dimanche 17 septembre 2023

Sur mes pas en chansons à "ma" Maison de la Culture Claude-Léveillée pour plonger dans l'univers musical de Joni Mitchell !

Partant de la Place des festivals pour ma deuxième destination de la journée, mes pas me portent jusqu'à la Maison de la Culture Claude-Léveillée, plus au nord de la ville. J'y vais pour assister aux prestations de Karen Young et Marianne Trudel que le programme de cette rencontre annonçait fort bien: "Les deux complices poursuivent leur exploration des chansons de Joni Mitchell en nous offrant des relectures originales et extrêmement touchantes."

                                                         Tirée du site FB de l'évènement

Bien installé du "côté" piano, une fois les présentations d'usage faites, je vois arriver les deux artistes qui prennent place. Difficile de bien résumer les moments de cette rencontre qui m'a permis de replonger dans un univers musical d'une autre époque, celle de ma jeunesse (des années 70), mais plaisir, bonheur et nostalgie se sont amalgamés tout au long. Une fois le contact fait avec nous, nous aurons droit en entrée de présentation à "Tin Angel", chantée par Karen Young qui pour ce concert fêtait ses cinquante ans de carrière et Marianne Trudel au piano. Chaque chanson qui suivra sera précédée d'une présentation fort instructive, dont celle qui nous indique comment elles se sont rencontrées dans un camp musical ! Marianne Trudel est une pianiste dont j'apprécie depuis longtemps le talent, mais en cette occasion, je découvre ses talents de présentatrice !

De très beaux moments que ce type de rencontre proposé par la Maison de la Culture (et Martin Hurtubise), le premier jeudi des mois de cet automne en début de PM. Le prochain sera "Hommage au Buena Vista Social Club", le jeudi 12 octobre prochain ! Avis aux intéressé.es !

Une fois le tout terminé, mes pas reprennent leurs cours pour revenir plus au sud de la ville, coin Parthenais-Ontario, à la Place de la Création, pour assister à des moments de création du chorégraphe Emmanuel Jouthe. À suivre donc !

vendredi 15 septembre 2023

Sur mes pas vers les danses en "Contexte urbain" du Festival Quartiers danses" sur la Place des festivals !

 La journée s'annonçait déjà riche en sorties (lire ici quatre) en ce jeudi de début d'automne que voilà tu pas que je retrouve cette proposition et qu'en plus, elle entrait dans l'agenda de la journée ! J'étais invité à assister à la présentation d'un programme double sur la Place des Festivals. Celui qui présentait dans l'ordre, "En parallèle" du Collectif Masdame de et avec Armande Sanseverino et Gaël Germain et ensuite "Transire" de la compagnie "Wu Xing Wu Shi" ou "WXWS", de Mikaël Xystra Montminy accompagné à l'interprétation par Mélia Boivin. Belle occasion pour moi donc de profiter de la température clémente, malgré le peu de soleil et le petit vent et aussi de découvrir de nouveaux territoires chorégraphiques, seule Mélia Boivin m'était connue !

Bon me voici assis sur les marches, hors du champs de la caméra qui captera ce qui suivra, pendant que les artistes se réchauffent. Peu à peu les gens arrivent et c'est devant un parterre relativement bien garni  et des passants qui ralentissent que les présentations d'usage se font à l'heure prévue !

Le tout débute avec, présent.es dans le coin de l'espace scénique, lui et elle dans un immense veston pour nous présenter "En parallèle". Et dans les premiers moments de ce qui suivra, j'y vois une belle allégorie tout en gestes d'une vie de couple dans la routine et les contraintes. Je ressent bien ce qu'il semble vivre ! Arrive le moment de la séparation ou de la libération, c'est selon le point de vue, pour donner à ce qui suivra une tournure libératrice avec des touches, orales, surprenantes et humoristiques. Ce qui me montre que l'on peut repartir à zéro avec une fin qui est tout en douceur ! Une oeuvre qui en une quinzaine de minutes qui porte bien un propos fort accessible !

Toute petite pause avant de reprendre avec "Transire", "inspirée de la pièce Le jeune homme et la mort, livret écrit par Jean Cocteau et chorégraphié par Roland Petit". Il y a lui tout en noir et elle tout en rouge avec son masque doré. Dès les premiers gestes, le propos est campé et le tout "sent" la tradition italienne fort dramatique qui enrobe la proposition. Jusqu'à la révélation et la rencontre toute aussi finale que fatale, les gestes captivent, malgré "l'immensité" du lieu ! Coïncidence fort amusante, c'est sous le soleil que semble se conclure cette oeuvre, mais non, l'ombre reviendra prendre possession du lieu pour présenter le destin "annoncé" ! Et il s'en suit les applaudissements fort bien mérités. 

                             Crédit: Bastian A-Miranda, tirée du site du Festival Quartiers Danses

Plus tard et ailleurs en ville, à la Place d'Armes, sera proposé des morceaux choisis de Louise Bédard, mais moi, mes pas m'amèneront malheureusement ailleurs, d'abord plus au nord de la ville pour ma prochaine rencontre, musicale elle.

mardi 12 septembre 2023

Mes pas vers des univers féminins qui me touchent avec "DESEO" à la Maison de la rue Fullum !

Le spectateur de danse que je suis effectue occasionnellement des expéditions dans des univers théâtraux. Et de ces expéditions, celles dans des lieux empreints d'intimité me plaisent particulièrement. Je me souviens encore de ma présence à "Des fragments d'Ana" de Ligia Borges, présenté en 2018 au ZH festival dans une maison du quartier Hochelaga Maisonneuve. 

Courte pause

Voilà un festival qui me manque !

Fin de la courte pause

Voilà donc pourquoi, lorsque les algorithmes m'ont proposé, DESEO" (désir en français), la proposition de Ximena Ferrer j'ai dit oui, d'autant plus qu'une des interprètes, je la connaissais fort bien depuis longtemps (2016, pour être plus précis !), Jacqueline Van de Geer.

                                         Tirée du site de la compagnie Singulier Pluriel
 

Voilà donc mes pas en ce lundi soir qui se dirigent du métro Frontenac jusqu'à la porte d'un immeuble rue Fullum. Une fois à l'intérieur, je suis accueilli et invité à attendre dans la cour arrière, le temps que tous et toutes arrivent. Autour de moi, beaucoup de gens se connaissent et cela donne à ces moments des allures de retrouvaille. Le moment venu, les directives nous sont données parce que c'est en sous-groupes que iront à la rencontre en alternance des trois "propositions" d'une vingtaine de minutes, entrecoupées par trois autres d'environ cinq minutes présentées au salon ! C'est donc environ une trentaine de spectateur-trices qui une fois subdivisée en trois groupes  se déplaceront dans le lieu selon la couleur du carton indiquant aussi l'ordre de nos rencontres. Moi, je prends possession du carton vert qui indique 1, 2 et 3, mais l'ordre, nous assure-t-on n'a aucune importance et fin de parcours, j'en conviens aussi. Long préambule, mais que voulez-vous, il faut bien mettre la table !

Ainsi donc, mon groupe est dirigé vers l'avant dans une chambre à coucher pour découvrir "Ascendante" de Camila Forteza, interprétée par Stéphanie B. Dumont. Nous prenons place sur un banc ou une chaise devant un lit sur lequel semble se trouver sous des draps rouges, une forme humaine. Et cette forme devient une jeune femme. Dans ce qui suivra, tout en intensité, nous découvrirons ce que veux cette femme "désespérée" qui décide de "transmettre" sa présence exacerbée par les réseaux sociaux. Moi, assis tout devant, donc très proche, je ressens fortement les contradictions et les angoisses de cette femme ! 

De retour sous ses couvertures, nous sommes invité.es au salon pour faire la première rencontre de trois avec Phèdre au dessous des ruines de Marianella Morena avec Jacqueline Van De Geer ! Rapidement le désespoir de cette femme nous rejoint et juste la phrase dite et répétée, donne une idée de ce désespoir, "il ne m'aime pas" ! Et lorsqu'elle nous regarde droit dans les yeux, impossible de ne pas le croire et de bien le ressentir ! 

Et puis arrive le signal pour se diriger vers notre prochaine destination, le salon double, une moitié pour elles (Alexandrine Agostini et Josée Rivard) et l'autre moitié pour nous, afin de découvrir "Les demoiselles qui rushent fort" de Julie Vincent. Ainsi donc de Françoise et Catherine, deux soeurs nous découvrirons leurs histoires d'amour et de trahison, colorées de désespoir pendant qu'elle se préparent à effectuer leurs prestations de théâtre érotique ! 

Une fois le signal donné, nous revenons au salon pour nous présenter son côté excessif cette femme (incarnée par Jacqueline Van de Geer) toujours aussi désespérée, mais qui y ajoute une touche pileuse ! Je n'en dis pas plus !

Et nous venu le moment de nous rendre à notre avant dernière destination de la soirée, sous un chapiteau dans la cour arrière pour découvrir "Je ne connais personne qui regarde du porno", de Jimena Marquez, magistralement interprété par Catalina Pop. Mon coup de coeur de la soirée, autant par le texte que par son interprète ! Cette femme nous amènera de "sa" cuisine dans une réflexion sur ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas, selon la perspective ! J'y "trouverai en chemin", entre autres le mot dacryphilie et aussi Youppi !, mascotte des Canadiens de Montréal (et pour les plus vieux des Expos de Montréal),  et aussi comme apprêter les lapins à différentes "sauces" ! Et lorsque nous devons quitter, je le fais avec regret !

De retour dans le salon, nous redécouvrons cette femme "désespérée" et abandonnée qui continue d'exprimer son désespoir de laisser pour compte !  Et pour la première fois de la soirée, conformément aux consignes du début, nous nous laissons aller à applaudir celle devant nous et les autres interprètes qui se joignent à elle. 

De cette forme théâtrale qui nous viens d'ailleurs, moi, je dis oui et aussi "encore" ! Mes pas reviennent fort satisfaits avec, en tête, plein de souvenirs !

dimanche 10 septembre 2023

Sur mes pas à "La grande rentrée du Quartier Latin" en collaboration de Passerelle 840 !

 J'en étais à ma quatrième sortie "danse" de cette semaine et le spectateur que je suis était fort heureux que Mère Nature soit clémente en remettant à plus tard le déversement des averses qu'elle avait dans sa besace !

Mes pas m'amènent donc jusqu'à la station de métro Berri-UQAM pour assister à un évènement, tout à côté, sur la Place Pasteur pour découvrir les prestations de "ma" gang du Département de danse de l'UQAM ! À mon arrivée, tous les artisans sont en place et les tests de son sont en cours. Comme pour toutes les présentations extérieures, mon défi est de trouver "ma" place. Après avoir examiné l'ensemble du lieu, qui s'avère être les marches de l'ancienne église, les trottoirs ainsi que la pelouse d'en face, je trouve ma place sur la pelouse, après un court instant sur les marches de l'autre côté. 

Je vois bien que pour celles qui performeront, le défi est néanmoins de taille, parce tout autour les activités sont nombreuses. Du chantier de construction au bout tout proche de la rue aux passants à pied et à vélo, les sources de distractions, de ma perspective sont et seront nombreuses ! Mais soyé.es rassuré.es, si moi, parfois mon attention a été détournée, celle des interprètes ne me semblent pas en avoir été affectées. Contre "vents (sonore) et marées (de piétion.nes), rien n'a semblé, de ma perspective, perturber la concentration et la performance des artistes. À vous, chapeau ! Et au moment prévu, pile poil, le tout débute avec au micro, Alain Bolduc qui nous accueille et qui tout au long présentera les quatre oeuvres au programme.

Devant un "trop petit" public, de ma perspective et un grand nombre de passants, dont trop peu s'arrêteront, le tout débute par "La gigue lave son linge sale" de et avec Naomie Côté accompagnée par Marianne Beaulieu Gabriel Vincent-Beaudoin et Christophe Benoit-Piau. Et peu après que le violon et les mouvements se soient mis en action, les cloches de l'ancienne église se mettent à chanter en choeur ! Si le son du violon devient inaudible, les mouvements eux restent résolument ancrés dans l'exécution ! Et de cette proposition qui porte un propos sur la gigue et des préjugés qui l'accompagnent chez certain.es, tel que "La gigue s'est mauvais pour les jambes !" ou que "la gigue, c'est de la danse de cabane à sucre", une fois les cloches redevenues discrètes ! Et comme l'annonçait le titre, le lavage symbolique se fait ! Et il s'en suit les applaudissements fort bien mérités !

Le temps de "faire le ménage" du lieu, nous découvrirons "Adieu" de et avec Audrey Roy, accompagnées par Anaïs Bonneau, Juliette Beaudoin, Marie Lamothe-Simon et Alicia Najera-Huot. Tout attentif, c'est tout discrètement qu'elles arriveront de différents endroits (comme de différents horizons, serais je tenté d'ajouter)  tout de noir vêtues ! Et de leurs rencontres et de leurs interactions , j'en retiens les gestes d'échange pour préparer leur retour vers leur destin individuel. Et comme pour leur arrivée, chacune repartira de son côté. Si on me demandait d'illustrer en gestes et en mouvements ce qu'un groupe d'étudiant.es vivent, je serais tenté de penser que ce que je viens de voir l'illustre "parfaitement " avec les adieux qui peuvent être discrets qui les accompagnent !

S'en suit la présentation de "Petite hypoxie" de Marie-Anne Rahimi, accompagnée par Fanny Bélanger-Poulin. Juste avant la présentation, sont mis dans l'espace tout autour différentes bâches, bleues et blanches ! Fort solennellement, elles se présenteront à nous, avec tous les passant.es tout autour. Je sens qu'une bulle se créent autour d'elles. Si je dois l'avouer, la majorité de leurs propos m'échappe, il en reste que j'en ressent le sérieux empreint de fatalité qui menace à l'horizon. Et elles, malgré le vent qui perturbe les éléments scéniques, restent concentrées ! Et moi, j'y ressens aussi un propos, "il en est de de ces toiles comme de ces histoires qui nous enrobent, nous dissimulent, nous isolent. Et avec ces bâches, objets polymorphiques, les corps évolueront et qui aussi s'adresseront à nous avec le texte de Gabrielle Blain-Rochat. De ma perspective, il en va de ces mouvements et de ces paroles, comme il en va de notre vie. Avec des moments variables telle qu'une petite hypoxie (situation où la disponibilité de l'oxygène est réduite) avec un tableau durant lequel, une des deux est complètement enfouie dans la toile bleue, mais que l'autre vient à son aide. Une proposition poétique qui laisse plein de place aux mots et à notre imaginaire !

Et puis nous est présentée la dernière proposition de ce début de vendredi après midi, "Vernissage" de Tayna Romain interprété par Audréanne Léger et Lou-Anne Rousseau. Elles arrivent doucement et malgré ma distance d'elles, je perçois leurs ressentis intérieurs, exposés différemment. Tout au long, malgré les nombreux mouvements tout autour, je suis "captif" ou captivé, c'est selon !

Et puis tout se termine et moi je me remets en marche ! Et tout en revenant, je ne peux que constater que le passage d'une salle "bienveillante" à un lieu public " plus hostile", chacune des quatre propositions a su, grâce à leurs interprètes, prendre place et s'exprimer pleinement ! Ce qui, de ma perspective, relève d'un défi !


vendredi 8 septembre 2023

Sur mes pas au Festival Quartiers Danses pour la soirée d'avant première !

 Dans cette première semaine de la saison automnale, les propositions sont nombreuses, mais l'agenda, lui, restreint ! Il en reste que du Festival Quartiers Danses, j'ai pu trouver une place dans mon agenda hebdomadaire de sortie ! Par conséquent, mes pas m'amènent jusqu'à la porte du Studio-Théâtre des Grands Ballets Canadiens pour découvrir deux propositions d'artistes d'outre-mer que je ne connaissais pas, soit "Seven Poems From An Unwritten Book Of Poetry" de la chorégraphe et interprète Ólöf Ingólfsdóttir et "Pain and I" de la chorégraphe et interprètes Sarah Hopfinger. Un programme double qui avait tout pour m'ouvrir de nouveaux horizons et qui a tenu ses promesses !


Une fois les gens en place et les paroles de présentation faites, nous apparait, seule, cette femme. La forme est simple, mais moi je suis intrigué ! Et puis la musique comme de l'oxygène la fait bouger ! Le tout est d'une simplicité captivante ! Et puis, arrive le moment où elle chante, ce qui pour moi me rejoint. Tout au long dans cette austérité ou économie de mouvements, "du rouge au bleu", tout en simplicité avec ses mouvements de bras et ses déplacements, avec moi, elle a établi le contact ! Et ce contact, je l'ai bien apprécié !

Après la pause, une fois de retour à nos places, la deuxième partie prend une tournure fort différente. En effet, c'est à une rencontre avec la "douleur" que nous sommes convié.es ! En effet, "Pain and I" de Sarah Hopfinger, de par son titre annonce bien ce qui suivra. Mais soyez-rassuré.es, pour nous spectatrices et spectateurs, rien de douloureux dans ce qui suivra, au contraire même ! Nous découvrons peu à peu, sans artifices vestimentaires, cette artiste qui vit avec une douleur chronique. Elle nous le présentera en cinq étapes que je suis avec attention. Autant ses gestes, ses déplacements que ses paroles recèlent des enseignements qui me gardent captif ! Je dois avouer qu'encore une fois je suis surpris que de la douleur puisse émerger des propos chorégraphiques aussi riches ! Et ce sourire jusqu'à moi a touché la cible. Je ne saurais dire avec certitude que c'est de la danse que j'ai vu dans cette deuxième partie, mais d'une rencontre significative, oui sans hésiter, je peux affirmer !


Sur mes pas en "danse" à l'Agora de la danse : Les "Mains moites" de Francis Ducharme qui désorientent les spectateurs !

 Bon OK, déjà le titre que ceux et celles auront lu attentivement le titre, met la puce à l'oreille ! Mais avant d'aller plus loin, revenons à mes premiers pas à l'Agora de la danse qui débute hâtivement sa nouvelle saison après avoir complété fort tardivement sa saison précédente (lire ici après le FTA !). J'arrive donc assez tôt pour prendre place sur "mon" siège "admission générale" en première rangée. Peu à peu, les gens arrivent et comme la représentation affiche complet, devant la porte d'entrée derrière moi, nous serons nombreux à attendre pour entrer. Un peu avant le début de la représentation, la porte s'ouvre, mais non pas nous faire entrer dans le lieu, mais plutôt pour laisser sortir l'interprète de la soirée, Francis Ducharme, qui nous remet un feuillet de la soirée. Et moi, comme d'habitude, je le mets dans mon sac sans le lire. Et pourtant, j'aurais dû ! 

Le moment venu, les portes s'ouvrent et mes pas se dirigent dans l'Espace Orange du Wilder. Je suis déstabilisé, l'espace est tout vide, sinon quelques objets "personnels" sur un de ses côtés. Et désorienté, je ne suis pas le seul ! Chacune et chacun à sa façon prend possession du lieu, à sa façon, tout autour !

Pause

Pour les prochains mots sur ce que je découvrirai, question de ne pas divulgacher la suite, je resterai vague ou évasif, c'est selon votre préférence! Parce que dans la découverte peut ou pas résider le plaisir !

Fin de la pause

                                                  Tirée du site de l'Agora de la danse

Me voilà donc, spectateur désorienté dans ce lieu vide, en attente comme tous les autres autour de moi. Et puis l'hôte de cette soirée, arrive pour "relever un défi titanesque ; incarner le mythe du héros tragique." Parce que pour la suite, c'est ce que je découvrirai ! De celui qui a décidé de tout prendre en main. Nous voyons comment, il nous fait prendre place dans son univers, navigant entre la bienveillance et la cabotinage. Une fois pigé la forme pour la suite, nous trouverons notre place et aussi pour certain.es notre rôle dans son univers ! Et de son univers, il en est le maître absolu décidant même d'y accepter et de refuser de nouveaux "habitants" !

Comme d'autres sûrement, m'arrive durant l'image du mythe de Sisyphe qu'il réinvente dans ce lieu. Ces pérégrinations l'amèneront parfois hors scène, moment durant lesquels certains spectateurs-trices profiteront pour ne plus "jouer le jeu". Et moi comme la grande majorité du monde présent, nous suivons ses pas et ses mouvements, avec quelques surprises, dont musicale, en cours de route jusqu'à la fin qui s'avère hors de la salle ! (Merci Kali !)

Et puis retour en salle pour la rencontre avec l'artiste "seul", malgré les autres noms sur l'affiche ! Moi amateur de ce type de rencontre avec l'artiste, rarement j'ai pu autant apprécier cette rencontre qui m'a permis de réaliser que l'art vivant avait autant de possibilité d'évoluer et aussi de prendre une tournure surprenante ! Et lorsque mes pas me ramènent à la maison, je me dis que tout aguerri suis-je, le monde de la danse contemporaine peux encore me réserver des surprises !

Sur mes premiers pas en danse de cet automne "In-Beauty", faits à "mon" collège (Ahuntsic) !

Septembre se pointe le bout du nez, malgré la canicule qui se fait présente en ce début mensuel. Voilà pourquoi, la présentation de "In-Beauty" d' Alexandra ‘Spicey’ Landé, interprété par Christina Paquette, Jaleesa Coligny, Elie-Anne Ross et Nindy Banks Pierre-Louis, s'est déplacée de l'extérieur vers l'intérieur du Collège Ahuntsic, dans l'Agora  plus "climatisé" !

                             Affiche de la représentation, tirée du site du Collège Ahuntsic

Pendant que la vie de "mon" collège se poursuit tout autour, arrive les quatre interprètes tout de blanc vêtues et la chorégraphe en retrait. De l'échauffement discret, s'en suit le début de la prestation avec le niveau sonore qui monte d'un cran, d'un gros cran ! Et avec l'activité normale qui se poursuit derrière, l'attention de nombreux élèves se détourne vers ces quatre femmes qui prennent place "In-Beauty" dans le lieu. Nombreuses et nombreux se transformeront de passants à curieux à spectateurs ! Et moi, bien placé, je me mets en position d'écoute et d'observation. 

Et dans les minutes qui suivront, trop courtes pour le spectateur que je suis (!), les quatre interprètes prendront possession des lieux, d'abord sur le petit espace scénique pour ensuite exploser dans tout le lieu (lire ici les bancs devant) pour exprimer son affirmation. Nous découvrons devant nous, quatre interprètes en plein contrôle de leur art et leurs mouvements qui passent par la transe jusqu'à la perte de contrôle. Tout au long, leurs mouvements captivent ! Merci Mélissa de nous avoir proposé ces moments fort riches que j'ai bien appréciés et qui ont su rejoindre celles et ceux présent.es !