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mercredi 19 février 2020

Sur mes pas à comédie musicale: Un peu surpris par "Please Thrill Me" au La Chapelle

Mes expériences de spectateur les plus surprenantes, c'est très souvent au La Chapelle que je les ai vécues ! Se définissant lui-même comme "un véhicule de diffusion des arts de la scène dans toute leur diversité et leur complexité", il m'en a fourni une autre preuve  avec la comédie musicale "Please Thrill Me" qui en ce mardi soir,  affichait complet, comme la veille et la plupart (au moment où j'écris ce texte) des autres représentations qui suivront.

                                                            Photo par Chris Filippini tirée du site du La Chapelle

Si mon attention  avait été attiré par cette proposition, c'est surtout parce que Sophie Cadieux en signait la mise en scène et que Lulu Hugues faisait partie de la distribution. Il y avait aussi sur scène comme interprètes, Sean Nicholas Savage qui en signe aussi le texte et la musique, Adam Byczkowski, Jane Penny et Roland Pemberton. À l'accompagnement musical, tout en haut sur un échafaudage, Pascal Chénard, Alexandre Colas-Jeffery, Antoine Langis, Juliette Leclerc et Max-Élie Oboukangongo-Laroche. Le tout était créé par le Ballet Opéra Pantomime (BOP) que je connaissait peu, sinon par une autre de leur création en collaboration avec Dave St-Pierre, soit "Quatuor pour la fin des temps" que j'avais beaucoup apprécié, il y a près de trois ans lors du OFFTA de 2017. 

C'est donc bien assis devant une scène où se trouve déjà les musiciens "haut perchés" que j'attends que la salle se remplisse et que le tout débute après les mots d'accueil d'un des membres du BOP. 

Le tout débute par l'arrivée de celui qui sera le narrateur de cette histoire. S'en suivra de la découverte de ces deux jeunes hommes, un qui arrive et l'autre qui revient, "à dos de wagon de train". Sur fond d'éléments scéniques fort bien imaginés, nous assistons à leur rencontre. Celui qui arrive sera guidé par celui qui revient. Nous rencontrerons cette femme au propos fort sages et cette jeune femme, prodige en cuisine. Nous serons amenés sur le toit d'un restaurant face à la mer, sous une averse, dans une salle de restaurant, cela dans le même espace scénique grâce à d'habiles modifications d'éléments scéniques. Nous découvrirons en chants, surtout,des personnages avec leurs vies et leurs aspirations ainsi que les relations qu'ils établissent entre eux. 

Le tout est agréable et est habilement présenté. Les différents interprètes sont fort solides et  Lulu Hugues est remarquable (plus particulièrement  dans un des tableaux qui sera suivi d'applaudissements bien mérités). Cependant, Sean Nicholas Savage, selon moi, surjoue dans son rôle de Jazz, ce qui m'a quelque peu agacé. Sinon, la chimie entre les interprètes et les musiciens en cette deuxième soirée de présentation était bonne et leurs mouvements, signés Catherine Dagenais-Savard fort beaux à voir qui appuient et agrémentent bien le propos.

Au final, une soirée agréable qui m'a amené dans de nouveaux territoires à la découverte de jeunes artistes. Je m'en voudrais de ne pas mentionner mon admiration des responsables de ce lieu de diffusion qui programment une aussi importante distribution sur scène, dix interprètes, ce n'est pas rien !!! Et moi heureux d'avoir pu en bénéficier. 

Pour les curieux ou les curieuses, voici le lien pour écouter la pièce titre, https://www.youtube.com/watch?v=2zjJ4zTxyzI&list=PL94MyQ8YK33kcabBqg8Rw_UzLLH9SIpD-&index=5



vendredi 30 août 2019

Sur mes pas à une rencontre: avec Natasha Kanapé Fontaine au La Chapelle

Pendant que les dernières effluves estivales se dissipent et avant que la programmation automnale se mette vraiment en branle, le théâtre La Chapelle (qui ne semble pas, lui, prendre de vacances !) nous propose en levée de rideau "Tshishikushkueu, d'après Bleuets et Abricots" de Natasha Kanapé Fontaine, que je me propose de lire prochainement. Et à cette invitation, j'ai répondu présent et je m'y suis rendu, fort heureux de l'avoir fait.

                                                            Tirée du site du La Chapelle

Le texte de présentation, disponibles sur le site du La Chapelle, sur les moments à venir sont fort instructifs, voilà donc pourquoi je vous le présente: "Natasha Kanapé Fontaine adapte pour la scène son recueil de poésie Bleuets et Abricots. Tshishikushkueu, la Femme de l’Espace, est libérée du silence et réclame à se reconnecter au peuple Innu. Un processus de reconstruction, une migration dans une reconquête de soi et de la culture Innu ancestrale de l’artiste. Une cérémonie unique, où le poème devient le tambour de l’invocation sur une scène habitée par l’interprète et hantée par les ancêtres.". 

Durant les différents tableaux qui composeront cette rencontre, elle fera d'abord le tour de son territoire délimité par un fil rouge. Elle s'adressera à nous en français, mais aussi dans sa langue innu, fort belle de sa musicalité et de tout l'espace qu'elle nous donne pour l'interpréter. Elle investira la place en prenant le temps de "prendre sa place" ! Elle chantera aussi de sa voix toute simple, mais riche de sa sincérité. Elle partagera avec nous des bleuets, mais surtout, et c'est pour moi le moment fort de cette rencontre, de se joindre à elle (ce que feront ceux et celles présent.es) pour appeler vers la fin Papakassik, le « Maître du caribou » et espérer un avenir meilleur.

De cette belle et simple rencontre avec cette femme qui "je sais dire, je suis", j'en reviens heureux. De "son" parcours initiatique fait devant moi, j'en retiens la douceur de sa détermination, de son affirmation et de son espoir. Et cela me fait grand bien. Je retiens aussi, le spectre des émotions ressenties et la fragilité montrée lorsqu'elle hésite en chantant avant de poursuivre avec son sourire de celle qui se sait faillible, mais déterminée à aller de l'avant. Mais au final, si on doit se rendre à sa rencontre, c'est pour découvrir sa présence si rayonnante tout comme la lune qui nous apparaît en arrière scène et comme sa robe qui conclue notre rencontre. Merci Natasha !

mercredi 23 décembre 2015

Sur mes pas de l'automne 2015, bilan des traces laissées

Depuis la fin de l'été, c'est vers plus de trente sorties danse et beaucoup plus de propositions compte-tenu des programmes double et triple que mes pas m'ont amené. Voici donc venue l'heure de faire un bilan de mi-année. Des oeuvres coup de coeur, d'autres "un peu moins", toutes cependant ne m'ont pas fait regretter mon déplacement.

Dans la catégorie coup de coeur, la liste pourrait être longue, mais je me limiterai à cinq oeuvres et quelques petits extras.

Mon top cinq d'oeuvres, dans le désordre:

"Pluton" de La 2e porte à gauche présenté à l'Agora de la danse en collaboration avec Danse-Cité. 
Voilà ce que j'écrivais quelques heures plus tard, "Impossible de résumer en quelques mots, tout ce que l'on peut ressentir devant tant de nuances en geste, d'intensité montrée ou retenue. Quatre oeuvres dans lesquelles la signature du chorégraphe est tout à fait perceptible mais totalement pris en charge par les interprètes. Des moments de pur bonheur, mais pour ma part, la chance s'est faite encore plus grande. Durant une prestation, comment réagiriez vous, s'il y avait Louise Bédard qui s'approchait de vous, s'adressait à vous seul en vous disant que êtes plus beau sans vos lunettes et que surtout que vous avez de beaux yeux."

"Unrelated" de Daina Ashbee présenté au La Chapelle dans le cadre du Festival "Grand Cru".

Voilà ce que j'écrivais à propos de cette expérience, ébranlé et touché.  Cette oeuvre sombre met en lumière...". Cette contradiction, en apparence, illustre bien, le sujet tel un corps noir qui irradie, soit la violence faite aux femmes, un côté sombre de la nature humaine qui produit une oeuvre lumineuse. Cette violence, inspiration de l'oeuvre se traduit par une souffrance exprimée, une souffrance qui est aussi totalement désespérée. Grâce aux performances intenses de Clara Furey et Areli Moran, c'est une souffrance dévoilée, exprimée par des gestes d'auto-violence, par des gestes non aboutis, par des tentatives de prise en charge, mais jamais par la parole. 

"Bagne Re-création" de Jeff Hall et Pierre-Paul Savoie à la Place des Arts présenté par Danse Danse.

Une heure qui frappe dans "l'dash" et qui laisse une trace tangible en nous. Voilà ce que j'écrivais  et qui encore résonne en moi. Belle occasion aussi de revoir une oeuvre marquante de notre répertoire en danse.

"Rites" de José Navas à la Cinquième Salle de la Place des Arts présenté par Danse Danse.

De cette soirée, j'ai écrit,  "Une fois les lumières éteintes, calme et posé, il entreprend trois courts solos en prenant le temps de changer de vêtements. Chers spectateurs, c'est à mon rythme que les choses se feront, indique-t-il. Si le rythme est saccadé, l'interprétation est fluide. Arrive la pièce principale de cette soirée, "Le sacre du printemps" qui me captive et m'interpelle autant par le propos que par l'interprétation." L'effet Navas avait encore fonctionné.

"(CO) + Le facteur humain" d'Evelyne Laforest et Rémi Laurin-Ouellette au Monument National présenté par Tangente.

J'écrivais "Une vingtaine de minutes qui font tout oublier, surtout les tracas" pour lapremière oeuvre et "Une danse qui fait du bien à l'âme du spectateur.", pour la deuxième. D'une esthétique douce et si belle et enrobées d'une trame musicale délicieuse pour l'oreille, nous en souhaitons d'autres de ces deux chorégraphes. 

Mes extras:

Mon moment fort d'interprétation:

La prestation de Brianna Lombardo dans "ThisDuetThatWe'veAlreadyDone(so manytimes)" avec Frédérick Gravel. Malgré que ce ne soit pas la première fois que j'appréciais ses prestations, la dernière en date était dans "Solitudes duo" de Daniel Léveillée, c'est là juste devant elle que la révélation s'est faite et "La présence Lombardo" dans mon esprit s'est imposée.

Mes sorties plaisir pas du tout coupable:

Me rendre assister à une représentation de "Passerelle 840" (trois fois cette saison), pour découvrir. Oui, juste pour découvrir et apprécier. Un agréable apéritif de début de soirée à 18h00, juste avant de me diriger ailleurs. 

Mon moment fort de la saison:

Ma passage à CHOQ web radio avec la gang chaleureuse de Danscussions. Ma première fois à parler danse. Pour ceux et celles qui "l'ont raté". 

Voici le lien.http://www.choq.ca/emissions/danscussions

Fin d'année en vue, une nouvelle à l'horizon. Une fois 2016 débutée, je vous présenterai mon agenda du printemps. Pour ceux et celles qui auraient des propositions, n'hésitez pas à me les partager.