mardi 13 octobre 2020

Sur mes pas de spectateur touché par le balado, "Le retour de Castro" au Festival tout, tout court!

La vie réserve souvent de belles surprises et des rencontres marquantes. Et si vous êtes comme moi, un spectateur qui se "promène beaucoup" et aussi un peu curieux, vous serez choyés et en voici un exemple.

J'ai découvert il y a un certain temps un collectif féminin qui nous dévoilait (ça c'était avant la pandémie !) au cours des soirées de lecture publique des pans de leur vie. Pour les curieux, vous retrouverez sur mon blogue quelques textes sur ces soirées. Parmi ces "Intimistes", il y a Vanessa Seiler qui un jour m'a fait découvrir le Festival tout tout court.  Les textes de Vanessa, que je permets de nommer par son prénom, me font découvrir avec sensibilité et talent des pans de sa vie familiale. En cette édition du Festival tout'tout court, elle nous en présente, avec un balado, une autre perspective, celle de ses origines sud-américaines. 

Un court, mais très beau moment, pendant lequel elle décide de répondre à un message d'un inconnu ! Réponse qui lui ouvrira, en cette soirée de Saint-Jean-Baptiste, une perspective prometteuse. Pas question pour moi, d'aller plus loin, parce que voyez-vous, il faut découvrir par soi-même son propos porté par sa voix qui sait nous toucher. Merci Vanessa !

dimanche 11 octobre 2020

Sur mes deuxième pas au Festival tout' tout court: Une deuxième soirée qui plonge dans les âmes humaines !

 Après une première soirée divertissante, le Festival tout' tout court nous en proposait une deuxième quelque peu différente, plus solennelle. Une soirée pour laquelle je mettrai en mots mes impressions ressenties en écoutant le CD "Orphée" de Johann Johannssen, en phase avec ce que j'ai ressenti tout au long des cinq propositions intenses proposées en ce vendredi soir. Cinq propositions que je me promets de revoir compte-tenu de la profondeur des propos. Ce texte en sera donc un de mes premières impressions avec peu de mots, mais que je l'espère permettront de vous faire saisir l'essence de ses oeuvres.

La soirée commence avec "Correspondance" (de Pierre Audette avec Vanessa Seiler, Albert Kwan et Carmen Sylvestre). Face à l'adversité, quel choix faire ? Et comment face à ce choix, l'autre réagit ? C'est ce que nous découvrons et c'est terriblement touchant ! Un de mes coups de coeur de cette deuxième soirée.

Il s'en suit, "X" (d'Axel Roy avec Valérie Le Maire et Gabriel Favreau). Cette personne qui ne rentre pas dans les cases prévues nous l'entendons sous les traits de cette femme lumineuse qui vient de l'ombre. Ce texte qui mérite qu'on l'écoute et le réécoute pour le saisir et pour comprendre la réalité de ceux et celles qui ne peuvent pas cocher la case "genre" ! 

Il s'en suit, "Bingo Disco" de Jocelyn Roy avec Carmen Sylvestre, Isabel dos Santos et France LaRochelle). Sur un ton plus léger (mais méfions nous du ton comme des eaux qui dorment !), nous sommes témoins d'une discussion d'avant bingo en mode virtuel.

Pause éditoriale, ah que j'aimerais pouvoir avoir des discussions avec d'autres spectateurs avant de rentrer dans un lieu virtuel de présentation des propositions culturelles comme celles en personne à l'époque précédente. Fin de la pause éditoriale ! 

Habilement amenée et habilement menée que cette rencontre entre ces deux femmes empreinte de nostalgie et de souvenirs !

Sur un ton résolument poétique, il s'en suit "La station sans nom" (de et avec Alexandre Martin efficacement accompagné à la guitare par Justine Bouchard). Un texte riche et qui effectivement comme l'indique le texte de présentation, C’est l’histoire de toi, de moi, du narrateur. Pis c’est plus proche de chez vous que tu penses. Parce que comme le narrateur, moi aussi je suis passé par cette station ! À écouter et aussi réécouter ! C'est mon autre coup de coeur de cette soirée.

À peine le temps de revenir de cette station, nous est proposé en finale, "Punaises" (de et avec Véronique Daudelin accompagnée par Catherine Hugues). Une histoire d'amitié en perdition mise à mal par des punaises. Mais le plus intéressant de cette histoire est de savoir pourquoi et comment.

Cette deuxième soirée a été beaucoup plus intense et poétique que la première, permettant de couvrir le spectre des relations humaines dans leurs diversités. Soirée dans laquelle les effets techniques ont été plus présents, avec entre autre des superpositions d'images fort bien utiles pour enrichir l'effet des dialogues. Une soirée plus sérieuse qui interpelle et qui aussi nous permet de prendre conscience ! 


vendredi 9 octobre 2020

Sur mes pas au théâtre au Festival tout' tout court: Des pas virtuels pour m'y rendre, mais des oeuvres fort vraies qui m'ont rejoint

En cette période durant laquelle les portes des lieux de diffusion sont fermées à double tour pour les spectateurs. les diffuseurs et les créateurs doivent se "réinventer" pour nous rejoindre comme nous le présente fort bien en introduction Véronick Raymond lors de la première "Courtes en scène #1" en ce mercredi soir. Si effectivement, les créateurs et les diffuseurs doivent se réinventer, il en est de même pour les spectateurs qui doivent se mettre devant leur écran et se sentir de le "bain" ! Après le premier confinement et le trop court déconfinement des salles, la deuxième vague "frappe fort" entraînant au loin la perspective de voir juste devant nous des propositions culturelles. Mais les efforts de certains portent fruits comme j'ai pu le constater pour cette première soirée du Festival tout' tout court.  

Au programme, cinq courtes pièces sur le thème de "Découvrir" dont une d'entre elles est reprise en langue anglaise pour finir l'heure et demie. Donc après l'introduction fort bien sentie de Véronick Raymond, nous découvrons l'histoire de "Christine" (d'André Lemelin par Stéphane Franche). Christine est une fille qui veut tomber en amour à tout prix. Je voudrais bien parler de ses rencontres, mais Stéphane Franche le fait tellement bien qu'il serait présomptueux de tenter de la faire ici. Et beauté de cette courte pièce, elle se termine de façon surprenante et percutante ! Un de mes coups de coeur de la soirée !

Ensuite nous découvrons "Annie et Jean-François" (de Sébastien Rajotte et Vincent Rouleau, par Sabrina Auclair, Albert Kwan et Olivier Ross-Parent) sur la route en direction de Montréal. Elle et lui, parfaits inconnus jusqu'à peu, nous découvrons aussi pourquoi. Elle bouillonne intérieurement et lui n'est là que pour l'aider à évacuer. Pourquoi et surtout comment cette randonnée à deux se termine ? Une autre finale fort surprenante comme je les aime, mais je ne vous la dévoilerai pas.

Il s'en suit "Au quai" (de Francis Sasseville avec Marc-André Brunet et Isabelle Duchesneau). C'est sur le bord de l'eau que nous découvrons le drame passé qui revient en mémoire tels les vagues que l'on entend. Un drame qui a laissé une plaie grande ouverte et un vide encore plus grand. On ressent fort bien leur douleur fort intense d'autant plus que leurs larmes bien visibles et bien captées, pourraient nous laisser croire qu'ils l'ont réellement vécu ! Mon autre coup de coeur de la soirée.

Avec "Marc" (de Sara Karel Chiasson avec elle, Sarah Déziel, Rosie-Anne Bérubé-Bernier et Félix Chabot-Fontaine). Marc c'est le gars qui se retrouve d'abord inanimé dans la cuisine de trois femmes qui ne savent pas trop quoi faire. Une suite en montagnes russes assez déjantée qui nous rappelle de faire attention à qui on invite !

Enfin, "Libérés" (d'Eve Ringuette par Charles Buckell-Robertson). Portés par les paroles de Charles Buckell-Robertson, nous suivons un jeune autochtone qui fuit à travers la forêt son pensionnat pour revenir dans sa famille. Il sera accompagné dans sa fuite et il doit affronter une nature et des conditions météo adverses sans y être préparé. Une oeuvre en résonance avec l'actualité qui touche.

Le tout se termine avec "Annie et Jean-François" qui devient "Annie and Jake" en langue de Shakespeare (suite à une collaboration avec un festival américain) tout aussi percutant. 

Une première soirée avec des propositions qui traversent très bien l'écran et qui comblent mon manque d'oeuvres culturelles, Une première soirée qui est possible de voir ou revoir en différé et qui en annonce d'autres que je ne manquerai pas ! Et juste pour vous, voici le lien pour découvrir ce festival: http://touttoutcourt.com/edition-2020-decouvrir/

jeudi 24 septembre 2020

Sur mes pas de lecteur: "Je n'en ai jamais parlé à personne", quand les langues se délient, moi je les écoute et cela me touche !

 Je n'en suis pas à une première avec l'auteure féministe Martine Delvaux et ses écrits romanesques ou d'essai, je les lis avec intérêt et j'en conserve un bon nombre dans ma bibliothèque. Ainsi donc, "Je n'en ai parlé à personne" rejoindra "Le boys Clubs", Thelma, Louise & moi", "Le monde est à toi", "Les filles en série" et le très touchant (pour moi !), "Blanc dehors". Cette fois, elle utilise la parole de  nombreuses femmes (une centaine) qui avaient gardé jusque là pour elles ce qu'elles avaient subi, de violence dont celle sexuelle. 

Pour ma part, il me semble que dans mon entourage, peu de femmes ont été des victimes, mais ma perception tient possiblement du fait que "Je n'en ai jamais parlé à personne". Toutes ces femmes que j'ai croisées, celles avec qui j'ai travaillées, celles à qui j'ai enseignées, combien avaient une histoire ? Ces histoires, je ne les connaîtrai pas. Mais vous qui avez fait parvenir la votre à Martine Delvaux, je l'ai lu attentivement et comme homme elles m'ont touché ! 

                                               Tiré du site de la maison d'édition Héliotrope

Utilisant ces témoignages, elle nous propose une suite fort bien agencées qui une fois ma lecture débutée, m'a gardé captif jusqu'à la fin. De ces premiers mots "On ne se connait pas" jusqu'aux derniers "Mais je ne suis pas morte", j'ai découvert des mots qui portent forts. Deux exemples, en cours de lecture, aux antipodes des perceptions, "Cette histoire, même si je n'aime pas ça, fait partie de moi" et "Ce n'est pas si grave !" qui illustrent bien le drame passé, présent et futur de ces femmes.

Pour ce geste d'écriture, merci Martine Delvaux ! En espérant qu'il permette au plus grand nombre de prendre conscience de ces aspects sombres du comportement humain.

lundi 21 septembre 2020

Sur mes pas en danse: "Verso", une œuvre poétique en trois temps

Les propositions chorégraphiques sont de plus en plus fréquentes, soit en présence soit en court métrage. Pour son début de saison, Danse-Cité propose "Verso" d'Audrey Bergeron avec pleins de collaborateurs, une œuvre hybride, nous derrière notre écran et eux, en direct (du Théâtre Prospero). Et moi cette proposition, je l'ai acceptée, tout comme environ quatre-vingt-dix autres spectateurs en ce vendredi soir de première. Et quelques jours plus tard, nous avions la possibilité de la revoir en reprise et c'est ce que j'ai fait, deux fois plutôt qu'une. Ce qui m'a permis de confirmer mes premières impressions, mais sur cela, je reviendrai !

C'est bien assis devant mon écran que j'attends avec grand intérêt que l'on me fasse entrer virtuellement en "salle". Après l'accueil, nous avons droit à une œuvre en trois temps. "Inspirée des films muets et en noir & blanc, VERSO réunit un quatuor féminin et un pianiste au cœur d’un montage chorégraphique truqué et poétique", dixit la description officielle de l'œuvre et avec laquelle je suis bien d'accord. Ainsi donc, nous découvrons ces quatre femmes (Audrey Bergeron, Jessica Serli, Kim Henry et Merryn Kritzinger) avec des moments plus spécifiques pour chacune d'elles. Au début, j'y vois un univers fantaisiste, en "recto-verso !" dans lequel la répétition des gestes fort bien réussie. Par la suite, se développent leurs côtés fantaisistes, circassiens et "magiques" aussi ! Comme si elles nous présentaient leurs aspirations. Et puis arrive "le" moment (le solo fort riche de Kim Henry), par lequel nous sommes projetés dans la partie imaginaire de la proposition, dans une autre dimension de leur vie, telles des planètes qui évoluent autour du point central de la scène. 

                             Photo des interprètes par Marjorie Guindon tirée du site de Danse-Cité


Ces femmes et leurs univers, qui évoluent seules ou en groupe, sont portées par une musique riche (Roman Zavada et Antoine Berthiaume), tout à fait synchronisée avec leurs gestes pour appuyer et rehausser les épisodes de leur évolution. D'autre part, il y a aussi les accessoires qui ancrent dans la réalité, ces univers féminins. 

Audrey Bergeron, quatre ans après "Par le chas de l'aiguille", reprend son exploration de l'univers féminin et le fait évoluer de façon fort riche et plus onirique. Je ne sais pas comment aurait été ma perception de cette œuvre si je l'avais vu, juste là devant moi, mais le jeu des prises de vue l'enrichissait, diminuant mon regret de ne pas y être ! Et cette possibilité de la revoir en reprise, voilà une excellente idée.

vendredi 18 septembre 2020

Sur mes premiers pas en danse dans une salle: "More-Than-Things" à découvrir, même les yeux fermés !

 L'invitation à revenir en salle, depuis "une éternité" était fort tentante et je l'ai acceptée avec grand enthousiasme. Pour être certain, j'avais tous mes billets pour l'année depuis le pré dévoilement de la saison du La Chapelle et un de ceux là était pour le "laboratoire", "More-Than-Things" d'Émile Pineault et de toute son équipe. Un laboratoire, pour les moins familiers, consiste à présenter à un public, une étape de travail en cours d'une oeuvre en création ou en évolution. Vous avez là tous les ingrédients pour m'intéresser. Parce que voyez-vous, je pourrai peut-être humblement contribuer au produit final ! 

                                                  De Vjosana Shkurti tirée du site du La Chapelle

Et pour ce faire, je me rends bien à l'avance, soit plus de trente minutes, question d'avoir ma "bonne" place ! Et, ne riez pas s.v.p. (!) j'apprends avant de rentrer en salle que nous ne serons qu'une quinzaine de spectateurs disposés tout autour de l'espace de prestation. Malgré tout, tout en respectant les règles de distanciation et d'hygiène propres à notre époque, j'ai pu, pendant mon attente, échanger de façon fort agréable avec les gens du La Chapelle et d'une des membres de l'équipe de l'oeuvre à voir. J'y apprends que cette proposition s'adresse aux personnes voyantes et aux personnes avec un handicap visuel. C'est donc bien informé et surtout bien heureux de revenir en "salle" que j'attends de prendre place. 

Le moment venu, je rentre et après avoir évalué les possibilités (sur les quinze places, je vous rappelle (!) indiquées par une flèche ), je trouve la mienne, y prend place et ensuite, enlève mon masque. Devant moi, un espace circulaire jaune qui a toutes les allures d'une piscine sur ou sous laquelle se retrouvent deux personnages (Nien Tzu Weng et Émile Pineault). La vie réserve parfois des coïncidences, parce que une de mes dernières sorties culturelles, d'avant pandémie, était à la Nuit Blanche du CCOV, "Short & Sweet recyclé XXL) durant laquelle, Émile Pineault et ses acolytes nous proposait l'oeuvre la plus audacieuse, soit celle d'imaginer, parce fait dans l'obscurité, le mouvement de ses corps par le bruit et aussi notre imagination. 

C'est en gros ce qu'il proposera dans ce qui suivra aux spectateurs, dont deux sont des non voyants, comme je l'apprendrai lors de la discussion qui suivra la présentation. 

Parce que le plaisir de découvrir est un aspect fort important de cette proposition, je me garderai d'être trop descriptif. Cependant, je peux facilement vous donner quelques unes de mes impressions sur cette oeuvre qui se veut surtout performative et multi sensorielle. Pour le voyant que je suis, il y a deux corps qui évoluent dans l'espace rempli d'objets. Certains moments sont fort éloquents, tandis que d'autres plus abstraits. Les sons produits par les déplacements sont parfois très éloquents, parfois très discrets. Quelque fois pendant la prestation, je me suis mis dans la peau d'un non voyant et je me suis fermé les yeux. De façon surprenante, mon imagination produisait une histoire, mon histoire, tandis que les yeux ouverts, tout me semblait plus abstrait ! Comme si les sons dans la nuit, toute jeune enfant sous notre couverture pouvaient créer des êtres mystérieux et aussi des inquiétudes. Les bruits entendus, une fois traités et amplifiés dans notre cerveau produisaient une histoire toute personnelle ! 

J'ai donc eu les yeux ouverts, d'autre fois les yeux fermés, mais tout le temps les sons et les mouvements produisaient leurs effets.

Une fois la fin arrivée, nous sommes invités à rester en salle pour partager nos impressions. Et je suis resté ! Pour cette partie, je retiens les aspects suivants, Émile Pineault est entouré d'une grosse et belle équipe. La pandémie a "coupé les ailes" des créateurs qui voulaient présenté une oeuvre de proximité intégrant le toucher que la pandémie a cruellement amputé ! Aussi que pour un non voyant, soixante minutes, c'est long, surtout quand les sons se font plus discrets. Enfin, je suis jaloux, et le mot est faible, lorsque cette spectatrice non voyante nous partage son histoire perçue ! 

Je vous partage enfin, mon dernier commentaire, voilà un minerai encore à purifier, mais qui a une grande valeur et que je me promets de découvrir (les yeux ouverts ou fermés ???) la suite.

vendredi 11 septembre 2020

Sur mes pas au cinéma: "Jumbo", fable moderne qui demande de lâcher-prise !

La bande-annonce mettait les cartes sur table et "Jumbo" de Zoé Wittock verserait dans le fantastique. L'histoire d'une jeune fille (Noémie Merlant, éblouissante et convaincante !) qui tombe en amour avec un manège ! Au jeu du oui et du non avec ma blonde, elle veut passer son tour, tandis que moi, c'est un oui fort déterminé. Voilà donc pourquoi, je me retrouvais seul, seul sans ma blonde, mais aussi seul dans la salle (la salle 4 du Cinéma Beaubien) pour la première représentation de la journée à 10h20, ce vendredi matin. Je peux donc affirmer que j'ai été le premier spectateur à voir cette oeuvre au Québec !!!


Donc bien installé dans mon siège, je fais la connaissance de cette jeune femme, Jeanne, toute timide et réservée qui fait le ménage de nuit dans un parc d'attractions. Elle a aussi un univers bien à elle, tout en bricolage, dans sa chambre à coucher dans la maison de sa mère, une mère toute différente d'elle ! Puis arrive la rencontre avec la machine ! Cela perturbe et dérange les gens autour d'elle. Ce que vit et ressent cette jeune fille, Noémie Merlant nous le transmet avec éclat. 

Évidemment, plein d'obstacles autour d'elle se dressent, mais elle garde le cap jusqu'à la fin fort bien réussie. 

"Jumbo" est une fable moderne qui demande au spectateur un lâcher-prise et aussi qui le requestionne face aux différences de l'autre ! Une sortie cinéma qui mérite d'être faite !

Et comme il est écrit au début de la projection, "tiré d'un fait réel", voici pourquoi. En 2007, la réalisatrice a lu un article sur une femme qui s'est mariée avec la Tour Eiffel. "L’article m’a fait sourire mais il m’a aussi fascinée" a-t-elle dit. Elle l'a aussi contacté et de cette rencontre, l'idée du film est née ! Et pour les intéressé.es, ce phénomène a un nom, c'est l'objectophilie.