C'était, il y a plus de deux ans, je découvrais au CCOV, trois filles ( Geneviève Boulet, Laura Toma et Erin O'Loughlin) du Collectif LaTresse qui avaient du cran, comme je le rapportais dans un de mes textes et je me promettais de suivre les prochains pas. Depuis, rien sur mon radar de spectateur jusqu'à récemment. Elles nous proposent leur première pièce intégrale et moi, je me suis vite procuré mon billet. Et je n'étais pas le seul, à preuve les salles combles et la supplémentaire.
Tirée du site de l'Agora de la danse
C'est devant la porte de l'Espace Bleu que nous attendons pour prendre place. Une fois rendu dans la salle, la scène est maintenue dans une certaine noirceur, nous permettant, néanmoins de voir sur le plancher de la scène une toile foncée avec des aspérités. Le temps passe, la salle se fait comble et puis arrive le moment que les lumières se font discrètes. Aux aguets, j'observe la scène et découvre des mouvements sous la toile.
Peu à peu, dans ce premier tableau fort et fort bien réussi, apparaissent peu à peu des jambes de femmes. S'en suit tout en ondulations, leurs corps nous apparaissent. Ces femmes "viennent au monde" et nous entraîneront dans un voyage initiatique riche en symboles. Utilisant fort bien, tel qu'annoncé, le folklore, la fantaisie et le sacré, les différents tableaux s'enchaînent de façon fort habile. Je me sens amener dans une expédition dans différents univers riches de leurs symboles.
Ces trois femmes sont investies, cela se ressent, tout au long de la naissance de leurs personnages jusqu'à leur libération. Durant ce périple, il y a ce moment, par un éclairage fort habile (bravo Hugo Dalphond !) durant lequel la scène devient un espace "immense" et "dans ma tête" riche d'un bel avenir ! Le tout est porté par une trame sonore de Marc Bartissol et Antoine Berthiaume qui enrobe fort efficacement, et que j'ai bien aimé, le propos chorégraphique.
Il faut voir cette oeuvre comme une expédition fort belle dans un univers féminin sacré appuyée par les déclinaisons culturelles des trois membres (irlandaises, roumaines et québécoises) de ce collectif.
La discussion d'après représentation a été pour moi fort intéressante, mais pas seulement pour les questions et les réponses, mais aussi par les sourires des trois interprètes, satisfaites, comme moi, de ce parcours initiatique et de ses symboles.
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vendredi 15 novembre 2019
samedi 18 mai 2019
Sur mes pas en danse: "Les danses à deux temps" pour spectateurs comblés !
Après avoir apprécié les élèves du département de Danse de l'UQAM, mes pas me portent en ce mois de mai jusqu'à la salle Orange du Wilder pour assister au spectacle de fin d'année des étudiant.es de première et deuxième année de l'École de Danse Contemporaine de Montréal. Le niveau collégial terminant sa session après celle de l'université, ça permet aux spectateurs d'avoir un agenda plus équilibré !!!
Ils et elles nous proposent un programme triple et pour cette soirée de première, c'est salle comble. Nous aurons droit d'abord à "World was on fire: l'ère du verseau" du Collectif La Tresse (Geneviève Boulet, Erin O'Loughlin et Laura Toma), oeuvre interprétée par la "gang" de deuxième année. Suivra, "Marges de Manoeuvre" de Pierre-Marc Ouellette par la "gang" de première année. Après un court entracte, la gang de deuxième nous revient avec "Pas de bras, pas de chocolat 2" de Sophie Corriveau (en collaboration avec les interprètes, ajoute le feuillet de la soirée).
Photo de Maxime Côté tirée du site de l'École
En ouverture de soirée "World was on fire: l'ère du verseau" s'avère fort surprenant avec différents tableaux hétéroclites, nous amenant dans des univers fort différents colorés par des musiques de tout genre (du jazz au folklore roumain !). Les seize interprètes (Catherine Bellefleur, Christophe Benoît-Piau, Sophie Carl, Julianne Decerf, Philippe Dépelteau, Louise Gamain, Lauranne Heulot, Luce Lainé, Maude Laurin-Beaulieu, Tiffany Leclair, Marie Lévêque, Amanda Petropoulos, Marie-Maxime Ross, Valentin Rosso, Molly Siboulet-Ryan et Alicia Toublanc) investis à la tâche, réussissent à nous faire passer d'un univers à l'autre et nous garder attentifs malgré la tournure parfois surprenante du propos chorégraphique. Chacun des spectateurs, en plus de trouver l'oeuvre globale surprenante et fort intéressante, pourra aussi trouver son moment préféré, ce qui a été aussi mon cas.
Le temps que les applaudissements s'envolent et qu'en fond de scène, on installe un clavier, qui accueillera Jad Orphée Chami. "Marges de manoeuvre" nous entraîne avec ses interprètes (Lou Amsellem, Pauline Ansquer, Elisa Barrat, Justine Dagenais-de Montigny, Adèle de Boisgrollier, Sabrina Dupuis, Sophie Fekete, Lauren Fisher, Alice Foriel-Destezet, Rose Gagnol, Klaudy Gardner, Anny Gauthier, Mathieu Hérard, Débora Huynh, Gabrielle Kachan, Mathéo LeBouc, Nikita Peruzzini, Ernesto Quesada Perez et Evelynn Yan) dans une oeuvre "jeune et dynamique". Il est impossible de ne pas remarquer la symbiose entre le musicien et les mouvements que l'on découvre sur scène. Je dois avouer que mon attention a quelques fois été détournée des gestes et a été attirée vers le fond de la scène dont une fois particulièrement parce que Jad Orphée Chami jouait d'une main de l'accordéon et de l'autre du piano, ouf !!!! Il en reste que cette oeuvre, inspirée du "monde du travail" montrait effectivement un dynamisme et une fébrilité fort belle à découvrir et très facile à apprécier.
Et une fois le "rideau" baissé et les applaudissements envolés, nous devrons quitter la salle, question de préparer "la place" pour la dernière oeuvre de la soirée, "Pas de bras, pas de chocolat 2" de Sophie Corriveau avec la gang de deuxième année de retour (avec en plus Joanie Michaud). Lorsque nous revenons en salle, nous sommes accueillis, par les interprètes, formant une haie d'honneur comme comité d'accueil. Et ce sera mon oeuvre préférée de cette soirée et qui m'a fait la plus grande impression (et ce, sans enlever rien aux deux premières !). Nous aurons droit à des sourires fort grands et qui semble aussi forcés, parce que lorsqu'ils lancent un bonsoir, dont je serai un des bénéficiaires (de ma place première rangée, juste devant eux et elles), leur visage se décomposent. Ces humains semblent cacher une fragilité derrière l'apparence montrée. Et c'est exactement ce que nous découvrirons dans la suite lorsque le dévoilement de leur destin, nous montre des êtres qui revêtent de plus en plus de vêtements (qui se retrouvent sur les côtés cour et jardin de la scène) tout au long des tableaux, signe de leur itinérance et du poids de la vie sur eux. Le tout a des "couleurs" du théâtre absurde de "En attendant Godot" de Samuel Beckett et ces "jeunes" portent fort bien autant chorégraphiquement que théâtralement le propos. Je vois et je sens fort bien l'arrivée de la "grande faucheuse" de notre civilisation !
Une soirée fort bien réussie pour nous, spectateurs, et prometteuse pour ces élèves. Il leur reste encore des pas à faire dans leur formation, mais je serai fort curieux de découvrir ce qu'ils nous proposeront l'an prochain ! Mais entre temps, rendez-vous dans quelques jours pour découvrir les propositions des finissant.es de cette école !
Ils et elles nous proposent un programme triple et pour cette soirée de première, c'est salle comble. Nous aurons droit d'abord à "World was on fire: l'ère du verseau" du Collectif La Tresse (Geneviève Boulet, Erin O'Loughlin et Laura Toma), oeuvre interprétée par la "gang" de deuxième année. Suivra, "Marges de Manoeuvre" de Pierre-Marc Ouellette par la "gang" de première année. Après un court entracte, la gang de deuxième nous revient avec "Pas de bras, pas de chocolat 2" de Sophie Corriveau (en collaboration avec les interprètes, ajoute le feuillet de la soirée).
Photo de Maxime Côté tirée du site de l'École
En ouverture de soirée "World was on fire: l'ère du verseau" s'avère fort surprenant avec différents tableaux hétéroclites, nous amenant dans des univers fort différents colorés par des musiques de tout genre (du jazz au folklore roumain !). Les seize interprètes (Catherine Bellefleur, Christophe Benoît-Piau, Sophie Carl, Julianne Decerf, Philippe Dépelteau, Louise Gamain, Lauranne Heulot, Luce Lainé, Maude Laurin-Beaulieu, Tiffany Leclair, Marie Lévêque, Amanda Petropoulos, Marie-Maxime Ross, Valentin Rosso, Molly Siboulet-Ryan et Alicia Toublanc) investis à la tâche, réussissent à nous faire passer d'un univers à l'autre et nous garder attentifs malgré la tournure parfois surprenante du propos chorégraphique. Chacun des spectateurs, en plus de trouver l'oeuvre globale surprenante et fort intéressante, pourra aussi trouver son moment préféré, ce qui a été aussi mon cas.
Le temps que les applaudissements s'envolent et qu'en fond de scène, on installe un clavier, qui accueillera Jad Orphée Chami. "Marges de manoeuvre" nous entraîne avec ses interprètes (Lou Amsellem, Pauline Ansquer, Elisa Barrat, Justine Dagenais-de Montigny, Adèle de Boisgrollier, Sabrina Dupuis, Sophie Fekete, Lauren Fisher, Alice Foriel-Destezet, Rose Gagnol, Klaudy Gardner, Anny Gauthier, Mathieu Hérard, Débora Huynh, Gabrielle Kachan, Mathéo LeBouc, Nikita Peruzzini, Ernesto Quesada Perez et Evelynn Yan) dans une oeuvre "jeune et dynamique". Il est impossible de ne pas remarquer la symbiose entre le musicien et les mouvements que l'on découvre sur scène. Je dois avouer que mon attention a quelques fois été détournée des gestes et a été attirée vers le fond de la scène dont une fois particulièrement parce que Jad Orphée Chami jouait d'une main de l'accordéon et de l'autre du piano, ouf !!!! Il en reste que cette oeuvre, inspirée du "monde du travail" montrait effectivement un dynamisme et une fébrilité fort belle à découvrir et très facile à apprécier.
Et une fois le "rideau" baissé et les applaudissements envolés, nous devrons quitter la salle, question de préparer "la place" pour la dernière oeuvre de la soirée, "Pas de bras, pas de chocolat 2" de Sophie Corriveau avec la gang de deuxième année de retour (avec en plus Joanie Michaud). Lorsque nous revenons en salle, nous sommes accueillis, par les interprètes, formant une haie d'honneur comme comité d'accueil. Et ce sera mon oeuvre préférée de cette soirée et qui m'a fait la plus grande impression (et ce, sans enlever rien aux deux premières !). Nous aurons droit à des sourires fort grands et qui semble aussi forcés, parce que lorsqu'ils lancent un bonsoir, dont je serai un des bénéficiaires (de ma place première rangée, juste devant eux et elles), leur visage se décomposent. Ces humains semblent cacher une fragilité derrière l'apparence montrée. Et c'est exactement ce que nous découvrirons dans la suite lorsque le dévoilement de leur destin, nous montre des êtres qui revêtent de plus en plus de vêtements (qui se retrouvent sur les côtés cour et jardin de la scène) tout au long des tableaux, signe de leur itinérance et du poids de la vie sur eux. Le tout a des "couleurs" du théâtre absurde de "En attendant Godot" de Samuel Beckett et ces "jeunes" portent fort bien autant chorégraphiquement que théâtralement le propos. Je vois et je sens fort bien l'arrivée de la "grande faucheuse" de notre civilisation !
Une soirée fort bien réussie pour nous, spectateurs, et prometteuse pour ces élèves. Il leur reste encore des pas à faire dans leur formation, mais je serai fort curieux de découvrir ce qu'ils nous proposeront l'an prochain ! Mais entre temps, rendez-vous dans quelques jours pour découvrir les propositions des finissant.es de cette école !
jeudi 8 juin 2017
Sur mes pas en danse: Une visite au CCOV pour découvrir
Il est 11h00 et, compte-tenu de mon futur statut professionnel, c'est sans aucune réserve et grand plaisir (mais pas coupable) que j'ai fait l'école buissonnière. Mes pas m'amèneront d'abord au CCOV pour la présentation de deux résultats de résidence dans ces lieux. D'abord, "À bout de bras" par David-Albert Toth (Parts+Labour_Danse) et ensuite "Volume II" par le Collectif LA TRESSE (Geneviève Boulet, Erin O'Loughlin et Laura Toma).
Rendu habitué des lieux, je me rends directement au troisième sous-sol de la Place des Arts. Après quelques minutes d'attente, en compagnie de gens du milieu (moi qui me sens encore quelque peu imposteur, mais non repentant cependant), nous prenons place dans la salle, il est midi. Andrew Tay, le commissaire artistique (qui fait un très bon boulot !), prend le micro et nous présente ce qui suivra.
Débute "À bout de bras" qui nous présente un personnage, tout de noir et blanc vêtu. Il semble seul, j'en soupçonne la quête et des bribes de son histoire. Pour moi qui avais tellement apprécié une oeuvre précédente de ce même interprète (et "mosus !", j'ai oublié le titre, mais pas ce que j'avais ressenti tout en haut de la Salle Hydro Québec avec lui en bas), j'ai ressenti les mêmes impressions. De ma perspective, lorsque cet interprète un personnage, impossible de ne pas être touché. Pour moi, c'est sa plus grande qualité. Ce qu'il porte "À bout de bras", il nous le transmet et lorsqu'il se mouche et se rend à la rencontre d'un spectateur, il remet en partie ce fardeau à quelqu'un d'autre. Oeuvre en devenir qui méritera certainement une place dans mon agenda, parce que de David, je veux suivre les pas. Après les applaudissements, brève explication de la démarche par l'interprète, pendant que les balais enlèvent les traces "organiques" (fragments de papier, fort bien utilisés). Bonus de présence, j'apprends aussi que sa compagnie sera au programme d'un diffuseur cet automne, à suivre donc !
Deuxième partie, le collectif La Tresse prend possession de la place avec une entrée dans des vêtements qui a tout de la chrysalide (chandail de laine et tuque sur la tête). Ce collectif en est pas à ses premiers pas sur les scènes montréalaises, mais pour moi, c'est la première fois. Pourtant leur "histoire" indique de nombreuses présences dans des festivals et même un prix remporté (Coup de coeur du Public au Festival Quartiers Danses). Comme quoi, il y a tant à voir et à rater à Montréal ! Mais là, je suis là et "Volume II" se décline dans une série de tableaux dans lesquels les chrysalides se transforment graduellement en de magnifiques "papillons" qui, sur la scène, "s'éclatent". Je dois avouer que le tout m'a quelque peu déstabilisé. Il en reste que j'ai eu l'impression que la réception des spectateurs était bonne, ce qui m'a, je l'avoue, quelque peu influencé. Ces trois filles ont du cran et du talent, à moi de voir si je peux les suivre dans leurs envolées.
Il est environ 13h00 et devant moi tout le temps pour me rendre au Wilder pour la deuxième partie de mon après-midi "d'école buissonnière" pour découvrir deux autres oeuvres en création, suite à des "résidences" dans le cadre du OFFTA et de participer à ma première Session Larsen, nouveau défi pour le spectateur que je suis. À suivre, donc !
Rendu habitué des lieux, je me rends directement au troisième sous-sol de la Place des Arts. Après quelques minutes d'attente, en compagnie de gens du milieu (moi qui me sens encore quelque peu imposteur, mais non repentant cependant), nous prenons place dans la salle, il est midi. Andrew Tay, le commissaire artistique (qui fait un très bon boulot !), prend le micro et nous présente ce qui suivra.
Débute "À bout de bras" qui nous présente un personnage, tout de noir et blanc vêtu. Il semble seul, j'en soupçonne la quête et des bribes de son histoire. Pour moi qui avais tellement apprécié une oeuvre précédente de ce même interprète (et "mosus !", j'ai oublié le titre, mais pas ce que j'avais ressenti tout en haut de la Salle Hydro Québec avec lui en bas), j'ai ressenti les mêmes impressions. De ma perspective, lorsque cet interprète un personnage, impossible de ne pas être touché. Pour moi, c'est sa plus grande qualité. Ce qu'il porte "À bout de bras", il nous le transmet et lorsqu'il se mouche et se rend à la rencontre d'un spectateur, il remet en partie ce fardeau à quelqu'un d'autre. Oeuvre en devenir qui méritera certainement une place dans mon agenda, parce que de David, je veux suivre les pas. Après les applaudissements, brève explication de la démarche par l'interprète, pendant que les balais enlèvent les traces "organiques" (fragments de papier, fort bien utilisés). Bonus de présence, j'apprends aussi que sa compagnie sera au programme d'un diffuseur cet automne, à suivre donc !
Deuxième partie, le collectif La Tresse prend possession de la place avec une entrée dans des vêtements qui a tout de la chrysalide (chandail de laine et tuque sur la tête). Ce collectif en est pas à ses premiers pas sur les scènes montréalaises, mais pour moi, c'est la première fois. Pourtant leur "histoire" indique de nombreuses présences dans des festivals et même un prix remporté (Coup de coeur du Public au Festival Quartiers Danses). Comme quoi, il y a tant à voir et à rater à Montréal ! Mais là, je suis là et "Volume II" se décline dans une série de tableaux dans lesquels les chrysalides se transforment graduellement en de magnifiques "papillons" qui, sur la scène, "s'éclatent". Je dois avouer que le tout m'a quelque peu déstabilisé. Il en reste que j'ai eu l'impression que la réception des spectateurs était bonne, ce qui m'a, je l'avoue, quelque peu influencé. Ces trois filles ont du cran et du talent, à moi de voir si je peux les suivre dans leurs envolées.
Il est environ 13h00 et devant moi tout le temps pour me rendre au Wilder pour la deuxième partie de mon après-midi "d'école buissonnière" pour découvrir deux autres oeuvres en création, suite à des "résidences" dans le cadre du OFFTA et de participer à ma première Session Larsen, nouveau défi pour le spectateur que je suis. À suivre, donc !
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