Impossible de ne pas me rendre à une ou deux soirées du Festival tout'tout court, le 5@7 de présentation rendait la chose incontournable. C'est donc pourquoi, mes pas m'ont d'abord porté jusqu'à la Maison de la culture Maisonneuve pour assister à la soirée "POURFAIREUNEHISTOIRECOURTE" (oui, oui, c'est le titre officiel, écrit comme cela !) et ensuite le lendemain aller à la découverte de "enPARALLÈLE" dans une toute petite salle toute intime au deuxième étage de la Bibliothèque Langelier.
C'est quinze courtes propositions d'une dizaine de minutes chacune, formule "tout court" oblige, que l'on me proposait. Une quinzaine de propositions de différents styles qui m'ont plu et captivé à des niveaux variables, mais jamais ne m'ont ennuyé ou déplu. Deux soirées, au début desquelles Véronick Raymond nous accueillait avec son enthousiasme et son dynamisme contagieux. (Question de spectateur: elle met quoi dans ses céréales le matin ? Parce que moi aussi, j'en veux!). Elle nous présentait les origines de ce festival et ses objectifs. S'il y a un avenir pour les pièces de théâtre de courte durée (et selon moi, il devrait y en avoir un !), il passe par les artisans de ce festival.
Mais revenons à la première soirée durant laquelle dix œuvres nous étaient proposées et vous me permettrez avant de vous partager mes impressions de vous les présenter.
"bréviaire du matricule 082" de et avec Maya Cousineau Mollen,
"mme m" de et avec Ahmad Hamdan",
"la résurrection de sainte-catherine d'alexandrie de et avec Camille Messier accompagnée par Justine Bouchard, Koralie d'Aragon Bisson, Sarah Leblanc-Gosselin, Olivia Leclerc, Anabelle Payant, Roxane Tremblay-Marcotte,
"simoneau, tanguay, beauséjour & associés" de Dominic Laperrière-Marchessault avec Marie-Christine Raymond et Marie-Ève Sansfaçon.
"pas le choix" de Louis-Philippe Tremblay avec Jean-François Beauvais, Antoni Castonguay-Harvey et Gabriel Morin.
"carreaux" de Marilyn Perreault avec Marc-Antoine Sinibaldi,
"mon main man" de et avec Amir Sam Nakhjavani accompagné par Baharan Baniahmadi et Alexandre Dubois,
"renaissance" de et avec Véronick Raymond,
"born again christine" de et avec France Larochelle accompagnée par Stéphane Franche
"je ne te reconnais pas" de et avec Vanessa Seiler.
Assister à dix courtes pièces, présentées l'une après l'autre (à l'exception d'un court entracte au milieu) pourrait s'avérer un exercice exigeant, sinon difficile. Mais compte-tenu de la diversité des univers, "n'appuyant pas sur les mêmes boutons intérieurs", le tout s'avère fort agréable et surtout, jamais lassant !
Chacun des spectateurs trouvera ses coups de cœur et puisque je ne fais pas exception, je vous les partage. D'abord, "bréviaire du matricule 082", sans rapport avec un autre numéro de matricule fort connu, nous averti la poétesse innue Maya Cousineau Mollen. Une belle rencontre composée de moments "poétiques" empreints de simplicité et de mots riches de sens. Pour saisir la beauté de son écriture, je vous propose un lien ( http://www.nativelynx.qc.ca/litterature/maya-cousineau-mollen/).
Tout de suite, un autre moment fort, "mme m", par son texte, mais surtout par l'interprétation d'Ahmad Hamdan. Sa rencontre improbable avec madame M est riche en espoir dans un avenir de rencontre des univers différents.
Côté espoir, "simoneau, tanguay, beauséjour & associés", nous fait rencontrer une jeune femme dont nous apprendrons et que nous ressentirons, surtout, les parties sombres de sa vie. Celui qui "remplit le vide" de son C.V., mais qui a tout d'un rayonnement fort "lumineux" sur son avenir, avec une finale fort bien réussie.
Et pour compléter ma liste, "je ne te reconnais pas" de Vanessa Seiler qui m'a encore plus touché que lors de la première fois (lors d'une lecture publique du collectif Les Intimistes dont elle fait partie). Enrichi par une mise en scène et une projection vidéo, j'ai été touché par celle qui me parle de sa mère. Celle qu'elle n'a jamais connue. Du vide immense qu'elle éprouve et qu'elle nous transmet. Ces paroles qui pour moi, bien après, m'ont laissé sans voix et quelque chose dans la gorge.
Je quitte l'endroit avec plein de belles images en tête et anticipant déjà mon prochain rendez-vous le lendemain.
C'est donc plus à l'est dans une petite salle au deuxième étage de la bibliothèque Langelier, "le Cube" que mes pas me portent pour découvrir les cinq courtes pièces de "enParallèle". C'est avec tout plein de spectateurs que nous découvrirons d'abord "dummies" de et avec Mélodie Bujold-Henri accompagnée par Guillaume Bouliane-Blais, Mélodie Bujold-Henri et Juliette Ouimet, un de mes coups de coeur de la soirée. Une oeuvre qui nous montre qu'une main cachée dans une marionnette peut révéler des trésors de possibilités relationnelles.
Il s'en suit "capo maximo" de Patricia Rivas par Julia Lozano, Jean-Louis Luque et Kathy-Alexandra Villegas. Encore cette fois, ce texte d'abord présentée par l'auteure qui interprétait tous les personnages lors d'une soirée de Les Intimistes, prenait une coloration différente, mais une sincérité toujours présente. Un hommage à son père, homme fort humble, qui ne laisse pas indifférent.
"les blobs" de Madame Cosinus, par Véronick Raymond se présente comme une conférence scientifique sur un organisme vivant fort intrigant. Mais, peu à peu, nous découvrons que cet être envahissant, n'a rien d'une algue bleue dans un lac, mais être vivant fort bien articulé que nous pouvons découvrir dans nos maisons. Je n'en dit pas plus, le plaisir de découvrir ce qu'est un "blob" mérite que je m'arrête ici.
"la coloc" de Luc André Bélanger avec Simone Latour Bellavance, Phoebe Major Mewse, David Bélanger et Olivier Ross-Parent, nous montre que même un filament de texte peut produire une oeuvre fort riche, suffit d'y introduire des mimes fort éloquents. Un autre coup de coeur pour moi.
Le tout se termine avec "vhs" de et avec Véronique Lafleur accompagnée par Pénélope Deraîche-Dallaire. Deux sœurs fort différentes qui explorent des univers passés, présents et futurs dans une histoire qui recèle une fin inattendue.
Au final, je peux conclure que ce n'est pas parce que c'est "court" que ça ne fait pas grand effet et qu'on ne s'en souvient pas longtemps. Du fort bon théâtre différent qui mériterait d'être vu par le plus grand nombre de spectateurs. Du théâtre accessible qui nous oeuvre des horizons.
lundi 14 octobre 2019
dimanche 6 octobre 2019
Sur mes pas au cinéma: Profondément touché par le touchant "Kuessipan" !
Après avoir rencontré Nathasha Kanapé Fontaine, en début de saison au La Chapelle, écouté, à mon Collège (Ahuntsic) ces femmes autochtones violentées dans une séance de Justice Libératrice pour libérer leurs paroles, mais surtout leur cœur et aussi la performance fort éclairante (dans tout les sens du terme) de Soleil Launière un peu plus tôt cette semaine à l'Usine C, mes pas m'ont amené dans une salle de cinéma pour découvrir "Kuessipan" de Myriam Verreault, basé sur le roman de Naomi Fontaine.
Photo de Filmoption tirée du Devoir
J'ai été informé de la sortie de ce film par l'écoute d'une entrevue de la réalisatrice et de Brigitte Poupart qui nous présentaient la genèse et toutes les étapes de création de ce film, sur les sept années depuis sa demande auprès de l'auteure de ce roman. Un moment de radio qui fait que la résolution d'aller le voir, dès que possible s'est faite, et qui s'est réalisé. Et en sortant du visionnement, tellement heureux de cette résolution !
"Kuessipan", c'est une incursion fort riche dans la communauté innue de Uashat, tout à côté de la ville de Sept- Îles, mais tellement éloignée en même temps. Une incursion qui nous présente ces deux femmes, "amies pour la vie", mais que tout semble vouloir séparer ! Une incursion parmi cette communauté, fort réaliste, mettant en évidence que eux comme nous. sommes si semblables. Il y a celle qui rêve et l'autre qui se résigne. Il a celui qui aspire et l'autre qui endosse son rôle.
Comme les personnages, j'ai espéré, j'ai été ému, j'ai été touché et en fin de parcours, j'ai versé des larmes aussi. Jamais, cependant, je me suis ennuyé !
"Kuessipan" est riche de son authenticité et pour cela, chapeau aussi à vous, Sharon Fontaine-Ishpatao (tellement vraie !) et Yamie Grégoire, de m'avoir incarné les deux revers de votre réalité. Je dis bien "votre", parce que j'ai appris que c'est parmi les membres de votre communauté que vous avez été choisies.
Je m'en voudrais de finir ce texte, sans inviter tous les citoyens "blancs" à aller découvrir, sans réserve, cette proposition cinématographique. Et pour en lire un peu plus et mieux aussi, voici le lien avec la critique d'André Lavoie dans le Devoir.
https://www.ledevoir.com/culture/cinema/564066/kuessipan-ce-bel-horizon-de-bois-et-de-blancheur
Photo de Filmoption tirée du Devoir
J'ai été informé de la sortie de ce film par l'écoute d'une entrevue de la réalisatrice et de Brigitte Poupart qui nous présentaient la genèse et toutes les étapes de création de ce film, sur les sept années depuis sa demande auprès de l'auteure de ce roman. Un moment de radio qui fait que la résolution d'aller le voir, dès que possible s'est faite, et qui s'est réalisé. Et en sortant du visionnement, tellement heureux de cette résolution !
"Kuessipan", c'est une incursion fort riche dans la communauté innue de Uashat, tout à côté de la ville de Sept- Îles, mais tellement éloignée en même temps. Une incursion qui nous présente ces deux femmes, "amies pour la vie", mais que tout semble vouloir séparer ! Une incursion parmi cette communauté, fort réaliste, mettant en évidence que eux comme nous. sommes si semblables. Il y a celle qui rêve et l'autre qui se résigne. Il a celui qui aspire et l'autre qui endosse son rôle.
Comme les personnages, j'ai espéré, j'ai été ému, j'ai été touché et en fin de parcours, j'ai versé des larmes aussi. Jamais, cependant, je me suis ennuyé !
"Kuessipan" est riche de son authenticité et pour cela, chapeau aussi à vous, Sharon Fontaine-Ishpatao (tellement vraie !) et Yamie Grégoire, de m'avoir incarné les deux revers de votre réalité. Je dis bien "votre", parce que j'ai appris que c'est parmi les membres de votre communauté que vous avez été choisies.
Je m'en voudrais de finir ce texte, sans inviter tous les citoyens "blancs" à aller découvrir, sans réserve, cette proposition cinématographique. Et pour en lire un peu plus et mieux aussi, voici le lien avec la critique d'André Lavoie dans le Devoir.
https://www.ledevoir.com/culture/cinema/564066/kuessipan-ce-bel-horizon-de-bois-et-de-blancheur
samedi 5 octobre 2019
Sur mes pas à l'Usine C: Une soirée tout aussi contrastée que "Body Electric"
De celle, Mellissa Larivière, qui me propose des sorties prometteuses (et qui remplissent leurs promesses !) au ZH Festival, j'étais invité à découvrir sa série "Body Electric" à l'Usine C. Deux séries de deux propositions et, pour le bonheur de mon agenda, les deux oeuvres que je ne n'avais pas déjà vues étaient présentées dans le même programme double. Et par conséquent, j'y étais et fort curieux !
Mon arrivée fort hâtive, m'a permis d'être au premier rang de la Petite Salle, pour "Umanishish (ou fœtus d'orignal") présentant sur scène Soleil Launière (artiste innue), dont la performance est amplifiée par les effets visuels de Gonzalo Soldi. Au final de ce cycle de vie que j'ai pu découvrir pendant les 60 minutes de prestations, je me suis dit et j'aurais tant voulu lui dire, "repose en paix, petite soeur !" Parce que, des tous premiers moments durant lesquels elle chante accompagnée de son tambour jusqu'à la finale, où elle nous quitte, son chemin s'avère difficile.
Au tout début, sortant de l'ombre de la nuit, la voix prend le temps de faire sa place et nous, nous sommes témoins de sa "naissance" et des prochains pas qu'elle fait. Il y aura ce moment fort troublant, et mon préféré, durant lequel le sang dont elle s'abreuve corporellement est un symbole de souffrance. Il y a aussi celui, en finale, durant lequel, derrière une toute petite ampoule, sa voix me subjuguant, je découvre derrière elle, l'effet lumineux s'amplifiant d'abord pour peu à peu disparaître.
Présenté par les artistes de l'oeuvre, "Umanishish est un appel au courage et à la résistance contre les ennemis contemporains de l'humanité !" Une fois cette toute petite lumière éteinte et toutes les autres allumées, sauront nous l'entendre cet appel, mais surtout, y répondre. Soleil, sache que pour moi, tes pas sauront me guider et pour cela merci, "petite soeur" !
Photo de Soleil Launière tirée du site de l'Usine C
Le temps de revenir au moment présent, mes pas se dirigent, un étage plus haut, afin d'attendre pour prendre place dans la Grande Salle en mode intime, cette fois pour découvrir "Untitled I + III" d'Andrea Pena & Artists.
Photo de David Wong tirée du site de l'Usine C
J'ai, dans le titre, indiqué que cette soirée était contrastée, parce que voyez-vous, elle l'était ! Si la première oeuvre se déployait à partir de l'ombre, la deuxième le faisait dans la lumière. C'est donc dans la grande salle, dépouillée de tout artifice, sinon le mur de briques tout en arrière.
Une fois, tous les spectateurs en place, nous arrive du côté de la scène, un homme (François Richard), qui se dévêt de ses vêtements pour ne garder qu'un cache sexe. Il s'en suit sous la lumière blanche, vive et toute crue, une suite de mouvements qui je dois l'avouer m'a surpris et dont le propos m'a échappé au départ et qui m'a échappé jusqu'à la toute fin. Il en reste que de cette proposition sans titre, d'abord en solo et ensuite en trio (François Richard, rejoint par Jean-Benoit Labrecque et Kevin Delaney( (comme le titre l'annonçait !), j'en ai ressenti un trouble face aux gestes fort percutants et aussi à ces regards fort déterminés vers nous. Particulièrement touché par ces corps qui roulent "sans fin", comme nous, de façon allégorique, abordons notre quotidien ! Il y a dans cette impassibilité exprimée, une touche et une exigence Daniel Léveillé, qui demande un apprivoisement. Mais comme l'oeuvre dure près de 90 minutes, elle le permet ! Une oeuvre qui me rend fort admiratif face à ces hommes à qui ont demande des efforts physiques fort évidents que la sueur témoigne de façon fort éloquente !
Andrea Pena nous propose une oeuvre politique colorée de vulnérabilité. Si son intention m'a échappé, ses gestes, eux, m'ont rejoint "totalement" dans mes trippes !
C'est avec ces deux oeuvres toutes différentes en tête que j'ai quitté l'Usine C et qui m'ont accompagnées dans la nuit d'un automne tout sombre. Ce qui m'a permis de méditer sur la perspective artistique face aux lendemains troubles qui nous attendent.
Mon arrivée fort hâtive, m'a permis d'être au premier rang de la Petite Salle, pour "Umanishish (ou fœtus d'orignal") présentant sur scène Soleil Launière (artiste innue), dont la performance est amplifiée par les effets visuels de Gonzalo Soldi. Au final de ce cycle de vie que j'ai pu découvrir pendant les 60 minutes de prestations, je me suis dit et j'aurais tant voulu lui dire, "repose en paix, petite soeur !" Parce que, des tous premiers moments durant lesquels elle chante accompagnée de son tambour jusqu'à la finale, où elle nous quitte, son chemin s'avère difficile.
Au tout début, sortant de l'ombre de la nuit, la voix prend le temps de faire sa place et nous, nous sommes témoins de sa "naissance" et des prochains pas qu'elle fait. Il y aura ce moment fort troublant, et mon préféré, durant lequel le sang dont elle s'abreuve corporellement est un symbole de souffrance. Il y a aussi celui, en finale, durant lequel, derrière une toute petite ampoule, sa voix me subjuguant, je découvre derrière elle, l'effet lumineux s'amplifiant d'abord pour peu à peu disparaître.
Présenté par les artistes de l'oeuvre, "Umanishish est un appel au courage et à la résistance contre les ennemis contemporains de l'humanité !" Une fois cette toute petite lumière éteinte et toutes les autres allumées, sauront nous l'entendre cet appel, mais surtout, y répondre. Soleil, sache que pour moi, tes pas sauront me guider et pour cela merci, "petite soeur" !
Photo de Soleil Launière tirée du site de l'Usine C
Le temps de revenir au moment présent, mes pas se dirigent, un étage plus haut, afin d'attendre pour prendre place dans la Grande Salle en mode intime, cette fois pour découvrir "Untitled I + III" d'Andrea Pena & Artists.
Photo de David Wong tirée du site de l'Usine C
J'ai, dans le titre, indiqué que cette soirée était contrastée, parce que voyez-vous, elle l'était ! Si la première oeuvre se déployait à partir de l'ombre, la deuxième le faisait dans la lumière. C'est donc dans la grande salle, dépouillée de tout artifice, sinon le mur de briques tout en arrière.
Une fois, tous les spectateurs en place, nous arrive du côté de la scène, un homme (François Richard), qui se dévêt de ses vêtements pour ne garder qu'un cache sexe. Il s'en suit sous la lumière blanche, vive et toute crue, une suite de mouvements qui je dois l'avouer m'a surpris et dont le propos m'a échappé au départ et qui m'a échappé jusqu'à la toute fin. Il en reste que de cette proposition sans titre, d'abord en solo et ensuite en trio (François Richard, rejoint par Jean-Benoit Labrecque et Kevin Delaney( (comme le titre l'annonçait !), j'en ai ressenti un trouble face aux gestes fort percutants et aussi à ces regards fort déterminés vers nous. Particulièrement touché par ces corps qui roulent "sans fin", comme nous, de façon allégorique, abordons notre quotidien ! Il y a dans cette impassibilité exprimée, une touche et une exigence Daniel Léveillé, qui demande un apprivoisement. Mais comme l'oeuvre dure près de 90 minutes, elle le permet ! Une oeuvre qui me rend fort admiratif face à ces hommes à qui ont demande des efforts physiques fort évidents que la sueur témoigne de façon fort éloquente !
Andrea Pena nous propose une oeuvre politique colorée de vulnérabilité. Si son intention m'a échappé, ses gestes, eux, m'ont rejoint "totalement" dans mes trippes !
C'est avec ces deux oeuvres toutes différentes en tête que j'ai quitté l'Usine C et qui m'ont accompagnées dans la nuit d'un automne tout sombre. Ce qui m'a permis de méditer sur la perspective artistique face aux lendemains troubles qui nous attendent.
mercredi 2 octobre 2019
Sur mes pas en danse: Des "Danses Buissonnières" qui s'avèrent, encore cette année, fort prometteuses !
Année après année, mes pas m'amènent jusqu'aux "Danses Buissonnières" et pour l'édition 2019, toujours gracieuseté de Tangente, le plaisir a été encore au rendez-vous. C'était soirée de première et l'Espace Vert était fort touffu de spectateurs. Au programme, cinq courtes œuvres (d'une dizaine de minutes) qui encore cette année couvrent le spectre des genres chorégraphiques, tout en portant un éclairage sur ce que nous pourrons découvrir ces prochaines années.
Photo de "Ellipses" tirée du site de Tangente
C'est donc de mon siège, première rangée, que je découvrirai d'abord "Leaky Im-mediation / Transcorporeal Creeping" de Lara Oundjian. Annoncée comme un solo sensoriel, pour nos yeux et notre ouïe, c'est, effectivement, ce que je découvrirai avec plaisir. Partant du coin de la salle, aux bruits de l'eau qui pulsent notre attention et qui intriguent aussi. La suite s'avère pour moi, la propagation des vagues et des ondes sonores. Le tout est intrigant, mystique aussi, révélant la fluidité des gestes et du propos chorégraphique. De son expédition, j'en reviens avec l'impression d'avoir découvert l'état aqueux dans tous ses états ! Une oeuvre qui capte l’œil, mais libère notre esprit. Un de mes coups de cœur de la soirée.
Il s'en suit "Ponos - à l'épreuve du poids" de et avec Lauranne Faubert-Guay. Tout de noir vêtue, excepté deux bandes roses, elle nous arrive et se met à mettre sur scène sa "ligne (rose) de vie". Tout au long de sa tâche, il semble que le point d'encrage lâchera, me gardant captif à ses gestes ! Mais le début de cette ligne restera bien en place et je découvre cette jeune femme qui arpente dans un sens comme dans l'autre avec différentes émotions, surmontant manifestement des situations difficiles. Et arrive le moment de faire le bilan ! Et son constat, elle nous le fait partager et je le ressens parfaitement. J'aurais bien aimé me lever et aller à sa rencontre pour la réconforter ! Une belle démonstration que la vie toute linéaire dans sa structure temporelle, peut receler des variations non linéaires, sinon des détours ou des chutes qu'il faudra surmonter !
Début de l'entracte et sortie de salle !
Fin de l'entracte et retour en salle !
Une fois les lumières éteintes nous arrivent les trois "personnages" (Kali Trudel, aussi chorégraphe, Alexandra Kelly et Izabelle Pin) de "Psukhê" (mot qui vient du grec ancien et qui signifie âme). Chacune se présente avec le visage recouvert, nous présentant ce qu'elle veulent bien nous présenter d'elle. Comme en société, leurs comportements semblent dicter par des règles invisibles mais bien réelles. Et puis arrive le moment charnière, durant lequel deux d'entre elles mettent bas les masques et poursuivent leurs chemins de vie, tandis que derrière, la troisième résiste. Malgré ces différences, les interactions proches et lointaines semblent bien concrètes. Une oeuvre pour moi quelque peu hermétique, mais dans laquelle j'ai vu un bon début de réflexion sur nos comportements humains.
Il s'en suit "Ellipses" de Stefania Skoryna", interprétée par Miranda Chan, Mathilde Heuzé et Raphaëlle Renucci. En quelques mois,à peine, je la voyais pour une troisième fois, mais pas question de me lasser. Au contraire, les mouvements m'ont encore plus captivé, fasciné même ! La maîtrise, par les interprètes, du propos chorégraphique, me semblait encore plus grande, parce que cette pièce demande une précision qui impressionne. À quand une version plus longue ?
Le tout se termine avec "En attendant" de _Demerde (aka Ariane Demers). Avant de débuter, la chorégraphe vient devant nous pour nous demander de prendre place tout autour de l'espace de prestation. Le résultat devient selon ma perspective, un cocon de protection pour ces corps uniques (Marie-Denise Bettez, Didier Emmanuel, Cédric Gaillard, aka Blôsch, Laurence Gratton, Matthy Laroche et Izabelle Pin).
La suite s'avère une célébration décontractée, sans cadre rigide comme devrait être notre réception à la diversité corporelle. Une dernière oeuvre qui nous propose de poursuivre notre ouverture face à la différence.
Ainsi donc, cinq œuvres que le comité de sélection (comité de pairs) nous a proposé pour nous préparer aux nouvelles tendances à venir sur la scène. Cinq œuvres qui mettent le corps au centre d'une réflexion du sens de la vie et de l'avenir, droit devant !
Photo de "Ellipses" tirée du site de Tangente
C'est donc de mon siège, première rangée, que je découvrirai d'abord "Leaky Im-mediation / Transcorporeal Creeping" de Lara Oundjian. Annoncée comme un solo sensoriel, pour nos yeux et notre ouïe, c'est, effectivement, ce que je découvrirai avec plaisir. Partant du coin de la salle, aux bruits de l'eau qui pulsent notre attention et qui intriguent aussi. La suite s'avère pour moi, la propagation des vagues et des ondes sonores. Le tout est intrigant, mystique aussi, révélant la fluidité des gestes et du propos chorégraphique. De son expédition, j'en reviens avec l'impression d'avoir découvert l'état aqueux dans tous ses états ! Une oeuvre qui capte l’œil, mais libère notre esprit. Un de mes coups de cœur de la soirée.
Il s'en suit "Ponos - à l'épreuve du poids" de et avec Lauranne Faubert-Guay. Tout de noir vêtue, excepté deux bandes roses, elle nous arrive et se met à mettre sur scène sa "ligne (rose) de vie". Tout au long de sa tâche, il semble que le point d'encrage lâchera, me gardant captif à ses gestes ! Mais le début de cette ligne restera bien en place et je découvre cette jeune femme qui arpente dans un sens comme dans l'autre avec différentes émotions, surmontant manifestement des situations difficiles. Et arrive le moment de faire le bilan ! Et son constat, elle nous le fait partager et je le ressens parfaitement. J'aurais bien aimé me lever et aller à sa rencontre pour la réconforter ! Une belle démonstration que la vie toute linéaire dans sa structure temporelle, peut receler des variations non linéaires, sinon des détours ou des chutes qu'il faudra surmonter !
Début de l'entracte et sortie de salle !
Fin de l'entracte et retour en salle !
Une fois les lumières éteintes nous arrivent les trois "personnages" (Kali Trudel, aussi chorégraphe, Alexandra Kelly et Izabelle Pin) de "Psukhê" (mot qui vient du grec ancien et qui signifie âme). Chacune se présente avec le visage recouvert, nous présentant ce qu'elle veulent bien nous présenter d'elle. Comme en société, leurs comportements semblent dicter par des règles invisibles mais bien réelles. Et puis arrive le moment charnière, durant lequel deux d'entre elles mettent bas les masques et poursuivent leurs chemins de vie, tandis que derrière, la troisième résiste. Malgré ces différences, les interactions proches et lointaines semblent bien concrètes. Une oeuvre pour moi quelque peu hermétique, mais dans laquelle j'ai vu un bon début de réflexion sur nos comportements humains.
Il s'en suit "Ellipses" de Stefania Skoryna", interprétée par Miranda Chan, Mathilde Heuzé et Raphaëlle Renucci. En quelques mois,à peine, je la voyais pour une troisième fois, mais pas question de me lasser. Au contraire, les mouvements m'ont encore plus captivé, fasciné même ! La maîtrise, par les interprètes, du propos chorégraphique, me semblait encore plus grande, parce que cette pièce demande une précision qui impressionne. À quand une version plus longue ?
Le tout se termine avec "En attendant" de _Demerde (aka Ariane Demers). Avant de débuter, la chorégraphe vient devant nous pour nous demander de prendre place tout autour de l'espace de prestation. Le résultat devient selon ma perspective, un cocon de protection pour ces corps uniques (Marie-Denise Bettez, Didier Emmanuel, Cédric Gaillard, aka Blôsch, Laurence Gratton, Matthy Laroche et Izabelle Pin).
La suite s'avère une célébration décontractée, sans cadre rigide comme devrait être notre réception à la diversité corporelle. Une dernière oeuvre qui nous propose de poursuivre notre ouverture face à la différence.
Ainsi donc, cinq œuvres que le comité de sélection (comité de pairs) nous a proposé pour nous préparer aux nouvelles tendances à venir sur la scène. Cinq œuvres qui mettent le corps au centre d'une réflexion du sens de la vie et de l'avenir, droit devant !
samedi 28 septembre 2019
Sur mes pas en danse: "Cadavre", une proposition riche et intense
C'était, il y a un an et mes pas m'avaient porté à une proposition "hors-norme", soit "Shelter In Shadows" de Jay Cutler qui était une performance-installation en continu de huit heures, répétée trois jours consécutifs, pour trois interprètes, dont une interprète en danse. Durant cette rencontre, j'avais été fasciné et j'en étais reparti avec, en tête, les questions de ces deux hommes pour le "après" du départ, de la coupure du lien avec l'autre ou les autres. N'ayant pas été présent à la fin de cette prestation, je n'avais pas envisagé qu'elle aurait une suite. Et suite, il y a et il y aura, puisque j'avais assisté, sans le savoir, à la première partie d'une trilogie, dont la deuxième partie, "Cadavre", solo chorégraphique a été présenté au MAI.
Mais, lorsque je le l'ai su, mon agenda était déjà plein pour les deux soirées de présentation. Les "dieux" de la danse étant bons pour moi, puisque du créateur, j'ai reçu l'offre d'assister à la générale ! Voilà donc, en un après-midi gris et pluvieux, pourquoi je me rends dans le café du MAI pour y être accueilli par Jay Cutler, tout souriant et ne semblant pas trop nerveux, la veille de la première. Il m'explique les prémisses de sa création dont le "cristallite" est le personnage de cette femme de la première partie de sa trilogie. Cette femme qui évoluait muette avec ces deux hommes, il la voyait avec son destin.
Et puis arrive le moment où les portes s'ouvrent et se referment sur le seul spectateur que j'ai été. Une fois bien assis, je découvre cette femme (Bettina Szabo), corps immobile baigné par un éclairage qui évoluera tout au long des quinze minutes que durera l'entrée en salle des spectateurs et enveloppé d'une trame musicale toute douce propice à la contemplation du corps. L'effet de la variation de l'éclairage sur notre perception de ce corps est particulièrement réussie. Par exemple, au tout début, il y a ce bleu qui rend le corps "neutre", suivi par un vert qui lui donne une apparence cadavérique (d'une blancheur troublante) et ensuite un rouge qui semble nous la ramener à la vie dans nos souvenirs. Tout au long des variations des éclairages, sans que ce corps ne bouge, nous sommes amenés à créer notre histoire à partir de notre perception spectrale.
Pause
Recommandation du spectateur: Si cette oeuvre revenait à l'affiche, et elle le mériterait pleinement, je vous propose d'être présent dès l'ouverture des portes (15 minutes avant) pour apprécier cette mise en abyme de ce qui suivra.
Fin de la pause
Et puis arrive le moment où ce corps s'anime, peu à peu. Ce que souhaite nous présenter le chorégraphe, "Édith (cette femme) entre dans le monde des fantômes après avoir été emportée par l'océan.", je le ressens bien. Sa transition entre son enveloppe corporelle, laissée derrière, je la suis attentivement. Les différentes émotions qu'elle ressent, je les perçois fort bien. Sans jamais s'exprimer oralement, ce corps me parle. Que ce soit lorsqu'elle tourne autour du vide laissé derrière elle (montré par un faisceau d'éclairage), ou qu'elle le regarde, j'ai bien ressenti ses émotions, de rage, de tristesse et de désespoir aussi qui l'habitaient. Les gestes de ce corps qui tente de se sortir de ce tourbillon, pour pouvoir prendre son envol pour partir libre, je les ai suivi avec attention. J'ai particulièrement apprécié les tableaux dans lesquels les mains s'exprimaient pour cette bouche muette. J'ai aussi senti cet esprit vieillir, lâcher prise, et laisser derrière lui, ses regrets, avant son départ définitif.
Avec "Cadavre", Jay Cutler nous propose une perspective sur le départ définitif de notre esprit de la surface de la terre, une fois sorti de son enveloppe corporelle, Un esprit qui doit se libérer des dernières entraves émotionnelles rattachées à ses souvenirs. La performance de Bettina Szabo nous la présente avec doigté et intensité.
Une oeuvre qui mérite d'être représenté et si c'était le cas, j'y retourne !
Mais, lorsque je le l'ai su, mon agenda était déjà plein pour les deux soirées de présentation. Les "dieux" de la danse étant bons pour moi, puisque du créateur, j'ai reçu l'offre d'assister à la générale ! Voilà donc, en un après-midi gris et pluvieux, pourquoi je me rends dans le café du MAI pour y être accueilli par Jay Cutler, tout souriant et ne semblant pas trop nerveux, la veille de la première. Il m'explique les prémisses de sa création dont le "cristallite" est le personnage de cette femme de la première partie de sa trilogie. Cette femme qui évoluait muette avec ces deux hommes, il la voyait avec son destin.
Et puis arrive le moment où les portes s'ouvrent et se referment sur le seul spectateur que j'ai été. Une fois bien assis, je découvre cette femme (Bettina Szabo), corps immobile baigné par un éclairage qui évoluera tout au long des quinze minutes que durera l'entrée en salle des spectateurs et enveloppé d'une trame musicale toute douce propice à la contemplation du corps. L'effet de la variation de l'éclairage sur notre perception de ce corps est particulièrement réussie. Par exemple, au tout début, il y a ce bleu qui rend le corps "neutre", suivi par un vert qui lui donne une apparence cadavérique (d'une blancheur troublante) et ensuite un rouge qui semble nous la ramener à la vie dans nos souvenirs. Tout au long des variations des éclairages, sans que ce corps ne bouge, nous sommes amenés à créer notre histoire à partir de notre perception spectrale.
Pause
Recommandation du spectateur: Si cette oeuvre revenait à l'affiche, et elle le mériterait pleinement, je vous propose d'être présent dès l'ouverture des portes (15 minutes avant) pour apprécier cette mise en abyme de ce qui suivra.
Fin de la pause
Et puis arrive le moment où ce corps s'anime, peu à peu. Ce que souhaite nous présenter le chorégraphe, "Édith (cette femme) entre dans le monde des fantômes après avoir été emportée par l'océan.", je le ressens bien. Sa transition entre son enveloppe corporelle, laissée derrière, je la suis attentivement. Les différentes émotions qu'elle ressent, je les perçois fort bien. Sans jamais s'exprimer oralement, ce corps me parle. Que ce soit lorsqu'elle tourne autour du vide laissé derrière elle (montré par un faisceau d'éclairage), ou qu'elle le regarde, j'ai bien ressenti ses émotions, de rage, de tristesse et de désespoir aussi qui l'habitaient. Les gestes de ce corps qui tente de se sortir de ce tourbillon, pour pouvoir prendre son envol pour partir libre, je les ai suivi avec attention. J'ai particulièrement apprécié les tableaux dans lesquels les mains s'exprimaient pour cette bouche muette. J'ai aussi senti cet esprit vieillir, lâcher prise, et laisser derrière lui, ses regrets, avant son départ définitif.
Avec "Cadavre", Jay Cutler nous propose une perspective sur le départ définitif de notre esprit de la surface de la terre, une fois sorti de son enveloppe corporelle, Un esprit qui doit se libérer des dernières entraves émotionnelles rattachées à ses souvenirs. La performance de Bettina Szabo nous la présente avec doigté et intensité.
Une oeuvre qui mérite d'être représenté et si c'était le cas, j'y retourne !
vendredi 27 septembre 2019
Sur mes pas à venir au théâtre: Un 5 @ 7 qui en dit long sur le Festival tout'tout court !
Sortir des (ou de mes) sentiers battus, voici ce que je m'efforce de faire depuis quelques années et certains de mes pas me portent vers des œuvres théâtrales. L'an dernier, je découvrais le Festival "tout'tout court" qui comme son nom l'indique, offre des courtes pièces de théâtre d'une dizaine de minutes. Voilà donc pourquoi, mes pas m'ont porté jusqu'au resto "Les Cabotins" dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve pour le dévoilement officiel de la quatrième édition de ce festival.
Après avoir été accueilli chaleureusement par les dirigeants du Festival et avoir siroté un verre de vin, je prends place pour la partie plus formelle de cette rencontre. Et puis arrive Véronick Raymond tout en avant avec son sourire, suivi du silence dans la place.
Avec un enthousiasme et un dynamisme fort contagieux, elle nous présente ce qu'il sera possible de découvrir dans quatre différents lieux de l'arrondissement Mercier - Hochelaga-Maisonneuve. Ainsi donc du mercredi 9 octobre au samedi 19 octobre, beaucoup de propositions fort diversifiées sur le thème de "(re)NAÎTRE)".
Dans mon agenda déjà assez chargé, il faudra que je fasse de la place pour les choix que je ferai parmi:
- Une des quatre soirées de "Pour faire une histoire courte" (9 courtes pièces à la Maison de la Culture Maisonneuve).
- "enPARALLÈLE tout court 1 et 2" (dans l'intime salle de la Bibliothèque Langelier, décrit comme un petit bijou de lieu de diffusion selon Véronick Raymond).
-"Communauté tout court" (dans le Cube de la Maison de la culture Maisonneuve) qui présentera des textes de citoyens et d'étudiants.
-"Idées tout court" (aussi dans le Cube !) qui allie art et sciences. Ouais !, vraiment une belle nouveauté qui m'intéresse, moi le scientifique.
-"Familles tout court" (dans une salle de répétition), spectacle pour enfants et les adultes qui les accompagnent.
-"Labo tout court" (au Restaurant Cabotins) pour faire découvrir des textes en chantiers lus par des interprètes professionnels.
- Et enfin "Bilingue tout court" (dans une salle de répétition, à l'Espace Hochelag) qui propose une soirée qui présentera des textes de courtes pièces d'ici et de nos voisins du sud dans les deux langues.
Dans ce type de soirées, impossible de rater son coup, parce que si une oeuvre nous touche moins, il y en aura une autre, juste après, qui nous plaira ! Et en plus sauf pour "Pour faire une histoire courte", c'est gratuit !
Les efforts de Véronick Raymond et ses "complices" Vanessa Seiler, Stéphanie Breton et Julie Dirwimmer pour rendre accessible les "courtes pièces", appuyées financièrement par les responsables de l'arrondissement et de Patrimoine canadien, méritent notre attention et notre présence aussi.
Après avoir été accueilli chaleureusement par les dirigeants du Festival et avoir siroté un verre de vin, je prends place pour la partie plus formelle de cette rencontre. Et puis arrive Véronick Raymond tout en avant avec son sourire, suivi du silence dans la place.
Avec un enthousiasme et un dynamisme fort contagieux, elle nous présente ce qu'il sera possible de découvrir dans quatre différents lieux de l'arrondissement Mercier - Hochelaga-Maisonneuve. Ainsi donc du mercredi 9 octobre au samedi 19 octobre, beaucoup de propositions fort diversifiées sur le thème de "(re)NAÎTRE)".
Dans mon agenda déjà assez chargé, il faudra que je fasse de la place pour les choix que je ferai parmi:
- Une des quatre soirées de "Pour faire une histoire courte" (9 courtes pièces à la Maison de la Culture Maisonneuve).
- "enPARALLÈLE tout court 1 et 2" (dans l'intime salle de la Bibliothèque Langelier, décrit comme un petit bijou de lieu de diffusion selon Véronick Raymond).
-"Communauté tout court" (dans le Cube de la Maison de la culture Maisonneuve) qui présentera des textes de citoyens et d'étudiants.
-"Idées tout court" (aussi dans le Cube !) qui allie art et sciences. Ouais !, vraiment une belle nouveauté qui m'intéresse, moi le scientifique.
-"Familles tout court" (dans une salle de répétition), spectacle pour enfants et les adultes qui les accompagnent.
-"Labo tout court" (au Restaurant Cabotins) pour faire découvrir des textes en chantiers lus par des interprètes professionnels.
- Et enfin "Bilingue tout court" (dans une salle de répétition, à l'Espace Hochelag) qui propose une soirée qui présentera des textes de courtes pièces d'ici et de nos voisins du sud dans les deux langues.
Dans ce type de soirées, impossible de rater son coup, parce que si une oeuvre nous touche moins, il y en aura une autre, juste après, qui nous plaira ! Et en plus sauf pour "Pour faire une histoire courte", c'est gratuit !
Les efforts de Véronick Raymond et ses "complices" Vanessa Seiler, Stéphanie Breton et Julie Dirwimmer pour rendre accessible les "courtes pièces", appuyées financièrement par les responsables de l'arrondissement et de Patrimoine canadien, méritent notre attention et notre présence aussi.
mercredi 25 septembre 2019
Retour sur mes pas à un concert musical avec Sérénité sonore
Loin de mes territoires habituels, les concerts musicaux ne sont pas pour moi des destinations habituelles. Mais proposée par un ami, ce concert avait de quoi attirer mon attention. Pouvoir écouter de la musique de Ludovico Einaudi que j'aime beaucoup, à la harpe dans un contexte intime, c'était pour moi, une offre que je ne pouvais pas refuser et, évidemment, je ne l'ai pas refusé. Et au final je suis tellement heureux de l'avoir accepté et d'avoir découvert un lieu et, surtout une hôtesse (et sa mère) fort accueillante et chaleureuse. Mais débutons par le début de cette "expédition" !
Pour assister à cette soirée, nous devons nous rendre dans un loft dans un coin de Montréal, loin des lieux culturels habituels, soit un immeuble près de "Masson et De Lormier", l'ancienne fabrique de chocolat Cadbury ! Tout en haut de quelques escaliers, nous sommes accueillis par la "propriétaire des lieux," Annabelle Renzo, tout sourire. Elle nous offre une boisson d'occasion (un verre de cidre qui est en lien avec la suite et le moment de l'année !) et nous invite à trouver notre place, soit une chaise hamac dans le lieu.
Pause
Extrait de la description, "Ici à Sérénité Sonore, les sièges de concert sont des chaises-hamacs; le voyage musical se vit en apesanteur."
Photo tirée de la page Facebook de Sérénité Sonore"
Fin de la pause
Notre place, nous la trouvons parmi l'une des vingt-cinq chaises-hamacs, qui me permet d'ajouter intimité au qualificatif apesanteur ! Ça ne prend pas longtemps pour se sentir ailleurs et autrement ! Le lieu se remplit et le moment du concert arrive.
L’hôtesse se transforme en musicienne et prend place derrière sa harpe,une fois la présentation du déroulement de la soirée. Nous aurons droit à des pièces de Ludovico Einaudi brillamment interprétées, de quelques unes aussi de d'autres compositeurs "minimalistes" entrecoupées par des poèmes sur la thématique des pommes en cette saison automnale. Elle nous demande aussi de ne pas applaudir entre les pièces, question de conserver une tranquillité "transcendante" tout au long de la soirée !
Ainsi donc, "entre ciel et terre", je "déguste" chacune des œuvres musicales, parfois les yeux fermés, mais l'attention toujours fort ouverte. Je le découvre tout au long de la soirée, la harpe s'avère un instrument fort efficace pour transmettre les sensations et les émotions que je ressens face aux compositions de ce compositeur. Et en "état apesanteur" l'effet est amplifié et très bénéfique !
Mais nous devons revenir tranquillement "sur terre" ! Nous le faisons à notre rythme selon les indications de notre musicienne redevenue notre hôtesse de la soirée. Elle nous invite à prendre connaissance de la programmation à venir et ce faisant, je constate que j'ai "raté" la soirée d'un de mes instruments préférés que je voudrais entendre en ces lieux, le "hang" ou le "handpane". Mais, j'apprends aussi qu'il sera possible de le réentendre en 2020. C'est ce que je ferai, mais je me promets de revenir avant, la programmation annoncée étant fort intéressante.
Pour assister à cette soirée, nous devons nous rendre dans un loft dans un coin de Montréal, loin des lieux culturels habituels, soit un immeuble près de "Masson et De Lormier", l'ancienne fabrique de chocolat Cadbury ! Tout en haut de quelques escaliers, nous sommes accueillis par la "propriétaire des lieux," Annabelle Renzo, tout sourire. Elle nous offre une boisson d'occasion (un verre de cidre qui est en lien avec la suite et le moment de l'année !) et nous invite à trouver notre place, soit une chaise hamac dans le lieu.
Pause
Extrait de la description, "Ici à Sérénité Sonore, les sièges de concert sont des chaises-hamacs; le voyage musical se vit en apesanteur."
Photo tirée de la page Facebook de Sérénité Sonore"
Fin de la pause
Notre place, nous la trouvons parmi l'une des vingt-cinq chaises-hamacs, qui me permet d'ajouter intimité au qualificatif apesanteur ! Ça ne prend pas longtemps pour se sentir ailleurs et autrement ! Le lieu se remplit et le moment du concert arrive.
L’hôtesse se transforme en musicienne et prend place derrière sa harpe,une fois la présentation du déroulement de la soirée. Nous aurons droit à des pièces de Ludovico Einaudi brillamment interprétées, de quelques unes aussi de d'autres compositeurs "minimalistes" entrecoupées par des poèmes sur la thématique des pommes en cette saison automnale. Elle nous demande aussi de ne pas applaudir entre les pièces, question de conserver une tranquillité "transcendante" tout au long de la soirée !
Ainsi donc, "entre ciel et terre", je "déguste" chacune des œuvres musicales, parfois les yeux fermés, mais l'attention toujours fort ouverte. Je le découvre tout au long de la soirée, la harpe s'avère un instrument fort efficace pour transmettre les sensations et les émotions que je ressens face aux compositions de ce compositeur. Et en "état apesanteur" l'effet est amplifié et très bénéfique !
Mais nous devons revenir tranquillement "sur terre" ! Nous le faisons à notre rythme selon les indications de notre musicienne redevenue notre hôtesse de la soirée. Elle nous invite à prendre connaissance de la programmation à venir et ce faisant, je constate que j'ai "raté" la soirée d'un de mes instruments préférés que je voudrais entendre en ces lieux, le "hang" ou le "handpane". Mais, j'apprends aussi qu'il sera possible de le réentendre en 2020. C'est ce que je ferai, mais je me promets de revenir avant, la programmation annoncée étant fort intéressante.
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