mercredi 8 novembre 2023

Sur mes pas au théâtre chez Duceppe: la nouvelle réalité de notre monde avec "Docteure" !

Peut-on intégrer dans une seule proposition théâtrale, à peu près tous les enjeux actuels ? À la lumière de ce que j'ai découvert tout au long de la présentation de la pièce "Docteure" de Robert Icke, traduite fort justement par Fanny Britt et mis en scène par Marie-Ève Milot, je serais tenté de dire oui. 

Mais commençons par le début et mon arrivée tout juste à temps (le centre ville de Montréal peut réserver de mauvaises surprises, lire ici des bouchons de circulation exaspérants et "paniquants" ! Moi, habitué, à arriver près de trente minutes à l'avance, lorsque mes pas m'amènent à mon siège, il est minuit moins une ! Et je ne serai pas le dernier arrivé ! Bon, malgré tout, je prends place, retrouve ma quiétude et débute les présentations et l'ouverture des rideaux !

                                                Affiche tirée du site du Théâtre Jean-Duceppe

Il s'en suit d'une scène qui oppose les convictions des uns et l'autorité des autres. Un prêtre peut-il ou doit il entrer dans la chambre d'une jeune fille, adolescente, sans que les parents partis en voyage l'autorise. La décision de son médecin traitant est sans appel, même devant l'insistance du prêtre appelé à son chevet. Un des enjeux ou le prétexte de ce refus est de ne pas troubler davantage sa jeune patiente, dont le décès est inévitable. 

Pascale Montpetit dans le rôle de ce médecin est fort solide et convaincante tout au long. Elle est entourée d'une distribution qui l'appuie bien, Alexandre Bergeron, Sofia Blondin, Alice Dorval, Nora Guerch, Ariel Ifergan, Tania Kontoyanni, Sharon James, Harry Standjofski, Elkahna Talbi, Yanic Truesdale avec une mise en scène fort dynamique et efficace.

Il s'en suit une déferlante de conséquences à l'ère moderne des réseaux sociaux durant laquelle chaque parole et chaque geste peut être capté et par la suite, être diffusé et interprété. Quelles sont les motivations réelles et intimes de chacun, tout cela enrobé du vécu de chacun et chacune. De ce refus, nous serons entraînés dans une spirale dans laquelle se dévoileront, entrer autres, des aspects de la vie personnelle de cette médecin, des enjeux financiers d'une institution hospitalière privée avec une couleur religieuse. Et de ma perspective, les motivations de certain.es, tels des requins, qui sentent le sang. 

Cette pièce n'est pas parfaite, avec des longueurs, mais au final, elle mérite définitivement qu'on l'a découvre.      

mardi 7 novembre 2023

Sur mes pas en danse: Sortie en demi teinte suite à ma rencontre avec "Jungle Book reimagined" chez Danse Danse.

 Je n'en étais pas à ma première rencontre avec une oeuvre de Akram Khan et mes souvenirs étaient fort positifs. Voilà donc pourquoi, mes pas et ma tête aussi, étaient d'entrain en me rendant au Théâtre Maisonneuve pour découvrir sa plus récente création, "Jungle Book reimagined". C'est donc bien assis dans "mon" siège en première rangée que j'attends que le rideau se lève sur sa version réimaginée du livre de la jungle, version qui durera plus de deux heures, entracte inclus. 

                                          Affiche de la soirée tirée du site de Danse Danse

De sa version de cette histoire, au final j'en sortirai à demi satisfait et voici pourquoi. Commençons par du positif, l'installation scénographique avec cette toile devant la scène sur laquelle il sera projetée des animations fort riches. Il y aura aussi des performances chorégraphiques impressionnantes et inspirées des différents interprètes (Maya Balam Meyong, Tom Davis-Dunn, Harry Theadora Foster, Filippo Franzese, Bianca Mikahil, Max Revell, Matthew Sandiford, Pui Yung Shum, Elpida Skourou, Holly Vallis, Jan Mikaela Villanueva et Luke Watson). 

Il en reste que cette histoire, on nous la raconte beaucoup en mots et ça, moi, de mettre dans "ma poche arrière" ma capacité à imaginer ce que je découvre, à ne pas y trouver mon sens à l'histoire, ça me refroidit ! Il y a aussi le fait que les dialogues énoncés étaient mis sur les lèvres muettes des interprètes. 

Bon au final, j'en reviens semi satisfait, mais je n'aurais pas voulu la rater cette rencontre !

vendredi 3 novembre 2023

Sur mes pas dans un territoire chorégraphique différent chez Tangente avec "Effet d'entraînement" !

 Pour cette proposition chorégraphique, "ma" gang de Tangente nous conviait à une proposition quelque peu différente, dans laquelle l'intelligence artificielle occupait une place importante, sinon centrale. Le Collectif LABORARE (Marine Theunissen, Raphaël Dely et Lauriane Cuello en régie et Marc-Antoine Auger, Guillaume Chapnick, Lea St-Pierrre, Pierre-Rodrigue Kwemi, Jacinthe Bellemarre, Laurent Marion, Giverny Welsch et Eric Vega à la performance) nous conviait à une proposition surprenante autant dans la forme que dans le "fond". 

Mais commençons par le début et mon entrée dans l'Espace Orange du Wilder, coussin fourni en main ! Nous sommes donc invités à prendre place autour d'un espace rectangulaire lumineux, de proche comme moi ou d'un peu plus loin comme d'autres. Je découvre dans l'espace des fils qui pendent jusqu'en bas ou qui s'arrêtent à mi-chemin. Le temps passe, le lieu se remplit et puis, une fois les mots de bienvenue de Laurane Van Branteghem énoncés, le tout débute. 

Dans ce qui suivra, en entrée de jeu, peu à peu, j'y trouve mon sens, soit le sens multiple du mot "connexion", soit connexion, déconnexion, reconnexion, non-connexion entre les êtres qui cohabitent par intermittence dans un territoire et leurs réactions. Tout cela enrobé par l'atmosphère sonore et lumineux de ce lieu qui je le découvrirai plus tard est en lien (ou qui réagit) avec les mouvements captés par cette caméra tout en haut, témoin "big brother" de ces moments. Et une fois ces interactions humaines révélées et bien en place, de ma perspective, le tout s'arrête !!!! Il s'en suit de l'arrivée dans l'espace de tous les artisans pour une période d'échange entre eux et elles. C'est à ce moment que je découvre le concept inusité et improvisé de l'œuvre qui demande aux interprètes de réagir aux réactions des algorithmes qui eux réagissent aux mouvements captés par cette caméra tout en haut. 

Une fois cette séance de clarification, fort utile, la deuxième partie se met en place avec de ma part une compréhension et une sensibilité rehaussées de ce qui se passe là juste devant moi. Dans les premiers moments, je tente d'établir des liens, mais rapidement, je me laisse aller à ce que je découvre, oubliant mon objectif d'établir des liens. Durant, deux moments m'intriguent particulièrement. D'abord, celui durant lequel, une des interprètes, marche tout en déplaçant "légèrement" le fil délimitant le lieu. L'autre durant lequel la même interprète s'insère dans ces fils qui pendent de tout en haut comme si elle voulait passer entre les mailles du filet ou s'y insérer ! Il y aura aussi quelques moments de rencontres fort riches. Mais le tout se termine pour laisser place à la deuxième rencontre des artisans avec cette fois la possibilité du public à poser des questions. De ces moments, émergent d'autres informations intéressantes pour mieux comprendre ce que nous venons de découvrir. 

                                           Crédit Mariana Frandsen fournie par Tangente

Mais parce que le temps passe et que la fin est toute proche, la troisième partie sera fort courte, comme un épilogue pour conclure ces rencontres dans ce monde "nouveau" dans lequel nous évoluons de façon interactive avec une entité nouvelle. 

Intrigué par un élément de la proposition, je pose ma question après ! Les gestes en liens avec ces fils, ont-ils influencé le cours de l'œuvre ? Et la réponse, me parlait particulièrement ! Et cette réponse est non, parce que les déplacements de ce ou ces fils, trop subtils, ne peuvent être captés comme si de ma perspective, il est encore possible d'échapper au regard de ce "big brother" !

Je repars fort satisfait de cette rencontre entre les arts vivants et les algorithmes qui me fait réfléchir sur le sens des nouvelles relations entre les humains et la "machine" !

dimanche 29 octobre 2023

Mon retour sur "NYX", conte circassien fascinant, peuplé de personnages féminins !

 En général, lorsque mes pas m'amènent à la TOHU, ils sont accompagnés de ma blonde et de nos petits-fils. Cette fois, c'est seulement avec ma blonde et cette sortie pour assister à "NYX" du Collectif Chimère (Johanne Madore et Pierre Przysiezniak), je la faisais parce que recommandée par Lucie Vigneault. Dans ce qui me sera proposé, il y aura des aspects chorégraphiques et cela m'aidait à surmonter une crainte permanente que je ressens lors de ce type de recommandation. Celle qu'un.e des artistes rate un mouvement et que je sois témoin d'une "catastrophe". 

Soyé.es rassuré.es en ce vendredi soir devant un parterre fort bien rempli par un public de tout âge, rien de fâcheux ne se produira, tout au contraire même ! 

                                                                 Tirée du site de la TOHU

Une fois les mots d'acceuil énoncés, de l'ombre émerge derrière un rideau celle qui débute son parcours narratif pour nous entraîner dans les différents numéros circassiens des différentes interprètes (Catherine Beaudet, Laurie Bérubé, Mathilde K. Richer, Leela Masuret, Andrea Ramirez Falcon, M. Leigh Rennels, Katarina Sobinkovicova). Tout au long, je suis porté, autant par la beauté de ce que je découvre que la poésie qui s'en dégage. Captivé aussi, et pas qu'un peu parce que, comme le dira ma blonde en fin de présentation, mon crayon sur mon calepin est resté totalement immobile tout au long. De ces moments de tissus aériens à ceux de celle qui tient tout en hauteur l'autre avec un seul point d'appui, je reste captivé !

En cette soirée, j'ai trouvé comment la danse et les arts circassiens pouvaient s'amalgamer pour me captiver et surtout repousser ma crainte du geste raté ! Peu de mots écrits, je le concède, mais de belles sensations ressenties, plein ! Merci Lucie !

Lorsque nos pas nous ramènent à la maison, une promesse, je me fais, la prochaine sortie à la TOHU sera pour bientôt et elle sera avec mes petits-fils. 

samedi 28 octobre 2023

Mon retour sur une rencontre "unique" et bien spéciale avec Alexandre Morin dans "Anatomie d'un moteur" !

Lorsque mes pas se dirigent jusqu'à l'Espace Bleu du Wilder de l'Agora de la danse, c'est pour découvrir un pan de vie familiale d'Alexandre Morin. De lui dans le passé, j'ai pu apprécier les pas sur scène et aussi les chorégraphies. Cette fois c'est de et avec lui que les choses se passent !

Dans sa famille, le descriptif de la proposition l'annonce clairement, "on est mécanicien-carrossier de père en fils" ! Si son frère a effectivement suivi les traces de son père, pour Alexandre, ses pas l'on amené à l'opposé, vers la danse. Si en entrée de jeu, ces deux univers sont fort différents, vous en conviendrez sûrement, il en reste qu'après avoir découvert ce que j'ai vu, je peux aussi affirmer, qu'ils ont aussi des ressemblances, soit la beauté et l'application des gestes. 

                                     Crédit Jonathan Goulet tirée du site de l'Agora de la danse

Donc, à mon entrée en salle, je trouve "ma" place en première rangée sur laquelle je trouve un feuillet papier de présentation que je range pour pouvoir le lire plus tard (ça j'aime ça !!!). Je découvre devant moi, à droite, un grand écran "juché" en hauteur et à droite un "objet" qui a tout, à mes yeux, d'un cheval mécanique ! Le temps passe et une musique d'ambiance se fait entendre. Le moment venu, tout discrètement, apparait à l'arrière, Alexandre Morin et puis après bu une gorgée d'eau, "glou, glou, dans le moteur !", il se dirige tout près de l'écran. Et sur cet écran sera projeté les gestes de son frère qui travaille sur la carrosserie d'une automobile. Pour peu qu'on y porte attention, et attention il y a (!), dans ces gestes montrés tout appliqués et qui peaufinent la matière métallique, une beauté qui a des allures de chorégraphie, j'y découvre. 

Dans ce qui suivra, de tableau en tableau, j'y vois le cheminement de celui qui est parti de sa famille pour évoluer ailleurs et ce dans tous les sens du terme ailleurs. Du parcours de celui qui a dévié de la tradition familiale de mécanicien-carrossier pour se diriger en danse, nous le voyons bien. Et ces gestes et ses mouvements, qu'il exécute avec talent, nous le font accompagner sur ce chemin vers un univers fort différent et cela appuyé par sa mère. Lorsqu'il enfourche le cheval mécanique, j'y vois une illustration fort riche, que dans la vie, il faut savoir s'accrocher pour aller de l'avant ! Durant ces moments aussi, nous entendrons une discussion entre les deux frères aux parcours professionnel différents dont l'importance et le contexte de réalisation m'est donné lors de la rencontre d'après représentation, rencontre fort riche elle aussi. À cette rencontre de l'équipe, Alexandre Morin, Jonathan  Goulet (conception musicale et vidéo) et Mathieu Leroux (dramaturgie), j'y apprends plein d'éléments intéressants, mais une question de ma part et non posée, m'intrigue. Et cette question est toute simple, si nous découvrons le parcours d'une vie tout au long de l'oeuvre, comment la création de "Anatomie d'un moteur" a changé le chorégraphe interprète ?

Dans cette oeuvre de docu-fiction amalgamant danse, théâtre et cinéma, chacun y trouvera ses clés d'interprétation pour séparer la docu de la fiction, ce qui personnellement me plaît particulièrement ! Au final, ma rencontre avec lui et eux (lui et son frère), ses confidences qu'il nous fait, surtout en gestes m'ont particulièrement plu et touché !

mardi 24 octobre 2023

Mon retour sur mes nombreux pas pour découvrir et apprécier différentes destinations de la "Journée ADÉSAQ" de Montréal !

Bien tranquillement installé chez moi, je reçois un « appel », un courriel plutôt, pour me confier une « mission » ! Prenant note attentivement de lobjectif de cette mission, je laccepte rapidement. Je devrai accompagner en deux temps (AM et PM), deux élèves de deux écoles membres de lAssociation des écoles supérieures d’art du Québec (ADÉSAQ) qui auront l’opportunité de découvrir des territoires culturels différents de ceux de leur programme actuel ! Une journée unique proposée par l’ADÉSAQ depuis quinze ans à Montréal et depuis l’année passée, à Québec.

Pause 

Si comme moi cette association, vous ne la connaissiez pas, sachez qu’en font partie : l’École de danse contemporaine de Montréal, l’École de musique Vincent-d’Indy, l’École nationale du cirque, l’École nationale de la chanson, l’École nationale de l’humour, l’École nationale de théâtre du Canada, l’École supérieure de ballet du Québec, le Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec, l’École de cirque de Québec, l’École de danse de Québec, l’École des arts numériques, de l’animation et du design, L’institut national de l’image et du son (L’inis) et Musitechnic et depuis peu, l’Institut des métiers d’art qui regroupe huit écoles-ateliers. Vous pouvez donc constater que ces écoles couvrent tout le spectre des arts ! 

 Fin de la pause 

Compte tenu de mon intérêt pour la danse, on me propose d’accompagner en matinée, Shô Araki de l’École supérieure du ballet du Québec dans sa découverte de L'inis. En après-midi, je rejoindrai Julianna Bryson, de l’École de danse contemporaine de Montréal à l’Espace VERRE. Le tout se terminera en début de soirée à l’École de musique Vincent-d’Indy pour un grand rassemblement. Cette proposition je l’accepte avec grand plaisir et après une petite recherche, je découvre que les deux étudiant.es, j’avais pu apprécier leurs performances, il y a peu de temps (mars 2023) dans « Colossus » de Stephanie Lake à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Cest donc tout aussi fébrile (de bien effectuer ma « mission ») quheureux que je me dirige en début de matinée, le 6 octobre dernier, jusquau hall dentrée de L'inis. Question de clarifier la raison de ma présence, je me présente aux responsables de la journée, parce que voyez-vous, mon âge est « un peu » plus élevé que les jeunes autour de moi ! Mais pas de problème, ma venue avait été annoncée. Parmi ces jeunes, se trouve Shô Araki à qui je me présente et son accueil est cordial, yeah !. Le moment venu, le groupe est invité à se diriger dans une salle pour y rencontrer celui qui expliquera le déroulement de la journée. Il est accompagné des quatre guides qui prendront en charge un groupe de quatre élèves pour effectuer les différentes étapes de production dun court métrage de deux minutes (du scénario, du tournage et du montage) qui sera présenté en soirée. Beau challenge, et au risque de divulgâcher, ce défi a été relevé avec brio par les quatre groupes.

Après que tous.tes se soient présenté.es en indiquant leur école, je constate de la grande diversité artistique du groupe (danse, cirque, théâtre, humour) ce qui, de ma perspective, promet de belles rencontres et de beaux échanges. Une fois notre groupe constitué (danse contemporaine, ballet, cirque et humour), notre guide assigné, le comédien professionnel attribué et les quelques contraintes choisies, nous nous dirigeons dans une salle, autour d’une table, pour débuter le brassage d’idées sur ce que sera ce court métrage.  

Après les premières indications transmises par notre guide, Pierre-Antoine Fournier, réalisateur expérimenté diplômé de L’inis en 2006, débute le brassage d’idées. Peu à peu, l’idée directrice émerge d’abord et cristallise ensuite. Suivant les conseils du guide, le tout se construit, chacun.e apportant ses idées et ses suggestions. Les lieux de tournage sont déterminés (dont une salle de bain !) et réservés ! De ma perspective d’observateur, je peux autant apprécier le sérieux que ces jeunes apportent à leur travail collectif que la qualité de leurs échanges, tout cela habilement dirigé par Pierre-Antoine. Une fois les principales décisions prises dont l’utilisation de la danse dans une des scènes et que le comédien soit arrivé, le processus de création débute, par conséquent, direction la salle de bain !

 


Les quatre membres de l’équipe alternent de position tout au long de l’obtention des différentes prises. Si durant les premiers moments, je ressens une certaine hésitation, rapidement, les choses se déroulent rondement. Les élèves d’un jour sont bien conseillés, au sujet des décisions de reprendre ou non une scène, compte tenu du temps qui passe sans merci ! Shô et ses collègues apportent leurs contributions, parfois de façon spontanée, d’autres fois, à la demande du guide du moment. Leurs premiers pas dans le septième art sont impressionnants de ma perspective.

Et puis arrive le moment de conclure ce premier des deux moments de tournage pour aller à la pause dîner. Et moi juste après, mes pas doivent se diriger vers ma deuxième destination de la journée, plus à l’ouest de la ville à l’Espace VERRE. Et c’est sans anicroches que je trouve mon chemin jusqu’à la rue Mill pour être accueilli par la directrice générale, madame Marina Dobel qui compte tenu de mon arrivée un peu hâtive (!), me présente son école et me fait faire une visite, fort intéressante, des lieux.

Je me rends ensuite jusqu’à un atelier dans lequel se trouvent déjà les étudiant.es en pleine action de création, dont Julianna Bryson que je salue rapidement parce qu’en plein travail, dans un atelier de chalumeau avec deux personnes pour les conseiller au besoin. L’atelier est une initiation au travail du verre au chalumeau : pour façonner des perles et des billes, de formats différents, avec une ou plusieurs couleurs. 

 


Les instructions du début semblent bien comprises parce que le tout se déroule rondement. Discrètement, je massois et ce qui me frappe d’abord est lapplication de tous.tes les participant.es ! Je découvre comment les principes physiques de rotation et de gravité sallient aux gestes et à la patience pour transformer, si bellement, la matière ! Même si lobjectif est de faire un « même » objet, en apparence, lintérêt à lexercice reste constant. 

Le tout se termine et nous sommes invité.es à nous diriger ailleurs pour assister à une démonstration de verre soufflé. Elle durera un peu plus d’une heure durant laquelle les mêmes principes physiques de rotation et gravité, mais à plus grande échelle seront utilisés. Nous observerons attentivement, le travail de Dylan Duchet, gradué de l’Espace VERRE et chef technicien qui manipule tout en patience et en finesse cette masse de verre qui grossit tout doucement. Et qui sans avertissement, se transforme en un objet qui surprend et impressionne tous les gens présents. « L’apparition » de cet objet est suivie par des applaudissements fort bien mérités. Je découvre fort personnellement que la patience est une des qualités nécessaires pour apprivoiser la matière et la transformer !

La journée se termine ainsi et mes pas accompagnés par ceux de Julianna, qui me partage les raisons de son arrivée à Montréal depuis son Edmonton natal et de son choix de la journée ! Nous nous dirigeons jusqu’à la dernière destination de cette longue mais fort riche et intéressante journée, l’École de musique Vincent-dIndy. Au programme de la soirée, retrouvailles des différent.es participant.es et présentation des créations faites durant la journée dont le court-métrage dont jai pu suivre les premières étapes de création.

Rapidement dans cette cafétéria, je peux apprécier des échanges fort animés compte tenu que les étudiant.es d’une même école n’ont pas fait les mêmes rencontres culturelles. Arrive la partie « protocolaire » de la soirée animée avec dynamisme par la directrice générale de l’ADÉSAQ, Chantal Boulanger ainsi que par Alex Lefaivre, conseiller technopédagogique et chargé de cours à l’École de musique Vincent-d’Indy. Il s’en suit la présentation des différentes créations de la journée que je découvre avec grand plaisir, avec un petit plus pour le court métrage de « ma » gang du matin avec les mouvements de danse que la porte de la salle de bain m’avait empêché de voir. Une fois les présentations complétées, mes pas me ramènent, fort heureux, à la maison avec la sensation d’avoir été témoin privilégié de moments de découvertes. 

Mon expérience de pédagogue m’a montré que les jeunes n’ont pas qu’un seul talent et que de l’avis de Shô et de Julianna que j’ai pu accompagner, iels ont grandement apprécié leurs « pas » dans un monde artistique différent de celui dont iels complètent leur étude. De ma perspective, voilà une journée qui leur laissera des traces fort importantes !

Et si vous aussi, avez une fibre artistique, peu importe votre âge, sachez que sur le site internet de l’ADÉSAQ (adesaq.com), vous découvrirez que plus de 30 000 individus fréquentent l’une ou l’autre de ces écoles dont plusieurs dans le cadre d’activités récréatives en plus des deux mille étudiant.es inscrit.es à la formation supérieure.

 

samedi 21 octobre 2023

Sur mes pas en danse et au théâtre avec "Past Rooms" de Skeels Danse !

Pour sa deuxième proposition de cette saison, Danse Danse nous ramène dans la Cinquième Salle de la Place des Arts, salle qui a été réouverte depuis peu, suite à des rénovations. En cette soirée de première, le hall d'entrée bourdonne d'activités et une fois les portes de la salle ouvertes, je me dirige à "mon" siège B8, celui que j'occuperai tout au long de la saison. Au programme "Past Rooms" d'Andrew Skeels, sa plus récente création. De ce chorégraphe, j'ai pu découvrir bon nombres de ses créations dont "[d]eux" dans laquelle il interprétait avec Charles Brecard et que j'avais beaucoup apprécié, malgré que je l'avais découverte en ligne ("because pandémie "!), gracieuseté de Danse Danse !

Me voilà bien assis en attente du début pendant toutes et tous trouvent place. Et puis au moment où le tout débute, je découvre un décor fort riche en accessoires, tout théâtral !

Pause

Pour peu que vous me connaissez, vous savez déjà que la danse, j'aime cela sans trop de fioritures scéniques. Et devant moi, plein de "choses" qui accompagnent les interprètes ( Jean-Sébastien Couture, Marilyne Cyr, Jose Flores, Danny Morissette, Silvia Sanchez et Anna Sanchez). Donc, Robert concentre toi sur la danse, s.v.p. !!!

Fin de la pause

                                   Crédit Damián Siqueiros, tirée du site de Danse Danse

Ainsi donc dans cet appartement d'une autre époque, je découvre d'une part la nonchalance de l'un et la tristesse de l'autre qui cohabite sans s'influencer. Dans ce qui suivra, je découvre une représentation de notre monde actuel, dans lequel, le drame  des uns se déroule simultanément avec la joie insouciante des autres ! Si la trame narrative m'a fait quelque peu "galérer" en début de présentation, les performances des différents interprètes, elle m 'a rejointe rapidement. La polyvalence de Jean-Sébastien Couture (ex premier danseur des Grands Ballets Canadiens) est définitivement à mentionner.

Au final, le contraste du destin tragique de l'un et de l'indifférence des autres, j'ai réussi une fois, bien mijoté en moi, à apprécier. Pour cela, merci aussi à Sophie Jama pour son retour fort riche dont je vous propose la lecture sur le site de "pieuvre.ca" ( https://www.pieuvre.ca/2023/10/19/culturel-danse-skeels-past-rooms/?fbclid=IwAR1UGau-L-phJchZZsegy_bS7Hek8txxb7qzgdc7UElK0DEfbSKQshGAGt0).

Au final, une soirée qui m'a quelque peu déstabilisé, mais qui une fois en moi, a muri pour se transformer en une rencontre intéressante.