mercredi 30 octobre 2024

Sur mes pas à la rencontre de Marie Carmen !

 Il y a une chanteuse qui fait l'unanimité chez nous et c'est Marie Carmen. À de nombreuses rencontres avec elle, depuis de nombreuses années, mes pas en très bonne compagnie ont été ! La dernière fois en date, c'était lors de la soirée "Pour une histoire d'un soir" au printemps 2022. Elle était sur scène avec Joe Bocan et Marie-Denise Pelletier. Et nous avions "tellement" aimé !

Lorsque il y a quelques mois, elle nous proposait une rencontre en solo dans ce bel endroit qu'est "La Cinquième Salle", nous avons donc rapidement dit oui ! Voilà donc pourquoi nos pas se sont rendus en ce mardi soir pour cette autre rencontre. Une fois à nos places et le moment venu, nous avons droit à son arrivée sur scène, accompagnée par ses musicienn.es (sous la direction fort habile de Nadine Turbide). 

                                               Tirée du site de Martin Leclerc production

Et pour les presque deux heures qui suivront, elle nous propose, de façon fort personnelle, de nouvelles chansons, dont en espagnol, et aussi et surtout ses classiques dont évidemment "L'aigle noir". Elle nous invite à l'accompagner dans son parcours musical et moi, il m'arrive de chantonner durant. Je serais tenté de dire qu'il y a une connexion entre elle et moi.

Comme je l'ai ressenti en moi et autour de moi, cette première rencontre de sa nouvelle tournée solo a été marquante pour ceux et celles qui y étaient ! Et nous une fois le dernier rappel fait, nous revenons à la maison fort heureux !

mardi 29 octobre 2024

Sur mes pas au LABdiff 4 présenté par Tangente !

 C'est lundi soir et je me dirige vers le Wilder pour découvrir une soirée spéciale proposée par la gang de  Tangente. Bon OK, vous me direz, chez Tangente les rencontres sont toujours spéciales et aussi surprenantes ! Il en reste que pour les rencontres "LABdiff", c'est particulièrement vrai ! Avec ce type de rencontres, on nous propose des oeuvres en cours de création après une résidence de trois semaines dans les locaux de Tangente. Comme spectateur-trice à notre entrée, nous avons droit aux cinq invitations suivantes: "Je me dépose dans l'instant présent", "J'éveille mes 5 sens, et plus encore.", "J'adopte une attitude bienveillante face aux propositions", "Je suis curieux.se" et "Je laisserai s'épanouir cette expérience sur mon chemin de retour".

Et c'est en prenant bien note de ces invitations que je prend place sur le coussin juste devant l'espace scénique pendant que devant moi, je découvre des mouvements d'échauffement et que derrière moi, l'espace se gorge de monde. Au programme, d'abord une proposition de la compagnie Vías (Diana León et Paco Ziel) interprétée par Diana León, Charles Brécard, Kennedy Henry, Sahra Maira et James Viveiros. Le moment venu, une fois les mots d'accueil faits par Jaleesa Coligny et Laurane Van Branteghem, commissaires de Tangente et aussi de la chorégraphe, nous plongeons dans le premier tableau de la proposition drapé d'ombre. 

Nous découvrons cette femme qui évoluera, souvent face à une longue toile blanche entre les ombres et la lumière dans un rituel fort intrigant. Le tout terminé, l'espace scénique se métamorphose pour mettre une table au centre de ce qui suivra avec tout.es les interprètes. 

Tout au long, je suis porté par une histoire de famille dans laquelle les secrets enrobent les gestes et les mouvements. 

                                                Crédit: Denis Martin fournie par Tangente 

Ainsi donc, sans qu'un seul mot ne soit prononcé, je découvre un univers intime qui me laisse toute la place pour me faire mon histoire !

Il s'en suit une période de réactions, fort intéressantes, qui que me permet de comparer ma perception de la proposition. Et puis, je passe en mode attente pour la deuxième proposition, celle de Matthew Quigley, interprétée par Marilyne Cyr et Cara Roy. Attente qui me permet de voir apparaître sur les murs, une multitude d'yeux (dessinés sur des feuilles de papiers), avec dans le coin du lieu un écran de télévision et une table. 

Après les paroles des commissaires et du chorégraphe, débute cette histoire ! Celle de deux femmes (tout de blanc vêtues) qui sous nos regards et de ceux aussi affichés sur le mur, se rencontrent, établissent un contact, pour devenir deux âmes soeurs, mais qui dans cette époque des réseaux sociaux, ne peuvent rien cacher.  Et lorsque leur histoire commune se termine, elle pourra tenter d'arracher ses yeux, mais trop nombreux et omniprésents ils sont. Le regard des autres est toujours là, implacable, malgré cette chaise qu'elle fait tourner (et qui me fait peur !). Comme si de vivre une histoire en toute intimité, en notre époque, cela était, mission impossible ! 

                                            Crédit: Sandra Lynn Bélanger fournie par Tangente

Voilà une proposition fort riche en sens, dont l'interprétation, fort belle, ne peut laisser indifférent.e ! Une proposition d'une trentaine de minutes qui a pour moi, le potentiel de devenir plus longue et aussi de rejoindre un public fort large.

De retour, je suis la cinquième recommandation, soit celle de laisser épanouir en moi ce que je viens de découvrir et de les revoir aussi !

dimanche 27 octobre 2024

Sur mes pas dans le Champ des possibles pour le plaisir de la découverte et des mouvements d'Élise Bergeron !

Lorsque mère Nature collabore avec mon agenda pour m'offrir tous les deux une éclaircie, j'en profite ! Voilà donc pourquoi mes pas me portent jusqu'au Champ des possibles (à l'ombre du viaduc Van Horne) pour découvrir les premiers moments de "Annedda", installation performative interdisciplinaire, proposée par Élise Bergeron (performance mouvement et idéatrice), Olivier Landry-Gagnon : (performance son - vidéo et visuel) et Annie Gagnon (conseillère artistique et installations visuelles). 

Pause

Cher Robert, tu pourrais nous éclairer sur le sens du titre de cette présentation ? Avec plaisir ! Comme il était possible de le lire dans les mots de présentation, "Annedda désigne Arbre de vie en iroquois ou Pin Blanc (Pinus strobus)". "Annedda est une installation chorégraphique, sonore et visuelle in situ qui s’enracine dans l’étude sensible des plantes indigènes de l’Amérique du Nord. Voilà !

Fin de la pause

                                                        Tirée du site FB de l'évènement

Une fois le point d'accueil trouvé (yeah !!!!), je suis accueilli par les artistes et aussi par Audrey Rochette ! Après le rituel d'accueil fait et la tisane à la main, nous sommes invité.es à les suivre au premier point de prestation, et pour moi, le seul (!) sous deux gros arbres. Et sous ces deux arbres, je découvrirai l'envol de ce corps tout de vert vêtu qui tout en étant bien "groundé". Et ce corps me présente des mouvements riches de leurs colorations "envol" ! ! Je me laisse aller à découvrir, d'abord et à me laisser porter ensuite par ses bras qui vont et qui viennent et qui s'allongent aussi. Et puis arrive un changement de rythme qui amène dans une certaine intériorité, comme dans un cocon, avant la métamorphose. Métamorphose qui se dirige vers le sol avec des mouvements qui nous y amènent ! 

Durant ces moments, moi qui suis juste à côté du créateur de son (et d'atmosphère), j'apprécie son travail à la console et la connexion phéromonale établie entre les deux ! Mais cette première partie se termine et, pendant que le tout se déplace ailleurs pour la suite, moi, je quitte, un peu triste ! Néanmoins, je suis  heureux d'avoir pu apprécier cers moments durant lesquels ville et nature sont devenues une, grâce à ce que j'ai pu découvrir sous ces deux arbres et leurs décorations toutes rouges, virevoltant au vent !

Je quitte donc après la première des quatre heures prévues de la performance, en espérant que mère Nature n'a pas compromis le suite de la rencontre. 

samedi 26 octobre 2024

Sur mes pas à une autre belle rencontre avec une proposition de Claudia Chan Tak; "La nostalgie du papillon malgache" !

 Si en ce vendredi soir, mes pas me portaient jusqu'à un lieu nouveau pour moi, soit "Espace transmission" (lieu de diffusion récemment ouvert), celle que y fera une prestation, ça n'était pas du tout le cas. En effet, vers une prestation de Claudia Chan Tak, je n'en calcule plus le nombre ! Parmi tout ce que j'ai pu découvrir d'elle tout au long de ces dernières années, les propositions qui prennent racines dans ses origines sud asiatiques et malgaches, sont toujours fort touchantes dont celle il y a quelques années "Moi, petite Malgache-chinoise", présentée au MAI en décembre 2016. 

                                       Affiche de la soirée tirée du site de l'Espace pour la vie

Et en cette soirée, suite à une résidence de six mois à l'Insectarium, elle nous proposait une soirée tout public, soit "La nostalgie du papillon malgache" dans un lieu fort approprié qui avait à mes yeux, des allures de cocon ! Arrivé à l'avance, j'ai tout le temps de faire le tour des lieux, de découvrir des éléments exposés et de trouver "ma" place tout proche du lieu de prestation dans lequel elle se prépare tout solennellement. Peu à peu le temps passe et le lieu, transformé et fort accueillant se remplit d'un public fort diversifié avec bon nombre de jeunes enfants. La prestation étant gratuite, voilà une belle occasion pour les parents qui en ont manifestement profité !

Le moment venu, l'ombre se dissipe et les musiciens sur fond de chants d'insectes se font entendre pour débuter cette rencontre qui se déclinera en différentes parties toutes solennelles parsemées de moments magiques. Tout au long, avec des transitions musicales, elle se transformera par des mutations vestimentaires, d'une robe rouge à une autre noire par un rituel ! Se joindra à elle, en plus des deux musiciens (Jackson Jaojoby et Benjamin Kamino), quatre femmes qui effectueront un rituel fort captivant ! Et lorsqu'elle se dirige tout devant pour s'insérer dans ses habits dominant l'espace, il y a de la magie dans la place. Difficile, sinon impossible de traduire en mots la poésie de ses gestes tout comme la relation symbiotique avec autant les insectes de Madagascar (qu'elle a découvert durant sa résidence à l'Insectarium) que les souvenirs familiaux, sinon que de les ressentir. Le tout terminé, tel un papillon de nuit, je reviens à la maison !

Au final, une rencontre riche autant par sa forme que par son aspect fort solennel, merci Claudia de ce partage !


vendredi 25 octobre 2024

Sur mes pas à la découverte de "Rhino" à l'Agora de la Danse !

 Lorsque mes pas m'amenaient jusqu'à l'Espace Orange du Wilder, c'était pour découvrir, "Rhino", la toute nouvelle proposition de la compagnie Out Innerspace (David Raymond + Tiffany Tregarthen) dont la première mondiale avait eu lieu la veille ! Avec ces deux créateurs, je n'en étais pas à ma première rencontre, de mémoire en 2017, toujours à l'Agora de la Danse, j'avais beaucoup apprécié et écrit aussi sur "Major Motion Picture", le synopsis, présenté dans le programme, annonçait fort justement ce que j'ai vu, soit "Un cinéma conflictuel/le bien et le mal se dissolvent/nous jouons tous des rôles/les rebondissements émergent de la noirceur". Depuis d'autres rencontres aussi réussies ! 

                                    Crédit David Raymond tirée du site de l'Agora de la Danse

Donc, mes attentes étaient donc élevées lorsque j'ai pris place sur "mon" siège en première rangée devant une scène plongée dans l'ombre. 

Pause

Bon OK, ce qui précède pourrait annoncer une réaction à venir avec une certaine déception, mais soyez rassuré.es, ce ne sera pas le cas !

Fin de la pause

La salle derrière moi, se fait comble et puis les lumières dans la salle se font discrètes pour nous faire apparaître des objets et le personnage qui les utilisera pour se transformer en matador avec des allures forts humoristiques. Il met la table à ce qui suivra avec une enfilade de tableaux, émergeant souvent de l'ombre, avec un ou des personnages fort fascinants qui aussi se métamorphosent. Il y aura cette table, cristallite de rencontres et d'actions. La principale caractéristique de ce que je découvre tout au long des tableaux est la cohabitation de la lumière et de l'ombre sans se compétitionner ! 

Il y aura des moments de danse, de métamorphoses et aussi de l'apparition d'une bibitte télécommandée. Tout cela incarné par Adam Khazhmuradov, Aiden Cass, Alesandra, David Harvey, David Raymond, Jade Chong, Tiffany Tregarthen. Mais pour moi, la première étoile de la soirée est l'utilisation des éclairages de James Proudfoot, tout au long, dont le point d'orgue est cette pointe lumineuse qui juste devant moi se dirige. Et de cette pointe, émerge et qui s'inverse, montrant des mouvements qui me font dire (intérieurement !), ouf ! Et le tout se termine, suivi des applaudissements fort bien mérités.

Il s'en suit une période de questions-réponses dirigée fort habilement par Frédérique Doyon qui m'a permis de mieux comprendre le processus créatif  et leurs intentions de cette version 1.0 qui portent sur des enjeux environnementaux fort actuels ! Pour ma part, un souhait ! Celui de découvrir la prochaine version ou celle finale de leur processus créatif !


mercredi 23 octobre 2024

Sur mes pas à une rencontre riche et intime avec José Navas dans "AVES" présentée par Danse Danse !

 Je n'en suis pas à ma première fois avec une rencontre chorégraphique avec José Navas, seul sur scène. Les fois précédentes, c'était "Winterreise" ! Oui, oui les fois précédentes, ou plutôt les deux fois précédentes, soit une fois à la Cinquième Salle, toute intime et l'autre après dans l'immense Théâtre de Verdure du Parc Lafontaine. Les deux fois, seul danseur sur scène, la magie avait fonctionné pour moi, et pas juste pour moi !

                                                    Tirée du site de la compagnie Flak

Cette fois, encore à la Cinquième salle de la PdA (salle que j'apprécie beaucoup !), je me rend quelque peu à l'avance (inutile avec mon siège réservé, en première rangée, mais bon !!!!). D'abord fort bien accueilli par les différents membres de l'équipe de Danse Danse, j'attends l'ouverture des portes pour découvrir "AVES" qui est composé de six solos. 

Comme l'indique le programme, "AVES" est un véritable rituel de danse lumineux, fondé d'espoir et d'optimisme. Une façon pour Navas de rendre hommage à Douglas. Les deux artistes se sont rencontrés et ont vécu ensemble à New York, puis à Montréal. Ils ont partagé leur vie et leur art jusqu'à la mort de Douglas des suites du sida en 1996." 

Le moment venu, je prend place à mon siège pour découvrir cette oeuvre hommage qui sera composée de six solos, soit six chapitres imaginés par José Navas. Après les paroles d'accueil faites, les lumières s'éteignent et dans le noir nous attendons quelque peu, avec l'intention, je suppose, à nous faire lâcher prise et d'entrer dans son univers ! 

Cet univers est constitué par trois chaises face à nous sur les trois côtés de l'espace scénique, de petites lampes et aussi des pièces de vêtements réparties par terre, près des chaises.  Il arrive et prend place, sonne le gong comme pour débuter un cérémonial composé de six solos accompagnés par une pièce musicale appropriée. Il revêt ensuite les vêtements pour le solo à venir et tout immobile, sa voix "off" nous présente, tout en simplicité le solo à venir. Le premier "Bill arrive au purgatoire" met en place le ton de ce qui suivra avec des mouvements fort caractéristiques de ce danseur. Le premier solo terminé, il prend place sur une des chaises pour effectuer un changement vestimentaire, préparant tout lentement le deuxième intitulé "Mariage" qu'il nous présente encore en voix off ! Il s'en suivra quatre autres tableaux dont le dernier me touche particulièrement avec les petites lampes illuminant ses derniers mouvements dans le solo intitulé, "Bill au ciel" !

Et sur ces derniers pas sur scène et le son du gong pour compléter son parcours, il nous quitte pour nous revenir pour les applaudissements ! En cette soirée, José Navas m'a amené avec lui dans son univers intime avec oeuvre chorégraphique rigoureuse d'où émergeait une beauté toute simple, mais fort juste. L'hommage à cet homme qu'il a aimé, je l'ai bien ressenti !

lundi 21 octobre 2024

Sur mes pas dans une plongée sensorielle proposée par Jay Cutler !

 Lorsque m'est parvenue l'invitation à découvrir, avant sa sortie, l'album "Jay Cutler", j'ai dit oui. De cet artiste, je me souviens encore de mes deux rencontres précédentes avec ses propositions en 2018 et 2019. J'avais été impressionné par l'atmosphère dont il enrobait ses oeuvres.


J'ai donc plongé dans l'écoute de son album que j'ai d'abord écouté quelques fois tout en suivant le parcours qu'il nous propose. Impossible de rester indifférent durant la plongée sonore des pensées et des propos de cet homme. Et puis, une idée me vient, si, dans le noir, je me mettais pour l'écouter, éliminant toutes interférences pour mieux m'en imprégner ! Et quelle bonne décision !!!

Ainsi donc, bien installé, j'entreprends cette plongée sensorielle avec d'abord, "Going Inside My Bottled Thrills", une entrée empreinte de mystère. 

Il s'en suit un parcours dans lequel je me laisse porter par ses paroles enrobées de textures sonores et musicales efficaces produites par des instruments à cordes. Cette incursion dans ce monde, son monde, se termine avec "Horses Will Come" et un souhait tout intime qu'il nous transmet ! 

Au final, un album qui m'a permis de plonger dans un monde intrigant qui se révèle tout au long qu'on le parcours, et qui est riche en confidences! Et voici le lien https://soundcloud.com/jaycutlersounds