jeudi 29 octobre 2026

Sur mes pas à ma belle rencontre avec "My Fierce Ignorant Step" de Christos Papadopoulos grâce à Danse Danse !

 Je dois l'avouer, je me rends pas souvent à une proposition chorégraphique sans savoir ce que je découvrirai, comme je l'ai fait en ce mercredi soir de première avec "My Fierce Ignorant Step" ! Mais comme c'est une proposition de  Danse Danse, j'ai toute confiance à Pierre DesMarais et son équipe !

Me voilà donc dans mon siège en première rangée avec devant moi, un espace scénique complètement ouvert, sans artifices, avec, entre autres des fils qui pendent devant le mur arrière comme le remarque bien du monde autour de moi !

Et le moment venu, Pierre Des Marais vient s'adresser à nous, transmettant sa fierté de nous présenter pour une première fois ici une oeuvre de ce chorégraphe. Et puis, le silence se fait et une certaine attente se met en place jusqu'à ce que nous arrive ce groupe (Themis Andreoulaki, Maria Bregianni, Georgios Kotsifakis, Sotiria Koutsopetrou, Tasos Nikas, Spyros Ntogas, Ioanna Paraskevopoulou, Danae Pazirgiannidi, Adonis Vais, Sevasti Zafeira).

Lentement, le groupe prend son "envol" chorégraphique avec une homogénéité d'abord désarmante, pour moi ! Mais peu à peu, j'entre en phase avec leurs mouvements que j'observe avec attention. Je remarque aussi leurs différentes vestimentaires et aussi que certains des interprètes ont un micro tandis que d'autres non !

Pause

Ce détail m'intrigue suffisamment pour que je pose la question au chorégraphe à l'échange d'après spectacle. Et sa réponse est fort simple, pour des raisons d'acoustique, si tous les interprètes avaient un micro, les efforts sonores seraient désastreux. Donc à chaque représentation, un certain nombre (4 ou 5) en ont un et ce n'est pas les mêmes ! Mystère résolu Robert !

Fin de la pause

Ainsi donc tout au long de l'heure qui suit, dans l'apparente simplicité de cette chorégraphie, de petites différences émergent, des changements de place des interprètes qui évoluent ensemble ! Tout au long, mon regard passe du groupe à un.e interprète, surtout, mais pas seulement, lorsqu'il ou elle vient là, juste devant moi, pour revenir au groupe.

                                       Crédit: Pierre Gondard tirée du site de Danse Danse

Il y aura tout au long, pulsés par leur voix et une trame musicale fort efficace, les mouvements en phase sont enrichis. Et puis tout en crescendo, je découvre les mouvements qui s'éclatent comme pour faire "sortir le méchant". Je comprendrai aussi de cette rencontre post spectacle, que le chorégraphe qui est un coureur de marathon, s'est inspiré de son expérience personnelle, en collaboration des interprètes pour insuffler le ton fort physique et endurante de sa création.

Au final, voilà une proposition en apparence "simple", mais qui m'a gardé captif tout au long et qui m'a rendu admiratif de ces interprètes qui tout au long de cette heure de présentation ont été jusqu'au bout ! 

Sur mes pas au Théâtre Prospero pour découvrir "Les suppliantes" !

 Je ne me rends pas souvent au Prospero, mais là, guidé par Charo Foo Tai We, une des interprètes de "Les suppliantes" (texte d'Eschyle, adapté et mis en scène par Sophie El-Assaad), j'ai porté attention à cette proposition et ensuite, j'ai pris le temps d'aller lire certaines critiques ! Je dois l'avouer, elles étaient tièdes, mais lorsque j'ai lu des passages dont celui-ci tirée du retour de Stéphanie Bérubé dans La Presse, "Les six interprètes des suppliantes offriront dans cette scène une performance d’expression corporelle qui tient de l’art et la danse contemporaine, le mouvement chorégraphié étant présent tout au long du spectacle.", j'ai dit OK, j'y vais !

Voilà donc pourquoi en ce mardi soir, je prend place à "mon" siège en première rangée en attente du début. Peu à peu, la salle se remplit bien pleine avec entre autres des étudiant.es de CEGEP, option théâtre, comme me le confirmera l'une d'elle !

Devant moi, un espace scénique tout blanc avec, au milieu par terre, un bol gris. Une phrase surplombe le mur en arrière et qui porte sur la domination du maître sur ses sujets. 

                                           Crédit: Maxim Paré Fortin tirée du site du Prospero

Et puis tout doucement, la luminosité baisse et disparait tout comme le texte. Et puis, nous découvrons, six corps tout en noir étendus (Melania Maria Balmaceda Venegas, Charo Foo Tai Wei, Nora Guerch, Jorge Martinez Colorado, Philippe Racine et Micha Raoutenfeld), immobiles, par terre. Peu à peu ils se mettent à bouger et arrive, tout guilleret, ce "roi" (Papy Maurice Mbwiti) qui fait le tour de "son" territoire. Et ces corps se transforment en êtres humains qui se dévoilent de leur cape toute noire. Nous apprenons rapidement leur histoire et leur fuite pour échapper à un triste destin. Il en reste que ce roi, ne voulant pas provoquer d'affrontement avec les régnant.es de cet autre monde, d'où viennent ces êtres, se déleste de sa responsabilité et transfert à son peuple, la décision finale !

Et c'est là pour moi, que le meilleur arrive, soit cette attente durant laquelle, les corps s'expriment gestuellement, modifiant le lieu d'attente (avec de la vraie terre) et aussi se révélant autrement. Je suis aussi touché par leurs regards, leurs métamorphoses qui révèlent leur vraie nature, pendant que le roi, refait quelques tours de son territoire durant cette attente. Et comment, cela se finit-il mon cher Robert ? Et bien pas comme dans un conte de fée, mais je n'en dirai pas plus !

Avant de conclure, je dois ajouter que la mise en scène m'a particulièrement plu, bravo Sophie El-Assaad! Et avant de quitter cette étudiante, mentionnée plus haut, me partage son appréciation fort positive sur ce qu'elle venait de voir ! Au final, mes pas reviennent heureux et satisfaits de cette rencontre particulière qui a bien amalgamé théâtre et mouvements chorégraphiques !

mardi 27 octobre 2026

Sur mes pas à l'Agora de la danse pour découvrir "Les murs résonnent" et fort bien du duo Philippe Meunier et Ian Yaworski !

 Lorsque mes pas me portaient jusqu'au Wilder pour découvrir "Les murs résonnent" de Philippe Meunier et Ian Yaworski (Les Archipels), je me disait que ce duo créateur m'avait mené dans différents endroits, extérieurs et intérieur pour découvrir leurs créations, dont même dans un monte charge dans ce même Wilder (présenté par Tangente). Cette fois, c'est de "mon" siège en première rangée dans l'Espace Orange, leur plus récente création.

Le moment venu, arrivent à tour de rôle et prenant possession de l'espace scénique, les différents interprètes (Jonathan C. Rousseau, Rachel Carignan, Sébastien Chalumeau, Geneviève Lauzon, Andréa Niño, Olivier Rousseau, Liane Thériault et Antoine Turmine), leur main évoluant au rythme de leur coeur. Ce qui me donne l'occasion de reconnaître la plupart des interprètes et me trouver territoires connus !

Il s'en suivra l'envol des pas qui permettra à l'individualité et à la collectivité de faire équipe pour s'éclater ! Il arrive un moment où j'ai l'impression que le groupe reprend son sérieux, mais bien non, les pas s'éclatent pour nous entraîner dans leur suite.

                                      Crédit: Vitor Munhoz tirée du site de l'Agora de la Danse

Ainsi donc, tout au long, les pas et les gestes portés par la musique de Cédric Dind-Lavoie et Jérôme Minière ont pour moi, une saveur poétique qui me garde captif. Et comme il était annoncé dans le programme de la soirée, "Ici, pas de nostalgie figée : la tradition circule, se transforme, se réinvente.", c'est ce que j'ai vécu tout au long.

Encore une fois le duo a réussi à m'amener dans leur univers chorégraphique et à y trouver un grand plaisir, comme le chantait Gilles Vigneault avec "Tam di delam" qui célèbre la musique, la danse et le patrimoine culturel québécois !

Je reviens donc fort heureux de cette rencontre et mes pas, eux aussi, sont joyeux !

lundi 26 octobre 2026

Sur mes pas jusqu'au Studio Ginette Laurin (CCOV) pour découvrir "HEAVY LIFTING" d'Alanna Kraaijeveld !

 Quand est apparue sur mon radar de spectateur cette proposition, vite je l'ai mise à mon agenda de sortie. Parce que, voyez-vous, elle était d'Alanna Kraaijeveld et si vous suivez mon blogue depuis le début, son nom revient souvent ! Cette fois, c'est comme chorégraphe, interprète et musicienne que je la découvrirai, accompagnée dans l'espace scénique par Alec Charbonneau (danse), Gregory Kustka-Tsimbidis (batterie, synthétiseur, piano, arrangements) et Scott Bevins (traitement audio en direct et trompette), ainsi que Jon Cleveland (éclairages).

                                           Crédit: Alex Huot. Affiche de l'évènement

Mais revenons au début de cette soirée et de mon arrivée à la mauvaise porte de l'immeuble pour monter en haut, faire une très belle rencontre, mais aussi apprendre que oups (!), c'est en bas que cela se passera. Une fois la bonne porte trouvée, sur la rue Ontario, je peux entrer dans le lieu pour trouver "mon" siège en première rangée. Une fois assis, je découvre à ma gauche, une batterie (derrière un écran) et un clavier. Il y aussi au milieu de l'endroit, un piano. Le temps que la salle se fasse bien pleine (aucun siège restera libre), Alanna et Alec font des mouvements d'échauffement sur fond musical, comme une première partie ! Et puis le tout débute officiellement, d'abord dans le silence, suivi de l'arrivée d'Alanna au piano. 

Avec ses doigts, elle touche les notes qui s'envolent comme des états d'âme pour nous atteindre et pour moi, m'hypnotiser ! Et ça ne fait que commencer. Il s'en suit de l'arrivée d'Alec tout en mouvements, pendant que mon regard découvre sur le mur arrière, une horloge qui semble faire le décompte de la trame chorégraphique.

Impossible de bien décrire les différentes nuances de ce que je découvrirai par la suite, dont ce moment durant lequel, les deux planifient, une séquence de 13, non de 14, non non, finalement de 13 mouvements que je me fais un plaisir à visualiser dans ma tête avant le début de son exécution. Il y a aussi les moments qui me font dire intérieurement, "oh oui !" durant lesquels Alec évolue accompagné par la batterie.

Je pourrais poursuivre, mais je m'arrête là. Dans cette suite de courts tableaux, Alanna a réussi à amalgamer danse, mouvements, théâtre et musique pour nous entraîner fort bellement dans ce qui était annoncé, soit, "une expérience électrique, un laboratoire exposé de relation et de sens." qui nous captive du début à la fin, parce que, eh oui malheureusement, il y a une fin à ces moments. Et les applaudissements de la fin confirment que nous avons été conquis.es !

Je revient fort heureux et satisfait de cette rencontre, en souhaitant qu'elle soit reprise dans un futur rapproché. Et quand cela arrivera, je me promets d'y être encore !

dimanche 25 octobre 2026

Sur mes pas jusqu'à la Maison de culture de NDG pour découvrir "Trou noir" !

 Pour me rendre à cette proposition, j'ai dû réorganiser mon agenda de sortie et qu'elle bonne décision, j'ai pris ! Voilà donc pourquoi mes pas se sont dirigés de la station de métro Villa Maria jusqu'à la Maison de la Culture Notre-Dame-Grâce sur Monkland, pour assister à une représentation de "Trou noir" de la compagnie Joe, Jack and John de et avec Edon Descollines, entouré par toute une équipe. 

Ce n'était pas ma première fois à une rencontre avec une proposition de cette compagnie. La fois précédente, c'était "Cispersonnages en quête d'auteurice" présenté à l'Espace Libre avec entre autres Edon Descollines ! Et j'avais beaucoup apprécié !

                                           Photo de l'oeuvre tirée du site de la compagnie

Arrivé tôt, je suis fort bien accueilli par les membres de la Maison de la Culture et aussi ceux de la compagnie ! Le moment venu, nous pourrons prendre place dans la salle et moi, évidemment, je trouve "ma" place dans la première rangée. Après les paroles de la personne de la Maison de la Culture qui nous indique que ce sera une représentation décontractée et qui nous présente aussi Edon Descollines, s'adresse à nous une des membres de la compagnie qui nous informe qu'elle se lèvera, un peu avant de moments qui pourraient être sensibles pour certaines personnes.

Et puis le tout débute avec l'arrivée de celui, en lisant tout haut, qui nous entraînera dans une suite de tableaux qui, pour peu que l'ont soit honnête, rejoignent notre propre vie. Il y a celui durant lequel, comme dans un album d'Astérix, "Les douze travaux d'Astérix" peine à se retrouver dans un dédale bureaucratique ! Mon moment préféré !!!

On nous avait averti qu'il pourrait venir vers un de nous et effectivement, ce fût le cas et c'est, devinez ???, et oui, c'est vers moi qu'il est venu pour me remettre, tout gentiment, une reproduction de billet de banque !

Ainsi donc, tout au long de cette "trop courte" heure, qu'a duré "Trou noir", j'ai fait la rencontre d'un personnage tout aussi singulier que sympathique qui m'a présenté son tourment intérieur en plein action. Et que comme cela a été annoncé,  "l’artiste Edon Descollines tisse une constellation impressionniste autour de la perte. Perte de mémoire, perte d’identité, perte de clés…". Et moi, cela m'a rejoint droit au cœur ! Il nous énoncera aussi sa liste de "j'ai peur" !

Tout en parcourant le chemin du retour avec une première partie sur un boulevard (Monkland) sans lampadaires pour éclairer les trottoirs, je me sens encore comme dans un trou noir, prolongeant ma rencontre fort belle et touchante. Et me promettant aussi de me procurer mon billet pour la prochaine production de cette compagnie à l'Espace Libre, "Qui regarde quand je ferme les yeux" qui met en scène, entre autres, Carol Prieur, oui, oui la danseuse étoile !

mardi 20 octobre 2026

Sur mes pas au "Cabaret féministe pas gentil du tout" du Festival Phenomena !

 En ce lundi soir, lorsque mes pas se dirigeaient vers "La Sala Rossa" sur le boulevard St-Laurent pour assister au "Cabaret féministe pas gentil du tout", je savais que les propos qui seront énoncés, seraient abrasifs ! Ah oui et pourquoi, tu savais Robert ? Et bien, cela n'était pas ma première fois ! Et j'avais conclue, après cette rencontre, mon texte avec cette phrase, "Une soirée "pas gentille" mais pas compétitive entre les participantes (comme le mentionnait fort judicieusement la "grande patronne" D.Kimm) qui a ravi les personnes présentes et moi, aussi !

Rendu dans le lieu, je monte les escaliers et rendu dans la salle, il y a déjà plein de monde, malgré mes quarante minutes en avance. Néanmoins, je me trouve une belle place. Tout en attendant, derrière moi, deux personnes parlent d'une pièce de théâtre et ce que j'entends fait me retourner et demander de quelle pièce il s'agit ! L'une d'elles me répond avec enthousiasme et moi, je le note et le garde bien précieusement. 

Le moment venu, tous les sièges sont occupés, c'est "complet", on nous annonce au micro. Et puis arrive Gaétan Paré, nouvelle tête dirigeante du Festival, suivi par celle qui animera, de fort belle façon, la soirée, Pénélope Jolicoeur qui je dois humblement avouer, je ne connaissais pas. Elle ouvre le "bal", en énonçant tout haut, "on se donne le droit d'être baveuse" ! Elle ajoute que pour rendre les propos encore plus accessibles, il y aura, juste à côté sur la scène, une interprète pour personne malentendante. 

Pause

Toute au long, elles seront deux, à rendre accessible des propos qui seront souvent énoncés très rapidement. Il m'est arrivé de regarder de ce côté, juste pour apprécier l'effort déployé. Juste un mot pour leur travail, "chapeau" !

Fin de la pause

Au programme, les propos de dix femmes, soient Emna Achour, Maya Cousineau Mollen, Rébecca Déraspe, Rhodnie Désir, Debbie Lynch-White, Jennifer Manning, Alexandra Pierre, Thérèse St-Gelais et Lise Vaillancourt. Dix femmes donc, de différents horizons culturels, dont la danse, l'enseignement et écriture.

                                            Crédit: Luc Beauchemin, affiche de la soirée

Ainsi donc pendant plus de deux heures, toutes ces femmes ont manié le verbe de façon fort efficace, touchant les points sensibles de la "domination" masculine dans l'histoire du monde. Pas question de rapporter ici ce que j'ai entendu, "parce que ce qui se dit ici, reste ici". Il en reste que l'arrivée sur scène de Jennifer Manning, artiste sourde pluridisciplinaire, ne laisse personne indifférent.e ! Les propos de Rhodnie Désir, sur les cases à cocher, sont aussi instructifs que révoltants. Pas ses propos, mais ce qu'elle dénonce.

Si les "hommes" se font varloper, tout au long, il en reste que si on connait, un tant soi peu l'histoire du monde, on pourrait dire qu'ils ont couru après !

Il en reste que le temps passe trop vite et que rendu à la fin, je me dis tout bas, "pas déjà fini" ! Tout en revenant, je me dis qu'il faudra que j'y sois pour la prochaine édition !

samedi 17 octobre 2026

Sur mes pas jusqu'au MAI pour découvrir "Les dauphins et les licornes" !

Il y a longtemps que mes pas ne m'avaient amené jusqu'à la porte du MAI (Montréal, arts interculturels) et j'étais tout aussi heureux que bien curieux de découvrir "Les dauphins et les licornes", leur première proposition scénique de cette nouvelle année. Il y a très longtemps aussi que j'avais assisté à une création de Maïgwenn Desbois et j'étais donc bien intrigué de découvrir son monde avec sur scène les co-créateurs et co-créatrices, Léonie Bernier, Roxane Charest-Landry, Marianne Cyr, Nicolas Labelle, George Nti William et Antoine Turmine.

Arrivé tôt, déjà sur place, plein de monde dans la salle d'attente. Je découvre un public fort différent, lire ici de nombreuses personnes neurodivergentes. Un peu avant le début officiel de la représentation, nous pouvons nous diriger à notre siège pour écouter les paroles de Maïgwenn Desbois qui donne des indications et des avertissements pour préparer le public à ce qui suivra, sans oublier la présentation des différent.es interprètes et de leur nature "dauphin" ou "licorne". À ma droite, un jeune homme et à ma droite une jeune femme, tout.es les deux, il me semble, issus de la neuro-diversité. 

Se déplacent dans l'espace scénique, les différents interprètes pour effectuer des tâches. Et puis le tout débute. Et dans ce qui suivra, je suis captivé par cette incursion dans un monde fantasmagorique aux relations complexes, mais surtout captivantes, comme l'indiquait la première phrase du descriptif, "Comme un voyage en Utopie… qui dérape!" ! Peu à peu, les talents individuels s'expriment et ceux collectifs aussi !

Impossible pour moi de ne pas prendre conscience des réactions de mes deux voisine.s qui réagissent, parfois fortement (mais pas du tout désagréablement, je vous rassure !) à certaines actions devant. Peu à peu, les dauphins et les licornes deviennent un seul et beau groupe dont ce moment chanté qui se fait "explosif", durant lequel, arrive sur moi, une belle petite étoile argenté ! Et cette étoile, je la garde précieusement, comme un souvenir tangible de cette rencontre.

                                             Crédit: David Wong tirée du site du MAI

Il s'en suit une période de questions réponses qui permet, entre autre, à plusieurs personnes du public d'exprimer leur satisfaction ! Et moi, je repars, fort satisfait de cette rencontre culturelle fort différente, toute en "inclusion", et qui m'a fait grand bien. Voilà une proposition qui mériterait d'être découverte et apprécié par le plus grand nombre de personnes !

vendredi 16 octobre 2026

Sur mes pas à ma rencontre des "Pas perdus", pas perdus !

 Bon Ok, le titre de mon texte peut porter à confusion, mais je vous promet de clarifier cette confusion. Donc en ce début de soirée, mes pas en bonne compagnie se rendent jusqu'au Théâtre Maisonneuve pour assister à une représentation de "Pas perdus" (documentaire scénique) de Anaïs Barbeau-Lavalette et Émile Proulx-Cloutier, présenté par Duceppe.

                                          Affiche de l'oeuvre tirée du site de la Place des Arts

Je m'y rendais, sans trop savoir ce que je découvrirais, guidé par ma blonde qui me l'avais chaudement recommandé. Ainsi donc, le moment venu dans une salle comble, débute la présentation des rencontres avec huit individus de tout horizon, qui je le découvrirai rapidement, ont la danse, surtout la gigue, en commun. Que ce soit ce travailleur de la construction ou cette jeune fille ou aussi cet homme autochtone, tou.tes différent.es, mais avec un point commun, la gigue comme "bouée de sauvetage" ! 

Tout au long de ces presque deux heures, je suis rapidement entraîné dans ces humanités. Le tout enrobé par une mise en scène fort efficace. Moi qui, depuis plusieurs années, assiste à des représentations chorégraphiques de gigue (surtout grâce à Lük Fleury et sa gang de BIGICO dont on peut entendre des paroles durant la représentation), j'ai pu découvrir d'autres aspects et les bienfaits aussi de la danse traditionnelle. Lorsque je découvre les derniers tableaux de cette soirée, je suis touché et totalement conquis de ces "Pas perdus" qui ne sont pas perdus puisqu'ils laissent des traces pour celles et ceux qui les font, comme je viens de le découvrir ! 

Présent à la discussion d'après représentation avec Anaïs Barbeau-Lavalette et Émile Proulx-Cloutier. , je peux apprécier les "dessous" de cette proposition qui est présentée depuis quelques années, mais surtout très heureux d'avoir suivi les conseils de ma blonde !

samedi 10 octobre 2026

Sur mes pas à l'Agora de la danse pour découvrir "Millepertuis" !

 Les premiers mots de présentation de cette proposition sur le site de l'Agora de la danse étaient les suivants: "Présenté à guichet fermé en mai 2025, Millepertuis est de retour cette saison !" Et comme je n'y étais pas à la première série de représentations, je me reprends cette fois. Voilà pourquoi, mes pas m'amènent tôt jusqu'à la porte de l'Espace Bleu du Wilder avec une file qui se fait rapidement derrière moi. Le moment venu, la porte s'ouvre et je me dirige jusqu'à "mon" siège en première rangée en attente que débute "Millepertuis" de Sovann Rochon-Prom Tep avec Walid Hammani, alias Waldo ! Ce dernier saura me captiver durant tout le temps qu'il sera devant moi dans la suite.

                                       Crédit: Do Phan Hoi tirée du site de l'Agora de la danse

Et puis, tout à coup, le silence se fait dans la salle avec l'apparition de cette forme humaine blanche tout au fond de l'espace scénique. C'est de dos, tout en lenteur, que les premiers pas se font, ce qui me garde tout captif et aux aguets. 

Il s'en suit, une révélation, avec lui rendu de face avec son visage irradiant et un regard, ouf ! Dans ce qui suivra, il y aura une série de tableaux dans lesquels, il nous présente différents états de corps, dont celui des bras qui s'éclatent, une plongée intérieure et celui du corps en pulsion. Je ne cherche à y voir un narratif, mais plutôt je me laisse porter par ce qu'il nous présente enrobé de la trame musicale "guidante" de Vithou Thurber-Prom Tep et Shash’U (Richard St-Aubin). Ainsi donc comme la plante du même nom, ou plutôt des différentes variétés de plantes de ce nom, c'est ce que ce personnage m'a révélé tout au long !

Tout en revenant chez moi, je me dit que parfois mes sorties chorégraphiques se suivent mais ne se ressemblent pas. Après avoir assisté à des propositions "théâtrales" la veille dans le même immeuble, cette fois, la proposition était riche en abstraction.

Sur mes pas chez Tangente qui prennent une "tangente" surprenante !

 Il y a longtemps que mes pas m'avaient porté à une soirée chez Tangente aussi surprenante. Je dois l'avouer, je ne lis pas les présentations des oeuvres avant de m'y rendre. Et si les artistes au programme me sont inconnus, et bien, je me rends en territoire inconnu avec les surprises que cela peut comporter. Et c'est ce qui s'est passé lorsque mes pas ont franchi le seuil de l'Espace Orange en ce jeudi soir. 

Une fois assis dans "mon" siège en première rangée, je découvre dans cet "immense" espace scénique tout blanc quelques accessoires dont une chaise et un sac orange. Aussi, dans cet espace déambule, celui qui performera bientôt, soit Diego Gil. Le moment venu, il s'adresse à nous pour présenter le "plan de présentation" en trois étapes de "El sentir de las superficies" avec la durée au début de chacune d'elles.

Difficile de résumer cette proposition qui nous entraîne dans un propos gestuel et oral.

Pause

Le propos est en langue anglaise et malgré mon assez bonne compréhension de cette langue, il en reste que la subtilité du propos m'échappe. 

Fin de la pause

D'une étape à l'autre, le propos comme ses apparats vestimentaires se modifient. Donc de ces trois étapes durant il se déplace toujours, je retiens surtout celle, durant laquelle, il assemble des tiges en bois pour en faire des structures (voir photo). Après chaque assemblage qui me semble fort fragile, il tape du pied pour en vérifier la stabilité. Ce qui sera le cas pour tous sauf un qu'il remettra en place avec succès. Ces assemblages comme des argumentaires qui malgré leur fragilité tiennent la route.

Crédit: Félix Bonnevie fournie par Tangente

Ainsi donc, je suis amené dans un univers qui évolue et qui aiguise mes perceptions avec ce qui m'entoure. Et lorsque le tout se termine, je me promets de lire le texte énoncé par lui et disponible sur le site de Tangente. Il en reste que dans le texte de présentation, un extrait me semble fort important, "L’architecture et les objets qui nous entourent nous incitent à agir. Mais le lien entre les interactions de Diego avec son environnement et le texte qu’il récite demeure insaisissable." 
Une fois revenu à la maison, je me mets à lire sur lui et je découvre qu'il a contribué à des propositions d'artistes "philosophiques", telles que feu Maria Kefirova et Hanna Sybille Müller qui m'avaient aussi demander une "période d'acclimatation" ! À la prochaine donc, Diego !

Après un court entracte, nous revenons en salle pour découvrir dans l'espace scénique métamorphosé, avec une longue table avec différents objets dessus et autour trois personnages tout de vert vêtus avec, les costumes de Hikky Chen. Ils resteront longtemps immobiles jusqu'à ce que débute "Cucumbers, the Melancholy of a Turtle, and a Girl Otaku’s Romance". De son bout de table, la narratrice (Peng Hsu au texte et à la chorégraphie), tout au long débitera son propos à la vitesse d'une "mitraillette". J'en capte des bribes, me concentrant surtout sur les actions des deux autres. Utilisant fort abondamment les accessoires dont ces petites balles, les deux protagonistes (Heather Anderson et Esteban Donoso), guidés par les propos de leur guide, sont fascinants à suivre, nous réservant des métamorphoses physiques et des moments fort cocasses. De cette expédition dans ce village où il pleut des concombres, guidé par ce maire, j'en reviens étonné et aussi satisfait !

                                           Crédit: Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Voilà donc une soirée surprenante, gracieuseté de la gang de Tangente durant laquelle le propos a eu préséance sur la danse, mais durant laquelle la danse et les mouvements ont été un ligand essentiel pour moi !

mercredi 7 octobre 2026

Sur mes pas à L'Espace Go pour découvrir "Enfin te voilà (Britney Spears)" !

 Lorsque mes pas, en bonne compagnie, se sont dirigés jusqu'à L'Espace Go", c'était pour assister à "Enfin te voilà (Britney Spears)". Je dois l'avouer, ma principale motivation était de découvrir la prestation de Sophie Cadieux et aussi de voir les prestations d'interprètes en danse dont je suis les pas sur scène depuis quelques années. Parce que voyez-vous, Britney Spears, moi, c'est pas vraiment mon genre de chanteuse ! Mais qu'en sera-t-il de la perspective de Marie-Hélène Larose-Truchon ??? À suivre donc....

                                             Crédit Jules Bédard tirée du site de l'Espace Go

À notre arrivée, le hall est fort bien pourvu de personnes en attente d'entrer en salle. Le moment venu, les portes s'ouvrent et nous nous dirigeons à nos sièges en première rangée, juste à côté d'une extension de l'espace scénique qui amènera de l'action tout proche de moi. Et puis le tout débute par une entrée en la matière surprenante et qui se poursuit dans une suite de tableaux qui, entre autres, nous amènent dans un d'eux, à la naissance du Christ, oui oui ! Je ressentirai tout au long un vibrant plaidoyer contre l'exploitation de cette chanteuse ! 

Dans ce qui suivra, difficile de trouver un fil conducteur explicite, mais une fois le laisser aller fait en moi, je découvre des performances théâtrales de haut niveau. Impossible de rester indifférent à la performance du tortionnaire de Britney, incarné par Guillaume Tremblay. Et aussi très heureux de découvrir la performance chorégraphique de Meihan Carrier-Brisson, Jade Leblanc, Michelle Carolina Lucero Moris, Jane Milette et Marianne Murphy, créé par Alexandre Morin.

Au final, je reviens satisfait, même si quelque peu désorienté, théâtralement parlant, de ce que je venais de découvrir.

mardi 6 octobre 2026

Sur mes autres pas à un autre "5 à 7" chez DAM pour faire d'autres belles rencontres.

 Voilà donc en ce beau lundi, mes pas qui me portent jusqu'à la porte du local de DAM (Diversité artistique Montréal) pour participer, une autre fois, à leur "5 à 7". Voilà des moments fort riches qui me permettent, à chaque fois, de faire des découvertes artistiques et au moment d'entrer dans leur local, je me demande quelles seront-elles aujourd'hui ?


À mon arrivée, je suis chaleureusement accueilli par deux membres de l'équipe, soit d'abord Sara Malpica et ensuite Jimmy Philémond-Montout. Une fois, mon collant portant mon prénom mis en place, je débute mes déplacements dans le lieu pour faire plein de rencontres.

Pause

Pour ceux et celles qui veulent en apprendre sur ce bel organisme, voici le lien vers leur site.

https://www.diversiteartistique.org/

Fin de la pause

Peu à peu, les gens arrivent et les rencontres ne tarderont pas. Parmi celles que je ferai, il y aura celle d'une créatrice interprète que j'avais vu performer à la plus récente édition du Fringe. J'en apprends sur ses activités de prof en danse. Il y aura aussi celle avec une chanteuse d'origine haïtienne que je me promets de découvrir en ligne. Et au moment d'écrire ces lignes, ce sont ses chansons que j'écoute. Et je vous conseille de faire de même ( son nom donc, pour pouvoir le faire, RèN Darah).

Dans un tout autre domaine, celui de la peinture, j'échange avec Sogol Hejazi qui me montre quelques unes de ses productions, ouf que c'est beau et spectaculaire!

Je m'arrête ici. Lorsque mes pas me ramènent à la maison, je me dit intérieurement, quel privilège, que j'ai de pouvoir découvrir "le monde" dans ma ville. Et me dire aussi que grâce à DAM, les différents artistes pourront compter sur de l'aide pour évoluer dans l'univers artistique d'ici. 

dimanche 4 octobre 2026

Sur mes pas à l'Agora de la Danse pour redécouvrir "Mōnad" de Alexandra "Spicey" Landé et Jai Nitai Lotus !

 Lorsque je me suis d'abord procuré un billet et qu'ensuite, mes pas se sont dirigés jusqu'à la porte de l'Espace Bleu du Wilder, je me rappelais pas que ce que j'allais voir, et bien je l'avais déjà vu ! Pas grave, j'apprécie aussi revoir des œuvres. Et c'est lorsqu'une fois la porte ouverte de la salle et que de "mon" siège en première rangée, j'ai aperçu la machine à coudre, que le déclic s'est fait en moi !

D'Alexandra "Spicey" Landé, de nombreuses fois mes pas m'ont amené à ses propositions, dont même une, à "mon" Collège (Ahuntsic),  soit "In-Beauty" (septembre 2023). Je me rappelle aussi "In-Ward", ma dernière rencontre en présentiel avant la pandémie et enfin ma dernière sortie à la plus récente du FTA avec "2par2" à l'Espace Go !

Donc assis à mon siège, avec une salle bien pleine, l'espace scénique "résonne" tout en rouge avec Spicey en pleine action et tout à côté, son complice, Jai Nitai Lotus. Le moment venu, le silence se fait et la représentation débute "officiellement". Dans ce qui suivra, comme pour ma première rencontre avec cette oeuvre, un rouleau de papier jouera un rôle central jusqu'à se déployer dans l'estrade. Et aussi, elle nous demandera de participer, allant jusqu'à venir devant moi pour me dire "go Robert !". Ce que j'ai fait avec grand plaisir. Pour cette proposition, je veux reprendre les mots de Léa Villalba, écrit dans la revue Jeu et tiré du site de l'Agora de la Danse, "Mōnad nous transmet à la fois des images et des sensations, mais nous livre aussi une part intime de l’artiste, dans une complexe simplicité."

                                 Crédit: Murielle 'Truly' Bien-Aimé tirée du site de l'Agora de la Danse

Et tout autour de moi, impossible de ne pas ressentir l'engagement des gens présents, même cette toute jeune enfant pas trop loin. Après cette expédition personnelle et les applaudissements fort bien mérités, je sors de la salle en me faisant remettre un feuillet qui contient "LES MMES" de ce que je venais de découvrir. Et ce feuillet, je le garderai fort précieusement. 

Je reviens donc fort heureux et satisfait de cette deuxième rencontre avec cette proposition, tout en remerciant intérieurement la gang de l'Agora de la Danse de cette opportunité.  

vendredi 2 octobre 2026

Sur mes pas chez Danse Danse pour découvrir un "univers" avec "MÁM" de Michael Keegan-Dolan !

 La nouvelle année chorégraphique en salle est maintenant bien entamée avec la première proposition de la gang de Danse Danse. Voilà donc mes pas en marche jusqu'au Théâtre Maisonneuve de la Place des arts pour prendre place à "mon" siège en première rangée avec plein de connaissances autour en attente du début de  "MÁM" de Michael Keegan-Dolan. Pendant l'attente, un vrombissement agaçant se fait entendre. Heureusement lorsque le grand patron de Danse Danse, Pierre Des Marais se présente devant nous, ce vrombissement disparait pour de bon. Une fois ses paroles d'accueil de cette première de la 29e édition de Danse Danse faites, le rideau s'ouvre et nous découvrons un être à tête de "bélier" avec un accordéon, non non plutôt un concertina ( Cormac Begley) et un personnage tout de blanc vêtu étendu sur une table devant.

Une fois la surprise passé, les deux êtres se révèlent sous leur nature humaine dont cette forme blanche qui devient une toute jeune fille en robe blanche. Et puis apparaît derrière une dizaine d'êtres masqués qui se révèleront aussi sous leur forme humaine (Agnieszka Opiola, Aki Iwamoto, Amit Noy, Bea Bidault, Ben Sloan, Caimin Gilmore, Daniel Myers, David Six, Holly Vallis, Imogen Alvares, Ino Riga, Jimmy Southward, Kayva Van Gangelen, Keir Patrick, Kim Ceysens, Millie Lang, Rachel Poirier, Timon Koomen et Zen Jefferson). 

                                           Crédit Ros Kavanagh tirée du site de Danse Danse

Dans ce qui suivra, difficile de bien décrire cette séquence de tableaux qui a tout d'un feu d'artifice multicolore de mouvements. Avec cette jeune fille, comme témoin et parfois participante de ce qui se passe autour d'elle, les interprètes nous réservent des surprises, comme cette offre à un voisin de siège de partager ses "lentil chips". Et de ces croustilles "TAYTO", un sac arrivera à mes pieds et je le garderai comme souvenir tangible de cette rencontre. Il y aura aussi l'apparition de musiciens (Aart Strootman, David Six, Kayva van Gangelen, Lisa de Boos, Maaike van der Linde, Mayah Kadish et Romain Bly. qui contribueront à rehausser la fête. 

Dans l'article pré spectacle  de Léa Villalba dans le Devoir, on peut lire que "le chorégraphe M. Keegan-Dolan décrit la gestuelle de sa pièce comme « naturelle, instinctive, pas conceptuelle, ni intellectuelle », Et je suis tout à fait d'accord, parce que dans cette fête, de mon siège, je sentais que j'en étais !

Mais la fête se termine et une fois les chaleureuses vagues d'applaudissements envolées, porté par cette rencontre, mes pas reviennent fort satisfaits de cette rencontre "multicolore" !

mercredi 30 septembre 2026

Sur mes pas chez Tangente pour découvrir les "Danses Buissonnières 2026" aux allures théâtrales !

Lorsque mes pas se rendent année après année aux "Danses Buissonnières" de la gang de Tangente, je suis toujours curieux de découvrir de nouveaux artistes. Encore cette année, ça sera le cas avec la plus récente "cuvée", à une exception près, mais sur cela, je reviendrai. Débutons par mon arrivée à la porte de l'Espace Vert du Wilder et de la longue file qui se fera derrière moi pour remplir éventuellement le lieu de présentation. Une fois la porte ouverte, je me dirige vers "mon" siège en première rangée, accueilli par un "bienvenue" d'une des deux interprètes de la première proposition de la soirée, soit "Minuit portant" de Johanna Simon accompagnée sur scène par Sarah Roy.

Pause

J'avais déjà vu une version de cette proposition lors de la plus récente édition du Fringe. j'avais conclue mon retour par la phrase suivante:  "Tout au long, je suis captivé par ce qu'elles nous proposent avec des gestes "légers", mais un propos engagé !" Qu'en sera-t-il dans cette nouvelle version d'une dizaine de minutes ? À suivre...

Fin de la pause

Avec dans l'espace scénique un sofa au coussin amovible et un bande de tapis, le tout débute avec un enchaînement de bonne manière accompagné de diktats dont, "il faut être belle, séduisante, impeccable". Il faut mentionner aussi que les deux "êtres" ont le visage recouvert, rendant le propos universel. Moment cocasse, pour moi, durant la représentation est celui durant lequel, l'une des deux vient prendre place sur le siège vide (le seul !!!) à côté de moi. Il en reste que leur périple de bonnes manières prend une tournure de "dérape" fort éclatant qui se termine avec une bascule arrière dans le sofa ! Au risque de me répéter, voilà une proposition aux gestes légers, mais avec un propos engagé. Et un message à vous deux, à quand la prochaine fois en version allongée ?

                                             Crédit: Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Après une courte pause, débute "Mue de peau" de et avec Yanik Savoie. Le descriptif l'annonçait, "La crise d’adolescence et le pelage de chair animent ce solo." Ainsi donc, d'abord vêtu d'une robe blanche, je vois et je ressens cet être se libérer, avec une certaine souffrance. Et puis arrivant de "nos sièges", arrivent deux adultes (ses parents) qui lui apporte eau et nourriture pour ensuite l'enrober de nouveau. Pour le protéger ??? À cette question, je n'aurai pas la réponse !

                                              Crédit: Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Après une autre courte pause, débute "Maktoub : pas de bliss sans diss" de et avec Dona-Bella Kassab et Shanyça Elie-Leconte. Comme il était annoncé dans le programme de la soirée, j'ai bien ressenti, "À quoi ressemblent deux âmes en rage domestiquée cherchant à panser leurs cœurs ensemble?" Cette rage calmement exprimée qui évolue avec une libération vestimentaire me rejoint fort bien avec sa gestuelle "éclatante". 

                                           Crédit: Renata Carmo fournie par Tangente

Après une autre courte pause, débute "making life easier" de et avec Desirée Keresztes James qui se présente à nous revêtue d'un attirail "électronique", avec plein de fils (conçu par Natasha Dennison). Peu à peu, je découvre les efforts de cet être qui peu à peu se libère de cet attirail. Et au bout de cette démarche, une libération ??? peut-être, mais moi, j'y vois le danger de "foncer droit dans le mur".

                                               Crédit: Thomas Mazerolles fournie par Tangente

Le tout se termine avec "Entwospeksyon" de la troupe EKSPRESYON (de Abigail Michel et Aïka Mathelier) qui débute avec l'arrivée des percussionnistes (Ronald Nazaire, Karl-Henry Brezault et Jivings Hilaire), suivis d'une femme qui passe le balai dans la place, elle poursuivra son "travail" pendant que dans l'espace scénique prend place un groupe de danseuses. Ainsi donc pendant que la première continue son travail de nettoyage, avec des ustensiles, les autres (Magdaléna Plétan, Soraya Toussaint, Chloë Bonnet, Mikaèle Alexandre, Sarah-Lynn Joseph, Béatrice Paul-Roc et Luchida Michel) prennent possession de mon attention avec des mouvements qui sont souvent tout en ondulations. Le tout sera enrobé par la belle voix chantante de Kathleen Charles. Et je partage la phrase du descriptif, "Une œuvre vibrante qui rend hommage à Haïti, aux héritages immatériels et à la capacité d’aller de l’avant malgré tout."

                                            Crédit: Renata Carmo fournie par Tangente

Ainsi se termine cette belle soirée avec cinq courtes propositions toutes différentes mais toutes prometteuses qui ont toutes utilisé des ingrédients théâtraux pour appuyer leur propos chorégraphique.

mardi 29 septembre 2026

Sur mes pas à une belle rencontre avec Viviane Audet et "Le piano et le torrent" à L'Espace le vrai monde ?

 Si mes pas se dirigent pas très souvent sur ce type de rencontre culturelle, cette fois, j'avais bien hâte ! C'est donc en bonne compagnie que mes pas se dirigent jusqu'à L'Espace le vrai monde ? dans le Collège Ahuntsic, "mon collège", pour assister à la représentation de "Le piano et le torrent" de Viviane Audet qui sera accompagnée, je le découvrirai en début de représentation par Annabelle Renzo à la harpe.

Pause

La présence d'Annabelle Renzo est une touche supplémentaire de plaisir. De cette dernière, mes pas se sont régulièrement dirigés vers des rencontres en différents lieux dont sur le Fleuve St-Laurent sur un bateau et aussi dans son studio. 

Fin de la pause

                                                      Tiré du site officiel de Viviane Audet

Le moment venu et les paroles d'accueil fort belles, par ailleurs, par l'une des membres de l'équipe, nous arrive Viviane Audet et Annabelle Renzo. Cette dernière prend place derrière sa harpe tandis que Viviane Audet, sur la scène entreprend une marche, tout nous indiquant les repères géographiques. Rapidement, nous sommes entraînés dans une marche dans ses souvenirs de jeunesse qui débute dans son village de Maria !

Ainsi donc, alternant pièces musicales et moments de paroles, nous en apprenons sur sa vie de son village natal et aussi de son arrivée dans la grande ville (Montréal) avec les différents personnages de sa vie, dont ses parents. Je ressens la brisure avec son lieu natal lorsque la maison familiale est vendue. Captivant, touchant et tellement sincère, ce que j'entend, autant par les paroles que par la musique. Je ne vois pas le temps passer, mais arrive la fin de ce parcours, qui heureusement sera complété par des rappels fort appréciés !

Tout en quittant le lieu de présentation, impossible de ne pas entendre les beaux commentaires des autres spectateurices qui comme nous, avaient fortement apprécié cette rencontre. 

samedi 26 septembre 2026

Sur mes autres pas dans l'univers de Jay Cutler !

 Depuis un certain temps, je découvre régulièrement les oeuvres de Jay Cutler. À la réception d'une nouvelle création, je me réfugie dans mon cocon et je me mets à l'écouter en boucle pour mieux m'en imprégner et l'apprécier. Et cela a été aussi le cas pour sa plus récente proposition "Splatter Exhibitionism". (Crédits : Jay Cutler et Kim Ho). Et je vous la propose à mon tour :

https://www.youtube.com/watch?v=e9LJFw_9Abo

 



Sur mes pas au La Chapelle pour découvrir "Hors-d'oeuvre" de Catherine Gaudet !

 C'était annoncé depuis un an, pile poil. Sur ce blogue, mes derniers mots de mon retour sur "Ode", annonçaient puisque énoncés par la chorégraphe que la prochaine chorégraphie serait présentée au La Chapelle et serait portée par James Phillips. Voilà donc pourquoi de "mon" siège en première rangée dans une salle comble que je découvrirai "Hors-d'oeuvre".

                                            Crédit: Julie Artacho tiré du site du La Chapelle

En attente, j'observe l'espace devant moi pour y découvrir une table qui a tout d'un autel. Le moment venu, une musique nous garde attentif, tandis que devant rien ne se passe. Nous sommes captifs en attente du moindre mouvement ! Et puis tout discrètement, derrière cet autel, apparait une tête (celle de James Phillips) qui disparait pour réapparaître. Et puis "le corps" se révèle pour s'approcher de nous.

Difficile de bien décrire cet être qui est porté par des forces internes intenses qui semblent parfois incontrôlables ! Je reste captif et captivé par ses mouvements et sa lente métamorphose qui lui ajoute des oreilles de lapin ! Et que dire de cette trame musicale qui tout en répétitions rehausse nos sensations !

Lorsque se rencontre un interprète talentueux "hors norme" et une chorégraphe qui compresse l'intensité du moment pour en faire jaillir des sensations intenses, impossible de rester indifférent. Dans l'article du Devoir, écrit par Léa Villalba (à lire pour mieux comprendre cette oeuvre qui reviendra à l'affiche, j'en suis convaincu), la chorégraphe mentionnait en autres ", « Ça rejoint des notions que j’aime beaucoup travailler : celles des fantômes, du poids et des forces invisibles qui nous habitent et qui nous mobilisent, souvent à notre insu. »

Et par procuration, les deux complices nous font vivre ce que nous pourrions vivre aussi, mais autrement, évidemment ! Impossible de rester indifférent à cela !!!

vendredi 25 septembre 2026

Sur mes pas à la première proposition de la saison à "L'Agora de la danse" pour découvrir "VITAL", la plus récente proposition d'Ismaël Mouaraki !

Ma saison culturelle automnale est vraiment en marche avec mes pas qui se dirigent en ce beau jeudi soir jusqu'à la porte de l'Espace Orange du Wilder. Je pourrai donc de "mon" siège en première rangée découvrir la plus récente création d'Ismaël Mouaraki. Chorégraphe dont je découvre les propositions depuis plusieurs années avec toujours le même plaisir. 

                                    Crédit: Sylvie Ann Paré tirée du site de l'Agora de la Danse

Le moment venu, tous les gens en place et en attente, des rythmes émergent dans le lieu suivis de l'arrivée d'un des interprètes (Zack Van Gils) qui en solo prend possession de notre attention par ses mouvements, accompagné par les rythmes d'Olivier Landry-Gagnon (synthétiseur, voix, guitare et basse) et Olivier Cousineau à la batterie.! Si on porte attention, par deux entrées, se présentent en attente, les autres interprètes (Yassine Khyar, Etienne Léonard-Benoit, Erismel Mejias, Laura Perron, Marie-Maxime Ross).

Dans ce qui suivra, je ne saurais pas bien décrire les différents types d'interactions que les membres de cette "communauté" accompagnés par les rythmes musicaux en direct. Mais je pourrais bien écrire les très bonnes sensations que j'ai ressenties tout au long, me faisant dire intérieurement "ouf les mouvements !"

Comme je l'indiquerai dans la discussion d'après représentation, je ressens tout au long une sensation extatique tout au long ! Dans cette oeuvre abstraite, chaque spectateurice pourra y trouver un sens avec des performances chorégraphiques et musicales marquantes !

mardi 22 septembre 2026

Sur des pas que je ne pourrai pas faire, mais que vous devriez envisager de faire au Festival Mauricie Arts Vivants !

 L'invitation m'est parvenue et je l'ai examinée attentivement. Elle me proposait différents types de rencontre dont de la danse. Ces rencontres, pour les faire, je devrai me rendre en Mauricie dans le cadre du Festival  "Mauricie Arts Vivants", mais mon agenda du 24 au 27 septembre est déjà bien rempli. 

Il en reste que j'aurais pu faire ou refaire de fort belles rencontres artistiques, dont plusieurs chorégraphiques. Au programme, les propositions de Marie-Ève Lafontaine, du collectif We All Fall Down (Helen Simard et Roger White), du duo Ariane Levasseur et Rozenn Lecomte ainsi que "II. FTG" de Mara Dupas, Athena Lucie Assamba et Aurélie Ann Figaro.


Et bien, si vous êtes disponibles, consultez le programme sur le lien suivant, je suis certain que parmi toutes les propositions des différents types d'art, vous trouverez de quoi vous satisfaire.

https://mauricieartsvivants.ca/programmation/