Pour leur spectacle de fin d'année (2019), dix-neuf interprètes-étudiantes du Département de danse de l'UQAM, nous proposaient une réadaptation de la pièce "La vie attend" avec des éléments d'une autre oeuvre de la compagnie Parts+Labour_Danse (David Albert-Toth et Emily Gualtieri), "In mixed Company".
Si de cette dernière, je n'en ai aucun souvenir, il n'en n'était rien de la première, "La vie attend", présentée au Théâtre La Chapelle et qui mettait en scène cinq interprètes masculins. Difficile d'en oublier le début avec la diatribe fort intense de Marc Boivin qui mettait la table à ce qui suivra. Voilà de "grosses bottes" à chausser pour celle (Lila Geneix) qui reprend cette intro. Et croyez-moi, elle les a chaussé fort bien et difficile de rester insensible et admiratif devant sa performance avant les moments qui sont annoncés comme mémorables !
Pause
Cette belle gang de femmes ou à une partie à tout le moins, je ne la découvrais pas pour la première fois durant cette soirée ! Leurs talents, j'ai pu l'apprécier à leur présentation le printemps dernier (avec "Paradis" de Catherine Gaudet), mais aussi à la proposition de certaines "Passerelles" ainsi qu'à la journée internationale de la danse, le printemps dernier, durant laquelle, elles m'avaient fait danser avec l'une d'une d'entre elle, Anna Erbibou (oui, oui !!!), durant "Boudoir et Compagnie de Lila Geneix. Ce qui ne veut pas dire que j'ai perdu mon sens critique, en échange d'une sympathie sincère et avouée ! Ce qui suivra reflète en toute objectivité ce que j'ai pu apprécier durant la présentation.
Fin de la pause
Sur les thématiques annoncées, de la peur de disparaître, d'être oubliée et d'être mis de côté (craintes universelles !), la suite nous en a présenté une approche fort éloquente et surtout bien interprétée, porteuse d'avenir, autant comme spectateur de danse que comme citoyen !
Merci Pamela Aubé, Noémie Beaulieu-Ste Marie, Amandine Boulineau Pillet, Véronique Chartier, Châtelaine Côté-Rioux, Léa Dargis-Deschesnes, Zoé Delsalle, Ariane Demers, Camille Paquin, Anna Erbibou, Lila Geneix, Johanna Lucchese, Alice Marroquin-Éthier, Adèle Morrissette, Laureline Morin, Sandrine Parent, Catherine Pelletier-Voyer, Marie-Noëlle Roux et Danae Serinet Barrera pour ces moments durant lesquels, vous m'avez montré certains aspects de la dualité de la nature humaine. La solitude en groupe, la peur exprimée mais assumée, la présence forte, mais prudente et aussi la résilience de celles qui restent face à celle qui part.
Reste dans ma mémoire, ces mouvements "habillés" en noir sur plancher blanc, de celles aussi qui montent pour en redescendre dans les bras des autres, après un moment d'effervescence. Aussi ceux durant lesquels vous êtes venues près de moi et que vous vous êtes éloignées, ensuite. Vous avez eu devant moi une présence forte et affirmée.
"Render" se voulait une prise de parole fait "corps". Vous avez relevé le défi en portant votre message haut et fort. Cela me fait grand bien, pour cela merci ! Et on se revoit bientôt !
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dimanche 15 décembre 2019
vendredi 31 août 2018
Sur mes pas en danse: Un programme triple qui occupe fort bien une soirée de ma saison estivale de danse, "Caveat" en deuxième partie.
En cette soirée de fin août, dans ce programme triple entrepris et complété sur la rue Prince-Arthur (détails dans un texte précédent), il y avait au milieu, un territoire que mes pas n'avaient pas encore exploré, soit les locaux de l'École de danse contemporaine de Montréal. Au programme, "Caveat" résultat du projet Fly 2018, oeuvre chorégraphiée par David Albert-Toth et Emily Gualtieri (Parts+Labour_Danse), en collaboration avec les interprètes Charles Brecard, Miranda Chan, Roxanne Dupuis, Maïka Giasson, Brontë Poiré-Prest et Flora Spang. C'était la huitième édition de Fly, mais la première pour moi. Comme quoi, mes pas fort actifs ont encore des territoires à explorer et c'est au sixième étage du Wilder qu'ils m'ont amenés, une quinzaine de minutes avant le début de la présentation. Et un billet j'ai eu, mais comme la suite le montrera, malgré le nombre de places limitées et le premier arrivé, premier servi, aucune personne ne sera laissée pour compte.
Photo de David Wong tirée du site de l'École de danse contemporaine de Montréal
En attente devant la porte du Studio 2, celui de la présentation à venir, j'ai le temps de découvrir les "mosaïques" des finissant.e.s dont plusieurs sont encore forts présent.e.s sur les scènes. Une fois, l'ouverture des portes, nous prendrons place pendant que les six interprètes sont déjà présents, ondulant au rythme de la musique, tandis que les deux chorégraphes sont dans un coin arrière de la salle, derrière la console. Une fois tous les spectateurs bien installés, monsieur Yves Rocray, directeur général, nous présente le projet, ses objectifs et son importance comme tremplin à ses finissant.e.s. Nous apprendrons aussi que le projet, supporté financièrement exclusivement par son École est maintenant commandité par Bell Canada pour cette édition et les deux prochaines.
Les mots terminés, c'est le temps des gestes. Et de cette oeuvre, je serai totalement ravi, mais surtout touché. Comme il est indiqué dans le feuillet de présentation, "Caveat" vient du latin, signifiant « qu'il se méfie» et le verbe cavēre signifiant «être sur ses gardes». C'est un avertissement, une mise en garde, à prendre en considération.
Et dans ce lieu dépouillé de tout artifice sauf une trame musicale fort efficace, j'ai vu l'essentiel. Des propos de jeunes, colorés de mouvements amorcés, de relations complexes, des instants juste avant d'oser et entreprendre leur envol, seul ou en groupe dans la vie. Et lorsque leurs voix se font entendre pour chanter "When I'm gone" (dont j'ai découvert depuis sur le web une belle version d'Anna Kendrick), le message percute en moi et me touche. "Émouvant" est le dernier mot inscrit dans mon petit carnet et qui décrit le mieux ce que j'ai ressenti.
Cette oeuvre, j'en suis convaincu, pourra rejoindre un public de jeunes du secondaire et du CEGEP, portée avec brio par des jeunes interprètes fort prometteurs et qui devrait être représentée. Avis aux diffuseurs ! Et moi, je repars vers ma prochaine oeuvre, avec en tête le message et les mouvements de l'oeuvre.
Photo de David Wong tirée du site de l'École de danse contemporaine de Montréal
En attente devant la porte du Studio 2, celui de la présentation à venir, j'ai le temps de découvrir les "mosaïques" des finissant.e.s dont plusieurs sont encore forts présent.e.s sur les scènes. Une fois, l'ouverture des portes, nous prendrons place pendant que les six interprètes sont déjà présents, ondulant au rythme de la musique, tandis que les deux chorégraphes sont dans un coin arrière de la salle, derrière la console. Une fois tous les spectateurs bien installés, monsieur Yves Rocray, directeur général, nous présente le projet, ses objectifs et son importance comme tremplin à ses finissant.e.s. Nous apprendrons aussi que le projet, supporté financièrement exclusivement par son École est maintenant commandité par Bell Canada pour cette édition et les deux prochaines.
Les mots terminés, c'est le temps des gestes. Et de cette oeuvre, je serai totalement ravi, mais surtout touché. Comme il est indiqué dans le feuillet de présentation, "Caveat" vient du latin, signifiant « qu'il se méfie» et le verbe cavēre signifiant «être sur ses gardes». C'est un avertissement, une mise en garde, à prendre en considération.
Et dans ce lieu dépouillé de tout artifice sauf une trame musicale fort efficace, j'ai vu l'essentiel. Des propos de jeunes, colorés de mouvements amorcés, de relations complexes, des instants juste avant d'oser et entreprendre leur envol, seul ou en groupe dans la vie. Et lorsque leurs voix se font entendre pour chanter "When I'm gone" (dont j'ai découvert depuis sur le web une belle version d'Anna Kendrick), le message percute en moi et me touche. "Émouvant" est le dernier mot inscrit dans mon petit carnet et qui décrit le mieux ce que j'ai ressenti.
Cette oeuvre, j'en suis convaincu, pourra rejoindre un public de jeunes du secondaire et du CEGEP, portée avec brio par des jeunes interprètes fort prometteurs et qui devrait être représentée. Avis aux diffuseurs ! Et moi, je repars vers ma prochaine oeuvre, avec en tête le message et les mouvements de l'oeuvre.
jeudi 5 octobre 2017
Sur mes pas en danse: "La vie attend" ou s'attend quoi de l'homme d'aujourd'hui ?
Pour obtenir mes réponses, mes premiers pas en danse en octobre m'ont porté chez "Danse-Cité" et "La Chapelle" pour découvrir "La vie attend" d'Emily Gualtieri et David Abert-Toth (Parts+Labour_Danse). Pour ce deuxième mercredi de présentation, le lieu est fort achalandé, la mise en liste d'attente des intéressés, des "sans billet", se conclut par un certain nombre de "yeah" à quelques minutes de la présentation. Par conséquent, c'est devant une salle comble, "riche" en gens du milieu de la danse, que viendra se présenter à nous, un des interprètes, Marc Boivin. Il met les gestes de côté, sauf ses bras fort actifs, pour nous entretenir sur son plaisir de nous voir si nombreux, et de ce que sera ou pourra être ce qui suivra. Je le connais fort bon danseur, mais comme acteur-improvisateur, là, il me laisse bouche bée. Ce que je retiens de cette introduction Ça sera un spectacle, on nous le suggère, que seuls peut-être les superlatifs pourront qualifier. Donc, allons-y voir de plus proche.
Photo des chorégraphes tirée du site de Danse-Cité
Arrivent ensemble, les cinq interprètes (Joe Danny Aurélien que je découvre pour la premire fois ici, Marc Boivin, Simon-Xavier Lefebvre, Milan Panet-Gigon et Nicolas Patry) qui dans une suite de tableaux nous présentent des états d'âme, sinon des états d'hommes. Ils le font de façon fort intense, même dans leurs états d'immobilité que les chorégraphes leurs demandent. Comme de vrais hommes (opinion personnelle, je le concède !), ils passent parfois abruptement d'un état à l'autre, sans que le passé, leur laisse de traces, à eux. À moi de suivre, parce que certains de leurs "états d'hommes" contrastent fort et moi, je le réussis. Le tout est relié par leurs propos récurrents sur la très grande qualité de l'oeuvre, "l'oeuvre d'une vie ou l'oeuvre de ma vie !" à un bémol près, comme quoi, la certitude, elle aussi, a son talon d'Achille. Il en reste que lorsqu'ils se mettent à danser ensemble ou seul, j'en retiens, qu'il faut laisser (au propre comme au figuré) la place pour s'exprimer avec les dérives ou les excès que cela peut apporter. Dans certains tableaux, le groupe se fait relais jusqu'à ce que l'unanimité se fasse et les pas, " till the end of the road", s'avèrent fort beaux à voir !!! L'ensemble bien appuyé par la trame musicale de David Drury.
Une oeuvre sur les hommes, avec la touche féminine d'Emily Gualtieri qui présente avec verbes hauts et gestes convaincants, comment les hommes peuvent avoir des personnalités "tout azimuth". Oeuvre aussi qui peut rejoindre le plus grand nombre, à preuve, les chaleureux applaudissements de la fin et les commentaires positifs entendus à la sortie de la salle.
Photo des chorégraphes tirée du site de Danse-Cité
Arrivent ensemble, les cinq interprètes (Joe Danny Aurélien que je découvre pour la premire fois ici, Marc Boivin, Simon-Xavier Lefebvre, Milan Panet-Gigon et Nicolas Patry) qui dans une suite de tableaux nous présentent des états d'âme, sinon des états d'hommes. Ils le font de façon fort intense, même dans leurs états d'immobilité que les chorégraphes leurs demandent. Comme de vrais hommes (opinion personnelle, je le concède !), ils passent parfois abruptement d'un état à l'autre, sans que le passé, leur laisse de traces, à eux. À moi de suivre, parce que certains de leurs "états d'hommes" contrastent fort et moi, je le réussis. Le tout est relié par leurs propos récurrents sur la très grande qualité de l'oeuvre, "l'oeuvre d'une vie ou l'oeuvre de ma vie !" à un bémol près, comme quoi, la certitude, elle aussi, a son talon d'Achille. Il en reste que lorsqu'ils se mettent à danser ensemble ou seul, j'en retiens, qu'il faut laisser (au propre comme au figuré) la place pour s'exprimer avec les dérives ou les excès que cela peut apporter. Dans certains tableaux, le groupe se fait relais jusqu'à ce que l'unanimité se fasse et les pas, " till the end of the road", s'avèrent fort beaux à voir !!! L'ensemble bien appuyé par la trame musicale de David Drury.
Une oeuvre sur les hommes, avec la touche féminine d'Emily Gualtieri qui présente avec verbes hauts et gestes convaincants, comment les hommes peuvent avoir des personnalités "tout azimuth". Oeuvre aussi qui peut rejoindre le plus grand nombre, à preuve, les chaleureux applaudissements de la fin et les commentaires positifs entendus à la sortie de la salle.
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