations d'usage faites, l'artiste installe sur sa tête le bâton de cette vadrouille dans le silence. Et tout en la gardant en équilibre sur sa tête, elle explore lentement et minutieusement tous les contours fort diversifiés du lieu. Ce qui veut dire aussi de venir à notre rencontre, dont cette jeune enfant et de moi aussi. Tout au long de son parcours, moi, je reste attentif et dans ma tête, tourne et retourne cette question, ce bâton tombera-t-il ?  

La réponse est oui, mais au moment où l'artiste le décide pour nous amener dans la deuxième partie, avec de la musique, qu'elle aura activé avec le bout de son bâton. La suite se fait au milieu de l'espace avec ce bâton tout en rotation durant toute la deuxième partie.

Tout au long de cette vingtaine de minutes, moi j'y découvre un fort beau sens. D'abord, ces rêves que nous avons en nous, comme ce bâton en équilibre sur sa tête, pour ensuite aller au devant de la réalité qu'elle semble prendre à bras le corps pour se rendre au bout de son destin, en partant devant et en laissant derrière ses rêves !

Il s'en suit un échange avec l'artiste qui lui permet de découvrir nos impressions suite à ce que nous venions de découvrir et aussi nous donner des indications sur certains détails dont la recherche d'un bâton de vadrouille, partenaire essentiel à cette oeuvre. !

Et moi, je reviens fort satisfait tout en espérant que Salka Ardal Rosengren revienne en ville pour que je puisse découvrir le résultat final de son travail qui a débuté ici.

Sur mes autres, autres pas à la rencontre de "18 P_R_A_C_T_I_C_E_S" d'Andrew Turner !

 Lorsque je complétais mon retour de ma deuxième rencontre avec cette proposition d'Andrew Turner, j'avais écrit, "Pendant que mes pas me ramènent, dans ma tête, je revisite cette proposition et je dirais oui à une autre fois !" Et bien, profitant d'une éclaircie dans mon agenda, mes pas se sont dirigés pas trop loin de chez moi, jusqu'à la Maison de la Culture de Rosemont pour redécouvrir "18 P_R_A_C_T_I_C_E_S". 

Mes quelques visites dans ce lieu de diffusion m'ont permis de profiter d'une proximité fort agréable avec la proposition au programme et ce serra encore le cas pour cette fois. Rendu sur place, l'accueil est chaleureux et le public assez nombreux. Le moment venu, les portes ouvrent et je peux me diriger à "mon" siège en première rangée avec une perspective différente des deux premières fois. Ainsi donc devant moi, encore une fois, il y a un poste informatique et un grand écran. Et puis arrive le protagoniste multi performer qui nous amènera de tableau en tableau dans des univers fort différents, mais tout aussi captivant. Il saura utiliser la technologie pour mystifier et captiver aussi. Je ne reviendrai pas sur ce que j'ai découvert, mais il y a un élément qui, cette fois encore, m'a captivé. Cela débute par lui qui dans un micro énonce des sons qui n'ont aucun sens. Et puis, après un court séjour hors du lieu, revient devant nous pour échanger avec son alter égo ! Et ce sont les sons de tantôt qui deviennent les paroles d'un échange entre les deux, lui et son alter ego "dedans" l'écran face à nous. Un spectateur derrière moi, sûrement surpris par ce qu'il découvre, émet tout haut, "vraiment bizarre" !

                                      Crédit: Julie Artacho tirée du site de la Ville de Montréal

Et cette épopée dans ses différents univers, dont celui toujours aussi captivant dans sa livraison d'un repas dans un building "spécial", se termine pour laisser derrière des applaudissements fort bien mérités. Nous serons plusieurs à rester pour l'échange. Échange durant lequel, je pourrai d'abord témoigner ma perception de lui, soit est-il plus intellectuel que philosophe ? Il en reste que peu importe, pour moi, il est unique ! Je pourrai aussi, en réponse à ma question apprendre un aspect de cette oeuvre qui me turlupinait. Et comme une promesse est une promesse, je garde la réponse pour moi.

Et si vous voulez aller à la rencontre particulière et fort intéressante de ce chevalier des temps modernes et vous devriez le faire, sachez que cela sera possible dans les prochaines semaines dans différentes Maisons de la culture dont la prochaine fois, le 15 avril, à celle de Claude-Léveillée dans Villeray, proche du métro Jean-Talon.

lundi 30 mars 2026

Sur mes pas à l'Usine C pour découvrir "chansons d'amour et d'effondrement" de Frédérick Gravel !

 C'est avec une anticipation fort agréable que mes pas m'ont amené en ce vendredi soir jusqu'à la porte de l'Usine C. Parce que j'allais découvrir la plus récente création de Frédérick Gravel, "chansons d'amour et d'effondrement" et que cela faisait un bon bout de temps que j'avais vu une de ces créations. Et j'aime bien son style ! À mon entrée dans le lieu je suis accueilli par le sourire d'un membre de l'équipe d'accueil qui me tend un feuillet papier, ça j'aime ça (!) en lien avec la proposition qui sera présentée dans les prochaines minutes. 

Le moment venu, les portes s'ouvrent et je peux me diriger à "mon" siège en première rangée. Tout en descendant, je découvre un espace scénique surélevé sur lequel s'échauffent en solo ou en duo les différents interprètes en danse (Kimberley de Jong, Alexia Martel, Jean-Benoît Labrecque, Nindy Banks, Marco Curci et Jean Bùi), une équipe d'étoiles (!), pendant que derrière cette scène, se retrouve, en pleine action le chorégraphe et musicien Frédérick Gravel et ses complices musiciens du jour, José Major, Philippe Brault et Laurie Torres.

Ainsi donc, avant même le début officiel de la représentation, nous avons "de quoi se mettre sous la dent". Il y aura aussi cette interprète qui vient devant les estrades et salut au passage des gens qu'elle reconnait. Et puis, le moment venu tout discrètement la représentation officielle débute avec l'arrivée au micro du créateur de cette soirée. Avec sa touche humoristique toute personnelle, il présente le programme de la soirée qui sera séparée en deux parties, la face A et la face B. Comme dans le temps de ma jeunesse avec les microsillons que j'usais à la pointe de mon tourne-disque ! 

                                            Crédit: Vladim Vilain tirée du site de l'Usine C

Et puis le tout débute officiellement avec des moments tout en jambes déployées et en bascule d'épaule. Chaque interprète s'exécute avec son style tout au long de cette première partie, porté.e par les quatre musiciens. Des instants durant lesquels je me laisse porter par ce que je découvre devant moi. Et puis arrive la courte pause avant de démarrer la deuxième partie. Pause durant laquelle, Frédérick Gravel, petit papier, aide mémoire à la main ( pas de téléphone portable, yeah dit le nostalgique que je suis !). Il nous expliquera et nous montrera aussi comment "groover" un mouvement !

Et puis le tout reprend avec le côté B avec les interprètes tout de noir vêtus avec des mouvements portés par les chansons de Frédérick. Dans cette obscurité imaginée, les corps évoluent vers une destination qui, je le ressens, est imbibée de danger. Moi, qui avait vu depuis un certain temps une proposition de ce créateur, je reconnais avec grand plaisir, entre autres, un duo "pur Gravel" !

Et puis le tout se termine et nous sommes laissés à nous-même après les applaudissements ! Je reviens à la maison, satisfait, de ce plus récent opus de ce chorégraphe-musicien et de ses complices !

Sur mes pas à Tangente pour découvrir deux belles propositions, surprenantes aussi, pour moi à tout le moins !

Je ne sais pas si je me répète, mais lorsque mes pas m'amènent chez Tangente, très souvent je découvre de nouveaux territoires, oui oui (!!!!) qui me surprennent et qui aussi enrichissent mon CV de spectateur ! Et en ce dimanche après-midi, c'est exactement ce qui est arrivé. 

Puisque je ne veux pas le descriptif des présentations avant de m'y rendre, je me mets dans une disposition de découverte. Ce qui est particulièrement vrai lorsque je ne connais pas les artistes au programme. Et ce fût exactement le cas lorsque mes pas ont franchi le seuil de l'Espace Orange pour me rendre à mon siège en première rangée !

Alors que la salle se remplit de plein de monde dont de jeunes enfants, ce qui est peu fréquent en ce lieu, je découvre devant moi dans l'espace scénique un assemblage de cordages descendant du plafond et aussi des boules en tissu sur le sol. J'ai l'impression qu'une forme humaine se retrouve sous une des "boules". Ainsi donc la table est mise pour "Les déesses qui coulent" de "Les furtives" de et avec Mathilde Perahia, Élise Leblanc et Cassandre Chatonnier avec aussi Geneviève Robitaille (co-création et conception sonore), Gabrielle Lessard (regard extérieur) et Leticia Hamaoui (conception d'éclairage). 

                                              Crédit Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Le moment venu, nous arrivent de tout en haut par les câbles, deux femmes, donnant une fort belle touche circassienne à la proposition. Et rapidement avec les propos hors champ sur la maternité, je fais un lien avec ce câble qui a pour moi tout du cordon ombilical. Ce lien se consolidera tout au long par les propos, des témoignages de femmes sur leur maternité, mais aussi par ce que je découvre devant moi qui recèle de multiples symboles de la maternité. Cette maternité qui peut s'avérer exigeante, heureuse aussi, mais qui toujours s'avère transformatrice. Les tableaux sont fort riches dont celui durant lequel des œufs sont brisés là tout près de moi sur ce corps qui ne peut les conserver, mais qui servent à enduire le corps, comme les souvenirs de cette maternité complète ou interrompue !

Et comme l'indiquait la description de l'œuvre, "Trois performeuses explorent ce territoire à la fois organique et métaphysique, traversant les écoulements, les effondrements et les remodelages du corps comme autant de traces de puissance, de vulnérabilité et de sororité." Les témoignages tout au long nous amènent dans des territoires d'intimité qui révèlent la diversité des vécus de ces grossesses souhaitées ou non !

En combinant les mouvements, les objets et les propos , "Les furtives" dont certaines, sinon toutes (?) avaient un enfant parmi les spectateurices m'ont fait explorer un territoire humain de façon fort sensible avec des moments "colorés" avec un éclairage rose fort approprié ! Pour ma part, je découvre la maternité présentée dans "Les déesses qui coulent" comme des moments de révélation, de dévoilement et aussi d'équilibriste et impossible pour cela de "faire une omelette sans briser des oeufs " ! De ce trente minutes de présentation, j'en aurais pris plus, parce que le propos est fort riche et magnifiquement présenté !

Une fois les applaudissements "envolés", nous devrons quitter la salle avant d'y revenir pour la deuxième partie qui a aura une "coloration" fort différente comme je le découvrirai plus tard.

Avant de revenir en salle, nous sommes informés que les artistes nous invitent à réagir de façon audible tout au long de la prestation à venir. Information qui manifestement, ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd, dont celle du spectateur assis juste derrière moi qui réagira tout au long de façon fort audible, mais sans que cela ne m'indispose, soyez rasssuré.es ! 

Revenu à mon siège, devant moi, un espace scénique dénudé, représentatif de ce qui suivra, comme je le découvrirai plus tard ! Le moment venu, donc, débute "Walang Hiya" de et avec Joy Rider (alias Marbella Rider) et Komodo et Cat Zaddy ! Le tout débute de façon mystérieuse avec ces deux êtres qui arpentent la scène tout au fond. Et puis apparait, ce personnage "haut en couleur", mais surtout, à mes yeux arborant un sourire fort irradiant.

Dans ce qui suit, je découvre ce que j'aurais pu lire avant, soit "Walang Hiya explore la sexualité des Philippines en fusionnant le néoburlesque avec des éléments de la culture philippine, notamment le tinikling, une danse folklorique rythmée par deux tiges de bambou frappées au sol." Tout au long, se fait le dépouillement de ce personnage qui produit de superbes moments dont un qui a tout de la fleur en pleine éclosion, comme il est possible de le découvrir sur la photo plus bas !

                                                Crédit Pierre Tran fournie par Tangente

Ainsi donc, dans cette incursion cet univers néoburlesque, j'en reviens ébloui, mais surtout ravi par le dépaysement qui me permet de rester dans "ma" ville tout en découvrant des univers d'ailleurs et cette fois-ci tout philippin !

De retour à la maison, je revois mon incursion dans ces deux univers fort différents, tout en remerciant intérieurement la gang de Tangente de m'y avoir amené !  

vendredi 27 mars 2026

Sur mes pas au Département de danse de l'UQAM pour découvrir " Le bon bon ton" avec la gang de deuxième année du BAC !

 Bon OK, il semble que mère Nature tarde à nous montrer des signes tangibles d'un doux printemps. Il en reste que pour tout amateur de danse, il y a un signe qui ne ment pas, soit celui de la présentation du spectacle dirigé de la gang de deuxième du BAC en danse de l'UQAM. Voilà pourquoi, fort heureux, mes pas se sont mis en action jusqu'au 840 rue Cherrier pour ensuite monter les marches jusqu'à la porte de la salle de présentation. Je suis donc en attente de la présentation de "LE BON BON TON" (titre fort évocateur !) de la gang de deuxième année du BAC, avec les interprètes (Marlena Bafaro, Daphné Bourque, Maggie Collin, Silvia Costea, Ela Dumas, Mélisande Fecteau, Kamélie Fournier, Sacha Gautier Benmahmoud, Géraldine-Clarence Kamnaing, Luana Parent, Marianne Reid et Léa Richard-Cormier) sous la direction de Katie Ward et Kelly Keenan et de plein d'autres personnes.

                             Affiche de la représentation tirée du site du département de danse de l'UQAM

Le moment venu, les portes s'ouvrent et une fois rendu à ma place, je découvre déjà dans l'espace scénique les douze interprètes immobiles. Mais cette immobilité ne persiste pas, parce que parfois un déplacement entraîne le changement corporel position de l'autre. Ainsi donc pour moi, une belle illustration de comment trouver sa place et sa position peut devenir l'affaire des autres. Tout cela pendant que les places dans la salle trouvent preneur ou preneuse. Et plus officiellement le tout débute avec la présentation de Katie Ward. 

Pause

Toujours fort curieux de découvrir les propositions de Katie Ward qui m'amène dans des univers particuliers dont, par exemple, "imaginationreality", une oeuvre qui explorait les concepts de réalité et de subjectivité.

Fin de la pause 

Le tout continue avec parfois des paroles échangées entre les interprètes. Trouver sa place en parallèle et aussi en interaction avec les autres. Leur individualité exprimée est faite parfois lentement, parfois rapidement avec des solos en parallèle. Et puis cela prend un tangente plus personnelle avec la prise d'un des deux micros pour nous faire une confidence, telles que "j'ai mangé une banane pour déjeuner", "mes bottes préférées sont poilues ou "je tiens un journal intime depuis que je sais écrire" et celle plus mystérieuse pour l'ancien prof de chimie que je suis, "l'eau solide qui n'est pas de la glace" !!!

Autre pause

Je l'apprendrai après, ces confidences seront à moitié vraie et à moitié imaginée ! Le ton de ces confidences sûrement inspirées par la chorégraphe dont je parlais dans la première pause.

Fin de l'autre pause

Il y a aussi une métamorphose vestimentaire, représentative pour moi de leur évolution professionnelle. Métamorphoses qui se font à des moments différents ! Et le tout se termine avec toute la gang qui arrive face à nous, démontrant une détermination à aller de l'avant face à un grand public.

Une fois le tout terminé, arrive d'abord Katie Ward qui distribue une rose à chaque interprète et qui appelle tou.tes les artisan.es de cette oeuvre qui méritent amplement nos applaudissements.

Et moi, mes pas me ramènent à la maison, ravi de cette rencontre et en ayant en tête autant les images que les paroles emmagasinées tout au long de cette rencontre ! À l'an prochain, gang !

lundi 23 mars 2026

Sur mes pas à une oeuvre qui décoiffe à l'Espace Go: "Nomme-moé" !

Pour cette deuxième sortie théâtrale en autant de jours, mes pas toujours en bonne compagnie se sont dirigés jusqu'à l'Espace Go pour assister à la pièce "Nomme-moé" d'Élisabeth Sirois (texte) et Olivier Morin (mise en scène), interprétée par Myriam Fournier, Sharon James et Elisabeth Sirois. Déjà l'affiche de la pièce montrant ces deux visages apeurés ouvrait des horizons d'imagination. Mais la question que je me posais était fort simple, quand sera-t-il de ma réaction face à ce que je découvrirai ? Et la réponse, je la découvrirai de mon siège en première rangée face à un espace scénique dépourvu d'accessoires.

Et une fois les paroles d'accueil faites, "explosent" les premiers moments de la représentation avec les deux protagonistes qui vivent un moment qui semble tragique et qui l'est, comme je le découvrirai par la suite. Dans ce qui suit, question de se remettre de leurs émotions, débute le jeu entre elles de "Nomme-moé" qui consiste à poser une question à l'autre, telle que nomme moé cinq villes dont la première lettre est "d" ! Ce jeu évoluera vers des questions plus "crunchies". Parfois difficile de ne pas y participer soi-même, si moi, je reste bien sage, il en reste que ma voisine de siège (pas ma blonde !), celle de l'autre côté, elle ne peut se retenir de répondre. Mais bon, ce jeu nous amène ailleurs, vers d'autres horizons, dont la nature amicale entre les deux, aussi des brèches dans l'espace temps qui nous amène dans une démonstration de produits esthétiques. Il faudra s'habituer, si cela est possible, au déluge de jurons qui je le concède m'a demandé un bon effort !

                                    Crédit: Marie-Andrée Lemire tirée du site de l'Espace Go

Et après la sortie de cette brèche, le destin reprend son rôle avec un personnage démoniaque qui amènera les deux femmes à faire un choix déchirant et qui est une conséquence du jeu auquel elles ont joué en toute innocence en début! Comme quoi, le destin est parfois fort tordu !

Au final, voilà une proposition unique superbement interprétée qui surprend, "un spectacle drôle et percutant, décomplexé et profondément enraciné dans l'authenticité féminine" comme il est possible sur le site de l'Espace Go et qui nous "a amené" ailleurs. Moi, j'ai adoré ! Lorsque nos pas nous ramènent satisfait.es à la maison, nous avons déjà hâte de découvrir leur prochaine proposition.

Sur mes pas dans un univers autochtone chez Duceppe avec "Tupqan, nos territoires intérieurs" !

 Le spectateur que je suis a été fort comblé, parce les pas qu'il a fait en ce week-end, il les a fait en bonne compagnie. Et en ce week-end, donc, deux rencontres théâtrales fort différentes, mais qui chacune à leur façon ont exploré des territoires de notre humanité. Alors, commençons par la première rencontre, au théâtre Duceppe pour découvrir "Tupqan, nos territoires intérieurs" avec sur scène,  Kevin Deer, Sylvie Drapeau, Sharon Fontaine Ishpatao, Saulnia Jean-Pierre, Jeanne Moreau-Vollant, Ines Talbi, Étienne Thibeault et Alexia Vinci. 

Cette création collective nous amènent dans des territoires qui amalgament des enjeux actuels et d'autres traditionnels dans une communauté autochtone. Si pour moi, le début est quelque peu mystérieux, assez rapidement, je suis ramené à notre époque dans le cadre d'une élection dans une réserve autochtone. Pour amener un vent de changement, un jeune autochtone que rien ne destinait à un destin politique décide, appuyé par deux femmes, décide de se lancer dans la course pour devenir chef de bande et déloger un autre fort bien en place, mais qui a des accointances douteuses. 

                                                 Affiche de la pièce tirée du site de Duceppe

Et lors de son premier débat public, il est entraîné dans une recherche. En fait, plus dans deux recherches qui le mèneront à des rencontres surprenantes. Dans cette société, dans laquelle un symbole fort important est disparu depuis longtemps, jusqu'où est-il possible d'aller pour le retrouver. Et c'est cela que je découvre tout au long de son parcours et de ses rencontres pour tenter de le retrouver. Réussira-t-il sa mission ? Et ben non, pas question de répondre à cette question. Parce que, voyez-vous, comme souvent dans la vie, c'est le chemin qui importe le plus et non pas la destination. Et tout au long de ce chemin parcouru, nous rencontrons différents personnages qui nous permettent de plonger dans cette petite communauté fictive de Whitefish. Si cette communauté est fictive, les enjeux eux sont bien réels !

Au final, une belle rencontre avec un monde qui tente de trouver un équilibre entre les traditions et la modernité !

vendredi 20 mars 2026

Sur mes pas à l'Agora de la danse pour découvrir "SQUAT" !

 La vie réserve parfois de ces hasards, parce que voyez-vous au lendemain de ma présence à l'Agora de la danse pour assister à "SQUAT" de Kim-Sanh Châu, je me retrouvais dans un gym pour faire entre autres, des squats ! Mais bon là Robert, ce n'est pas le propos de ce texte, donc procède !

 Bon OK Robert, en ce jeudi soir, c'est à l'Agora de la danse dans l'Espace Bleu que je me dirige pour découvrir sa plus récente création. Elle sera sur scène, non plutôt dans l'espace scénique avec Alida Esmail, Louise Michel Jackson, et Winnie Ho. De cette chorégraphe aux multiples talents, juste à faire une recherche sur mon blogue pour le constater, je n'en étais donc pas à une première rencontre. Et avant que la porte s'ouvre, avec plein de monde en attente, je ne me doutais pas de la disposition particulière de l'espace scénique situé au milieu avec des sièges sur les quatre côtés. Une fois rendu dans le lieu, je choisis mon côté et je prend place pendant que le lieu se fait bien plein !

Ainsi donc ce que nous découvrirons se passera "entre nous" spectateurices ! Le moment venu, une fois les fruits, oui oui, disposés dans les coins de l'espace scénique par l'une d'elle, cette dernière entame, suivie par les trois autres à tour de rôle, l'exécution d'un squat.

                                       Crédit: David Wong tirée du site de l'Agora de la Danse

Pause

 Le squat pour celles et ceux qui ne connaissent pas cet exercice, en est un de musculation polyarticulaire de la partie inférieure du corps. En apparence facile mais qui peut réserver quelques surprises, mais surtout qui produit des bienfaits évidents !

Fin de la pause

Ainsi donc en entrée de jeu, tout doucement avec une trame musicale presque hypnotisante de Hazy Montagne Mystique (Chittakone Baccam), nous découvrons les quatre interprètes qui individuellement effectuent différentes variantes de squat. Prenant position jusqu'à n'en plus pouvoir et recommencer ailleurs. Un défi s'impose à moi, soit celui de savoir ou de décider, où regarder ! J'ai donc des épisodes de concentration sur l'une des interprètes pendant qu'elle effectue son mouvement, surveillant son visage de la tranquillité au départ, à l'effort pendant et au soulagement après. À d'autres occasions, je regarde le groupe en plein travail ou se déplaçant dans ce lieu confiné. Et puis tout subtilement, elles se regroupent par deux d'abord pour éventuellement former une collectivité. Comme si l'effort et les sueurs amenaient à faire des liens.

 Je le concède, il est arrivé un moment ou deux (!) durant lesquels mon esprit s'est mis à dériver, mais leurs déplacements me ramenaient à elle ! Il y a aussi dans ce que je découvre, une fascination à découvrir leur stoïcisme démontré !

Et puis arrive le moment où l'éclairage s'éteint et que non, ce n'est pas fini, mais que tout juste après, le tout reprend avec l'arrivée de fruits et de différents accessoires. Il s'en suit de la partie, d'abord désarmante pour moi, mais ludique aussi durant laquelle, le défi est de pouvoir obtenir "le fruit" de leur labeur. Et ce fruit, elles l'obtiendront après plusieurs efforts, incluant des squats, évidemment ! Et c'est en buvant à leur réussite que le tout se termine !

Je dois l'avouer, cette deuxième partie, plus courte, m'a surpris, mais avec du recul, n'est-il pas le symbole de nos propres efforts dans une salle de gym !

Une fois la discussion post-spectacle terminée, riches en informations, dont celle fort importante que l'intention de la chorégraphe est de "créer des images", mes pas me ramènent à la maison sans savoir que le lendemain matin, je serais celui qui en exécuterait !

mercredi 18 mars 2026

Sur mes pas à une rencontre fort belle et riche en chant et en musique avec le duo Alexandra Templier et Hugo Larenas !

 Le destin fait souvent bien les choses. Depuis ma première rencontre avec Alexandra Templier, je peux affirmer que j'ai développé une dépendance à sa voix (et son sourire !). Ainsi donc, depuis cette première fois, il y a quelques années (deux années en fait !) et pas longtemps après avoir assisté à  "Chant 2 : Le murmure du Vivant", il y a moins de deux semaines, ne voilà tu pas qu'apparait sur mon radar de spectateur, une rencontre avec elle en duo avec Hugo Larenas, le "DUO TEMPLIER/LARENAS" (elle au chant et lui à la guitare) à la Maison de la Culture Ahuntsic. Rencontre présentée en un mardi après-midi, donc facile à mettre à l'agenda. Et ce qui fût fait, to the go !

                                  Affiche de la proposition tirée du site de la Ville de Montréal

Arrivé plus de trente minutes à l'avance, déjà la file est longue devant moi et juste le temps de prendre place et de cligner les yeux, elle devient aussi longue derrière moi. Le moment venu, nous sommes invités à prendre place dans la salle et, yeah (!), je peux trouver un siège en première rangée. Après les paroles d'accueil de la responsable du lieu qui nous rappelle entre autres que c'est une commande de cette Maison de la Culture que ce duo a performé ici même, il y a presque dix ans. Cela sera donc comme un retour au source pour ce duo ! 

Et puis arrivent les deux artistes qui prennent place, tout de noir vêtu.es et elle avec de belles boucles d'oreilles fleuries. Après les explications d'Alexandra sur ce qui suivra, nous sommes rapidement entraînés dans une suite de moments de grâce et de complicité entre les deux, composés de chants et de solo de guitare. Et comme on peut le lire sur le site internet d'Alexandra Templier,  et comme pour moi cela décrit parfaitement ce que avons pu découvrir, je vous le redonne ici ! "Alliant flamenco traditionnel, arrangements flamenco de grands classiques populaires tels que Édith Piaf, Björk ou encore Léonard Cohen, ainsi que des pièces tirées du folklore latino-américain et du répertoire de guitare classique, le DUO TEMPLIER/LARENAS est un projet aux sonorités singulières qui parvient à concilier finesse et puissance, familiarité et nouveauté."

Tout au long, le public a exprimé sa très grande appréciation avec comme point d'orgue, l'envolée lyrique de la chanteuse qui nous a d'abord fait planer de bonheur pour ensuite déclencher une envolée d'applaudissements spontanés !

Et puis après près de quatre-vingt-dix minutes de pur bonheur, le duo nous ramène tout doucement sur terre avec sa version de "La vie en rose". Ce que j'ai entendu autour de moi m'indique que je n'ai pas été le seul a avoir apprécié cette fuite hors du temps et des réalités plus sombres de notre monde. Pour ma part, je reste alerte pour une prochaine fois !

Sur mes pas chez Tangente pour assister à un programme double tout en affirmation !

 Lorsque mes pas m'ont porté jusqu'à la porte du Wilder chez Tangente, je savais que ce lundi soir serait fort chargé et intéressant, mais aussi riche, ça non !

Le tout a débuté avec cet échange dans le café bar sur le thème de l'urgence de la création, animé par Laurane Van Branteghem avec Nindy Banks et Claire Pearl. Sur ces moments, j'y reviendrai, mais je peux déjà dire que j'ai appris que la notion d'urgence pour les artistes peut se décliner et s'exprimer de différentes façons. 

Et puis mes pas me portent plus bas dans l'immeuble, jusqu'à l'entrée de l'Espace Vert où se trouvent déjà bon nombre de personnes. Ça "sent" la salle pleine et cela sera effectivement le cas ! Au programme, deux propositions, la première "Speakeasy" de et avec Mithra «Myth» Rabel accompagnée sur scène par Samantha «Sam I Am» Hinds et Jason «Blackbird» Selman. La deuxième, "La prétention d'exister" de et avec Rozenn Lecomte et Ariane Levasseur.

Donc, de "mon" siège en première rangée, pendant que les sièges trouvent preneur.es, je peux voir devant moi, différents objets scéniques dont un sofa, une table haute avec des accessoires électroniques. Un peu avant que le tout commence officiellement, notre "hôtesse" arrive et se dirige dans le fond de l'espace scénique. Elle y prend place, verre à la main, en attente, sur fond de musique festive. Façon fort belle, de ma perspective, de mettre la table à ce qui suivra ! Et puis, à tour de rôle, arrive les deux autres qui de part et d'autre de l'espace scénique se font discrets. Et le moment venu,  le silence se fait et débute de façon plus formelle "Speakeasy" ! Et dans ce qui suivra, il y aura d'abord les mouvements de "Myth" qui dans leur simplicité ondulatoire mettent la table à cette rencontre "Entreront" dans la danse les deux autres avec leurs participations musicales et orales, aussi. De ces paroles énoncées, j'en retiens particulièrement celles de Jason Selman. Un exemple, juste pour vous ! 

                                            Crédit: Denis Martin fournie par Tangente

"Il fut un temps où les pleurs étaient incessants
Elle pleurait sans retenue
Elle a pleuré à en mourir, puis a pleuré à en revenir à la vie
Elle se tient debout à présent, dans son chagrin
Face au monde, elle danse
Sachant ce que tu crains d’elle et que cela n’a aucune importance
Sachant ce qu’elle craint d’elle-même et que cela n’a aucune importance non plus
Dieu ne l’a pas peinte ainsi, noire et belle, pour rien."

Les autres sont disponibles sur le site de Tangente (merci Tangente !) et vous ne devriez pas vous en priver ! Et pendant ces moments, les mouvements ondulatoires dans l'espace scénique entraîneront à leur suite, les corps des spectateurs autour de moi  dans des ondulations aussi !

Il en reste que ma plume reste fort sage, parce que je suis trop concentré à découvrir cet amalgame de mouvements, de musique et de paroles. Voilà donc pourquoi, je reviens de cette rencontre avec de mots inscrits, mais avec en moi une sensation de bonheur !

Après un entracte, question de préparer le lieu pour la deuxième proposition au programme, entracte qui me permet de faire de belles rencontres, je retrouve mon siège devant un espace scénique vide. Et le moment venu, Rozenn et Ariane apportent au fond de l'espace scénique des boîtes de carton "U-HAUL". Et puis débute "La prétention d'exister" !

Pause

Ce n'était pas ma première fois à "La prétention d'exister". La fois précédente, en cours de création, je l'avais vu chez Circuit-Est, juin 2024. Rapidement, a émergé en moi de belles sensations de cette rencontre précédente.

Fin de la pause

Et en résonance avec le thème de la rencontre qui a précédé au café-bar, juste avant, j'y ai senti une urgence à autant montrer le côté doux que le côté déterminé de leur propos ! À coup de "black out", les choses se placent avec une mécanique percussive qui nous interpelle sur leur message, soit leur affirmation de leur nature queer ! 

                                            Crédit Nathalie Duhaime fournie par Tangente

Et puis sans crier gare, nous sommes entraînés dans une suite de confidences, avec une touche d'humour, de leur jeunesse au secondaire avec des "je n'ai jamais" ! Et puis arrive le moment fort, qui à pour moi a tout de l'espoir, celui de raccourcir à rien les différences qui semblent nous séparer et créer le lien entre nous. Dans ce que je viens de découvrir, j'y vois le besoin essentiel de d'affirmer et de célébrer le "queerness" Et c'est mission accomplie Ariane et Rozenn ! 

Il s'en suit la rencontrer avec les artistes qui apporte un éclairage fort intéressant sur différents aspects des deux propositions. Et moi, de penser et de dire que voilà deux propositions qui mériteraient une longue vie et de nombreuses rencontres avec un large public pour "ouvrir des horizons" !

dimanche 15 mars 2026

Sur mes pas à l'Agora de la danse pour découvrir de nouveaux territoires avec "Holding Present !

 La question qui m'est souvent posée est, qu'est ce qui t'attire le plus lorsque tu décides de faire une sortie culturelle. Bon, en premier et tout en haut de la liste, il y a la danse contemporaine, mais cela, si vous venez régulièrement sur mon blogue, vous le savez déjà ! Et effectivement, la majorité de mes sorties culturelles sont pour en découvrir. Il en reste que depuis toutes ces années de rencontres, il m'arrive de faire des pas dans de nouveaux territoires. Et lorsque mes pas m'ont amené jusqu'au Wilder en ce vendredi soir, c'est ce qui s'est passé. Mais commençons par le début, soit l'achat de mon billet pour découvrir "Holding Present" de Ula Sickle et Tom Pauwels (Ictus), présenté dans le cadre du Festival "La semaine du Neuf" sous la gouverne de l'organisme Le Vivier.

Pause

Décidément, de ce festival de musiques nouvelles qui en est à sa quatrième année, moi qui le découvrait cette année, j'en suis à ma troisième rencontre, toutes différentes les unes des autres, malgré la musique qui en est le dénominateur commun !!!

Fin de la pause

Ainsi donc, arrivé un peu à l'avance, je trouve ma place dans le hall d'accueil, en attente pour la rencontre pré-spectacle. Animée par Frédérique Doyon, plein d'informations nous sont données par une des membres de l'équipe sur ce qui nous sera présenté dont un très important à mes yeux, celui de l'affirmation citoyenne dans l'espace publique. Ainsi donc, "Holding present", c'est, pour cette gang, un acte de soulèvement, et "se tenir debout", avec des gestes de manifestations publiques dont "Occupied Wall Street". Aussi, on nous met au défi de différencier au départ les interprètes en danse des musiciens. Enfin que les sons musicaux seront produits par des instruments "singuliers" et surprenants et cela le sera.

                                         Crédit: Ras Juskeviciute tirée du site de l'Agora de la Danse

Ainsi donc avec ces informations qui s'avéreront précieuses et ce petit défi, les portes s'ouvrent pour que nous puissions prendre place dans le lieu de présentation dont la disposition est singulière. C'est sur un des coussins fournis à l'entrée que nous pourrons prendre place sur l'une des petites estrades qui font tout le tour du lieu. Pendant que la salle se remplit bien pleine, une interprète d'abord et un interprète, ensuite, se déplace dans l'espace scénique en faisant tournoyer un grand drapeau noir. 

Et puis débute la représentation avec des moments durant lesquels un interprète fait résonner son triangle. Il s'en suit de l'arrivée d'une femme qui s'exprime en signes, haut et fort", elle sera suivie par d'autres. Dans ce qui suivra, j'irai de découverte en découverte, autant par les mouvements que par les instruments de musique qui à mes yeux sont atypiques, dont des barres musicales. Il y aura des "moments rencontres" durant lesquels, il ou elle vient vers nous, nous regardant "yeux dans les yeux", comme pour nous interpeller à entrer en action, nous aussi. Et puis la fin de cette rencontre se fait tout en douceur. 

Difficile de ne pas sortir "transformé.e" par cette rencontre avec Amanda Barrio Charmelo, Marie Goudot, Mohamed Toukabri (danse) et Marina Delicado, Ruben Martinez Orio, Michael Schmid, Tom Pauwels (musique). Parce que nous avons eu droit à des moments qui surprennent, qui captivent et qui interpellent. J'ai été particulièrement fasciné aussi par la "rencontre" entre des instruments musicaux "surprenants" et des mouvements puissants !

Ainsi donc avec cette dernière rencontre pour moi à une proposition de ce festival, je peux dire que le plaisir de la découverte a été au rendez-vous ! Et c'est hésitation que je dirai présent pour la prochaine édition !

samedi 14 mars 2026

Sur mes pas au MAI pour découvrir les territoires chorégraphiques fort sympathiques du duo Catch Step avec "Beat Matched" !

La ville se relevant de son épisode de verglas, les activités reprennent leur cours normal, tout comme moi, en ce jeudi soir durant lequel mes pas me portent jusqu'au MAI (Montréal Arts Interculturels). 

                                             Crédit: Duc Nguyen Huu tirée du site du MAI

À mon arrivée, c'est encore assez tranquille. Mais rapidement, il se remplira "ben plein", de personnes venues assister à la première présentation de "Beat Matched" du duo "catch step", Anaïs Gilles et Delande Dorsaint. 

Si la première prévue pour la veille a été annulée, because l'épisode de verglas sur Montréal, rien n'y parait dans ce lieu. Il y règne une atmosphère de retrouvailles juste avant l'ouverture de la salle de présentation. Une fois les portes ouvertes, je me dirige dans la salle pour trouver "mon" siège en première rangée face à un espace scénique éclairé par du rouge et du bleu dans lequel je peux découvrir entre autres des assemblages de chaises. Ce qui ne devrait pas surprendre si on lit le descriptif de l'oeuvre, "Dans cette nouvelle itération, les deux artistes se retrouvent propulsé·es dans le rôle de directeur·ices créatif·ves à l’intérieur d’un continuum composé de mouvements, de sons, de visuels, de maths et (comme toujours)… de chaises." Je suis toujours curieux de découvrir la disposition des lieux parce qu'il me semble qu'elle est différente à chacune de mes visites. Un bel exemple, à mes yeux de la flexibilité pour nous permettre de faire des rencontres "personnalisées" aux artistes !

Le moment venu, la présentation débute officiellement sans que rien ne se passe (pour moi, à tout le moins !), même en me mettant en mode écoute attentive. Et puis, c'est tout en lenteur que les deux interprètes prennent possession du lieu et de mon attention. Dans un premier temps, je me laisse porter par leurs ondulations corporelles de street dance ! 

Par la suite, c'est une suite de tableaux, parfois colorés de mystère, mettant en évidence leur individualité dans des solos dans lesquels, moi j'apprécie particulièrement les jeux de bras. Il y aura le "four minutes" fort sympathique de lui qui nous demande les trois conditions pour faire un bon party. Et désolé de divulgacher, parmi les différentes réponses qui viennent de la salle, il y a les bonnes qui sont "good music", "good place" et "good vibes" ! Et ce qui s'en suit devant moi !

Aussi un des moments forts pour moi et un peu stressant aussi, est celui durant lequel elle évolue sur un assemblage de chaises, de façon fort belle ! Et aussi le tableau final  "WERK"  (mot écrit en grande quantité devant moi) qui me fait dire "ouf" !!! Mais que veut dire "werk", mon cher Robert. Et bien sur le net, je trouve une réponse en langue anglaise que je vous redonne ici, werk," meaning, to show up with intense confidence, excellence and style". Et, c'est que j'ai vu, tout juste devant moi !

Ce qui m'a impressionné aussi, moi spectateur sage, tout au long, ce sont les réactions fort belles et enthousiastes des gens autour de moi qui ajoutaient une couche de plaisir face à  ce que je découvrais !

Et puis tout en douceur, le tout se termine et s'en suivent les applaudissements nourris de la salle. De ce duo qui m'avait présenté avec "leurs" chaises, il y a moins d'un an, "HYA remix feat Lunice " au La Chapelle. j'avais écrit à l'époque,  "Si la performance des deux interprètes est fort belle à suivre, leur travail avec les chaises qui sont utilisées pour "aller ailleurs" dans la danse urbaine est fort remarquable." Et cette proposition, m'en a donné un autre bel exemple.

Mes pas me ramènent fort heureux de cette rencontre, pendant qu'autour de moi, les glaçons délaissent leur arbre d'adoption pour se fracasser au sol !

mercredi 11 mars 2026

Sur mes pas au La Chapelle pour découvrir "PORTRAIT UÇANOK-ERGÜN" du Quatuor Bozzini !

 Ainsi donc en cette soirée de mars, après de belles rencontres dans les locaux de DAM, mes pas me portent jusqu'au La Chapelle pour assister à la présentation du Quatuor Bozzini, "Portrait Uçanok - Ergün" dans le cadre de la "Semaine du neuf" 2026 organisée par le Vivier. 

                                         Affiche du Festival tirée du site du "Le Vivier"

Pause

Drôle de coïncidence, puisque cette "Semaine du neuf" dont c'est la quatrième édition, moi, jusqu'à cette année, je ne la connaissais pas ! Et pour cette édition, j'en étais à ma deuxième visite, la première pour découvrir le travail d'Alexandra Templier. Et en cette deuxième soirée, il y avait autant de monde, les deux spectacles affichant complet !

Fin de la pause

C'est dans une salle d'attente fort occupée que j'attend l'ouverture de la porte pour me rendre à "mon" siège en première rangée avec juste devant les places des musicien.nes. Trop proche, je me demande, mais au final, la réponse sera non, juste bien placé !

Le moment venu, les membres du quatuor (Clemens Merkel, violon, Alissa Cheung, violon, Stéphanie Bozzini, alto et Isabelle Bozzini violoncelle) arrivent. Pendant que les trois autres membres prennent place, Alissa Cheung présente le programme de la soirée. Ainsi donc, nous serons proposés "Sonare" et "Celare" de Cenk Ergün et "Companioning" de Fulya Uçanok. En cette soirée, je serai donc amené en de nouveaux territoires musicaux et j'ai bien hâte ! 

Pendant que je les observe, curieux de les voir jouer de si proche, je me laisse porter par les ondes musicales de la première oeuvre au programme. Si cette première oeuvre est fort douce, ce qui suivra explorera des territoires différents. Et pour ce faire, les musicien.nes prennent de nouvelles places pour nous amener ailleurs. La musique a fait émerger des images qui, pour moi, s'avèrent fort actuelles et dans laquelle j'ai ressenti l'urgence dans ce monde. En accord avec ce qu'il est possible de lire sur le site du quatuor, "Ce concert explore le mouvement à travers une virtuosité sonore tantôt rapide et débridée à l’extrême, tantôt retenue, à la frontière de l’immobilité et de l’audible."

Moi qui aime explorer de nouveaux territoires musicaux, je peux dire que de cette expédition musicale, j'en suis revenu ravi !

mardi 10 mars 2026

Sur mes pas au 5 à 7 chez DAM (Diversité Artistique Montréal) pour faire d'autres belles rencontres !

 Lorsque l'invitation s'est pointée le bout du nez dans ma boîte courriel, rapidement, j'ai dit oui et je l'ai inscrite à mon agenda. Ainsi donc avec grand plaisir et plus grand intérêt, mes pas m'ont porté jusqu'à la porte de DAM pour mon troisième 5 à 7 avec eux. Pour celles et ceux qui n'auraient pas déjà lu mon texte précédent et qui ne connaitraient pas cet organisme, je fais une pause !

Pause

Mais quelle est la mission de DAM ? Et bien voilà ce que l'on peut trouver sur leur site. Diversité Artistique Montréal (DAM) a pour mission de promouvoir l’inclusion et l’équité culturelle en accompagnant les artistes immigrant·e·s et racisé·e·s de toute discipline dans le développement de leur carrière et en sensibilisant et outillant l’écosystème aux enjeux de la diversité ethnoculturelle."

Fin de la pause


Toujours aussi bien accueilli par Jimmy, je laisse mon manteau derrière pour aller à la rencontre des personnes déjà présentes. Je peux témoigner d'un échange durant lequel est présenté les ressources et l'expertise disponibles aux personnes qui viennent cogner à leur porte, tout cela présenté fort clairement par Jimmy le D.G. de DAM. Pas de l'aide ponctuelle, mais plutôt une démarche pour prendre et garder sa place dans l'écosystème culturel montréalais. 

Je ne reviendrai pas sur toutes les rencontres que j'ai faites, mais, je garde bien en tête celle avec une artiste que je découvrirai en performance prochainement chez Tangente. Aussi celui qui présentera prochainement un moyen métrage sur un sujet d'actualité que je me promets d'aller visionner en salle dès que cela sera possible. Il y a aussi celle, que je suis depuis un bon bout de temps et qui me parle de son travail dans des ateliers d'improvisation dans des écoles. Ce qui me fait réfléchir sur ma capacité d'écoute, capacité fort importante sinon essentielle pour faire de l'impro. Je pourrais poursuivre avec des artistes autant en métiers plus traditionnels, comme l'imprimerie ou d'autres plus actuels, tels que les jeux vidéo, dont les yeux lumineux lorsqu'ils en parlent, indiquent fort bien leur passion. 

Je me suis senti privilégié de pouvoir faire la rencontre d'autant d'artistes qui font des efforts pour ouvrir nos horizons dont les miens ! Il en reste que le temps passe et moi, je dois quitter pour une autre destination culturelle pas trop loin, soit au La Chapelle ! Il semble que ces 5 à 7, le spectateur amateur de découverte que je suis, commence a en devenir accroc ! Mais gardez cela pour vous !

samedi 7 mars 2026

Sur mes pas jusqu'au Proto Studio pour découvrir "MIRAGE ÉROGÈNE" !

 Moi qui me sentais délaissé par les diffuseurs en cette semaine de relâche scolaire montréalaise, ne voilà tu pas, que sur mon radar de spectateur est apparu "MIRAGE ÉROGÈNE". Cette proposition intrigante de et avec Nicholas Bellefleur et Kaia Portner et plein d'autres artistes sera présentée dans les locaux de Proto Studio. Voilà donc pourquoi en ce jeudi soir, mes pas me portent jusqu'au onzième étage d'un building, rue Casgrain. Comme à mes habitudes (soit arriver tôt !), le couloir devant l'entrée est à peu près vide lorsque je me présente. Cela "sent" les derniers préparatifs, mais je suis bien accueilli. Peu à peu, le couloir se remplit et au moment d'entrer dans le lieu, nous serons une fort belle gang.

                                            Affiche de la soirée tirée du site de Proto Studio

Pause

Au Proto Studio, ce n'est pas ma première visite, je trouve donc rapidement mes repères dans le lieu tout en faisant de belles rencontres, autant avec des spectateurices que des artistes qui performeront dans les prochaines minutes.

Fin de la pause

Le moment venu, le tout débute avec l'arrivée d'un quatuor qui nous entraînera dans la première de plusieurs étapes d'une soirée "haute en couleurs " qui se déroulera d'une place à l'autre du Studio. Sans entrer dans le détail de chacune de ces étapes, je peux néanmoins témoigner que le "MIRAGE ÉROGÈNE" ne s'est pas dissipé à mon approche, tout au contraire ! Ainsi donc d'une étape à l'autre, je me suis fait amener dans différents univers tout aussi éclatants qu'affirmés (mot clé de mon retour !) avec une dernière étape fort bien réussie, durant laquelle cette performeuse tente sur les injonctions de cet autre, d'un tableau à l'autre, de se faire plus sexy ! Mission accomplie, je peux ajouter ! Ce qui est aussi vrai pour l'ensemble de la soirée durant laquelle, mes déplacements m'ont toujours permis de trouver une belle place pour bien voir ce qui allait m'être présenté. 

Sur ces derniers moments, nous pourrons revenir à notre point de départ, pour soit poursuivre la soirée en dansant ou, comme pour moi, se mettre en marche vers notre domicile. Je voudrais bien, comme dans mes habitudes attribuer les crédits de cette soirée, mais comme je n'ai pas les informations, je dois à regret déroger à mon habitude ! Il en reste que si vous êtes disponible le 13 mars, ce qui n'est pas mon cas, je vous suggère de vous y rendre pour encourager des artistes (les moments recueillis sont partagés entre les artistes) et faire une incursion dans la flamboyance !  Donc joindre l'utile à l'agréable !

mercredi 4 mars 2026

Sur mes pas à une belle rencontre riche et apaisante proposée par Alexandra Templier avec "Chant 2 : Le murmure du Vivant" !

Semaine de relâche dans les écoles montréalaises et aussi pour mes sorties culturelles à une exception près. Et sans vouloir divulgacher, ce fût une très, très belle exception. Ainsi donc en ce mardi soir, mes pas me portent pour une première fois jusqu'à l'église anglicane Sainte-Hilda (dans la partie est de Montréal) pour assister à la dernière représentation de quatre (pour l'instant, je l'espère !) de "Chant 2 : Le murmure du Vivant" d'Alexandra Templier. Rendu à l'intérieur, je laisse bottes et manteau au vestiaire pour prendre place dans un local d'attente. Plein de visages connus (de moi !), arriveront pour composer au final le groupe d'une cinquantaine de personnes qui auront la chance de découvrir ce qui suivra. Oui, oui, la chance, parce que de source bien informée, il y a un bon bout de temps que les représentations affichent complet !

                                        Crédit David Wong, tirée du site FB de l'évènement

Pause

Que je suis content de planifier à l'avance mes sorties culturelles !

Fin de la pause

Le moment venu, nous sommes invité.es à entrer dans le lieu de prestation et y trouver sa place. Ce que je fais de façon fort stratégique sur une des chaises. Tout.es les interprètes, tout de blanc vêtu(e)s sont déjà en place, immobiles. Autour, je découvre plusieurs accessoires décoratifs, surtout en blanc et des verres aussi ! Impossible de ne pas ressentir le calme qui se dégage du lieu et qui s'immisce en moi. Une fois tous les gens à leur place, le silence s'installe pour me permettre d'entendre le son léger d'une eau qui coule et qui en découle du début de cette rencontre. Ce début qui se fait avec cette voix (celle tellement belle d'Alexandra Templier, que j'aime beaucoup) qui peu à peu, mais fort sûrement prend possession du lieu. Il s'en suit une série de courts tableaux riches en symboles dont celui de petites pierres qui projetées dans les verres en vitre résonnent face à ce monde "extérieur" qui semble aller à la débâcle. 

Pendant environ une heure, je me laisse porter par la douceur et le calme qui font face à ce monde qui me semble en phase de démolition. Et puis avec un moment de piano et voix, la douceur reprend sa place en moi, me redonnant une dose d'optimisme. Une fois, toutes les lumières éteintes, le silence s'installe, comme pour nous permettre de revenir, à notre rythme, "sur terre". Eh oui, ce silence sera suivi des applaudissements fort bien mérités. Après, nous pourrons revenir dans le local à côté pour pouvoir échanger entre nous et aussi avec les artisans de cette rencontre "magique". 

En ce mardi soir, merci à toi Alexandra et à tes collègues dans l'espace scénique (Hélène Messier, Audrey Bergeron, Marijoe Foucher et Ariane Dubé-Lavigne) ainsi que Vanessa Massera (composition et traitement électroacoustiques)​, Ricardo Morejon (sonorisation), Marie-Hélène Bellavance (scénographe), Josiane Leblanc (direction technique, conception et régie d'éclairage), Amy Keith (assistée par Kathy Jin), costumes, Annie Gagnon (conseillère artistique et directrice des répétitions), Andrée Martin (conseils dramaturgie et mise en scène) et Pierre-Luc Senécal (conseils direction musicale et conception musicale).

Voilà des moments qui m'ont fait grand bien et qui apportera un baume sur l'inquiétude qui pourra émerger en moi ! Et je me fais la promesse de revenir découvrir cette oeuvre si un de ces jours, elle reprend l'affiche. Et conseil d'ami, vous aussi, vous devriez y être !