lundi 7 novembre 2016

Sur mes pas au cinéma: "Mal de pierres" pour un coeur tourmenté

"Parce que je voulais que tu vives", voilà une réplique qui résonnera longtemps après que le générique du film "Mal de pierres" de Nicole Garcia aura fini de défiler. Mais, comme pour le film après sa première scène énigmatique, commençons par le début.



Il y a elle, Gabrielle (Marion Cotillard qui nous présente une performance hors norme) qui, par son comportement fantasque, est une boulet pour ses parents. La sortie de secours pour ces derniers, se présente sous les traits d'un travailleur saisonnier espagnol (Alex Brendemühl, solide et impassible comme le roc). Il accepte de marier leur fille et en échange de quoi, son installation en France est assurée. Ce mariage de raison a toutes les raisons d'échouer si ce n'est de la résillence de cet homme. Le tout dérive jusqu'à ce qu'un problème de santé entraîne Gabrielle dans un centre de santé pour une cure. Elle y fait la rencontre d'un soldat blessé (Louis Garrel, vibrant d'intériorité) et le coup de foudre est instantané.

Pour la suite, il faudra aller voir cette histoire déclinée en quatre parties avec leurs nuances et leurs complémentarités.  Le tout appuyé par une trame musicale fort efficace. Nous aurons droit à des personnages troublés, angoissés dont le tourment intérieur transperce l'écran. Il arrive qu'une vie ne soit pas suffisante pour obtenir une réponse. Dans ce film, la réponse arrivera et surprendra !

Lorsque Marc-André Lussier écrit dans La Presse que c'est un des meilleurs films de la réalisatrice, je suis tout à fait d'accord avec lui.


dimanche 6 novembre 2016

Sur mes pas au cinéma: "Mademoiselle"

Après mes expéditions cinématographiques en Algérie et en France, avec "La vache", ainsi qu'au Yémen avec "Moi. Nojoom, 10 ans, divorcée", mes pas pour ma plus récente sortie au septième art se sont dirigés en Corée du Sud pour aller faire le rencontre de "Mademoiselle". Pour moi, qui suis d'une époque que ce terme était synonyme d'innocence, le réalisateur Chan-wook Park m'a quelque peu déluré. J'aurais dû m'en douter parce que pour "Oldboy" (2003), une de ses précédentes oeuvres, il m'avait quelque peu (et c'est un euphémisme !) désorienté ou m'avait plutôt mis les "points sur les i" sur le côté retord de la nature humaine.



Dans cette salle remplie à pleine capacité du Cinéma Beaubien, la projection débute, mais pas avant que l'un des spectateurs présents indique d'une voix de stentor à une connaissance rencontrée, que nous allions assister à la projection d'un film érotique. L'oeil à l'affût, je ne constate aucun malaise autour de moi. Le provocateur fait chou blanc et une fois son échec constaté, il prend place et se fait discret. C'est sur le grand écran que l'attention des spectateurs se portera et c'est mieux pour tout le monde. Sur cet érotisme, je reviendrai, mais soyez sans crainte, elle ne détournera pas l'attention de l'intrigue complexe que nous découvrirons bientôt.

Cette histoire, brillamment présentée en trois parties, dévoile (et je ne parle pas d'érotisme ici) les différents aspects d'un complot qui vous le devinerez sûrement, vise à s'accaparer de la fortune de l'autre. Trois parties qui se complètent et surtout nous gardent captifs de l'intrigue. Les personnages sont-ils ce qu'ils nous semblent ? Pas question ici de vendre la mèche et même si elle brûle lentement, le film dure près de 2 heures 30, nous la regarderons se consumer comme certaine passion présentée.

Et tout se termine comment, me demanderez-vous ? Et l'érotisme ? Je ne réponderai pas à votre première question, mais pour la deuxième, sachez qu'elle sera présentée, mais, selon moi, pas au bon moment. De toute façon, voilà une oeuvre qui mérite le déplacement.

samedi 5 novembre 2016

Sur mes pas en danse: "Corps avides" et esprits repus

Après avoir beaucoup apprécié le programme triple de la Nederlands Dans Theater, j'avais droit à un autre programme triple, celui présenté par Tangente, "Corps avides" qui se sont avérés à être trois duos ou presque, mais sur cela j'y reviendrai.

Devant un public qui remplissait la salle, nous avons eu droit d'abord à "Faille: Deux corps sur le comptoir" de Jessica Serli et avec elle et Nicolas Labelle sur scène et "pas trop loin" Annie Gagnon. Le tout commence avec les deux interprètes "branchés" et au comportement "électrique". Les mouvements sont saccadés et comme bien bien des objets sur le comptoir, soumis au courant alternatif. Captivé par elle, par lui et leurs mouvements, arrive le moment où je me demande pourquoi un duo ? Allez savoir, mais juste là, oui, oui, je vous le "jure", juste à ce moment, le tout évolue vers un vrai duo, plutôt que de deux univers parallèles présentés. Habile renversement de situation que j'apprécie beaucoup. La solitude annoncée serait-elle brisée et dans cette faille nous sommes entraînés. Pour ceux et celles qui pourraient penser que l'aspect intellectuel de l'oeuvre en colore trop l'esthétique, détrompez vous, les trente minutes, annoncés au programme, mais un peu plus selon moi, s'avèrent de beaux moments de danse. De Jessica Serli, je ne connaissais que le côté interprète, mais maintenant que j'en ai découvert le côté chorégraphe, j'en veux plus.

                                          Photo: Claudia Chan Tak

Court entracte durant lequel nous restons à nos places et assez rapidement les lumières s'éteignent dans la salle pour s'allumer sur la scène.

Ce sera un carré coloré blanc avec deux interprètes dedans. "Shudder" de et avec Louise Michel Jackson et Benaji Mohamed (Ben Fury) débute. En première partie de cette oeuvre, je retiens que rarement, j'ai été aussi captivé par autant de mouvements avec si peu de déplacements. Je scrute ces deux corps "avides" qui semblent captifs de cet espace mais sans que cela semble les contraindre. Encore une fois, juste au moment que je pense que le tout se résume à ce carré lumineux, ils se déplacent. Le spectateur est encore une fois déjoué et satisfait de l'avoir été. Louise Michel Jackson revient de Belgique et nous amène de là-bas, une oeuvre colorée et qui mérite qu'on la découvre.

                                         Photo: Clémence Jaussaume

Et troisième partie et après un entracte fort instructif (pour les intrigués de cet adjectif, voir mon texte précédent), "Untamed" de Jason Martin (Compagnie Entitey) avec Kim Henry et Jean-Benoît Labrecque (à la danse) et Étienne Paclow Vézina (à la guitare) prend possession de la scène. Une oeuvre dont la description annonce bien la suite, "Have fun ! On est là pour ça". Et du fun visuel et musical de ce trio, j'en ai eu. Sans en saisir les racines d'inspiration, je me suis laissé aller en regrettant néanmoins le peu d'interactions physiques entre les deux interprètes, d'abord, mais aussi avec le musicien. Mais encore pour cette oeuvre, j'ai été déjoué, parce que du rappel, oui oui un rappel planifié, j'ai vu des mouvements espérés, par moi, et qui en augmentaient l'amplitude festive. Comme quoi, l'avenir est porteur d'espoir. Peut-être Stéphane Labbé qu'à défaut de lire dans les feuilles de thé, c'est dans une des oeuvres que tu présentes que l'avenir s'annonce ? À suivre donc !!!

                                           Photo : Aurore Biry


Sur mes pas en danse: Prélude aux "Corps avides" !

La saison automne danse avance à grands pas et rendue à mi-chemin, mes pas à moi m'amènent pour une des dernières fois à la Salle Hydro-Québec du Monument-National avant le grand moment de la prise de possession de ce nouvel immeuble, l'Espace Wilder. Facile de ressentir la frénésie et la hâte des responsables juste avant que nous découvrions à notre tour ce lieu si longtemps espéré et demandé.

Donc, bien assis, plus au sens figuré que propre, et juste avant que nous puissions apprécier le programme triple que nous sommes venus voir, Stéphane Labbé, directeur général de Tangente, prend brièvement la parole. Lui qui d'habitude arbore un beau et grand sourire, cette fois, l'émotion semble l'inonder. D'une voix chargée d'émotion, donc, il nous invite à contribuer à la campagne de financement conjointe de son organisme, Tangente et de l'Agora de la Danse "Donnez Dansez". Il nous livre un bref mais vibrant plaidoyer et nous montre l'exemple. Bon, bon !!!! Moi qui croyait que l'avenir de la danse dans ce beau et nouveau building était garanti autant aux artistes/artisans qu'aux spectateurs de Montréal. Il semble qu'il y a quelque chose qui m'échappe. Pour une fois qu'un entracte me semble tomber à point, j'en profite pour trouver quelques réponses auprès de lui. Et une de ces réponses, semble implacable. À défaut de trouver du fric, pas mal de fric même, les prochaines saisons de Tangente, seront clairsemées et/ou les soirées assez coûteuses pour les spectateurs. Les principales victimes seraient ultimement les artistes qui se retrouveraient avec moins de chance d'être vus.

Bon OK, je comprends mieux. Les gouvernements mettent plus facilement (et les mots plus facilement devrait être remplacé par moins difficilement !) leur argent dans le contenant (les briques et le ciment), mais pas mal moins facilement dans le contenu !!!

Je regarde cela de plus près Stéphane et si vous aussi voulez le faire, voici le lien pour en apprendre plus et qui sait contribuez.

http://donnezdansez.com/





jeudi 3 novembre 2016

Sur mes pas en danse: parce que 25 ans, ça se fête !

En ce début de soirée, d'une journée bien remplie, mes pas me portent vers le M.A.I. (Montréal Arts Interculturels) qui sera le lieu de célébration du vingt-cinquième anniversaire de Sinha Danse. Cette compagnie, c'est d'abord le fait d'un homme, danseur et chorégraphe, Roger Sinha. Si mes pas m'ont amené à cet endroit c'est d'abord pour honorer une promesse à une personne qui pour l'occasion a exécuté un extrait d'une des créations de cet homme qui affirme "mes racines sont ma révolution." C'est aussi parce que mon intérêt pour la danse contemporaine est dû à la rencontre de deux de ses oeuvres qui m'avaient fait forte impression, il y a plusieurs années, dans une Maison de la Culture de Montréal. "Loha" et "Thok" étaient au programme et le coup de foudre avait été immédiat.

                                         Photo de Michael Slobodian tirée du site de la compagnie Sinha Danse

Résonne en moi, "Loha" avec les gestes des deux interprètes accompagnés sur scène par ces musiciens aux rythmes d'ailleurs. Ma curiosité pour la découverte de ces univers chorégraphiques différents vient en bonne partie de cette soirée. Si par la suite, mes pas m'ont de plus en plus souvent amené vers des oeuvres chorégraphiques de tout horizon, j'ai pu apprécier, depuis, d'autres propositions de ce chorégraphe.  Cet homme aux origines métissées, propose des moments spéciaux et particuliers colorés d'une gestuelle particulière.

Ma présence sera assez courte, puisqu'à la Place des Arts, je dois me rendre, mais suffisamment longue pour pouvoir d'abord apprécier les présentations inspirées et éclairantes de plusieurs dignitaires à propos de cet homme venu de loin qui est passé par Saskatoon et Toronto avant de s'installer ici à Montréal. Assez longtemps aussi pour pouvoir apprécier l'effort pour s'adresser à nous en français. Mais aussi assez longtemps pour tenir ma promesse et pouvoir assister dans cette salle toute intime du M.A.I. pour la présentation d'extraits d'oeuvres de son répertoire. Malheureusement, à cause de l'horaire quelque peu décalé, je ne pourrai assister qu'aux trois premiers, soit  "From a Crack in the Earth... Light !" avec Alexia Bhéreur Lagounaris (elle était de la présentation originale, il y a quelques années), "Loha" avec Natasha Bakht, aussi présente à la création de l'oeuvre et "E-Razed" avec Naomie Weibe, Samarah McRorie et Roger Sinha au "cor". Trois extraits avec des transitions habilement amenées et qui permettent, selon moi, de bien saisir l'esprit des univers chorégraphique de cet homme.

Mais le temps passe, ne recule jamais et moi, par conséquent, je pars discrètement, en saluant tout intérieurement le parcours de cet homme et en lui souhaitant tout aussi intérieurement, comme bien d'autres l'ont fait avant moi, un autre 25 ans de présence dans notre monde chorégraphique montréalais. Bravo et merci monsieur Sinha !


mercredi 2 novembre 2016

Sur mes pas en danse; une impressionnante rencontre avec la Nederlands Dans Theater

Après un début de soirée "danse" sur lequel je reviendrai, mes pas m'ont amené à la Salle Maisonneuve de la Place des Arts pour assister, en ce mardi soir, plein milieu de la semaine, à un programme triple de la renommée Nederland Danse Theater (ou NDT). Pour ma part, il y a 22 ans, lors de leur dernière visite, je n'y étais pas, mais à entendre et à lire, je savais que j'étais au bon endroit pour apprécier de la danse contemporaine. Ce progamme triple allait remplirmur à mur, ma soirée par les oeuvres, mais aussi par les entractes qui les accompagnent. Il y a un prix à payer, mais ma principale crainte était le bris de rythme que ce type de soirée peut amener, sans oublier que le lendemain matin, il faut aller travailler ! Si au final, les deux heures vingt minutes se sont étendues quelque peu, le spectateur que je suis a apprécié toute sa soirée, et voici pourquoi.

En première partie, "Sehnsucht" de Sol Leon, conseillère artistique et Paul Lightfoot, directeur artistique de la compagnie, signent cette première oeuvre.  De ce titre en allemand qui veut dire aspiration, nous en découvrons une oeuvre dont la théâtralité s'impose à nous. Il y a ce couple dans cette habitation dont les repères varient et cet autre qui a une existence parallèle et qui semble avoir une influence. Leurs univers sont-ils vraiment parallèle ? Arrive le moment que le tout s'ouvre au monde réel ou rêvé, incarné par une dizaine de danseuses et danseurs. Personnages imaginés ou réels, allez savoir, parce que le tout reviendra dans ce petit espace à deux. Une oeuvre intelligente, selon moi, qui permet une interprétation personnelle de ce qui nous est présenté. Impossible de ne pas apprécier la scénographie techniquement complexe utilisée pour cette oeuvre, soit cette pièce qui tourne. Ces deux mondes parallèles captiveront tout comme ce personnage, interprété par Prince Credell qui s'avère fascinant jusqu'à la toute fin et même un peu plus.

Applaudissements et entracte. Moment néanmoins intéressant durant lequel, nous pouvons voir sortir de scène cet être énigmatique (toujours interprété par Prince Credell) et que de ma première rangée, je peux voir sous le rideau les manoeuvres des machinistes, une quinzaine, si je sais diviser trente pieds par deux, qui libèrent la scène des décors d'avant d'installer ceux pour la prochaine.

Une fois tout les spectateurs revenus à leur place et assis, "In the event" de la canadienne Crystal Pite, nous entraîne dans un monde sombre, éclairée par des éclairs sur toile de fond difficile à décrire, mais très facile à apprécier. Les gestes présentés, tout mécaniques soient-ils, sont animés par une humanité évidente. La musique immersive enrobe cet univers sombre qui s'avère comme le programme de la soirée l'annonce, soit une gestuelle puissante, articulée et incisive, sur une musique percussive. Peut-on survivre aux orages de notre vie ? La réponse de Crystal Pite mérite d'être vue et surtout appréciée.

Autre pause, un peu longue, je le concède, compte-tenu de l'heure. Mais tout le public prend, enfin, place et le rideau se lève sur le début de la troisième partie de la soirée, "Stop-Motion" de Sol Leon et Paul Lightfoot. Nous est présenté tout en haut de la scène à droite, la projection d'un portrait d'une jeune fille qui change et qui bouge. Sept ou huit personnages, j'ai perdu le compte, viendront évoluer pour nous présenter une histoire, j'en suis convaincu, même si cette histoire, je ne la saisie pas parfaitement. Cela ne diminue pas, pour autant, mon plaisir. D'autre part, cette musique de Max Richter, me séduit totalement et élève ma réceptivité aux mouvements d'une façon exponentielle. Il est tard, mais le temps ne compte plus durant cette oeuvre dont la poésie est aussi présente que la poussière soulevée, au sens propre, par les interprètes.



Je reviens un peu fatigué, mais surtout comblé de cette grande rencontre qui m'aura permis d'apprécier des interprètes de haut niveau qui de ma première rangée, j'aurai aussi apprécié les efforts déployés.

mardi 1 novembre 2016

Sur mes pas au cinéma:Tout à fait ébranlé par "Moi Nojoom, 10 ans, divorcée"

Au lendemain de mon visionnement de la comédie "La vache", mes pas m'ont ramené dans le même cinéma, dans la même salle et sur le même siège. Cette fois, le sujet était tout autre et était surtout beaucoup plus grave, à l'opposé du spectre. C'était pour découvrir l'histoire vraie et très troublante de cette petite fille, Nojoom au Yémen, mis sur grand écran par Khadija Al-Salami, elle même Yéménite et qui a vécu le même genre de situation.



Le tout commence rapidement lorsqu'on voit une petite fille (magnifique Reham Mohammed) fuir un homme qui la pourchasse et se rendre dans une cour de justice. Malgré que les procédures ne lui sont pas très claires, elle réussit à faire valoir sa cause auprès d'un juge. Ainsi donc, rapidement au dévoilement de son histoire, nous nous faisons notre idée et notre jugement est prêt à être entendu.

Mais, arrive le moment durant lequel nous est proposé une perspective autre et ce jugement que nous nous sommes faits se nuance quelque peu. Cette partie du film donne un sens fort et très particulier au verbe survivre qui est aussi la motivation de la réalisatrice, comme elle le déclarait en entrevue, pour combattre les méfaits de l'ignorance et des traditions dans son pays.

http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts/cinema/201610/13/01-5030092-le-mariage-force-de-fillettes-un-viol-encourage-selon-khadija-al-salami.php

Dans ce coin du monde (le Yémen), où la tradition, la religion et la non scolarisation sont des ingrédients qui produisent des situations de vie incompréhensibles et inacceptables pour nous occidentaux, telle que le mariage d'une jeune fille de 10 ans à un homme de vingt ans plus âgé.

Toute cette histoire est présentée sur fond de paysages arides et montagneux qui se doivent être vus sur grand écran. Si on doit quand même avouer que ce n'est pas la qualité du jeu des interprètes, l'authenticité qui s'en dégage enrobe fort adéquatement cette histoire.

À la fin de la projection, je suis resté assis longtemps, le plus longtemps possible avant la prochaine projection dans cette salle. Par la suite, j'en suis sorti "réviolté", (le mot est de moi et traduit au mieux, comme je me suis senti). Cette sensation ne m'a pas quitté plusieurs heures après et le fait d'être père de deux filles, en explique une partie. Me voici rendu capable d'aligner les mots et surtout de vous inviter à vous y rendre, parce que le combat de la réalisatrice, il faut l'appuyer et voir son film est le minimum raisonnable.