Et la question est........, le Collège Ahuntsic doit-il changer le nom de ses équipes sportives, "Les Indiens" ? Mais avant d'aller plus loin, je m'en voudrais de ne pas commencer par un aveu. J'ai enseigné pendant plus de trente ans dans ce collège dont j'ai déjà dit et que je dis encore que j'avais les initiales tatouées sur mon cœur. Mon collège, dont j'ai suivi et encouragé les élèves de ces équipes sportives, dont certains étaient dans mes classes. Toutes ces années, jamais, je m'en confesse, je ne me suis questionné sur l'origine et la pertinence de ce nom et de son logo.
Logo actuel des équipes sportives du Collège Ahuntsic
Mais voilà, nous en sommes rendus à une époque, celle qui, enfin, nous ouvre les yeux, la conscience, et aussi le cœur. Tout en phase avec l'époque actuelle, mon collège dans le cadre de sa Semaine des Sciences Humaines, nous proposait un Panel de discussion sur le nom et le logo des équipes sportives. Panel conjointement organisé par Julie Gauthier, prof d'anthropologie et l'organisme Mikana dont la "mission (est) d'œuvrer au changement social en sensibilisant divers publics sur les réalités autochtones au Canada."
Le sujet est évidemment délicat et il aurait été facile de tout simplement procéder rapidement en effaçant le nom et le logo pour les remplacer et de "passer à un autre appel" ! Mais non !, pourquoi pas, prendre le temps pour y réfléchir et en discuter avec le plus grand nombre, mais surtout avec les principaux intéressé.e.s, les autochtones, eux-même dans le cadre d'un panel. En voici donc un compte-rendu partiel et tout personnel.
Avant de débuter le panel lui-même, nous avons d'abord droit aux mots de la Directrice Générale du Collège, Nathalie Vallée, qui nous situe la perspective de l'institution en amont et en aval. Nous sommes, ensuite, "pris en main" par, André-Yanne Parent, animatrice fort alerte et dynamique qui confirme le contact avec nous dans les estrades, avec des "ho" auxquels nous devrons répondre par des "hey" (ou l'inverse, ma mémoire me fait défaut !). Et ça marche !!!! La communication est établie !
Pour apporter d'abord, un éclairage historique, ce panel débute avec un retour historique fort éclairé et éclairant d'Alexandre Lapointe, détenteur d'une maîtrise en
anthropologie de l’Université de Montréal et qui travaille au
Musée d’histoire et d’archéologie Pointe-à-Callière. Il nous propose en une trentaine de minutes fort dynamiques et bien amenées, comment et pourquoi des autochtones ont migré de la rive sud de Montréal jusqu'à dans la région d'Oka, en passant par le pôle Guy-Sherbrooke, tout au sud-ouest de l'Île de Montréal et du Parc de la Visitation, tout au nord. Appuyé par une recherche fort sérieuse, rigoureuse avec des documents d'époque, il nous explique les tactiques de la Compagnie de St-Sulpice qui a forcé ces déplacements. Aussi, il nous expose les conséquences des ententes orales et non écrites entre les autorités françaises et les chefs des Premières Nations qui ont amené le déplacement "volontaire" de cette communauté autochtone et, des siècles plus tard, ont produit la crise d'Oka.
Je retiens un exemple fort éloquent de ces "manigances". Les gens des Premières Nations étaient de fort bons cultivateurs qui savaient défricher la terre. Mais ils devaient se déplacer d'un lot à l'autre, tout autour, pour laisser la terre "reprendre son souffle". S'ils se retrouvent coincés sur un lopin, entourés par d'autres occupés par des colons, ils devront quitter pour pouvoir poursuivre ailleurs, où il y a plus d'espace. Et ces terres, "leurs terres" toutes bien défrichées qu'ils laissent derrière, seront économiquement utiles pour la congrégation religieuse. Aussi nous apprenons que tout au nord de l'île, "à un jet de pierre du Collège", il est possible de retrouver les "traces" du passage et de la présence de ces agriculteurs autochtones, pas du tout chasseurs.
Il termine sa présentation avec un "recentrage" des origines historiques du nom "Ahuntsic". Sur la Rivière des Prairies, il est possible d'y naviguer et c'est que faisait il y a plus de trois cent ans, le père Nicolas Viel et son jeune serviteur. Mais une rivière peut avoir des rapides et ils peuvent être menaçants, sinon dangereux. Et si vous ne savez pas nager, ces rapides peuvent devenir un ennemi mortel. Voilà le destin de ces deux personnages historiques. Même si soixante ans plus tard, un historien venant de loin, transforme l'histoire pour les faire mourir assassinés par des "méchants hurons", comme il est ou était possible de le lire sur la plaque de la statue de Nicolas Viel et de son jeune assistant de "Ahuntsic". Et quelle est la plus probable signification du nom "Ahuntsic" ? C'est sur la réponse à cette question, surprenante, qu'il complétera sa présentation. Et le nom "Ahuntsic" qui est le résultat de quelques modifications orthographiques et qui voudrait dire en langue huronne, "perchaude" !!!
Une fois la surprise passée et les rires qui s'en suivent, nous applaudissons fort chaleureusement (et c'est bien mérité), Alexandre Lapointe pour ce concentré historique fort riche et "richement" bien amené !
Et une fois la table mise, l'animatrice nous présente les membres de ce panel, Isabelle Picard, ethno-muséologue Wendat qui tente par ses
différentes actions professionnelles et personnelles de mieux faire connaître
les réalités et enjeux des Premiers peuples du Québec Aussi, Andre Dudemaine, Innu d’origine et membre de la
communauté de Mashteuiatsh, qui est, entre autre, cofondateur et directeur de Terres en vues, une société pour la diffusion de la
culture autochtone. Et enfin, Meky Ottawa qui est une Atikamekw de Manawan. Elle est une "toute jeune" artiste autodidacte multidisciplinaire basée à Tio'tia:ke (Montréal). Nous avons droit à la perspective de trois panélistes de trois générations différentes et d'horizons professionnels différents.
Difficile de résumer en quelques phrases la teneur de leurs propos en réponse aux questions qui leur ont été posées, mais leurs positions parfois communes, parfois différentes nous permettent d'y voir plus clair. J'ai pu entendre leurs propos conciliants et non pas les "sentir sur un pied de guerre" pour demander réparation pour une injustice du passé. De réaliser aussi, que la symbolique guerrière de plusieurs noms et symboles d'équipe, ne sied pas du tout aux peuples des Premières Nations, parce qu'ils étaient des agriculteurs qui préféraient régler pacifiquement tout ensemble leurs différents, en y mettant le temps, quittent à régler cela, ultimement avec un match de crosse. De me permettre aussi de réaliser que l'appropriation culturelle est une notion fort flexible, comme peut l'être une ligne fort tracée dans le sable.
Ainsi donc, au final, comme l'indiquait, fort sagement, une des panélistes, "poser la question est y répondre". Je ne suis pas devin, mais cette réflexion bien entreprise est, pour moi, un gage de succès pour trouver un nouveau nom et un nouveau logo pour les équipes de mon collège, fidèle et respectueux de l'histoire du Collège. Et moi, je me tiendrai au courant des prochaines étapes.
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lundi 1 avril 2019
dimanche 17 mars 2019
Sur mes pas dans mon Collège Ahuntsic: Pour mieux m'y retrouver sur la question autochtone !
L'invitation m'est parvenue et en plus elle était double. D'abord un dîner-causerie, "Qu'est-ce que l'autochtonisation ?" au local de mon syndicat et ensuite une rencontre "Danse et échange avec Ivanie Aubin-Malo, artiste malécite" au local du personnel de mon Collège.
Bien qu'il soit plus au nord, loin des lieux normalement associés aux revendications autochtones, le collège Ahuntsic, de par son nom et de celui de ses équipes sportives, les Indiens, a entrepris depuis un certain temps une réflexion intelligente et posée sur la question autochtone. Et moi, j'ai eu la chance d'assister à deux événements "phare" de cette démarche bien guidée par mon ex-collègue Julie Gauthier et j'en suis revenu plus riche en connaissances et, surtout, en sensibilité.
Revenons donc d'abord, au dîner causerie avec Léa Lefevre-Radelli, doctorante en sciences de l’éducation, UQAM/Université de Nantes) qui nous fait une présentation sur ses constats et qui nous partage ses impressions. Comment poursuivre par en avant correctement sans refaire l'histoire? Y arriver dans une perspective personnelle jusqu'à une autre institutionnelle. Le faire sans s'auto-flageller, ni réflexes de colonialisme bienveillant. Ce que j'en retiens, est que trouver les bonnes approches personnelles et institutionnelles, voilà un défi qu'il nous faut relever. Mais nous y sommes tenus ! Faire en sorte que le terme insultant "kawish" devienne une réalité du passé. Comprendre aussi que la réalité autochtone n'en est pas une parmi tant d'autres, même à Montréal, ville cosmopolite, parce que si les autres si nombreux (et nous aussi !) sont venus ici, eux étaient déjà ici.
Le défi est de taille, mais ce n'est pas une raison de l'ignorer ou de passer à côté. J'en suis encore plus convaincu, nous devons le prendre à bras le corps, comme prof, comme administrateur, comme citoyen, chacun à la mesure de ses moyens et de déterminer quels seront les bons gestes à poser avec bienveillance sans condescendance.
C'est riche mais aussi alourdi de cette tâche que je me suis dirigé vers l'autre local pour assister à la rencontre d'Ivanie Aubin-Malo. Je serai honnête, le local choisi est "froid" (pas en degré Celcius !), mais rapidement, je peux constater que le lieu importera peu pour la suite. D'Ivanie, j'avais déjà vu sa création "Mula" à Tangente pour laquelle j'avais écrit "Elle propose des gestes répétitifs, qui m'ont amené dans un état de réception." Ce qui suivra sans être répétitif m'amènera et ce ne sera pas seulement moi, dans le même état. Tout au long de sa conférence dansée, elle nous parle de ses origines malécites de Cacouna, de son grand-père, porteur de tradition et de sa langue. Elle nous présente aussi de l'importance de son mentor et de la façon dont les vêtements sont transmis ou confectionnés. Pour ma part, ce qui me frappe le plus sont l'importance dans sa vie de porter sa culture auprès du plus grand nombre, mais aussi et surtout le sourire rayonnant et contagieux qu'elle nous proposait tout au long.
Tout au long de cette rencontre, elle se montre tout autant généreuse qu'attentive à nous. Nous aurons droit à des danses intercalées par des échanges question-réponse. Le tout se terminera par une danse, style Pow wow, à laquelle nous serons tous conviés à participer et que nous accepterons, tous.
Impossible de rester "de glace" suite à cette rencontre. Et la question qui reste, "Saurons nous être à la hauteur du défi que nous devrons relever ?" Pour ma part, moi qui a des origines amérindiennes (affirmation de mon père !), je suis prêt à le relever et faire ce qu'il faut, à la hauteur de mes moyens. Voilà pourquoi, une fois de plus, je suis fier de "mon" Collège Ahuntsic !
Bien qu'il soit plus au nord, loin des lieux normalement associés aux revendications autochtones, le collège Ahuntsic, de par son nom et de celui de ses équipes sportives, les Indiens, a entrepris depuis un certain temps une réflexion intelligente et posée sur la question autochtone. Et moi, j'ai eu la chance d'assister à deux événements "phare" de cette démarche bien guidée par mon ex-collègue Julie Gauthier et j'en suis revenu plus riche en connaissances et, surtout, en sensibilité.
Revenons donc d'abord, au dîner causerie avec Léa Lefevre-Radelli, doctorante en sciences de l’éducation, UQAM/Université de Nantes) qui nous fait une présentation sur ses constats et qui nous partage ses impressions. Comment poursuivre par en avant correctement sans refaire l'histoire? Y arriver dans une perspective personnelle jusqu'à une autre institutionnelle. Le faire sans s'auto-flageller, ni réflexes de colonialisme bienveillant. Ce que j'en retiens, est que trouver les bonnes approches personnelles et institutionnelles, voilà un défi qu'il nous faut relever. Mais nous y sommes tenus ! Faire en sorte que le terme insultant "kawish" devienne une réalité du passé. Comprendre aussi que la réalité autochtone n'en est pas une parmi tant d'autres, même à Montréal, ville cosmopolite, parce que si les autres si nombreux (et nous aussi !) sont venus ici, eux étaient déjà ici.
Le défi est de taille, mais ce n'est pas une raison de l'ignorer ou de passer à côté. J'en suis encore plus convaincu, nous devons le prendre à bras le corps, comme prof, comme administrateur, comme citoyen, chacun à la mesure de ses moyens et de déterminer quels seront les bons gestes à poser avec bienveillance sans condescendance.
C'est riche mais aussi alourdi de cette tâche que je me suis dirigé vers l'autre local pour assister à la rencontre d'Ivanie Aubin-Malo. Je serai honnête, le local choisi est "froid" (pas en degré Celcius !), mais rapidement, je peux constater que le lieu importera peu pour la suite. D'Ivanie, j'avais déjà vu sa création "Mula" à Tangente pour laquelle j'avais écrit "Elle propose des gestes répétitifs, qui m'ont amené dans un état de réception." Ce qui suivra sans être répétitif m'amènera et ce ne sera pas seulement moi, dans le même état. Tout au long de sa conférence dansée, elle nous parle de ses origines malécites de Cacouna, de son grand-père, porteur de tradition et de sa langue. Elle nous présente aussi de l'importance de son mentor et de la façon dont les vêtements sont transmis ou confectionnés. Pour ma part, ce qui me frappe le plus sont l'importance dans sa vie de porter sa culture auprès du plus grand nombre, mais aussi et surtout le sourire rayonnant et contagieux qu'elle nous proposait tout au long.
Tout au long de cette rencontre, elle se montre tout autant généreuse qu'attentive à nous. Nous aurons droit à des danses intercalées par des échanges question-réponse. Le tout se terminera par une danse, style Pow wow, à laquelle nous serons tous conviés à participer et que nous accepterons, tous.
Impossible de rester "de glace" suite à cette rencontre. Et la question qui reste, "Saurons nous être à la hauteur du défi que nous devrons relever ?" Pour ma part, moi qui a des origines amérindiennes (affirmation de mon père !), je suis prêt à le relever et faire ce qu'il faut, à la hauteur de mes moyens. Voilà pourquoi, une fois de plus, je suis fier de "mon" Collège Ahuntsic !
dimanche 17 février 2019
Sur mes pas comme membre d'un jury: À Cégep en Spectacle
Ce n'était pas une première fois pour moi, mais la curiosité n'avait d'égale que le plaisir d'aller découvrir ce que les élèves de "mon" Collège Ahuntsic avait de bon à me proposer lors de la finale locale de Cégep en Spectacle. J'étais invité et honoré de l'être, par Valérie à faire partie du jury de cette soirée. Nous serons presque vingt à devoir déterminer les meilleures performances de cette soirée, mais au final, chacun ou chacune des participant.e.s peut se déclarer grand gagnant et pas juste à mes yeux !
Nous, membres du jury, recevons dans un premier temps, les instructions d'usage et les critères de sélection, soit 30 % pour l'originalité, 30 % pour la présence sur scène et 40% pour le talent. Ensuite, nous nous dirigeons à l'Espace Le vrai Monde pour prendre place. Je prendrai place dans cette belle salle, mais pas en première rangée !!! avec les autres membres du jury avec tout autour, entre autre, famille et amis de ceux qui se succéderont sur scène. Onze prestations d'une durée maximale de dix minutes chacune (sinon tu es disqualifié !) sont au programme. Du chant surtout, de la musique aussi et de la danse avec entre chaque numéro une animation composée d'une suite d'épisodes par quatre jeunes fort audacieux, comme leur propos !
Et moi, au début, armé de mon crayon, je me mets en mode écoute et évaluation (comme le prof que j'ai été, l'a fait si souvent !), mais rapidement, il m'a fallu travailler fort à me garder objectif, parce que d'un numéro à l'autre, j'étais impressionné avec de bonnes pointes d'émotion ! Tous n'avaient peut-être pas le plus grand talent, néanmoins toutes et tous, plein de talents, montraient une belle et irradiante détermination. Juste à monter sur scène et nous proposer leur travail, moi, ça me remplissait d'émotion et pas qu'un peu. Oser faire face au jugement et nous proposer un message positif, tous ont relevé haut la main ce défi.
Les prestations toutes effectuées en respectant le temps alloué, je devrai en choisir quatre, comme tous les autres membres du jury. De nos choix, il en ressortira un top quatre, avec un numéro "1" relativement unanime qui, coquinerie de situation, s'avère être un numéro fort impressionnant de danse urbaine par le quatuor "F(x) Crew !
Face à cette jeunesse qui ose de leur talent, moi, je suis ébahi ! Je repars donc, fort heureux de cette soirée, mais surtout me sentant fort privilégié d'y avoir assisté. Merci Valérie pour l'invitation !
Merci aussi à Hans Kabeya (musique interprétation), Gabriel Sigouin (musique création), Legacy (danse mixte), Alexendre Parent (musique création), Dieunika Polynice (chant interprétation), Mohamed-El Amine Chennouf (chant mixte), Wesley Rameau (musique création), Lovely Brévil (Chant interprétation), Jean-Simon Desforges (musique interprétation), F(x) Crew (danse mixte) et Félix Beaubien (musique création) et aussi Noémie-Jade Fischer-Choinière, Francis Ménard, Ralph Chouchou et Jonathan Antoine (à l'animation).
vendredi 4 mai 2018
Sur mes pas à une conférence scientifique: Une belle rencontre enrichissante avec le "Pharmachien"
Le prof que j'ai été a toujours eu le projet d'ouvrir la science et sa perspective critique au grand nombre. Les projets hors-classe ont été toujours beaucoup plus nombreux dans ma tête que ceux concrétisés et maintenant, je suis à la retraite. Voilà donc pourquoi, lorsque mes ex-collègues ont, elles, invité Olivier Bernard "le Pharmachien" pour une conférence à mon collège, j'étais admiratif et surtout intéressé à y être. Et j'y étais, parmi une super belle foule dans ce bel et grand Auditorium, "L'espace le vrai monde !" du Collège Ahuntsic.
Image tirée du site lepharmachien.com
L'initiative ne manquait pas d'audace puisque la conférence était sans obligation de présence pour les élèves et en fin de session avec les examens finaux en vue. Et cette audace a été récompensée par un succès !
Don,c un fois mes pas bien en place et mon siège investi, le conférencier est déjà là, prêt à commencer. Le moment venu, mon ex-collègue Natalie, le présente fort bien avec un texte net et précis qui a tout d'un titrage avec de la phénolphtaléine.
(Note au lecteur non initié: c'est un indicateur visuel qui vire nettement et "pile-poil" lors d'un titrage acide-base et qui fournit la bonne information).
Sa présentation suscite même une belle réaction du conférencier, peu habitué, dit-il, à cette qualité d'introduction. Il débute avec une courte présentation de lui-même et de son cheminement qui m'a séduite par sa mention de l'importance des cours de Chimie organique au CEGEP dans la suite de ses études et de sa carrière.
( Autre note au lecteur: La chimie organique porte sur les composés du carbone dont les médicaments et qui a été durant toute ma carrière, mon champ d'enseignement de prédilection).
La conférence se poursuit avec une présentation des enjeux de la conception et de la mise en marché, toutes les deux très bien réglementées, des composés pharmaceutiques. Des activités et de la responsabilité des gens qui œuvrent dans le "laboratoire", espace physique bien délimité, d'une pharmacie. Le propos est instructif et précède avec grand contraste avec la suite qui porte sur les produits "naturels" et "homéopathiques" disponibles "pas très loin" du "laboratoire" dans la même pharmacie. On sent fort bien que le sujet l'interpelle et que les recherches qu'il a fait pour appuyer son propos sont sérieuses et exemplaires. Il manie les arguments et le propos autant avec intelligence que pertinence, sans jamais nous lasser. Des produits fort bien présentés sur leur emballage, qui ont pour objectifs de soigner les mêmes maux de santé que des médicaments sont, par les autorités officielles, traités de façon nettement complaisante. Il en présente des exemples tout aussi probants que "révoltants" pour peu que l'on soit de objectif. Si, il y a une centaine d'années, un produit était utilisé pour traiter un problème de santé, cela suffit pour que les autorités officielles lui accordent son "imprimatur" pour être vendu comme produit naturel dans une pharmacie !!!!
La partie de la présentation portant sur l’homéopathie est tout aussi intéressante et fascinante. Après un retour "aux sources", il utilise les termes "obscurs" de ce monde et il déconstruit rigoureusement les prétentions de cette pseudo-science. Il me permet aussi de conclure que l'eau du robinet et toute sa "mémoire" est, pour moi, une source inépuisable de composés homéopathiques, suffit juste que j'y crois, effet placebo inclut.
Et le tout se termine avec une partie que m'a toujours interpellé. Si, pour être propriétaire d'une pharmacie au Québec, il faut être pharmacien et que les pharmaciens ont suivi des cours universitaires dans des universités reconnues, pourquoi vendent-ils dans leurs pharmacies ce type de composés ? Lui, ayant eu l'occasion de leur poser la question, les réponses qu'il a obtenues dont la principale rassurent peu et déçoivent beaucoup. Pour les connaître, visiter son site ( http://lepharmachien.com/) ou assister à une de ses conférences, ce que je vous recommande chaudement et pas à dose homéopathique !
Répondant aux questions de la salle pendant sa présentation, il indique, à la fin de sa conférence, sa disponibilité pour des échanges individuels après sa conférence qui a duré environ une heure trente. Et il restera disponible pendant près de deux heures après, chapeau !
De celui qui a mis un peu de spectaculaire dans ce monde austère de la science, je ne peux qu'être admiratif. Il a su rester simple, accessible, captivant mais surtout rigoureux et instructif. Pour ceux et celles qui lui reprochent son petit côté "baveux", rien de tout cela durant tout le moment avec nous, le contraire même. Une conférence qui me pousse à réfléchir pour me mettre en action aussi, autour de moi. Il faut conscientiser le monde, parce que ce n'est pas, semble-t-il, les autorités gouvernementales, ni certains spécialistes de la santé qui le feront pour nous. Merci Olivier Bernard et dans ton fan club, tu peux compter sur moi !
Image tirée du site lepharmachien.com
L'initiative ne manquait pas d'audace puisque la conférence était sans obligation de présence pour les élèves et en fin de session avec les examens finaux en vue. Et cette audace a été récompensée par un succès !
Don,c un fois mes pas bien en place et mon siège investi, le conférencier est déjà là, prêt à commencer. Le moment venu, mon ex-collègue Natalie, le présente fort bien avec un texte net et précis qui a tout d'un titrage avec de la phénolphtaléine.
(Note au lecteur non initié: c'est un indicateur visuel qui vire nettement et "pile-poil" lors d'un titrage acide-base et qui fournit la bonne information).
Sa présentation suscite même une belle réaction du conférencier, peu habitué, dit-il, à cette qualité d'introduction. Il débute avec une courte présentation de lui-même et de son cheminement qui m'a séduite par sa mention de l'importance des cours de Chimie organique au CEGEP dans la suite de ses études et de sa carrière.
( Autre note au lecteur: La chimie organique porte sur les composés du carbone dont les médicaments et qui a été durant toute ma carrière, mon champ d'enseignement de prédilection).
La conférence se poursuit avec une présentation des enjeux de la conception et de la mise en marché, toutes les deux très bien réglementées, des composés pharmaceutiques. Des activités et de la responsabilité des gens qui œuvrent dans le "laboratoire", espace physique bien délimité, d'une pharmacie. Le propos est instructif et précède avec grand contraste avec la suite qui porte sur les produits "naturels" et "homéopathiques" disponibles "pas très loin" du "laboratoire" dans la même pharmacie. On sent fort bien que le sujet l'interpelle et que les recherches qu'il a fait pour appuyer son propos sont sérieuses et exemplaires. Il manie les arguments et le propos autant avec intelligence que pertinence, sans jamais nous lasser. Des produits fort bien présentés sur leur emballage, qui ont pour objectifs de soigner les mêmes maux de santé que des médicaments sont, par les autorités officielles, traités de façon nettement complaisante. Il en présente des exemples tout aussi probants que "révoltants" pour peu que l'on soit de objectif. Si, il y a une centaine d'années, un produit était utilisé pour traiter un problème de santé, cela suffit pour que les autorités officielles lui accordent son "imprimatur" pour être vendu comme produit naturel dans une pharmacie !!!!
La partie de la présentation portant sur l’homéopathie est tout aussi intéressante et fascinante. Après un retour "aux sources", il utilise les termes "obscurs" de ce monde et il déconstruit rigoureusement les prétentions de cette pseudo-science. Il me permet aussi de conclure que l'eau du robinet et toute sa "mémoire" est, pour moi, une source inépuisable de composés homéopathiques, suffit juste que j'y crois, effet placebo inclut.
Et le tout se termine avec une partie que m'a toujours interpellé. Si, pour être propriétaire d'une pharmacie au Québec, il faut être pharmacien et que les pharmaciens ont suivi des cours universitaires dans des universités reconnues, pourquoi vendent-ils dans leurs pharmacies ce type de composés ? Lui, ayant eu l'occasion de leur poser la question, les réponses qu'il a obtenues dont la principale rassurent peu et déçoivent beaucoup. Pour les connaître, visiter son site ( http://lepharmachien.com/) ou assister à une de ses conférences, ce que je vous recommande chaudement et pas à dose homéopathique !
Répondant aux questions de la salle pendant sa présentation, il indique, à la fin de sa conférence, sa disponibilité pour des échanges individuels après sa conférence qui a duré environ une heure trente. Et il restera disponible pendant près de deux heures après, chapeau !
De celui qui a mis un peu de spectaculaire dans ce monde austère de la science, je ne peux qu'être admiratif. Il a su rester simple, accessible, captivant mais surtout rigoureux et instructif. Pour ceux et celles qui lui reprochent son petit côté "baveux", rien de tout cela durant tout le moment avec nous, le contraire même. Une conférence qui me pousse à réfléchir pour me mettre en action aussi, autour de moi. Il faut conscientiser le monde, parce que ce n'est pas, semble-t-il, les autorités gouvernementales, ni certains spécialistes de la santé qui le feront pour nous. Merci Olivier Bernard et dans ton fan club, tu peux compter sur moi !
mardi 20 février 2018
Sur mes pas comme juge: "Cégeps en spectacle" édition 2018 au Collège Ahuntsic
La demande m'est arrivée dans la boîte de réception de mes courriels. Pour une deuxième fois en trois ans, mon ex-collègue, Valérie, m'invitait à faire partie du jury pour la finale locale de la 39e édition de "Cégep en spectacle" de mon Collège Ahuntsic. Et j'ai accepté volontiers, parce qu'il m'est toujours réjouissant de découvrir ce que le talent et l'implication de ces jeunes.
Au programme, nous aurons droit à douze numéros, une cuvée importante, tous solo, sauf un en danse avec trois interprètes. Le tout sera animé, fort brillamment, par quatre autres élèves du Collège avec un numéro de clôture, "hors-concours" lui aussi en danse avec la troupe de danse du collège,"Écho". Après les instructions d'usage et le rappel des critères de jugement (originalité pour 30%, présence sur scène pour 30% et talent pour 40%), avec les quatorze autres juges, je prend place dans le bel et confortable auditorium du collège, "L'Espace le vrai monde ?".
Douze numéros, ça pourrait être long, mais non, le tout s'est déroulé rondement et surtout, fort agréablement. S'il est difficile de comparer des numéros de chant de création avec d'autres d'interprétation, un numéro d'humour avec un autre de danse, il est très facile de laisser son cœur se prendre au jeu de la conquête artistique et d'oublier quelque peu les critères. Elles ou ils sont jeunes, avec la vie devant eux et osent. Pour cela, en plus de leurs études dans des programmes souvent exigeants, ils s'y mettent avec plusieurs heures de répétition par semaine sans lâcher jusqu'à la toute fin.
Merci à vous, Megan Marchand (Chant-interprétation), Cora Davidson (Chant-Création), Alexendre Parent (chant et musique-création), Jose-Bengarah Bruno (chant-création), Béatha Charles (chant-interprétation), la troupe "XPRESSION" avec Chelsea Decène, Stacy Courtois et Sarah Démosthène (danse-interprétation et création), Steve Alexis (musique-interprétation), Valérie Portelance (chant-création), Vanessa Ravary (chant création et interprétation), Ludovic Jacques-Denis (humour création), Patricia Rivera Avila (Chant-interprétation) et Catherine Saleh (Chant-interprétation).
Chacune et chacun a pris possession de la scène avec une aisance surprenante, sans nervosité apparente. Personnellement, j'ai été particulièrement touché par les chansons qui présentaient des problématiques actuelles, telles que la maladie mentale et les enfants soldats.
Une fois le tout terminé et les applaudissements fort bien mérités dissipés dans la salle, le temps de juger arrive. Nous nous dirigeons vers la salle de "travail" pour décider. Il faudra faire, individuellement, des choix du numéro 1 à 4. Avec mes notes, mais surtout mes impressions, je choisis les prestations les plus marquantes qui sont au nombre de cinq. Mais, il en faut quatre et ensuite les classer. Pour cela, j'ai quinze minutes et les autres juges, autour de moi, semblent avoir fait leur choix. Je suppute, "je vas et je viens" dans mes impressions et je retire difficilement une performance. Il ne me reste (!) qu'à classer les quatre autres. Ce que je réussirai à faire. À côté de moi, mon collègue juré, en arrive au même verdict. Je suis rassuré !
Il ne reste (!) qu'à Pascale et Valérie de mettre tous nos choix "dans la machine" et de déterminer le ou la gagnante qui représentera mon collège à la finale régionale, ainsi que les deuxième et troisième positions. Mais cela se fera plus tard, après notre départ pour être annoncé lors de leur deuxième performance en soirée. Les résultats sont maintenant connus et je vous les donne:
Au programme, nous aurons droit à douze numéros, une cuvée importante, tous solo, sauf un en danse avec trois interprètes. Le tout sera animé, fort brillamment, par quatre autres élèves du Collège avec un numéro de clôture, "hors-concours" lui aussi en danse avec la troupe de danse du collège,"Écho". Après les instructions d'usage et le rappel des critères de jugement (originalité pour 30%, présence sur scène pour 30% et talent pour 40%), avec les quatorze autres juges, je prend place dans le bel et confortable auditorium du collège, "L'Espace le vrai monde ?".
Douze numéros, ça pourrait être long, mais non, le tout s'est déroulé rondement et surtout, fort agréablement. S'il est difficile de comparer des numéros de chant de création avec d'autres d'interprétation, un numéro d'humour avec un autre de danse, il est très facile de laisser son cœur se prendre au jeu de la conquête artistique et d'oublier quelque peu les critères. Elles ou ils sont jeunes, avec la vie devant eux et osent. Pour cela, en plus de leurs études dans des programmes souvent exigeants, ils s'y mettent avec plusieurs heures de répétition par semaine sans lâcher jusqu'à la toute fin.
Merci à vous, Megan Marchand (Chant-interprétation), Cora Davidson (Chant-Création), Alexendre Parent (chant et musique-création), Jose-Bengarah Bruno (chant-création), Béatha Charles (chant-interprétation), la troupe "XPRESSION" avec Chelsea Decène, Stacy Courtois et Sarah Démosthène (danse-interprétation et création), Steve Alexis (musique-interprétation), Valérie Portelance (chant-création), Vanessa Ravary (chant création et interprétation), Ludovic Jacques-Denis (humour création), Patricia Rivera Avila (Chant-interprétation) et Catherine Saleh (Chant-interprétation).
Chacune et chacun a pris possession de la scène avec une aisance surprenante, sans nervosité apparente. Personnellement, j'ai été particulièrement touché par les chansons qui présentaient des problématiques actuelles, telles que la maladie mentale et les enfants soldats.
Une fois le tout terminé et les applaudissements fort bien mérités dissipés dans la salle, le temps de juger arrive. Nous nous dirigeons vers la salle de "travail" pour décider. Il faudra faire, individuellement, des choix du numéro 1 à 4. Avec mes notes, mais surtout mes impressions, je choisis les prestations les plus marquantes qui sont au nombre de cinq. Mais, il en faut quatre et ensuite les classer. Pour cela, j'ai quinze minutes et les autres juges, autour de moi, semblent avoir fait leur choix. Je suppute, "je vas et je viens" dans mes impressions et je retire difficilement une performance. Il ne me reste (!) qu'à classer les quatre autres. Ce que je réussirai à faire. À côté de moi, mon collègue juré, en arrive au même verdict. Je suis rassuré !
Il ne reste (!) qu'à Pascale et Valérie de mettre tous nos choix "dans la machine" et de déterminer le ou la gagnante qui représentera mon collège à la finale régionale, ainsi que les deuxième et troisième positions. Mais cela se fera plus tard, après notre départ pour être annoncé lors de leur deuxième performance en soirée. Les résultats sont maintenant connus et je vous les donne:
1er prix : Catherine Saleh étudiante en médecine nucléaire (Chant - Interprétation) et représentante du Collège Ahuntsic à la finale régionale
2e prix : Valérie Portelance (Chant - Création)
3e prix : Jose-Bengarah Bruno (Chant - Création)
Catherine Saleh, Valérie Portelance et Jose-Bengarah Bruno
Et si comme moi, vous voulez passer un bon moment et découvrir ce que nos jeunes ont, comme beau talent, il vous faut acheter un billet pour la finale régionale organisée par le Collège André-Grasset. Voici où et quand:
Où: Auditorium du Collège Ahuntsic, l'Espace le vrai monde?
Quand: Samedi 24 mars, à 19h30.
Quand: Samedi 24 mars, à 19h30.
Billets en vente au Service de l'animation socioculturelle du Collège Ahuntsic (Local A1.210) au prix de 12 $.
vendredi 20 octobre 2017
Sur mes pas de spectateur: Une très belle rencontre dans un nouveau lieu de diffusion
Un jeudi soir durant lequel l'automne souffrait d'un problème d'affirmation, mes pas m'ont porté en direction d'un lieu fort bien connu pour moi, le Collège Ahuntsic, celui qui a été mon lieu de travail pendant une trentaine d'années. La raison, vous vous demandez ? L'inauguration de l'auditorium réaménagé, il y a quelques années, mais qui, désormais, sera nommé "L'Espace Le vrai monde ?" en l'honneur d'un finissant, Michel Tremblay. Et pour ceux qui comme moi l'ignorait, le nom de ce lieu est celui d'une pièce de théâtre du célèbre dramaturge, mais pas seulement, québécois.
Me voilà donc dans cet espace pour assister, avec "plein de monde", du "vrai monde" de mon Collège à l'officialisation de la chose en présence de Michel Tremblay.
Une fois bien assis, le maître de cérémonie, Michel Marmen, maniant habilement l'humour, met la table sur la suite. En entrée de jeu, il présente la directrice générale, Nathalie Vallée, qui revient sur la génèse et les aboutissants dela désignation du nom de ce lieu de diffusion. Lieu de diffusion dans le nord de la ville (de Montréal) qui se veut tout à fait disponible à la présentation des oeuvres de toutes sortes, théâtre, chant et danse. Ce dernier mot, vous le devinerez, a particulièrement résonné en moi. D'autant que lors du Festival intercollégial de danse, j'ai reçu des commentaires fort positifs d'interprètes professionnels en danse contemporaine, lorsqu'ils ont découvert cette salle.
Après une introduction fort instructive et humoristique de Fabien Ménard, "metteur en scène" pour l'occasion, les interprètes prennent place, toute la place, pour nous faire apprécier la qualité de cette pièce, "Le vrai monde ?", de Michel Tremblay. Il s'en suit une lecture du début de la pièce par des membres du comité de toponymie de "mon" Collège, responsables de cette désignation, (Anne Milot, Martin Doyle, Fabien Ménard, Éric Léveillé) et sa directrice générale, avec pour les didascalies, Laurence Daigneault Desrosiers, qui toutes et tous ont courageusement accepté de nous présenter un extrait, devant son auteur. Court extrait, qui de l'avis général, nous incite a découvrir l'entièreté de cette oeuvre dans ces mêmes lieux prochainement. Une fois fait les applaudissements fort mérités, nous avons droit à l'arrivée sur scène du "héros de la soirée" qui répondra, généreusement et avec grande honnêteté (quinze minutes par question, plutôt que quinze minutes au total) à l'intervieweuse (Laurence Daigneault Desrosiers).
Mais, comme toute bonne chose à une fin, les derniers applaudissements se dissipent dans ce lieu qui verra bien d'autres moments mémorables, j'en suis convaincu.
Pour ma part, je quitte pour mieux revenir, je l'espère fort, pour découvrir des prestations de danse (et autres propositions culturelles) et ainsi devenir une autre de mes destinations culturelles.
Me voilà donc dans cet espace pour assister, avec "plein de monde", du "vrai monde" de mon Collège à l'officialisation de la chose en présence de Michel Tremblay.
Une fois bien assis, le maître de cérémonie, Michel Marmen, maniant habilement l'humour, met la table sur la suite. En entrée de jeu, il présente la directrice générale, Nathalie Vallée, qui revient sur la génèse et les aboutissants dela désignation du nom de ce lieu de diffusion. Lieu de diffusion dans le nord de la ville (de Montréal) qui se veut tout à fait disponible à la présentation des oeuvres de toutes sortes, théâtre, chant et danse. Ce dernier mot, vous le devinerez, a particulièrement résonné en moi. D'autant que lors du Festival intercollégial de danse, j'ai reçu des commentaires fort positifs d'interprètes professionnels en danse contemporaine, lorsqu'ils ont découvert cette salle.
Après une introduction fort instructive et humoristique de Fabien Ménard, "metteur en scène" pour l'occasion, les interprètes prennent place, toute la place, pour nous faire apprécier la qualité de cette pièce, "Le vrai monde ?", de Michel Tremblay. Il s'en suit une lecture du début de la pièce par des membres du comité de toponymie de "mon" Collège, responsables de cette désignation, (Anne Milot, Martin Doyle, Fabien Ménard, Éric Léveillé) et sa directrice générale, avec pour les didascalies, Laurence Daigneault Desrosiers, qui toutes et tous ont courageusement accepté de nous présenter un extrait, devant son auteur. Court extrait, qui de l'avis général, nous incite a découvrir l'entièreté de cette oeuvre dans ces mêmes lieux prochainement. Une fois fait les applaudissements fort mérités, nous avons droit à l'arrivée sur scène du "héros de la soirée" qui répondra, généreusement et avec grande honnêteté (quinze minutes par question, plutôt que quinze minutes au total) à l'intervieweuse (Laurence Daigneault Desrosiers).
Mais, comme toute bonne chose à une fin, les derniers applaudissements se dissipent dans ce lieu qui verra bien d'autres moments mémorables, j'en suis convaincu.
Pour ma part, je quitte pour mieux revenir, je l'espère fort, pour découvrir des prestations de danse (et autres propositions culturelles) et ainsi devenir une autre de mes destinations culturelles.
jeudi 13 avril 2017
Sur mes pas en danse; Quelques observations au retour de la dernière journée de l'Intercollégial de danse
Toute bonne chose ayant une fin, l'Intercollégial de Danse présentait en ce dimanche matin, les derniers pas sur scène qui ont précédé les pas de retour à la maison. De ces derniers pas sur scène, j'en garde de bons souvenirs, mais aussi, j'en retiens quelques observations que je me permettrai de partager.
En entrée de jeu de ce dernier rendez-vous,un conseil fort avisé de l'artiste invitée Alexandra "Spicey" Landé, "Ne vous laissez pas mettre dans une case". J'espère que toutes et tous l'auront bien pris en note, jusqu'à se le tatouer dans la tête. Nous ne sommes pas unidimensionnels, alors aussi bien ne pas se limiter. Il faut profiter de tous ses talents et les exploiter, les autres pourront en bénéficier.
Sur la scène, ces quatre dernières troupes de jeunes nous présentent leur travail. Lorsque pour une d'entre elles, les éclairages ne sont pas là, au bon endroit, les regards changent de ton et les mouvements deviennent hésitants. Ce qui explique, les physionomies découragées que j'ai pu voir dans le hall d'entrée avant le départ. Première leçon de vie, apprendre à gérer un grand rendez-vous raté et travailler fort pour le prochain.
Il y aura sur cette même scène, une très belle illustration du regard complice, celui échangé qui fait en sorte que la cohésion du groupe se maintient, malgré le grand nombre de déplacements de ce groupe, nombreux. Ce regard complice se métamorphose en sourire de satisfaction, une fois les projecteurs éteints et réallumés pour les applaudissements. Comme quoi, deuxième leçon de vie, il en est de la vie comme de la danse, un simple regard discret a toute son importance. L'observateur avisé saura toujours le reconnaître et l'utiliser pleinement.
Je constate aussi que la scène de l'Auditorium de mon collège (Ahuntsic) est un bel endroit pour présenter et apprécier des spectacles de danse.
D'autre part, ces jeunes, pour qu'ils puissent passer un week-end à donner et aussi prendre au contact avec les autres, il faut une gang d'adultes pour que tout se passe bien, des employés qui n'ont rien du fonctionnaire "9 à 5" qui ont été appuyés par une belle équipe de jeunes bénévoles . Évidemment, si vous êtes dans le Service d'Animation d'un collège, vos gênes sont quelque peu différents de la majorité, mais, cela ne suffit pas pour expliquer tout le mérite qui leur revient pour permettre ces rendez-vous qui marquent pour la vie. Il y a des façons beaucoup plus simples d'encaisser son chèque de paie, mais pour eux, pas question. Comme témoin privilégié, je peux affirmer que leurs efforts, yeux cernés à l'appui, n'avaient d'égals que leurs sourires, contre vent et marée.
C'est donc devant une salle toute pleine en ce dimanche matin, que les derniers pas ont été faits et que les derniers mots prononcés. Les au revoir sont accompagnés d'un chapeau de capitaine de bateau qui amènera les prochains pas dans un autre collège (St-Jérôme) l'an prochain.
En entrée de jeu de ce dernier rendez-vous,un conseil fort avisé de l'artiste invitée Alexandra "Spicey" Landé, "Ne vous laissez pas mettre dans une case". J'espère que toutes et tous l'auront bien pris en note, jusqu'à se le tatouer dans la tête. Nous ne sommes pas unidimensionnels, alors aussi bien ne pas se limiter. Il faut profiter de tous ses talents et les exploiter, les autres pourront en bénéficier.
Sur la scène, ces quatre dernières troupes de jeunes nous présentent leur travail. Lorsque pour une d'entre elles, les éclairages ne sont pas là, au bon endroit, les regards changent de ton et les mouvements deviennent hésitants. Ce qui explique, les physionomies découragées que j'ai pu voir dans le hall d'entrée avant le départ. Première leçon de vie, apprendre à gérer un grand rendez-vous raté et travailler fort pour le prochain.
Il y aura sur cette même scène, une très belle illustration du regard complice, celui échangé qui fait en sorte que la cohésion du groupe se maintient, malgré le grand nombre de déplacements de ce groupe, nombreux. Ce regard complice se métamorphose en sourire de satisfaction, une fois les projecteurs éteints et réallumés pour les applaudissements. Comme quoi, deuxième leçon de vie, il en est de la vie comme de la danse, un simple regard discret a toute son importance. L'observateur avisé saura toujours le reconnaître et l'utiliser pleinement.
Je constate aussi que la scène de l'Auditorium de mon collège (Ahuntsic) est un bel endroit pour présenter et apprécier des spectacles de danse.
D'autre part, ces jeunes, pour qu'ils puissent passer un week-end à donner et aussi prendre au contact avec les autres, il faut une gang d'adultes pour que tout se passe bien, des employés qui n'ont rien du fonctionnaire "9 à 5" qui ont été appuyés par une belle équipe de jeunes bénévoles . Évidemment, si vous êtes dans le Service d'Animation d'un collège, vos gênes sont quelque peu différents de la majorité, mais, cela ne suffit pas pour expliquer tout le mérite qui leur revient pour permettre ces rendez-vous qui marquent pour la vie. Il y a des façons beaucoup plus simples d'encaisser son chèque de paie, mais pour eux, pas question. Comme témoin privilégié, je peux affirmer que leurs efforts, yeux cernés à l'appui, n'avaient d'égals que leurs sourires, contre vent et marée.
C'est donc devant une salle toute pleine en ce dimanche matin, que les derniers pas ont été faits et que les derniers mots prononcés. Les au revoir sont accompagnés d'un chapeau de capitaine de bateau qui amènera les prochains pas dans un autre collège (St-Jérôme) l'an prochain.
samedi 8 avril 2017
Sur mes pas en danse: Soirée au Festival Intercollégial de Danse; quelle soirée !
Le printemps tarde à s'imposer, mais en ce vendredi soir dans mon collège, c'était pétillant(e)s d'énergie que les étudiantes et étudiants de 27 collèges animaient les différents corridors. Cette énergie canalisée par les organisateurs et leurs accompagnateurs avait un premier rendez-vous pour le premier spectacle avec au programme, neuf troupes d'autant de collège.
Arrivé une vingtaine de minutes à l'avance, l'endroit est encore assez calme. Mais rapidement l'Auditorium se gorge de public et, dans les estrades, il est possible de ressentir la fébrilité et l'excitation. Pas très difficile d'imaginer celles qu'il y a en arrière scène. Remplie à pleine capacité et fortement animée, la "place" est prête pour les premiers pas de danse.
Le tout débute par la rencontre de l'artiste invitée Alexandra "Spicey"Landé qui par les questions des deux animateurs nous parlera d'elle, de ses premiers pas en danse "streetdance", de ses réalisations (danse, chorégraphie, mentorat, organisation et production) et de conseils à tous ces étudiants qui danse pour le plaisir pendant leurs études, mais qui pourraient choisir de prendre cette direction de carrière. J'en retiens particulièrement un, "projette toi dans l'avenir et où tu veux y être". Femme inspirante qui lance l'invitation aux participants de venir la rencontrer et échanger avec elle.
Et ça commence !
Il est difficile, sinon impossible, de bien présenter et de rendre justice à ce que j'ai pu découvrir tout au long des neuf prestations, mais en voici mes principaux constats.
Durant toute cette soirée, nous avons pu nous faire entraîner agréablement dans des directions différentes, en danse urbaine, en hip hop, en danse contemporaine, en jazz-contemporain.
Des oeuvres qui nous présentaient le tout en un tableau, d'autres en en plusieurs. Quand plusieurs types étaient inclus dans une oeuvre, ils étaient séparés ou fusionnés avec succès.
Des présentations principalement en grands groupes, jusqu'à 25 interprètes sur scène. J'imagine les "plaisirs" de pouvoir réussir à réunir toutes ces gangs, semaine après semaine, afin d'obtenir des oeuvres demandant ce niveau de cohésion qui a été au rendez-vous.
Si les thématiques étaient évidemment jeunes, elles en restaient universelles et elles portaient surtout sur les relations humaines. À titre d'exemples, "Dualité" de la troupe Gravité danse (Collège de Rosemont) nous a présenté 5 duos illustrant "les oppositions, les contrastes et les contradictions des relations humaines" avec une fin qui nous indique qu'ultimement, nous finissons seul(e) avec nos affaires.
Il y aura aussi la troupe DANCEC (du CÉGEP Édouard-Montpetit) qui nous a proposé un extrait de sa pièce "L'urgence de prendre son temps", un titre que j'aime beaucoup !!, mais jamais autant que ce que j'ai pu découvrir sur scène. Une thématique habilement présentée et qui a suscité en moi une forte émotion. Un de mes coups de coeur de la soirée.
Se sentir et vouloir nous interpeller par des problématiques de la société, voilà ce que la troupe Tendanse (du CÉGEP de Sorel-Tracy) a fait avec "À coté" extrait de leur spectacle "Différent". Quelles sont nos relations envers les personnes agées et les itinérants? Encourageant de pouvoir découvrir des jeunes engagés.
Impossible aussi, de ne pas souligner, sur un registre tout à fait différent, la prestation de la troupe Konnexion Danse (CÉGEP de Saint-Jérôme), "Du cinéma à la scène" nous entraîne avec sa vingtaine d'interprètes dans un flot ininterrompu de vagues en grand groupe sur des musiques de "Step up" à "Footloose". Du street jazz qui a tout du feel-good en ce début de printemps tellement gris.
Enfin, mon autre gros coup de coeur m'a été proposé par la troupe l'Étadâme (CÉGEP Beauce-Appalaches). "Le temps" qu'on nous a présenté était exactement ce que le programme indiquait, soit "Tic tac, tic tac... Le temps n'arrête jamais, ne recule jamais... Il défile toujours à la même vitesse. Mais on a l'impression qu'il est variable... Tantôt lent, tantôt rapide." La vingtaine d'interpètes m'en a donné une habile démonstration visuelle qui a débordé ce sens pour aller rejoindre ma raison et un de mes points de sensibilité (soit ma relation mal assumée avec le temps !!).
En ouverture de rideau, il y aura eu "Allégorie" de la troupe Les incorrigibles, de mon collège (Ahuntsic). Une oeuvre de hip-hop résolument urbain et qui présente les relations de jeunes filles entre elles, envers les autres, mais surtout comment aborder leur vie.
C'est donc dans une salle de 500 places remplie à pleine capacité ou presque que la soirée s'est déroulée et que l'on pouvait entendre les réactions spontanées des spectateurs durant la prestation. Cela contrastait avec le silence total de mes sorties danse habituelles, mais l'énergie qui s'en dégageait ne faisait que d'en rehausser mon plaisir.
Autre constat très plaisant, a été celui de voir des jeunes de tout genre avoir le plaisir de se produire sur scène (avec peut-être quand même un peu de nervosité).
C'est sur cette réflexion que mes pas m'ont ramené à la maison et qu'eux et elles allaient se préparer à fêter ensemble sur une piste de danse, cette fois. Voici un avantage de la jeunesse, parce que le lendemain matin, le déjeuner est à 8h00 et ensuite des ateliers avec des professionnel(le)s du milieu !
Pour ceux et celles qui voudraient profiter de ces beaux moments pour seulement $5, il y a encore deux autres présentations, soit le samedi (8 avril) à 20h00 et le dimanche matin (9 avril) à 10h00 avec d'autres troupes et de belles découvertes. Sinon, il a aussi les photographies que l'on peut voir sur le site FB suivant:
https://www.facebook.com/animationcollegeahuntsic/
Arrivé une vingtaine de minutes à l'avance, l'endroit est encore assez calme. Mais rapidement l'Auditorium se gorge de public et, dans les estrades, il est possible de ressentir la fébrilité et l'excitation. Pas très difficile d'imaginer celles qu'il y a en arrière scène. Remplie à pleine capacité et fortement animée, la "place" est prête pour les premiers pas de danse.
Le tout débute par la rencontre de l'artiste invitée Alexandra "Spicey"Landé qui par les questions des deux animateurs nous parlera d'elle, de ses premiers pas en danse "streetdance", de ses réalisations (danse, chorégraphie, mentorat, organisation et production) et de conseils à tous ces étudiants qui danse pour le plaisir pendant leurs études, mais qui pourraient choisir de prendre cette direction de carrière. J'en retiens particulièrement un, "projette toi dans l'avenir et où tu veux y être". Femme inspirante qui lance l'invitation aux participants de venir la rencontrer et échanger avec elle.
Et ça commence !
Il est difficile, sinon impossible, de bien présenter et de rendre justice à ce que j'ai pu découvrir tout au long des neuf prestations, mais en voici mes principaux constats.
Durant toute cette soirée, nous avons pu nous faire entraîner agréablement dans des directions différentes, en danse urbaine, en hip hop, en danse contemporaine, en jazz-contemporain.
Des oeuvres qui nous présentaient le tout en un tableau, d'autres en en plusieurs. Quand plusieurs types étaient inclus dans une oeuvre, ils étaient séparés ou fusionnés avec succès.
Des présentations principalement en grands groupes, jusqu'à 25 interprètes sur scène. J'imagine les "plaisirs" de pouvoir réussir à réunir toutes ces gangs, semaine après semaine, afin d'obtenir des oeuvres demandant ce niveau de cohésion qui a été au rendez-vous.
Si les thématiques étaient évidemment jeunes, elles en restaient universelles et elles portaient surtout sur les relations humaines. À titre d'exemples, "Dualité" de la troupe Gravité danse (Collège de Rosemont) nous a présenté 5 duos illustrant "les oppositions, les contrastes et les contradictions des relations humaines" avec une fin qui nous indique qu'ultimement, nous finissons seul(e) avec nos affaires.
Il y aura aussi la troupe DANCEC (du CÉGEP Édouard-Montpetit) qui nous a proposé un extrait de sa pièce "L'urgence de prendre son temps", un titre que j'aime beaucoup !!, mais jamais autant que ce que j'ai pu découvrir sur scène. Une thématique habilement présentée et qui a suscité en moi une forte émotion. Un de mes coups de coeur de la soirée.
Se sentir et vouloir nous interpeller par des problématiques de la société, voilà ce que la troupe Tendanse (du CÉGEP de Sorel-Tracy) a fait avec "À coté" extrait de leur spectacle "Différent". Quelles sont nos relations envers les personnes agées et les itinérants? Encourageant de pouvoir découvrir des jeunes engagés.
Impossible aussi, de ne pas souligner, sur un registre tout à fait différent, la prestation de la troupe Konnexion Danse (CÉGEP de Saint-Jérôme), "Du cinéma à la scène" nous entraîne avec sa vingtaine d'interprètes dans un flot ininterrompu de vagues en grand groupe sur des musiques de "Step up" à "Footloose". Du street jazz qui a tout du feel-good en ce début de printemps tellement gris.
Enfin, mon autre gros coup de coeur m'a été proposé par la troupe l'Étadâme (CÉGEP Beauce-Appalaches). "Le temps" qu'on nous a présenté était exactement ce que le programme indiquait, soit "Tic tac, tic tac... Le temps n'arrête jamais, ne recule jamais... Il défile toujours à la même vitesse. Mais on a l'impression qu'il est variable... Tantôt lent, tantôt rapide." La vingtaine d'interpètes m'en a donné une habile démonstration visuelle qui a débordé ce sens pour aller rejoindre ma raison et un de mes points de sensibilité (soit ma relation mal assumée avec le temps !!).
En ouverture de rideau, il y aura eu "Allégorie" de la troupe Les incorrigibles, de mon collège (Ahuntsic). Une oeuvre de hip-hop résolument urbain et qui présente les relations de jeunes filles entre elles, envers les autres, mais surtout comment aborder leur vie.
C'est donc dans une salle de 500 places remplie à pleine capacité ou presque que la soirée s'est déroulée et que l'on pouvait entendre les réactions spontanées des spectateurs durant la prestation. Cela contrastait avec le silence total de mes sorties danse habituelles, mais l'énergie qui s'en dégageait ne faisait que d'en rehausser mon plaisir.
Autre constat très plaisant, a été celui de voir des jeunes de tout genre avoir le plaisir de se produire sur scène (avec peut-être quand même un peu de nervosité).
C'est sur cette réflexion que mes pas m'ont ramené à la maison et qu'eux et elles allaient se préparer à fêter ensemble sur une piste de danse, cette fois. Voici un avantage de la jeunesse, parce que le lendemain matin, le déjeuner est à 8h00 et ensuite des ateliers avec des professionnel(le)s du milieu !
Pour ceux et celles qui voudraient profiter de ces beaux moments pour seulement $5, il y a encore deux autres présentations, soit le samedi (8 avril) à 20h00 et le dimanche matin (9 avril) à 10h00 avec d'autres troupes et de belles découvertes. Sinon, il a aussi les photographies que l'on peut voir sur le site FB suivant:
https://www.facebook.com/animationcollegeahuntsic/
vendredi 17 mars 2017
Sur mes pas à venir en danse: vers l'Intercollégial de danse au Collège Ahuntsic
C’était il y a quelques années, durant un de mes
cours, j’indique à mon groupe mon intérêt pour la danse contemporaine. Pas de
réactions, et ce même si nous sommes dans un cours de chimie !!! Surprise, durant
la pause, deux de mes élèves m’informent qu’eux-mêmes dansent. Ils m’invitent à
aller assister à la présentation de leur prestation lors d’un spectacle
présenté, ici même, au Collège
Ahuntsic. Une ou deux
questions plus tard, je constate que je serai hors de mes sentiers de danse
habituels, puisqu’elle fait du « waacking » et que lui fait du « popping ».
Bon, inversion des rôles, c’est à eux maintenant de m’expliquer en quoi consistent
ces types de danses dans la grande famille des « street dance ».
Après cette explication théorique, ils réitéraient
leur invitation pour la partie démonstration et mes pas m’y ont amené avec grand
plaisir et curiosité. Le spectateur que je suis, a beaucoup apprécié leurs
prestations, tout en ayant l’occasion de découvrir la grande diversité des
styles de « street dance » présentées durant la soirée par les autres
participants (et il y en avait pas qu’un peu!!). Mais surtout, j'ai passé une très belle soirée, tout en appréciant un côté différent de mes
élèves, si sages dans ma classe. Parce que voyez-vous, un des aspects fort
importants de nos CEGEP, est de permettre à des jeunes femmes et des jeunes
hommes d’explorer différents univers artistiques et sportifs, pour devenir eux-mêmes.
Aller à la rencontre de ces beaux talents en
émergence, c’est exactement ce que vous pourrez faire, vous aussi, si vous venez au Collège Ahuntsic, mon Collège, le vendredi 7 avril, à
20h et/ou le samedi 8 avril à 20h et/ou le dimanche 9 avril à 10h (du matin,
oui, oui !), pour assister à leurs prestations dans le cadre l’Intercollégial
de danse.
Durant ce week-end, aura lieu la 33e édition de l’Intercollégial de
danse, permettant à ceux qui, hors de leur classe, s’enrichissent de leurs
mouvements. C’est donc quelques 400 élèves, de 27 collèges ou CEGEP (autant de
Montréal que de l’Abitibi ou du Saguenay) qui prendront possession de « la
place » pour se rencontrer, présenter leurs œuvres et approfondir des
aspects de leur art. De ces élèves, comme par exemple, Jean-Benoit Labrecque qui donnera un atelier (parmi une vingtaine) durant
le week-end (Danse contemporaine et travail de partenaire) et qui a eu à choisir lors de son passage au collégial, entre
les sciences ou la danse. Il a finalement choisi comme carrière de nous
présenter ses mouvements sur scène. J’en profite, pour la petite histoire,
d’indiquer que je l’avais vu danser, l’automne dernier durant le Festival
Quartiers Danse, dans une œuvre de Sébastien Provencher (finissant du Collège
Ahuntsic en Sciences de la nature) intitulée, « Children of
Chemistry ». Pour moi, le prof de chimie, la boucle des relations était
« bouclée » !
Ainsi donc, pour pouvoir découvrir ce qu’est le
« Waving », le « House », le « Krump », le
« Hustle », parmi bien d’autres styles, et aussi la danse
contemporaine, par de beaux jeunes au seuil de leur avenir, le Collège Ahuntsic
est une destination de choix. Ce sera la mienne ce
week-end ! Et pourquoi pas, vous aussi ? Du talent et de l’enthousiasme,
« au pied carré », il y en aura durant ce week-end ! Pour plus de
détails :
jeudi 11 février 2016
Sur mes pas comme juge à CEGEP en spectacle au collège Ahuntsic
"J'aurais voulu être un artiste.....". voilà ce que je voudrais chanter, mais en ce jeudi après-midi, c'était plutôt comme membre d'un jury que je participais au monde culturel. Je vous rassure, l'homme était heureux, très heureux même. Nous étions une vingtaine de personnes, avec un auditorium rempli d'un public enthousiaste, pour déterminer qui de ces neuf étudiants de mon collège qui montaient sur scène, remporterait la finale locale de Cegeps en spectacle 2016.
De tous ces neuf bons moments auquels nous avons eu droit, il fallait choisir chacun pour soi, nos meilleurs qui, après compilation, donnerait un top trois dont un grand gagnant ou une grande gagnante. Il y avait bien des critères (originalité, présence sur scène et talent), mais moi, c'est mon coeur qui parle. J'ai bien noté en fonction des critères, en bon prof que je suis, mais au bout du compte, ça s'est passé ailleurs, d'autant plus que mon défi était de discrimer, moi qui aime tout. Une fois mes choix transmis, mes quatre meilleurs en ordre, j'étais bien curieux de savoir par rapport aux autres. Mais avant la fin et le dévoilement des lauréats, il y a les prestations avec les enchaînements des quatre animateurs sympathiques, évidemment !
Au programme, il y eu d'abord, Sharlie-Anne Pelletier qui nous a présenté un numéro solide de tissu aérien tout aussi époustouflant qu'apeurant. Claudy Filiatrault a suivi avec une interprétation sobre de deux chansons qui m'a touché. Mc Yves Duclervil a pris la relève avec un numéro de danse urbaine solide qui a rejoint le public et l'amateur de danse que je suis. Mégan Marchand en chant nous a proposé ensuite une interprétation personnelle de deux classiques québécois, "Mes blues passent pu dans porte" d'Offenbach et "Qu'est que ça peut ben faire" de Jean-Pierre Ferland, que de beaux souvenirs pour moi !
Viens ensuite sur scène, Vincent Paquette qui interprète en solo un texte "La baleine et le baloney" qui dans un langage cru et direct, parle de sa mère-baleine, de son père-bouffeur de baloney et de sa petite soeur. Impossible de rester impassible autant devant le sujet que devant l'interprétation de ce jeune. Ouf !!!!!
Dominique Charland, en chant enchaîne avec deux chansons modernes avec une voix claire qui désaltère nos tympans. Suit Simon Robatto Simard qui, en entrée de jeu, nous remercie de notre présence pour ce moment important et nous propose une chanson d'amour déçu, "Au revoir", qui a tout pour séduire, malgré tout.
Jason Desrosiers lui succède et nous propose un rap de sa propre composition, "Pourquoi", qui entraîne une partie des gens présents à interpréter avec lui le couplet, "Pourquoi tant de haine/ Pourquoi tant scène/ Pourquoi tant de peine/ Pourquoi mes frères et mes soeurs s'entretuent/ Pourquoi mes soeurs se prostituent/ mais pourquoi ..". Difficile de ne pas faire le lien avec les évènements récents qui touchent la communauté noire ! Bonne question Jason !
En fin de programme, déjà !!!!, Frédérique Latour nous entraîne ailleurs avec sa robe de printemps noire tout de pois blancs parsemés. Trois chansons entrecoupées par un texte de son propre cru qui débute par "My God que tu étais beau... et qui se termine par "Ce sera passionné, fou, électrisant !" Ces moments de confidence sur sa relation amoureuse irradie dans tout l'auditorium. Le printemps est vraiment à nos portes.
Pour ma part, aucun moment mort, que du plaisir et le constat que notre jeunesse est bien belle et promet autant sur scène que dans nos classes.
Curieux de voir des photos ? Il faut se rendre sur le site Facebook du collège.
https://www.facebook.com/CollegeAhuntsic/?fref=ts
Pistt !!!, Robert et les lauréats ? Ok, les voici en troisième position, Mc Yves Duclervil, en deuxième position, Vincent Paquette et en première position et qui représentera le collège, Frédérique Latour. Et toi mon cher Robert, tes choix concordent ? Ouais et pas mal, les trois gagnants faisaient partis de mes quatre choix transmis, comme quoi, mon coeur a ses raisons que la raison peut connaître, n'en déplaise à une des Pensée de Pascal.
De tous ces neuf bons moments auquels nous avons eu droit, il fallait choisir chacun pour soi, nos meilleurs qui, après compilation, donnerait un top trois dont un grand gagnant ou une grande gagnante. Il y avait bien des critères (originalité, présence sur scène et talent), mais moi, c'est mon coeur qui parle. J'ai bien noté en fonction des critères, en bon prof que je suis, mais au bout du compte, ça s'est passé ailleurs, d'autant plus que mon défi était de discrimer, moi qui aime tout. Une fois mes choix transmis, mes quatre meilleurs en ordre, j'étais bien curieux de savoir par rapport aux autres. Mais avant la fin et le dévoilement des lauréats, il y a les prestations avec les enchaînements des quatre animateurs sympathiques, évidemment !
Au programme, il y eu d'abord, Sharlie-Anne Pelletier qui nous a présenté un numéro solide de tissu aérien tout aussi époustouflant qu'apeurant. Claudy Filiatrault a suivi avec une interprétation sobre de deux chansons qui m'a touché. Mc Yves Duclervil a pris la relève avec un numéro de danse urbaine solide qui a rejoint le public et l'amateur de danse que je suis. Mégan Marchand en chant nous a proposé ensuite une interprétation personnelle de deux classiques québécois, "Mes blues passent pu dans porte" d'Offenbach et "Qu'est que ça peut ben faire" de Jean-Pierre Ferland, que de beaux souvenirs pour moi !
Viens ensuite sur scène, Vincent Paquette qui interprète en solo un texte "La baleine et le baloney" qui dans un langage cru et direct, parle de sa mère-baleine, de son père-bouffeur de baloney et de sa petite soeur. Impossible de rester impassible autant devant le sujet que devant l'interprétation de ce jeune. Ouf !!!!!
Dominique Charland, en chant enchaîne avec deux chansons modernes avec une voix claire qui désaltère nos tympans. Suit Simon Robatto Simard qui, en entrée de jeu, nous remercie de notre présence pour ce moment important et nous propose une chanson d'amour déçu, "Au revoir", qui a tout pour séduire, malgré tout.
Jason Desrosiers lui succède et nous propose un rap de sa propre composition, "Pourquoi", qui entraîne une partie des gens présents à interpréter avec lui le couplet, "Pourquoi tant de haine/ Pourquoi tant scène/ Pourquoi tant de peine/ Pourquoi mes frères et mes soeurs s'entretuent/ Pourquoi mes soeurs se prostituent/ mais pourquoi ..". Difficile de ne pas faire le lien avec les évènements récents qui touchent la communauté noire ! Bonne question Jason !
En fin de programme, déjà !!!!, Frédérique Latour nous entraîne ailleurs avec sa robe de printemps noire tout de pois blancs parsemés. Trois chansons entrecoupées par un texte de son propre cru qui débute par "My God que tu étais beau... et qui se termine par "Ce sera passionné, fou, électrisant !" Ces moments de confidence sur sa relation amoureuse irradie dans tout l'auditorium. Le printemps est vraiment à nos portes.
Pour ma part, aucun moment mort, que du plaisir et le constat que notre jeunesse est bien belle et promet autant sur scène que dans nos classes.
Curieux de voir des photos ? Il faut se rendre sur le site Facebook du collège.
https://www.facebook.com/CollegeAhuntsic/?fref=ts
Pistt !!!, Robert et les lauréats ? Ok, les voici en troisième position, Mc Yves Duclervil, en deuxième position, Vincent Paquette et en première position et qui représentera le collège, Frédérique Latour. Et toi mon cher Robert, tes choix concordent ? Ouais et pas mal, les trois gagnants faisaient partis de mes quatre choix transmis, comme quoi, mon coeur a ses raisons que la raison peut connaître, n'en déplaise à une des Pensée de Pascal.
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