dimanche 19 novembre 2023

Sur mes pas sur "Passerelle 840" qui fête son vingtième cinquième anniversaire !

C'est avec le privilège d'une invitation des gens de Passerelle 840 que mes pas se dirigent en cette fin d'après-midi de novembre pour d'abord assister au 5 à 7 et sa table ronde et ensuite découvrir les œuvres au programme de l'édition automne 2023.


Arrivé un "peu" à l'avance, comme à mon habitude, j'entends les applaudissements qui suivent la présentation faite en après-midi. Une fois le tout terminé, nous sommes invité.es à une table ronde où sont présent.es celles et ceux qui ont été ou qui sont actuellement dans l'équipe d'organisation. Pas question de rapporter fidèlement les propos lors de cette table ronde, mais deux éléments retiennent particulièrement mon attention. D'abord, peu importe le rôle qu'on a sur cette "Passerelle", cela est formateur et la préparation d'une oeuvre pour sa présentation permet d'apprivoiser les différents aspects d'une création, appuyé.e par un.e mentor de grande expérience. Ensuite, de cette période difficile de la pandémie, le passage obligé aux propositions en vidéo a permis d'ajouter une "corde" à son arc de celles et ceux qui l'ont vécu, en montrant le "chemin" aux autres après ! Une époque de forte contrainte qui a pu devenir une occasion d'opportunité pour ouvrir des horizons de création. Ainsi donc, cette "Passerelle 840" mis en place par Marie Beaulieu, prof au Département de danse, il y a 25 ans, avec ce que j'ai vu et que je découvrirai plus tard est un "tremplin" formateur pour celles et ceux qui l'enjambe et fort intéressant pour l'amateur de danse que je suis et pour moi l'occasion de prendre en note des noms à suivre sur les affiches. 

Plus tard, mes pas m'amèneront dans la salle pour découvrir les cinq propositions de la soirée. Cinq propositions fort différentes, mais qui chacune explore des territoires qui m'ont semblé fort personnels et intimes. Une fois les présentations d'usage faites, débute "Jam" de Laurie-Anne Gosselin avec Raphaëlle Morin et Florent Duchesneau. En entrée de jeu, il y a elle qui danse et lui qui joue de la guitare (avec une première proposition qui me rappelle fortement la musique qui m'a tellement fait tripper dans mon adolescence soit celle du groupe Funkadelic et sa pièce "Maggot Brain" !). Leurs univers sont bien distincts et en apparence étanches. Mais, la frontière sera franchie et lui fort statique deviendra un complice de mouvements pour faire un duo dans lequel sa maladresse s'estompe rapidement. Et puis, la rencontre réussie faite, les deux reprennent leur parcours pour refaire autrement. 

Il s'en suit, "À la surface" de et avec Audréanne Léger" qui une fois les objets en place, présentera les pas de celle qui avec des gestes empreints de tendresse semble de ma perspective, revenir dans le passé, dans ses souvenirs, jusqu'à un chandail avec des gestes forts explicites, qui semblent lui font remonter des souvenirs. Portée par une musique en parfaite symbiose ( "The Sinking of the Titanic" par Gavin Bryars), je suis touché par ce que je découvre devant moi. Une proposition fort simple qui est mon coup de coeur de la soirée.

Revenu "à la surface" de cette plongée, et nos sièges rapprochés du devant de l'espace, nous attendons le début de "Superstition" de et avec Melina Pires et Camila Saenz, accompagnées par Camille Gendron et Tayna Romain. Mais qui dit superstition, peux y associer la notion de hasard, par conséquent, quatre personnes de la salle devront piger au hasard un petit papier chacune, deux dans une des deux des piles. Dans la première, il y aura, entre autre "chat noir" et dans la deuxième pile, des mouvements qui, je le pense sur le moment, seront des mouvements imposés. Et quand ça débute, je suis aux aguets et de derrière une grosse "boîte", apparaissent des bouts d'extrémité anatomique (mains et pieds) et ensuite deux êtres tout en blanc qui investiront le lieu. À ce "côté" lumineux des êtres, se joindront peu après, la contrepartie sombre. Et dans ce qui suivra, je découvre la cohabitation de mes propres superstitions fort contrastées et pas toujours avouées (chutt !!!). Peu importe de ce que l'on peut penser des superstitions, les créatrices y ont trouvé un terrain fertile pour créer une oeuvre lumineuse en blanc et noir !

Il s'en suit de notre retour vers l'arrière de la salle la présentation de "Rubrique de l'ennui" de et avec Lou-Anne Rousseau et Marie Lamothe-Simon. Le tout débute, une fois la distribution de suçons complétée et c'est suçon en main ou suçon en bouche. Les premiers moments nous présentent les deux interprètes dans une immobilité. Et cette immobilité, je me dois de l'apprivoiser ! Une fois en contrôle de ma perspective de spectateur, je me laisse porter par ce que je découvre sans que l'ennui ne m'envahisse. Je découvre une proposition audacieuse avec les mouvements immobilisés, les poses "improbables" et ces corps aux pas qui font résonner leurs vibrations jusqu'à nous. Une proposition audacieuse riche de ses états de corps dont les moments d'immobilité bousculent le spectateur que je suis. Et ça j'aime cela !

De retour plus vers l'avant, nous découvrirons une vidéodanse de et avec Alicia Najera-Huot, "Les traces que je laisse". Quiconque dans la vie qui le réalise sait que nos pas et nos gestes, selon la "couleur" que nous y apportons, laissent des traces derrière eux, mais aussi sur et en nous. Dans ce que je découvre sur l'écran devant moi, en est une illustration fort poétique. Parce que tout vierge est l'avenir devant nous, le présent qui le précède se charge de laisser des traces, donnant le mauvais rôle au passé qui semble fort vide et qui est envieux de ce qui l'attend ! Voilà ce que je découvre tout au long, jusqu'à la finale nostalgique durant laquelle nous découvrons que nos traces ne sont pas éternelles !

Après une séance de questions réponses fort intéressante et surtout instructive, mes pas me ramènent à la maison avec plein de beaux moments en tête et aussi que cette Passerelle 840 ait encore une longue vie devant elle pour que le puisse y mettre mes pas de spectateur.



jeudi 16 novembre 2023

Sur mes pas chez Danse Danse pour découvrir "Myokine" d'Anne Plamondon !

 D'Anne Plamondon, je me souviens de ses pas sur scène avec Rubberband, de ses pas aussi en solo ou en duo et je dois avouer que sa présence sur scène ne plait beaucoup. Après ma rencontre avec "Mécaniques nocturnes" en 2017, dans laquelle elle performait en solo, j'avais écrit, " Le propos intéresse, mais les gestes eux, surtout, convainquent et captivent."

Cette fois pour "Myokine", elle restera dans l'ombre, comme chorégraphe. Je dois avouer qu'avant de me rendre, je n'avais aucune idée du sens du mot du titre de la proposition. C'est après la représentation que j'ai fait mes recherches, mais une chose à la fois et débutons par ordre chronologique, soit mon arrivée dans le hall d'entrée de la Cinquième Salle de la Place des arts et en cette soirée de première, il est fort achalandé. 

Le moment venu, mes pas se dirige à mon siège, mais pas en première rangée.

Pause

C'était ma deuxième fois que j'occupais ce siège, B-19, tout proche de l'allée de descente, mais surtout proche d'une lumière qui illumine le sigle A de la rangée devant. La fois précédente, cette lumière, je dois l'avouer, m'avait indisposé jusqu'à ce que les éclairages de la scène se mettent en action et que mon attention se porte devant. Cette fois encore, cette "toute" petite lumière m'a indisposé en début de représentation, plus longtemps compte tenu que l'œuvre sera présentée dans une pénombre. Ce qui est aussi le cas de la spectatrice juste devant moi à qui j'ai posé la question après la représentation. Donc un appel à l'univers, est-il possible de diminuer la luminosité de cette petite lumière pendant la présentation d'une œuvre chorégraphique, parce que siège sera le mien pour les autres fois avec Danse Danse ?

Fin de cette trop longue pause

                                        Crédit: Dimian Siqueiros tirée du site de Danse Danse 

Et c'est de l'ombre qu'émergent les interprètes fort solides (Diana Leon, Eden Solomon, Eowynn Enquist, Isak Enquist, Judy Luo, Justin Rapaport, Raphaëlle Sealhunter) qui tout au long nous présentent, en solo, en duo ou en groupe la perspective personnelle de l'interaction en évolution entre les différents corps. Sans artifices, sinon l'ombre et la fumée enveloppante, les corps occupent tout l'espace. Ce qui me plait particulièrement, est l'utilisation des bras, signature de la chorégraphe, qui est pour moi, l'aspect chorégraphique que me plait le plus chez elle. Portée par un propos fort abstrait, la proposition me laisse toute la latitude pour y mettre mon interprétation de ce que je découvre, soit celle des interactions des corps qui se métamorphosent tout au long. 

De cette scénographie toute sobre et de la variation subtile des costumes, la chorégraphie a toute la place et je reviens de cette rencontre fort satisfait. De retour à la maison, le "chercheur" se met en action. Je découvre d'abord les mots de la chorégraphe qui est pour moi une révélation, ex-prof de chimie que je suis, soit, "Le corps communique et ressens des choses. Il transpire et se surpasse. Parfois. Lorsqu'il se contracte, il produit une molécule, appelée la molécule de l'espoir : Myokine." De cette molécule d'interactions entre nos muscles a aussi un rôle de phéromone, soit de communication entre les corps pour en maintenir la cohésion.

Voilà donc pourquoi, sans que je le réalise, j'ai eu une connexion avec cette œuvre. Et après, je me suis mis à la recherche de la structure de cette molécule, mais là je m'arrête pour ne pas vous perdre. Je me promets de revoir cette proposition si elle revenait sur scène à Montréal !


  

mercredi 15 novembre 2023

Sur mes pas dans un univers féminin avec "Mascarades" !

Lorsque mes pas se sont dirigés jusqu'à la porte de l'Espace Orange du Wilder, j'étais curieux de découvrir ce qu'allait me présenter celle qui dans mes souvenirs utilise l'ombre et la table (comme dans "Habiter" qui m'avait bien plu !) pour nous entraîner dans un univers féminin tout riche en intimité. 

Dans le café-bar, la foule est fort nombreuse en cette soirée de première pour découvrir "Mascarades" de Katia-Marie Germain présenté par l'Agora de la danse. Une fois les portes ouvertes, je prend place à "mon" siège en première rangée, pendant que tout autour et derrière moi, tous les sièges trouvent preneuse ou preneur. Devant moi, je découvre les accessoires habituels des différentes pièces d'une habitation dont une table, un sofa et des lampes ! Bon OK, je suis bien à la présentation de cette chorégraphe. Qu'en sera-t-il de la suite ? 

Dans cet espace domestique, y arriveront six femmes ( Elisa Barrat, Madeleine Bellefeuille, Jasmine Bouchard, Julianne Decerf, Luce Lainé, Caroline Namts) qui tout au long, dans différents tableaux, exprimeront, seules ou ensemble, différents états de corps. Mon regard est guidé par ces lampes qui s'allument et qui s'éteignent sur les mouvements de celle(s) qu'elle(s) éclaire(nt) dans ce qu'elle(s) exprime(nt).  Le moment fort de cette rencontre avec cet univers féminin est sans aucun doute, celui durant lequel, toutes réunies autour de la table, les scènes éclairées entrecoupées d'une noirceur opaque, nous permettent de suivre l'évolution de ce qui se passe ! Comme si nous assistions aux derniers moments d'une mascarade. Et c'est bien ce qui se passera dans une finale fort "éclatante" !

                                     Crédit Justine Latour tirée du site de l'Agora de la Danse

Au final, avec "Mascarades", Katia-Marie Germain poursuit son expédition, plus en performance qu'en danse, dans différents facettes de l'univers féminin dans lequel le geste peut être interrompu, le trouble intérieur exposé, mais aussi la douceur et la complicité peuvent rayonner, comme le fait un corps noir.  


Sur mes pas dans de nouveaux espaces en émergence chez Tangente avec "LABdiff" !

Dans sa programmation cet automne, de ma perspective, la gang de Tangente nous a proposé des rencontres fort particulières et originales ! Bon OK, vous me direz que de se rendre chez Tangente, cela est assez habituel ! Il en reste qu'avec sa soirée de "Espaces de performance partagés" et la soirée avec le Collectif LABORARE, le spectateur que je suis se retrouvait dans des espaces chorégraphiques relativement nouveaux et qui parfois me déstabilisait quelque peu !

C'est à ce même type de rencontres différentes, la première édition de "LABdiff" que mes pas en ce lundi soir m'amenaient jusqu'aux portes de l'Espace vert en attente de l'ouverture de la porte. Le moment venu sans mes souliers, j'entre dans le lieu. Sur le document qui m'est remis "Ceci n'est pas un programme de soirée" (nouvelle pratique de Tangente que j'aime bien ), nous avons droit à cinq invitations que je vous rapporte ici: -Je me déposerai dans l'instant présent. -J'éveillerai mes cinq sens, et encore plus encore. -J'adopterai une attitude bienveillante face aux propositions. - Je serai curieux et -Je laisserai s'épanouir cette expérience sur mon chemin de retour. Bon, bon, voilà cinq invitations qui il me semble va de soit pour quiconque va à la rencontre de propositions chorégraphiques ! Il en reste que de se faire rappeler, ne peux pas faire de mal, d'autant plus que ce nous découvrirons plus tard est le résultat de trois semaines de recherche exploratoire.

Ainsi donc, une fois que j'ai trouvé ma place dans le lieu qui changera de configuration après la première des trois parties de la soirée présentée par erψn temp3st (Eryn Tempest). Ainsi donc devant moi un grand écran et côté cour une installation avec tapis vert, écran derrière et plein d'accessoires. Avec le début de la prestation, est projeté sur l'écran un univers multicolore  fleuri qui en entrée de jeu capte tout mon attention. Et à ma gauche, les gestes se font plus présents. Comme premier réflexe, je déplace mon regard de l'un à l'autre pour tenter de ne rien rater. Mais peu à peu je constate que ces deux "univers" s'interpénètrent et là, mon plaisir éclot ! Je prends plaisir à découvrir la fusion de ces deux mondes. Le tout est particulièrement beau. À la question posé dans le feuillet, "quelle expérience faites-vous de ce détournement de nos perceptions ?", je réponds que cela m'amène à la frontière entre ma logique et mon imaginaire, ce fil tout petit et instable, mais riche en découvertes et en plaisir.

                                               Crédit Charline Cocset fournie par Tangente

Il s'en suit, pendant la pause (pour démonter le tout et installer la suite), une période de réactions du public. Et comme moi, la proposition semble avoir rejoint bon nombre de personnes présentes. 

Il s'en suit la deuxième proposition de la soirée "Topical danse" de et avec Sebastian Kann accompagné musicalement par Simone Provencher. Une proposition en trois temps qui débute par l'accueil tout simple de celui qui performera avec la projection derrière d'un immeuble et de son balcon et tout au long des phrases projetées (telle que "un soleil noir applique topiquement des écrans solaires dans le palais) sur un petit écran le côté avant de l'espace et aussi sur le plancher (qui pour moi ne seront pas toujours visibles !). Le propos est de ma perspective complexe, mais les gestes sont simples et le lien entre les deux, ne se révèlent pas à moi. Il en reste que je le suis attentivement tout au long, efficacement accompagné par la musique en direct qui d'une partie à l'autre modifie mes sensations face à ce que je découvre. Si je ne peux pas répondre à la première des questions, "Pour vous, quels sont les thèmes principaux qui émergent du propos ?", je peux néanmoins répondre à la deuxième. Donc à la question "Quels sont les thèmes principaux qui émergent de la danse ?", je réponds que dans ces mouvements, j'y ai vu une démonstration intellectuelle rigoureuse sur l'occupation du lieu selon les perspectives proche et éloignée de celui qui l'explore. 

                                             Crédit Pierre Tran fournie par Tangente

Il s'en suit d'une période de réactions et d'échanges avec le chorégraphe et d'une courte pause avant de découvrir la dernière partie de la soirée, de et avec Keenan Simik Komaksiutiksak, accompagné par Cheyenne Rain Legrande, Jontae McCrory, Chrystal Tam et Courtney Taticek. 

                                            Crédit Pierre Tran fournie par Tangente

Pause

Coïncidence ou non, c'était ma deuxième rencontre avec une proposition de ce chorégraphe, la plus récente, il y a moins d'un mois au Festival Phenomena et j'avais beaucoup apprécié, par conséquent bien curieux de découvrir ses "prochains pas" !

Fin de la pause

Dès les premiers moments, je reste captivé par la prise de possession du lieu des cinq personnages dont celle qui sur ces bottes semble être éprouvée ou anxieuse. De les suivre tout au long, je reste "focus", lire ici, mon crayon tout à fait immobile, sur les hauts et les bas de nos ressentis possibles, soit seul.e ou ensemble. J'apprécie particulièrement les gestes et les mouvements tout au long de la présentation des états d'âme et de corps présentés. Et pour répondre à la question posée, "Lorsque vous vous sentez coincé.e dans une boucle (peine, anxiété, euphorie, joie ...) comment cela se manifeste-t-il dans votre corps, et quelles associations faites-vous avec la pièce ?". je dirais que j'ai découvert à quelques occasions, ce que moi-même, je ressens. Définitivement la moins cérébrale des trois propositions de la soirée, mais qui en entrant par mes "trippes", rejoint néanmoins des recoins sombres et aussi lumineux de mon cerveau.

Et comme l'invitait le feuillet, je me suis laissé épanouir par ce que je venais de découvrir lorsque mes pas me ramenaient à la maison. Ce qui m'a permis de faire maturer ma réflexion sur ce que je venais de découvrir.

Au final, moi le spectateur avide de belles rencontres et de nouveautés, cette première édition de "LABdiff" en mérite une deuxième au moins ! 
 


mardi 14 novembre 2023

Sur mes pas à une fort belle "Rencontre est-ouest": L'art chinois et celui d'ici" !

C'est sur une invitation (celle d'Aurore Liang) que mes pas m'ont amené en ce vendredi soir jusqu'à l'École de musique Vincent d'Indy pour découvrir une soirée "Beauté harmonieuse". Peu familier avec les arts chinois, je m'y rendais fort curieux et honoré de l'invitation. Une fois la porte franchi et mon nom donné, j'entre dans le lieu, où déjà, bon nombre d'invité.es sont présent.es. Du moment de mon arrivée à la présentation de la prestation sur scène, il y aura la rencontre de connaissances, mais aussi de photos et de mets chinois fort succulents. 

Le moment approchant pour le début des contes, je me dirige à la porte de la salle Marie-Stéphane en attente de l'ouverture des portes et de trouver ma place qui cette fois ne sera pas en première rangée, mais tout proche et fort belle.

Le moment venu après les mots de présentation et de bienvenue tous officiels, nous arrive le moment principal de la soirée produite par Aurore Liang. Dans l'heure qui suit, je pourrai découvrir deux légendes chinoises qui nous présentées par Aurore Liang, conteuse, Sia Chen, musicienne de Guzheng et Michelle Jiang, comédienne (et danseuse) de l'opéra de Pékin. 

Pause

Je le ressens rapidement, j'irai à la rencontre d'un univers artistique fort nouveau pour moi et cela me plait beaucoup ! 

Fin de la pause

Cette soirée débute par une des légendes d'horreur les plus connues en Chine, "Peau maquillée". Conté avec brio par Aurore Liang, cette histoire sur cet homme qui se laisse tromper par les apparences de celle qu'il rencontre. Cette histoire accompagnée par la musique de Sia Chen et de Michelle Jiang aux costumes multiples captive, autant par son propos que par ce que je découvre sur scène devant moi.

                                                                Crédit Qi Lie

Et suivra en deuxième partie, "la légende de la Saint-Valentin Chinoise" qui est en fait, selon les dires de notre hôtesse de la soirée est une combinaison de deux légendes. Peu importe, ce qui suivra, cette histoire impossible entre un jeune bouvier humain et une jeune tisserande de nature divine. Le type d'histoire que j'ai lu dans ma jeunesse, mais qui là a une coloration fort différente, portée par la musique fort belle, mais surtout par les mouvements et les gestes de Michelle Jiang, qui manie de façon fort  impressionnante et fascinante les très longues manches de sa belle robe. Jusqu'à la conclusion de cette histoire, je suis en pleine immersion d'un univers fort passionnant, mais surtout fort beau tout en m'amenant dans de nouveaux territoires culturels. Impossible de ne pas apprécier la beauté des costumes, j'apprendrai aussi que pour se préparer, Michelle Jiang doit y mettre plusieurs heures et à voir juste son visage, ce n'est pas difficile à croire.

                              Les trois artistes. Crédit Qi Lie

Une fois les applaudissements fort bien mérités et les mots de conclusion énoncés, mes pas me ramènent à la maison fort heureux de cette rencontre organisée par Aurore Liang, mis en scène par Robert Reid. J'ai l'intime impression d'avoir fait la rencontre d'un univers tout aussi riche que différent incarné par des artistes de haut niveau ! Et moi qui ne voyage pas et qui me plait à le répéter, si je ne vais pas au "monde", le "monde" vient à moi et cela me comble ! Et cette soirée en est un bel exemple de ce type de belle rencontre qui mériterait à être représentée !

vendredi 10 novembre 2023

Sur mes pas à "Évènement Diversion" pour faire de belles rencontres !

 Lorsqu'est apparue sur mon radar de spectateur l'invitation de Commun Collectif (Béatrice Cardinal, Camille Courchesne-Couturier et Léa-Kenza Laurent), j'ai fait de la place pour aller à la découverte de leur "Évènement Diversion", soirée d'art vivant de la relève. Par conséquent, mes pas, en ce jeudi soir, se sont dirigés jusqu'au CJE (Centre Jeunesse Emploi) centre-ville, sur la rue Sainte-Catherine. 

                                                         Tirée du site FB de l'évènement

Pause

Je dois l'avouer, je suis fort impressionné par la détermination de ces jeunes qui trouvent leurs propres voies pour se produire "sur scène" et aussi pour en présenter d'autres. Que ce soit au bar Pow Pow, sur St-Denis, le Café Cléopâtre sur St-Laurent et aux espaces de la Cité-des-Hospitalières en transition sur l'Avenue des Pins, ces jeunes se retroussent les manches et n'attendent pas que les diffuseurs les accueillent, faute de place. Depuis la pandémie, ces derniers ne suffisent plus à fournir pour présenter le flot de propositions qui se font. Donc, à défaut des lieux qui ouvrent leurs portes, ils et elles investissent d'autres lieux et nous offre leurs créations. Et moi, quand je le peux, je dis oui !

Fin de la pause

En ce jeudi soir, une fois rendu au sixième étage de l'immeuble, mes pas se dirigent jusqu'à la porte du local du CJE Centre-ville pour y être accueilli. Une fois dans la place, j'examine les lieux et je découvre un espace ouvert avec tout autour des sofas, des chaises et des coussins par terre. Bien guidé par une des organisatrices (merci Camille !), je trouve ma place qui sera la mienne pour toute la soirée ou presque.

Le temps passe, les gens se rencontrent jusqu'au moment du début de la première prestation "S13.C23" de et avec Léa-Kenza Laurent. Donc seule devant nous, je découvre ses mouvements portés en quatre temps, soit quatre pièces musicales. En entrée de jeu, je dois avouer que la première me plait beaucoup et je sens les gestes en parfaite communion avec ce que j'entends. Comme si cela préparait à la deuxième partie, plus aérienne qui me la montre libérée, effervescente, prête pour la suite. Dans la troisième partie, retour au calme, mais déterminée jusqu'au départ. Mais pour aller où dans la quatrième partie, mais avec un regard affirmé qui irradie. À nous d'imaginer la suite ! De ma perspective, voilà une belle illustration de ce qu'a pu vivre cette finissante du BAC de l'UQAM depuis l'obtention de son diplôme en 2021. 

Il s'en suit de l'accueil officiel de nos hôtesses de la soirée et des remerciements envers leurs hôtes du CJE centre-ville qui nous indiquent que leur organisme est le seul qui appuie les efforts des jeunes finissant.es du monde artistiques ! Pour la suite, nous sommes invités à quitter notre siège pour nous rendre plus à l'arrière pour découvrir en toute liberté, pendant une vingtaine de minutes, deux performances chacune de son côté, soit "Excaver-Déféquer-Habiter" (de Hasna Lionnet et Jade Préfontaine) et "mains/pieds/cornucopia préhensible" de et avec Glamour Magique. Si la première proposition que j'avais déjà vue, il y a quelques mois, m'a laissé encore une fois quelque peu dubitatif, celle de Glamour magique, m'a surtout intrigué. J'ai découvert une masse globulaire avec un orifice dont sortait des pieds et des mains. Et cette orifice "gobait" tout ce que les spectateurs-spectatrices lui donnaient. Je dois l'avouer, je préfère la danse !

Le temps venu nous sommes rappellé.es à notre place pour découvrir "Les monstres" de Malina Fürhoff avec Camille Paquin, Kali Trudel et Stéphanie Leclair. Devant moi, deux en robe et une autre sous un "emballage" monstrueux ! Le début débute sous un aura de mystère avec une coloration angoissante. Tout en lenteur, les êtres évoluent dans l'espace, se métamorphosent, lire ici leur physionomie, en investissant la place et mon attention. Pendant leur métamorphose, c'est aussi leurs expressions faciales qui captent mon attention jusqu'à la conclusion.

Il s'en suit une courte pause qui sera suivie par la présentation de "Divan" (décrite comme du théâtre corporel) d'Anneke Brier, de Catherine Côté-Moisescu, Stefania Skoryna, Charles Castonguay, Harry Demers et Catherine Lapalme. "Sur" ce divan et devant un écran iels seront quatre à prendre place, d'abord blasé.es, iels réagissent au zapping fait par la manette. Par la suite, le divan se métamorphosera  dont en une cape protecteur. Il y aura le moment, comme parfois les évènements de nos vies, ielles perdent le contrôle de la manette. Le tout se terminera par un retour à la bien "plate" réalité, jusqu'à la fin des émissions. Cette proposition de théâtre corporel avec des touches chorégraphiques revisite cette relation fusionnelle que ma famille avait avec le petit écran, dans ma jeunesse, assis sur le divan, devant.

Le tout se termine avec ce qui sera mon coup de cœur de la soirée "Et si le canal s'entrelace ?", œuvre chorégraphique de et avec Olivia Jaén Flores et Catherine Wilson. Ça sera cette dernière qui prendra place dans l'espace et qui dans les premiers moments nous présente cette femme qui manipule sa chevelure comme si elle tergiversait sur la suite de sa vie. Son incertitude illustrée par ces cheveux qui se font et se défont, se conclue par une suite "tout en mouvements". Je me laisse ensuite porter par ses mouvements, accompagnée par des paroles ! Ce que je découvre tout au long est pour moi, beau comme un poème ! Voilà une très belle façon de conclure cette soirée fort diversifiée.

Pendant que la suite se concluait fort "festivement", mes pas me ramènent chez moi fort satisfait de ces rencontres.


jeudi 9 novembre 2023

Sur mes pas à la première rencontre "Hors-Scène", où il est question de Cinédanse !

 À cette invitation des gens de l'Agora de la danse, j'ai dit oui. Nous était présenté pour une première fois, "Hors-Scène" dont je vous redonne ici la phrase descriptive tirée de leur site, "En parcourant les résidences artistiques de l’Agora, Hors-Scène sort du strict champ de la chorégraphie et des spectacles pour élargir le regard sur la danse et créer des rencontres entre les publics curieux et les artistes."


Il y avait là tout ce qu'il faut pour attirer mon attention, curieux comme je suis ! Voilà donc pourquoi mes pas en ce lundi début de soirée se dirige jusqu'à l'Espace Bleu pour rencontrer Émilie Morin et Priscilla Guy qui nous parlerons Cinédanse avec des exemples. De Cinédanse, j'ai pu assister à plusieurs présentations organisées par Priscilla Guy qui a guidé mes pas dans cette façon intéressante de présenter la danse dont la plus récente en extérieur au FTA. Et aussi, celle qui m'avait invité à en faire !

À mon entrée en salle, une fois salué Frédérique Doyon (commissaire et initiatrice de ce type de rencontre) et les présentatrices, je prends place. Devant moi, je remarque les écrans et aussi des toiles réparties dans l'espace scénique et dont on m'expliquera l'utilité plus tard. Dans cet espace où sera présenté "Peau" créé par les deux présentatrices servira de lieu pour finaliser la création d'ici là. 

Après les présentations d'usage, viennent nous parler Émilie et Priscilla qui a tour de rôle nous parle de leurs perspectives et des opportunités que la caméra peut apporter dans la perspective avec les mots dits et que je retiens, "film pour capter des détails de la danse" et aussi "la chorégraphie des images". Pour moi, voilà une façon différente de capter les mouvements et de guider le regard.

Pour illustrer leurs propos, trois oeuvres "Hiatus", "Toute cette tendresse" et "Saigner toaster", disponibles sur abonnement sur le site de Regards Hybrides. Tout au long du visionnement des trois oeuvres, nous découvrirons trois perspectives qui couvrent une bonne partie du spectre de la Cinédanse. Il en reste que dans ce que j'ai vu, il y avait un peu de moi puisque dans "Hiatus", j'ai apporté ma modeste contribution et il est possible de découvrir "mon visage immobile animé" ! Pour mieux comprendre cette expression, il faut savoir qu'on avait capté mon visage immobile pendant cinq minutes et qui avait néanmoins de légers mouvements, captés par la caméra "fort attentive" ! Je n'en étais pas à mon premier visionnement, mais les courts moments de mon visage présenté me font toujours de l'effet. 

Une fois présenté, il s'en suit un échange entre le public présent et les deux présentatrices fort intéressants. Leurs perspectives sur cette façon de capter les mouvements nous sera présentée sur différents écrans (écrans présents sur scène) dans "Peau" avec quatre interprètes prochainement. Et j'ai mon billet !

Je reviens donc fort heureux de cette rencontre, mais aussi un peu triste parce que la prochaine invitation "Hors-Scène", le 4 décembre prochain, sur le thème "Danses Autochtones" avec Natasha Kanapé-Fontaine et Ivanie Aubin-Malo, je vais la rater !