vendredi 28 novembre 2025

Sur mes pas à l'Espace Libre pour revoir et être encore touché par "Un-nevering" de Thea Patterson !

 Lorsque mes pas en ce jeudi soir me portent jusqu'à l'Espace Libre, c'était pour découvrir la version finale de "Un-nevering" de Thea Patterson. Autant la première fois, au CCOV, il y a un peu plus de trois ans et que plus récemment chez Parbleux (en 2023), j'ai toujours été touché par la force des symboles que j'y découvrais.

                                            Affiche de l'oeuvre tirée du site de l'Espace Libre

Pause

Je rappelle ici le thème de cette proposition tel que donné sur le site de l'Espace Libre, "Un-nevering, de la chorégraphe Thea Patterson, est né de la disparition de son partenaire de vie et collaborateur artistique Jeremy Gordaneer."

Fin de la pause

Le moment venu, la porte s'ouvre et une fois dans la place, je découvre l'espace avec une disposition particulière (différente de mes fois précédentes) en V. Je trouve ma place, je peux observer les trois interprètes (Thea Patterson, Rachel Harris et Elinor Fueter) en plein travail, disposant sur le sol de petites planchettes de bois qui représentent pour moi, des épisodes de vie qui assemblés indiquent l'importance de ces petits et grands gestes quotidiens et la richesse d'une vie commune !

Et puis arrive Félix-Antoine Boutin (directeur artistique et codirecteur général) qui s'adresse à nous pour entre autres nous présenter ce qui suivra. Et puis s'en suivent ces paroles, tellement forte pour moi, dont "la présence de l'absence et l'absence de la présence", dont je médite encore la dualité fort porteuse du sens de ces mots !

En douceur tout au long, cet assemblage de bois sera modifié, déplacé, remisé pour finalement servir de matière à être ensemble. Si la trame narrative s'appuie sur ces morceaux de bois, il y a bien d'autres éléments matériels tels que cette tête enrobée de noir qui traîne ses idées noires (représentées par de lourdes boules noires). Ce tableau aussi, durant lequel, les liens entre deux personnes sont fort explicites. Enfin, le tout se termine avec une invitation à se rendre dans l'espace scénique pour construire des petites habitations avec ses morceaux de bois, ce qu'un très grand nombre de spectatrices et spectateurs feront. Parce que, ensemble, il est possible ! Il s'en suit des applaudissements fort bien mérités.

Au final, une proposition qui prend ses racines sur un évènement tragique, mais qui grâce à Thea Patterson et son équipe, produit une oeuvre fort belle et inspirante. Merci !

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