Nous en étions à une troisième sortie à "notre" Cinéma Beaubien. C'est mardi soir et dehors, l'été se fait doux et accueillant. À preuve, il y a plein d'activités, "sages et distantes", pandémie oblige, dans le parc Molson. Mais nous, nous ne faisons que passer pour nous rendre aller à la rencontre de "Perdrix" du réalisateur Erwan Le Duc. Nos places déjà réservées, situées au fond de la petite salle 4 au deuxième étage. En ce mardi soir, le hall d'entrée est désert, excepté le personnel fort accueillant.
Image fournie par Fun Film, tirée du site de La Presse
(Pause éditorial: la faible affluence, fort compréhensible cependant, me fait craindre pour l'avenir de ce lieu fort important et essentiel pour nous. Mais, je viens voir une comédie, donc mettons de côté ces idées négatives !)
Une dizaine de minutes avant le début de la présentation, nous montons au deuxième étage et nous trouvons nos places réservées dans cette salle dont nous sommes les premiers à prendre place.
Une fois les consignes transmises par l'employée, deux autres cinéphiles se joindront à nous pour la suite. Anecdotique, mais certaines bandes annonces précédant notre film, indiquent des dates de sorties pour les mois de mars et d'avril ! Des oeuvres qui comme nous ont subi le confinement !
Et puis, débute avec la voix feutrée de Fanny Ardant qui anime une émission de radio et dont les propos portent sur l'amour, non, sur le grand amour! Nous découvrirons ensuite ce qui arrive à une jeune femme (sublime Maud Wyler !) qui en toute insouciance, laisse sur le bord du chemin son automobile, la porte ouverte et les clés dans le démarreur. La suite est prévisible, mais celle par qui cela arrive étant totalement nue, donne le ton surprenant à cette comédie "amoureuse", terme plus approprié que romantique selon moi. Comédie avec des aspects tout aussi absurdes que déjantés.
On pourra ou pas accepter ce que l'on nous propose qui est bien décrit par l'extrait d'une critique de la revue Voilà, "Une fantaisie romantique et déroutante, au charme fou, entre tendresse et burlesque.". Pour moi, en ce mardi de juillet dans un monde plus tout à fait ordinaire, aux réalités déroutantes, j'ai été captivé, amusé et aussi j'ai ri ! Et cela pour moi, ça n'a pas de prix ! Maud Wyler et Swann Arlaud, investissent très bien leurs rôles de jeunes amoureux en devenir, avec tout autour d'eux, différents personnages tout aussi désarçonnant !
De mes trois premières sorties cinéma, deux des oeuvres, celle-ci et "C'est ça le paradis ?" étaient fortement colorés d'éléments absurdes, comme si le destin avait prévu leurs moments de présentation !
mardi 21 juillet 2020
dimanche 19 juillet 2020
Sur mes pas en danse: Au Festival des Arts de Saint-Sauveur pour une troisième fois !
Pour moi, l'amateur de danse contemporaine, jamais je me suis aventuré loin de Montréal. Donc, Saint-Sauveur, "niet", jamais été. Pandémie "oblige", le Festival se fait virtuel et moi casanier. Deux conditions involontaires qui ont favorisé notre rencontre. En ce dimanche 19 juillet, cela été notre troisième rencontre avec Eva Kolarova (chorégraphe et interprète) et Maggie Ayotte (compositrice) et Louis-Philippe Marsolais (interprète de cor), rencontre appréciée et surtout fort marquante pour moi. Et voici pourquoi !
De ces solitudes partagées, il y a un aspect qui me touche particulièrement dans cette oeuvre, c'est celui de la chaise. La chaise ici, comme symbole de notre confinement, mais aussi, comme cristallite pour s'exprimer ! Et, de ce principe créateur de la chorégraphe, je l'ai retrouvé fort bien exploité durant la prestation. Cette femme est assise et s'en éloigne peu. Pourtant ses gestes, fort éloquents, démontrent une certaine affirmation, sinon une affirmation certaine! Ils captivent aussi, au son du cour,tout à côté. Arrive le moment que la chaise se libère et que le musicien y prenne place ! Mais comme il arrive dans la vie, la situation change et "l'envol" se produit ! Quelle belle prise d'images pour cette finale !
Une oeuvre fort bien imaginée, très bien interprétée qui propose au spectateur que je suis, une trame narrative qui le rejoint dans son vécu de confiné avec ma chaise, comme pivot d'existence !
De ces solitudes partagées, il y a un aspect qui me touche particulièrement dans cette oeuvre, c'est celui de la chaise. La chaise ici, comme symbole de notre confinement, mais aussi, comme cristallite pour s'exprimer ! Et, de ce principe créateur de la chorégraphe, je l'ai retrouvé fort bien exploité durant la prestation. Cette femme est assise et s'en éloigne peu. Pourtant ses gestes, fort éloquents, démontrent une certaine affirmation, sinon une affirmation certaine! Ils captivent aussi, au son du cour,tout à côté. Arrive le moment que la chaise se libère et que le musicien y prenne place ! Mais comme il arrive dans la vie, la situation change et "l'envol" se produit ! Quelle belle prise d'images pour cette finale !
Une oeuvre fort bien imaginée, très bien interprétée qui propose au spectateur que je suis, une trame narrative qui le rejoint dans son vécu de confiné avec ma chaise, comme pivot d'existence !
lundi 13 juillet 2020
Sur mes pas en danse: Retour sur ma deuxième fois à "Une solitude partagée"
Comme c'est devenu pour moi, une tradition, j'attends la prochaine oeuvre de l'édition "confinée" (et à distance), "Une solitude partagée" du Festival des arts de Saint-Sauveur. Et je la regarde une première fois et quelques autres fois par la suite. Cette semaine, j'ai eu droit à une collaboration de la chorégraphe et interprète, Anne Plamondon, de la compositrice Cléo Palacio-Quintin et du musicien Patrice Richer (au trombone). Après une introduction fort utile pour mieux comprendre l'oeuvre à venir, nous sommes amenés sur une scène verte en pleine forêt, où se retrouve seule la danseuse. La suite nous montre une relation à distance dictée par la musique sur les gestes de l'interprète.
Il y a d'abord l'éveil par des mouvements du haut du corps et ensuite les déplacements se modulent au rythme de ce trombone tout au loin. Et puis, suite à des mouvements dont j'étais bien curieux de découvrir où il m'amènerait, j'ai eu droit à une fin tout à fait réussi. Pas question d'en dire plus sur la conclusion de l'oeuvre.
Cependant je veux en dire plus sur les aspects qui m'ont particulièrement plus, suite à quelques visionnements. Même si j'apprécie beaucoup plus les prestations "live", la possibilité de voir de proche les mouvements d'Anne Plamondon, m'a permis de mieux les apprécier. Un autre aspect qui m'a particulièrement plus est le contraste du "vert" environnant (nous sommes dans une forêt, je vous rappelle !) et du costume "rouge" de l'interprète, surtout lorsque la prise de vue ne prenait que le haut du corps (sans la scène) avec en arrière plan les arbres. De la même façon, les mouvements colorés "urbains", rappelant les origines artistiques de l'interprète en pleine nature ajoutaient au contraste et rehaussaient l'oeuvre. Si au premier visionnement, l'oeuvre me semblait très abstraite, peu à peu, grâce surtout à la synchronisation parfaite de la musique (exigeante comme annoncée par la compositrice et bien rendue par le musicien), je me suis mis à me faire une "histoire", celle de l'appel de la nature. Et quand cette histoire me vient, j'en suis fort heureux !
Je me promets de revoir quelques fois cette oeuvre pour tenter d'en redécouvrir d'autres couches narratives, peu importe qu'elles soient prévues par les créateurs ou non. Voilà un des grands plaisirs de la danse contemporaine. Je vous propose fortement d'aller la découvrir aussi. Voilà l'adresse du site: https://festivaldesarts.ca/
Il y a d'abord l'éveil par des mouvements du haut du corps et ensuite les déplacements se modulent au rythme de ce trombone tout au loin. Et puis, suite à des mouvements dont j'étais bien curieux de découvrir où il m'amènerait, j'ai eu droit à une fin tout à fait réussi. Pas question d'en dire plus sur la conclusion de l'oeuvre.
Cependant je veux en dire plus sur les aspects qui m'ont particulièrement plus, suite à quelques visionnements. Même si j'apprécie beaucoup plus les prestations "live", la possibilité de voir de proche les mouvements d'Anne Plamondon, m'a permis de mieux les apprécier. Un autre aspect qui m'a particulièrement plus est le contraste du "vert" environnant (nous sommes dans une forêt, je vous rappelle !) et du costume "rouge" de l'interprète, surtout lorsque la prise de vue ne prenait que le haut du corps (sans la scène) avec en arrière plan les arbres. De la même façon, les mouvements colorés "urbains", rappelant les origines artistiques de l'interprète en pleine nature ajoutaient au contraste et rehaussaient l'oeuvre. Si au premier visionnement, l'oeuvre me semblait très abstraite, peu à peu, grâce surtout à la synchronisation parfaite de la musique (exigeante comme annoncée par la compositrice et bien rendue par le musicien), je me suis mis à me faire une "histoire", celle de l'appel de la nature. Et quand cette histoire me vient, j'en suis fort heureux !
Je me promets de revoir quelques fois cette oeuvre pour tenter d'en redécouvrir d'autres couches narratives, peu importe qu'elles soient prévues par les créateurs ou non. Voilà un des grands plaisirs de la danse contemporaine. Je vous propose fortement d'aller la découvrir aussi. Voilà l'adresse du site: https://festivaldesarts.ca/
vendredi 10 juillet 2020
Sur mes pas au cinéma: "It must be heaven" pour retourner en salle !
Pour moi qui apprécie bien les oeuvres cinématographiques, les dernières semaines ont été assez calmes. Il y a bien eu quelques propositions en "VSD" qui m'ont plu, mais c'est tellement mieux sur grand écran. D'autant plus que les propositions de films étrangers qui attiraient mon attention et mon intérêt étaient peu nombreuses.
C'est avec grand plaisir que j'ai appris que mon retour en salle était venu. Et il est arrivé en ce jeudi soir caniculaire. Une fois examiné attentivement les propositions de "mon" Cinéma Beaubien, le choix s'est porté sur "It must be heaven" du réalisateur et acteur palestinien Elia Suleiman. C'est dans une salle à guichet fermé "en temps de pandémie", soit presque vide, que nous avons pris place. Nous étions donc les seuls à prendre place dans la rangée E de la salle 3.
Tiré du site de Cinoche
Déjà le titre"It must be heaven" ou "C'est ça le paradis" dans sa traduction française, annonçait une perspective personnelle du réalisateur, confirmé par entrevue, " Le récit se tisse par un montage subliminal, des scènes s’articulant autour de mouvements chorégraphiques ; un burlesque tiré de l’univers de l’absurde ; des images ouvrant à la poésie du silence qui est au coeur du langage cinématographique".
Et ce récit est celui d'un homme qui part de sa Palestine pour aller d'abord à Paris, ensuite à New York et enfin à Montréal, avant de revenir chez lui, constatant que les scènes de vie quotidienne avec leurs aspects absurdes n'avaient pas de frontières. Mais ce qui frappe tout au long des différentes scènes est l'apparence stoïque du personnage face des épisodes de vie particulières et parfois surprenantes montrées à grands traits. La scène des utilisateurs de chaises autour d'un lac urbain révèlent beaucoup sur notre nature collective.
Le rythme est rapide grâce aux différents épisodes qui ont souvent du punch, toujours un côté fantaisiste et qui transpirent toujours de la vérité. Et enfin, c'est surprenant et très plaisant de découvrir les traits caractéristiques de notre ville.
Avec ce film, ne cherchez pas de l'action, mais plutôt une perspective très personnelle d'un réalisateur qui saura rester stoïque face à ces observations. Et moi, ce film m'a fait rire souvent.
C'est avec grand plaisir que j'ai appris que mon retour en salle était venu. Et il est arrivé en ce jeudi soir caniculaire. Une fois examiné attentivement les propositions de "mon" Cinéma Beaubien, le choix s'est porté sur "It must be heaven" du réalisateur et acteur palestinien Elia Suleiman. C'est dans une salle à guichet fermé "en temps de pandémie", soit presque vide, que nous avons pris place. Nous étions donc les seuls à prendre place dans la rangée E de la salle 3.
Tiré du site de Cinoche
Déjà le titre"It must be heaven" ou "C'est ça le paradis" dans sa traduction française, annonçait une perspective personnelle du réalisateur, confirmé par entrevue, " Le récit se tisse par un montage subliminal, des scènes s’articulant autour de mouvements chorégraphiques ; un burlesque tiré de l’univers de l’absurde ; des images ouvrant à la poésie du silence qui est au coeur du langage cinématographique".
Et ce récit est celui d'un homme qui part de sa Palestine pour aller d'abord à Paris, ensuite à New York et enfin à Montréal, avant de revenir chez lui, constatant que les scènes de vie quotidienne avec leurs aspects absurdes n'avaient pas de frontières. Mais ce qui frappe tout au long des différentes scènes est l'apparence stoïque du personnage face des épisodes de vie particulières et parfois surprenantes montrées à grands traits. La scène des utilisateurs de chaises autour d'un lac urbain révèlent beaucoup sur notre nature collective.
Le rythme est rapide grâce aux différents épisodes qui ont souvent du punch, toujours un côté fantaisiste et qui transpirent toujours de la vérité. Et enfin, c'est surprenant et très plaisant de découvrir les traits caractéristiques de notre ville.
Avec ce film, ne cherchez pas de l'action, mais plutôt une perspective très personnelle d'un réalisateur qui saura rester stoïque face à ces observations. Et moi, ce film m'a fait rire souvent.
mardi 7 juillet 2020
Sur mes pas en danse: Marie Chouinard en deux parties sur mon écran
La première vague de la pandémie est passée, le ressac est à craindre, mais devant mon écran d'ordinateur, je reprends un peu plus mon souffle de spectateur. Depuis "ma" dernière fois en salle, la danse est "venue" à moi, par l'intermédiaire de mon écran. La présence en direct me manque, mais certaines propositions réussissent à me "rejoindre". Parmi celles là, les deux plus récentes oeuvres de Marie Chouinard. "JARDIN DE SCULPTURES ÉPHÉMÈRES- ACTE 1", présenté par et sur le site du Musée d'art contemporain de Montréal et "Sur la lame" dans le cadre du Festival "Une solitude partagée" organisé par le Festival des arts de Saint-Sauveur (FASS). Deux propositions fort différentes qui portent fort clairement la signature de la chorégraphe.
"JARDIN DE SCULPTURES ÉPHÉMÈRES- ACTE 1" nous est proposé dans un espace tout blanc dans lequel évolue deux femmes (Motrya Kozbur et Clémentine Schindler). Elles "feront corps" avec ce bloc de bois déjà présent ou un des quatre autres qu'elles apportent dans l'espace de prestation. Sur la musique de Louis Dufort, nous voyons évoluer les deux femmes qui se déplacent lentement, prenant ces blocs de bois, comme socle pour créer des "sculptures éphémères"! Et de l'ombre d'où elles sont venues, elles retournent une vingtaine de minutes plus tard. L'esthétique est réussie et me captive. Je dois l'avouer, la "communion" avec l'oeuvre aurait été encore plus réussie, si j'avais été là devant elles.
Quelques jours plus tard, nous avions droit à la première proposition de "Une solitude partagée" (quelle belle proposition de titre !) du FASS. D'un espace intérieur tout pâle, nous sommes amenés sur les pas d'une femme (Valeria Galluccio) dans un boisé de saint-Sauveur (Camp YMCA Kanawana), portée par le son des percussions d'Alexandre Lavoie de l'Orchestre Métropolitain qui interprète la musique de Louis Dufort.
Après la rencontre des artisans dans une sorte de "making off", nous découvrons cette femme qui marche sur une route d'asphalte avec des pointes. Et puis arrive la musique, cet appel à sortir des sentiers battus ou à répondre à cet appel de la nature. Nous en découvrirons différentes étapes. D'abord, l'exploration, le contact avec la matière ligneuse, qu'est le bois, durant lequel je ressens bien, moi aussi le contact. Il en résulte une transformation qui se développe en affirmation du lieu. Le chemin se poursuit avec un tableau tellement "Marie Chouinard" dans lequel cette femme, long bâton de pellerin à la main et pointe au pieds, semble prendre son envol et trouver sa base, qui ici est un tronc d'arbre. Et elle poursuit sa route pour découvrir la source de son appel et nous montrer un sentiment de joie fort communicatif.
Une oeuvre d'environ cinq minutes, toute intense, avec une trame narrative pour moi fort claire et qui m'a particulièrement plu. Et pour cette proposition, je dois en convenir, grâce la caméra de Jean-Sébastien Giroux et la prise de son de Simon Bellefeuille et Paskal Perreault. je m'y suis senti tout près.
Une première proposition qui en appellera d'autres, promis ! Comment hésiter avec des noms comme Virginie Brunelle, Daina Ashbee et Margie Gillis. Le Festival en présentera dix oeuvres au total.
"JARDIN DE SCULPTURES ÉPHÉMÈRES- ACTE 1" nous est proposé dans un espace tout blanc dans lequel évolue deux femmes (Motrya Kozbur et Clémentine Schindler). Elles "feront corps" avec ce bloc de bois déjà présent ou un des quatre autres qu'elles apportent dans l'espace de prestation. Sur la musique de Louis Dufort, nous voyons évoluer les deux femmes qui se déplacent lentement, prenant ces blocs de bois, comme socle pour créer des "sculptures éphémères"! Et de l'ombre d'où elles sont venues, elles retournent une vingtaine de minutes plus tard. L'esthétique est réussie et me captive. Je dois l'avouer, la "communion" avec l'oeuvre aurait été encore plus réussie, si j'avais été là devant elles.
Quelques jours plus tard, nous avions droit à la première proposition de "Une solitude partagée" (quelle belle proposition de titre !) du FASS. D'un espace intérieur tout pâle, nous sommes amenés sur les pas d'une femme (Valeria Galluccio) dans un boisé de saint-Sauveur (Camp YMCA Kanawana), portée par le son des percussions d'Alexandre Lavoie de l'Orchestre Métropolitain qui interprète la musique de Louis Dufort.
Après la rencontre des artisans dans une sorte de "making off", nous découvrons cette femme qui marche sur une route d'asphalte avec des pointes. Et puis arrive la musique, cet appel à sortir des sentiers battus ou à répondre à cet appel de la nature. Nous en découvrirons différentes étapes. D'abord, l'exploration, le contact avec la matière ligneuse, qu'est le bois, durant lequel je ressens bien, moi aussi le contact. Il en résulte une transformation qui se développe en affirmation du lieu. Le chemin se poursuit avec un tableau tellement "Marie Chouinard" dans lequel cette femme, long bâton de pellerin à la main et pointe au pieds, semble prendre son envol et trouver sa base, qui ici est un tronc d'arbre. Et elle poursuit sa route pour découvrir la source de son appel et nous montrer un sentiment de joie fort communicatif.
Une oeuvre d'environ cinq minutes, toute intense, avec une trame narrative pour moi fort claire et qui m'a particulièrement plu. Et pour cette proposition, je dois en convenir, grâce la caméra de Jean-Sébastien Giroux et la prise de son de Simon Bellefeuille et Paskal Perreault. je m'y suis senti tout près.
Une première proposition qui en appellera d'autres, promis ! Comment hésiter avec des noms comme Virginie Brunelle, Daina Ashbee et Margie Gillis. Le Festival en présentera dix oeuvres au total.
mercredi 10 juin 2020
Mots du spectateur nostalgique: "Voir" à qui je dis au revoir et merci !
Ainsi donc, j'apprenais récemment que "Voir" allait cesser ses activités. Je le concède, depuis quelques années, je le consultais de façon irrégulière, mais sa fermeture me laisse un goût de nostalgie à la bouche. Je veux donc revenir sur mon histoire avec ce média qui m'a permis de devenir l'amateur de culture que je suis maintenant.
Ma "relation" avec lui débute, il y a une vingtaine d'années. De ma visite hebdomadaire à ma bibliothèque municipale, j'en revenais à l'époque avec une copie des quatre hebdomadaires culturels, le "Ici", le "Mirror", sous un de mes bras et sous l'autre le "Hour" et mon préféré, le "Voir". À l'époque, je ne faisais que du lèche vitrine parce que je consommais peu parce que être père ça occupe autrement. Mais je lisais et peu à peu, le goût est venu et du temps pour le satisfaire.
Et puis est arrivé la "grande époque" en 2003 ! Celle durant laquelle il était possible de proposer un commentaire sur un article, de recevoir une note de une ou deux ou trois étoiles et d'être publié sur le site internet de l'hebdomadaire. Nous pouvions gagner des "jetons" et aussi de recevoir des votes par les autres membres. Il y avait même un classement ! Ces jetons nous permettaient de participer à des enchères. Si nous étions parmi ceux qui avaient misé assez haut, nous gagnions ! Mon premier prix, un laisser passez double pour le film "Choses secrètes" qui était projeté au Beaubien. Par la suite, j'ai poursuivi la rédaction de textes, assez pour remporter un deuxième prix quelques mois plus tard et pas n'importe quel ! Un prix qui allait modifier mon parcours de spectateur. "Pour 229 jetons", j'ai gagné deux billets pour aller découvrir un spectacle de danse à l'Usine C, soit "Document 3" de Lynda Gaudreau lors de la dernière édition du Festival FIND. Je me souviens encore de cette "rencontre" qui amalgamait la danse et la technologie. Le déplacement des interprètes créait sur les costumes des interprètes des sons qui étaient amplifiés pour nous être projetés par les haut-parleurs. Cette rencontre a tout eu du coup de foudre et cela grâce à Voir. Si le festival a cessé ses activités, mon intérêt pour la danse, lui commençait.
Je suis devenu un fidèle de cet hebdo culturel, lisant avec intérêt les spécialistes culturels et les chroniqueurs. Parmi ceux-ci, Fabienne Cabado dont la prose m'amenait à aller à la découverte de ses propositions danse et "tant qu'à y être", de rédiger un texte par la suite ! Il y a eu aussi Benoit Jutras qui savait s'y prendre avec moi pour m'amener à apprivoiser la poésie et à en lire, même dans les transports en commun. Manon Dumais, aussi qui éclairait mon chemin vers des propositions du septième art. La liste pourrait être longue, mais avant d'aller plus loin, je m'en voudrais de ne pas mentionner le bon travail de Tristan Malavoy, comme chroniqueur littéraire et rédacteur en chef.
Que de bons souvenirs de cette époque ! J'ai fait plein de découvertes culturelles grâce aux textes que j'écrivais, dont un abonnement annuel à Danse-Cité et un autre à l'Usine C. À ces deux diffuseur, je suis encore, plus de dix ans plus tard, un fidèle abonné.
Cerise sur la gâteau, fort bon et riche, j'ai même eu le privilège de voir dans la copie papier un extrait de mes textes, 10 fois en deux ans !!!
Et puis, est arrivé le grand changement, en 2007 ! Les textes des lecteurs passaient sur un autre site et leur visibilité a nettement diminué. Les prix étaient encore présents, mais les textes des lecteurs étaient moins présents. La transition a été difficile, mais les changements étaient compréhensibles. Comment réussir à lire et à valider les nombreux textes qui arrivaient chaque jour ? Cependant, de mon côté, le spectateur avait pris son envol et explorait avec curiosité et grand plaisir les lieux culturels de toute nature, mais surtout ceux de danse.
Et puis, arriva le jour ! Plus du tout de place sur les plateformes du Voir et moi, qui voulait continuer à écrire, je suis laissé en plan ? Les adieux ont été secs, mais en est ainsi souvent la vie. Depuis, je suis devenu plus autonome, mon blogue a pris le relais. Je me suis aussi quelque peu détaché de cette publication.
Il en reste que sans Voir, je ne serais pas devenu le grand amateur de culture et fanatique de danse que je suis devenu aujourd'hui. Grâce à leurs textes et mes billets gagnés, j'ai fait des découvertes que je n'aurais fait par moi-même. Par exemple, c'est grâce à Christian Saint-Pierre que j'ai appris l'existence du "Wildside Festival" qui se déroule en tout début d'année au Centaur Theater. Et à ce festival, j'y retourne depuis ce temps à chaque année ou presque !
Bon, toute bonne chose à une fin, comme le dit l'expression populaire ! Il en reste que c'est avec un léger pincement au coeur que j'ai appris sa fort probable disparition. Et comme le mentionnait la chroniqueuse politique Josée Legault, elle-même chroniqueuse politique au Voir de 2007 à 2012), "Mon Voir, même transformé de fond en comble depuis, tu me manqueras".
Ma "relation" avec lui débute, il y a une vingtaine d'années. De ma visite hebdomadaire à ma bibliothèque municipale, j'en revenais à l'époque avec une copie des quatre hebdomadaires culturels, le "Ici", le "Mirror", sous un de mes bras et sous l'autre le "Hour" et mon préféré, le "Voir". À l'époque, je ne faisais que du lèche vitrine parce que je consommais peu parce que être père ça occupe autrement. Mais je lisais et peu à peu, le goût est venu et du temps pour le satisfaire.
Et puis est arrivé la "grande époque" en 2003 ! Celle durant laquelle il était possible de proposer un commentaire sur un article, de recevoir une note de une ou deux ou trois étoiles et d'être publié sur le site internet de l'hebdomadaire. Nous pouvions gagner des "jetons" et aussi de recevoir des votes par les autres membres. Il y avait même un classement ! Ces jetons nous permettaient de participer à des enchères. Si nous étions parmi ceux qui avaient misé assez haut, nous gagnions ! Mon premier prix, un laisser passez double pour le film "Choses secrètes" qui était projeté au Beaubien. Par la suite, j'ai poursuivi la rédaction de textes, assez pour remporter un deuxième prix quelques mois plus tard et pas n'importe quel ! Un prix qui allait modifier mon parcours de spectateur. "Pour 229 jetons", j'ai gagné deux billets pour aller découvrir un spectacle de danse à l'Usine C, soit "Document 3" de Lynda Gaudreau lors de la dernière édition du Festival FIND. Je me souviens encore de cette "rencontre" qui amalgamait la danse et la technologie. Le déplacement des interprètes créait sur les costumes des interprètes des sons qui étaient amplifiés pour nous être projetés par les haut-parleurs. Cette rencontre a tout eu du coup de foudre et cela grâce à Voir. Si le festival a cessé ses activités, mon intérêt pour la danse, lui commençait.
Je suis devenu un fidèle de cet hebdo culturel, lisant avec intérêt les spécialistes culturels et les chroniqueurs. Parmi ceux-ci, Fabienne Cabado dont la prose m'amenait à aller à la découverte de ses propositions danse et "tant qu'à y être", de rédiger un texte par la suite ! Il y a eu aussi Benoit Jutras qui savait s'y prendre avec moi pour m'amener à apprivoiser la poésie et à en lire, même dans les transports en commun. Manon Dumais, aussi qui éclairait mon chemin vers des propositions du septième art. La liste pourrait être longue, mais avant d'aller plus loin, je m'en voudrais de ne pas mentionner le bon travail de Tristan Malavoy, comme chroniqueur littéraire et rédacteur en chef.
Que de bons souvenirs de cette époque ! J'ai fait plein de découvertes culturelles grâce aux textes que j'écrivais, dont un abonnement annuel à Danse-Cité et un autre à l'Usine C. À ces deux diffuseur, je suis encore, plus de dix ans plus tard, un fidèle abonné.
Cerise sur la gâteau, fort bon et riche, j'ai même eu le privilège de voir dans la copie papier un extrait de mes textes, 10 fois en deux ans !!!
Et puis, est arrivé le grand changement, en 2007 ! Les textes des lecteurs passaient sur un autre site et leur visibilité a nettement diminué. Les prix étaient encore présents, mais les textes des lecteurs étaient moins présents. La transition a été difficile, mais les changements étaient compréhensibles. Comment réussir à lire et à valider les nombreux textes qui arrivaient chaque jour ? Cependant, de mon côté, le spectateur avait pris son envol et explorait avec curiosité et grand plaisir les lieux culturels de toute nature, mais surtout ceux de danse.
Et puis, arriva le jour ! Plus du tout de place sur les plateformes du Voir et moi, qui voulait continuer à écrire, je suis laissé en plan ? Les adieux ont été secs, mais en est ainsi souvent la vie. Depuis, je suis devenu plus autonome, mon blogue a pris le relais. Je me suis aussi quelque peu détaché de cette publication.
Il en reste que sans Voir, je ne serais pas devenu le grand amateur de culture et fanatique de danse que je suis devenu aujourd'hui. Grâce à leurs textes et mes billets gagnés, j'ai fait des découvertes que je n'aurais fait par moi-même. Par exemple, c'est grâce à Christian Saint-Pierre que j'ai appris l'existence du "Wildside Festival" qui se déroule en tout début d'année au Centaur Theater. Et à ce festival, j'y retourne depuis ce temps à chaque année ou presque !
Bon, toute bonne chose à une fin, comme le dit l'expression populaire ! Il en reste que c'est avec un léger pincement au coeur que j'ai appris sa fort probable disparition. Et comme le mentionnait la chroniqueuse politique Josée Legault, elle-même chroniqueuse politique au Voir de 2007 à 2012), "Mon Voir, même transformé de fond en comble depuis, tu me manqueras".
dimanche 31 mai 2020
Sur mes pas de spectateur confiné: Mon retour sur le OFFTA et "son "Prologue" !
La proposition était audacieuse, mais j'ai dit "présent" pour cette édition du OFFTA, en festival déconfiné ! J'avais identifié dans le programme des propositions prometteuses et des noms aussi que je connaissais. Au final, je l'avoue (!), j'ai butiné, mais pour l'abeille-spectateur que je suis sans téléphone portable, certaines propositions étaient inaccessibles. Néanmoins, je voudrais revenir sur une proposition qui malgré que je l'ai vu sur mon écran d'ordino (toujours trop petit), m'a particulièrement touchée. Est-il possible de ressentir les émotions malgré la distance dans mon îlot de confinement ? Oui et je l'ai ressenti plusieurs fois durant le visionnement des neufs vidéos de Mani Soleymanlou et de la Jeune Troupe du Quat’Sous (Compagnie Orange noyée). Si vous les avez vu, vous me comprenez, mais si non, je me propose de tenter de vous en transmettre un aperçu. Aperçu, j'en conviens, qui ne vous permettra pas de bien d'en saisir toute la portée, mais quand même !
Ainsi donc, "Prologue" est composé d'une série de neuf courts vidéos qui nous étaient proposés par série de deux, sauf évidemment le premier (Prologue#0), tout à fait déjanté (et amusant) sur l'esplanade toute vide du Stade Olympique qui annonce la suite. Comme cette année tout est annulé, on nous annonce que c'est une proposition réinventée !
Huit propositions dans des lieux différents, certains tout proches de chez moi, comme le Parc Beaubien et des ruelles montréalaises, un autre, "un peu plus" loin à Pointe au Père, à côté du sous-marin Onondaga. Le plus souvent, les spectateurs sont accueillis (à distance) par un homme masqué qui les invite à prendre place, à fermer leur cellulaire et à déballer leur bonbon avant le début de la représentation qui dure de 3 à 5 minutes. Chaque représentation sauf une, la dernière, se fait devant deux "entité de spectateurs" qui ne se côtoient pas et "à distance sécuritaire. Des spectateurs uniques, des amis et aussi des familles composent l'audience chanceuse et privilégiée !
Il y aura "La lettre d'Orphée à Eurydice (par Jean-Christophe Leblanc), "Le voyage" (par Stephie Mazunya), "Rapunzel" (par Anaïs Cadorette Bonin), "Antonio" (par Marc-André-Trépanier), "Balade d'un inconnu amusé" (par Peter Meltev), "Juste parce j'peux" (par Alexandra Gagné), "Elles ont fait l'Amérique" (par Célia Laguitton) et enfin "Stories from la pandémie" (par Chloe Giddings).
Chacune me proposait de bons moments et je l'avoue, j'aurais aimé faire partie du public en présence pour ressentir pleinement la qualité des moments. Il en reste qu'au final, je les toutes appréciées,mais je m'en voudrais de ne pas vous présenter mon top 3. D'abord "Le voyage" (texte de Stephie Mazunya) qui avec une douceur fort efficace, me rappelle que le voyage peut être une évasion vers l'espoir. Et qu'il en tient à nous pour qu'il ne soit pas décevant !
Ensuite, "Elles ont fait l'Amérique", fort bien construit en trois temps. D'abord, la narratrice nous présente l'arrivée de Marie Brazeau au début de la colonie (en 1681) après une longue et difficile traversée en bateau. Ça se poursuit par l'arrivée en nos terres de la narratrice avec sa famille et ses espoirs (Célia Laguitton) par avion, cette fois. Et le tout se termine par une perspective optimiste, "les épreuves, vous les avez surmonté, nous aussi on les surmontera".
Enfin, assis sur le banc du Grand Antonio, une spectatrice et son chien et un spectateur (dont le prénom, coïncidence (!) est Robert, écoutent avec sourire, attention et émotions exprimées le texte de Marc-André Trépanier, lu par lui-même sur cet homme, légende montréalaise de mon époque ! Il a su me toucher, mais le plus fort a été de voir la réaction de "mon" Robert par procuration qui à la toute fin semble fort touché et qui met sa main avec respect la plaque sur ce banc public. Merci Robert de l'avoir fait pour moi !
Une mention spéciale pour "Stories from la pandémie" et la réaction des deux hommes à la toute fin ! Ouf !
Je m'en voudrais de ne pas mentionner le travail de l'équipe de production qui a su saisir l'émotion du moment, mais aussi la vie humaine, animale et végétale qui se passait autour. Je suis un spectateur qui apprécie la présence, mais tout au long de ces œuvres devant mon écran, le courant a passé !
Je me promets en ce 31 mai à venir à compléter, en ce 32 mai, mon tour des propositions !
Ainsi donc, "Prologue" est composé d'une série de neuf courts vidéos qui nous étaient proposés par série de deux, sauf évidemment le premier (Prologue#0), tout à fait déjanté (et amusant) sur l'esplanade toute vide du Stade Olympique qui annonce la suite. Comme cette année tout est annulé, on nous annonce que c'est une proposition réinventée !
Huit propositions dans des lieux différents, certains tout proches de chez moi, comme le Parc Beaubien et des ruelles montréalaises, un autre, "un peu plus" loin à Pointe au Père, à côté du sous-marin Onondaga. Le plus souvent, les spectateurs sont accueillis (à distance) par un homme masqué qui les invite à prendre place, à fermer leur cellulaire et à déballer leur bonbon avant le début de la représentation qui dure de 3 à 5 minutes. Chaque représentation sauf une, la dernière, se fait devant deux "entité de spectateurs" qui ne se côtoient pas et "à distance sécuritaire. Des spectateurs uniques, des amis et aussi des familles composent l'audience chanceuse et privilégiée !
Il y aura "La lettre d'Orphée à Eurydice (par Jean-Christophe Leblanc), "Le voyage" (par Stephie Mazunya), "Rapunzel" (par Anaïs Cadorette Bonin), "Antonio" (par Marc-André-Trépanier), "Balade d'un inconnu amusé" (par Peter Meltev), "Juste parce j'peux" (par Alexandra Gagné), "Elles ont fait l'Amérique" (par Célia Laguitton) et enfin "Stories from la pandémie" (par Chloe Giddings).
Chacune me proposait de bons moments et je l'avoue, j'aurais aimé faire partie du public en présence pour ressentir pleinement la qualité des moments. Il en reste qu'au final, je les toutes appréciées,mais je m'en voudrais de ne pas vous présenter mon top 3. D'abord "Le voyage" (texte de Stephie Mazunya) qui avec une douceur fort efficace, me rappelle que le voyage peut être une évasion vers l'espoir. Et qu'il en tient à nous pour qu'il ne soit pas décevant !
Ensuite, "Elles ont fait l'Amérique", fort bien construit en trois temps. D'abord, la narratrice nous présente l'arrivée de Marie Brazeau au début de la colonie (en 1681) après une longue et difficile traversée en bateau. Ça se poursuit par l'arrivée en nos terres de la narratrice avec sa famille et ses espoirs (Célia Laguitton) par avion, cette fois. Et le tout se termine par une perspective optimiste, "les épreuves, vous les avez surmonté, nous aussi on les surmontera".
Enfin, assis sur le banc du Grand Antonio, une spectatrice et son chien et un spectateur (dont le prénom, coïncidence (!) est Robert, écoutent avec sourire, attention et émotions exprimées le texte de Marc-André Trépanier, lu par lui-même sur cet homme, légende montréalaise de mon époque ! Il a su me toucher, mais le plus fort a été de voir la réaction de "mon" Robert par procuration qui à la toute fin semble fort touché et qui met sa main avec respect la plaque sur ce banc public. Merci Robert de l'avoir fait pour moi !
Une mention spéciale pour "Stories from la pandémie" et la réaction des deux hommes à la toute fin ! Ouf !
Je m'en voudrais de ne pas mentionner le travail de l'équipe de production qui a su saisir l'émotion du moment, mais aussi la vie humaine, animale et végétale qui se passait autour. Je suis un spectateur qui apprécie la présence, mais tout au long de ces œuvres devant mon écran, le courant a passé !
Je me promets en ce 31 mai à venir à compléter, en ce 32 mai, mon tour des propositions !
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