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dimanche 27 juin 2021

Sur mes pas en danse: "Le fil des jours" ou quand un groupe investit un lieu public pour faire prendre conscience !

Cette proposition singulière, je l'avais vu passer et je l'avais bien pris en note ! La chorégraphe Catherine Lavoie-Marcus nous invitait dans quatre différents grands espaces publics pour "porter la parole" avec le geste. Elle affirme, "C’est aussi le sensible que le capital menace. En soutien aux luttes pour la réhabilitation populaire et écologique des lieux urbains en transition, nous dansons et humons le temps long. Pour ressentir ces lieux avec les muscles qui fatiguent, les yeux qui plissent. Et voyez comme la noirceur est un théâtre."

Ce n'était pas la première fois que je découvrais la capacité de cette femme à incarner ses pensées et son discours par les gestes d'un groupe. La fois précédente, je m'en rappelle encore, c'était au Musée d'Art Contemporain de Montréal. Dans le cadre de l'exposition consacrée à Françoise Sullivan, nous avions eu droit à l'oeuvre "Canopée" qui m'avait impressionné. Pour les intéressé.es, voici le lien du texte que j'avais lu lors d'une chronique à la radio. (https://surlespasduspectateur.blogspot.com/2019/01/sur-mes-premiers-pas-en-danse-en-2019.html ).

Pour ma part, j'ai accepté avec grand intérêt son invitation pour découvrir l'une d'elles. Par conséquent, en début de soirée, je me dirige "un peu" avant le début de l'heure annoncée de la prestation au Parc Frédéric-Back qui s'avère être aussi mon lieu de prédilection pour mes sorties de course. Cette fois, j'ai le pressentiment que je découvrirai sous un jour différent ce parc que je parcours si souvent en courant dans son pourtour. Et pas question de vous faire languir, j'ai effectivement découvert ce parc sous un jour nouveau et non pas seulement parce que le jour laissait place à la nuit !

Parcours du "fil" tiré du site Je suis Julio

À mon arrivée donc, je réussis à trouver le groupe en pleine préparation-réchauffement sur le sentier de contour du côté est de ce grand parc en mutation. Je fais un survol visuel du groupe et je reconnais bon nombre des interprètes présents. Il en reste que pour l'une d'entre elles, le visage me dit quelque chose, mais de nom, rien ne vient ! Patience Robert, ça te viendra bien, que je me dis ! Peu à peu, d'autres spectateurs, arrivent pendant que les promeneur.ses, joggeur.ses et cyclistes, passent leur chemin, néanmoins attiré.es par cette activité inhabituelle en ce lieu.

Les derniers préparatifs complétés, le groupe se déplace et nous à sa suite pour le début. Et puis, un par un, les interprètes vont de l'avant comme une mécanique bien rodée. Chaque spectateur doit se décider, soit de partir ou de rester à l'arrière pour entamer sa marche avec la dernière du groupe. C'est ce que je ferai en suivant les pas et les mouvements d'Élise Bergeron. Et puis, mes pas à moi se font plus vite et je rejoins et je dépasse plusieurs interprètes qui s'expriment en mouvements tout en coeur. Du point de départ, mes pas s'étaient d'abord dirigés vers le nord du parc pour ensuite tourner à gauche plus à l'intérieur. Et puis, arrêtant à quelques occasions pour apprécier en solitaire ou en tout petit groupe la performance de l'un ou de l'une. Difficile choix pour le spectateur que de choisir ! Et puis je recroise cette femme que je reconnais vraiment, mais dont le nom m'échappe encore, mosus de mosus ! Je poursuis ma marche jusqu'au haut de la colline au milieu de ce parc où se trouvent de nombreuses personnes. Elles ont une perspective globale sur les différents interprètes dispersés tout autour dans le lieu, qui dansent ou qui se déplacent selon des indications rythmiques que seul.es elles ou eux connaissaient. Les spectateurs informés ou de passage sont de plus en plus nombreux. Il est évident que plusieurs de ces derniers sont intrigués. À preuve cette femme qui me demande lorsque je me déplace ce qui se passe. Et moi de proposer une réponse qui semble la satisfaire.

La nuit commence à prendre possession de toute la place et puis apparait dans la main de chacun.e des interprètes une petite lumière qui nous permet de mieux apprécier leur dispersion dans cet espace. J'y vois des lucioles qui éclairent de façon permanente ! De cette colline, moi, je prends la descente et je trouve un siège en bas devant lequel, viendront à tour de rôle performer certain.es. Arrive ce moment intrigant durant lequel, il y a celle qui laisse ou abandonne (?) sa lampe derrière elle, toute seule ???? Mais arrive tout tranquillement celle qui prendra le relais. Et puis survient le moment du regroupement tout en haut d'abord que nous sommes nombreux à suivre et de la descente jusqu'en bas, tout ensemble jusqu'aux applaudissements finaux. La prise de possession du lieu est terminée et la créatrice, Catherine Lavoie-Marcus nous explique la raison de la présence de son oeuvre dans ces lieux. Si la transformation de cet ancien dépotoir (et encore avant, celui d'une carrière, celle de Francon) en un lieu fort beau, il en reste qu'il cause la gentrification du quartier St-Michel tout autour. Et moi, habitant de ce même quartier, elle m'en fait prendre conscience, merci Catherine !

Je quitte ce parc, la nuit bien en place, pour me diriger jusqu'à chez moi, salué en passant par deux personnes buvant bien tranquillement en cette nuit toute douce. Tout en tentant de trouver le nom de cette femme !!! Rendu à la maison, avec mon moteur de recherche, je réussis enfin à trouver. Parmi ces interprètes, il y a Nadia Esadiqi, alias La Bronze ! Et moi depuis un certain temps, j'écoute et je visionne en boucle ses vidéos (dont "Vertige" dans lequel elle danse avec Dave St-Pierre). Voilà pourquoi, ce visage m'était familier, yeah !

Pour ceux et celles qui voudraient mieux comprendre cette proposition, je vous joins le lien pour pouvoir lire la description sur le site de la compagnie Je suis Julio dont est membre la chorégraphe (https://www.jesuisjulio.com/fr/le-fil-des-jours?fbclid=IwAR0BnKQHtnx9-COsQuWLULqIuyrb3ObDBfiprGrb4_K4HnbJ5XpoXTYdgpU ).

Merci à vous tout.es pour ces pas aussi fascinants, intrigants qu'intéressants dans ce lieu !

Idéation et chorégraphie: Catherine Lavoie-Marcus

Soutien artistique et coordination: Corinne Crane

Direction de production: Dorian Nuskind-Oder

Conseils urbanistiques: Charlotte Horny

Composition musicale: Frédérique Roy

Performance musicale: Frédérique Roy, Simon Labbé, Eugénie Jobin

Conception d’éclairages et installations lumineuses: Audrée Juteau Lewka

Scénographie et costumes: Pénélope et Chloë

Documentation: Gabrielle Larocque (zine) et François Lemieux (archive vidéo)

Danse: Ivanie Aubin-Malo, Élise Bergeron, Vincent Brault, Kim-Sanh Châu, Corinne Crane, Nadia Essadiqi, Diego Gill, Sara Hanley, Charlotte Horny, Ilya Krouglikov, Camille Lacelle-Wilsey, Catherine Lavoie-Marcus, Liliane Moussa, Andrea Niño, Émile Pineault, Melina Stinson, Alanna Thain, Marie Tissot.

jeudi 11 février 2021

Sur mes pas (virtuels) en danse: Ma rencontre avec la solidarité féminine avec "Questions de brûler fières" !

Pour moi, à chaque mois de décembre, c'est l'occasion de découvrir avec grand intérêt et tout autant de plaisir les propositions des étudiant.es de l'École contemporaine de Montréal et du département de danse de l'UQAM. En décembre dernier, "because" la pandémie, mes rencontres ont eu lieu à travers mon écran sauf une, celle avec les étudiantes de troisième année du Bac de l'UQAM. J'étais averti, leur création collective sous l'aile de Catherine Lavoie-Marcus a eu lieu et elle a été captée par Kim Sanh Châu qui en a fait un vidéo danse, mais c'est au début de 2021 que je pourrai la découvrir. J'étais donc à l'affût et quand dans la semaine du 8 février, elle est devenue disponible pour trois semaines ( à partir du lien sur le site du département de danse, pour les intéressé.es que vous devriez être !), j'étais prêt ! 

                   Affiche de Frédérique Gagnon tirée du site du Département de danse de l'UQÀM

Déjà le titre, en ces temps difficiles, ne me laisse pas indifférent ! Si en plus, comme moi, vous prenez le temps de lire le texte de présentation (que je me permets d'ajouter ici, question de vous "teaser" !), vous serez, en plus, mieux préparer à cette rencontre. "À recevoir une telle gerbe de couleurs vives, nulle ne demeure inconsolable. De cette offrande naît la danse, surgissement magique, kaléidoscopique. C’est là notre médecine ; une cérémonie de flammes douces et de rires pour survivre au(x) deuil(s), qui désorcelle et déploie une aile chaude sous laquelle une suite s’imagine. Contre la solitude de nos corps avides de touchers, nous avons appelé notre espèce-compagne, la couverture, à notre rescousse. Elle est venue emmailloter nos cœurs obtus. Nous sommes devenus avec elle la bête hybride d’un troupeau inapprivoisable."

Pendant une trentaine de minutes, grâce à ces dix-huit finissantes, je pourrai découvrir différentes déclinaisons de cette relation de ces femmes entre elles ! Relation qui se fait pour toutes ces femmes avec un masque de procédure, ce qui pour moi, me frappe en entrée de jeu, mais qui peu à peu disparait de mon radar de spectateur ! Tout au long des tableaux, je ressens l'essence des rituels de ces rencontres, différemment déclinée ! De ces moments calmes, solennels et de ces autres de réjouissance, c'est la solidarité qui me frappe le plus. Ces femmes avec leurs couvertures, comme partenaire, comme armure, comme défense, comme objet de rayonnement ou utilitaire, me montrent que tout n'est pas perdu en ces temps difficiles. Les gestes sont économes, réfléchis, mais surtout affirmés. Je dois avouer que les impressions que j'ai ressenties et les images que j'y ai vues dans ma pupille perceptive se sont affirmées et confirmées après un deuxième et un troisième visionnement. (Comme quoi, les présentations en ligne peuvent aussi avoir des avantages !). 

Merci à vous, Fanny Bélanger-Poulin, Léonie Bélanger, Béatrice Cardinal, Camille Courchesne-Couturier, Christina Dao, Jacynthe Desjardins, Julie Giffard, Margaux Guinot, Lea-Kenza Laurent, Gabrielle Leclerc, Claire Pearl, Émilie Perreault, Émilie Serre, Johanna Simon, Lola Thirard, Gloria Tousignant, Noémie Turgeon et Estelle Weckering !

Je prend bien note et garde en moi les mots fort sages de celle (Catherine Lavoie-Marcus) qui a guidé vos pas, "Il faut renaître souvent pour savoir que renaître nous est possible enfin et encore." Puissiez vous en faire de même !


vendredi 18 janvier 2019

Sur mes premiers pas en danse en 2019: Une Canopée fort inspirante !


La saison danse débutait à peine, mais je peux déjà vous dire que j’ai vécu mon premier coup de cœur de la saison. De quoi rendre le spectateur, à sa première sortie, fort optimiste face aux semaines à venir.

                                         Photo de Maryse Larivière, tirée du site du MAC

Merci Maud et bonjour à vous tous. La saison danse débutait à peine, il y a une semaine, mais je peux déjà vous dire que j’ai vécu mon premier coup de cœur de la saison. De quoi rendre le spectateur, à sa première sortie, fort optimiste face aux semaines à venir.

Une première rencontre chorégraphique tellement inspirante pour moi, que mon carnet ne se pouvait plus de tourner ses pages face aux agissements de ma plume hyperactive, tout en gardant mes yeux sur l'action, évidemment !!!!

Mais quelle est cette œuvre Robert, avez-vous comme question sur le bout de vos lèvres ? D'autant plus que la saison n'était pas encore ouverte officiellement !! 

Et bien, c’était « Canopée » de Catherine Lavoie-Marcus, présentée seulement deux fois, au Musée d’art Contemporain dans le cadre de l’exposition de Françoise Sullivan. « Canopée » et moi, j’y étais pour la première. Et je n’étais pas seul. Dans cette trop petite salle du MAC, il y aura une trentaine d’interprètes au milieu et plusieurs dizaines de spectateurs, tous entassés autour. Et moi de « ma » belle place acquise grâce une arrivée fort hâtive, j’ai pu aussi assister au moment fort intéressant durant lequel la chorégraphe donnait ses dernières indications aux interprètes amateurs qui incluait un conseil fort beau, « On se donne à soi-même ».

Avant de vous présenter la symbolique que j’ai découvert dans cette œuvre, je vous rappelle la définition de canopée qui est l'étage supérieur de la forêt. Pour tous les spectateurs présents, au figuré, c’est vers le haut qu’il a fallu porter notre regard, pour voir la canopée. Et c’est vers le haut, au sens propre, que l’œuvre nous a amené, vers la lumière.

Une canopée, riche de sa diversité humaine, j’en ai découvert une belle illustration. Après l’avoir vu, je suis certain que ce titre est celui qu’il fallait, pour symboliser ce que nous découvrirons par la suite. J’ai donc apprécié en cette soirée d’hiver au MAC, une œuvre d’une soixantaine de minutes en deux temps.

Le moment venu, quatre interprètes se présentent à nous, tenant à la main une grande feuille dorée, portée tout haut, tel un offertoire. Les autres, peu à peu se joindront à eux. Et rapidement, le sens de l’œuvre, mon sens, se construit devant moi. Devant moi, donc ce que chacune et chacun porte, est son idée.

Ces idées qu’on portent, donc. Que l’on donne aussi, Qu’on échappe. Qu’on partage, qu’on tient ensemble, qu’on récupère, celle dont on ne se sait que faire. Celle qui nous protège. Celle qu’on jette. Celle qui s’accroche à nous. Celle qu’on balance ou qu’on laisse en plan derrière soi, celle qu’on foule sous nos pieds ou qui s’y réfugie. Ces idées qu’on accumulent, celles qui nous recouvre, celle qu’on brasse seul ou ensemble. L’idée qu’on offre ou qu’on souffle à l’autre ou celle qui n’est pas la nôtre. Celle qu’on présente ou celle qu’on enlève.

Mais de la rencontre de toutes ces idées que peut-on en faire ? Un choc des idées, une révolution, tranquille ? Comme l’a provoqué la publication du Manifeste du Refus Global, co-signée par Françoise Sullivan.

Oui, nous en verrons une suite intense qui a tout du volcan qui s’active et qui captive. Un volcan alimenté par ces idées, dorées et aussi différentes, mauves, que chacun et chacune des interprètes alimentent. Le tout se présente devant moi, tel un magma bouillonnant qui passe d’états fort actifs à d’autres plus calmes. Au rythme des percussions et de la harpe. Les idées sont célébrées et portées au plus haut de la canopée. Elles alimentent le changement et l’exercice est manifestement physiquement exigeant pour les interprètes, parce que maintenir des idées vivantes est exigeant, surtout si on y ajoute de nouvelles idées. De cet ordre anarchique et organique, présenté devant moi, je ne suis qu’admiratif. Pendant que l’action se passe devant, les "idées" se distribuent tout autour dans la foule. Et moi, j’ai droit à la mienne, merci Katia ! Et puis tout à coup, l’activité diminue et peu à peu, les interprètes quittent leur rôle actif pour devenir à leur tour spectateur, jusqu’au « last man standing » qui sera le seul jeune garçon de la distribution, porteur de l’avenir.

Merci, Maude Blanchette-Lafrance, Olivier Boucher, Vincent Brault, Simon Cardin, Émilie Cardu-Beauquier, Corinne Crane, Heather Croft, Jean-Marc Deschamps, Catherine Duchesneau, Geneviève Dauphin-Johnson, Ariane Dubé-Lavigne, Laura Donohue, Michel F. Côté, Anne-Julie Falcon, Annie-Joëlle Fortin, Anne Gauthier, Estelle Grandbois-Bernard, Camille Havas, Charlotte Horny, Miori Lacerte, Vanessa Landry, Anne Lardeux, Marna Mars, Katya Montaignac, Théo Durieux, Tim Powell, Morena Prats, Anick Saint-Louis, Alanna Thain, Camille Trudelle, Audrey Wells et Sonja Zlatanova pour m'avoir fait vivre ce "beau brassage d'idées" qui représente bien ce que le Québec a vécu suite à la publication du "Refus Global" !

samedi 13 février 2016

Sur mes pas de spectateur en danse: "Singeries"

Quiconque a suivi l'actualité ces derniers jour, a pris connaissance de la détection des ondes gravitationnelles. Véritable exploit technologique, leur détection est pourtant un simple son qui se répète pour le simple mortel. Ces ondes, donc, sont le résultat de la rencontre et de la fusion de deux corps noirs, il y a 1,3 millard d'années, aux confins de notre univers.

Imaginez maintenant, ce que la rencontre de deux corps vêtus tout en blanc peut produire, là maintenant, sans qu'un instrument ne soit l'intermédiaire de notre réception. C'est ce que nous avons pu découvrir avec "Singeries" de Priscilla Guy et Catherine Lavoie-Marcus, durant le Festival Temps d'Images à l'Usine C (co-présenté par Tangente). En direct juste devant nous, l'oeuvre s'avère au premier abord intrigant. Parce que voyez-vous, la scène qui s'offre à nous est remplie d'objets blancs (ou gris pâle) de toute sorte et les deux interprètes sont là, dans leur coin interagissant subtilement. La rencontre se prépare, c'est évident, avec des prises de contact visuel et des mouvements répétitifs qui nous permenttent d'anticiper. De notre côté, nos détecteurs visuels et auditifs sont en alerte maximum.

Comme tout phénoméne, le résultat de la rencontre de ces deux corps blancs s'est avérée complexe, parfois difficile à interpréter mais tout à fait fascinante. Difficile de trouver un fil conducteur à l'ensemble, mais les différents tableaux captivent, qu'ils soient en direct ou projetés sur écran ou même sur le corps d'une des deux interprètes. Tout phénomène pour exister nécessite une perception et les deux créatrices en ont exploité les différentes possibilités. Mon moment fort a été le tableau dans lequel, elles se trouvent au sol en fusion avec les projections sur le plancher et l'écran, déformant ma perception de l'espace et qui a saturé mes capteurs visuels et mon plaisir.

De ces moments, durant lesquels interagissent ces deux artistes, appuyées entre autres, par Michel F. Côté à la création sonore, Antoine Quirion Couture aux effets vidéo, il en reste des traces difficiles à décrire, mais tout à fait imprégnées sur mes rétines et dans ma mémoire. Parce que le blanc, riche de toutes les couleurs qui le composent, peut faire forte impression, pour peu que les artisans qui le manipulent sachent y faire. Pour cela, mission accomplie, mesdames.

                                         Photo : Catherine Lavoie-Markus