lundi 3 août 2020

Sur mes pas au Festival des Arts de Saint-Sauveur: Un programme double air-eau contrasté

Question de circonstances, c'est à la suite que j'ai visionné les deux plus récentes propositions du Festival des Arts de Saint-Sauveur. Et je l'ai fait deux fois plutôt qu'une compte-tenu de la complémentarité des univers proposés ! D'abord, "Solitude" de la chorégraphe interprète Margie Gillis, de la compositrice Marie-Pierre Brasset et Elvira Misbakhova au violon alto qui mise sur l'eau comme pivot créateur. Ensuite, "Le vol de l'épervier" de la chorégraphe interprète Vanesa G.R. Montoya, du compositeur François-Hugues Leclair et Mélanie Harel au cor anglais.



Toujours intéressant, même avec un petit écran de découvrir et apprécier une performance de cette grande dame qu'est Margie Gillis. Et si à ces deux interprètes, nous ajoutons le facteur aqueux, soit ce petit lac ou ce ruisseau, il y a là tous les ingrédients pour nous faire ressentir les émotions de ce qui peut unir ou séparer. Cette femme est à la recherche, mais malgré ses gestes la rencontre n'arrivera pas. Et son visage tout expressif, comme pour ses gestes, nous le fait bien ressentir. Pour moi, même au troisième visionnement, les émotions étaient encore présentes. J'ai suivi, pas à pas, cette histoire de rapprochement d'étang en ruisseau avec la musicienne pour ensuite se transformer en éloignement jusqu'à la finale fort interpellante. Impossible pour moi de ne pas mentionner l'engagement de cette grande dame de la danse contemporaine qui a "plongé" au propre comme au figuré dans cette oeuvre !

Après l'utilisation de l'eau comme thème d'unification de la création, "Le vol de l'épervier" prenait appui sur l'air pour nous présenter un autre aspect de la solitude, celle que l'on veut, comme Icare fuir par la voie des airs. Chacune sur leur plate-forme, à distance, la musicienne et la danseuse établissent leur relation. Cette jeune femme qui veut fuir sa solitude portée par les ondes musicales, tel un épervier, avec des moments de silence et de "vol plané", nous en suivons chacun des mouvements. Et à l'inverse de la première oeuvre de ce texte, on sent de l'optimiste dans la finale !

Décidément, le Camp YMCA Kanawana de Saint-Sauveur recèle plein d'endroits différents qui permettent une diversité de propositions fort riches en symboles. Et si vous m'avez lu jusqu'ici, vous devriez vous y plonger ou vous envoler dans ces propositions courtes mais si riches.

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