La première vague de la pandémie est passée, le ressac est à craindre, mais devant mon écran d'ordinateur, je reprends un peu plus mon souffle de spectateur. Depuis "ma" dernière fois en salle, la danse est "venue" à moi, par l'intermédiaire de mon écran. La présence en direct me manque, mais certaines propositions réussissent à me "rejoindre". Parmi celles là, les deux plus récentes oeuvres de Marie Chouinard. "JARDIN DE SCULPTURES ÉPHÉMÈRES- ACTE 1", présenté par et sur le site du Musée d'art contemporain de Montréal et "Sur la lame" dans le cadre du Festival "Une solitude partagée" organisé par le Festival des arts de Saint-Sauveur (FASS). Deux propositions fort différentes qui portent fort clairement la signature de la chorégraphe.
"JARDIN DE SCULPTURES ÉPHÉMÈRES- ACTE 1" nous est proposé dans un espace tout blanc dans lequel évolue deux femmes (Motrya Kozbur et Clémentine Schindler). Elles "feront corps" avec ce bloc de bois déjà présent ou un des quatre autres qu'elles apportent dans l'espace de prestation. Sur la musique de Louis Dufort, nous voyons évoluer les deux femmes qui se déplacent lentement, prenant ces blocs de bois, comme socle pour créer des "sculptures éphémères"! Et de l'ombre d'où elles sont venues, elles retournent une vingtaine de minutes plus tard. L'esthétique est réussie et me captive. Je dois l'avouer, la "communion" avec l'oeuvre aurait été encore plus réussie, si j'avais été là devant elles.
Quelques jours plus tard, nous avions droit à la première proposition de "Une solitude partagée" (quelle belle proposition de titre !) du FASS. D'un espace intérieur tout pâle, nous sommes amenés sur les pas d'une femme (Valeria Galluccio) dans un boisé de saint-Sauveur (Camp YMCA Kanawana), portée par le son des percussions d'Alexandre Lavoie de l'Orchestre Métropolitain qui interprète la musique de Louis Dufort.
Après la rencontre des artisans dans une sorte de "making off", nous découvrons cette femme qui marche sur une route d'asphalte avec des pointes. Et puis arrive la musique, cet appel à sortir des sentiers battus ou à répondre à cet appel de la nature. Nous en découvrirons différentes étapes. D'abord, l'exploration, le contact avec la matière ligneuse, qu'est le bois, durant lequel je ressens bien, moi aussi le contact. Il en résulte une transformation qui se développe en affirmation du lieu. Le chemin se poursuit avec un tableau tellement "Marie Chouinard" dans lequel cette femme, long bâton de pellerin à la main et pointe au pieds, semble prendre son envol et trouver sa base, qui ici est un tronc d'arbre. Et elle poursuit sa route pour découvrir la source de son appel et nous montrer un sentiment de joie fort communicatif.
Une oeuvre d'environ cinq minutes, toute intense, avec une trame narrative pour moi fort claire et qui m'a particulièrement plu. Et pour cette proposition, je dois en convenir, grâce la caméra de Jean-Sébastien Giroux et la prise de son de Simon Bellefeuille et Paskal Perreault. je m'y suis senti tout près.
Une première proposition qui en appellera d'autres, promis ! Comment hésiter avec des noms comme Virginie Brunelle, Daina Ashbee et Margie Gillis. Le Festival en présentera dix oeuvres au total.
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mardi 7 juillet 2020
samedi 1 février 2020
Sur mes pas en danse: Une semaine "danse" signée Marie Chouinard !
"Un programme double, qu'est ce que t'en dis", chantait Sylvain Lelièvre qui en rajoutait avec " Un programme double, y'a rien comme ça". Et c'est à ce type d'invitation de Danse Danse que j'ai dit oui cette semaine. Deux soirées au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts avec deux oeuvres de Marie Chouinard, soient "bODY_rEMIX/les_vARIATIONS_gOLDBERG"et "RADICALE VITALITÉ, SOLOS ET DUOS" et ce dans la même semaine !
Deux soirées très différentes qui nous présentaient une oeuvre complète pour la première et une vingtaines de courtes pièces, pour la plupart des extraits d'oeuvres déjà présentées, pour la deuxième. Je dois l'avouer, j'ai une préférence pour une oeuvre longue. Par conséquent, "bODY_rEMIX/les_vARIATIONS_gOLDBERG" (ballet en deux actes) m'a encore une fois tout à fait ravi. De ces êtres qui là juste devant moi (parce qu'en première rangée !) évoluent avec différentes contraintes (orthèses, déambulateur, par exemple), présentent des tableaux riches de personnages de toute sorte. Des personnages colorés d'animalité qui d'un tableau à l'autre éblouissent, mais surtout fascinent. Une oeuvre dans laquelle, la chorégraphe nous convie dans un univers riche et éblouissant !
Pour sa part, "RADICALE VITALITÉ, SOLOS ET DUOS", débute dans le hall d'entrée avec ""IN MUSEUM V2" oeuvre créée et interprétée, il y a quelques années par Marie Chouinard. En cette soirée, son "personnage" était incarné par deux de ces interprètes, aux deux extrémités du hall, sur un petit espace blanc, qui se tiennent debout en posture d'ouverture. Juste devant moi, je le sens bien, une de ces femmes s'est préparée à la rencontre et elle ira ! À celui ou celle qui ose se rendre à la rencontre, il y aura un échange fort discret pour nous qui sera suivi par un solo fort riche et qui je le suppose, traduit en gestes le court échange qui a précédé.
Photo de Sylvie-Ann Paré tirée du site de la chorégraphe
Il s'en suit notre entrée en salle et de la suite de la soirée composée de 24 miniatures dansées, des solos et des duos. Si ce type de présentation ne me permet pas de m'installer confortablement dans une "histoire", elle m'a permis, en revanche, de me faire voyager dans le temps et de me faire découvrir ou de redécouvrir des oeuvres de la chorégraphe. Par exemple, si tout amateur de danse connait la "Petite danse sans nom" créée par Marie Chouinard en 1980, dans laquelle elle boit d'abord un verre d'eau pour ensuite "uriner" dans un verre. Pour cette fois, c'est Sayer Mansfield qui m'a permis de la découvrir pour la première fois. Le tout pourrait sembler un peu douteux, mais pas du tout, sympathique, même ! Et tout autour de moi, comme moi-même, impossible de rester indifférent. Il y a aussi ces moments qui me permettent d'apprécier, encore une fois, le grand talent et la présence de Carol Prieur. De ce tour d'horizon chorégraphique de cette créatrice hors norme, impossible de rester insensible. Et lorsqu'en fin de programme, je redécouvre quatre courtes pièces tirées de "LE NOMBRE D'OR (LIVE), je ne peux que me rappeler le plaisir de la première fois !
Merci à vous Michael Baboolal, Adrian W.S. Batt, Kimberley De Jong. Jossua Collin Dufour, Valeria Galluccio, Motrya Kozbur, Luig Luna, Sayer Mansfield, Scott McCabe, Sacha Ouellette-Deguire, Carol Prieur, Celeste Robbins et Clementine Schindler, d'incarner avec grand brio l'univers de Marie Chouinard.
Impossible pour moi de ne pas relever aussi la grande générosité de Marie Chouinard lors de la rencontre avec le public après la représentation de "RADICALE VITALITÉ, SOLOS ET DUOS". J'ai pu y apprendre le processus de création de cette oeuvre en collaboration "fort active" des différents interprètes. Je vous partage sa réponse. Elle a d'abord demandé à ses interprètes de choisir des "parties" de ses créations qu'elles ou ils voudraient interpréter. Une fois toutes les propositions (une quarantaine), elle a sélectionné, d'abord pour ensuite déterminer le ou les interprètes. Dans une suite d'aller retour et de déception (si deux interprètes voulaient en être), le tout s'est concrétisé. Et en cette deuxième soirée de présentation, le tout a été rondement ! Parce que des extraits de quelques secondes à quelques minutes demandent beaucoup de travail scénographique avec peu de temps pour le faire. Je rappelle qu'en début de semaine, une autre de ses oeuvres était présentée sur la même scène.
Deux soirées très différentes qui nous présentaient une oeuvre complète pour la première et une vingtaines de courtes pièces, pour la plupart des extraits d'oeuvres déjà présentées, pour la deuxième. Je dois l'avouer, j'ai une préférence pour une oeuvre longue. Par conséquent, "bODY_rEMIX/les_vARIATIONS_gOLDBERG" (ballet en deux actes) m'a encore une fois tout à fait ravi. De ces êtres qui là juste devant moi (parce qu'en première rangée !) évoluent avec différentes contraintes (orthèses, déambulateur, par exemple), présentent des tableaux riches de personnages de toute sorte. Des personnages colorés d'animalité qui d'un tableau à l'autre éblouissent, mais surtout fascinent. Une oeuvre dans laquelle, la chorégraphe nous convie dans un univers riche et éblouissant !
Pour sa part, "RADICALE VITALITÉ, SOLOS ET DUOS", débute dans le hall d'entrée avec ""IN MUSEUM V2" oeuvre créée et interprétée, il y a quelques années par Marie Chouinard. En cette soirée, son "personnage" était incarné par deux de ces interprètes, aux deux extrémités du hall, sur un petit espace blanc, qui se tiennent debout en posture d'ouverture. Juste devant moi, je le sens bien, une de ces femmes s'est préparée à la rencontre et elle ira ! À celui ou celle qui ose se rendre à la rencontre, il y aura un échange fort discret pour nous qui sera suivi par un solo fort riche et qui je le suppose, traduit en gestes le court échange qui a précédé.
Photo de Sylvie-Ann Paré tirée du site de la chorégraphe
Il s'en suit notre entrée en salle et de la suite de la soirée composée de 24 miniatures dansées, des solos et des duos. Si ce type de présentation ne me permet pas de m'installer confortablement dans une "histoire", elle m'a permis, en revanche, de me faire voyager dans le temps et de me faire découvrir ou de redécouvrir des oeuvres de la chorégraphe. Par exemple, si tout amateur de danse connait la "Petite danse sans nom" créée par Marie Chouinard en 1980, dans laquelle elle boit d'abord un verre d'eau pour ensuite "uriner" dans un verre. Pour cette fois, c'est Sayer Mansfield qui m'a permis de la découvrir pour la première fois. Le tout pourrait sembler un peu douteux, mais pas du tout, sympathique, même ! Et tout autour de moi, comme moi-même, impossible de rester indifférent. Il y a aussi ces moments qui me permettent d'apprécier, encore une fois, le grand talent et la présence de Carol Prieur. De ce tour d'horizon chorégraphique de cette créatrice hors norme, impossible de rester insensible. Et lorsqu'en fin de programme, je redécouvre quatre courtes pièces tirées de "LE NOMBRE D'OR (LIVE), je ne peux que me rappeler le plaisir de la première fois !
Merci à vous Michael Baboolal, Adrian W.S. Batt, Kimberley De Jong. Jossua Collin Dufour, Valeria Galluccio, Motrya Kozbur, Luig Luna, Sayer Mansfield, Scott McCabe, Sacha Ouellette-Deguire, Carol Prieur, Celeste Robbins et Clementine Schindler, d'incarner avec grand brio l'univers de Marie Chouinard.
Impossible pour moi de ne pas relever aussi la grande générosité de Marie Chouinard lors de la rencontre avec le public après la représentation de "RADICALE VITALITÉ, SOLOS ET DUOS". J'ai pu y apprendre le processus de création de cette oeuvre en collaboration "fort active" des différents interprètes. Je vous partage sa réponse. Elle a d'abord demandé à ses interprètes de choisir des "parties" de ses créations qu'elles ou ils voudraient interpréter. Une fois toutes les propositions (une quarantaine), elle a sélectionné, d'abord pour ensuite déterminer le ou les interprètes. Dans une suite d'aller retour et de déception (si deux interprètes voulaient en être), le tout s'est concrétisé. Et en cette deuxième soirée de présentation, le tout a été rondement ! Parce que des extraits de quelques secondes à quelques minutes demandent beaucoup de travail scénographique avec peu de temps pour le faire. Je rappelle qu'en début de semaine, une autre de ses oeuvres était présentée sur la même scène.
vendredi 31 août 2018
Sur mes pas en dance: Retour sur ma dernière sortie estivale.
Dernier jour du mois d'août, les degrés tiennent encore bien haut sur le thermomètre. Au programme, un programme double, d'abord une discussion publique avec Marie Chouinard, suivie par la présentation d'un début de création de Chloé Ouellet-Payeur. Les deux présentées au même endroit, dans les locaux de la SDC (Société de développment commercial) Hochelaga-Maisonneuve dans le cadre du Festival Soir sur Ontario.
Pour une rencontre avec Marie Chouinard, je ne sais pas pour vous, mais moi, je n'ai pas pris de chance et je suis arrivé bien à l'avance. Une fois l'édifice trouvé et gravi les marches jusqu'au deuxième étage, je me retrouve une vingtaine de minutes avant l'heure annoncée dans une salle vide, si ce n'est des organisatrices. Un "peu" surpris, je valide bien le fait que c'est ici qu'aura lieu la rencontre. Et oui, c'est bien ici. Eh bien !!!!
J'ai donc tout le loisir de choisir ma place et d'attendre. Approche le moment et arrive quelques autres personnes et Marie Chouinard. Le temps de s'assurer que tout est OK et de remplir le verre d'eau, la discussion débute. Nous serons un peu plus d'une dizaine de personnes pour cette rencontre qui débute avec la projection de quelques extraits de ces oeuvres. Il s'en suit une séance de questions-réponses avec l'animatrice. Des questions pertinentes suivies par de longues et généreuses réponses. De ses pas comme interprète-chorégraphe en solo et de la raison de son passage comme chorégraphe seulement. Lorsqu'elle s'est vue sur scène et qu'elle voulait se démultiplier pour rejoindre l'oeuvre qu'elle avait en tête. J'avais devant moi, juste là, une femme vivante, allumée et généreuse qui me parlait de sa façon de créer, de choisir un interprète pour sa troupe. Plus d'une heure suivie par ses réponses à nos questions, dont la mienne sur l'évolution de ses oeuvres après la première. Elle aurait été devant un auditoire beaucoup plus nombreux ou elle aurait été à une émission de télé que je crois que cela aurait été pareil.
Elle propose une perspective différente et à priori surprenante à sa création "bODY_rEMIX/les_vARIATIONS_gOLDBERG", pour laquelle, elle affirme que les béquilles et autres accessoires amenaient plus de liberté (et de possibilités) et non pas plus de contrainte. Et elle explique pourquoi, moment délicieux ! Nous apprenons aussi son système de remplacement au sein de la troupe si un des interprètes se blessent, même pendant une prestation, ce qui est déjà arrivé. Elle nous explique qu'elle s'occupe des costumes et des éclairages de ses oeuvres. Et le moment de conclure arrive et en toute simplicité, elle quitte après avoir salué ceux et celles qui étaient sur son chemin. Un grand moment pour le spectateur que je suis, merci Festival Soir.
Juste avant que les gens quittent, nous sommes informés que nous pourrons assister à une courte prestation de Chloé Ouellet-Payeur. C'est sur la magnifique version de Pure Joyce, de la chanson "Blue" qu'elle prend place devant nous. Par la suite, tout en contorsion marquée par son horizontalité, elle nous interpelle du regard comme du geste. Le propos chorégraphique évolue selon les différentes versions de cette chanson. Nous avons eu droit aux premières ébauches d'une oeuvre qui me semble fort prometteuse. J'ai bien hâte d'en voir une version plus longue. Et pour cette chanson, j'ai eu un coup de foudre.
Le temps de quitter arrive et en route pour revenir à la maison, je prends le temps de voir deux prestations improvisées de "Déracinement" de Chloé Bourdages-Roy présenté quelques coins rues plus loin. Et le soleil commence son déclin et moi, mes pas me ramènent à la maison. Le spectateur est fort heureux de sa soirée !
Pour une rencontre avec Marie Chouinard, je ne sais pas pour vous, mais moi, je n'ai pas pris de chance et je suis arrivé bien à l'avance. Une fois l'édifice trouvé et gravi les marches jusqu'au deuxième étage, je me retrouve une vingtaine de minutes avant l'heure annoncée dans une salle vide, si ce n'est des organisatrices. Un "peu" surpris, je valide bien le fait que c'est ici qu'aura lieu la rencontre. Et oui, c'est bien ici. Eh bien !!!!
J'ai donc tout le loisir de choisir ma place et d'attendre. Approche le moment et arrive quelques autres personnes et Marie Chouinard. Le temps de s'assurer que tout est OK et de remplir le verre d'eau, la discussion débute. Nous serons un peu plus d'une dizaine de personnes pour cette rencontre qui débute avec la projection de quelques extraits de ces oeuvres. Il s'en suit une séance de questions-réponses avec l'animatrice. Des questions pertinentes suivies par de longues et généreuses réponses. De ses pas comme interprète-chorégraphe en solo et de la raison de son passage comme chorégraphe seulement. Lorsqu'elle s'est vue sur scène et qu'elle voulait se démultiplier pour rejoindre l'oeuvre qu'elle avait en tête. J'avais devant moi, juste là, une femme vivante, allumée et généreuse qui me parlait de sa façon de créer, de choisir un interprète pour sa troupe. Plus d'une heure suivie par ses réponses à nos questions, dont la mienne sur l'évolution de ses oeuvres après la première. Elle aurait été devant un auditoire beaucoup plus nombreux ou elle aurait été à une émission de télé que je crois que cela aurait été pareil.
Elle propose une perspective différente et à priori surprenante à sa création "bODY_rEMIX/les_vARIATIONS_gOLDBERG", pour laquelle, elle affirme que les béquilles et autres accessoires amenaient plus de liberté (et de possibilités) et non pas plus de contrainte. Et elle explique pourquoi, moment délicieux ! Nous apprenons aussi son système de remplacement au sein de la troupe si un des interprètes se blessent, même pendant une prestation, ce qui est déjà arrivé. Elle nous explique qu'elle s'occupe des costumes et des éclairages de ses oeuvres. Et le moment de conclure arrive et en toute simplicité, elle quitte après avoir salué ceux et celles qui étaient sur son chemin. Un grand moment pour le spectateur que je suis, merci Festival Soir.
Juste avant que les gens quittent, nous sommes informés que nous pourrons assister à une courte prestation de Chloé Ouellet-Payeur. C'est sur la magnifique version de Pure Joyce, de la chanson "Blue" qu'elle prend place devant nous. Par la suite, tout en contorsion marquée par son horizontalité, elle nous interpelle du regard comme du geste. Le propos chorégraphique évolue selon les différentes versions de cette chanson. Nous avons eu droit aux premières ébauches d'une oeuvre qui me semble fort prometteuse. J'ai bien hâte d'en voir une version plus longue. Et pour cette chanson, j'ai eu un coup de foudre.
Le temps de quitter arrive et en route pour revenir à la maison, je prends le temps de voir deux prestations improvisées de "Déracinement" de Chloé Bourdages-Roy présenté quelques coins rues plus loin. Et le soleil commence son déclin et moi, mes pas me ramènent à la maison. Le spectateur est fort heureux de sa soirée !
mardi 5 avril 2016
Sur mes pas en danse avec la Compagnie Marie Chouinard
Grâce à Danse Danse, je peux régulièrement me mettre à jour avec le répertoire de Marie Chouinard. Cette fois, deux oeuvres au programme, "Prélude à l'après-midi d'un faune" et "Le sacre du printemps", créées toutes les deux au début des années 90 qu'il me fallait aller voir. Ce qui complétait une journée danse bien remplie.
En lever de rideau, nous découvrons en arrière scène, l'Orchestre symphonique des jeunes de Montréal qui se met à jouer et arrive par le côté la "bête" incarnée par Carol Prieur. S'il arrive que d'être assis dans les toutes premières rangées limite ma perspective, cette fois, la proximité avec l'imterprète que j'entendais respirer et dont la physionomie m'était visible dans ses moindres détails, avait une plus-value évidente. Voilà une oeuvre qui devrait se découvrir dans une salle intime pour se ressentir pleinement les émotions vives et intenses démontrées et dansées par l'interprète. 1-0 pour moi.
Le rideau se ferme et après une courte attente, "Le sacre du printemps" prend place. D'abord, sur une trame sonore qui a tout de la plume qui gratte le papier, la douzaine d'interprètes vont et viennent dans une chorégraphie qui a tout du côté animal de l'être humain. Ensuite, l'orchestre prend la relève qui sans briser le ton, relance l'oeuvre. Avec sa signature particulière et manifestement exigeante pour les interprètes, Marie Chouinard demande beaucoup et ces derniers relèvent le défi tout au long des différents tableaux. Je dois avouer cette fois que de proche, certains éléments d'ensemble m'ont échappé, mais de voir de proche l'effort fourni, l'énergie demandée et la qualité d'interprétation le compensait aisément. Il faut aussi mentionner la contribution significative de l'Orchestre en parfaite symbiose avec la chorégraphie.
Photo : Nicolas Ruel tirée de la brochure
De la grande danse, tel un fin travail de joaillerie de mouvements, par des talentueux interprètes, quoi de mieux pour finir une soirée danse et poursuivre ma mise à jour des oeuvres de cette grande chorégraphe.
En lever de rideau, nous découvrons en arrière scène, l'Orchestre symphonique des jeunes de Montréal qui se met à jouer et arrive par le côté la "bête" incarnée par Carol Prieur. S'il arrive que d'être assis dans les toutes premières rangées limite ma perspective, cette fois, la proximité avec l'imterprète que j'entendais respirer et dont la physionomie m'était visible dans ses moindres détails, avait une plus-value évidente. Voilà une oeuvre qui devrait se découvrir dans une salle intime pour se ressentir pleinement les émotions vives et intenses démontrées et dansées par l'interprète. 1-0 pour moi.
Le rideau se ferme et après une courte attente, "Le sacre du printemps" prend place. D'abord, sur une trame sonore qui a tout de la plume qui gratte le papier, la douzaine d'interprètes vont et viennent dans une chorégraphie qui a tout du côté animal de l'être humain. Ensuite, l'orchestre prend la relève qui sans briser le ton, relance l'oeuvre. Avec sa signature particulière et manifestement exigeante pour les interprètes, Marie Chouinard demande beaucoup et ces derniers relèvent le défi tout au long des différents tableaux. Je dois avouer cette fois que de proche, certains éléments d'ensemble m'ont échappé, mais de voir de proche l'effort fourni, l'énergie demandée et la qualité d'interprétation le compensait aisément. Il faut aussi mentionner la contribution significative de l'Orchestre en parfaite symbiose avec la chorégraphie.
Photo : Nicolas Ruel tirée de la brochure
De la grande danse, tel un fin travail de joaillerie de mouvements, par des talentueux interprètes, quoi de mieux pour finir une soirée danse et poursuivre ma mise à jour des oeuvres de cette grande chorégraphe.
lundi 28 mars 2016
Sur mes pas en danse en avril
Mars a été un mois riche et intéressant en danse et il s'achève bientôt, mais avril prend la relève. Les propositions sur les scènes habituelles sont peu nombreuses, mais la relève prend la "relève". À mon agenda, sept sorties.
Un début chargé avec trois propositions. Je débuterai avec un passage sur la Passerelle 840 qui présentera son troisième programme de la saison. Toujours intéressant de découvrir ces jeunes en début de parcours.
Suivra la découverte pour moi et la redécouverte pour d'autres de deux oeuvres phares de la Compagnie Marie Chouinard, "Prélude à l'après-midi d'un faune" et "Le Sacre du printemps". Affirmer que j'ai hâte, serait un euphémisme !
Suivra juste après, le spectacle de danse contemporaine de l'Université de Montréal propose deux oeuvres chorégraphiées par Sébastien Provencher et Gabrielle Surprenant-Lacasse. Deux noms qui sont, pour moi, des cartes de visite qui ne se refusent pas.
Photos: Site de l'Université de Montréal
Un peu plus tard dans le mois, Spectacle chorégraphié dirigé par Dominique Porte d'abord et libre plus tard des étudiant(e)s du département de danse de l'UQAM. Soirées toujours intéressantes pour moi et que je ne rate pas.
Photo: Pierre Castera
Entre temps, à la Place des Arts, "Monumental" de Holy Body Tattoo. Cette pièce créée, il y a plus de dix ans, par une compagnie maintenant dissoute (Dana Gingras et Noam Gagnon) est reprise par neuf interprètes fort connus ( Caroline Gravel, Louise-Michele Jackson, Kim De Jong, Shay Kuebler, Louis-Elyan Martin, Esther Rousseau-Morin, Sovann Prom Tep, Michael Watts, Jamie Wright) et huit musiciens. Une autre occasion pour moi de découvrir une oeuvre passée que je ne connaît pas.
Photo: Site de la Place des arts
Le mois se termine avec une visite à la Place des Arts pour découvrir une des dernières propositions de Danse-Danse pour cette année, un programme triple de la Sao Paulo Companhia de Dança, incluant une création d'Édouard Lock. Une belle façon de finir un mois, n'est-ce-pas ?
Un début chargé avec trois propositions. Je débuterai avec un passage sur la Passerelle 840 qui présentera son troisième programme de la saison. Toujours intéressant de découvrir ces jeunes en début de parcours.
Suivra la découverte pour moi et la redécouverte pour d'autres de deux oeuvres phares de la Compagnie Marie Chouinard, "Prélude à l'après-midi d'un faune" et "Le Sacre du printemps". Affirmer que j'ai hâte, serait un euphémisme !
Suivra juste après, le spectacle de danse contemporaine de l'Université de Montréal propose deux oeuvres chorégraphiées par Sébastien Provencher et Gabrielle Surprenant-Lacasse. Deux noms qui sont, pour moi, des cartes de visite qui ne se refusent pas.
Photos: Site de l'Université de Montréal
Un peu plus tard dans le mois, Spectacle chorégraphié dirigé par Dominique Porte d'abord et libre plus tard des étudiant(e)s du département de danse de l'UQAM. Soirées toujours intéressantes pour moi et que je ne rate pas.
Photo: Pierre Castera
Entre temps, à la Place des Arts, "Monumental" de Holy Body Tattoo. Cette pièce créée, il y a plus de dix ans, par une compagnie maintenant dissoute (Dana Gingras et Noam Gagnon) est reprise par neuf interprètes fort connus ( Caroline Gravel, Louise-Michele Jackson, Kim De Jong, Shay Kuebler, Louis-Elyan Martin, Esther Rousseau-Morin, Sovann Prom Tep, Michael Watts, Jamie Wright) et huit musiciens. Une autre occasion pour moi de découvrir une oeuvre passée que je ne connaît pas.
Photo: Site de la Place des arts
Le mois se termine avec une visite à la Place des Arts pour découvrir une des dernières propositions de Danse-Danse pour cette année, un programme triple de la Sao Paulo Companhia de Dança, incluant une création d'Édouard Lock. Une belle façon de finir un mois, n'est-ce-pas ?
mercredi 24 février 2016
Sur mes pas au cinéma, mais pas trop loin de la danse: Carol Prieur danseuse
L'information m'est parvenue, je ne sais trop comment, mais j'y étais. Une séance de projection de trois courts métrages, gracieuseté des Rendez-Vous du cinéma québécois, dont celui qui m'y amenait, "Carol Prieur danseuse/dancer Compagnie Marie Chouinard". Seize trop courtes, mais éloquentes minutes d'Isabelle Hébert sur la danseuse étoile de la compagnie Marie Chouinard depuis vingt ans.
Photo: Compagnie Marie Chouinard
C'était il y a un peu plus de dix ans, à la Cinquième Salle, je découvrais seule sur scène cette danseuse qui pour cette occasion m'avait conquis. "Plein feux sur Carol Prieur" montrait pleinement l'intensité et la virtuosité de la danseuse. Nous avions eu droit à une première mouture de "Henri Michaux- Mouvements", éblouissant par l'association de la chorégraphie toute fébrile avec les dessins à l'encre de Chine du poète et peintre Henri Michaux. Déjà prometteuse, nous aurons droit plus tard à l'oeuvre complète sur la grande scène de Salle Maisonneuve.
Le documentaire permet de voir certains aspects de sa personnalité et de sa relation avec Marie Chouinard, le tout entrecoupé des extraits de seize oeuvres. Ce qui constitue un beau tour d'horizon de l'univers chorégraphique de cette interprète et de la chorégraphe. À voir et à revoir et c'est ce que j'ai fait à la maison.
Heureux serez-vous d'apprendre comme moi, si vous ne le savez pas déjà que le documentaire est disponible sur le net. Suffit d'aller demander le mot de passe sur le site de la Compagnie Marie Chouinard, à l'adresse suivante:
http://www.mariechouinard.com/
De plus, le 31 mars, 1er et 2 avril prochains, grâce à Danse Danse, à la Place des Arts (Salle Maisonneuve), "Prélude de l'après-midi d'un faune" et "Le Sacre du Printemps" seront repris. J'ai mon billet et il en reste, soyez en averti.
http://dansedanse.ca/fr/compagnie-marie-chouinard-prelude-lapres-midi-dun-faune-le-sacre-du-printemps-marie-chouinard
Photo: Compagnie Marie Chouinard
C'était il y a un peu plus de dix ans, à la Cinquième Salle, je découvrais seule sur scène cette danseuse qui pour cette occasion m'avait conquis. "Plein feux sur Carol Prieur" montrait pleinement l'intensité et la virtuosité de la danseuse. Nous avions eu droit à une première mouture de "Henri Michaux- Mouvements", éblouissant par l'association de la chorégraphie toute fébrile avec les dessins à l'encre de Chine du poète et peintre Henri Michaux. Déjà prometteuse, nous aurons droit plus tard à l'oeuvre complète sur la grande scène de Salle Maisonneuve.
Le documentaire permet de voir certains aspects de sa personnalité et de sa relation avec Marie Chouinard, le tout entrecoupé des extraits de seize oeuvres. Ce qui constitue un beau tour d'horizon de l'univers chorégraphique de cette interprète et de la chorégraphe. À voir et à revoir et c'est ce que j'ai fait à la maison.
Heureux serez-vous d'apprendre comme moi, si vous ne le savez pas déjà que le documentaire est disponible sur le net. Suffit d'aller demander le mot de passe sur le site de la Compagnie Marie Chouinard, à l'adresse suivante:
http://www.mariechouinard.com/
De plus, le 31 mars, 1er et 2 avril prochains, grâce à Danse Danse, à la Place des Arts (Salle Maisonneuve), "Prélude de l'après-midi d'un faune" et "Le Sacre du Printemps" seront repris. J'ai mon billet et il en reste, soyez en averti.
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