Qui pourrait douter que nous en sommes rendus à une époque effervescente de perturbations qui met sur la place publique le requestionnement de certaines de nos certitudes ? Les relations des hommes et des femmes dans le monde d'aujourd'hui sont au coeur de l'actualité. Mes deux plus récentes sorties dans les maisons de la Culture de mon arrondissement en étaient de belles illustrations. La première étant le requestionnement de la place de la femme dans les rôles convenus, "formatés" et surtout asservis, avec "Les Oracles". La deuxième, "Ton corps t'appartient-il ?" portait en requestionnant l'importance et l'omniprésence de notre apparence, celui des femmes surtout, dans la vie.
Deux sorties de formes assez différentes, danse, vidéo, musique et textes pour la première, théâtre pour la deuxième. Mais deux oeuvres toutes aussi intéressantes et percutantes. Commençons par la première.
Photo tirée du site internet de Rhizome
Dans la (trop) grande salle du "Patro Le Prévost", "Les Oracles" nous proposaient une performance in(ter)disciplinaire (avec une utilisation des parenthèses comme je les aime avec le sens double amené) comme décrit par "Rhizome" et "Transcultures", producteurs de cette création. La scène est trop loin et aussi trop haute, mais pour peu que l'on concentre son attention sur les propos de Catrine Godin et Martine Delvaux et les gestes de Marilyn Daoust, accompagnées par Philippe Franck à l'atmosphère musical, le message interpelle. Autant dans le "Chapitre I : Percées" que dans le "Chapitre II : Prototype n°1", l'homme que je suis ne peut rester impassible à ce qu'on lui présente. Il serait plus juste de dire "frappé" par le propos qui appuie l'actualité qui jour après jour nous révèle les côtés sombres de la nature humaine (et masculine). Si l'oracle est un personnage mythique de genre masculin qui apporte des réponses aux sens "flexibles", rien de tel dans cette oeuvre. Les oracles sont féminins et la place de la femme dans leur affirmation est transcendant. Pas nécessaire de bien saisir le sens de chacun des mots pour bien ressentir. Dans "Prototype n°1", les mots projetés sur grand écran sont incarnés par une chorégraphie de cette femme "blonde" (Marylin Daoust) qui se débat furieusement face à ses stéréotypes persistants de "fille en série", dixit Martine Delvaux. Le personnage ressort vidée (et l'interprète aussi, j'en suis certain) de son combat qui se termine en laissant derrière elle, sa perruque blonde. Rien cependant qui indique que la guerre est gagnée, mais le combat continu, voilà l'extrapolation logique de ce dyptique qui mériterait bien une suite, mais aussi une discussion avec le public après la présentation.
Le lendemain, dans la (petite) Salle de diffusion de Parc-Extension, nous avons eu droit à la présentation de la pièce "Ton corps t'appartient-il ?" de la compagnie "Minuit moins une Théâtre, avec sur scène Arnaud Doiron-Barbant, Sandrine Quynh, Célia Laguitton et Benoît Patterson. Finaliste, bien méritée, du concours "Parcours scène" de mon arrondissement, cette pièce vise, tel que le mentionne le feuillet, à toucher et ébranler le public, l'inciter à la réflexion et à la prise de position." Et pour cela, elle vise juste.
Affiche tirée du site de la Ville de Montréal
C'est en revenant dans le temps avec un extrait de "Mais n'te promène donc pas toute nue !" de George Feydeau (écrite en 1911) que la pièce débute. De cette femme qui se promène dans sa maison devant son enfant en "tenue légère", le mari n'arrive pas à installer son autorité et "sauver" son honneur (à lui) pour la faire se "rhabiller". Une fois, cette introduction historique qui met bien la table, la suite sera composée d'une série de tableaux qui fera rire (parfois jaune) sur des problématiques toujours actuelles et pertinentes de ce corps qui est le nôtre, mais qui appartient souvent plus à ceux qui le regardent. Donc, pour répondre à la grande question, "à qui appartient vraiment notre corps ?", il y a cette femme qui réalise que son "cul" est pour les autres et que elle, il échappera toujours à sa vue. Ou cette jeune femme qui a toujours 27 ans et que pour y arriver, y met les moyens de liposuccions à des abdominoplasties en passant par l'incontournable augmentation mammaire et qui "grâce" à son psychothérapeute sera dans "quelques années" sans défauts. Une des qualités de ce tableau est d'avoir présenté cette "jeune" femme par un homme.
Certains tableaux sont plus dramatiques, tels que celui de ce couple qui "contourne" une autre maternité pour assurer leur "si bon confort". De ce court échange, aux enjeux actuels, impossible de ne pas être interpellé. Et le tout se termine avec un rappel que notre corps (avec les cuisses qui portent le propos mis de l'avant dans ce tableau) garde en mémoire toutes nos expériences passées pour aller de l'avant. Une pièce qui met scène, fort habilement des enjeux fort actuels et qui mériterait qu'elle soit présentée devant un public de jeunes pour les sensibiliser à certaines réalités de leur corps. Et comme les artisans le souhaitent, il faudrait faire de cette pièce, avec son titre fort pertinent, un déclencheur de discussions parce qu'elle en possède tous les ingrédients. Une sortie à faire et des dates pour cela, le 20, 21, 27 et 28 novembre prochain au Bain Mathieu.
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lundi 6 novembre 2017
mardi 17 janvier 2017
Sur vos pas en danse ? Les propositions des Maisons de la Culture de la ville de Montréal.
À chacun ses intérêts, ça, pas question de le contester ! Mais des intérêts, il y a ceux que l'on a et ceux que l'on pourrait développer. À ceux et celles qui m'interrogent, intrigués, sur mon intérêt pour la danse contemporaine, je ne sais que répondre, sinon, allez y voir et qui sait ? Je ne conteste pas qu'il faut développer une "connection", pas nécessairement cérébrale, surtout pas, serais-je tenté d'ajouter, pour apprécier. Avec le temps, le sens de l'oeuvre s'impose ou pas et pour moi, voilà le plus grand intérêt de se rendre à une représentation. Mais Robert, direz-vous, cela peut coûter cher ! Oui et non, vous répondrais-je. Pour découvrir des oeuvres de tout horizon, il est possible de le faire gratuitement, oui oui, gratuitement ! Il ne faut que se déplacer, un peu à l'avance, ou réserver en ligne pour obtenir ses billets pour l'une ou l'autre des propositions que les Maisons de la Culture de la Ville de Montréal nous proposent.
Pour les fins de ma démonstration, je m'en tiendrai à des oeuvres que j'ai déjà vu et qui sont présentées dans les Maisons de la Culture, pas trop loin de chez moi, mais si vous "surfer" sur le site dont le lien est donné tout en bas, vous pourrez y trouver des spectacles "plus proches de chez vous. Pour ma part, mon territoire se situe dans le nord-est de Montréal et voici quelques-unes de mes propositions.
D'abord, "Foutrement" de Virginie Brunelle à la Maison de la Culture culturelle et communautaire de Montréal-Nord, le samedi 4 février ou le jeudi 16 février à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal ou aussi, à la Maison de la culture Frontenac, le jeudi 23 février. Une oeuvre pour adultes sur l'infidélité, une oeuvre intense comme les jeunes adultes savent souvent nous le présenter. Une oeuvre qui m'avait marqué autant par les gestes que par le propos. Une des oeuvre d'une chorégraphe établie et qui partira en tournée, de par le monde, par la suite. Si c'est bon pour les autres, c'est surtout très bon pour nous.
Photo : Virgine Brunelle
Dans le même suite "intense", mais tout aussi intéressant, "Fuck it" et "Même sous la pluie j'étais heureux (en souvenir de Mohégan)" de Catherine Lafleur présentés à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, le vendredi 10 février ou le samedi 29 avril à la Maison de la Culture de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension (Le Prévost). De cette soirée, je m'en souviens encore pour la puissance déployée et il est, selon moi, impossible de rester indifférent devant ce déploiement de mouvements, parfois intrigants.
Dans un registre différent, celui de la danse contemporaine africaine, "Mozongi" de la compagnie Nyata Nyata (Zab Maboungou) et la description correspond assez bien avec mes souvenirs, "pièce pour cinq danseurs et deux percussionnistes, œuvre poétique du temps et de la mémoire, Mozongi (Retour) agit comme une physique du temps: le pas est poids et le poids est temps." Cet amalgame de danse et de percussion mérite le détour jusqu'à la Maison de la Salle de diffusion du Parc-Extension (tout proche de la station de métro Parc), le samedi 11 février à 16h00 et pas nécessaire d'aller chercher ses billets à l'avance (l'admission est libre).
Photo de Kevin Calixte
Ailleurs encore, "Prismes" de Benoit Lachambre à la Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville, le vendredi 17 février ou le vendredi 24 février à la Maison de la culture Pointe-aux-Trembles. Une oeuvre "lumineuse", décrite fort justement comme suit, "Il s'agit d'une expérience intense, déstabilisante et jubilatoire, qui stimule et mystifie les sens!". Une oeuvre qui s'est méritée le prix de la meilleure oeuvre de danse à Montréal en 2014. Une oeuvre d'une chorégraphe qui sait mystifier et qui se doit d'être vue et revue.
Photo tirèe de La Presse et fournie par Montréal Danse
Une petite dernière d'une liste qui se pourrait être plus longue. "Dans ta tête et six peids sur terre" de de Maïgwenn Desbois et interprétée par Maïgwenn Desbois, Anthony Dolbec, Gabrielle Marion Rivard. Cette dernière, peur ceux qui ne le savent pas déjà est "la" Gabrielle du film du même nom. Une oeuvre émouvante dans laquelle la chorégraphe se fait accompagner par deux interprètes "différents", mais qui ne le resteront pas dans notre tête et notre coeur.
Photo de Sandra Lyne Bélanger
Une "tonne" de possibilités pour découvrir cette oeuvre, dont voici une courte liste:
Samedi 25 février (16h00) à la Maison de la Salle de diffusion du Parc-Extension
Samedi 11 mars à la Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville
Mercredi 22 mars à la Maison de la culture Plateau Mont-Royal
Samedi 25 mars à la Maison de la culture Rosement-Petite-Patrie (salle Jean-Eudes)
Cinq oeuvres qui devraient faire en sorte que la danse vous "parle", vous impressionne, vous émeuve.
Pour plein d'autres propositions pour tout type de public: voici le lien
http://www.accesculture.com/calendrier?disciplines=61
Pour les fins de ma démonstration, je m'en tiendrai à des oeuvres que j'ai déjà vu et qui sont présentées dans les Maisons de la Culture, pas trop loin de chez moi, mais si vous "surfer" sur le site dont le lien est donné tout en bas, vous pourrez y trouver des spectacles "plus proches de chez vous. Pour ma part, mon territoire se situe dans le nord-est de Montréal et voici quelques-unes de mes propositions.
D'abord, "Foutrement" de Virginie Brunelle à la Maison de la Culture culturelle et communautaire de Montréal-Nord, le samedi 4 février ou le jeudi 16 février à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal ou aussi, à la Maison de la culture Frontenac, le jeudi 23 février. Une oeuvre pour adultes sur l'infidélité, une oeuvre intense comme les jeunes adultes savent souvent nous le présenter. Une oeuvre qui m'avait marqué autant par les gestes que par le propos. Une des oeuvre d'une chorégraphe établie et qui partira en tournée, de par le monde, par la suite. Si c'est bon pour les autres, c'est surtout très bon pour nous.
Photo : Virgine Brunelle
Dans le même suite "intense", mais tout aussi intéressant, "Fuck it" et "Même sous la pluie j'étais heureux (en souvenir de Mohégan)" de Catherine Lafleur présentés à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, le vendredi 10 février ou le samedi 29 avril à la Maison de la Culture de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension (Le Prévost). De cette soirée, je m'en souviens encore pour la puissance déployée et il est, selon moi, impossible de rester indifférent devant ce déploiement de mouvements, parfois intrigants.
Dans un registre différent, celui de la danse contemporaine africaine, "Mozongi" de la compagnie Nyata Nyata (Zab Maboungou) et la description correspond assez bien avec mes souvenirs, "pièce pour cinq danseurs et deux percussionnistes, œuvre poétique du temps et de la mémoire, Mozongi (Retour) agit comme une physique du temps: le pas est poids et le poids est temps." Cet amalgame de danse et de percussion mérite le détour jusqu'à la Maison de la Salle de diffusion du Parc-Extension (tout proche de la station de métro Parc), le samedi 11 février à 16h00 et pas nécessaire d'aller chercher ses billets à l'avance (l'admission est libre).
Photo de Kevin Calixte
Ailleurs encore, "Prismes" de Benoit Lachambre à la Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville, le vendredi 17 février ou le vendredi 24 février à la Maison de la culture Pointe-aux-Trembles. Une oeuvre "lumineuse", décrite fort justement comme suit, "Il s'agit d'une expérience intense, déstabilisante et jubilatoire, qui stimule et mystifie les sens!". Une oeuvre qui s'est méritée le prix de la meilleure oeuvre de danse à Montréal en 2014. Une oeuvre d'une chorégraphe qui sait mystifier et qui se doit d'être vue et revue.
Photo tirèe de La Presse et fournie par Montréal Danse
Une petite dernière d'une liste qui se pourrait être plus longue. "Dans ta tête et six peids sur terre" de de Maïgwenn Desbois et interprétée par Maïgwenn Desbois, Anthony Dolbec, Gabrielle Marion Rivard. Cette dernière, peur ceux qui ne le savent pas déjà est "la" Gabrielle du film du même nom. Une oeuvre émouvante dans laquelle la chorégraphe se fait accompagner par deux interprètes "différents", mais qui ne le resteront pas dans notre tête et notre coeur.
Photo de Sandra Lyne Bélanger
Une "tonne" de possibilités pour découvrir cette oeuvre, dont voici une courte liste:
Samedi 25 février (16h00) à la Maison de la Salle de diffusion du Parc-Extension
Samedi 11 mars à la Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville
Mercredi 22 mars à la Maison de la culture Plateau Mont-Royal
Samedi 25 mars à la Maison de la culture Rosement-Petite-Patrie (salle Jean-Eudes)
Cinq oeuvres qui devraient faire en sorte que la danse vous "parle", vous impressionne, vous émeuve.
Pour plein d'autres propositions pour tout type de public: voici le lien
http://www.accesculture.com/calendrier?disciplines=61
mercredi 7 septembre 2016
Sur mes suggestions de danse "gratis" dans les Maisons de la Culture de Montréal
À Montréal, il y a de beaux et juteux comptes de taxe, des interdictions de stationner à en perdre son latin, des médailles à se procurer pour son chat, pour son chien et possiblement bientôt pour son lézard ou son poisson rouge, des feux de circulation aussi rouge que les poissons de votre aquarium ou de l'automobiliste qui tente de se déplacer dans le royaume du cône orange, des panneaux de toute sorte pour "allez savoir pourquoi", des sens uniques qui semblent vous diriger vers la sortie de la ville. Il y aussi cette guerre de territoire entre piétons, cyclistes, motocyclistes et automobilistes, sans oublier ses camions de toute dimension, aveugles de leurs angles morts.
À Montréal aussi, il y a heureusement des Maisons de la Culture dans les différents arrondissements et dans ces endroits, on peut apprécier des découvertes culturelles et surtout de belles découvertes en danse, "gratis". Parce qu'à Montréal, les taxes municipales paient cela aussi, pour peu que l'on y réside et que l'on aille chercher son billet à l'avance au cas où ! Pour peu aussi que l'on se mette à examiner les différentes programmations culturelles des arrondissements ou le site de la ville à "Accès Montréal", il sera facile de se constituer un agenda de sortie assez garni. Pour ma part, je m'en tiendrai à vous présenter des propositions dans mon coin "élargi" de ville et si mon agenda le permet, et auxquelles j'aimerais bien aller, parce que voir et revoir, et bien c'est bon, point !
Voici donc ma liste non exhaustive de ces oeuvres qui devraient permettre aux non ou aux moins familiers amateurs de danse de se faire la main et de développer une "dépendance" à ces mouvements qui éblouissent et surtout qui touchent.
D'abord, "Cartes postales de chimère" de Louise Bédard, avec sur scène, Isabelle Poirier et Lucie Vigneault. Cette oeuvre propose une rencontre chorégraphique intense avec une oeuvre intemporelle.
Elle est présentée dans bon nombre d'endroits ( dont le 9 novembre à la Maison Ahuntsic-Cartierville, 11 novembre à la Maison Villeray-St-Michel-Parc-Extension et le 18 novembre à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal).
Aussi, "Entre" d'Aurélie Pedron que j'ai pu "vivre" deux fois (je me retiens de le refaire, "laisse une chance aux autres Robert !") et qui un spectateur à la fois, permet de vivre une expérience singulière.
Cet automne pour un quinze minutes mémorable, il y a le 17 novembre à la Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal, entre 16h00 et 21h00 et aussi plus au nord à la Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord à partir de 13h00 le samedi 19 novembre et plus à l'est à la Maison de la culture de Pointes-aux-Trembles, le vendredi 25 novembre à partir de 18h00.
Il y aussi un programme double très intéressant par sa complémentarité, "Aube", suivi de "La chute". D'abord, Katia-Marie Germain nous propose une oeuvre toute féminine (5 interprètes) et certains mots de la description (univers poétique et création sensorielle) correspondent exactement aux souvenirs que j'en retiens. S'en suit, "La chute" de Emily Gualtieri et David Albert-Toth et c'est ce dernier qui sur scène incarne un "un homme qui se perd progressivement en lui-même". Dans sa chute, nous y sommes entraînés par les trippes, je m'en souviens encore et ce n'est d'hier.
Photo: Justine Latour
À la Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal, le 12 octobre à 20h00, à la Maison de la culture Frontenac, le 13 octobre à 19h00, le 14 octobre dans ma maison de la culture (Villeray, St-Michel-Parc Extension) à 20h00 et enfin dans celle de la Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville le 21 octobre à 19h30.
Autre proposition particulière, "hors norme" même, mais qui risque de développer une dépendance (ce qui a été mon cas !). Celle de découvrir l'univers singulier et tout "attentif" du geste exprimé, mais surtout celui non exprimé de Nicolas Cantin avec "Le vivarium de Cantin". Au programme, deux de ses créations, "Grand singe" et "Belle Manière" qui permettront une belle excursion dans l'univers de ce chorégraphe unique. Cet univers, il faut l'apprivoiser et par la suite, c'est tout à fait joussif et même addictif.
Je vais donc tenter d'y être, à la Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal, le mardi 15 novembre prochain à 20h00.
Un peu plus loin de mes territoires, mais très proche de mes intérêts chorégraphiques, il y a "[ID] DOUBLE" de Louis-Élyan Martin avec Laurie-Anne Langis. Je retranscrit le texte de présentation, puisque très clair, "D’innombrables contradictions rythment la chorégraphie entre chute et ascension menant le spectateur au bord du vide. Un troublant passage de l'ombre à la lumière". Une seule fois cet automne.à la Maison de la culture Marie-Uguay le jeudi 3 novembre à 20h00.
Photo de Claudia Chan-Tak et Nans Bortuzzo
La liste pourrait être encore longue,mais je me permets une dernière suggestion, "Ciel et cendres" de Lucie Grégoire. Sur le thème de la métamorphose, cette artiste dont les pas ont beaucoup voyagé, nous propose un solo qui m'avait, je m'en souviens encore, m'avait totalement ému, pendant et aussi après. Elle a occupé mon territoire émotif avec une grande sensibilité et efficacité.
Pour vous en faire votre propre appréciation, il faudra aller à la Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal, le mardi 29 novembre à 20h00 ou le jeudi 1er décembre à 20h00 à la Maison de la culture Marie-Uguay ou enfin, le mardi 6 décembre à 19h00 à la Maison de la culture Frontenac.
Pour consulter la programmation presque complète, certains arrondissements n'ayant mis la leur en ligne, dont celle de Rosemont-Petite-Patrie, il faut aller sur le site de la ville de Montréal avec un crayon et son agenda dont voici le lien.
http://www.accesculture.com/
À Montréal aussi, il y a heureusement des Maisons de la Culture dans les différents arrondissements et dans ces endroits, on peut apprécier des découvertes culturelles et surtout de belles découvertes en danse, "gratis". Parce qu'à Montréal, les taxes municipales paient cela aussi, pour peu que l'on y réside et que l'on aille chercher son billet à l'avance au cas où ! Pour peu aussi que l'on se mette à examiner les différentes programmations culturelles des arrondissements ou le site de la ville à "Accès Montréal", il sera facile de se constituer un agenda de sortie assez garni. Pour ma part, je m'en tiendrai à vous présenter des propositions dans mon coin "élargi" de ville et si mon agenda le permet, et auxquelles j'aimerais bien aller, parce que voir et revoir, et bien c'est bon, point !
Voici donc ma liste non exhaustive de ces oeuvres qui devraient permettre aux non ou aux moins familiers amateurs de danse de se faire la main et de développer une "dépendance" à ces mouvements qui éblouissent et surtout qui touchent.
D'abord, "Cartes postales de chimère" de Louise Bédard, avec sur scène, Isabelle Poirier et Lucie Vigneault. Cette oeuvre propose une rencontre chorégraphique intense avec une oeuvre intemporelle.
Elle est présentée dans bon nombre d'endroits ( dont le 9 novembre à la Maison Ahuntsic-Cartierville, 11 novembre à la Maison Villeray-St-Michel-Parc-Extension et le 18 novembre à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal).
Aussi, "Entre" d'Aurélie Pedron que j'ai pu "vivre" deux fois (je me retiens de le refaire, "laisse une chance aux autres Robert !") et qui un spectateur à la fois, permet de vivre une expérience singulière.
Cet automne pour un quinze minutes mémorable, il y a le 17 novembre à la Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal, entre 16h00 et 21h00 et aussi plus au nord à la Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord à partir de 13h00 le samedi 19 novembre et plus à l'est à la Maison de la culture de Pointes-aux-Trembles, le vendredi 25 novembre à partir de 18h00.
Il y aussi un programme double très intéressant par sa complémentarité, "Aube", suivi de "La chute". D'abord, Katia-Marie Germain nous propose une oeuvre toute féminine (5 interprètes) et certains mots de la description (univers poétique et création sensorielle) correspondent exactement aux souvenirs que j'en retiens. S'en suit, "La chute" de Emily Gualtieri et David Albert-Toth et c'est ce dernier qui sur scène incarne un "un homme qui se perd progressivement en lui-même". Dans sa chute, nous y sommes entraînés par les trippes, je m'en souviens encore et ce n'est d'hier.
Photo: Justine Latour
À la Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal, le 12 octobre à 20h00, à la Maison de la culture Frontenac, le 13 octobre à 19h00, le 14 octobre dans ma maison de la culture (Villeray, St-Michel-Parc Extension) à 20h00 et enfin dans celle de la Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville le 21 octobre à 19h30.
Autre proposition particulière, "hors norme" même, mais qui risque de développer une dépendance (ce qui a été mon cas !). Celle de découvrir l'univers singulier et tout "attentif" du geste exprimé, mais surtout celui non exprimé de Nicolas Cantin avec "Le vivarium de Cantin". Au programme, deux de ses créations, "Grand singe" et "Belle Manière" qui permettront une belle excursion dans l'univers de ce chorégraphe unique. Cet univers, il faut l'apprivoiser et par la suite, c'est tout à fait joussif et même addictif.
Je vais donc tenter d'y être, à la Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal, le mardi 15 novembre prochain à 20h00.
Un peu plus loin de mes territoires, mais très proche de mes intérêts chorégraphiques, il y a "[ID] DOUBLE" de Louis-Élyan Martin avec Laurie-Anne Langis. Je retranscrit le texte de présentation, puisque très clair, "D’innombrables contradictions rythment la chorégraphie entre chute et ascension menant le spectateur au bord du vide. Un troublant passage de l'ombre à la lumière". Une seule fois cet automne.à la Maison de la culture Marie-Uguay le jeudi 3 novembre à 20h00.
Photo de Claudia Chan-Tak et Nans Bortuzzo
La liste pourrait être encore longue,mais je me permets une dernière suggestion, "Ciel et cendres" de Lucie Grégoire. Sur le thème de la métamorphose, cette artiste dont les pas ont beaucoup voyagé, nous propose un solo qui m'avait, je m'en souviens encore, m'avait totalement ému, pendant et aussi après. Elle a occupé mon territoire émotif avec une grande sensibilité et efficacité.
Pour vous en faire votre propre appréciation, il faudra aller à la Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal, le mardi 29 novembre à 20h00 ou le jeudi 1er décembre à 20h00 à la Maison de la culture Marie-Uguay ou enfin, le mardi 6 décembre à 19h00 à la Maison de la culture Frontenac.
Pour consulter la programmation presque complète, certains arrondissements n'ayant mis la leur en ligne, dont celle de Rosemont-Petite-Patrie, il faut aller sur le site de la ville de Montréal avec un crayon et son agenda dont voici le lien.
http://www.accesculture.com/
samedi 16 avril 2016
Sur mes pas au théâtre (pour enfants): Le jardin de Babel
L'intérêt pour la "chose" culturelle se doit d'être encouragée. Avec l'aide du Conseil des Arts de Montréal en tournée et ma Maison de la Culture, j'ai accompagné mes deux petits-fils à la présentation de "Le jardin de Babel" de Marie-Louise Gay, très belle proposition théâtrale d'objets et de marionnettes, autant pour les jeunes que pour les moins jeunes qui les acoompagnent.
Devant une salle assez remplie, la représentation débute par l'apparition des nuages sur trois collines. Arrive Babel qui de fera des rencontres surprenantes et découvrira son jardin sous un oeil nouveau. Les différentes péripéties et les dialogues gardent attentives les jeunes et intéressent les moins jeunes. À part les tout jeunes, toute la salle est restée captive jusqu'à la fin et mes deux petits-fils tout à fait heureux du moment passé. Intéressant et imaginatif avec, somme toute, peu de moyens habilement déployés, "Le jardin de Babel" est une occasion, pour les plus jeunes, de s'initier au plaisir du théâtre.
Devant une salle assez remplie, la représentation débute par l'apparition des nuages sur trois collines. Arrive Babel qui de fera des rencontres surprenantes et découvrira son jardin sous un oeil nouveau. Les différentes péripéties et les dialogues gardent attentives les jeunes et intéressent les moins jeunes. À part les tout jeunes, toute la salle est restée captive jusqu'à la fin et mes deux petits-fils tout à fait heureux du moment passé. Intéressant et imaginatif avec, somme toute, peu de moyens habilement déployés, "Le jardin de Babel" est une occasion, pour les plus jeunes, de s'initier au plaisir du théâtre.
mercredi 10 février 2016
Sur mes pas en danse dans une Maison de la culture: "Ce n'est pas la fin du monde"
En ce mercredi soir faiblement enneigé, "ma" Maison de la culture présente une conférence-démonstration avec Sylvain Émard et ses sept danseurs dont le titre est "Ce n'est pas la fin du monde". Pourquoi une conférence-démonstration et non pas le spectacle intégral du même nom, me demanderez vous ? La réponse est fort simple et elle nous a été donnée par le chorégraphe en entrée de jeu, il n'était pas possible d'installer les décors (un gros nuages fait de boîtes de cartons) dans cette salle. C'est néanmoins une quarantaine de minutes de l'oeuvre qui nous seront présentées après une introduction de présentation et entrecoupées par des explications toutes aussi instructives qu'intéressantes de Sylvain Émard.
Cette oeuvre fait suite à un "changement de direction" du chorégraphe dont le projet initial était de faire la suite de "Fragments-Volume 1" que j'avais déjà vu, avec "Fragments-Volume 2". Une oeuvre basée sur "l'urgence en pièces détachées". Question de mettre l'oeuvre à venir en perspective, nous avons droit à de courts extraits vidéo de "Fragments-Volume 1"qui présente entre autres, Monique Miller et Catherine Viau.
Changement de direction donc, et c'est pour sept hommes que la suite s'est développée en quatre résidences. Ma première impression après l'extrait d'ouverture d'une vingtaine de minutes, "Ce n'est pas la fin du monde", mais pourtant tout semble démontrer le contraire. L'urgence est tangible et la fébrilité tout en mouvements qui sont athlétiques mais sans être brutaux. Le tout est présenté par des superbes prestations des interprètes Jason Martin, Mark Medrano, Alexandre Morin, Manuel Roque, François Richard, Neil Sochasky et Georges-Nicolas Tremblay.
Cette première impression s'estompe peu à peu au cours des extraits suivants pour faire place à une solidarité apparente. Je serais très curieux de revoir l'oeuvre en continue pour découvrir si j'éprouverais ce même cheminement perceptuel. Il en reste que de pouvoir comprendre les choix du chorégraphe et les défis qu'il pose à ses interprètes m'a fait passé une très bonne soirée.
Pour ceux et celles qui seraient intéressé(e)s et qui le peuvent, sachez que l'oeuvre intégrale sera présentée le 12 février à la Maison de la Culture Ahuntsic-Cartierville et le 23 février à la Maison de la culture Frontenac. Sinon, cette soirée, conférence-démonstration, sera reprise à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, le 17 mars prochain. Voici le lien pour en voir un extrait, question de vous mettre en appétit.
http://www.sylvainemard.com/fr/creations
Cette oeuvre fait suite à un "changement de direction" du chorégraphe dont le projet initial était de faire la suite de "Fragments-Volume 1" que j'avais déjà vu, avec "Fragments-Volume 2". Une oeuvre basée sur "l'urgence en pièces détachées". Question de mettre l'oeuvre à venir en perspective, nous avons droit à de courts extraits vidéo de "Fragments-Volume 1"qui présente entre autres, Monique Miller et Catherine Viau.
Changement de direction donc, et c'est pour sept hommes que la suite s'est développée en quatre résidences. Ma première impression après l'extrait d'ouverture d'une vingtaine de minutes, "Ce n'est pas la fin du monde", mais pourtant tout semble démontrer le contraire. L'urgence est tangible et la fébrilité tout en mouvements qui sont athlétiques mais sans être brutaux. Le tout est présenté par des superbes prestations des interprètes Jason Martin, Mark Medrano, Alexandre Morin, Manuel Roque, François Richard, Neil Sochasky et Georges-Nicolas Tremblay.
Cette première impression s'estompe peu à peu au cours des extraits suivants pour faire place à une solidarité apparente. Je serais très curieux de revoir l'oeuvre en continue pour découvrir si j'éprouverais ce même cheminement perceptuel. Il en reste que de pouvoir comprendre les choix du chorégraphe et les défis qu'il pose à ses interprètes m'a fait passé une très bonne soirée.
Pour ceux et celles qui seraient intéressé(e)s et qui le peuvent, sachez que l'oeuvre intégrale sera présentée le 12 février à la Maison de la Culture Ahuntsic-Cartierville et le 23 février à la Maison de la culture Frontenac. Sinon, cette soirée, conférence-démonstration, sera reprise à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, le 17 mars prochain. Voici le lien pour en voir un extrait, question de vous mettre en appétit.
http://www.sylvainemard.com/fr/creations
samedi 6 février 2016
Sur mes pas en danse à la maison de la culture : "Complexe R"
Changement de programme pour moi en cette soirée de février. Je me dirige à "ma" Maison de la Culture "Le Patro"pour découvrir et qui sait, apprécier des pas de danse que je vois peu, des pas plus urbains. Au programme, "Complexe R" d'Alexandra "Spicey" Landé (compagnie de danse Ebnflōh), oeuvre de danse urbaine et contemporaine, dixit le feuillet, par des b-girls, qui a été présentée l'automne dernier au MAI. C'est pour moi, un territoire chorégraphique que j'ai peu exploré et qui m'interpelle moins, si j'excepte les oeuvres de la compagnie de Victor Quijada et Anne Plamondon, "Rubberbandance". Question d'apprivoiser le genre, voilà donc la principale raison de m'y rendre, d'autant plus que c'est gratuit.
C'est dans une salle "assez remplie" de jeunes, mais aussi de moins jeunes, que les lumières s'éteignent et que le tout commence. Présenté dans le cadre de l'Espace culturel 14-30, il est fort plaisant de constater que l'initiative de mon arrondissement attire autant de monde, même des plus vieux !
Donc les lumières s'éteignent et arrivent une à une les cinq filles qui se jaugent et qui prennent leur place sur la scène. S'en suit une heure de danse urbaine qui présente le message de la chorégraphe, soit, "Pouvons-nous résister aux excès et aux absurdités de la vie moderne ou finiront-ils par avoir raison de notre santé mentale ?"
En toute honnêteté, les danses urbaines (b-girling, waacking et hip-hop, entre autres) me rejoignent peu les trippes. Je connecte difficilement avec ces performances frondeuses qui tiennent beaucoup, selon moi, de l'affrontememt, et ce malgré la qualité manifeste de l'interprétation et la beauté des tableaux. Peut-être qu'on pourra m'expliquer que derrière ces performances athlétiques, il y a une âme, mais pour l'instant, elle m'échappe.
Il en reste que d'autres propositions de ce genre et tout aussi gratuites sont au programme de cet "Espace culturel 14-30" pour les prochaines semaines et je tenterai de m'y rendre. Le 18 février, Geneviève Gagné et Emily Honegger présenteront trois de leurs oeuvres,
Roger Sinha et sa compagnie Sinha Danse, sera là, le 18 mars avec, "Tope là, tope ci wifi?takka takka dhim" de la danse contemporaine et indienne alliées avec des arts martiaux.
C'est dans une salle "assez remplie" de jeunes, mais aussi de moins jeunes, que les lumières s'éteignent et que le tout commence. Présenté dans le cadre de l'Espace culturel 14-30, il est fort plaisant de constater que l'initiative de mon arrondissement attire autant de monde, même des plus vieux !
Donc les lumières s'éteignent et arrivent une à une les cinq filles qui se jaugent et qui prennent leur place sur la scène. S'en suit une heure de danse urbaine qui présente le message de la chorégraphe, soit, "Pouvons-nous résister aux excès et aux absurdités de la vie moderne ou finiront-ils par avoir raison de notre santé mentale ?"
En toute honnêteté, les danses urbaines (b-girling, waacking et hip-hop, entre autres) me rejoignent peu les trippes. Je connecte difficilement avec ces performances frondeuses qui tiennent beaucoup, selon moi, de l'affrontememt, et ce malgré la qualité manifeste de l'interprétation et la beauté des tableaux. Peut-être qu'on pourra m'expliquer que derrière ces performances athlétiques, il y a une âme, mais pour l'instant, elle m'échappe.
Il en reste que d'autres propositions de ce genre et tout aussi gratuites sont au programme de cet "Espace culturel 14-30" pour les prochaines semaines et je tenterai de m'y rendre. Le 18 février, Geneviève Gagné et Emily Honegger présenteront trois de leurs oeuvres,
Roger Sinha et sa compagnie Sinha Danse, sera là, le 18 mars avec, "Tope là, tope ci wifi?takka takka dhim" de la danse contemporaine et indienne alliées avec des arts martiaux.
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