samedi 30 décembre 2023

Sur mes pas au cinéma et être conquis par "Et la fête continue " !

 Une petite éclaircie dans l'agenda s'est présentée à nous et par conséquent,nous en avons profité pour nous rendre à "notre" cinéma Beaubien pour assister à la projection de "Et la fête continue" de Robert Guédiquian. Il y avait dans la description, un quelque chose qui nous attirait sur l'engagement humain et dont je suspectais un "feel good movie". Et au final, de cette histoire qui suintait l'humanisme, j'en suis ressorti comblé ! 

Tout autour de cette femme engagée il y aura ses deux fils, arméniens jusqu'au bout des ongles et aussi un frère fort sympathique. Il y a aussi cette jeune femme très engagée, amoureuse d'un de ses fils et son père, libraire à la retraite. Le tout se passe dans la ville de Marseille, terre d'arrivée de nombreux immigrants, après l'effondrement d'un immeuble délabré, avec des gens qui y vivaient.

                                 Photo tirée du site du devoir et fournie par K-Film
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Le tout s'est vraiment passé et le réalisateur s'y est appuyé pour faire son film.

Fin de la pause

Avec des performances solides et crédibles de tous les interprètes dont Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin et Lola Naymark, j'ai été captif de leurs émotions et de leurs actions. J'ai aussi été souvent touché tout au long. 

Au final, rien ne pouvait mieux finir mon année culturelle, parce que de l'espoir, j'en ai grand besoin !

jeudi 28 décembre 2023

Sur mes pas au cirque à la TOHU pour découvrir une belle illustration d'un "Camping" !

Pour ma dernière sortie culturelle d'une année fort bien remplie, nos pas de grands-parents étaient accompagnés de ceux de nos petits-fils, pour se diriger jusqu'à la TOHU. Au programme "Camping" de la compagnie Le Théâtre à Tempo qui était annoncé pour tout public, ce qui s'est avéré, au final, tout à fait vrai. 

Donc bien installés sur nos sièges dans l'estrade, section 1, nous voyons tout autour les sièges qui trouvent preneuses et preneurs. Et aussi nous découvrons sur la scène, cet espace "camping", fort visible tout en haut, l'affiche "fermé" ! Une fois les mots d'accueil énoncés, nous arrivent ces trois hommes qui assemblent de petites chaises métalliques, de façon fort fragile de ma perspective, pour permettre à l'un d'eux de les gravir, pendant que moi et d'autres, j'en suis certain que nous, retenions notre souffle, pour la mettre avec succès en mode "OUVERT" !

                                    Crédit JF Savaria tirée du site de la TOHU

Il s'en suit une série de tableaux de "vie" de cette communauté (Colin André-Hériaud, Pauline Baud, Guillaume Berger-Sidwell, Thomas Blacharz, Aaron Dewitt, Philibert Hébert-Filion, Frédéric Lemieux-Cormier, Joy Powers, Angel Solis, Myriam Sutton, Annie Trudeau, Jérémy Vitupier) qui passe de moments d'acrobatie à d'autres plus amusants. Difficile de résumer ces moments durant lesquels, l'un ou/et l'autre performent et que d'autres jouent d'un instrument de musique.

Pour ma part, pas trop amateur d'œuvres circassiennes, parce que j'ai trop peur aux faux mouvements ou à la chute, cette gang a réussi avec son enrobage toute humaniste à balayer mes frayeurs ! De cette présentation en deux parties, de l'avis unanime de ma "tribu", c'est la deuxième partie qui a suscité le plus d'approbation avec ce couple qui repart chacun de son côté ou de celui réconcilié grâce à la collaboration de trois spectateurs. Sans oublier les salutations originales et fort bien réussies et la remise en mode fermé de l'affiche!

 J'ai beaucoup apprécié la signature toute humaniste de Geneviève Kérouac (mise en scène idéation) pour rendre ce terrain de camping circassien un lieu fort attrayant. Un peu déçu d'apprendre cependant qu'après plus de trois cents représentations (beaucoup et peu en même temps !), la troupe explorera d'autres territoires, parce que voilà une œuvre qui mérite d'être vue et revue par le plus grand nombre.

Au final, une fort belle sortie à la TOHU qui a toute les allures de devenir une tradition !

vendredi 22 décembre 2023

Quand Noël se fait "VAZU" grâce à Hugo Fréjabise et la compagnie Joussour !

Depuis ma première rencontre avec Hugo Fréjabise et sa gang dans un parc de Montréal, il y a plus de trois ans en pleine pandémie, mes pas m'ont régulièrement porté à l'une ou l'autre de leurs propositions. Parmi celles-ci, récemment (octobre dernier) "Equinoxe" dans la salle Jean-Claude-Germain du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui et aussi il y a un an, "Retour à la neige", cette dernière, présentée comme une "comédie noire inspirée des pièces traditionnelles occitanes et des contes qui reprennent les figures religieuses dans la période de Noël" et que j'avais beaucoup appréciée !

Ainsi donc encore cette année, malgré un automne assez occupé, le groupe nous propose une autre version "noire" de cette fête traditionnelle et à cette invitation, j'ai dit oui sans hésiter. Ainsi donc, en bonne compagnie, mes pas m'amènent jusqu'au hall d'entrée de l'auditorium du Patro Villeray pour découvrir "VAZU (show de Noël) de Hugo Fréjabise assisté d'Anna Sanchez à la mise en scène et interprété par Pierre-Alexis St-Georges, Esther Duplessis, Zoé Boudou, Sara Naïm, Léa Mirana-Metz, Félix-Antoine Cantin, Jean-Luc Terriault, Simon Thibaud-Ceccarello.

Le hall d'entrée du lieu, habituellement fort neutre, est complètement transformé, avec des lumières tamisées et des sofas aussi. Nous aurons droit aussi, en attente pour entrer en salle à un verre de vin chaud bien aromatisé. Dans ce hall, je reconnais, entre autre, l'auteur de la pièce, en déplacements réguliers et des interprètes en mode préparation. Le moment venu, nous sommes invité.es à prendre place dans la salle pendant que sur scène, dansent sur un rythme effréné les participant.es à cette rencontre de Noël ! Comme l''annonce l'indiquait, nous sommes témoins des retrouvailles, d' "Un étrange petit groupe (qui) se retrouve dans un étrange petit club, au sous-sol de quelque part, pour essayer, comme chaque année, de vivre la magie de Noël.". Je découvre aussi des chaises autour et aussi derrière un "drôle" de sapin !

                                                       Fournie par Hugo Fréjabise

Et puis arrive notre hôte (Hugo Fréjabise) qui annonce que malgré un automne occupé, la tradition prime sur tout, donc un mois d'écriture et de préparation pour nous présenter ce qui suivra (en mode lecture) !

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Malgré le mode lecture, la pièce sera fort dynamique et reflète bien la qualité et la richesse du texte, point fort de l'auteur !

Fin de la pause

Et puis débute la rencontre de ce groupe dont Batman, Chevalière, Néo et Blanche Neige (Zoé Boudou, mon coup de cœur de la soirée ) en attente de l'arrivée de quelqu'un et aussi de la distribution des cadeaux de Noël ! De ce groupe en attente, chacun.e ira à tour de rôle au lutrin derrière le "drôle" de sapin, décrit comme déplumé (!). Tout au long aussi,  je suis les échanges verbaux et aussi les interactions entre eux et elles. Le réalisme et l'imaginaire se côtoient et l'arrivée sur scène de cette dinde pas cuite qui n'en a pas les allures dans son emballage de poulet précuit me fait découvrir un des moments forts de leur rencontre.

Et quand tout et chacun, spectatrices et spectateurs inclu.ses n'ont plus d'espoir, le Père Noël "de par la cheminée ?", apparaît et nous propose sa réflexion sur ce que nous pouvons percevoir et ce qui existe ou pas vraiment. Le tout se termine finalement dans une finale que je garde pour moi ! 

Au final, une soirée fort riche avec un texte qui malgré le fait que j'en ai échappé des bouts dont dans la finale avec une musique qui compétitionnait les mots. J'en reviens satisfait et je ne peux qu'espérer que le dicton, jamais deux sans trois, s'avère vrai pour l'an prochain !

jeudi 21 décembre 2023

Mon retour sur une soirée plein de "courts" à mon Collège (Ahuntsic) !

 La proposition est passée sur mon fil FB et je l'ai attrapée au vol, d'autant que ma soirée était libre. Je pourrai découvrir les créations des élèves de troisième session et les finissantes du programme Cinéma de mon collège. Ainsi donc, mes pas m'amènent jusqu'aux portes de "L'Espace de la vrai monde" du collège en attente de prendre place pour découvrir les différentes perspectives cinématographiques de ces jeunes.


                                        Tirée du site du programme du Collège Ahuntsic

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Je voudrais souligner en passant que dans cet espace, sont présentées différentes propositions culturelles fort intéressantes (dont chorégraphiques) par Mélissa Pietracupa et son équipe. Un lieu de diffusion dans la partie nord de la ville, ça mérite d'être souligné ! Juste pour vous, voici le lien pour découvrir la programmation de la prochaine saison. https://www.collegeahuntsic.qc.ca/services-au-public/auditorium-le-vrai-monde/programmation-et-billetterie

Fin de la pause

Les portes s'ouvrent et c'est assis avec deux des profs du programme que je découvrirai "plein" de courts métrages. Après les paroles d'accueil, devant une salle bien remplie d'élèves, de leurs ami.es et de leurs proches aussi, nous aurons droit d'abord aux coups de coeur des réalisations des élèves de première session et aussi de deuxième session, présentées la veille. 

Après les mots de l'animateur de la soirée, finissant lui-même, il s'en suit les courts métrages de chacun.e des élèves de troisième session. Particularité intéressante, en trio, chacun.e effectue un rôle pour les autres. Nous aurons donc droit en deux parties, séparées par un entracte fort pertinent pour reprendre son "souffle", à coup de 3 à 4 minutes, à des courts qui nous sont présentés en rafale. Difficile de conserver des "images" de chacun, mais, au final, nous avons droit à une incursion dans différents univers, parfois sombres, aussi noirs, mais pas seulement, aussi lumineux et intéressants. Le temps passe rapidement tout au long de cette incursion dans la diversité des univers de ces jeunes.

Le visionnement des oeuvres des élèves de troisième session complété, nous avons droit à la présentation de la plus récente édition de la revue Synopsis qui demande aux finissant.es de troquer la caméra pour le stylo ou le clavier et proposer des articles de revue ou des critiques. Dans cette brève présentation, j'ai vu un article sur un des films québécois que j'ai vu récemment, à lire donc !

Le tout se termine par la présentation des deux créations des finissant.es (rappel à tout.es, la session automne est la session décalée, donc avec un petit nombre de finissant.es). 

Deux propositions qui chacune à leur façon me rejoignent. La première, fort touchante, avec ce mime qui une fois en "habit" s'expose au Square St-Louis pour ensuite "s'exprimer" dans une buanderette. Et la deuxième fort percutante avec une jeune femme "en mission". Une fois les applaudissements complétés les finissant.es montent sur scène pour entraîner une autre salve d'applaudissements et de la prise de photos remplies de sourires !

Et moi, mes pas reprennent le chemin de la maison avec plein d'images en tête enrobées de satisfaction. 

mercredi 20 décembre 2023

Sur mes pas réels et "virtuels" pour découvrir la plus récente édition de "Cru d'automne" des interprètes de troisième année de l'EDCM !

Tout étant dans tout, lorsque mes pas attendaient pour entrer en salle, je discutais avec une finissante de l'EDCM qui avait dansé dans une édition passée de "Cru d'automne" ! Un de nos sujets de discussion, les tendances en danse contemporaine, à celles du passé qui, entre autres, faisaient participer le spectateur (ce qui m'est arrivé souvent) et nous n'arrivions pas à trouver celle qui a court présentement. Il en reste que les portes se sont ouvertes et que je me suis dirigé à "mon" siège en première rangée. 

Au programme de la soirée, trois propositions, d'abord "PAN-PAN ALLA SCALA" de Jessica Serli, en collaboration avec les interprètes, Rosalie Boivin, Léa Boudreau, Ambre Dupuis, Jean-François Gilède, Tom Godefroid, Charlotte Mégardon, Manon Scialfa. Ensuite "LA VRAIE HISTOIRE DES DANSES DANGEREUSES…" de Jean-Benoit Labrecque avec Gabrielle Bouchard, Julianna Bryson, Clodie Lambert, Rosalie Lamoureux, Jules Talavera, Alex Turcotte, Anna Vauquier. La soirée se terminera avec FOURTEEN  de la compagnie PARTS+LABOUR_DANSE (Emily Gualtieri et de David Albert-Toth) avec le groupe au complet. 

                                      Julianna Bryson et Tom Godefroid par Maxime Côté

Le temps que les gens prennent place, je peux découvrir devant moi une scène toute blanche sur laquelle se trouvaient deux chaises vides.  Et puis "PAN-PAN ALLA SCALA" débute avec "l'apparition" sur la scène de six personnages immobiles. Peu à peu, les gestes se font présents et dans ce qui suivra, avec une touche d'accessoires, j'y vois une éclatante illustration de ce que nous sommes, de la place qu'on occupe dans ce monde, du rôle attendu ou celui espéré ! Des moments de révolte, des gestes libérés, tout cela dans la mise en valeur de l'individualisme et du collectif dans un monde en pleine évolution comme la trame musicale me le suggérait !

Après une courte pause, "LA VRAIE HISTOIRE DES DANSES DANGEREUSES…" avec l'arrivée d'un des interprètes qui avec sa valise prend possession de la scène et de notre attention. sur la chanson "On prend toujours un train pour quelque part" interprétée par Gilbert Bécaud. Et nous à sa suite, sommes entraînés dans une suite de tableaux de groupe et aussi individuels qui met en valeur chacun.e des interprètes avec leurs costumes caractéristiques. Impossible de rester impassible devant ce gâteau habilement présenté ou cette mise en posture corporelle fort sympathique. 

Pause

Je revois avec plaisir durant ces moments, Julianna Bryson que j'avais eu la chance d'accompagner un peu plus tôt cette année lors de la journée ADESAQ lors de son passage à L'Espace Verre. 

 ( https://surlespasduspectateur.blogspot.com/2023/10/mon-retour-sur-mes-nombreux-pas-pour.html) 

Cette fois, c'est juste devant moi que je découvrirai, encore une fois, sa performance !

Fin de la pause

Navigant d'un univers musical à l'autre, je les suis avec grand plaisir jusqu'au point final de l'oeuvre qui telle une courte pointe m'a présentée (peut-être !) un aspect de la personnalité de chacun.e ! 

En quittant la salle pour la pause, "révélation" suite à ces deux prestations, la nouvelle tendance m'est "apparue" et c'est selon moi la théâtralité qui colore de plus en plus les oeuvres chorégraphiques actuelles. Ce qui m'a été confirmé par mon interlocutrice qui a néanmoins ajouté "les paillettes" !

De retour en salle pour découvrir, "FOURTEEN", la dernière partie de la soirée concoctée par Emily Gualtieri et de David Albert-Toth. Devant moi, l'espace scénique est complètement recouverte d'une bâche noire avec plusieurs endroits légèrement surélevés. En symbiose, de ma perspective, avec le monde actuel dont l'avenir est particulièrement sombre sinon noir. Et peu à peu, émergent de cette bâche, des corps comme si ces jeunes osaient ! "Émergeant, explorant, disparaissant, manipulant. Avec aisance et effort, se hissant, glissant, s’enlaçant, fonçant. Quatorze manières.", annonçait le programme et c'est bien ce que j'ai vu des gestes et des mouvements de ces treize jeunes !

Autre pause

Il y avait bien treize interprètes, malgré le titre et l'explication de cette différence m'est "apparue" lors du salut final, parce qu'en plus des interprètes, se joindront Isabelle Poirier (au conseil à la création et à l'interprétation des trois oeuvres) et une jeune interprète qui ne devait pas pouvoir performer ! Comme quoi la vie peut être parfois "cruelle" !

Fin de l'autre pause

Ainsi donc peu à peu, les corps émergent et s'affirment en des gestes "aériens", libérant le sol de cette "trace" toute noire pour y donner une blancheur de libération. Et puis, le point d'orgue à leur travail, le rideau noir en arrière scène est aussi retiré pour rendre l'avenir prometteur ! Le tout se termine sur la "mise au point" sans appel ! Comment ne pas apprécier finir cette soirée avec une belle touche "colorée" d'espoir !

Au final, une très belle soirée qui autant de mon siège en première rangée que de derrière mon écran (avec les différentes perspectives proposées) m'a permis de découvrir des jeunes dont le travail et talent sont impressionnants ! Au plaisir de les revoir pour leurs prestations de fin d'étude et après aussi !

lundi 18 décembre 2023

Sur mes pas "virtuels" pour découvrir "Les danses de la mi-chemin + Fly 2023" de l'EDCM !

 Mon agenda était fort encombré, mais il arrive que les choses se passent pour le mieux. Donc, incapable de me rendre jusqu'au Wilder pour découvrir le résultat du travail des élèves de deuxième année, là devant moi, j'ai profité de la possibilité de le voir en ligne et deux fois plutôt qu'une ! En plus des deux propositions de ces élèves (par James Viveiros et Amaia Elizaran) , au programme, le résultat du laboratoire de création Fly dédié à l’insertion professionnelle par six interprètes récemment diplômé.es de l’EDCM (Meggie Cloutier-Hamel, Benjamin Harvey, Camille Huang, Nils Levazeux, Evelynn Yan, Jérôme Zerges) qui présenteront une création de Béatrice Larrivée. Des trois chorégraphes, un seul m'était connu, soit James Viveiros que je l'avais aussi vu comme interprète, par conséquent, une occasion supplémentaire de découvrir de "nouveaux territoires chorégraphiques" !

                               Photo de Ezra Guerrier par Julie Artacho tirée du site de l'EDCM<

Le tout débute avec "In a loop" d'Amaia Elizaran par le groupe de deuxième année, soient, Clara Biernacki, Iban Bourgoin, Oly Dion, Ludovic Germain-Thivierge, Ezra Guerrier, Alice Larrière, Michelle Lucero Moris, Kate Manns, Jane Millette, Olivier Péloquin, Apolline Saulnier, Hortense Sierka, Clara Truong, Clara Urquhart. 

Pause

Si comme moi, vous ne connaissiez pas cette chorégraphe, je vous partage ce que j'ai découvert sur le site de l'EDCM. "Amaia Elizaran est une interprète et chorégraphe basque ayant créé sept pièces originales en danse contemporaine et participé à différents projets culturels au cours des dix dernières années."

Fin de la pause

La proposition de façon fort solennelle avec l'arrivée graduelle de ces "corps" aux mouvements lents sur les carrées blancs lumineux. Il s'en suit, pour moi, des images de rencontre. J'y découvre la richesse de ces mouvements au sol et d'acceptation douce de leur perspective. Tout au long, portée une trame sonore fort riche, l'ondulation harmonieuse de ces corps a sur moi, tout au loin, un effet apaisant. Et moi habitué de la première rangée, je découvre devant sur mon écran, une perspective fort belle de tout en haut ! Comment aussi ne pas mentionner ce court moment durant lequel une ligne se forme par le groupe qui, de ma perspective dégage une émotion palpable. Le tout se termine avec une finale dans laquelle je découvre l'unicité qui émerge de la diversité. Voilà une proposition qui ne veut pas, selon moi, impressionner par son éclat, mais plutôt par sa douceur et le groupe nous l'a bien rendu.

Il s'en suit "Le temps de" de Béatrice Larrivée. Les corps,, séparés dans l'espace, apparaissent et peu à peu, de lente éclosion, se mettent en mouvements. Je ressens la retenue des gestes, une retenue impulsive, comme si prendre "Le temps de", mobilisait une énergie intérieure, en vue d'un destin à venir, ensemble. Et c'est ce que je découvre dans ce qui suit, un envol harmonieux, tout en pulsions et impulsions ! Et cela se termine avec une question qui émerge, peu à peu en moi, de nous que devient-on ?

Le présentation se termine avec le retour sur scène du groupe de deuxième année qui incarnera "INTIMACY – INTO-ME-YOU-SEE" de James Viveiros. Comme l'indique le programme de la soirée, "Le point de départ de cette danse vient d’un texte d’Alan Watts intitulé Falling into Love. La résonance de sa voix, l’action, ainsi que l’énergie qui se cachent derrière ses mots sont inspirants, tout comme le talent, la poésie, l’intrépidité et le courage des interprètes." Rapidement un tableau me captive, soit celui durant lequel tous les corps se présentent dans une ligne en action pour faire face, ouf !!! Il s'en suit des modulations de groupe, des expressions faciales, une réponse chorégraphique aux défis qui se pointent à nous, tout.es ! Et ce que le groupe me présente comme réponse est que malgré que nous sommes seul.es, rien n'est possible, sinon ensemble dans la bienveillance mutuelle et le "care" collectif. L'intention du chorégraphe, "Cette danse se veut un terrain de jeu où les interprètes peuvent s’élever, tomber, s’engager, vibrer, rayonner, s’abandonner, se laisser aller et exister dans un état de présence radicale." a été bien comprise et m'a rejointe, tout au loin, devant mon écran !

Au final, des oeuvres chorégraphiques inspirées et inspirantes qui m'ont ravi, merci à vous !

mercredi 13 décembre 2023

Sur mes pas "dans le grand nord" pour découvrir TAUTUKTAVUK (SOUS NOS YEUX) !

 Je me souviens encore et très bien de cette rencontre organisée à "mon" collège (Ahuntsic) qui portait sur la justice réparatrice avec des femmes autochtones. Elles témoignaient de leur passé, de leur vécu, face à des moments très difficiles qu'elles avaient vécus ! Et ce qui m'avait le plus frappé tout au long de leur témoignage était la douceur, malgré la dureté de leur propos. Impossible de revenir de cette rencontre sans avoir été touché et transformé aussi. 

Lorsque m'est apparue l'opportunité de visionner le film "Tautuktavuk (Sous nos yeux)" de Carol Kunnuk & Lucy Tulugarjuk "qui explore les questions de violence domestique et de toxicomanie du point de vue de deux soeurs inuites.", j'ai dit oui, sans hésiter ! Et c'est sans hésitation que je le recommande !

Affiche, gracieuseté de Raison Média

Revenant aux derniers moments du confinement de l'épidémie de COVID, nous avons droit aux échanges "zoom" entre deux sœurs. Rapidement, je ressens leur profonde affection mutuelle. Peu à peu, par leurs échanges, nous découvrirons par petites touches des pans de vies difficiles gâchés par la consommation d'alcool de l'une d'elle et de sa nouvelle vie tout en sobriété ! 

Il y a aussi des souvenirs terribles qui émergent, mais surtout des retrouvailles touchantes avec leurs familles. Ce qui frappe est la beauté des paysages du grand nord au Nunavut. Par conséquent, je me promets, et sans faute, d'aller le découvrir dans les prochains mois, sur grand écran. Ces deux femmes et leurs proches nous proposent une rencontre qui fait grand bien et ça serait bien dommage de s'en priver.