Je ne sais pas si je me répète, mais lorsque mes pas m'amènent chez Tangente, très souvent je découvre de nouveaux territoires, oui oui (!!!!) qui me surprennent et qui aussi enrichissent mon CV de spectateur ! Et en ce dimanche après-midi, c'est exactement ce qui est arrivé.
Puisque je ne veux pas le descriptif des présentations avant de m'y rendre, je me mets dans une disposition de découverte. Ce qui est particulièrement vrai lorsque je ne connais pas les artistes au programme. Et ce fût exactement le cas lorsque mes pas ont franchi le seuil de l'Espace Orange pour me rendre à mon siège en première rangée !
Alors que la salle se remplit de plein de monde dont de jeunes enfants, ce qui est peu fréquent en ce lieu, je découvre devant moi dans l'espace scénique un assemblage de cordages descendant du plafond et aussi des boules en tissu sur le sol. J'ai l'impression qu'une forme humaine se retrouve sous une des "boules". Ainsi donc la table est mise pour "Les déesses qui coulent" de "Les furtives" de et avec Mathilde Perahia, Élise Leblanc et Cassandre Chatonnier avec aussi Geneviève Robitaille (co-création et conception sonore), Gabrielle Lessard (regard extérieur) et Leticia Hamaoui (conception d'éclairage).
Crédit Thomas Mazerolles fournie par TangenteLe moment venu, nous arrivent de tout en haut par les câbles, deux femmes, donnant une fort belle touche circassienne à la proposition. Et rapidement avec les propos hors champ sur la maternité, je fais un lien avec ce câble qui a pour moi tout du cordon ombilical. Ce lien se consolidera tout au long par les propos, des témoignages de femmes sur leur maternité, mais aussi par ce que je découvre devant moi qui recèle de multiples symboles de la maternité. Cette maternité qui peut s'avérer exigeante, heureuse aussi, mais qui toujours s'avère transformatrice. Les tableaux sont fort riches dont celui durant lequel des œufs sont brisés là tout près de moi sur ce corps qui ne peut les conserver, mais qui servent à enduire le corps, comme les souvenirs de cette maternité complète ou interrompue !
Et comme l'indiquait la description de l'œuvre, "Trois performeuses explorent ce territoire à la fois organique et métaphysique, traversant les écoulements, les effondrements et les remodelages du corps comme autant de traces de puissance, de vulnérabilité et de sororité." Les témoignages tout au long nous amènent dans des territoires d'intimité qui révèlent la diversité des vécus de ces grossesses souhaitées ou non !
En combinant les mouvements, les objets et les propos , "Les furtives" dont certaines, sinon toutes (?) avaient un enfant parmi les spectateurices m'ont fait explorer un territoire humain de façon fort sensible avec des moments "colorés" avec un éclairage rose fort approprié ! Pour ma part, je découvre la maternité présentée dans "Les déesses qui coulent" comme des moments de révélation, de dévoilement et aussi d'équilibriste et impossible pour cela de "faire une omelette sans briser des oeufs " ! De ce trente minutes de présentation, j'en aurais pris plus, parce que le propos est fort riche et magnifiquement présenté !
Une fois les applaudissements "envolés", nous devrons quitter la salle avant d'y revenir pour la deuxième partie qui a aura une "coloration" fort différente comme je le découvrirai plus tard.
Avant de revenir en salle, nous sommes informés que les artistes nous invitent à réagir de façon audible tout au long de la prestation à venir. Information qui manifestement, ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd, dont celle du spectateur assis juste derrière moi qui réagira tout au long de façon fort audible, mais sans que cela ne m'indispose, soyez rasssuré.es !
Revenu à mon siège, devant moi, un espace scénique dénudé, représentatif de ce qui suivra, comme je le découvrirai plus tard ! Le moment venu, donc, débute "Walang Hiya" de et avec Joy Rider (alias Marbella Rider) et Komodo et Cat Zaddy ! Le tout débute de façon mystérieuse avec ces deux êtres qui arpentent la scène tout au fond. Et puis apparait, ce personnage "haut en couleur", mais surtout, à mes yeux arborant un sourire fort irradiant.
Dans ce qui suit, je découvre ce que j'aurais pu lire avant, soit "Walang Hiya explore la sexualité des Philippines en fusionnant le néoburlesque avec des éléments de la culture philippine, notamment le tinikling, une danse folklorique rythmée par deux tiges de bambou frappées au sol." Tout au long, se fait le dépouillement de ce personnage qui produit de superbes moments dont un qui a tout de la fleur en pleine éclosion, comme il est possible de le découvrir sur la photo plus bas !
Crédit Pierre Tran fournie par TangenteAinsi donc, dans cette incursion cet univers néoburlesque, j'en reviens ébloui, mais surtout ravi par le dépaysement qui me permet de rester dans "ma" ville tout en découvrant des univers d'ailleurs et cette fois-ci tout philippin !
De retour à la maison, je revois mon incursion dans ces deux univers fort différents, tout en remerciant intérieurement la gang de Tangente de m'y avoir amené !

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