Mère Nature, elle aussi voulait la célébrer cette journée ! Par conséquent, c'est par un temps ensoleillé que mes pas m'ont amené à deux présentations publiques pour l'occasion.
Premier arrêt, après quelques détours, l'Agora centrale du Pavillon Judith Jasmin de l'UQAM pour découvrir "Boudoir et compagnie" de Lila Geneix, interprété par Anna Erbibou, Alice Marroquin Ethier et Danae Serinet Barrera. L'espace est libre, peu de gens déjà présents, mais une console et un haut-parleur indiquent bien que je suis au bon endroit. Je prend place et une fois assis, arrivent la chorégraphe et ses interprètes. Elles établissent leurs repères et moi, fort attentif, je trouve la bonne place pendant qu'à côté, les gens passent, portés par leur occupation. Je suis rejoint par d'autres et nous nous mettons en mode attente.
Le moment venu, nous avons droit aux présentations d'usage d'Alain Bolduc (du Département de danse) et d'extraits du texte fort beau et inspiré de Louise Lecavalier composé pour cette journée. Et juste après "Boudoir et compagnie" débute avec l'arrivée de ces trois femmes, toutes majestueuses de leurs gestes et qui prennent la pose, sur la balustrade, à distance les unes des autres. Elles commence à s'exprimer "muettement" au son d'une musique classique et se rapprochent pour finir toutes ensemble, avec un "pause" sur l'image, soit un tableau des "grâces du siècle dernier en ré majeur" !
Et de leur piédestal, elles viennent vers nous, jusqu'à nous, jusqu'à moi aussi ! Je serai donc invité, avec d'autres, à participer en mouvements à cette oeuvre par une de ces femmes (Anna, tout sourire). D'abord surpris, déstabilisé, je peine à suivre les indications pourtant fort précises de ma guide. Moi, qui pourtant juste un moment avant, trouvait qu'il y avait trop peu de spectateurs, tout à coup, il y en avait beaucoup, témoins de mes gestes incertains et malhabiles. Mais peu à peu, je prends le contrôle de mon corps et de mes gestes pour arriver à suivre approximativement le cours des mouvements des autres !
Et puis, ces femmes nous ramènent à nos sièges et retournent en haut dans leur boudoir, "leur petit salon intime" pour dans leur intimité, nous montrer que derrière la prestance des gestes, elles peuvent aussi être entraînées dans la décadence de leur nature intime. Comme quoi, elles et moi, nous ne sommes pas parfaits !
Une oeuvre en trois temps, fort appropriée pour cette journée, en nous incluant dans la danse, qui a fort bien mérité les applaudissements qui ont suivis. De ces jeunes femmes qui l'an prochain, compléteront leurs études (Bac. en danse), l'avenir semble prometteur et moi, promis, je serai là, très intéressé, pour en découvrir les prochains pas en interprétation ou en création.
Je me remets en marche pour me diriger jusqu'à la Place des Festivals pour assister à "JoBlo" avec les 330 élèves de l'école Lanaudière (sur le Plateau Mont-Royal). Projet fort beau porté par ma gang de Tangente et mis en mouvements par Philippe Meunier et Ian Yaworski, accompagnés par des diplômé.es de l'École de Danse Contemporaine de Montréal. Sans oublier les profs de cette école, fort présents et alertes (je peux en témoigner), durant la préparation, avant, et le moment de prestation.
"J'aurais voulu être un danseur et faire la Place des festivals", voici ce que ne pourront pas chanter ces 300 élèves de l'École Lanaudière. Et c'est sous un beau soleil et devant un public fort nombreux que ces élèves nous ont présenté leur création qui a touché ma fibre de spectateur et de grand-père. Une dizaine de minutes durant laquelle, ils nous proposent des tableaux riches en symboles et mouvements. Tout autour, la foule nombreuse écoute, regarde et aussi, capte ses moments. Certains le font par leurs "bidules" intelligents, d'autres, comme moi, seulement par leurs sens et leurs émotions. Un moment trop court, mais fort riche et porteur d'espoir. Et c'est sur cet espoir, que je quitte cet endroit, plus léger, heureux.
De ces deux moments, je peux conclure que la danse et la jeunesse sont deux éléments essentiels pour espérer en des jours meilleurs. Le soleil tout en haut dans cette journée (probablement la seule, où il sera présent) semble m'appuyer !
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lundi 29 avril 2019
Sur mes pas de spectateur en cette Journée internationale de la danse !
mardi 1 mai 2018
Sur mes pas en danse: Une première sortie extérieure de la saison bien réussie
La journée internationale de la danse, c'était dimanche dernier, mais les festivités avaient commencé deux jours plus tôt pour le Département de danse de l'UQAM qui présentait "hors les murs" et loin de son territoire, rue Cherrier, deux oeuvres de et avec ses étudiant.es. Au programme, en ce vendredi après-midi frisquet, d'abord, "Gélatine" d’Alice Blanchet-Gavouyère, avec Maude Archambault-Wakil, Penélope Desjardins, Juliette LeFoll, Olivier Rousseau et Kali Trudel et ensuite, "Le manifeste du Moi" de Lila Geneix avec Elise Daubié, Léa Dargis Deschesnes, Alice Marroquin Ethier, Danaé Serinet Barrera. Leurs prestations se faisaient dans le Jardin intérieur (qui est à l'extérieur, en fait !) du Pavillon J.A. DeSève, que je découvrais pour l'occasion.
J'arrive donc au bon endroit qui est assez désert, puisque "Miss Météo" garde juste pour elle, des rayons de soleil et quelques degrés Celcius qui, tous les deux, seraient fort appréciés. Peu importe, j'y suis et toute la gang qui "performera" aussi. Les préparatifs vont bon train, les mouvements d'échauffement aussi et, pour un très court moment j'y participe, aux préparatifs évidemment !!! Je trouve "ma" place et m'y installe.
Arrive le moment de débuter, devant trop peu de spectateurs et des passants (!) et après la présentation d'Alain Bolduc, les interprètes répartis sur la grande place du Jardin Intérieur, prennent place venant des quatre coins pour entreprendre "Gélatine". Et leurs corps à tour de rôle se mettent à onduler, à osciller aussi, répondant à un appel qu'eux seul.es semblent entendre. Nous en voyons les pulsations qui nous fait alterner du sentiment de possession à celui de la dépossession. Elle nous fait ressentir l'intention du propos annoncé, soit "La pièce met en relief les contradictions que nous embrassons sans remords". Et lui (Olivier Rousseau) qui revient avec une déclamation qui résonne dans toute la place et qui nous interpelle, avec des "Je suis de ceux", qui se concluent par "Je ne suis jamais seul" pendant que "elles" en latence, s'imbibent du propos. Et la suite arrive portée par des gestes et des mouvements sur cette grande place tout en nous permettant de méditer ce que l'on vient de nous dire. Et comme pour leurs arrivées, chacun.e nous quitte aux quatre coins du lieu. Comme pour "À temps perdu", présenté il y peu Alice Blanchet-Gavouyère propose une autre version d'une danse de rencontres humaines (avec le public), incarnant parfaitement le slogan du département de danse "corps dansant, corps pensant" et corps nous interpellant, serais-je tenté d'ajouter !
Comme le sera aussi "Le manifeste du moi" de Lila Geneix qui débute tout juste après les applaudissements qui prennent leur envol dans les airs. Les rois interprètes sont assises autour de l'espace de prestation dont une juste à côté de moi, à ma table. Et tout commence, nous montrant un tableau "du Moi à trois" durant lequel, sur leurs talons hauts, elles nous montrent en gestes et en expressions faciales, les extrêmes du "Moi" à côté de "l'Autre" qui veut séduire. Et arrivent les pommes (au propre comme au figuré) de la discorde et des gestes qui l'illustrent. Le "Moi" descend de son socle des talons hauts et c'est pieds nus sur pavé froid, sur fond musical fort beau (voix et orgue) que ces femmes tendront vers nous leurs gestes et leur propos aussi, "Ce que j'aime chez moi ...." On aura beau leur amener un partenaire de danse du public pour chacune d'elles, il semble que le "Moi" doit et devra se "manifester" au singulier assez rapidement. Le tout se termine sur un tableau fort percutant, propre à une jeunesse qui peut sembler iconoclaste avec les paroles du "Je vous salue Marie" et des sourires avec des lèvres fortement enrichie par un rouge à lèvres qui laissent dépasser le jupon du "moi" tout sage.
De beaux moments de danse qui ont su utiliser fort intelligemment tout l'espace de ce Jardin intérieur. Une première sortie danse en extérieur pour moi qui comme l'hirondelle annonce une autre belle saison estivale dehors et d'autres œuvres de cette relève fort prometteuse en gestes et propos.
J'arrive donc au bon endroit qui est assez désert, puisque "Miss Météo" garde juste pour elle, des rayons de soleil et quelques degrés Celcius qui, tous les deux, seraient fort appréciés. Peu importe, j'y suis et toute la gang qui "performera" aussi. Les préparatifs vont bon train, les mouvements d'échauffement aussi et, pour un très court moment j'y participe, aux préparatifs évidemment !!! Je trouve "ma" place et m'y installe.
Arrive le moment de débuter, devant trop peu de spectateurs et des passants (!) et après la présentation d'Alain Bolduc, les interprètes répartis sur la grande place du Jardin Intérieur, prennent place venant des quatre coins pour entreprendre "Gélatine". Et leurs corps à tour de rôle se mettent à onduler, à osciller aussi, répondant à un appel qu'eux seul.es semblent entendre. Nous en voyons les pulsations qui nous fait alterner du sentiment de possession à celui de la dépossession. Elle nous fait ressentir l'intention du propos annoncé, soit "La pièce met en relief les contradictions que nous embrassons sans remords". Et lui (Olivier Rousseau) qui revient avec une déclamation qui résonne dans toute la place et qui nous interpelle, avec des "Je suis de ceux", qui se concluent par "Je ne suis jamais seul" pendant que "elles" en latence, s'imbibent du propos. Et la suite arrive portée par des gestes et des mouvements sur cette grande place tout en nous permettant de méditer ce que l'on vient de nous dire. Et comme pour leurs arrivées, chacun.e nous quitte aux quatre coins du lieu. Comme pour "À temps perdu", présenté il y peu Alice Blanchet-Gavouyère propose une autre version d'une danse de rencontres humaines (avec le public), incarnant parfaitement le slogan du département de danse "corps dansant, corps pensant" et corps nous interpellant, serais-je tenté d'ajouter !
Comme le sera aussi "Le manifeste du moi" de Lila Geneix qui débute tout juste après les applaudissements qui prennent leur envol dans les airs. Les rois interprètes sont assises autour de l'espace de prestation dont une juste à côté de moi, à ma table. Et tout commence, nous montrant un tableau "du Moi à trois" durant lequel, sur leurs talons hauts, elles nous montrent en gestes et en expressions faciales, les extrêmes du "Moi" à côté de "l'Autre" qui veut séduire. Et arrivent les pommes (au propre comme au figuré) de la discorde et des gestes qui l'illustrent. Le "Moi" descend de son socle des talons hauts et c'est pieds nus sur pavé froid, sur fond musical fort beau (voix et orgue) que ces femmes tendront vers nous leurs gestes et leur propos aussi, "Ce que j'aime chez moi ...." On aura beau leur amener un partenaire de danse du public pour chacune d'elles, il semble que le "Moi" doit et devra se "manifester" au singulier assez rapidement. Le tout se termine sur un tableau fort percutant, propre à une jeunesse qui peut sembler iconoclaste avec les paroles du "Je vous salue Marie" et des sourires avec des lèvres fortement enrichie par un rouge à lèvres qui laissent dépasser le jupon du "moi" tout sage.
De beaux moments de danse qui ont su utiliser fort intelligemment tout l'espace de ce Jardin intérieur. Une première sortie danse en extérieur pour moi qui comme l'hirondelle annonce une autre belle saison estivale dehors et d'autres œuvres de cette relève fort prometteuse en gestes et propos.
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